Nouvelles d'Arménie
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Pashinian


GEOPOLITIQUE
L’Union Européenne affiche son soutien au nouveau gouvernement arménien

L’Union Européenne est prête à aider le nouveau gouvernement arménien à mettre en œuvre les vastes réformes promises, a déclaré un haut responsable du Parlement Européen après une visite à Erevan lundi.

David McAllister, président de la Commission des Affaires Étrangères de l’UE, a dirigé une délégation multipartite de législateurs, qui ont rencontré le Premier Ministre Pachinian, d’autres hauts responsables arméniens, ainsi que des représentants de la société civile.

« C’est un moment clé pour l’Arménie », a déclaré McAllister dans un communiqué. « Afin de renforcer sa démocratie, approfondir ses relations avec l’UE et instaurer une paix durable ».

« Les citoyens arméniens le veulent, les dirigeants arméniens s’y sont engagés et l’Union Européenne sera là pour aider à chaque étape du processus », a-t-il ajouté.

Pachinian aurait informé M. McAllister et les membres du Parlement Européen des efforts de son gouvernement pour combattre la corruption, démocratiser le système politique arménien et briser les monopoles économiques qui entravent une croissance plus rapide. « Le but de nos actions est d’apporter de réels changements dans le pays », a-t-il déclaré.

Le Premier Ministre arménien a déclaré la semaine dernière qu’il se rendra à Bruxelles pour rencontrer les plus hauts responsables de l’UE plus tard ce mois-ci.

L’UE a suivi de près la crise politique en Arménie, déclenchée par la tentative de l’ancien président Serge Sarkissian de conserver le pouvoir suite à la fin de son second mandat.

Donald Tusk, le Président du Conseil Européen, et Jean-Claude Juncker, le Président de la Commission Européenne, ont adressé une lettre de félicitations à Nikol Pachinian, principal organisateur des manifestations anti-Sarkissian, deux jours après son élection au poste de Premier Ministre le 8 mai.

« Nous sommes impatients de coopérer avec vous dans votre nouvelle position pour renforcer davantage les relations entre l’Union Européenne et l’Arménie, notamment par la mise en œuvre de l’accord de partenariat élargi UE-Arménie », ont écrit Tusk et Juncker.

La CEPA a été signée par l’ancien gouvernement arménien en novembre dernier. Il appelle à des réformes politiques et économiques en Arménie. Il engage également Erevan à « se rapprocher » progressivement des lois et règlements économiques de l’Union Européenne.

Pachinian a appelé à une ratification rapide de la CEPA par tous les Etats membres de l’UE lorsque le parlement arménien l’a élu Premier Ministre.

M. McAllister a déclaré que le Parlement Européen voterait sur l’accord de 350 pages le 4 juillet. La ratification et la mise en œuvre du CEPA aideront l’Arménie à attirer davantage d’investissements européens et à stimuler son commerce avec l’UE, a ajouté le législateur allemand.

posté le 20 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Arménie
Gaïdz Minassian, les tenants et aboutissants de la Révolution de velours

Le 31 mai 2018, Gaïdz Minassian, politologue et journaliste au journal Le Monde, a donné une conférence à la MAJC de Marseille au cours de laquelle il s’est livré à une analyse de la situation en Arménie à la suite de la “Révolution de velours“, menée par Nikol Pachinian.

Il retrace les circonstances et l’espoir nés de la prise, en douceur, du pouvoir par le héros de la jeunesse arménienne, notant que « La Révolution de velours va avoir forcément des effets dans la diaspora d’une manière ou d’une autre. »

Pour lui, les jours des « organisations traditionnelles arméniennes, politiques ou autres, sont comptées ».

« Si on ne saisit pas ce moment historique qui nous frappe, qui frappe à nos portes, on n’aura rien compris, et on aura perdu une grande occasion de faire quelque chose pour ce beau pays. », a-t-il dit pour conclure son intervention.

posté le 17 juin 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Pashinian  Politique 


GÉOPOLITIQUE
Nikol Pachinian prévoit de renforcer ses liens avec la Russie

Mercredi, le Premier Ministre Nikol Pachinian, a exprimé sa confiance dans la poursuite des relations entre l’Arménie et la Russie, lors d’une rencontre avec le Président russe Vladimir Poutine à Moscou.

« Bien sûr, les relations entre l’Arménie et la Russie sont spéciales », a-t-il déclaré au début de la rencontre au Kremlin. « Je suis sûr que ces relations resteront spéciales, et deviendront même plus spéciales encore. »

Pachinian s’est rendu à Moscou non seulement pour rencontrer Poutine, mais également pour assister à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Football 2018 organisée par la Russie. Il figure parmi les leaders étrangers invités par Poutine à la cérémonie, ainsi qu’au premier match du tournoi au stade Luzhniki, à Moscou.

Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois à Sotchi le 14 mai, six jours après l’élection du Premier Ministre Pachinian par le Parlement arménien. Poutine a été le premier dirigeant étranger à le féliciter suite à son élection. Pachinian a assuré que l’Arménie restera alliée à la Russie pendant son mandat.

Poutine a de nouveau souligné mercredi « le caractère stratégique » des relations russo-arméniennes et a rappelé que la Russie est le principal partenaire commercial de l’Etat du Caucase du Sud. « L’année dernière, notre commerce a augmenté de plus de 30% et sa croissance a continué cette année », a-t-il dit, expliquant qu’il s’agit principalement de la hausse des exportations agricoles arméniennes vers la Russie.

Poutine a attribué cette hausse à l’adhésion de l’Arménie à l’Union Économique Eurasienne (UEE), un bloc commercial dirigé par la Russie comprenant cinq républiques ex-soviétiques.

En novembre dernier, Pachinian critiquait encore l’adhésion de l’Arménie à l’UEE et appelait même à son retrait du bloc. Cependant, il a précisé après la chute du précédent gouvernement qu’il ne sortira pas son pays de l’UEE ni de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC).

Le Premier Ministre de 43 ans a réitéré à Moscou qu’il était déterminé à approfondir davantage les relations bilatérales. « Tout le monde en Arménie et en Russie espère que ces relations se développeront plus efficacement ... sur la base du respect des intérêts et de la souveraineté de nos pays », a-t-il déclaré. Il a salué le « dialogue positif et constructif » entre Moscou et Erevan.

Dans une déclaration suite à la rencontre, le bureau de presse de Pachinian a déclaré que les deux dirigeants ont discuté des moyens d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines « politique, économique, militaire et technique ». « Des enjeux régionaux d’intérêts mutuels » étaient également à l’ordre du jour, faisant probablement référence au conflit du Haut-Karabagh.

Incidemment, le Président azéri Ilham Aliyev, qui est également à Moscou, a rencontré Poutine plus tôt dans la journée. Des responsables d’Erevan ont déclaré qu’il n’est pas prévu d’organiser une première réunion entre Aliyev et Pachinian lors de leur séjour dans la capitale russe.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GÉOPOLITIQUE
Les médiateurs rencontrent le nouveau gouvernement arménien concernant le Haut-Karabagh

Cherchant à relancer le processus de paix au Haut-Karabagh, les médiateurs américains, russes et français ont tenu leurs premiers entretiens avec les nouveaux dirigeants arméniens à Erevan.

Les trois diplomates co-présidant le Groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont rencontré mercredi le Premier Ministre Nikol Pachinian, plus d’un mois après son accession au pouvoir.

Ils ont souligné l’importance de la mise en œuvre des accords de confiance conclus par le Président azéri Ilham Aliev et son ancien homologue arménien, Serge Sarkissian.

Les accords demandaient des mesures spécifiques pour renforcer le fragile régime de cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh et de la frontière arméno-azeri. Parmi ces mesures figure le déploiement de davantage de contrôleurs de la trêve par l’OSCE. Bakou s’est montré réticent à appliquer ces garanties contre les combats meurtriers, considérant qu’ils pourraient au contraire prolonger le statu quo.

Le communiqué a cité Pachinian exprimant sa confiance au sujet de d’une « coopération productive » avec la troïka médiatrice. Il n’a donné aucun autre détail de sa rencontre avec l’américain Andrew Schofer, le Russe Igor Popov et le Français Stéphane Visconti. Andrzej Kasprzyk, chef de longue date d’une petite mission de l’OSCE chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh, était également présent lors de la réunion.

Les médiateurs ont rencontré mardi le Ministre des Affaires Étrangères arménien, Zohrab Mnatsakanian. Celui-ci a déclaré avoir tenu une discussion détaillée sur la manière de mettre fin au conflit, mais il n’a pas élaboré.

Les co-présidents du groupe de Minsk ont ​​rencontré le Ministre des Affaires Étrangères azeri Elmar Mammadyarov à Paris le 15 mai. Dans une déclaration conjointe, ils ont déclaré que M. Mammadyarov « a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan de reprendre les négociations le plus rapidement possible ».

Pachinian a demandé à plusieurs reprises que les représentants du Karabagh participent directement aux pourparlers de paix. S’exprimant au Parlement arménien la semaine dernière, le Premier Ministre a de nouveau affirmé qu’il n’avait pas l’autorité de « négocier au nom du peuple du Karabagh ». Mais il a déclaré en même temps qu’il était prêt à rencontrer Aliev.

Mammadyarov et d’autres officiels azeris ont clairement indiqué que Bakou ne négociera pas directement avec le « régime séparatiste » au Karabagh. Ils considèrent que le Karabagh est un territoire azeri occupé par l’Arménie.

Pachinian doit encore clarifier publiquement son point de vue sur l’accord-cadre de paix qui a été proposé par les médiateurs américains, russes et français depuis plus d’une décennie. Cet accord appelle à un règlement échelonné, qui commencerait par la libération de presque tous les districts qui étaient occupés totalement ou en partie par les forces arméniennes du Karabagh durant la guerre de 1991-1994 (ces districts sont au nombre de sept). En retour, la population du Karabagh, à prédominance arménienne, déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un futur référendum.

Le gouvernement de Serge Sarkissian a toujours considéré que ce compromis de paix était largement acceptable pour Erevan.

Sarkissian et Aliev s’étaient engagés à relancer le processus de paix lors de leur dernière réunion en face-à-face à Genève en octobre 2017. Leurs Ministres des Affaires Étrangères respectifs ont tenu des négociations de suivi « positives » en décembre et janvier.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le gouvernement de Pachinian fait face à une première démission

Un mois après être devenue ministre du Travail et des Affaires sociales de l’Arménie, Mane Tandilian a démissionné hier, exprimant son opposition à l’intention du Premier ministre Nikol Pachinian de poursuivre sa réforme impopulaire du système de retraite national.

Tandilian était l’une des organisatrices des manifestations de rue en 2014 contre la décision de l’ancien gouvernement arménien exigeant des citoyens nés après 1973 de financer une grande partie de leurs retraites futures par des paiements d’impôts supplémentaires. Les protestations ont forcé le nouveau gouvernement à rendre le nouveau système, recommandé par les donateurs occidentaux, facultatif pour les employés du secteur privé jusqu’en juillet 2018.

Peu de temps après que Pachinian l’a nommée ministre le mois dernier, Tandilian a proposé que ce délai soit prolongé d’une année de plus. Elle a déclaré que d’autres “discussions publiques“ sur la question devraient avoir lieu entre-temps.

Le gouvernement de Pachinian a toutefois décidé lundi que le nouveau système de retraite deviendrait obligatoire pour tous les Arméniens âgés de 44 ans et moins le mois prochain. La seule concession qu’il a faite a été de demander au Parlement de réduire le taux d’imposition des nouveaux retraites de 5% à 2,5%.

Tandilian a cité la décision du gouvernement lorsqu’elle a annoncé sa démission sur sa page Facebook. “Après de longues discussions, il est devenu évident que ma proposition n’était pas soutenue par le gouvernement“, a-t-elle écrit. “Au lieu de cela, une autre variante a été proposée et approuvée lors de la réunion du gouvernement.“

“Cette question est de la plus haute importance pour moi“, a-t-elle expliqué, affirmant que la plupart des Arméniens s’opposent à la réforme des retraites et que les personnes touchées doivent donc être libres de choisir un mécanisme pour déterminer leurs prestations de retraite.

Tandilian, 40 ans, a également déclaré qu’elle met fin à son adhésion au parti Lumineuse Arménie, qui s’est allié avec le Contrat civil de Pachinian et un autre parti d’opposition pour les élections parlementaires de l’année dernière. Leur alliance avec Yelk était arrivée en troisième position dans les élections.

Tandilian a été élu au Parlement arménien sur l’étiquette Yelk. Elle a dû démissionner de l’Assemblée nationale après avoir accepté de se joindre au gouvernement de Pachinian, formé à la suite de la démission du Premier ministre Serge Sarkissian le 23 avril.

Ni Pachinian ni d’autres leaders du Yelk n’ont immédiatement réagi à sa démission.

Tandilian ne s’est pas ouvertement opposé à la décision du gouvernement sur la réforme des retraites lors de la réunion du cabinet de lundi. La décision a été ouvertement contestée par un autre membre du cabinet, le ministre du Développement économique Artsvik Minasian.

Les objections de Minasian ont clairement irrité Pachinian, qui a souligné que tous les ministres doivent partager la « responsabilité collective » pour toutes les actions du gouvernement. “Ceux qui n’assument pas cette responsabilité ne sont pas avec nous“, a mis en garde le Premier ministre.

posté le 13 juin 2018 par Claire/armenews

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OPPOSITION
Vers de nouvelles manifestations contre la réforme des retraites ?

Les dirigeants d’un groupe de pression fortement opposés à une réforme controversée du système de retraite en Arménie se sont engagés hier à organiser des manifestations contre la décision du nouveau gouvernement de parfaire son introduction progressive le mois prochain.

Le nouveau système soutenu par l’Occident, que l’ancien gouvernement arménien a commencé à mettre en place en janvier 2014, devrait couvrir 280 000 travailleurs arméniens nés après 1973. Pour toucher la plus grande partie de leurs retraites futures, ils devront verser au moins 5% leurs salaires bruts à des fonds de pension privés jusqu’à leur retraite.

Des milliers de salariés principalement employés par des entreprises privées ont manifesté contre la nouvelle taxe sur les retraites à Erevan début 2014. Les manifestations organisées par le groupe Dem Em (Je suis Contre) ont forcé l’administration du président Serge Sarkissian à le rendre facultatif pour les employés du secteur privé jusqu’en juillet 2018.

Le gouvernement du Premier ministre Nikol Pashinian a officiellement décidé de ne pas prolonger ce délai lors d’une réunion qui s’est tenue lundi soir. Il a également approuvé un projet de loi qui réduirait temporairement le taux de l’impôt sur les pensions à 2,5%.

La décision du gouvernement a été dénoncée par les organisateurs des manifestations de 2014.

“Le nouveau système sous sa forme actuelle ne jouit toujours pas de la confiance de l’écrasante majorité du public“, a déclaré Davit Manukian de Dem Em.

“Aucun changement significatif n’a été fait“, a déclaré un autre membre du groupe de pression, Levon Harutiunian, en minimisant la réduction de l’impôt.

Il a ajouté que le nouveau gouvernement doit au moins retarder encore plus la nouvelle taxe obligatoire pour tous les travailleurs âgés de 44 ans et moins. Ou bien, a-t-il prévenu, Dem Em lancera de nouvelles manifestations contre la réforme.

Les défenseurs de la réforme affirment que l’ancien mécanisme de prestations de retraite n’est pas viable en raison de la population vieillissante et en diminution en Arménie. Selon les représentants du gouvernement, plus de 200 000 personnes sont déjà couvertes par le nouveau système.

Khosrov Harutiunian, un haut représentant du Parti républicain d’Arménie (HHK), a salué la position du nouveau gouvernement sur cette question, la qualifiant de “très prudente“. Il a noté que les opposants de Yelk et d’autres groupes critiquaient la réforme en 2014.

“Ils clamaient à l’époque que nous ne disons pas la vérité [sur les pensions]“, a rappelé Harutiunian. “Maintenant, ils ont réalisé que nous ne mentions pas.“

La réforme a également été combattue en 2014 par le parti BHK de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian, qui détient cinq portefeuilles dans le cabinet de Pachinian. Un parlementaire de haut rang de la BHK, Gevorg Petrosian, a déclaré hier qu’il continuait à avoir de sérieuses réserves quant à la transition vers le système dit du “pay-as-you-can“.

Pourtant, Petrosian a fait écho à l’argument de Pachinian selon lequel les travailleurs concernés ne devraient plus s’inquiéter du sort de leurs cotisations de retraite supplémentaires parce que le nouveau gouvernement est beaucoup plus populaire que le précédent.

“Donc, si les gens font confiance au gouvernement, laissez-leur céder une partie de leurs revenus“, a-t-il souligné. “La question est de savoir si ce gouvernement durera 40 ans et préservera la confiance populaire.“

Le Parlement devrait débattre du projet de loi sur les pensions plus tard ce mois-ci.

posté le 13 juin 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Nikol Pachinian demande au SIS de poursuivre les fonctionnaires corrompus

Le Premier ministre Nikol Pachinian a demandé mardi à un organisme arménien chargé de l’application des lois de poursuivre vigoureusement les fonctionnaires corrompus, de lutter contre l’achat de voix et de résoudre les meurtres de huit manifestants de l’opposition commis en 2008.

Pachinian a donné les ordres en présentant le nouveau chef du Service d’investigation spécial (SIS), un organisme chargé de l’abus de pouvoir et de la fraude électorale commis par des hauts fonctionnaires.

L’ancien chef du SIS, Vahram Shahinian, a présenté sa démission la semaine dernière. Son successeur, Sasun Khachatrian, est un ancien procureur qui dirigeait un cabinet privé jusqu’à cette nomination.

“Aucun responsable corrompu en Arménie ne doit bien dormir la nuit“, a prévenu Pachinian face à Khachatrian et à d’autres hauts responsables du SIS. “C’est la chose la plus importante. Et tout citoyen arménien respectueux de la loi doit bien dormir la nuit et savoir qu’il existe un gouvernement, une autorité judiciaire et un système d’application de la loi qui assurent leur sécurité, leur liberté et leurs droits. “

Pachinian a à plusieurs reprises promis de “déraciner“ la corruption gouvernementale endémique depuis qu’un mouvement de protestation qu’il a mené a renversé le précédent gouvernement du pays dirigé par Serge Sarkissian. Le nouveau chef du Service national de sécurité (SNS) qu’il a nommé il y a un mois a rapidement lancé au moins deux enquêtes de grande envergure sur la corruption.

Le Premier ministre, âgé de 43 ans, a souligné « l’importance particulière » de la lutte contre les crimes liés aux élections et l’achat de voix en particulier. Il a noté que les individus qui financent ou distribuent des pots-de-vin « largement répandus » ont rarement été poursuivis. “J’espère que de tels crimes feront l’objet d’une enquête appropriée et qu’il y aura des résultats concrets“, a-t-il affirmé.

L’ancien Parti républicain (HHK), dont le leader est toujours Serge Sarkissian, a longtemps été accusé par ses opposants politiques, y compris l’alliance Yelk, de s’appuyer lourdement sur cette pratique illégale. Les critiques pensent que la victoire du HHK en avril 2017 résulte principalement de l’achat de votes. Sarkissian et d’autres dirigeants du parti nient cela.

Pachinian a en outre demandé au SIS d’identifier et de punir ceux qui étaient directement responsables de la mort de huit manifestants et de deux policiers lors des troubles post-électoraux de mars 2008 à Erevan.

“L’une des choses les plus importantes qui doivent être faites par le Service spécial d’enquête est de résoudre les crimes du 1er mars 2008“, a-t-il assuré. “Je tiens à préciser que lorsque nous disons qu’il n’y a pas de restrictions [sur la portée de l’enquête], nous le pensons vraiment.“

Dix personnes ont été tuées alors que les forces de sécurité tentaient de disperser les partisans du leader de l’opposition, Levon Ter-Petrosian, exigeant qu’il y a une nouvelle élection présidentielle après celle controversée de février 2008. Des dizaines d’alliés Ter-Petrosian, y compris Pachinian, ont été arrêtés et poursuivis. Les groupes de droits ont décrit cela comme des accusations motivées par des considérations politiques.

Le SIS a pendant des années affirmé continuer à enquêter sur cette effusion de sang.

posté le 13 juin 2018 par Claire/armenews

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COOPERATION
Nikol Pachinian appelle à un « nouvel élan » des liens arméno-iraniens

Le Premier ministre Nikol Pachinian a réaffirmé vendredi l’intention de son gouvernement de maintenir et même d’approfondir les relations cordiales entre l’Arménie et l’Iran voisin.

“Nous ferons tout notre possible pour développer davantage le partenariat bilatéral“, a commenté M. Pashinian face à l’ambassadeur iranien à Erevan, Seyed Kazem Sajjad.

“Nous sommes intéressés pour donner un nouvel élan aux relations arméno-iraniennes sur la base de nos intérêts mutuels“, a-t-il ajouté dans des remarques publiées par son bureau de presse.

Le président iranien Hassan Rouhani a également appelé à resserrer les liens entre les deux pays lorsqu’il a téléphoné à Pachinian une semaine après que ce dernier a été élu Premier ministre arménien le 8 mai. Un communiqué officiel arménien indique que les deux dirigeants avaient convenu “d’approfondir mutuellement le partenariat dans tous les domaines. “

Le Premier ministre arménien et M. Sajjad ont discuté de la mise en œuvre de projets énergétiques bilatéraux, notamment la construction d’une nouvelle ligne de transport d’électricité et des projets de construction d’une centrale hydroélectrique à la frontière arméno-iranienne. L’ambassadeur iranien a souligné l’importance de l’accord de libre-échange provisoire conclu entre l’Iran et l’Union économique eurasiatique (UEE) dirigée par la Russie le mois dernier.

Pachinian a rapidement salué cet accord, disant qu’il “reflète“ pleinement les intérêts nationaux de l’Arménie. “Nous espérons que cela stimulera nos liens commerciaux avec l’Iran“, a-t-il assuré aux journalistes le 17 mai.

Les fabricants arméniens se plaignent depuis longtemps que les politiques protectionnistes de la République islamique d’Iran limitent sérieusement leur accès au marché iranien.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’établissait à 263 millions de dollars l’année dernière. Les autorités d’Erevan espèrent qu’une zone économique libre créée près de Meghri, une ville arménienne à la frontière iranienne, en décembre dernier, la stimulera également de manière significative.

L’accord Iran-UEE a été signé quelques jours après que les Etats-Unis ont décidé de réimposer des sanctions économiques à Téhéran après s’être retirés de l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien. Rohani et Pachinian auraient discuté des implications de la décision controversée du président américain Donald Trump.

Dans son programme politique global approuvé jeudi par le Parlement, le gouvernement de Pachinian s’est engagé à rechercher des “relations particulières“ avec l’Iran qui serait “immunisé contre les autres influences géopolitiques autant que possible.“ Le programme dit que l’Arménie veut renforcer, en même temps, son “partenariat amical“ avec les États-Unis.

En raison du conflit non résolu du Haut-Karabagh et de la fermeture des frontières de l’Arménie avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, l’Iran est depuis longtemps l’un des deux canaux commerciaux du pays enclavé vers le monde extérieur. Les gouvernements arméniens successifs ont donc tenu à entretenir de bonnes relations avec Téhéran.

posté le 11 juin 2018 par Claire/armenews

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POLITIQUE
De nouveaux gouverneurs nommés dans les provinces d’Arménie

Le gouvernement a nommé vendredi les nouveaux gouverneurs de huit des dix provinces de l’Arménie, qui représentent principalement les trois factions minoritaires au Parlement.

Le Premier ministre Nikol Pashinian s’est engagé à remplacer les dix gouverneurs après son arrivée au pouvoir et à former un gouvernement de coalition de facto.

Quatre provinces - Ararat, Kotayk, Shirak et Tavush - seront désormais dirigées par des membres du Parti du Contrat civil de Pachinian. Le nouveau gouverneur d’Ararat, Garik Sargsian, a 30 ans. Il était jusqu’à présent maire d’un village situé dans la région sud d’Erevan.

Les nouveaux gouverneurs des provinces d’Aragatsotn et de Gegharkunik représentent la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun). Le parti, particulièrement influent dans la diaspora arménienne, a également deux postes ministériels dans le cabinet de Pachinian.

Un membre du bloc de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian, la deuxième plus grande force parlementaire, a été nommé pour diriger la province du nord de Lori. Le gendre de Tsaroukian, Karapet Guloyan, a été l’un des huit gouverneurs licenciés par le nouveau gouvernement.

Deux autres provinces, Syunik et Armavir, ont toujours des gouverneurs nommés par le gouvernement précédent. Pachinian a précisé qu’ils seront eux aussi remplacés ultérieurement. Ces postes pourraient être donnés au Bloc Tsaroukian.

Le ministre des Gouvernements locaux, Suren Papikian, a déclaré jeudi que les nouveaux gouverneurs devaient “correspondre aux nouvelles réalités arméniennes“. “Tout doit être fait pour que les organes du gouvernement local fonctionnent de manière plus claire et transparente avec l’aide active des gouverneurs“, a-t-il souligné.

Papikian a également affirmé que, contrairement à leurs prédécesseurs, les gouverneurs ne seront pas tenus d’aider les forces politiques au pouvoir à recueillir des votes dans leurs régions respectives pendant les élections. “De telles choses seront exclues en Arménie“, a-t-il assuré.

posté le 4 juin 2018 par Claire/armenews

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