Nouvelles d'Arménie
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Diplomatie


CONFLIT DU HAUT-KARABAGH
Malgré la position azérie peu constructive, l’Arménie veut poursuivre les négociations

Malgré la position peu constructive de l’Azerbaïdjan, les négociations sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh devraient se poursuivre, a annoncé le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Sergei Lavrov à Erevan.

“L’Arménie est disposée à continuer avec les coprésidents du Groupe de Minsk, de manière constructive, des réunions au niveau des ministres des Affaires étrangères et des présidents“, a précisé M. Nalbandian après des entretiens avec M. Lavrov dans la capitale arménienne. “Nous n’avons jamais refusé de nous rencontrer au niveau des ministres ou des présidents“, a-t-il ajouté.

M. Lavrov est arrivé lundi à Erevan pour s’entretenir avec M. Nalbandian et le président arménien Serge Sarkissian sur les relations bilatérales et le conflit du Haut-Karabagh. Le diplomate russe a visité Bakou les 19 et 20 novembre, où il a également discuté du règlement du conflit avec les dirigeants azerbaïdjanais.

S’exprimant à Erevan, Lavrov a réitéré l’idée que tous les éléments du règlement sont sur la table.

“Il y a tous les éléments pour une résolution de ce problème. Ces éléments sont résumés dans de nombreux documents qui, depuis 2007, 2009 et 2011, ont été déposés auprès du secrétaire général de l’OSCE. Ainsi, ils sont fixés en tant que propositions des coprésidents, ils sont toujours sur la table et la seule chose que je voudrais souligner, comme je l’ai fait à Bakou, est que ces éléments ont été formés en un seul paquet et il est très difficile de ne prendre qu’un, deux ou trois d’entre eux et dire : passons un accord basé que sur eux. Parce que, dans ce cas, des éléments d’équilibre seraient exclus et il n’y aura pas le résultat que nous attendons tous “, a expliqué Lavrov.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères, il est important que les présidents arménien et azerbaïdjanais se prononcent positivement à la suite de leur réunion du mois dernier à Genève, organisée par le groupe de Minsk de l’OSCE que la Russie préside conjointement avec les Etats-Unis et la France. “Il est très important que cette attitude positive nous aide à aller de l’avant. Les coprésidents sont engagés dans cela. Nous, avec Washington et Paris, analyserons où nous sommes parvenus, nous essaierons de faire des efforts actifs pour parvenir à un règlement“, a affirmé M. Lavrov.

“Je ne serai pas trop optimiste, c’est une tâche difficile, et toute l’expérience de nos négociations vient prouver qu’ils ne finiront pas rapidement“, a conclu le diplomate russe.

Plus tard dans la journée d’hier, Lavrov a été reçu par le président arménien Serge Sarkissian.

Selon le service de presse du président arménien, la réunion s’est concentrée sur les relations bilatérales que Sarkissian a décrites comme “authentiquement alliées“.

M. Lavrov a également salué le niveau actuel des relations russo-arméniennes et a informé M. Sarkissian de ses entretiens avec le ministre arménien des Affaires étrangères, M. Nalbandian, au cours desquels, a t-il dit, ils “ont revu toutes les orientations de notre alliance et partenariat stratégique“.

posté le 22 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GENOCIDE DES ARMENIENS
Sergueï Lavrov arrivé de Bakou à Erévan s’est rendu au mémorial du génocide des Arméniens

Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères est arrivé ce lundi 20 novembre en Arménie pour une visite officielle. Dès son arrivée à l’aéroport Zvartnots d’Erévan le chef de la diplomatie de Russie s’est dirigé vers le mémorial du génocide des Arméniens à Dzidernagapert sur les hauteurs d’Erévan afin de s’incliner devant la flamme éternelle dédiée aux 1,5 million de victimes civiles arméniennes du génocide de 1915. Sergueï Lavrov venait de Bakou où il avait rencontré les autorités azéries.

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Sergueï Lavrov le chef de la diplomatie russe au mémorial du génocide des Arméniens à Erévan

A Erévan, le ministre russe des Affaires étrangères examinera avec son homologue arménien Edouard Nalbandian et le président arménien Serge Sarkissian, le dossier du règlement pacifique du conflit de l’Artsakh (Haut-Karabagh). La Russie, dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE semble décidée à régler au plus tôt le conflit de l’Artsakh.

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Sergueï Lavrov le chef de la diplomatie russe au mémorial du génocide des Arméniens à Erévan

Le réchauffement diplomatique entre Moscou et Bakou expliquerait-il cette volonté russe de trouver une réponse urgente au règlement du conflit de l’Artsakh ? Moscou qui entretient également d’excellentes relations avec Erévan, son partenaire stratégique dans la région du Sud Caucase.

Krikor Amirzayan

posté le 21 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Diplomatie  Génocide  Image 450  Russie 


DIPLOMATIE
Sergueï Lavrov affirme que les tensions entre Moscou et Washington n’affectent pas le processus de paix au Karabagh
Dans son discours prononcée devant l’Académie diplomatique d’Azerbaïdjan le lundi 20 novembre à Bakou, où il se trouvait dans le cadre d’une mission de médiation dans la zone du conflit du Karabagh, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a jugé utile de souligner que la coopération de la Russie et des Etats-Unis dans le cadre du processus de paix au Karabagh n’était nullement affectée par les tensions actuelles entre les deux pays. “ La coopération dans le processus de règlement du conflit du Haut-Karabakh n’a pas été affectée par l’état actuel de nos relations bilatérales“, a déclaré le chef de la diplomatie russe, en précisant que « dans de nombreux domaines, ces relations sont dans une impasse“. “Nous partageons une même position avec les Etats-Unis et la France, et cela est un fait connu“, a poursuivi S. Lavrov, qui en profitait pour dissiper les spéculations qu’avait nourries sa tournée en Arménie et en Azerbaïdjan, où il a été parfois suspecté de vouloir faire cavalier seul, en l’inscrivant dans le cadre du processus de Minsk de l’OSCE. “Les coprésidents, ces trois pays, se rencontrent régulièrement au niveau des ambassadeurs et ministres, ainsi qu’à l’occasion de visites régulières dans région“. Le ministre russe des affaires étrangères a aussi exprimé l’espoir que la rencontre au sommet des presidents azerbaïdjanais et arménien Ilham Aliyev et Serge Sargsyan qui s’est tenue en octobre dernier à Genève parvienda à sortir de la “stagnation“ dont souffrait le processus de règlement du conflit du Karabagh.
Par ailleurs, lors d’une rencontre avec l’équipe dirigeante de l’Académie diplomatique d’Azerbaïdjan, le même jour, S. Lavrov a fait savoir que la Russie serait heureuse d’accueillir l’Azerbaïdjan au sein de son Union économique eurasienne (UEE), à laquelle l’Arménie s’est ralliée dès septembre 2013, au prix d’un renoncement au processus d’intégration à l’Europe, qui a été finalement relancé, mais sous la forme d’un accord de partenariat qu’elle doit signer avec l’UE à Bruxelles le 24 novembre. La Russie affirme ne pas être opposée à ce nouvel accord entre l’Europe et son partenaire et allié arménien, qui est d’ailleurs nettement moins poussé que celui que l’Arménie aurait dû signer 4 ans avant, mais il n’est pas étonnant qu’elle ait choisi ce moment pour réaffirmer son souhait de voir l’Azerbaïdjan, qui est d’ailleurs lui aussi éligible au programme de partenariat oriental de l’Europe, du moins officiellement, intégrer l’Union eurasienne. Bakou a jusqu’à présent repoussé les avances de la Russie, à laquelle elle a par ailleurs acheté pour des milliards de dollars d’armements. “L’Union économique eurasienne est une alliance ouverte à l’integration. Nous ne forçons personne à nous rejoindre, a précisé S.Lavrov, tout en rappelant que l’entrée de nouveaux membres avait toujours été saluée avec enthousiasme par les pays membres de l’Union eurasienne. Il est peu probable que l’Arménie, à laquelle S. Lavrov avait réaffirmé son sontien, en se rendant notamment sur le mémorial du génocide à Erevan, partagerait cet enthousiasme. Alors que l’adhésion du Tadjikistan est actuellement à l’étude, l’Arménie a fait savoir qu’elle s’opposerait à une entrée de l’Azerbaïdjan, fût-ce à titre d’observateur.
posté le 21 novembre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Diplomatie  Image 450  Karabagh  Russie 


REGLEMENT DU CONFLIT DU KARABAGH
Nalbandian parle des différences d’approche entre l’UE et l’Azerbaïdjan

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian pense qu’il est plus approprié de parler des différences entre les approches de l’Azerbaïdjan et de l’Union européenne, plutôt que de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, en ce qui concerne le règlement du conflit du Nagorno-Karabakh.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe à Erevan avec son homologue brésilien vendredi, M. Nalbandian a également commenté les rapports suggérant que les ambassadeurs des 28 pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur le texte de la déclaration du 24 novembre, à part un paragraphe, qui a trait aux conflits régionaux, et sur lequel l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont proposé un langage contradictoire.

“En ce qui concerne la déclaration, des négociations sont en cours et, jusqu’à l’achèvement de ces négociations, il est trop tôt pour en parler. Nous avons encore quelques jours à venir, voyons ce qui se passe“, a déclaré le haut diplomate arménien.

Dans le même temps, Nalbandian a insisté sur le fait que l’approche de l’Azerbaïdjan diffère de celle de l’UE autant qu’elle diffère de celle de l’Arménie.

“Ici, nous devrions plutôt parler des différences d’approche du règlement du conflit du Haut-Karabagh entre l’Azerbaïdjan et l’UE, l’Azerbaïdjan et la communauté internationale plutôt que l’Azerbaïdjan et l’Arménie“, a-t-il expliqué.

“ Cette différence est apparue à plusieurs reprises, y compris lors des précédents sommets ... La position de l’UE sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh a toujours été la même - à l’appui des efforts et des approches des pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE. Ce n’est pas une position situationnelle, mais c’est une approche bien réfléchie et consciente qui ne nuit pas au règlement du conflit du Haut-Karabagh, mais qui contribue aux efforts et aux approches des pays coprésidents et promeut une approche uniquement pacifique à la résolution du conflit. L’UE n’a jamais changé cette position. “

M. Nalbandian s’est entretenu la semaine dernière avec les coprésidents américain, russe et français du groupe de Minsk après son voyage à Moscou. Il aurait convenu d’une rencontre avec son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, en marge d’une réunion ministérielle de l’OSCE à Vienne, en Autriche, le mois prochain.

En vue de sa rencontre séparée avec les médiateurs le 16 novembre, Mammadyarov a souligné que lors des négociations avec Erevan, Bakou exige des « résultats concrets » et ne veut pas que « des négociations soient organisées juste pour dire qu’il y a eu des négociations ».

Nalbandian, à cet égard, a rappelé à son homologue azerbaïdjanais que « les pays coprésidents au plus haut niveau ont exhorté les parties à s’abstenir d’approches destructrices si elles veulent le règlement du conflit ».

“Les coprésidents ont exhorté les parties à réaffirmer leur engagement en faveur du règlement pacifique du conflit. L’Azerbaïdjan a-t-il fait cela ? Les coprésidents les ont exhorté à réaffirmer leur attachement aux trois principes bien connus du droit international : le non-recours à la force ou à la menace de la force, le droit des nations à l’autodétermination et l’intégrité territoriale. L’Azerbaïdjan a-t-il fait cela ? Les coprésidents réclament le respect inconditionnel et la mise en œuvre d’accords trilatéraux de cessez-le-feu à durée indéterminée. L’Azerbaïdjan fait-il cela ? Les coprésidents exhortent les parties à respecter les accords conclus précédemment. L’Azerbaïdjan fait-il cela ? », a accusé le ministre arménien des Affaires étrangères, Nalbandian.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 20 novembre 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Sergueï Lavrov en visite officielle en Arménie et en Azerbaïdjan le 20 et 21 novembre

Du 20 au 21 novembre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov effectuera une tournée en Arménie et en Azerbaïdjan avec pour ordre du jour le règlement du conflit du Haut-Karabagh. Maria Zakharova la porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a annoncé cette visite officielle du chef de la diplomatie russe à Erévan et Bakou le 20 et 21 novembre. A Erévan, Sergueï Lavrov rencontrera son homologue arménien Edouard Nalbandian. « Cette visite se réalise dans le cadre du 25ème anniversaire es relations diplomatiques, ainsi que le 20ème anniversaire de la charte d’amitié et de coopération avec l’Arménie. Les deux ministres participeront à l’inauguration de l’exposition « Russie et Arménie, des siècles d’amitié » ainsi que de l’émission d’un timbre-poste à cette occasion. «  Le dossier du règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh sera également à l’ordre du jour de ces rencontres » précise la porte-parole en ajoutant que le 20 novembre Sergueï Lavrov se rendra également en visite officielle en Azerbaïdjan où il rencontrera également son homologue azéri. « Nous avons toujours déclaré que l’Azerbaïdjan était dans la région du Caucase l’un de nos alliés militaires. Cette année nous célébrons le 25ème anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays » a tenu à ajouter Maria Zakharova en précisant toutefois que la Russie avec les autres co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE continue de soutenir le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Krikor Amirzayan

posté le 17 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Diplomatie  Karabagh  Russie 


DIPLOMATIE
La diplomatie russe se conforme au format du processus de Minsk, souligne Erevan

La tournée annoncée du ministre russe des affaires étrangères à Erevan et à Bakou où il doit discuter du processus de règlement du conflit du Karabagh s’inscrira “dans le strict format” du Groupe de Minsk de l’OSCE dont la Russie assume la coprésidence, a tenu à souligner jeudi 16 novembre un haut responsable arménien. S’exprimant devant les journalistes à l’issue de la reunion hebdoomadaire du conseil des ministres, le vice-ministre arménien des affaires étrangères Shavarsh Kocharian a admis qu’il y avait une certain agitation diplomatique autour du Karabagh, depuis l’annonce de la visite du chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov la semaine prochaine dans la zone du conflit où il rencontrera les présidents arménien et azéri dans leurs capitales respectives. Interrogé sur l’éventualité de nouvelles propositions russes motivant cette tournée, Sh. Kocharian a répondu : “Le ministre russe des affaires étrangères n’agit pas séparément.

Son action s’inscrit dans le format de la coprésidence [du Groupe de Minsk de l’OSCE]. Aussi, il paraît curieux que l’on cherche à chaque fois à trouver des motivations particulières [aux démarches de Lavrov]. Lui-même [Lavrov] a dû d’ailleurs opposer publiquement des démentis à ces allégations plus d’une fois ». Le conflit du Haut Karabagh a été évoqué dans le cadre de plusieurs sommets régionaux ces jours derniers, plus particulièrement à l’occasion de la rencontre à Sotchi des présidents russe V. Poutine et turc R.T. Erdogan le 13 novembre. Le lendemain, le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian avait par ailleurs rencontré à Moscow les coprésidents russe, américain et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, peu avant que le président arménien Serge Sarkissian rencontre son homologue russe V.Poutine. La question du Karabagh a bien sûr été au cœur de l’entretien, mais le service de presse de la présidence arménienne n’a donné aucun détail à ce sujet. Dans ce contexte diplomatique dynamique, l’annonce de la visite de S.Lavrov à Erevan et à Bakou prenait toutefois un sens particulier, même si à Erevan, on rappelle qu’elle s’inscrit aussi dans le cadre du 25e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Russie et les pays du Sud Caucase. Cette visite viserait à maintenir l’impulsion lancée par le sommet à Genève le 16 octobre des presidents arménien et azéri, qui avaient relancé un processus de paix dans l’impasse.

posté le 17 novembre 2017 par Gari/armenews


MOSCOU
Rencontre entre Serge Sarkissian et Vladimir Poutine

Le président arménien Serge Sarkissian a rencontré hier son homologue russe Vladimir Poutine au Kremlin dans le cadre de sa visite de travail à Moscou.

Selon un rapport publié par le Kremlin, les deux dirigeants ont discuté de “l’interaction des deux pays dans les sphères politiques et économiques, dans le domaine de la sécurité et de la coopération humanitaire“.

Poutine aurait également remercié le président arménien pour ses efforts en vue de l’organisation à Moscou d’une exposition consacrée à l’ouverture des Journées de la culture arménienne en Russie.

“L’avancement de la coopération russo-arménienne est évident“, a s’est réjoui le président Sarkissian. “Les contacts étroits entre nos deux peuples, les liens culturels, éducatifs, scientifiques sont particulièrement importants pour nous.“

Plus tard dans la journée, les dirigeants arménien et russe se sont rendus dans la galerie Tretyakov où sont actuellement exposées des œuvres du peintre arménien Martiros Sarian.

Selon les informations publiées par le bureau de presse du président arménien, au cours de la réunion, les deux parties ont également abordé le processus de règlement du Haut-Karabagh.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov, devraient discuter de la question du Karabagh aujourd’hui lors d’une réunion qui se tiendra à Moscou, par l’intermédiaire du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe

Lors d’une conférence de presse à Bakou, Mammadyarov a déclaré que l’Azerbaïdjan ne voulait pas qu’il “y ait des négociations juste pour dire qu’il y a eu des négociations“. “Nous demandons des résultats concrets“, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, devrait effectuer des visites en Arménie et en Azerbaïdjan en début de semaine prochaine.

L’agence de presse russe TASS a rapporté mardi que M. Lavrov avait déclaré que ses voyages à Erevan et à Bakou seraient liés au 25ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-arméniennes et russo-azerbaïdjanaises.

Pourtant, le haut diplomate russe a affirmé que les questions internationales seront également discutées au cours des réunions. “Nous allons essayer de comprendre à quel stade nos efforts sur le règlement du Haut-Karabagh sont, et ce après la réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à Genève“, a expliqué M. Lavrov.

Le président arménien Sarkissian et son homologue azerbaïdjanais Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Haut-Karabagh lorsqu’ils se sont rencontrés dans la ville suisse le 16 octobre.

posté le 16 novembre 2017 par Claire/armenews

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PRESIDENT DU PARLEMENT DU KARABAGH
Il met en garde contre des discussions « prématurées » sur les concessions territoriales

Un haut responsable du Haut-Karabagh a expliqué vendredi qu’il était encore trop tôt pour parler de concessions territoriales à l’Azerbaïdjan dans un accord de paix arméno-azerbaïdjanais plus large.

“Je crois que maintenant, surtout après les combats au Karabakh d’avril 2016, nous avons une bien meilleure idée de toutes les composantes de notre système de sécurité“, a déclaré Ashot Ghulian, président du Parlement du Karabagh, à la presse à Erevan.

“Ce système tient compte à la fois des territoires et de notre viabilité économique. Je suis profondément convaincu que nous ne pouvons pas affaiblir cela, ni abandonner quoi que ce soit en échange de quelque chose d’inconnu “, a-t-il précisé.

“Je ne pense pas que nous devrions nous engager prématurément dans de telles discussions parce que cela ne ferait que nuire à notre force interne, car nous commencerions à chercher ceux qui disaient que des concessions pouvaient être faites et qui disaient qu’ils ne le pouvaient pas“, a ajouté Ghulian.

À cet égard, M. Ghulian a refusé de commenter la récente remarque du président Serge Sarkissian selon laquelle un règlement pacifique du conflit du Karabagh ne pouvait être que « douloureux » pour les deux parties en conflit.

Sarkissian a pris la parole deux semaines après sa rencontre du 16 octobre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev qui s’est tenue à Genève. Les deux dirigeants se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit.

Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé dans la ville suisse qu’ils organiseront prochainement des « séances de travail » entre le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Les pourparlers pourraient avoir lieu dès cette semaine.

Ghulian a affirmé que la partie arménienne a durci sa position sur la paix au Karabagh depuis les hostilités d’avril 2016 : “Je pense que, pour l’instant, il n’y a pas de raison d’adoucir cette position“.

Ghulian a pris la parole après qu’une délégation de députés du Karabagh a tenu une réunion avec des membres du Parlement arménien. La délégation, à la tête de laquelle était Ghulian, a été reçue par Sarkissian plus tard dans la journée. Un communiqué du service de presse présidentiel n’a pas dit s’ils ont discuté des prochaines négociations arméno-azerbaïdjanaises.

posté le 13 novembre 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
E.Nalbandian évite les sujets qui fâchent lors de sa visite en Israël

Israël et l’Arménie sont animés de la même volonté de dynamiser et développer leurs relations. Le ministre arménien des affaires étrangères Edward Nalbandian l’a souligné mardi 7 novembre, à l’issue d’une rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, l’un des temps forts de sa visite en Israël dont il s’est dit persuadé qu’elle contribuerait à donner un “nouvel élan” aux relations israëlo-arméniennes. Durant leur entretien, les deux responsables ont évoqué les perspectives d’un développement de leurs relations commerciales et économiques, dans un cadre légal qu’ils s’emploient à élargir et harmoniser, ainsi que les projets de mise en œuvre de programmes communs dans les domaines des technologies de communication, l’éducation, les sciences le tourisme et l’agriculture.

La discussion aurait aussi porté sur le processus de règlement du conflit du Haut-Karabagh, E.Nalbandian ayant informé B.Netanyahou des derniers développements dans la zone du conflit, mais le premier ministre israélien semblait surtout soucieux de dégager un terrain d’entente avec le chef de la diplomatie arménienne sur des questions relatives à l’ensemble de la région, et plus particulièrement à l’Iran, dont il a une fois encore dénoncé les “tentatives d’imposer sa présence militaire dans la région”. “Nous allons renforcer les relations entre Israël et l’Arménia dans les domaines technologiques, le cyberespace et l’agriculture”, a tweeté pour sa part B. Netanyahou, qui exerce aussi la fonction de ministre des affaires étrangères d’Israël, à l’issue de sa rencontre avec E.Nalbandian.

Sur le reste, il semble que les points de convergence étaient limités. Le premier ministre israélien, conservateur et nationaliste, qui considère l’Iran comme le principal adversaire de l’Etat hébreu dans la région et qui a été l’un des rares dirigeants à s’être félicité de la remise en cause par D. Trump, de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, pouvait difficilement rallier à sa cause le chef de la diplomatie de l’Arménie, qui a toujours entretenu d’excellentes relations avec l’Iran et qui approuve en termes à peine voilés la politique russe de soutien au régime syrien de Bachar Al Assad, autre bête noire de l’Etat hébreu, qui lui en veut plus encore aujourd’hui que par le passé pour avoir permis aux milices chiites iraniennes d’approcher ses frontières, aux côtés de l’armée syrienne et de son allié chiite libanais du Hezbollah.

Les livraisons d’armes iraniennes aux milices du Hezbollah, auxquelles Israël n’a pas pardonné ses succès militaires lors de la guerre qu’il lui a livrées, il y a plus d’une décennie, au Sud Liban, ont été prises pour cibles à plusieurs reprises ces derniers mois par les avions de chasse israéliens, et Israël ne manque pas une occasion de dénoncer l’accumulation, par la milice libanaise chiite, d’un arsenal qui agiterait la menace d’une nouvelle guerre. Pourtant, l’Arménie est en droit de son côté, de soulever la question d’autres livraisons d’armes, israéliennes cette fois, à destination de son ennemi, l’Azerbaïdjan. Ce dernier est l’un des gros clients de l’industrie d’armement israélienne, dont certains des fleurons, comme les drones, ont été testés en grandeur réelle cet été sur les positions arméniennes du Karabagh lors de démonstrations effectuées par des experts israéliens auprès de militaires azéris, ce qui avait suscité une vive réaction de la partie arménienne.

La question avait été évoquée lors de la visite à Erevan en juillet du ministre israélien de la coopération régionale, Tzachi Hanegbi, après laquelle une enquête avait été diligentée par le ministère israélien de la défense et le contrat portant sur la vente de ces armes avait été suspendu dans l’attente des résultats. Mais l’Etat hébreu évite soigneusement de critiquer le régime de Bakou, allié à la Turquie avec laquelle Israël vient d’ailleurs de se réconcilier, après un froid de près de 7 ans. La réconciliation entre Israël et la Turquie, allié traditionnel de l’Etat hébreu dans la région, soulève un autre sujet délicat qui, avec les livraisons d’armes israéliennes à l’Azerbaïdjan, font obstacle à une amélioration réelle des relations arméno-israéliennes : timidement esquissée, la reconnaissance du génocide des Arméniens est retirée de l’agenda politique et diplomatique israélien, pour ne pas fâcher la Turquie. Le ministre Nalbandian, qui s’est recueilli devant le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, en hommage aux victimes de l’Holocauste, repartira donc d’Israël sans avoir obtenu de ses interlocuteurs israéliens, singulièrement le président de la Knesset, Yuli Edlestein, quelque avancée sur la question de la reconnaissance du génocide des Arméniens par l’Etat hébreu.

posté le 10 novembre 2017 par Gari/armenews