Nouvelles d'Arménie
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Israël


TURQUIE/ISRAËL
La Turquie fustige la loi israélienne sur « l’Etat-nation juif »

Ankara, 19 juil 2018 (AFP) - La Turquie a dénoncé jeudi comme “raciste“ la loi votée par le Parlement d’Israël définissant ce pays comme “l’Etat-nation du peuple juif“ et accusé le gouvernement israélien de chercher à mettre en place un “Etat d’apartheid“.

“Nous condamnons dans les termes les plus forts la loi sur l’Etat-nation juif votée par le Parlement israélien et ne saurions accepter en aucun cas cette mesure raciste qui vise à éradiquer le peuple palestinien de sa patrie“, a déclaré le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin sur Twitter. “Nous rejetons aussi les tentatives répétées du gouvernement israélien d’établir un Etat d’apartheid“, a-t-il ajouté.

Le ministère turc des Affaires étrangères a de son côté estimé que la loi controversée “piétine les principes du droit universel et bafoue les droits des citoyens palestiniens d’Israël“ .

Le texte polémique qui suscite des accusations de “racisme“ envers la minorité arabe, a été adopté par le Parlement d’Israël jeudi par 62 voix contre 55.

Le texte désigne “l’Etat d’Israël comme l’Etat national du peuple juif où celui-ci applique son droit naturel, culturel, religieux, historique“ précisant que “le droit d’exercer l’autodétermination au sein de l’Etat d’Israël est réservé uniquement au peuple juif“.

Cette dernière mesure est “le produit d’une mentalité anachronique et discriminante“, a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

La loi déclare également que l’établissement de “localités juives (sur le territoire israélien) relève de l’intérêt national“, ce qu’Ankara juge “inacceptable“.

Les relations entre la Turquie et Israël traversent actuellement une période de fortes tension, Ankara ayant notamment sommé le 17 mai, l’ambassadeur d’Israël en Turquie de quitter le pays provisoirement.

Cette décision avait été prise après la mort trois jours auparavant de plus de 60 Palestiniens tués par des soldats israéliens à la frontière avec la bande de Gaza, lors de manifestations contre le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, fervent défenseur de la cause palestinienne, avait à cette occasion accusé Israël de “terrorisme d’Etat“ et de “génocide“.

Cette crise diplomatique risque de saborder la fragile normalisation des relations entre les deux pays, après une grave crise déclenchée par un raid israélien contre un navire d’une ONG turque se dirigeant vers la bande de Gaza en 2010.

posté le 20 juillet 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Israël  Turquie 


ISRAËL/TURQUIE
Une Turque qui était détenue en Israël regagne son pays

Istanbul, 16 juil 2018 (AFP) - Une Turque qui était détenue depuis plus d’un mois en Israël sous l’accusation d’avoir aidé une organisation “terroriste“ a regagné lundi son pays après avoir été libérée, a indiqué l’agence étatique Anadolu.

Ebru Ozkan, 27 ans, est arrivée à Istanbul dans la nuit de dimanche à lundi à bord d’un avion en provenance d’Israël, a précisé l’agence.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé Mme Ozkan pour lui “transmettre ses voeux“ après son retour, a indiqué son porte-parole Ibrahim Kalin, qualifiant sa détention en Israël d’“infondée“.

En Israël, le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a indiqué que Mme Ozkan avait été “libérée sous conditions et il a été décidé de lui demander de quitter Israël immédiatement“.

Un tribunal militaire israélien avait inculpé le 8 juillet la ressortissante turque sous l’accusation d’avoir transmis notamment des fonds au profit de membres d’une organisation “terroriste“, ont indiqué des sources sécuritaires israéliennes.

Mme Ozkan avait été arrêtée le 11 juin à l’aéroport de Tel-Aviv alors qu’elle s’apprêtait à quitter Israël pour retourner en Turquie.

Elle était notamment accusée d’avoir transmis des centaines de dollars ainsi que des chargeurs de téléphones portables à des membres de “l’organisation terroriste“ en question.

Selon les médias israéliens, cet argent et cet équipement étaient destinés à des activistes du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza et considéré comme une organisation “terroriste“ par Israël.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu avait indiqué le 8 juillet que son pays avait pris contact au sujet de Mme Ozkan avec les autorités israéliennes.

Les médias israéliens ont fait état ces dernières semaines de l’inquiétude que susciteraient chez les autorités des tentatives de la Turquie d’accroître son influence à Jérusalem, via des organisations caritatives dans la vieille ville, où se trouve l’esplanade des Mosquées, le troisième lieu de l’islam.

Les relations entre les deux pays traversent actuellement une période de très fortes tensions.

Le 17 mai, l’ambassadeur d’Israël en Turquie a été sommé par Ankara de quitter le pays provisoirement.

Cette crise diplomatique s’est produite après la mort trois jours auparavant de plus 60 Palestiniens tués par des soldats israéliens à la frontière avec la bande de Gaza, lors de manifestations contre le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

posté le 16 juillet 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Israël  Turquie 


ISRAEL
L’ambassadeur arménien rencontre le président israélien

Il ne fait aucun doute que le président Reuven Rivlin entrera dans l’histoire en tant que président du football israélien.

Rivlin a discuté la semaine dernière du football avec le prince William, le duc de Cambridge, en lui promettant qu’il regarderait le match de mardi lorsque la Grande-Bretagne affrontera la Colombie. Ce lundi, alors que de nouveaux ambassadeurs lui présentaient des lettres de créance, Rivlin a ouvert une discussion sur le football avec l’ambassadeur de Colombie, Carlos Arturo Morales, accompagné de son fils Carlos et des membres de son ambassade. Il est très rare que deux représentants des forces armées accompagnent un ambassadeur présentant des lettres de créance.

M. Rivlin a également félicité l’ambassadeur de Russie, Anatoly Viktorov, pour le superbe travail que la Russie a accompli en accueillant les matches de la Coupe du Monde de la FIFA, affirmant que le succès de l’opération était la preuve que la Russie pouvait tout faire.

La discussion la plus significative a été la conversation que Rivlin a eu avec l’ambassadeur arménien non-résident Armen Smbatyan. Prudent de ne pas utiliser le mot « génocide », Rivlin lui a dit qu’à la fois membre du Conseil municipal de Jérusalem et membre de la Knesset, il avait souvent exprimé l’opinion que le peuple juif qui souffrait tant ne pouvait ignorer la souffrance d’un autre peuple.

Il a dit que lorsque les Arméniens étaient venus dans la vieille ville de Jérusalem à la suite de la terrible tragédie qui les avait frappés pendant la Première Guerre mondiale, ils étaient chaleureusement accueillis par les résidents juifs.

Rivlin a dit qu’il croyait que la catastrophe arménienne devrait être considérée en termes historiques et non en termes politiques.

Armen Smbatyan, qui est stationné au Caire, était allé à Yad Vashem la veille. En commentant l’Holocauste, il a souligné combien il était difficile pour Israël de s’assurer qu’une calamité aussi dévastatrice ne s’impose plus ni au peuple juif ni au peuple arménien. Il a vu une caractéristique unificatrice distincte entre les Arméniens et les Juifs dans la dynamique de l’esprit humain et la volonté de survivre.

“Nous parlons du génocide qui a été infligé à l’Arménie, mais ce n’est pas un problème politique“, a-t-il dit. “C’est un problème d’humanité.“

Reconnaissant l’importance de se souvenir du passé, Rivlin a déclaré qu’il était encore plus important de vivre pour l’avenir.

posté le 10 juillet 2018 par Stéphane/armenews


ISRAËL
Inculpation d’une Turque accusée d’assistance à une organisation « terroriste »

Jérusalem, 8 juil 2018 (AFP) - Un tribunal militaire israélien a inculpé dimanche une ressortissante turque accusée d’avoir transmis notamment des fonds au profit de membres d’une organisation “terroriste“, ont indiqué des sources sécuritaires israéliennes.

Ebru Ozkan, 27 ans, a été arrêtée le 11 juin à l’aéroport de Tel-Aviv alors qu’elle quittait Israël pour retourner en Turquie.

“Elle est soupçonnée de constituer une menace pour la sécurité nationale (israélienne) et d’avoir des liens avec une organisation terroriste“, a indiqué le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, sans préciser le nom de l’organisation.

La ressortissante turque est notamment accusée d’avoir transmis des centaines de dollars ainsi que des chargeurs de téléphones portables.

Selon les médias, cet argent et cet équipement étaient destinés à des activistes du Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza et considéré comme une organisation “terroriste“ par Israël.

En faisant référence directement au cas d’Ebru Ozkan, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a affirmé vendredi à l’agence d’Etat Anadolu que son pays avait pris contact avec les autorités israéliennes.

“Il y a des mesures spécialement dissuasives qu’ils (les Israéliens) prennent contre nos concitoyens, spécialement à Jérusalem, et nous saurons à donner une réponse à tout cela“, a-t-il dit, sans donner de détail.

“Israël doit renoncer à sa politique erronée et inhumaine ainsi qu’aux persécutions sans pitié“, a aussi déclaré le ministre turc.

Les médias israéliens ont fait état ces dernières semaines de l’inquiétude que susciteraient chez les autorités des tentatives de la Turquie s’accroître son influence à Jérusalem, via des organisations caritatives dans la vieille ville, où se trouve l’esplanade des Mosquées, le troisième lieu de l’islam.

Les relations entre les deux pays traversent actuellement une période de très fortes tensions.

Le 17 mai, l’ambassadeur d’Israël en Turquie a dû quitter son poste après avoir été sommé par Ankara de partir provisoirement.

Cette crise diplomatique s’est produite après la mort trois jours auparavant de plus 60 Palestiniens tués par des soldats israéliens à la frontière avec la bande de Gaza, lors de manifestations contre le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

posté le 9 juillet 2018 par Ara/armenews


ISRAËL/TURQUIE
Annulation d’un vote sur la reconnaissance du génocide arménien

Jérusalem, 26 juin 2018 (AFP) - Un vote prévu mardi au parlement israélien pour une reconnaissance du “génocide arménien“ a été annulé en raison de l’opposition du gouvernement, a indiqué la députée à l’origine de cette motion.

La Knesset (Parlement) avait approuvé fin mai une proposition de la députée Tamar Zandberg, du parti d’opposition de gauche Meretz, d’organiser un débat en séance plénière sur la “reconnaissance du génocide arménien“.

La Turquie rejette avec véhémence le terme de “génocide“.

Afin de s’assurer le soutien de la coalition de droite au pouvoir en Israël, la députée avait prévu la tenue de ce vote après les élections présidentielle et parlementaires turques qui ont eu lieu dimanche.

Mais, même après la réélection du président Recep Tayyip Erdogan dès le premier tour, le gouvernement israélien et la coalition au pouvoir sont toujours opposés à ce vote, a dit Mme Zandberg.

“Malgré les promesses et les retards (....) le gouvernement et la coalition refusent de reconnaître le génocide arménien“, a écrit Mme Zandberg sur Twitter lundi soir, indiquant qu’elle était “forcée d’annuler le vote“.

Même si cette proposition ne pouvait être considérée comme émanant du gouvernement, elle aurait pu envenimer les relations déjà très détériorées entre Israël et la Turquie.

M. Erdogan a accusé Israël d’user de méthodes dignes des nazis après la mort de plus de 60 Palestiniens sous les balles israéliennes lors de manifestations et de heurts dans la bande de Gaza sous blocus le 14 mai. Le gouvernement israélien avait lui-même ajourné début juin le vote d’une loi sur la reconnaissance du “génocide arménien“, officiellement par crainte que ce vote ne profite à M. Erdogan

Le Meretz essaie depuis 1989 de faire reconnaître les massacres d’Arméniens commis par les Turcs ottomans en 1915-1917 comme un “génocide“, mais les gouvernements en Israël ont rejeté ses tentatives en raison des liens avec la Turquie qui ont évolué en dents de scie ces dernières années.

Selon l’Arménie, quelque 1,5 million d’Arméniens sont morts lors de la chute de l’Empire ottoman. La Turquie rejette avec véhémence le terme de génocide, utilisé par près de 30 pays pour qualifier ces massacres. Selon Ankara, 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs sont morts lorsque les Arméniens se sont révoltés contre le pouvoir ottoman en s’alliant avec les troupes russes.

posté le 26 juin 2018 par Ara/armenews


REVUE DE PRESSE
« Nous demandons à l’Etat d’Israël de reconnaître le génocide des Arméniens »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités françaises, dont Beate et Serge Klarsfeld, Pascal Bruckner, Frédéric Encel et Marek Halter, appelle le gouvernement israélien à surmonter l’obstacle des relations avec la Turquie et à accomplir un geste qui relève d’une éthique des relations internationales.

LE MONDE | 04.06.2018

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/06/04/nous-demandons-a-l-etat-d-israel-de-reconnaitre-le-genocide-des-armeniens_5309391_3232.html

En 1915-1916, un génocide majeur fut perpétré en Anatolie par le gouvernement Jeune-Turc sur la population arménienne de l’Empire ottoman. Un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants furent exterminés par épuisement lors de marches de la mort dans le désert, par assassinats multiples, viols systématiques ou inanition, des milliers d’enfants étant capturés et convertis de force.

Rescapés, diplomates étrangers, soldats allemands et même - on l’oublie trop souvent - juges turcs au début des années 1920, d’innombrables personnes ont livré témoignage de ce crime de masse que les historiens authentifièrent rapidement et dont s’inspirèrent les juristes internationaux dans leurs travaux sur les crimes contre l’humanité.

Nous, militants de la mémoire et du combat antinégationniste, observons avec intérêt la forte progression du nombre de députés au Parlement israélien favorables à la reconnaissance du génocide des Arméniens ; trois (sur cent vingt) en 2000, trente en 2010, une majorité sans doute à présent, y compris le président de la Knesset, l’ancien refuznik [dissident soviétique] Yuli Edelstein.

Cette évolution positive, qui traduit un soutien populaire déjà ancien de l’opinion publique israélienne, doit pousser l’exécutif israélien à cesser de tergiverser et à en prendre acte par-delà les considérations économiques ou diplomatiques ; dans les relations internationales, un impératif moral au moins doit prévaloir : le rejet catégorique des génocides et de leur négation.

Parce qu’il est le pays qui recueillit la majorité des rescapés de la Shoah, parce qu’il a bâti et abrite le plus considérable musée-mémorial dédié à un génocide, parce qu’il a reconnu le génocide des Tutsis rwandais de 1994, nous demandons à l’Etat d’Israël de reconnaître officiellement - aux côtés de nombreux autres Etats, eux aussi démocratiques - le génocide des Arméniens.

Les signataires : Benjamin Abtan, président de l’association antiraciste EGAM ; Séverine Benayoun, avocate ; Pascal Bruckner, philosophe ; Alain David, philosophe ; Frédéric Encel, fondateur et animateur des Assises antinégationnistes ; Marek Halter, écrivain ; Pierre Fraidenraich, journaliste ; Valérie Hoffenberg, consultante ; Emmanuelle Hoffman, avocate ; Valérie Igounet, historienne ; Marcel Kabanda, président d’Ibuka-France ; Arno Klarsfeld, avocat ; Beate et Serge Klarsfeld, dirigeants de l’Association des fils et filles de déportés juifs de France ; Benjamin Orenstein, rescapé de la Shoah, président de l’Amicale des déportés d’Auschwitz-Birkenau ; Richard Prasquier, ancien président du CRIF ; Gérard Rabinovitch, directeur de l’Institut européen Emmanuel-Levinas ; Rudy Reichstadt, fondateur et directeur de Conspiracy Watch ; Anne-Marie Revcolevschi, fondatrice du Projet Aladin et ancienne directrice générale de la Fondation pour la mémoire de la Shoah ; Dominique Sopo, président de SOS-Racisme ; Mario-Pierre Stasi, président de la Licra ; Antoine Spire, journaliste ; Yves Ternon, historien ; Meïr Waintrater, ancien directeur de L’Arche ; Régine Waintrater, psychanalyste ; François Zimeray, ambassadeur de France.

posté le 5 juin 2018 par Stéphane/armenews


ISRAËL/TURQUIE
Israël ajourne le vote d’une loi reconnaissant le génocide arménien

Jérusalem, 3 juin 2018 (AFP) - Le gouvernement israélien a ajourné le vote d’une loi sur la reconnaissance du “génocide arménien“, par crainte que ce vote ne profite au président turc Recep Tayyip Erdogan, a indiqué dimanche le ministère des Affaires étrangères.

Le chef de l’Etat turc est en pleine campagne électorale et espère briguer un nouveau mandat lors de la présidentielle qui se tiendra le 24 juin.

La proposition de loi, présentée par des membres de la coalition et de l’opposition, devait faire l’objet d’un vote préliminaire dimanche. Elle a été présentée après les récentes tensions diplomatiques avec la Turquie qui ont suivi le bain de sang à Gaza le 14 mai. Au moins 61 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens ce jour-là.

“Le ministère des Affaires étrangères a conseillé au Premier ministre (Benjamin Netanyahu) de repousser le débat sur la reconnaissance du génocide arménien après les élections en Turquie, puisqu’une telle discussion est susceptible d’aider Erdogan lors des élections“, a précisé le porte-parole du ministère, Emmanuel Nahson, dans un communiqué.

Il a ajouté que le chef du gouvernement israélien avait suivi ces recommandations.

La Turquie et Israël s’écharpent à coups d’invectives et de sanctions diplomatiques depuis le 14 mai. Ankara a renvoyé provisoirement l’ambassadeur d’Israël en Turquie et le consul général d’Israël à Istanbul. Israël a pris une mesure similaire à l’encontre du consul général turc à Jérusalem.

Selon l’Arménie, quelque 1,5 million d’Arméniens sont morts au cours de massacres commis par les Turcs ottomans pendant la Première guerre mondiale. La Turquie rejette avec véhémence le terme de génocide, utilisé par près de 30 pays pour qualifier ces massacres.

Selon Ankara, 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs sont morts lorsque les Arméniens se sont révoltés contre le pouvoir ottoman en s’alliant avec les troupes russes.

Le député travailliste, Itzik Shmouli, a jugé “fausses et ridicules“ les explications du ministère des Affaires étrangères pour justifier l’ajournement du vote.

“Si les ministères des Affaires étrangères dans le monde avaient agi d’une façon aussi lâche et intéressée sur la question de la reconnaissance de l’Holocauste, où en serions-nous aujourd’hui ?“ a-t-il écrit sur Twitter.

Dans le cadre d’une initiative parlementaire séparée, les députés ont approuvé fin mai la tenue d’un débat parlementaire sur la reconnaissance du génocide arménien, sans fixer de date.

posté le 3 juin 2018 par Ara/armenews

PHOTO : צילום : איציק אדרי