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MEMORIAL DE LA SHOAH Rubrique

En toute intimité, Anny Romand a lu des extraits de son ouvrage « Ma Grand’mère d’Arménie »


En 2014, Anny Romand, actrice, écrivaine et traductrice, découvre un carnet, rédigé en arménien, français et grec par sa grand-mère, rescapée du génocide des Arméniens. Elle en tirera un poignant ouvrage, Ma Grand’mère d’Arménie. L’auteure y consigne l’indicible barbarie, ce qu’elle voit, ce qu’elle subit. Elle réussit à s’enfuir et finit par accoster à Marseille. A Anny, sa petite-fille qu’elle va élever, elle raconte indéfiniment la tragique aventure où ont été engloutis son bébé Aïda, son mari et tant d’autres membres de sa famille. Confrontant le souvenir de ces conversations et les terribles descriptions du carnet, Anny Romand revit l’infini détresse des Arméniens à travers l’œil de la gamine qu’elle fut et de la femme qu’elle est. Mais elle évoque aussi les leçons de tolérance et d’amour que sa grand-mère n’a cessé de lui donner en évoquant la splendeur de l’Eden, nom que les Arméniens avaient choisi pour leur patrie. Mais d’ailleurs, c’est comment l’Eden ? C’est la question que posait Anny chaque soir à sa grand-mère. Ce livre est pour elle une manière d’y répondre à son tour, afin que ceux qui suivent se souviennent...

Et pour continuer cette transmission, Anny Romand a lu, en toute intimité et pudeur, des extraits de ce livre ce dimanche 6 septembre, au Mémorial de la Shoah de Paris, dans le cadre du festival « Traversées du Marais »(une déambulation au cœur du Marais dans 25 lieux culturels emblématiques du quartier). Cette émouvante lecture a été accompagnée par les douces notes du musicien Vasken Solakian. Un beau moment suspendu, qui a magnifiquement clôt ce rendez-vous de la mémoire.

par Claire le lundi 7 septembre 2020
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