ARMENIE

Serge Sarkissian quitte la villa du gouvernement


L’ancien président et Premier ministre arménien, Serge Sarkissian, a quitté hier la villa du gouvernement à Erevan où il continuait de vivre malgré sa démission, en avril dernier.

Selon Nairi Petrosian, chef du bureau de Serge Sarkissian, l’ancien dirigeant logera désormais dans une maison à Dzoraghbyur, un village situé juste à l’extérieur de la capitale.

En tant qu’ancien président, Serge Sarkissian a droit à une maison qui lui est fournie par le gouvernement. Après avoir démissionné de ses fonctions de Premier ministre le 23 avril, Sarkissian et son épouse ont continué à vivre dans la villa du gouvernement, à côté de la famille de Nikol Pashinian, qui a emménagé après être devenu Premier ministre le 8 mai.

Début d’octobre, Eduard Aghajanian, chef du cabinet du Premier ministre Pachinian, a annoncé qu’en novembre, Serge Sarkissian devrait quitter les lieux qu’il occupait depuis plus de 10 ans.

Peu de temps avant le changement de gouvernement, le cabinet du Premier ministre Karen Karapetian avait alors décidé d’accorder la maison à Serge Sarkissian. Au milieu des critiques et des protestations publiques croissantes, Serge Sarkissian a renoncé à son droit de propriété deux jours après son élection controversée par le Parlement le 17 avril en tant que Premier ministre, pour continuer d’occuper le premier poste du pays après deux mandats consécutifs de cinq ans à la présidence. Sarkissian a ensuite quitté ses fonctions suite aux manifestations antigouvernementales dirigées par le chef de l’opposition de l’époque, Nikol Pachinian.

Déjà en tant que Premier ministre, Pachinian avait chargé son chef de cabinet de fournir une maison à l’ex-président, mais, selon le gouvernement, Serge Sarkissian aurait rejeté toutes les options proposées, y compris une maison située dans le district administratif d’Avan, à Erevan, pour un prix de 1 250 000 dollars.

Selon Aghajanian, les raisons des rejets étaient principalement liées à des problèmes de sécurité. « Dans le cas de la maison Avan, par exemple, ils ont évoqué la présence de fils ou de lignes électriques au-dessus de la maison, ce qui aurait créé un problème de sécurité », a-t-il expliqué. « Cette [maison à Avan] était notre dernière offre. Nous n’allons pas proposer d’autres options », a conclu l’assistant de Pachinian.

par Claire le jeudi 1er novembre 2018
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