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MEDITERRANÉE Rubrique

Ankara dément toute reculade après le retour d’un navire de recherche


Ankara, 14 sept 2020 (AFP) - Ankara a assuré lundi que le retour au port de
son navire de recherche déployé en Méditerranée orientale, au centre de
tensions avec la Grèce, ne constituait pas une reculade et appelé Athènes à
faire un geste en retour.
"L’Oruc Reis a mouillé près du port d’Antalya pour des travaux de
maintenance et l’approvisionnement", a déclaré le ministre turc des Affaires
étrangères Mevlut Cavusoglu lors d’un entretien à la chaîne turque NTV.
Pour M. Cavusoglu, interpréter ces travaux de « routine » comme "un pas en
arrière", comme l’a laissé entendre le Premier ministre grec Kyriakos
Mitsotakis en y voyant « un premier pas très positif » serait « une erreur ».
« Il ne faut pas le tourner autrement », a-t-il précisé.
Selon le ministre turc, les autres navires turcs, comme Barbaros Hayrettin
et Yavuz, continuent toujours leurs activités de sondage en Méditerranée
orientale.
M. Cavusoglu n’a cependant pas tout à fait fermé la porte à une
interprétation positive du retour au port de l’Oruc Reis, à condition que la
Grèce effectue aussi des pas à son tour.
"La Grèce pourrait considérer ces travaux de routine comme un signe de
bonne intention et de renoncer par cette occasion à ses demandes
maximalistes", a-t-il déclaré.
Le ministre turc a particulièrement fustigé « la carte de Séville », sur
laquelle s’appuie la Grèce pour justifier ses revendications maritimes.
Préparée en début des années 2000 par l’Université de Séville pour être
présentée à la Commission européenne, cette carte soutient que le droit
d’exploiter les ressources naturelles autour de îles grecques situées à
proximité des côtes turques revient à Athènes. Mais Ankara estime que cela
reviendrait à priver la Turquie de dizaines de milliers de km2 de mer.
"Si la Grèce avait des bonnes intentions, elle aurait renoncé à la carte de
Séville", a déclaré M. Cavusoglu.
Le retour au port de l’Oruc Reis dimanche avait suscité des espoirs
d’apaisement entre la Turquie et la Grèce.
Les deux pays se disputent des zones en Méditerranée orientale
potentiellement riches en gaz naturel.
La tension s’était aggravée fin août, lorsque les deux pays ont effectué
des manœuvres militaires rivales.
La crise est au programme d’un sommet européen les 24 et 25 septembre à
Bruxelles.

par Ara Toranian le lundi 14 septembre 2020
© armenews.com 2020


 


 
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