Nouvelles d'Arménie
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Culture


Les actus de l’artiste Agop

Si vous n’avez pas allumé votre TV mercredi soir, voici le replay de la Live Session pour Monte le Son sur France 4 d’Agop. Au menu 3 titres, dont une cover de Kylie Minogue. Avec Guillaume Estivie (batterie électronique) et Levon Khozian (doudouk).

Découvrez également le clip (très foot) d’Always on., son nouveau single feel-good.

Et rendez-vous ce dimanche 18 juin à partir de 19h à Paris pour un live acoustique sur le toit de la Cité de la Mode et du Design !

posté le 16 juin 2017 par Claire/armenews


COLLEGE DES BERNARDINS
Une fête de la musique autour de la culture arménienne

Traditionnellement consacrée à la découverte des musiques du monde, le Fête de la musique du Collège des Bernardins met cette année à l’honneur le doudouk, instrument arménien placé depuis 2005 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Araik Bartikian est un des joueurs de doudouk les plus connus. Né en Arménie en 1962, il a appris à jouer de cet instrument avec son grand-père. A seize ans, ce dernier l’amène auprès du grand maître Djivan Gasparian, qui habitait le même quartier. Ainsi débute des années d’apprentissage auprès de celui qui restera son seul maître. En 1982, il est admis au Conservatoire Komitas d’Erevan dirigé par Ghazaros Sarian. Il y reçoit une formation classique complète et obtient le grand prix en 1987 avec une pièce de Komitas pour harpe et doudouk. Jouant depuis en solo ou en formation, il est invité à donner des concerts dans le monde entier.

Mercredi 21 juin à 20h30
Dans la Nef du Collège des Bernardins - 20 rue de Poissy, 75005 Paris
Infos : 01 53 10 74 44 ou www.collegedesbernardins.fr
Distribution : Premier doudouk Araik Bartikyan, deuxième doudouk Rubén Kniasian et chant par Annik Shahnazaryan
Entrée libre

posté le 13 juin 2017 par Claire/armenews


LITTERATURE
Négar Djavadi lauréate du prix de la Porte Dorée pour Désorientale

Le prix littéraire de la Porte Dorée 2017 a été attribué ce jeudi 8 juin à Négar Djavadi pour son premier roman Désorientale (Liana Levi).

Le prix récompense chaque année une oeuvre de fiction écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires. Il est doté de 4 000 euros. Empreint de style cinématographique, ce premier roman foisonnant a séduit les lecteurs du comité de lecture et les membres du jury.

La saga familiale, l’évocation des exils multiples (notamment arménien), les allers-retours entre passé et présent ainsi que l’ÉVÉNEMENT constituent la force de ce roman, très dense et généreux.

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Mya Guenoun, lycéenne et membre du jury s’est exprimée lors des délibérations « Cette histoire nous montre un visage différent de l’exil. Elle nous prouve que malgré les séquelles, malgré la douleur ressentie lorsque l’on ne sait plus exactement d’où l’on vient, rien ne s’arrête, rien n’est oublié et tout continue. Et que personne n’est prédestiné à vivre telle ou telle vie. ».

De son côté, Négar Djavadi a déclaré : « C’est quelque chose d’incroyable dans mon histoire personnelle, ça veut bien dire que cette histoire qui est la mienne - je suis de la première génération venue d’Iran - s’inscrit dans l’histoire de l’immigration en France et qu’on a su, comme d’autres auteurs de la liste, dépasser notre histoire, on a su la raconter (...) pour dédramatiser l’exil, l’immigration et ce qu’on veut nous faire croire de l’immigration comme danger. Il y a une harmonie qui se crée entre l’immigré et l’histoire du pays d’accueil et qui passe par la littérature. Ça montre aussi qu’on vient enrichir un pays, à travers la langue, et ça fait plaisir de se le dire. »

posté le 9 juin 2017 par Claire/armenews


UZES
Viken Berberian et Yann Kebbi au Festival de la BD d’Uzès

Au cœur de la capitale arménienne et de cette révolution architecturale, Yann Kebbi, et l’énergie monumentale de son trait, associé à l’humour absurde de l’écrivain Viken Berberian, dessine un portrait grotesque et terriblement réaliste de notre monde dans le roman graphique La structure est pourrie, camarade. “Il faut tout reconstruire, terminés les vieux immeubles historiques, place au renouveau !”

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Les auteurs seront au festival de la BD à Uzès à la librairie Le Parefeuille les 1er et 2 juillet à partir de 10h.

posté le 6 juin 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture 


CINEMA
La participation de Dan Gharibian au film Django

Etonnant que la vie si romanesque de Django Reinhardt, guitariste hors-norme, n’avait encore jamais été portée sur grand écran. C’est désormais chose faite avec le film Django d’Etienne Comar, dans lequel Reda Kateb joue ce musicien génial et insouciant. Grâce à son swing aérien, il triomphe dans les grandes salles parisiennes en 1943, alors que dans toute l’Europe ses frères Tsiganes sont persécutés.

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Parmi ces Tsiganes, on retrouve à l’écran Dan Gharibian dans la séquence qui commence le film. L’ancien leader de Bratsch joue un vieil aveugle et interprète un magnifique air tsigane (Mer Ham Sinti), avec ses compagnons, autour d’un feu dans une forêt des Ardennes. “J’ai vraiment pensé la première séquence du film comme une ouverture au sens musical du terme, qui raconte ce qu’est le film, avec ce musicien aveugle qui ne veut pas entendre le danger qui se rapproche, au point d’y laisser sa vie“, a expliqué le réalisateur. Cette scène est probablement la meilleure du film, une des seules où une forme de tension saisit le spectateur.

Django, d’Etienne Comar
Avec Reda Kated, Cécile de France, Beata Palya, Bimbam Merstein, ...
1h55 - En salles en ce moment

posté le 22 mai 2017 par Claire/armenews


PARIS
« Un siècle après » d’Araxe Sassoun : Respect des racines et envie d’ailleurs

L’ensemble de danse et de musique arménienne de la JAF Marseille, Araxe Sassoun, a conquis le public du Casino de Paris samedi 13 mai.

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La danse du Sabre.

Véritable hymne à la vie, ce spectacle a été créé en 2015 à Marseille pour commémorer le génocide. Démontrer la force d’un peuple par la culture, tel était l’objectif d’Araxe Sassoun. Pari réussi à travers une suite de 24 tableaux dans lesquels les 100 artistes ont démontré avec talent la vitalité et la créativité des descendants des survivants de la tragédie.

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Michaël Vémian, Marion et Pascal Chamassian.

Il a fallu deux ans de préparation à Pascal Chamassian entouré de la chorégraphe Marion Chamassian et du chef d’orchestre et compositeur Michaël Vémian, pour concevoir Un siècle après. Le spectacle juxtapose tradition et modernité, respect des racines et envie d’ailleurs.

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Les Guindos, Arméniens de Tiflis, rivalisent pour les beaux yeux d’une Européenne.

Le ton est donné dès le début du spectacle : le chant liturgique des défunts qu’interprète la soprano Naïra Abrahamian de sa voix cristalline, réveille l’âme de femmes qui se déplacent selon une chorégraphie résolument moderne, vêtues de costumes d’une grande sobriété.

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La soprano Naïra Abrahamian.

Les 40 danseurs ont interprétés des chorégraphies du grand maître d’Arménie - Vanouch Khanamirian - ainsi que les créations de Norayr Mehrabyan, Felix et Thérésa Grigoryan, Marion et Pascal Chamassian. Sans oublier Alessandra Delle Monache à qui l’on doit un tango arméno-argentin composé par Michaël Vémian.

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Chant tzigane avec Milesys Pinto.

L’un des grands atouts d’Araxe Sassoun est son orchestre composé de 35 musiciens où les instruments traditionnels côtoient guitare et trombone. La troupe est également riche de 25 choristes qui apportent une ampleur au spectacle.

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L’orchestre composé de 35 musiciens.

Une grande cohésion ainsi qu’une maturité artistique émanent de la centaine d’artistes qui ont transmis leur passion au public.

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Le murmure des montagnes avec vue sur le Mont Ararat.

Parmi les spectateurs du Casino de Paris : Viguen Tchitechian, ambassadeur d’Arménie en France ; Pauline Véron, adjointe à la mairie de Paris ; Alexis Govciyan, premier adjoint à la mairie du 9e, Yves Ternon, Liz Sarian, Gilbert Léonian, Elise Boghossian, présidente d’EliseCare. A noter également la présence de Philippe Khoubesserian et de Patrice Djololian du Ballet arménien Navassart et de Christina Galstian de la compagnie de danse Yeraz. Le spectacle s’est achevé par une standing ovation méritée. Une soirée sous le signe du métissage musical et chorégraphique qui restera dans les mémoires.

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Prochaines représentations :
20 mai : Théâtre Sébastopol de Lille
9 et 10 juin : Théâtre National des Salins à Martigues
7 octobre : Opéra Berlioz, Corum de Montpellier

Texte : Elisabeth Baudourian
Photos : Jean Yérémian

posté le 16 mai 2017 par Claire/armenews


EXPOSITION
L’artiste Ludvig Sahakyan au Salon de Montrouge

Tapisserie sur la déforestation, vidéo de survivalistes, exposition de factures impayées... Le 62e Salon de Montrouge, brosse le paysage d’une jeune création plastique versée dans l’activisme soft. Un panorama riche et parfois sombre, dans un parcours chapitré par affinités électives.

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Elaborée et élégante, la scénographie du parcours a été réalisée par Ramy Fischler et Vincent Le Bourdon et se veut un outil de médiation entre le public, les créations et le discours curatorial. Son enjeu est aussi de proposer une expérience renouvelée pour un salon qui existe depuis soixante-deux ans dans le même lieu. Pour y parvenir, les deux scénographes ont imaginé un parcours ludique qui repose sur des jeux de miroir et de symétrie et qui exploite l’architecture particulière du lieu, le Beffroi, superbe édifice des années 1930.

Cette nouvelle édition du Salon de Montrouge s’inscrit dans le profond renouvellement entamé en 2016, avec la nomination d’Ami Barak à sa direction artistique. Plus que jamais, le salon a la vocation de soutenir la création actuelle en en dressant une cartographie et en encourageant son émergence et son rayonnement à l’échelle nationale et internationale, par le biais d’une vraie reconnaissance tant par le milieu de l’art que par le grand public. Ainsi, sur les 1500 mètres carrés du Beffroi, une véritable exposition collective organisée en quatre grands chapitres permet aux artistes et à leurs œuvres d’engager un dialogue physique et sémantique et aux visiteurs de découvrir les propos et tendances majeures actuelles.

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Parmi ces talents émergents, on trouve Ludvig Sahakyan (voir NAM238), jeune diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon (avec les félicitations du jury) et lauréat du Prix de Paris. Son travail se développe autour de dessins, performances, installations et sculptures.

Il introduit son travail ainsi : “Tout ce qu’on possède est tout ce qu’on a reçu. Le rêve avant-gardiste d’une table rase totale et d’un nouveau commencement est une absurdité. On ne peut pas créer, on peut transformer, mais on ne peut trans-former que ce qu’on a déjà en tant que forme. Le rêve de la table rase ne peut qu’être le désert, où rien ne peut naître puisque rien n’a le souvenir de la forme à faire naître. L’avancement est toujours un retour vers un recommencement, de la trans-formation, de la trans-mission. Mais ce retour, qui se fait par transmission, ne peut se faire n’importe comment, afin de pouvoir revenir, il faut connaître le chemin, et plus que connaître le chemin, il faut qu’il y ait déjà un lieu où retourner. Pour faire un chemin de retour dans le lieu d’où on peut recommencer, d’où on peut recevoir ce qu’on pourra ensuite donner, il faut pouvoir se déplacer, mais pour le faire il faut qu’on soit déjà placé.

Jusqu’au 24 mai au Beffroi de Montrouge

posté le 11 mai 2017 par Claire/armenews


CINEMA
Jour J : oui à cette comédie écrite par Reem Kherici et Stéphane Kazandjian

Stéphane Kazandjian a prêté main-forte à Reem Kherici pour écrire le scénario du film Jour J, en salles.

« Dès la lecture du scénario, cette histoire m’a fait rire. Le côté irrévérencieux me parlait » : c’est la première fois que l’on voit Nicolas Duvauchelle dans une comédie. Dans Jour J réalisé par Reem Kherici (Paris à tout prix) et coscénarisé par Stéphane Kazandjian, son personnage est en couple avec Julia Piaton... Mais, lors d’une soirée arrosée, il la trompe avec une wedding planner. Le lendemain, sa compagne trouve une carte de visite de celle-ci dans la poche de son homme et établit logiquement le lien entre wedding planner et mariage. Et c’est ainsi que l’homme se retrouve à agencer ses noces avec son amante...

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Stéphane Kazandjian revient à ses premiers amours de la comédie (Sexy Boys, Modern Love), pour ce feel good movie déjà en salles... Et ça marche ! Dialogues dans un rythme soutenu (on sent clairement que Remm Kherici et Stéphane Kazandjian, aidés par Philippe Lacheau se sont éclatés dans l’écriture), costumes, décors, direction des comédiens, tout est au service du script découpé avec précision par une mise en scène sobre et efficace. Un bon mélange des structures de la comédie américaine à celles de son homologue français.

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Jour J réalisé par Reem Kherici
Scénarisé par Reem Kherici et Stéphane Kazandjian (avec l’aide de Philippe Lacheau)
Avec : Reem Kherici, Nicolas Duvauchelle, Julia Piaton, Chantal Lauby, Sylvie Testud, François-Xavier Maison, Lionnel Astier, ...
En salles depuis le 26 avril

posté le 10 mai 2017 par Claire/armenews


CAMPAGNE DE FINANCEMENT
Documentaire sur la problématique de la frontière entre l’Arménie et la Turquie

Le projet “Armenia - Crossing Borders” [Arménie, traverser la frontière] a été présenté en 2015 à la compétition de FuoriRotta, dans l’intention de réaliser un film documentaire sur la Turquie et l’Arménie, avec la volonté de comprendre la relation entre ces deux pays.

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Un groupe d’amis issus de différents pays d’Europe ont vécu et voyagé en Turquie et en Arménie en 2015. La question de la reconnaissance du génocide a été présente dans beaucoup des discussions qu’ils ont eu avec les différents personnalités rencontrées. “D’Istanbul à Erevan, la problématique de la frontière nous a également amenés à questionner les enjeux diplomatiques et géopolitiques de la région“, explique la photographe et vidéaste Diane Lentin, l’une des membres françaises du projet.

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Diane Lentin.

Le film, en phase d’être terminé, durera 50 minutes. L’équipe lance une campagne de financement par crowdfunding, dans l’espoir de faire voyager ce film dans différents pays et festivals. Une exposition photographique accompagnant le documentaire est également envisagée.

Pour plus d’informations et pour aider le projet : https://www.indiegogo.com/projects/cows-don-t-care-about-borders#/

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posté le 5 mai 2017 par Claire/armenews