Nouvelles d'Arménie
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Diplomatie


DIPLOMATIE
A Tbilissi, les premiers ministres géorgien et arménien appellent à resserrer les liens
Le premier ministre géorgien Giorgi Kvirikashvili a reçu jeudi 23 février à Tbilissi son homologue arménien Karen Karapetian avec lequel il a exalté l’amitié entre les deux pays voisins du Sud Caucase et évoqué les perspectives de développement de leur coopération économique. “Nous sommes prêts à renforcer la coopération régionale, à dynamiser les relations commerciales à partir du potentiel existant”, a notamment déclaré G.Kvirikashvili, en précisant que la Géorgie attache une grande importance au renforcement de la coopération avec l’Arménie. De son côté, K. Karapetian a souligné que les relations bilatérales avaient franchi un nouveau palier. “La coopération arméno-géorgienne continue de se développer dans un climat de confiance mutuelle, qui est déterminant pour le renforcement de notre relation. Notre délégation est dispose à discuter des sujets majeurs de notre coopération bilatérale économique, en termes notamment de développement régional, et nous nous employons à trouver de nouvelles façons de dynamiser notre coopération”, a souligné le premier ministre arménien, dans une allusion à la volonté commune des deux pays de surmonter leurs divergences en termes de choix stratégiques, la Géorgie ayant clairement opté pour l’intégration dans l’Union européenne, alors que l’Arménie a pour partenaire principal la Russie, tout en cherchant à développer sa relation avec l’Europe. Dans une atmosphère cordiale, les deux premiers ministres ont évoqué un vaste éventail de sujets portant sur la coopération dans le domaine économique et commercial, l’agriculture, les transports, le tourisme et la culture. Les deux parties ont par ailleurs souligné le haut niveau de coopération dans le secteur de l’énergie, et évoqué les perspectives de développement dans les domaines des transports et des communications. Les deux chefs de gouvernement ont par ailleurs souligné l’importance de la zone franche économique de Meghri, en voie de développement au sud de l’Arménie, qui a vocation à accroître les échanges entre l’Iran, l’Arménie et la Géorgie.
posté le 24 février 2017 par Gari/armenews


COMMUNIQUE
Le Haut-Karabagh n’est plus. Vive l’Artsakh !

Le plus petit des Etats du Sud Caucase a changé de nom à l’issue d’un referendum. Le Cercle d’Amitié France-Karabagh devient désormais le Cercle d’Amitié France-Artsakh

Ce lundi 20 février, la République du Haut-Karabagh a tenu un referendum portant sur une proposition de réforme constitutionnelle. A l’issue du scrutin auquel 76,4% des électeurs ont participé, le « oui » l’a largement emporté par 87,6% des suffrages exprimés contre 9,7% d’opinions défavorables 2,7% de bulletins blancs ou nuls. Ce vote entérine le processus parlementaire par lequel, le 17 janvier dernier, les parlementaires karabaghiotes avaient approuvé la proposition gouvernementale par vingt voix contre sept, et une abstention.

Le régime de la République du Haut-Karabagh va donc laisser place à un régime présidentiel : dès la promulgation de la réforme, le gouvernement sera directement dirigé par le Président et la fonction de premier Ministre disparaît.

« Les premiers rapports que nous avons reçus de la part des observateurs internationaux au nombre de 104 en provenance de 30 pays indiquent un scrutin régulier et conforme aux pratiques d’Etat de droit. Attendons maintenant le rapport définitif de la Commission centrale électorale ainsi que ceux des observateurs indépendants » a indiqué François Rochebloine, le Président du Cercle d’Amitié France-Karabagh, au sortir d’une conférence du Cercle à l’Assemblée nationale.

Parmi les nouvelles dispositions constitutionnelles qui entreront en vigueur dès la promulgation de la nouvelle constitution, on note le changement de nom officiel du pays qui s’appellera désormais « République d’Artsakh ».

« C’est symbolique mais important », explique François Rochebloine, « que le pays prenne le nom arménien que lui ont toujours donné ses habitants ; c’est une décision qui parachève le processus d’indépendance ». a-t-il conclu.

En cohérence avec la nouvelle dénomination du pays, le Cercle d’Amitié France-Karabagh devient le Cercle d’Amitié France-Artsakh.

posté le 23 février 2017 par Claire/armenews
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ARMENIE
La ministre de la Justice défend les efforts anti-corruption

Le ministre de la Justice, Arpine Hovannisian, a exprimé son désaccord hier par rapport à Richard Mills, ambassadeur américain à Erevan, qui avait critiqué le principal organe anticorruption du gouvernement arménien.

Le Conseil anticorruption a approuvé en 2015 un plan triennal d’actions contre diverses pratiques de corruption peu de temps après sa création par le Premier ministre Hovik Abrahamian. L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) s’est engagée l’année dernière à soutenir la mise en œuvre du programme avec une subvention de 750 000 $.

Mills a révélé plus tôt ce mois-ci que l’USAID a depuis alloué moins de 2,5 % de cet argent en raison d’un manque de « progrès concrets » dans le travail de l’organisme anti-corruption. Il a déclaré qu’il “n’a pas démontré autant de progrès que nous l’avions espéré.“

Hovannisian a rejeté cette évaluation négative de Mills comme étant “un peu exagérée“, expliquant que le conseil actuellement supervisé par le Premier ministre Karen Karapetian a largement atteint ses objectifs. Elle a fait valoir qu’elle avait rédigé un certain nombre de projets de loi anti-corruption promulgués par les autorités arméniennes. Ces lois ont criminalisé l’« enrichissement illégal » des fonctionnaires de l’État, les transactions en espèces restreintes et élargi le cercle des fonctionnaires obligés de divulguer leurs biens.

“C’est pourquoi je ne partage pas ce point de vue, même si je comprends bien les préoccupations exprimées“, a affirmé Hovannisian aux journalistes. “Et nous continuons nos efforts dans cette direction.“

Karapetian, qui a été nommé Premier ministre en septembre, a rencontré Mills vendredi dernier pour discuter des efforts déclarés de son cabinet pour intensifier la lutte contre la corruption en Arménie. En particulier, le Premier ministre a informé l’envoyé américain de son intention de créer un « organisme indépendant de prévention contre la corruption ».

“Satisfait des mesures prises par le gouvernement dans la lutte contre la corruption, l’ambassadeur des États-Unis a salué les déclarations publiques et les mesures prises par le Premier ministre à cet égard“, a déclaré le bureau de presse de Karapetian dans un communiqué. Mills a averti en même temps qu’“il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine“, peut-on lire dans la déclaration.

Dans son discours du 1er février, Mills a suggéré que le gouvernement mette en place un “organisme de lutte contre la corruption entièrement indépendant qui peut à la fois enquêter et poursuivre“.

L’Arménie est classé, avec la Bolivie et le Vietnam, à la 113e place sur 176 pays évalués lors du dernier Indice de Perception de la Corruption de Transparency International publié le mois dernier.

posté le 15 février 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE ARMENIENNE
Hasmig Boghossian, l’ex-ministre de la Culture, pourrait être nommée Ambassadrice d’Arménie dans une capitale européenne selon « Iravounk »

Selon le journal arménien « Iravounk » (Droit) Hasmig Boghossian l’ex-ministre de la Culture qui fut remplacé par Armen Amiryan par le nouveau gouvernement de Karen Karapetyan va être prochainement nommée ambassadrice d’Arménie dans une capitale européenne. « Iravounk » affirme que Hasmig Boghossian va également intégrer le Parti Républicain d’Arménie de la majorité gouvernementale. Après l’acceptation par Armen Amiryan de la demande de démission d’Antranik Arzoumanian du poste de directeur de l’Opéra d’Erévan, les rumeurs affirmaient que Hasmig Boghossian était toute désignée pour prendre ce poste. Mais l’intéressée a aussitôt déclaré qu’elle ne le désirait pas et qu’elle refusait également d’être candidate à un poste de député. Et « Iravounk » affirme que Hasmig Boghossian va être nommée ambassadrice dans une capitale européenne. Serait-ce à Paris ?

Krikor Amirzayan

posté le 11 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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DIPLOMATIE
Tensions accrues entre Minsk et Erevan

Après avoir vivement condamné l’extradition à Bakou par le gouvernement biélorusse du blogger russo-israélien Alexandre Lapshin, le gouvernement arménien a joint les actes à la parole en annonçant le lendemain même, jeudi 9 février, l’annulation de la visite que devait effectuer à Minsk un haut responsable des services de sécurité arméniens. Vartan Yeghiazarian, un chef adjoint de la police arménienne, devait se rendre dans la capitale biélorusse du 2 au 5 mars prochains, dans le cadre des cérémonies officielles marquant le 100e anniversaire de la création des unités de police de Biélorussie.

Le premier ministre arménien Karen Karapetian a décidé d’annuler ce déplacement par un décret posté sur le site web du gouvernement arménien, sans expliquer les raisons de cette annulation. Les raisons de cette décision sont néanmoins évidentes, et doivent être mises sur le compte des mesures de rétorsion appliquées par l’Arménie après l’extradition du blogger, qui a suscité une vive indignation tout particulièrement à Erevan, où la décision de la Biélorussie a été perçue comme une trahison remettant en cause les liens unissant l’Arménie à l’ancienne République soviétique étroitement alliée à la Russie, dans le cadre de plusieurs alliances politiques, militaires ou économiques, dont l’Union économique eurasienne et l’Organisation du traité de sécurité collective. L’Azerbaïdjan n’appartient à aucune de ces alliances, mais le très autoritaire président biélorusse Alexandre Loukachenko se sent manifestement moins proche de son partenaire arménien que de son homologue azéri, Ilham Aliev, tout aussi autoritaire, qui lui avait décerné quelques semaines plus tôt, la plus haute distinction de l’Etat azerbaïdjanais. Après avoir régulièrement pris plus ou moins ouvertement le parti de Bakou dans le conflit opposant les Arméniens et les Azéris dans le Haut Karabagh, il vient de le montrer une fois encore en satisfaisant aux demandes de l’Azerbaïdjan, qui avait émis un mandat d’arrêt contre A. Lapshin pour ses « voyages illégaux » dans le Karabagh.

Les images diffusées par l’Azerbaïdjan, montrant l’arrestation d’A.Lapshin sur le tarmac de l’aéroport de Bakou, à sa descente de l’avion, par les forces de police azéries, le mardi 7 février, n’ont fait qu’attiser la colère des Arméniens qui s’étaient mobilisés en faveur du blogger, dont l’extradition par les autorités de Minsk avait été désigné par le ministère arménien des affaires étrangères comme une « violation patente des droits de l’homme et des libertés fondamentales d’expression et de circulation ». A. Lapshin, qui possède la double nationalité russe et israélienne, avait été arrêté alors qu’il se trouvait à Minsk en décembre 2016 par les autorités biélorusses, sur demande des autorités azéries, qui l’avaient inscrit sur leur liste noire pour s’être rendu sans leur autorisation dans le Haut Karabagh en 2011 et 2012 et s’être fait depuis sur son blog l’avocat de la cause de l’indépendance de l’Artsakh.

Emprisonné depuis dans la capitale biélorusse, il a été extradé moins de 2 mois après à Bakou, malgré les protestations exprimées notamment par des responsables officiels russes et israéliens et une procédure en appel vouée à l’échec. Le Parti républicain arménien (HHK) au pouvoir en Arménie, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer l’attitude du président biélorusse, qui se retranche derrière le droit international pour justifier cette mesure. Le 8 février, le porte-parole du Parti au pouvoir arménien, Eduard Sharmazanov, renvoyait dos à dos les dirigeants biélorusse et azéri, qualifiés de « non démocratiques », le responsable politique arménien, qui copréside aussi la commission interparlementaire Arménie-Biélorussie, a ajouté que les législateurs arméniens suspendaient sine die tous les contacts avec leurs collègues biélorusses dans l’attente de justifications plus satisfaisantes de Minsk.

Au lendemain de l’extradition, le président Aliev appelait son homologue biélorusse au telephone pour le remercier et exalter le partenariat entre les deux pays. Le ministère russe des affaires étrangères exprimait quant à lui sa déception face à l’attitude de Minsk, la jugeant non conforme à l’esprit de l’alliance entre la Russie et la Biélorussie. Mais cette alliance ambiguë avait été malmenée ces derniers temps encore par une nouvelle querelle énergétique opposant Minsk à Moscou. dont le blogger a sans doute fait les frais.

posté le 10 février 2017 par Gari/armenews


DROITS DE L’HOMME
L’Arménie s’insurge contre l’extradition du blogueur arrêté en Biélorussie vers l’Azerbaïdjan

L’Arménie a condamné hier l’attitude de la Biélorussie, membre de deux alliances russes d’anciens États soviétiques, pour avoir arrêté et extradé vers l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien qui s’est rendu à plusieurs reprises au Haut-Karabagh.

Un haut représentant du Parti républicain a critiqué le président biélorusse Alexandre Loukachenko et a déclaré qu’Erevan devrait demander l’expulsion de la Biélorussie de l’un de ces blocs : l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

Le blogueur Alexander Lapshin a été transporté à Bakou mardi soir, juste après que la Cour suprême de Biélorussie a confirmé une décision de la Cour inférieure autorisant son extradition vers l’Azerbaïdjan en raison de ses voyages au Karabagh. Loukashenko avait prédit un tel verdict en fin de semaine dernière alors qu’il défendait fermement l’arrestation de Lapshin à Minsk.

“La persécution que subit Alexandre Lapshin et son extradition vers l’Azerbaïdjan constituent une violation flagrante des droits de l’homme et des libertés fondamentales de la parole et du mouvement“, a déclaré Tigran Balayan, porte-parole du ministère des Affaires étrangères arménien.

Balayan a exprimé la confiance en même temps que le précédent établi par les autorités biélorusses ne découragerait pas des étrangers de visiter le Karabagh sans la permission de Bakou. “Il ne fait aucun doute que l’afflux de personnalités politiques et publiques, d’artistes, de journalistes et de touristes vers l’Artsakh ne s’arrêtera pas mais, au contraire, se multipliera“, a-t-il assuré dans un communiqué.

L’extradition de Lapshin a provoqué une tempête de critiques au Parlement arménien hier matin. Des députés représentant le HHK ont lancé des attaques verbales sans précédent contre Lukashenko. Le vice-président du Parlement, Eduard Sharmazanov, qui est également le porte-parole principal du HHK, a affirmé que c’était le résultat d’un “sale accord“ avec Bakou.

“En tant que coprésident de la commission arméno-biélorusse de coopération parlementaire, j’affirme au nom de notre commission que c’est une décision honteuse qui ne découle pas de la logique d’un règlement pacifique du Karabagh“, s’est insurgé Sharmazanov au Parlement. “C’est un mouvement contre la Russie, l’Arménie, et le règlement pacifique du conflit.“

“Aucun régime démocratique n’aurait pu prendre une telle mesure“, a ajouté Sharmazanov, faisant clairement allusion au fait que Lukashenko a longtemps été fortement critiqué par les puissances occidentales et les chiens de garde non gouvernementaux concernant les droits de l’homme.

Vahram Baghdasarian, chef parlementaire du HHK, a accusé Lukashenko d’avoir extradé Lapshin vers l’Azerbaïdjan en échange d’une médaille d’Etat azerbaïdjanaise qu’il a reçue des mains du président Ilham Aliev lors d’une visite en novembre à Bakou. Le blogueur a été arrêté deux semaines après cette visite.

Baghdasarian a rejeté certains appels des politiciens de l’opposition à l’Arménie de suspendre son adhésion à l’OTSC. “Nous devrions plutôt soulever la question de mettre fin à l’adhésion de la Biélorussie à l’OTSC“, a-t-il répondu.

Le gouvernement russe a à plusieurs reprises mis en garde Minsk contre l’extradition de son citoyen. Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé hier sa “profonde déception“, affirmant que cette extradition “ne correspond pas à l’esprit de l’alliance entre la Russie et la Biélorussie“.

Les autorités azerbaïdjanaises prétendant que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il a visité le Karabagh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. Le jeune homme de 40 ans, qui détient des passeports israélien, russe et ukrainien, a écrit des comptes rendus détaillés des voyages sur son blog en langue russe.

Bakou a officiellement inscrit sur la liste noire 600 étrangers non-Arméniens qui ont voyagé au Karabagh en provenance d’Arménie. La liste noire comprend 180 journalistes.

posté le 9 février 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Le chef d’Etat biélorusse demande l’extradition du blogueur vers l’Azerbaïdjan

Ignorant les avertissements de la Russie et de l’Arménie, le président biélorusse Alexander Lukashenko a demandé vendredi aux autorités policières de Biélorussie d’extrader vers l’Azerbaïdjan un blogueur russo-israélien arrêté en raison de ses voyages au Haut-Karabagh.

Lukashenko a défendu son arrestation qui a eu lieu 14 décembre et a déclaré que le blogueur Alexander Lapshin aurait dû être remis à Bakou “il y a bien longtemps“.

“L’Azerbaïdjan a fait appel à Interpol, pas à nous“, aurait-il dit lors d’une conférence de presse. “Nous l’avons arrêté conformément à la décision d’Interpol et nous devons le remettre à l’Azerbaïdjan conformément à toutes les lois et règlements.“

Les autorités azerbaïdjanaises affirment que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » lorsqu’il s’est rendu au Karabagh en 2011 et 2012 sans leur autorisation. L’homme de 40 ans, qui possède des passeports israélien, russe et ukrainien, a fait des comptes rendus détaillés de ses voyages sur son blog en langue russe.

Un tribunal de Minsk a confirmé la décision la semaine dernière des procureurs biélorusses autorisant l’extradition de Lapshin. Un recours contre cette décision a été engagé.

“Ils disent qu’il a fait appel, mais je suis sûr que la cour va encore soutenir notre décision parce que c’est légal“, a commenté Lukashenko.

Lapshin a été détenu à Minsk deux semaines après que Lukashenko a visité Bakou et reçu le plus haut prix d’Etat d’Azerbaïdjan des mains du président Ilham Aliev. Les deux présidents ont longtemps maintenu un rapport personnel chaleureux.

Lukashenko a écarté la possibilité de libérer Lapshin en dépit des objections de la Russie à l’extradition du blogueur, qui a été d’abord exprimé publiquement par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, le mois dernier.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a réaffirmé vendredi que le transfert de Lapshin à Bakou était « inadmissible ». Selon l’agence de presse RIA Novosti, M. Zakharova a déclaré que Moscou entretient des « contacts intenses » avec les autorités biélorusses.

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a décrit le procès de Lapshin comme étant une “disgrâce“. L’Arménie et le Biélorussie sont tous deux membres de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC).

posté le 6 février 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
La troika du Groupe de Minsk veut organiser très vite une rencontre entre les chefs de la diplomatie arménien et azéri

Les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE se sont dis prêts à organiser très bientôt une rencontre entre les ministres des affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan en marge de la Conférence internationale sur la sécurité qui doit se tenir à la mi-février à Munich, a fait savoir le coprésident russe Igor Popov, cité par l’agence de presse officielle russe TASS. “Les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ont convenu d’avoir des entretiens séparés avec les ministres des affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan en marge de la Conférence de Munich”, a déclaré le diplomate russe en ajoutant : “Si les ministres en manifestent le souhait, nous organiseront une rencontre entre eux”. I. Popov a précisé que les consultations triangulaires Russie-Arménie-Azerbaïdjan se poursuivaient, conformément à l’accord conclu concernant ce format de négociations lors du sommet de St. Petersburg durant l’été 2016. “Le ministre russe des affaires étrangères Sergey Lavrov a récemment discuté du problème du Karabagh avec ses homologues arménien Edward Nalbandian et azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov.

Aussitôt que les conditions requises seront créées, il y aura la possibilité d’organiser une rencontre trilatérale”, a ajouté le médiateur russe. Or, il ne semble pas que de telles conditions soient réunies, alors que l’on annonce qu’une nouvelle tentative d’incursion des forces azéries a été repoussée par les forces arméniennes dans la région du nord-est de l’Arménie, frontalière de l’Azerbaïdjan. “La rencontre avec le ministre azerbaïdjanais des affaires étrangères aura lieu si la partie azérie le souhaite », a toutefois fait savoir le chef de la diplomatie arménienne E.Nalbandian, montrant ainsi que la balle était dans le camp de Bakou, dont les forces armées sont accusées par Erevan d’avoir une fois encore relancé l’escalade militaire aux frontières. Concernant les récents changements intervenus dans la troika du Groupe de Minsk de l’OSCE, E.Nalbandian a par ailleurs souligné qu’ils “exprimaient les positions de leurs pays respectifs, les changements de personnes n’étant pas en mesure d’avoir une influence sérieuse sur les efforts de médiation”.

posté le 3 février 2017 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
Les USA demandent à l’Arménie de montrer sa volonté d’avoir des élections démocratiques

L’ambassadeur des Etats-Unis en Arménie Richard Mills a demandé hier aux autorités arméniennes de démontrer leur “volonté politique“ de tenir des élections démocratiques et de lutter sérieusement contre la corruption gouvernementale.

Mills a également laissé entendre que le gouvernement des États-Unis a mis sur la liste noire des personnes qui, selon lui, ont commis de graves irrégularités lors d’un référendum constitutionnel contesté tenu en Arménie en décembre 2015.

Peu de temps après ce référendum, l’ambassade des États-Unis à Erevan a déclaré qu’elle déciderait si les personnes impliquées dans des fraudes déclarées « peuvent participer aux programmes ou activités de l’ambassade ». Elle n’a pas précisé si elles pouvaient être interdites d’entrer aux États-Unis.

Mills a fait référence à cet avertissement lorsqu’il a prononcé un discours important à la Chambre de commerce américaine d’Arménie à Erevan. “Bien que je ne puisse pas partager l’information sur les individus qui ont été affectés par cette décision par respect pour leur intimité, je peux vous assurer que nous avons accompli notre engagement“, a t-il dit.

Mills a ensuite souligné l’importance des élections parlementaires arméniennes prévues pour le 2 avril. “Je suis d’accord avec la caractérisation du président arménien selon laquelle les prochaines élections vont façonner l’avenir de l’Arménie et il est crucial qu’elles soient libres et équitables“, a-t-il déclaré.

Les autorités d’Erevan ont promulgué l’année dernière un ensemble d’amendements juridiques visant à prévenir les fraudes graves, notamment le vote multiple, lors des prochaines élections. En particulier, ils ont convenu d’introduire une vérification électronique de l’identité des électeurs et une diffusion en direct des votes dans tout le pays. Les États-Unis et l’Union européenne ont alloué jusqu’à 10 millions de dollars pour l’achat d’équipements appropriés.

Tout en se félicitant de ces mesures anti-fraude, Mills a souligné qu’elles ne peuvent à elles seules garantir la liberté et l’équité du vote. “Les élections ne seront libres et équitables que si le gouvernement démontre la volonté politique de le faire et si l’opposition politique et la société civile agissent de manière responsable pour préserver le processus“, a-t-il commenté.

« Il incombe au gouvernement et à ses institutions constituantes - la Commission électorale centrale, les organismes d’application de la loi et le pouvoir judiciaire - de prendre les mesures appropriées et de favoriser un climat dans lequel le peuple arménien puisse exprimer librement sa volonté au moment de voter dans l’isoloir“, a ajouté le diplomate.

M. Mills a déclaré que la « volonté politique » est également essentielle pour lutter contre la corruption endémique en Arménie. Il a été “encouragé“ par l’action anti-corruption plus importante promise par le nouveau Premier ministre récemment nommé, Karen Karapetian.

Mais l’ambassadeur a souligné que le gouvernement devrait envoyer un « message clair de la part de la haute direction que la corruption ne sera pas tolérée et que personne n’est au-dessus de la loi ». “En l’absence de ce message, aucun changement véritablement transformateur ne peut se produire“, a-t-il prédit.

À cet égard, M. Mills a suggéré que le gouvernement mette sur pied un « organisme de lutte contre la corruption entièrement indépendant qui peut à la fois enquêter et poursuivre ». « Il semble que ce soit le bon moment pour le gouvernement d’examiner cette suggestion, décider comment restructurer le Conseil anti-corruption“, a t-il fait valoir.

Le conseil était précédemment supervisé par le prédécesseur de Karapetian, Hovik Abrahamian. Il a approuvé en 2015 un plan triennal d’actions contre diverses pratiques de corruption. Malgré le scepticisme exprimé par de nombreux membres de la société civile arménienne, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) s’est engagée en février 2016 à soutenir la mise en œuvre du programme avec une subvention de 750 000 $.

Mills a révélé que l’USAID a depuis alloué moins de 2,5 % de cet argent en raison d’un manque de « progrès concrets » dans le travail de l’organisme anti-fraude. “Sur la base des résultats de nos discussions avec le Premier ministre, nous déciderons de nos prochaines étapes, y compris s’il faut continuer à soutenir le Conseil ou rediriger ces fonds vers un autre mécanisme de lutte contre la corruption“, a t-il précisé.

posté le 2 février 2017 par Claire/armenews

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