DIPLOMATIE

Les discussions vont toujours bon train pour désigner le chef de l’OTSC


L’Arménie a déclaré hier qu’elle discutait toujours avec la Russie et d’autres alliés de l’ex-Union soviétique de l’épineuse question de savoir qui devrait remplacer Yuri Khachaturov, général à la retraite de l’armée arménienne, à la tête de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).

Le nouveau gouvernement arménien a mis au piloris Khachaturov en juillet après sa mise en accusation concernant les violences postélectorales qui ont eu lieu en 2008 à Erevan.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé ces poursuites contre Khachaturov, qui selon lui sont motivées par des considérations politiques. Il a ajouté qu’Erevan devait officiellement le « rappeler » avant de tenter de nommer son remplaçant. Un responsable du Kremlin a déclaré aux médias russes que la décision des autorités arméniennes portait un « coup colossal à l’image de toute l’organisation ».

La Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie, qui sont deux autres États membres de l’OTSC, seraient réticents à l’idée d’accepter la nomination d’un autre Arménien au plus haut poste de l’organisation de défense. La question figurera en bonne place sur l’ordre du jour du prochain sommet de l’OTSC, prévu plus tard cette année.

« Les consultations avec les organes compétents de l’OTSC se poursuivent », a assuré Anna Naghdalian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères arménien. « Les consultations ont pour objectif de trouver des solutions consensuelles dans le cadre des statuts de l’OTSC et de clarifier ces statuts. »

Naghdalian a fait valoir que les statuts ne fixaient pas de règles explicites pour changer de secrétaire général de l’OTSC.

« Les résultats des consultations seront rendus publics lorsqu’ils seront soumis au Conseil de sécurité collective pour approbation », a-t-elle précisé lors d’une conférence de presse.

Les États membres de l’OTSC ont convenu en 2015 que leurs représentants dirigeraient l’organisation à tour de rôle. Ils ont nommé Khachaturov secrétaire général en avril 2017, après près de deux ans de retard, qui résulteraient de la réticence du Kazakhstan et de la Biélorussie à ce qu’un Arménien occupe ce poste, en raison de leurs liens étroits avec l’Azerbaïdjan.

par Claire le jeudi 25 octobre 2018
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