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Diplomatie


DIPLOMATIE ARMENIENNE
Visite officielle du président arménien Serge Sarkissian aux Emirats Arabes Unis

Le président arménien Serge Sarkissian est arrivé hier à Abu Dhabi pour une visite officielle dans les Emirats Arabes Unis. A l’aéroport d’Abou Dhabi il a été accueilli par le vice-Premier ministre Cheikh Mansour bin Zayed Al Nahan. Lors de la réception, ce dernier a souligné les liens d’amitié entre l’Arménie et les Emirats Arabes Unis. Le président arménien a souligné de son côté le dynamise des investissements des Emirats Arabes Unis en Arménie. Serge Sarkissian a ensuite assisté au forum économique « Arménie-Emirats Arabes Unis » et s’est entretenu avec Soultan Al-Mansour le ministre de l’Economie des Emirats Arabes Unis.

Krikor Amirzayan

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posté le 22 mars 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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ARMENIE-TURQUIE-RUSSIE
La Russie propose sa médiation d’un possible dialogue entre l’Arménie et la Turquie

La Russie est prête à un rôle de médiation dans les relations entre l’Arménie et la Turquie dès que ces dernières débuteront et Moscou encourage l’ouverture de la frontière arméno-turque vient d’annoncer le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans une interview au journal « Regional Post-Caucasus ». Le ministre russe des Affaires étrangères a rappelé que la Russie a joué un rôle important entre 2007 et 2009 dans la tentative de dégel et la normalisation des relations diplomatiques entre l’Arménie et la Turquie. Tentatives qui -rappelons-le- échouèrent du fait de la non-volonté d’Ankara de nouer des liens diplomatiques avec Erévan. L’Azerbaïdjan incitant auprès de son partenaire et allié turc à ne pas normaliser ses relations avec l’Arménie si cette dernière « ne se retire pas des territoires occupés du Karabagh »...Sergueï Lavrov ne tenant pas compte de cette défection de la Turquie en raison de l’intervention d’un pays tiers -l’Azerbaïdjan- non signataire des accords de Zurich, espère que « les parties aient la volonté de parvenir aux accords avec des décisions responsables. Je suis convaincu que l’Arménie et la Turquie sont disposées à régler les problèmes (...) Si Erévan et Ankara s’assoient autour de la table des négociations, la Russie est prête à montrer son soutien le plus actif ».

Au regard du rapprochement diplomatique entre Ankara et Moscou, la Russie qui a activé sa diplomatie pourrait peut-être faire parvenir à un accord entre la Turquie et l’Arménie. D’autant que l’Azerbaïdjan est écartée de ces accords. La Russie disposant de tous les moyens pour se faire respecter de Bakou.

Krikor Amirzayan

posté le 19 mars 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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DIPLOMATIE
Vladimir Poutine loue les liens amicaux entre la Russie et l’Arménie

Le président russe Vladimir Poutine a salué le “caractère vraiment amical“ des relations de la Russie avec l’Arménie et a exprimé sa confiance que les deux pays se rapprocheront encore plus après les pourparlers qu’il a eu avec son homologue arménien Serge Sarkissian hier.

“La Russie et l’Arménie cherchent sincèrement à renforcer leur coopération mutuellement bénéfique et leur partenariat stratégique global“, a-t-il déclaré aux journalistes du Kremlin.

“Nous ferons des efforts conjoints pour renforcer davantage notre alliance stratégique“, a ajouté Sarkissian pour sa part.

Un communiqué conjoint de Poutine et Sarkissian précise qu’ils s’efforceront de réaliser “l’énorme potentiel des relations russo-arméniennes“ dans les domaines politique, économique et militaire.

Les deux dirigeants ont salué une augmentation considérable du commerce russo-arménien qui a été enregistrée l’an dernier en dépit des récessions économiques dans les deux pays.

“La Russie est le principal partenaire commercial de l’Arménie“, a souligné Poutine. Il a également mis en avant les investissements russes dans les secteurs de l’énergie, des mines et des transports en Arménie.

Tout en promettant d’aider à renforcer les relations commerciales russo-arméniennes, les deux dirigeants n’ont annoncé aucun accord concret à cet effet. Poutine a dit seulement que les deux gouvernements envisagent maintenant d’utiliser la monnaie nationale de l’autre dans le cadre de leur commerce bilatéral.

En visite à Moscou à la fin janvier, le Premier ministre Karen Karapetian a appelé à la création d’un « fonds d’investissement » russo-arménien qui financerait des projets commerciaux en Arménie. Il a ensuite affirmé que le Premier ministre russe Dmitri Medvedev avait « évalué positivement la proposition ». Ni Poutine ni Sarkissian n’ont mentionné la question dans leurs déclarations à la presse.

Comme on pouvait s’y attendre, le conflit non résolu du Haut-Karabagh était également à l’ordre du jour de la dernière visite officielle de Sarkissian à Moscou. Une déclaration conjointe explqie que les deux dirigeants étaient d’accord sur la nécessité de renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit avec des mesures concrètes qui ont été élaborées lors des sommets arméno-azerbaïdjanais organisés l’an dernier.

Poutine a accueilli une de ces réunions à Saint-Pétersbourg en juin 2016. Les présidents Sarkissian et Ilham Aliev ont signalé des progrès vers un règlement pacifique après ces entretiens. Cependant, le processus de paix s’est arrêté à nouveau dans les semaines qui ont suivi.

“La Russie continue à apporter tous les types de soutien à la recherche de solutions mutuellement acceptables au conflit dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE et lors de contacts directs entre Erevan et Bakou“, a déclaré M. Poutine hier. Il n’a donné aucun détail de sa discussion sur le Karabagh avec Sarkidsian.

Poutine a également noté que Sarkissian était à Moscou à l’approche des élections parlementaires en Arménie. Il a assuré que les autorités à Erevan faisaient “tous les efforts“ pour s’assurer que le vote était démocratique.

“Je voudrais vous souhaiter beaucoup de succès dans cette entreprise“, a déclaré Poutine au chef arménien. “La Russie est sincèrement intéressée par une Arménie stable, indépendante et dynamiquement en développement.“

posté le 16 mars 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE-RUSSIE
Le président arménien est arrivé à Moscou pour une visite officielle en Russie, à l’invitation de Vladimir Poutine

Le président arménien Serge Sarkissian est arrivé hier à Moscou pour une visite officielle en Russie à l’invitation de son homologue russe Vladimir Poutine. A l’aéroport international « Vnoukvo » de Moscou, le président arménien fut accueilli par une cérémonie officielle. Hier soir il devait être reçu à l’Institut des relations internationales de Moscou où il devait prononcer un discours devant des diplomates et des étudiants. Le président arménien sera également reçu Vladimir Poutine ainsi que par les plus hautes personnalités de Russie. De nombreux dossiers seront abordés par ces dialogues arméno-russes dont la coopération économique entre les deux pays ainsi que le règlement du conflit de l’Artsakh (Haut-Karabagh). Le président arménien est accompagné du vice-Premier ministre Vatché Kaprielyan, Viguen Sargsyan ministre arménien de la Défense, Edouard Nalbandian le chef de la diplomatie arménienne, Souren Karayan le ministre du Développement économique et des investissements, Vahan Martirosyan le ministre des Transports de la communication et des technologies de l’information, Ignati Arakelyan le ministre de l’Agriculture, ainsi que d’autres personnalités.

Krikor Amirzayan

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posté le 15 mars 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


DIPLOMATIE
Bientôt un consulat arménien à Erbil

Le président arménien Serge Sarkissian a donné lundi 13 mars le feu vert au projet d’ouverture d’un consulat général d’Arménie dans le Kurdistan irakien, confirmant ainsi le développement rapide des liens tissés entre l’Arménie et la région kurde qui jouit d’une autonomie croissante au sein de l’Irak. S. Sarkisian a signé un décret en ce sens une semaine après que la décision eut été approuvée formellement par le gouvernement du premier ministre arménien Karen Karapetian. “L’ouverture du consulat contribuera à développer la coopération bilatérale”, indique un communiqué du gouvernement publié le 2 mars. Le 17 février, le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian avait rencontré le président du Kurdistan d’Irak, Massoud Barzani, en marge de la conférence internationale sur la sécurité à Munich. Selon le ministère arménien, le projet de consulat arménien à Erbil, la capitale de la région autonome kurde, située au nord de l’Irak et dont la bataille de Mossoul contre Daech, à laquelle participent activement les peshmerga kurdes, pourrait renforcer l’autonomie voire agrandir le territoire, était à l’ordre du jour prioritaire de la discussion. Un communiqué du ministère arménien avait alors fait savoir que M.Nalbandian avait remercié les autorités kurdes irakiennes pour leur “soutien actif” sur ce projet.

Reste que les relations entre Erevan et Erbil sont tributaires de paramètres géostratégiques qui limitent leur marge de manœuvre respective. Le gouvernement central irakien, dominé par les chiites, voit bien sûr d’un mauvais œil le renforcement de l’autonomie, et a fortiori les aspirations à l’indépendance, des Kurdes irakiens, même s’ils sont alliés au sein de la coalition internationale, contre Daech. Or l’Arménie a pour principal partenaire dans la région l’Iran, qui apporte son soutien sans faille au gouvernement central irakien. Par ailleurs, la Turquie, après plusieurs années de défiance, a développé un modus vivendi avec le Kurdistan irakien, avec lequel il a renforcé ses relations politiques et économiques, en échange de l’arrêt de l’aide kurde irakienne aux rebelles kurdes du PKK, qui avaient trouvé une zone de repli dans les montagnes du Zagros, dans le Kurdistan irakien, où ils restent d’ailleurs en partie implantés.

L’instrumentalisation par Ankara des populations turcomanes voisines du Kurdistan ou vivant au Kurdistan irakien, ainsi que l’implantation militaire turque dans la région en 2016 sous prétexte de venir en aide aux Kurdes d’Irak contre les djihadistes lors de la bataille de Mossoul, suscitent certes une certaine méfiance à Erbil à l’égard de la Turquie, qui n’en est pas moins devenue la principale partenaire du Kurdistan irakien. Hanté par le spectre d’une alliance pankurde qui risquerait de renforcer le séparatisme à l’Est de la Turquie, le gouvernement turc s’est employé à enfoncer un coin entre les Kurdes d’Irak et ceux de Syrie, qui ont le soutien tacite des milices chiites irakiennes, iraniennes et libanaises combattant aux côtés du régime de Damas, afin d’éviter une continuité territoriale allant du Kurdistan d’Irak à celui de Turquie en passant par les territoires kurdes syriens, autonomes de fait depuis 5 ans. Une situation confuse donc, qui incite l’Arménie à agir avec prudence dans le choix de ses partenaires régionaux.

A Munich toutefois, MM. Nalbandian et Barzani se sont engagés à développer les relations commerciales bilatérales et à dégager des enjeux communs en matière de sécurité. Les relations commerciales entre l’Arménie et d’autres régions de l’Irak se sont considérablement développées au cours des dernières années. Les exportations arméniennes, notamment de cigarettes, vers ce pays du Moyen-Orient en phase de reconstruction ont largement contribué à l’essor du commerce bilatéral, dont le volume global était estimé à quelque 138 millions de dollars en 2016. L’Irak absorbe ainsi les 2 tiers des cigarettes exportées par l’Arménie. Lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, le 2 mars à Erevan, E. Nalbandian a souligné que le Kurdistan irakien représentant la plus grosse part des relations commerciales entre l’Arménie et l’Irak, en raison de “la sécurité et d’autres facteurs favorables”.

Le Kurdistan autonome d’Irak est la région la plus stable, la plus pacifique et la plus prospère d’Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein en 2003. Le gouvernement central irakien ne veut pas être en reste. Il a ainsi soutenu les efforts en vue de renforcer les relations commerciales entre Erevan et Bagdad, notamment avec le lancement, il y a deux ans, de liaisons aériennes civiles entre les deux capitales, transitant par Erbil. C’est à cette époque que le gouvernement arménien a annoncé son projet de consulat à Erbil et M. Barzani a salué cette initiative lors de sa rencontre avec M.Nalbandian à Munich en février 2015. Il convient aussi de rappeler que plusieurs dizaines de milliers d’Arméniens résident dans le Kurdistan irakien. Certains d’entre eux étaient originaires de Mossoul et ont dû fuir la ville quand l’Etat islamique ou Daech en a fait sa capitale en juin 2014 ; ils ont trouvé refuge, comme d’autres chrétiens d’Irak, des Yézidis ou d’autres populations opprimées par Daech, à Erbil et dans d’autres localités du Kurdistan irakien.

posté le 14 mars 2017 par Gari/armenews


Meeting turc à Metz
Mourad Papazian réagit sur Twitter en s’adressant au Quai d’Orsay

A la suite du maintien du meeting turc organisé à Metz, en présence du chef de la diplomatie d’Ankara, Mevlut Cavusoglu, Mourad Papazian, co-président du CCAF, a réagi sur Twitter en s’adressant à Romain Nadal, Porte-Parole du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international. Critiques auxquelles le Porte-parole n’a pas cru devoir répondre à cette heure (18h25).

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posté le 12 mars 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Diplomatie  France  Turquie 


DIPLOMATIE
Athènes appelle à un partenariat stratégique entre la Grèce et l’Arménie
Les autorités grecques, le premier ministre A. Tsipras en tête, avaient réagi avec véhémence aux déclarations faites en décembre 2016 par le président turc R.T.Erdogan, qui prônait une “géographie du coeur” en vertu de laquelle certains territoires de l’ancien Empire ottoman, dont il a ouvertement la nostalgie, reviendraient dans le giron de la Turquie. La province grecque de Thrace orientale figurait sur cette “carte du Tendre” néo-ottomane esquissée par le président turc, au grand dam des autorités grecques qui avaient alors appelé la Turquie à respecter les traités internationaux, notamment celui de Lausanne de 1923, auxquels la République turque doit le tracé de ses frontières actuelles. Dans cet esprit, le ministre grec des affaires étrangères, Nikos Kotzias, s’est fait l’avocat en quelque sorte d’une diplomatie du coeur en appelant à un “partenariat stratégique” entre la Grèce et l’Arménie, où il a entamé une visite officielle, à Erevan, le jeudi 9 mars. “Nous avons toujours été des nations soeurs”, a déclaré N. Kotzias lors d’une rencontre avec le premier ministre arménien Karen Karapetian en ajoutant : “Ma visite est guidée par un seul objectif : la volonté de constituer un partenariat stratégique”. “Nos relations amicales sont à un très haut niveau, mais nous souhaitons leur donner un nouvel élan et qualité”, a indiqué pour sa part K. Karapetian, en précisant que l’Arménie et la Grèce devraient renforcer leurs liens politiques chaleureux avec des liens commerciaux plus étroits ». Il est vrai que la Grèce a quelque peu oublié la nature « fraternelle » des liens l’unissant à l’Arménie tout au long de l’Histoire, au profit d’un rapprochement avec la Turquie, dont ses dirigeants socialistes notamment, avaient soutenu l’intégration à l’Europe. Mais les relations pacifiées entre la Turquie et la Grèce ont été rattrapées par les animosités traditionnelles héritées de l’Histoire et attisées par le très autoritaire et nationaliste président Erdogan. L’arrivée au pouvoir à Athènes du mouvement radical Siryza d’A. Tsipras, à la faveur de la tourmente provoquée par la crise financière grecque et la menace d’une sortie de la Grèce de l’UE, a également contribué à raviver les antagonismes entre les deux pays. Alors que la Grèce était aux avant-postes de la vague de migrants déferlant vers l’Europe du Nord depuis la Turquie, qui obtenait de Berlin des accords pour le moins avantageux en vue de les endiguer, A. Tsipras avait esquissé dès 2015 un rapprochement avec la Russie de Poutine. Même si ce dernier s’est réconcilié l’an dernier avec R.T. Erdogan, c’est sans doute dans cette ébauche d’un axe oriental qu’il conviendrait d’inscrire les gestes diplomatiques d’Athènes en direction de Erevan, intervenant qui plus est après un nouvel échec des négociations visant à réunifier Chypre, qui ont relancé les tensions entre la Grèce et la Turquie. Si le ministre grec des affaires étrangères a surtout mis l’accent à Erevan sur la nécessité de renforcer les liens commerciaux, c’est que dans le domaine militaire déjà, les deux pays se sont engagés sur la voie d’une active coopération. Plus de 200 cadets et officiers arméniens ont été formés par les académies militaires grecques au cours des deux dernières décennies. L’armée grecque a aussi fourni une aide militaire et logistique conséquente aux unités de l’armée arménienne participant aux missions internationales de paix de l’Otan. N.Kotzias a d’ailleurs discuté des perspectives de développement de la coopération bilatérale dans le domaine de la défense lors d’une rencontre avec le ministre arménien de la défense Vigen Sargsian. Le ministère arménien de la défense a indiqué dans un communiqué à l’issue de la rencontre que le gouvernement grec était désireux de développer la “mise en œuvre de différents programmes de défense avec l’Arménie”. Le même communiqué précise que les deux ministres ont discuté des moyens en vue de “relever les défis” dans la région et se sont montrés d’accord pour “continuer à unir leurs efforts pour se soutenir mutuellement sur la scène internationale”. A. Tsipras, qui avait rencontré un avant avant le président arménien Serge Sarksian à Athènes, avait alors salué pour sa part aussi les “liens historiques, culturels et spirituels” unissant son pays à l’Arménie et avait appelé à les renforcer. A.Tsipras avait alors souligné les similitudes entre les Grecs et les Arméniens, qui partagent une “histoire de souffrance et de persécutions”, avait-il déclaré lors de sa rencontre avec le président arménien, en rappelant que les deux peuples avaient été victimes d’un génocide perpétré par les Turcs ottomans durant la Première Guerre mondiale. Le président grec Prokopis Pavlopoulos avait de la même manière déclaré devant son homologue arménien qu’“au début du 20e siècle les deux peuples avaient vécu des heures tragiques pour les mêmes raisons”. La Turquie n’avait pas manqué de condamner ces déclarations. “La solidarité entre la Grèce et l’Arménie est fondée sur une hostilité commune dirigée contre l’identité turque”, a déclaré le porte-parole du ministère turc des affaires étrangères en mars 2016. Le ministère arménien des affaires étrangères avait répondu aux critiques turques en soulignant qu’en “érigeant le déni en pivot de la politique d’Etat, la Turquie ne peut prétendre esquiver sa responsabilité face à sa propre histoire”. La Grèce a officiellement reconnu le génocide perpétré en 1915 contre les Arméniens de la Turquie ottomane en 1999. En 2014, elle a aussi adopté une loi pénalisant le négationnisme de ce génocide comme des autres crimes contre l’humanité. Le Parlement arménien, de son côté, a vote en 2015, année du centenaire du génocide, une résolution condamnant “le génocide des Grecs et des Assyriens perpétré dans l’Empire ottoman en 1915-1923”.
posté le 11 mars 2017 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
Le ministre russe des affaires étrangères appelle Erevan et Bakou à renforcer le statu quo

Le ministre russe des affaires étrangères Sergey Lavrov a lancé un appel lundi 6 mars à l’ Arménie et l’Azerbaïdjan, les pressant de s’engager sur la voie de mesures de confiance réciproques à même d’empêcher de brusques regains de tensions, tel que constaté ces derniers jours encore autour du Haut-Karabagh. S’exprimant à l’issue d’un entretien avec son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov, en visite à Moscou, S. Lavrov a indiqué qu’une “désescalade” dans le conflit du Karabagh était essentielle pour la reprise de “négociations constructives” pour une résolution pacifique du conflit. Il a aussi reconnu que les parties en conflit étaient encore loin de s’entendre sur les “deux ou trois” éléments d’un accord de paix qui est présenté depuis plusieurs années déjà, par les médiateurs russe, américain et français. S. Lavrov a noté que les parties se sont dans les grandes lignes entendu sur le principe d’un accord de paix selon lequel les Arméniens se retireraient des “districts environnant le Karabagh” et sur une décision relative au statut du territoire contesté qui “prendrait en compte l’opinion de la population qui y vit”. “Sur la plupart de ces aspects d’un règlement final, nous avons eu un accord, mais deux ou trois sujets, qui sont la clé d’un plan global, sont toujours en discussions”, a déclaré le chef de la diplomatie russe lors d’une conférence de presse aux côtés d’E.Mammadyarov, en ajoutant : “Nous sommes encore loin d’une approche commune sur ces questions en suspens”.

Le ministre russe des affaires étrangères n’a pas expressément désigné ces sujets en suspens, et s’est contenté de signaler qu’il en avait discuté en détail avec E.Mammadyarov. S.Lavrov a poursuivi : “Dans les conditions actuelles, avant de reprendre des négociations constructives sur le règlement des questions en suspens, il importante surtout de parvenir à une désescalade de la situation sur le terrain, qui s’est brusquement tendue sur la Ligne de contact et dans les déclarations publiques dernièrement”. Les violations du cessez-le-feu autour du Karabagh se sont multipliées au cours des dernières semaines, chacune des parties se rejetant la responsabilité des tirs de mortiers qui résonnent de part et d’autre presque chaque jour. Au moins cinq soldats azerbaïdjanais ont été tués le 25 février lors de ces accrochages, que l’armée du Karabagh a désignés comme des provocations armées de l’Azerbaïdjan sur les positions arméniennes stationnées sur deux sections de la “Ligne de contact”. La partie azerbaïdjanaise a récusé cette version, et nié avoir procédé à de nouvelles tentative d’incursion en territoire arménien, même si les corps des soldats azéris tués se trouvaient dans le ‘no-man’s land’ à l’Est du Karabagh. S. Lavrov a ajouté que les deux parties devraient mettre en place des mesures de confiance spécifiques dont le principe avait été accepté par les présidents arménien et azerbaïdjanais lors de leurs deux dernières rencontres en mai et juin 2016.

Ces mesures prévoyaient notamment le déploiement d’un plus grand nombre d’observateurs de l’OSCE et la mise en place d’un mécanisme d’enquête internationale sur les incidents armés sur la ligne de front. Erevan avait indiqué que Bakou restait néanmoins hostile à la mise en oeuvre de telles mesures. De son côté, E.Mammadyarov, lors de la conférence de presse du 6 mars, a salué “les initiatives très sérieuses” de Moscou sur le Karabagh et a ajouté qu’il se sentait encouragé par les discussions « détaillées » avec S.Lavrov concernant “la direction vers laquelle s’orienter”. Il a ajouté que le processus de négociations ne pourra progresser que si l’Arménie accepte les “propositions qui sont sur la table”.... sans préciser davantage. Il est peu probable que le président azéri Ilham Aliev en dise davantage quand il rencontrera le président français François Hollande à Paris quatre jours après. Il n’est pas étonnant en tout cas que le ministre des affaires étrangères russe ait tenu à rencontrer E.Mammadyarov peu avant la visite que doit effectuer le président azéri, dans la foulée du président arménien Serge Sarkissian, en France, pays qui copréside, avec la Russie et les Etats-unis, le Groupe de Minsk de l’OSCE.

posté le 7 mars 2017 par Gari/armenews


DIPLOMATIE
Un député russe conseille à l’Arménie d’être prudente dans ses relations avec l’UE

L’Arménie devrait s’efforcer de resserrer ses liens avec l’Union européenne, a déclaré un haut responsable de la Douma russe lors d’une visite à Erevan vendredi.

Leonid Kalashnikov, qui préside la commission parlementaire russe sur les relations avec les anciennes républiques soviétiques, a déclaré que Moscou ne s’opposerait pas à un accord planifié entre l’UE et l’Arménie s’il respecte les engagements de ce dernier envers l’Union économique eurasienne (UEE).

“Il vous suffit de respecter ces normes parce que sinon, vous pouvez voir, par exemple, ce qui se passe actuellement en Moldavie“, a expliqué Kalashnikov. “J’étais là-bas récemment. Après avoir signé l’accord d’association avec l’UE, ils ont perdu un tiers de leur PIB et l’ensemble du marché russe parce qu’ils n’étaient pas en accord avec la Russie“.

“Et qu’ont-ils reçu en retour ? Rien, sauf les visas“, a commenté le député affilié au Parti communiste russe, qui est officiellement en opposition au président Vladimir Poutine, mais qui le conteste rarement.

“Il faut juste faire attention à l’UE. Ils se soucient seulement de leur marché. Tous les capitalistes sont comme ça“, a-t-il dit.

L’Arménie avait négocié en 2013 un accord d’association avec l’UE qui lui aurait donné un accès permanent et sans droits de douane au plus grand et plus riche marché mondial. Le président Serge Sarkissian a cependant changé d’avis au dernier moment, préférant devenir membre du bloc commercial dirigé par la Russie.

Bruxelles et Erevan ont finalisé un accord alternatif le mois dernier. Il contient les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’accord d’association annulé. Mais il n’a pas de composante liée au commerce libre en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

L’ambassadeur de Russie à Erevan, Ivan Volynkin, a indiqué le 10 février que le nouvel accord ne porterait pas atteinte à l’alliance de l’Arménie avec la Russie.

Kalashnikov et plusieurs autres hauts parlementaires russes dirigés par le président de la Douma, Vyacheslav Volodin, sont arrivés vendredi à Erevan pour des entretiens avec leurs homologues arméniens. Volodin a décrit l’Arménie comme le « partenaire stratégique » de la Russie et a déclaré que les deux États devraient approfondir leurs liens.

posté le 6 mars 2017 par Claire/armenews

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