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SOLIDARITE Rubrique

« Photographes pour la paix en Artsakh » : une mobilisation exceptionnelle


© Léa Mandana. The Dust Of Childhood.

« Photographes pour la paix en Artsakh » est une vente solidaire de tirages d’artistes, limités chacun à 10 exemplaires, dont les profits iront au Fonds Arménien de France pour apporter une aide humanitaire aux populations blessées et déplacées du Haut-Karabagh.

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© Alexis Pazoumian, Mineur.

Cette vente de 100 photos à 100 € se déroule jusqu’au 27 novembre inclus. Les tirages seront produits et expédiés après le 27 novembre et leur réception est garantie avant les fêtes de fin d’année.

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© Clément Chapillon.

Le 27 septembre 2020, les populations civiles arméniennes du Haut-Karabagh se sont réveillées au bruit de bombardements menés par l’armée azerbaïdjanaise. Depuis, une guerre sanglante oppose les forces arménienne et du Haut-Karabagh à l’armée azerbaïdjanaise, soutenue par la Turquie et appuyée par des mercenaires étrangers notamment de Syrie. Le nombre des victimes de cette guerre est estimé à au moins 5000 morts, et 90 000 déplacées (soit 60% de la population). En ce premier mois, des journalistes et le Human Rights Watch ont attesté de nombreux crimes de guerre, y compris le bombardement ciblé d’infrastructures civiles (hôpitaux, écoles, cathédrale), l’usage par l’armée azerbaïdjanaise de bombes à fragmentation interdites par le droit international, la torture, la décapitation et la mutilation des prisonniers de guerre et la diffusion de vidéos de ces actes sur les réseaux sociaux ainsi que l’exécution de prisonniers civils. Les Arméniens et la communauté internationale s’inquiètent d’un nouveau nettoyage ethnique et culturel.

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© Rebecca Topakian, Mikul.

Cette vente est à l’initiative de la photographe Rebecca Topakian. Elle explique : "Française, j’ai séjourné à plusieurs reprises en Arménie et y ai vécu quelques mois il y a deux ans. Je suis suspendue à mon téléphone depuis le 27 septembre, attendant chaque minute des nouvelles de mes amis partis au front. Des jeunes gens, étudiants, écrivains, artistes plasticiens, photographes, réalisateurs, qui se retrouvent à prendre part à cette guerre, non pas pour défendre une cause ou une idéologie, mais éviter un nouveau génocide.

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© Marine Lanier, Les lointains.

Une centaine de photographes sont réuni(e)s pour attirer l’attention sur ce conflit meurtrier et lever des fonds afin de venir en aide aux populations réfugiées du Haut-Karabagh qui en sont les premières victimes. Quelle que soit la lecture que l’on fait de cette guerre, et en attendant une solution de paix qui tarde hélas à se dessiner, il est nécessaire d’apporter de toute urgence l’aide humanitaire aux 90 000 personnes déplacées qui ont trouvé refuge dans des villes d’Arménie.

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© Nina Moore.

Les profits de cette vente iront au Fonds Arménien de France, association française loi de 1901, reconnue d’utilité publique, qui travaille actuellement à envoyer de l’aide humanitaire sous la forme de médicaments, soins hospitaliers, logements et transports aux blessé(e)s et aux personnes réfugiées du Haut-Karabagh."

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© Anahit Hayrapetyan, Dogs.

Plus d’infos :
https://photographespourlapaix.bigcartel.com/
https://instagram.com/photographespourlapaix

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© Anaïs Boudot.

Participants :
Romy Alizée, Nazik Armenakyan, Mathieu Asselin, Vivien Ayroles, Philippe Bazin, François Bellabas, Emmanuelle Blanc, Lucile Boiron, Thomas Boivin, Anaïs Boudot, JC Bourcart, Nolwenn Brod, Anna Broujean, Thibault Brunet, Cécile Burban, Emma Burlet, Guillaume Chamahian, Philippe Chancel, Clément Chapillon, Brice Chatenoud, Dana Cojbuc, Sylvain Couzinet-Jacques, Ilaria Crosta, Amaury Da Cunha, Denis Dailleux, Raphael Dallaporta, Denis Darzacq, Martine Dawson, Stefano De Luigi, Véronique de Viguerie, Mathias Depardon, Rebekka Deubner, Tiane Doan na Champassak, Antoine Doyen, Pierre-Marie Drapeau-Martin, Isabelle Ehrler, David Fathi, Bérangère Fromont, Julien Gester, Vaghinak Ghazaryan, Nicolas Giraud, Jean-Baptiste Grangier, Samuel Gratacap, Alice Guittard, Lea Habourdin, Lola Hakimian, Thomas Hauser, Nicolas Havette, Anahit Hayrapetyan, Jean-Marie Heidinger, Julie Hrncirova, Aurélie Jacquet, Hugo Janody, Thomas Jorion, Valérie Jouve, Alain Keler, Toros Khachatryan, Karen Khachaturov, Laurent Lacotte, Yohanne Lamoulère, Marine Lanier , Céline Levain, Camille Levêque, Elsa Leydier, Julien Lombardi, Robin Lopvet, Jehane Mahmoud, Lea Mandana, Andrea Mantovani, Hakob Manukyan, Stefano Marchionini, Giaime Meloni, Sona Mnatsakanyan, Aurélien Mole, Nina Moore, Leslie Moquin, Marie Moroni, Laura Pannack, Alexis Pazoumian, Prune Phi, Paul Pouvreau, Marie Quéau, Baptiste Rabichon, Louis Cyprien Rials, Marie Rouge, Gilles Saussier, Adrien Selbert, Nelli Shishmanyan, Stéphanie Solinas, Lynn SK, Lore Stessel, Eleonora Strano, Eric Tabuchi, Charles Thiefaine, Rebecca Topakian, Emilie Traverse, Cedric Viollet, Henri Vogt, Cyrille Weiner, Vasantha Yogananthan.

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© Dana Cobjuc, Conte d’hiver.

Qui est à l’origine de ce projet ?

- Rebecca Topakian, artiste visuelle, née en 1989, vit en région parisienne, artiste aux ateliers Poush !, Manifesto. Co-fondatrice de la résidence el-Atlal à Jéricho. Diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie à Arles en 2015, elle poursuit depuis ses projets photographiques. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives, en France et à l’étranger, dont aux Rencontres d’Arles 2015, à la Biennale de la Photographie de Mulhouse ou la Biennale de l’Image Tangible 2018. Son livre Infra- a été shortlisté au prix du livre d’auteur des Rencontres d’Arles et elle a fait partie des finalistes du prix FOAM 2019. Son travail fera l’objet d’une exposition en mars 2021 dans les jardins de l’ancienne gare de Reuilly à Paris.

Nous l’avions rencontré en 2017 :

- Fonds Arménien de France
Né en 1993, et affilié au Fonds Hayastan, qui est basé en Arménie, le Fonds Arménien de France a pour vocation de construire et rénover des infrastructures indispensables au développement socio-économique de l’Arménie et du Karabagh, ainsi que d’aider des populations en situations de détresse. Les projets du Fonds Arménien sont réalisés par des entreprises locales et visent aussi par ce biais à créer des emplois. Le Fonds Arménien de France est une association humanitaire reconnue d’utilité publique.

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© Nazik Armenakyan, Herdsman.

- UGAB
Créée en 1906, l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance (UGAB) est la plus grande organisation mondiale à but caritatif consacrée à la préservation et à la promotion du patrimoine arménien. Par ces nombreux programmes éducatifs, culturels et humanitaires, l’UGAB impacte la vie de plus de 500 000 personnes par an en diaspora et en Arménie. L’organisation est présente dans plus de 30 pays et 70 villes. L’UGAB France représente sa branche française. Elle dispose de sections locales à Paris, Lyon, Marseille, Vienne et Valence. Elle est également membre fondateur du Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France (CCAF France).

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© Romy Alizée, Eleni et moi.

- Initial Labo
Tirages réalisés en partenariat avec Initial Labo, Paris

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© Mathias Depardon, NK.

par Claire le lundi 2 novembre 2020
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