HOMMAGE A AZNAVOUR Rubrique

Christina Galstian va lui dédier le prochain gala de Yeraz


NAM : A quel occasion avez-vous rencontré Charles Aznavour ?
Christina Galstian-Agoudjian :
En 2008, en préparation du film L’Armée du crime de Guédiguian dans lequel j’interprétais la mère de Charles Aznavour. Je l’ai ainsi beaucoup questionné sur sa famille. J’ai été très impressionnée par cet échange. Il m’a parlé de sa mère, émotive, de son père, qui avait beaucoup de fantaisie. On a évoqué le baptême de sa fille, où ils sont resté 9h à table. « Derrière nous, il y avait un cimetière de bouteilles ! », se rappelait-il.

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NAM : En tant qu’Arménienne, que représentait-il pour vous ?
Christina Galstian-Agoudjian :
En dehors du poète, du chanteur, chaque Arménien s’identifiait en lui. Il a fait beaucoup pour le pays. Il m’avait dit : « Avec peu d’argent ici, on peut faire beaucoup là-bas ». avant d’ajouter : « J’aimerais que la France s’installe en Arménie. Que l’Arménie devienne francophone »... Clin d’œil à l’actualité. Il m’a également parlé de sa période sous la Résistance, c’est Missak qui lui avait appris les échecs et il aurait dit aux parents de Charles qu’il aurait une carrière importante.

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NAM : Une carrière qui peut vous inspirer dans votre travail artistique ?
Christina Galstian-Agoudjian :
J’ai décidé de lui dédier le gala de ma compagnie Yeraz en juin prochain. Je vais imaginer une chorégraphie sur ses chansons... On lui doit bien ça, même si je n’ai pas l’habitude de m’écarter de la musique traditionnelle !

Propos recueillis par Claire Barbuti

par Claire le lundi 22 octobre 2018
© armenews.com 2019


 

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