ARMENIE

Aujourd’hui, premier vote au Parlement pour choisir un Premier ministre


Les alliés politiques de Nikol Pachinian ne s’attendent pas à ce que le Parlement arménien le réélise au poste de Premier ministre, alors qu’ils l’ont désigné hier pour les représenter au plus haut poste de responsable du pays.

L’alliance Yelk a fait cette nomination une semaine après la démission de Pachinian afin de garantir la tenue des élections anticipées, essentielles pour son avenir politique, en décembre. Cette désignation de Yelk n’est qu’une simple formalité destinée à lever l’ambiguïté d’une disposition constitutionnelle ambiguë.

La Constitution arménienne stipule que de nouvelles élections ne peuvent être convoquées que si le Premier ministre démissionne et que l’Assemblée nationale n’élit pas son successeur dans les deux semaines. Certains experts juridiques estiment que cela oblige cependant les députés à voter pour au moins un candidat au poste de Premier ministre au cours de cette période de deux semaines. D’autres n’y voient pas cette exigence.

Lena Nazarian, une dirigeante de Yelk, a évoqué des « interprétations divergentes » de la Constitution lorsqu’elle a annoncé la nomination. Elle a ajouté que Yelk souhaitait vivement que personne ne remette en question la légalité de la dissolution anticipée du Parlement.

« De toute évidence, la nomination est une simple formalité », a expliqué Nazarian. « Notre objectif est de respecter pleinement la procédure constitutionnelle afin qu’aucun problème ne se pose ultérieurement. »

Le Parlement débattra et votera aujourd’hui de la candidature de Pachinian. Les représentants de Yelk et de deux autres forces parlementaires, l’Arménie prospère (BHK) et le Dashnaktsutyun, ont clairement indiqué que leurs députés ne voteraient pas pour lui.

Le parti républicain (HHK), qui regroupe la plus grande faction parlementaire, n’a fait aucune déclaration officielle dans ce sens. Néanmoins, l’un de ses membres principaux, à savoir le président du Parlement Ara Babloyan, a clairement laissé entendre que le HHK ne chercherait pas à ce que Pachinian soit reconduit dans ses fonctions de Premier ministre, ce qui signifierait vouloir empêcher ainsi la dissolution du Parlement.

« Je pense que tous les problèmes seront réglés de manière à ne causer aucun trouble », a déclaré Babloyan à la presse.

Nazarian et un autre membre du parlement de Yelk, Alen Simonian, semblaient également confiants sur le fait que le parti toujours dirigé par l’ancien président Serge Sarkissian n’empêcherait pas leurs projets.

Le HHK détient officiellement 50 sièges au sein de l’Assemblée nationale, qui compte 105 membres. Pour devenir Premier ministre, les candidats doivent être soutenus par au moins 56 parlementaires.

Pachinian était le seul candidat au poste de cadre supérieur proposé avant l’expiration du délai légal fixé mardi soir.

L’échec des législateurs à élire un Premier ministre aujourd’hui entraînerait un second et dernier vote du Parlement. Le Parlement sera automatiquement dissous s’il ne choisit pas de nouveau un Premier ministre une semaine plus tard.

par Claire le mercredi 24 octobre 2018
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