Nouvelles d'Arménie
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Livres


VALENCE-NEGATIONNISME
A Valence, « Arménia », l’amicale Malatia et la Fnacfoa investissent la Fnac et demandent le retrait du livre négationniste « Divergences turco-arméniennes ! » d’Yves Bénard

Les associations « Arménia » avec son président Krikor Amirzayan entouré de ses membres Alain Euksuzian et Vartkés Simonian, Khosrof Iliozer président de l’Amicale de Malatia accompagné de Jean-Pierre Iliozer et Georges Eretzian président de la FNACFOA (Fédération nationale des anciens combattants français d’origine arménienne) ont investi ce samedi 23 juin la Fnac de Valence (Drôme).

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A Valence, « Arménia », l’amicale Malatia et la Fnacfoa investissent la Fnac et demandent le retrait du livre négationniste « Divergences turco-arméniennes ! » d’Yves Bénard

Ils protestaient contre la présence en rayon de la Fnac du livre négationniste « Divergences turco-arméniennes ! » d’Yves Bénard paru en octobre 2017 aux éditions du Panthéon et qui reprend méthodiquement toutes les thèses officielles d’Ankara en niant le génocide des Arméniens. Krikor Amirzayan accompagné des responsables des associations arméniennes a demandé à rencontrer la direction de la Fnac de Valence. La responsable des livres n’a pas tardé à répondre à la demande. Krikor Amirzayan, Georges Eretzian, Khosrof Iliozer ont alors expliqué à la responsable de la Fnac de Valence la raison de leur action et demandé le retrait du livre négationniste des rayons. La responsable de la Fnac a alors pris bonne note de la demande et procédé sur le champ au retrait immédiat du livre. Elle a ensuite demandé au président d’« Arménia » de présenter les raisons de leur requête dans une lettre qu’elle adressera à la direction nationale de la Fnac.

Krikor Amirzayan « La France a reconnu par une loi le génocide, mais Ankara tente par divers moyens de contourner celà afin de ne pas répondre au crime qu’elle commit en 1915. Par ces réseaux de distribution la Turquie tente d’infiltrer le lectorat français en présentant ses thèses négationnistes. Nous sommes atterrés et serons vigilants sur la suite de cette affaire, surtout que Valence compte une forte communauté arménienne qui se sent ainsi bafouée dans sa mémoire, cette communauté étant issue principalement du génocide. »

Sorti en octobre 2017, le livre « Divergences turco-arméniennes ! » d’Yves Bénard paru aux éditions du Panthéon (168 pages) est un véritable document négationniste qui entre dans le circuit de la Fnac ou d’Amazon. Le résumé du livre présenté par son éditeur est édifiant et ne laisse aucun doute sur sa portée négationniste. Cette note de l’éditeur reprend : « Lorsque la première guerre mondiale éclate, commence une funeste période semant partout mort et souffrance. La Turquie est assaillie de toutes parts et ses hommes valides sont appelés à combattre, laissant derrière eux femmes, enfants et vieillards. En pleine rébellion, les miliciens arméniens orchestrent alors un plan d’extermination. Une véritable folie meurtrière donnant lieu à des actes de barbarie indescriptibles, n’épargnant rien à ces civils sans défense. Présenté dans un ensemble structuré et appuyé d’archives essentielles, l’ouvrage met ainsi en lumière un fait méconnu du conflit turco-arménien. Démontrant que les Arméniens ont leur part de responsabilité, il révèle ici une page sombre et inattendue de l’histoire. Convaincu que les manuels scolaires français font l’impasse sur un fait capital, Yves Bénard a mené une quête de documents périlleuse. C’est en arpentant la Turquie et en réalisant un travail de recherche conséquent, qu’il démontre sa volonté de rendre justice à un peuple attachant. » L’auteur a préparé ce document sur les seules lectures des œuvres des historiens officiels d’Ankara. Reprenant chacune des thèses turques et accusant les Arméniens tout au long de l’ouvrage sur ces « allégations arméniennes » de ce « prétendu génocide ». Des Arméniens coupables de collusion avec l’ennemi Russe...

Le livre tout entier est un document négationniste qui nie le génocide des Arméniens en minimisant les faits et retournant les victimes -les Arméniens- en bourreaux. La France qui a reconnu officiellement le génocide en 2001 permet néanmoins ces publications négationnistes qui sont un affront pour la loi française. La loi de pénalisation du négationnisme du génocide des Arméniens tant de fois demandée serait une nouvelle fois d’un grand secours pour mettre fin à ces commandes d’Ankara sur le sol français. Pour complément, quelques infos sur la page : http://www.genocide.fr/Negationnisme/YB.htm

posté le 24 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Histoire  Image 450  Livres  Negationnisme  Valence 


MARSEILLE
Présentation du livre de Jacques Donabédian « Parcours d’un colleur d’affiches au service de la Cause arménienne » au Centre culturel Sahak-Mesrop de Marseille

Un public important était présent jeudi 17 mai au Centre culturel Sahak-Mesrop de Marseille pour la présentation du livre de Jacques Donabédian « Parcours d’un colleur d’affiches au service de la Cause arménienne », un livre préfacé par Jean-Claude Gaudin Maire de Marseille.

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Jacques Donabédian a débuté par la présentation de son livre par la phrase émouvante sur un souvenir : « Nous marchions dans la campagne, ma main dans celle de mon père, je n’avais pas dix ans quand il me raconta l’épopée de sa famille. Je ne savais pas que ce trop court moment de partage déterminerait le cours de toute ma vie. « Parcours d’un colleur d’affiches » commence à cet instant. »

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Jacques Donabédian raconte dans son livre sa vie familiale à Tunis, sa formation, sa vie professionnelle puis ses 25 ans au Centre d’Etudes Arméniennes et ses 20 ans au service du Comité du 24 Avril et du CCAF Sud qui lui laissent un souvenir intarissable d’actions particulièrement percutantes. Elaboré d’une écriture agréable et facile à lire, le livre contient les sentiments personnels avec les évènements qui ont marqué tout au long des cinquante dernières années les étapes de son parcours : la naissance de sa fille, de ses petits-enfants, ses actions humanitaires, et son action pour le vote de la loi de reconnaissance du génocide arménien. Il évoque également ses échecs...

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D’un caractère trempé, Jacques Donabédian a rappelé ses bonnes relations avec les élus de la région marseillaise, ce qui ne l’empêchaient pas d’exprimer sa colère lorsqu’il lui semblait nécessaire. Pour preuve ses courriers et ses discours contenus en annexe dans son livre.

Après la présentation du livre, Jacques Donabédian s’est prêté à la séance de dédicace qui a clôturé la soirée qui a enchanté le public. Photos Isahak Akkayan

Krikor Amirzayan

posté le 28 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


LIVRES
Présentation à Erévan d’un livre sur les correspondances d’Aram Manoukian l’un des fondateurs de la Première République d’Arménie

Samedi 26 mai à Erévan dans le cadre du Forum international dédié au 100ème anniversaire de la Première République d’Arménie s’est déroulée à Erévan la présentation du livre « Aram Manoukian, correspondance » (« Aram Manoukian, namagani » en arménien) qui vient d’être édité.

Etaient présents à cette présentation des militants de la FRA Tachnagtsoutioun, des professeurs et écrivains venus de Géorgie et de la diaspora. Ce livre qui regroupe les lettres d’Aram Manoukian (1879-1919) l’un des fondateurs de la Première République d’Arménie et Ministre de l’Intérieur, fut réalisé par l’historien Yervant Pamboukian. Ce dernier a utilisé les archives de la FRA Tachnagtsoutioun pour réaliser l’ouvrage. Le livre contient 354 lettres d’Aram Manoukian écrites entre 1904 et 1915. La majeure partie de ces courriers est éditée pour la première fois. 260 lettres se rapportent à l’autodéfense du peuple arménien, de l’organisation des combats jusqu’à l’approvisionnement en armes. Une mine de document qui appartient désormais à l’Histoire de l’Arménie selon Yervant Pamboukian. Le livre est édité en 1000 exemplaires. Il est également en ligne sur le site historyofarmenia.am.

Krikor Amirzayan

posté le 27 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


Livres
Valérie Toranian ce soir chez Laurent Ruquier

Ce soir, à partir de 23h15, sur France 2, Laurent Ruquier reçoit, dans On n’est pas couché, la romancière Valérie Toranian, à propos de son dernier ouvrage « Une fille bien » (1).

C’est le second roman de la directrice de la Revue des deux mondes, auparavant directrice de la rédaction du magazine Elle.

Le premier livre de Valérie Toranian (co-fondatrice des Nouvelles d’Arménie), « L’étrangère » a obtenu le Grand prix 2015 de l’héroïne Madame Figaro et reçu le Prix Charles Aznavour à Marseille (2016).

Postface

Pourquoi sa vie avait-elle basculé en si peu de temps ?

(JPEG) Quand Louise Castillo lui restitue le journal intime qu’elle avait oublié chez elle trente ans plus tôt, un malaise gagne la narratrice : des pages entières sont raturées, qui semblent évoquer un événement grave, lié à une relation avec un homme plus âgé. Pourquoi ne se souvient-elle de rien ?

Alors que Sibel, sa vieille tante fantasque dont le passé arménien est marqué par la tragédie, pense qu’elle est le jouet d’une malédiction familiale, ses amies lui intiment d’affronter son histoire forcément traumatique et ses fils s’inquiètent de sa nervosité grandissante. Quant à elle, elle redoute de s’enfermer dans le rôle de la victime. Valérie Toranian dresse, sous la forme d’une enquête psycho-logique, le portrait d’une fille bien résolue à résister à toute forme de conformisme. Elle nous livre une véritable comédie dramatique mettant en scène, entre cocasserie et gravité, nos obsessions contemporaines.

(1) Une fille bien (Flammarion) 272 pages

posté le 26 mai 2018 par Jean Eckian/armenews


LIVRE-GENOCIDE DES ARMENIENS
Sortie du livre « La Reconnaissance par la France du génocide des Arméniens » d’Ohvanesse G. Ekindjian sous-titré « Méandres d’une longue marche »

Sortie aux éditions L’Harmattan dans la collection « Peuples et cultures de l’Orient », fin mars du livre « La Reconnaissance par la France du Génocide des Arméniens » d’Ohvanesse G. Ekindjian sous-titré « Méandres d’une longue marche ».

Alors que les Arméniens de la planète commémorent le 103ème anniversaire du génocide de 1915 la reconnaissance du génocide des Arméniens en France par une loi en 2001 fut un acte historique. Le livre d’Ohvanesse G. Ekindjian nous retrace le long cheminement de cette reconnaissance. A lire tant pour l’histoire que l’actualité présente.

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Couverture du livre « La Reconnaissance par la France du génocide des Arméniens » d’Ohvanesse G. Ekindjian sous-titré « Méandres d’une longue marche »

Ci-dessous la note de l’éditeur :

« 1918, la Turquie a capitulé. La France se voit confier des responsabilités majeures en Anatolie. Après avoir bataillé contre Mustafa Kemal, elle lui cède tout pour conserver son pré carré, la Grande Syrie. C’est alors l’exode sans retour des chrétiens. Jusque dans le début des années 70, c’est le grand silence. Le monde est interpellé à partir de 1975 par les attentats de jeunes Arméniens du Liban à l’encontre de diplomates turcs. Ils réclament en vain la reconnaissance du génocide par la Turquie. Le drame de 1915 est-il un génocide ? Oui pour le Tribunal permanent des peuples, la Sous-Commission des droits de l’homme de l’ONU et, en 1987, le Parlement européen.

Alors, la communauté arménienne de France s’engage pour la reconnaissance du génocide par l’Assemblée nationale et le Sénat. Le succès est au bout du chemin, en dépit de l’opposition d’un exécutif qui ne veut pas fâcher la Turquie pour des raisons diplomatiques.

Cet ouvrage décrit les combats menés par ceux qui méritent le nom de « Justes », car ils ont porté des valeurs universelles.
- Ohvanesse G. Ekindjian consacre son premier livre à la mythique Édesse, aujourd’hui Urfa. Il décrit ensuite l’épisode tragique de l’occupation française qui se termine dès 1921 par le départ obligé des chrétiens. Il termine sa trilogie en retraçant le long cheminement pour la reconnaissance par la France du génocide des Arméniens. »

- « La Reconnaissance par la France du Génocide des Arméniens » d’Ohvanesse G. Ekindjian sous-titré « Méandres d’une longue marche » chez L’Harmattan (mars 2018, 23,50 €). Disponible en librairie et sur les sites de la Fnac et Amazon.

Krikor Amirzayan

posté le 6 avril 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


Livres
« Cuisine d’Arménie » édité en Arménie

Jamais livre de cuisine arménienne n’aura autant fait parlé de lui, et en conséquence de l’Arménie elle-même. C’est l’exploit qu’ont réalisé Corinne et son frère Richard Zarzavatjdian en mobilisant tous les plateaux de télévision, la presse et la radio. Un succès à plusieurs milliers d’exemplaires qui vient aujourd’hui de trouver sa traduction en Arménie même, c’est dire !

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Nous ne pouvons que féliciter chaudement la famille Zazavatdjian, puisque les recettes présentes dans le livre sont celles de Jacqueline Zarzavatdjian, la propre mère de Corinne et Richard, nos ambassadeurs de saveurs.

J.E

posté le 21 mars 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Livres 


LIVRE ENFANTS
Le conte arménien « Le Maître du Jardin » dans un magnifique pop-up

Une auteure et un illustrateur français redonnent vie au conte arménien Le Maître du Jardin. Une jolie histoire dans laquelle la bienveillance gagne sur la cupidité et la terreur.

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À coups de crayons, de colles et de ciseaux, l’illustrateur Damien Schoëvaërt-Brossault et l’auteure psychanalyste Danielle Dalloz livrent leur version du conte Le Maître du Jardin, qui montre la décadence du roi aveuglé par son désir de puissance, bien trop despotique pour comprendre ce dont le rosier magique, qui a le secret de l’éternité, a besoin pour s’épanouir... Des aventures pour rappeler que “l’éternité appartient à celui qui veille sur l’autre avec amour et sagesse.

Trente pages à tourner, déplier, refermer et admirer dans un magnifique pop-up (c’est-à-dire un livre animé contenant des mécanismes en volume ou mettant en mouvement certains des éléments). Cette composition en entrelacs invite l’œil au passage, à la transition indéfinie entre l’apparition et la disparition, jouant avec malice avec des motifs arméniens. L’original dessiné de sa main dans l’idée d’une adaptation théâtrale est finalement un projet littéraire numérisé en Italie puis assemblé en Chine. Le résultat ? 5 000 exemplaires d’un ouvrage lumineux et poétique, à la fois ludique et didactique, qui convient aux enfants dès l’âge de 2 ans.

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Le Maître du Jardin, Danielle Dalloz et Damien Schoëvaërt-Brossault, Éditions Kaléidoscote, 15,90 €.

posté le 5 mars 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti



LIVRES
Le livre « Cuisine d’Arménie » de Corinne et Richard Zarzavatdjian de nouveau sur les rayons de la Fnac à Valence

Après une rupture de stocks de plusieurs semaines, le livre « Cuisine d’Arménie » de Corinne et Richard Zarzavatdjian -qui avait été présenté à Bourg-Lès-Valence le 12 janvier avec « Arménia »- est revenu dans les rayons après sa réimpression. Ici à la Fnac de Valence (Drôme). Le livre connaît un vif succès en librairie.

Krikor Amirzayan

posté le 1er mars 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Livres 


LIVRES-VIENT DE PARAÎTRE
Le livre « Messagers du désastre » d’Annette Becker (Fayard Histoire) aborde également le génocide des Arméniens

Lu le livre « Messagers du désastre » d’Annette Becker qui vient de paraître en janvier chez Fayard (collection Histoire) aborde également très largement le génocide des Arméniens. Note de l’éditeur : « Dès 1941, une poignée d’hommes, dont Raphael Lemkin, un juriste juif, et Jan Karski, un catholique résistant, perçurent l’ampleur de la destruction des Juifs au sein des crimes de la Seconde Guerre mondiale. Mais ils ne rencontrèrent qu’incompréhension et rejet. Forte de son regard de spécialiste de la Grande Guerre, Annette Becker éclaire d’une façon inédite l’un des points les plus sensibles de l’histoire : comment convaincre de l’impensable ? Pendant la Première Guerre mondiale, les Arméniens avaient déjà été victimes d’une extermination comparable. Pourquoi alors n’a-t-on pas voulu voir ce que Lemkin cherchait à nommer et faire reconnaître depuis les années vingt et trente jusqu’à l’adoption par l’ONU en 1948 de la « Convention pour la prévention et la punition du crime de génocide » ? Ce livre replace dans le temps long, jusqu’aux films et fictions littéraires récentes - telles celles de Claude Lanzmann ou Yannick Haenel , le combat de ces hommes qui, du génocide des Arméniens à celui des Juifs, se sont battus pour faire voir au monde et condamner l’abominable. Depuis 1945, au vu de tant d’événements tragiques, avons-nous réellement compris leurs messages ? »

Cet ouvrage d’Annette Becker apporte au thème du génocide et de son invention par le juriste Raphaël Lemkin une note supplémentaire pour enrichir nos connaissances sur l’histoire.

-  « Messagers du désastre » d’Annette Becker (Fayard Histoire, 288 pages, 20,90 €)

Krikor Amirzayan

posté le 15 février 2018 par Krikor Amirzayan/armenews