Nouvelles d'Arménie
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Culture


CINEMA
Andy Serkis : le Suprême Leader du nouveau Star Wars

Le 8e volet de la saga de la Guerre des étoiles vient de sortir en salles en France. Si le précédent film avait séduit les fans inconditionnels, beaucoup avait regretté l’absence de “grand méchant“ à la hauteur d’un Palpatine ou d’un Dark Vador dans les épisodes d’origine. En effet, Kylo Ren (fils de Leia et Han Solo) faisait un frêle méchant empli de doutes, alors que le Suprême Leader Snoke ne faisait qu’une brève apparition dans Le Réveil de la Force.

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Mais voilà ce dernier plus que jamais de retour dans le nouveau volet, intitulé Les derniers Jedi... Et c’est Andy Serkis, le roi de la motion capture, qui campe ce grand connaisseur du côté obscur. En tant que prédateur, Snoke identifie les faiblesses de ses adversaires et les exploite. Visuellement, Snoke a un corps tordu comme un tire-bouchon, et une colère contenues par des mouvements limités. Pour incarner au mieux son personnage, Andy Serkis n’a pas hésité à coller le côté gauche de sa bouche pendant le tournage. Le crâne brisé et la mâchoire ouverte du Suprême Leader sont inspirés des blessures de la Première Guerre mondiale, assure le britannique d’origine arménienne par son père (Clément Serkis, gynécologue d’Irak). Contrairement à l’empereur Palpatine, qui présentait un style modeste, Snoke est drapé d’or comme certains artistes de Las Vegas.

Après Gollum dans le Seigneur des Anneaux ou encore César dans la Planète des Singes, Andy Serkis livre une nouvelle fois une prestation sans faute et s’impose plus que jamais comme le Suprême Leader de la motion capture.

Star Wars 8 - Les Derniers Jedi
Réalisé par Rian Johnson
Avec Oscar Isaac (vu dernièrement dans The Promise), Daisy Ridley, Adam Driver, Mark Hamill, Carrie Fisher, Andy Serkis, etc.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti



FRANCE
Livre : Le Dersim d’Antranik

Paysans arméniens du Dersim.

Si vous cherchez un cadeau pour les fêtes de fin d’année, ce livre réjouira tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des Arméniens.

C’est à Jean-Pierre Kibarian, fondateur de la Société Bibliophilique Ani, que l’on doit la traduction en français de Dersim, carnets de voyage chez les Kizilbaches et les Mirakian en 1888 et 1895. Publié en 1900 à Tiflis, cet ouvrage qui fait encore référence, restitue le contexte historique et social ainsi que la nature de cette région montagneuse de Turquie où vécurent des Arméniens. Une région presque autonome que le pouvoir ottoman a longtemps tenté de dompter car il constituait un sanctuaire pour ceux dont les croyances chrétiennes et alévies s’opposaient aux règles islamiques de la Sublime Porte.

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Mont Jele (frontière de Khouti-Dere).

Une terre d’asile

Cette publication a vu le jour grâce à une rencontre entre Jean-Pierre Kibarian et Erwan Kerivel qui a consacré de nombreux ouvrages aux Alevis : « Dersim. Terre d’asile à tous les réfractaires, forte de son particularisme et de son identité, cette région de l’Arménie historique pour les uns, du Kurdistan pour les autres est l’objet, ces dernières années, d’un intérêt croissant. », écrit-il dans son avant-propos. Erwan Kérivel présente à Jean-Pierre Kibarian, Hovsep Hayreni, un spécialiste de l’histoire du Dersim qui a déjà publié en Turquie un ouvrage sur ce sujet en 2015. On lui doit une longue préface édifiante qui réactualise le Dersim en relatant les événements tragiques qui sont advenus à ce jour : le génocide de 1915, la terrible répression turque de 1937-38 et l’évacuation forcée de la moitié des villages en 1994. « Une gigantesque zone interdite qui a connu ces 150 dernières années de conflits permanents, deux génocides méthodiques, l’évacuation à deux reprises de sa population par la dévastation de ses villages, la destruction systématique de sa nature et l’incendie de ses forêts... », écrit-il.

Le clan des Mirakian

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Nechan Mirakian, chef de clan arménien.

On ne sait presque rien de l’auteur de ce livre. Lors de sa parution en 1900 à Tiflis, la couverture ne comportait que le seul prénom d’Antranik. Des recherches ont révélé son nom patronymique de Yeritsian, qu’il était originaire de Terdjan et qu’il a combattu les Turcs. Dans deux carnets de voyages Antranik restitue le contexte historique et social du Dersim mais évoque également la faune et la flore de la région. Il décrit les habitants comme des gens compatissants et charitables : « C’est un devoir sacré d’aider le faible, de compatir avec le nécessiteux, de nourrir celui qui a faim, de vêtir celui qui est dénudé et de pardonner à l’ennemi et de le punir aussi, voici la nature essentielle de l’habitant du Dersim », écrit Antranik. Le livre accorde une place importante aux combats des 130 clans tribaux de la région dont celui des Mirakian. Selon Antranik, les Arméniens qui atteignent à peine 1/25e des Kurdes, dépassent leurs voisins dans tous les domaines. L’auteur indique que certains se voient contraints de maîtriser la langue arménienne aussi bien que leurs voisins Mirakian. Ils vivent de l’élevage de brebis ou de chèvres. Dans cette société patriarcale, les familles sont nombreuses. Des gens sans instruction et simples qui manifestent une piété ardente dans le christianisme et en la Providence. Antranik insiste sur la bonne entente entre Kurdes et Arméniens.

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Famille Gelenian de Sursur (arch. familales de Me Frangulian-Le Priol) Kharpert.

Durant le génocide, près de 10 000 Arméniens ont trouvé refuge et protection au Dersim. « Les quelques milliers d’Arméniens restés au Dersim jusqu’en 1938 ont également été pris pour cible par cette destruction massive à l’instar de leurs voisins kizilbaches, kurdes ou zazas. Ceux qui étaient restés chrétiens et qui avaient gardé leur nom arménien furent déportés vers les vallées de la mort par groupes distincts (...) Avant 1938, les Arméniens qui avaient pris l’identité alévie pour se dissimuler furent pourchassés par l’Etat, mais moins persécutés que durant les massacres, ils furent poussés à l’exil. », révèle Hovsep Hayreni dans sa remarquable préface.

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Monastère Sourp Garabed d’Halvori.

Dernier vestige sacré arménien au cœur du Dersim, le monastère Sourp Garabed sera détruit par un bombardement turc en 1937.

Outre les carnets de voyage d’Antranik, Jean-Pierre Kibarian a eu le grand mérite d’enrichir le livre d’illustrations, d’une grande carte du Dersim en 1914, d’un index qui s’y rapporte, d’un index des noms ainsi que d’annexes. Un livre précieux.

Elisabeth Baudourian

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Dersim, carnets de voyage chez les Kizilbaches et les Mirakian en 1888 et 1895. d’Antranik, Société Bibliophilique Ani, 28,50 €.
On peut se procurer l’ouvrage directement au siège de l’association Société Bibliophilique Ani 163, rue du fg-Saint-Antoine 75011 Paris ou au Drugstore Publicis des Champs-Élysées au prix de 28,50€ ou le commander à soc.biblio.ani@gmail.com en adressant un chèque bancaire d’un montant de 35,50€ pour frais d’envoi par colissimo, à l’association.

posté le 13 décembre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Culture  France  Image 450  Livres  Paris 


ARMENIE-CULTURE
La ville de Goris (Arménie) désignée capitale de la culture des pays de la CEI en 2018

La ville de Goris a été désignée par le ministère arménien de la Culture comme la « Capitale culturelle 2018 des pays de la CEI ». Annonce effectuée lors d’une conférence de presse le 8 décembre à Erévan par Arthur Poghosyan le vice-ministre arménien de la Culture. Selon le vice-ministre cette désignation est un grand évènement non seulement pour l’Arménie mais pour l’ensemble des pays de la CEI (Communauté des Etats Indépendants). De nombreuses manifestations très variées se dérouleront à Goris au cours de l’année 2018 a affirmé Arthur Poghosyan.

Selon le vice-ministre, Goris une ville de 20 000 habitants a été choisie par le gouvernement arménien car ce dernier désire développer le tourisme, l’économie et la culture de cette région située au sud de l’Arménie. Rappelons que Goris est également la dernière ville de l’Arménie sur la route de l’Artsakh -par Latchine- au sud.

Krikor Amirzayan

posté le 9 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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CONCOURS
Le court-métrage de Nouritza Emmanuelian au Nikon Film Festival

La comédienne et réalisatrice Nouritza Emmanuelian participe au Nikon Film Festival pour la seconde fois. Pour cette édition présidé par Emmanuelle Bercot, le thème est Je suis un cadeau.

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Nouritza Emmanuelian propose le court-métrage Je suis mes 8 ans, dans lequel on suit une mère et son fils mis à la rue par leur propriétaire le jour des 8 ans de l’enfant... Si elle n’a pas les moyens de lui offrir un cadeau dans un emballage, ça ne veut pourtant pas dire qu’elle ne va pas lui proposer un cadeau plein d’amour et de partage...

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Court-métrage à découvrir ici : https://www.festivalnikon.fr/video/2017/169 ?lang=fr

posté le 8 décembre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Cinéma  Culture  France  Image 450 


LYON
Maxence Kouzoubachian en France pour présenter son dernier court-métrage
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Le cinéaste lyonnais Maxence Kouzoubachian, qui habite désormais aux Etats-Unis, revient en France pour présenter son dernier court-métrage, Little Story.

Le film raconte l’histoire de Tom, qui quittait la France il y a deux ans pour les États-Unis. Aujourd’hui, il décide de raconter son histoire, celle qui a tout changé...

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Projection unique en présence de l’équipe du film le vendredi 22 décembre à 21h
Séance gratuite - Réservation obligatoire au 07 81 21 84 38 ou projection.littlestory@gmail.com
Cinéma Le Karbone, MJC Monplaisir - 25 avenue des Frères Lumière - 69008 Lyon

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Cinéma  Culture  Lyon 


CINEMA
Un souffle d’Arménie pour la scène finale du nouveau film d’Alain Chabat

Pour la réalisation de son 5e long-métrage, Alain Chabat a décidé de camper le père Noël... Mais rien ne va plus à l’approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C’est un coup dur pour Santa (Claus), qui n’a pas le choix : il doit se rendre d’urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède.

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Et la scène finale de ce film empreint de la magie de Noël est une grande tablée d’une famille iranienne à Paris... Et aux côtés notamment de Patrick Timsit, Alain Chabat a décidé de faire figurer trois Arméniens : la costumière Chouchane Abello-Tcherpachian, l’illustrateur et réalisateur Zaven Najjar et Robert Kéchichian, patriarche de cette grande famille.

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Robert Kechichian, Chouchane Tcherpachian et sa mère, l’assistant Fabien Vergès et Alain Chabat.

C’est un geste d’amitié pour moi de la part d’Alain, nous explique Robert Kéchichian. L’assistant de Santa & Cie, mon ancien assistant sur Aram, m’a téléphoné pour exprimer le désir d’Alain de me faire apparaître dans le film.“ Robert et Alain s’étaient recroisés aux obsèques d’Alain Berbérian, tous les trois ayant participé à la grande aventure de La Cité de la Peur.

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Sur le tournage de La Cité de la Peur (Alain Chabat et Robert Kéchichian au milieu).

En salles le 6 décembre
Santa & Cie réalisé par Alain Chabat
Alain Chabat, Golshifteh Farahani, Pio Marmai, Audrey Tautou, ...

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews


HOMMAGE
Décès de Johnny Hallyday, qui avait participé à « Pour toi Arménie »

« Cet homme que voilà, mon père spiri­tuel », commentait Johnny Hallyday en légende d’un cliché publié en juin dernier sur son compte Instagram. Sur la photo couleur sépia, tons nostal­giques, on y voit Charles Azna­vour, assis à la droite de Johnny, les mains posées sur ses jambes. Laeti­cia Hally­day, vêtue d’une longue robe à motifs, est assise sur les genoux de son mari, souriante, elle regarde Charles Azna­vour et pose tendre­ment la main sur celle de son homme. Johnny Hally­day rendait ainsi hommage à « son père spiri­tuel ».

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Charles Azna­vour entretenait une belle amitié avec Johnny, et ce depuis très long­temps. Le chan­teur au célèbre vibrato a composé plusieurs chan­sons pour le rockeur, notam­ment Retiens la nuit ou Sur ma vie. Johnny avait également répondu présent à l’appel de Charles Aznavour pour participer au disque Pour toi Arménie au profit des victimes du séisme du 7 décembre 1988.

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Johnny photographié par Roger Kasparian dans les années 60 - Cliché tiré de l’ouvrage Roger Kasparian, archives inédites d’un photographe des sixties (éditions Gründ).

Les hommages affluent depuis cette nuit et l’annonce du décès de cet idole du rock. Dont celui de Charles Aznavour, qui a déclaré ce matin à l’AFP : “Après quelques décennies, je suis à nouveau frappé douloureusement par une étrange coïncidence, la disparition de quatre personnages hors du commun, qui dans l’espace d’une nuit nous quittaient. Édith Piaf et Jean Cocteau (morts à un jour d’intervalle en octobre 1963, ndlr), et aujourd’hui Johnny Hallyday et Jean D’Ormesson, deux de ma famille artistique et deux de mes maîtres à penser qui resteront à jamais gravés dans mon cœur et dans mon esprit“. “Ainsi ils entrent dans mes légendes, s’inscrivant dans mon passé, pour m’accompagner le reste de mes jours“, a conclu Charles Aznavour, qui a ainsi dérogé à sa réserve habituelle, lui qui généralement ne réagit pas publiquement au décès d’artistes dont il était proche.

Ce qu’il disait au micro de France Inter :



THEATRE
L’illustration olfactive de Francis Kurkdjian à la pièce « Festen »

Festen est une triple histoire de cinéma, de théâtre et de famille : un grand film superbement réalisé, mais aussi un texte dramatique. Cette œuvre offre un matériau idéal à Cyril Teste et au Collectif MxM pour poursuivre, après le succès de Nobody, leur exploration des sociétés contemporaines. Définie comme « écriture théâtrale qui s’appuie sur un dispositif cinématographique en temps réel et à vue », la performance filmique « injecte dans le temps du cinéma le présent du théâtre ». Avec un petit plus : la participation de Francis Kurkdjian, qui parfume magnifiquement le spectacle.

Son grand-père est tailleur, sa mère concevait ses costumes de danseur. Le descendant d’Arméniens songe un temps à la couture, mais c’est dans le parfum qu’il finira par trouver sa voie. Passionné, déterminé et dévoué au service du parfum depuis vingt ans, ce dernier remplit ses jours et parfois ses nuits.

Pour la pièce Festen dont l’action se situe en automne, Francis Kurkdjian a travaillé pour proposer trois odeurs : sous-bois, flambée de cheminée et parfum de Linda, jeune femme qui s’est suicidée un an auparavant et revient comme un fantôme grâce aux séquences filmées du spectacle. Une illustration olfactive intéressante de Francis Kurkdjian à venir sentir jusqu’au 22 décembre.

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Festen, de Thomas Vinterberg et Mogens Rukov, mise en scène de Cyril Teste
Ateliers Berthier du Théâtre de l’Odéon - 1 Rue André Suares, 75017 Paris
Jusqu’au 22 décembre
www.theatre-odeon.eu

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews


ARTE
Documentaires sur l’Arménie : le dernier volet aujourd’hui à 16h30

Eddy Vicken, auteur et réalisateur de films documentaires, à tourné cet été trois films documentaires de 13’ consacrés à l’Arménie pour la chaîne Arte dans le cadre de l’émission Invitation au voyage diffusée tous les jours à 16h30.

Après un documentaire sur les vignes de Noé, puis un sur Etchmiadzine et la tradition religieuse du premier royaume converti au christianisme, le dernier volet sera consacré à Erevan, le renouveau d’une des plus vieilles villes du monde puisqu’elle fête l’an prochain son 2800e anniversaire.

A découvrir ce soir sur Arte à partir de 16h30.

Plus d’infos : https://sites.arte.tv/invitation-voyage/fr

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Cinéma  Culture  France  Médias