JUSTICE Rubrique

Un allié de Pachinian nie avoir accusé la Russie pour l’attaque du Parlement arménien


Un haut député de l’alliance Mon Pas du Premier ministre Nikol Pachinian a fermement démenti vendredi des informations parues dans les médias selon lesquelles il accusait la Russie d’avoir organisé l’attentat meurtrier de 1999 contre le Parlement arménien.

Selon certains médias, Andranik Kocharian, président actuel d’un comité de la défense et de la sécurité du Parlement, aurait récemment affirmé que des enquêteurs arméniens avaient établi que le président Vladimir Poutine avait personnellement ordonné aux services de sécurité russes d’organiser l’attaque.

Le 27 octobre 1999, cinq hommes armés dirigés par un ancien journaliste, Nairi Hunanian, ont fait irruption à l’Assemblée nationale. Ils ont ouvert le feu. Le Premier ministre Vazgen Sarkisian, le président du Parlement, Karen Demirchian, et six autres responsables ont été tués lors de la fusillade.

Ces hommes armés accusaient le gouvernement de corruption et de mauvaise gestion, et demandaient un changement de régime. Ils se sont rendus à la police après des négociations d’une nuit avec le président de l’époque, Robert Kotcharian (aucun lien avec Andranik). Ils ont ensuite été jugés et condamnés à la réclusion à perpétuité.

Andranik Kocharian, qui a longtemps été en désaccord avec l’ancien président, a dénoncé les affirmations qui lui sont attribuées comme étant « fausses » et « insensées ».

« Les structures de l’Etat ne pourraient jamais dire de telles choses absurdes parce que l’enquête sur l’attaque du Parlement n’est pas terminée, et personne ne peut faire de telles affirmations basées sur des éléments de l’enquête », a-t-il expliqué. « Il n’y a tout simplement aucune raison pour quiconque de tirer de telles conclusions absurdes », a-t-il ajouté.

Kotcharian a déclaré que les reportages des médias faisaient partie d’une « provocation » anti-gouvernementale visant à saper les relations russo-arméniennes. Il a exprimé sa confiance sur le fait que Moscou ne les prendrait pas au sérieux.

Kocharian a désigné 7or.am, un site d’informations critiquant le gouvernement de Pahinian et exprimant sa sympathique à l’égard de l’ancien président arrêté, comme principale source de la « désinformation ». Il a affirmé que les forces de l’ordre devaient ouvrir une enquête si le site Internet ne produisait pas de preuves de sa prétendue déclaration.

Aregnaz Manukian, rédactrice en chef de 7or.am, a déclaré que sa publication n’était pas la première à prétendre que Kocharian pointait du doigt Poutine. « Nous avons repris l’histoire sur Internet, et comme il n’y avait pas eu de réaction depuis longtemps, nous avons décidé de la publier », a justifié Manukian au service arménien de RFE / RL. « Andranik Kocharian aurait dû le réfuter plus tôt. »

Tout au long de son procès marathon, Hunanian a insisté sur le fait qu’il avait lui-même décidé de prendre d’assaut le Parlement sans ordre de quiconque. Mais beaucoup d’Arméniens continuent de croire que le chef de file et ses complices avaient de puissants soutiens en dehors du Parlement.

par Claire le lundi 15 avril 2019
© armenews.com 2019


 

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