Nouvelles d'Arménie
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ARMENIE
Les Yezidi saluent le vote du Parlement arménien reconnaissant leur génocide
La communauté Yezidi a salué, par la voix de certains de ses activistes engagés dans la defense des droits de cette minorité religieuse sujette à des persecutions au cours de l’Histoire, le vote du Parlement arménien reconnaissant qu’un genocide avait été perpetré contre les Yézidis et le désignant comme un fait de l’Histoire et un crime imprescriptible. Le Parlement arménien approuvé à l’unanimité, mardi 16 janvier, une déclaration reconnaissant et condamnant le Génocide des Yézidis perpétré par les terroristes de l’Etat islamique ou Daech dans les territoires qu’ils contôlaient en Irak. “C’est un moment historique pour l’ensemble de la communauté yézidie à travers le monde, et pour les victimes de ce génocide. Nous saluons cette initiative importante d’autant qu’elle vient d’un pays qui, dans son histoire récente, a souffert grandement d’un génocide”, ont indiqué les responsables yézidis dans une déclaration. “Je suis très émue par la decision votée aujourd’hui et je voudrai exprimer ma reconnaissance au peuple de l’Arménie et à ses représentants au Parlement. La reconnaissance du génocide a une signification énorme pour moi et pour toutes les victimes de génocide”, a notamment déclaré Nadia Murad, ambassadeur de l’UNODC pour la dignité des survivants du trafic d’êtres humains. “Le genocide des Yézidis est le dernier des grands crimes de notre siècle, le monde doit reconnaître ce crime et accepter le fait qu’il soit advenu, non seulement le reconnaître mais prendre des mesures pour y mettre un terme et adopter les mécanismes afin qu’il ne se répète pas à l’avenir”, a déclaré pour sa part Murad Ismael, le leader de Yazda, une organisation de défense des Yézidis dont le siège est aux Etats-Unis. Yazda et Nadia Murad ont exprimé leur gratitude au Parlement arménien et plus particulièrement à sa ’commission en charge des relations étrangères », à Rustam Makhmudyan, membre yézidi du Parlement arménien, Vahram Baghdasaryan, le leader du Parti républicain d’Arménie ; Armen Rustamyan, leader de la Fédération révolutionnaire arménienne Dachnaktsoutioun, ainsi qu’aux groupes parlementaires Tsaroukyan et Yelk.
posté le 19 janvier 2018 par Gari/armenews


TURQUIE/SYRIE/KURDISTAN/USA
Damas menace de détruire les avions turcs en cas d’intervention d’Ankara

Damas a prévenu jeudi Ankara que l’armée syrienne était prête à détruire les avions turcs qui tenteraient d’attaquer un bastion en Syrie d’une milice kurde considérée par la Turquie comme “terroriste“.

“Nous prévenons que l’armée de l’air syrienne est prête pour détruire les cibles aériennes turques dans le ciel de la Syrie“, a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad devant la presse. “Nous prévenons les dirigeants turcs que s’ils lancent des combats dans la région d’Afrine, cela sera perçu comme une agression de la part de l’armée turque contre la souveraineté“ de la Syrie, a ajouté le responsable, cité par l’agence officielle Sana.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé lundi de lancer une opération contre une force que Washington souhaite constituer en Syrie avec notamment des combattants kurdes.

La coalition emmenée par les Etats-Unis pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI) avait annoncé dimanche la création de cette force frontalière pour “empêcher la résurgence“ des jihadistes. Cette force doit comprendre des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes, selon la coalition. Or les FDS sont dominées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG), une milice kurde considérée par la Turquie comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation kurde qui livre une sanglante guérilla contre Ankara depuis 1984.

Le président Erdogan, qui craint de voir les milices kurdes syriennes s’implanter durablement à la frontière avec la Syrie, a affirmé que l’armée turque était “prête“ à lancer une opération “à tout moment“ contre les bastions des YPG à Afrine ainsi qu’à Minbej, autre ville du nord de la Syrie. Les Etats-Unis ont tenté mercredi de rassurer la Turquie sur cette force, en soulignant qu’elle n’était “pas une nouvelle +armée+ ou une force conventionnelle de +garde-frontières“.

La Turquie a déjà lancé une offensive dans le nord de la Syrie en août 2016 pour repousser vers le sud les jihadistes de l’EI, mais également pour contrer l’expansion territoriale des milices kurdes.

Damas, (AFP) -

posté le 19 janvier 2018 par Ara/armenews


REFORME
L’Arménie durcit les sanctions pour lutter contre les jeux d’argent chez les mineurs

L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité hier pour augmenter l’âge minimum légal pour jouer en Arménie et introduire des amendes beaucoup plus lourdes pour les casinos et les bookmakers qui ne l’appliquent pas.

Un projet de loi approuvé par le Parlement arménien en première lecture a porté de 18 à 21 ans l’âge minimum pour les particuliers qui peuvent parier sur les jeux sportifs et acheter des billets de loterie. La limite d’âge pour les personnes autorisées à jouer dans les casinos restera inchangée à 21 ans.

Samvel Farmanian, député pro-gouvernemental qui a rédigé le projet de loi, a fait valoir lors d’un débat parlementaire mardi que les Arméniens âgés de 20 ans et moins ne travaillent généralement pas et sont donc incapables de subvenir à leurs besoins financiers. Ils doivent donc être bannis de tout type de jeu, selon lui.

Le projet de loi stipule également que les entreprises privées qui organisent des jeux de hasard, des paris sportifs et des loteries recevront une amende de 2 millions de drams (4 130 dollars) pour une première violation de l’âge minimum. Ils seront condamnés à une amende de 5 millions et 10 millions de drams en cas de deuxième et troisième violations détectées par les autorités compétentes dans un délai d’un an. Leurs licences seront suspendues ou mises au rebut si elles enfreignent la règle pour la quatrième fois.

Le durcissement spectaculaire des amendes, qui étaient auparavant fixées entre 100 000 et 200 000 drams, touchera une douzaine d’opérateurs de casinos, d’agences de paris et de sociétés de loterie opérant dans le pays. La loi arménienne ne les obligeait pas jusqu’à présent à vérifier l’âge de leurs clients.

Un autre projet de loi, qui a été rédigé par l’alliance d’opposition Yelk et également approuvé par les législateurs, rendra obligatoires les vérifications de l’âge pour les entreprises de jeux de hasard.

Naira Zohrabian, députée du Parlement appartenant au Bloc Tsarukian, s’est plainte au cours du débat que ces mesures n’affecteront pas les machines à sous électroniques placées dans les rues d’Erevan et d’autres parties du pays. Elle a dit que les enfants, même âgés de seulement 12 ans, peuvent facilement les utiliser.

La vice-ministre des Finances, Karen Tamazian, a assuré à Zohrabian que le gouvernement arménien proposerait bientôt des amendements légaux qui limiteraient l’utilisation des machines à enjeux élevés.

Les autorités ont déjà imposé des restrictions majeures sur les jeux conventionnels en Arménie il y a cinq ans. Ils interdisaient en grande partie les casinos et autres sites de jeu d’opérer ailleurs que dans les trois villes de villégiature les plus populaires d’Arménie.

Les propriétaires de casino ne peuvent faire des affaires à Erevan et dans d’autres parties du pays que s’ils investissent au moins 100 millions de dollars dans une propriété particulière. La grande majorité des casinos arméniens étaient situés juste à l’extérieur d’Erevan jusqu’en 2013.

posté le 18 janvier 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Serge Sarkissian n’est pas irremplaçable, selon Tsaroukian

Gagik Tsaroukian, leader de la deuxième plus grande force parlementaire d’Arménie, a exprimé publiquement son désaccord hier en affirmant que le président Serge Sarkissian n’était pas “irremplaçable“ en tant que chef du pays.

Les hauts représentants du Parti républicain (HHK) au pouvoir ont déclaré ces dernières semaines que Sarkissian devrait rester au pouvoir d’une manière ou d’une autre après avoir terminé son dernier mandat présidentiel en avril. Ils pensent que personne d’autre ne peut faire face avec autant de réussite au conflit du Haut-Karabagh et aux autres problèmes de sécurité auxquels le pays est confronté.

“Il n’y a pas de personne irremplaçable“, a déclaré M. Tsaroukian lorsque les journalistes lui ont demandé de commenter ces déclarations.

L’homme d’affaires millionnaire, dont l’alliance a terminé deuxième des élections parlementaires d’avril 2017, a refusé de dire s’il pensait que Sarkissian devrait être Premier ministre ou laisser Karen Karapetian conserver son poste en avril. Il a répété seulement que c’est au HHK de choisir le prochain Premier ministre, car les électeurs ont voté à 55% pour eux lors des élections d’avril.

Tsaroukian a été forcé de se retirer de l’arène politique il y a près de trois ans, après avoir contesté l’emprise de Sarkissian sur le pouvoir. Il est revenu à la politique active avant les élections de 2017. Le magnat et ses alliés ont critiqué les politiques gouvernementales, mais ont évité les attaques personnelles contre le président pendant la campagne électorale.

Sarkissian a régulièrement assisté aux inaugurations de nouvelles entreprises créées par Tsaroukian au cours des deux dernières années, soulevant des questions sur les pouvoirs de l’opposition du Bloc Tsaroukian.

Tsaroukian a confirmé que le bloc ne se joindra pas à la manifestation contre les dernières hausses de prix à la consommation en Arménie qui se tiendront vendredi, à l’appel de l’alliance d’opposition Yelk. Il a expliqué que les manifestations ne peuvent pas remédier à l’augmentation du coût de la vie. Il a également fait valoir que le Parlement tiendra bientôt des audiences sur les hausses de prix à l’initiative du président.

posté le 17 janvier 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Le ministre arménien de la defense sous le feu des critiques pour une campagne de collecte de fonds

Le ministre arménien de la défense Vigen Sargsian s’est attiré une volée de critiques pour avoir lancé une campagne de collecte de fonds afin de financer le traitement médical à l’étranger d’un soldat arménien qui avait été grièvement blessé durant son service militaire. Sur sa page Facebook, le ministre Sargsian avait expliqué ce week end que le jeune soldat, Albert Dallakian, avait besoin de 45 000 dollars pour une intervention chirurgicale pratiquée à l’étranger. IL avait fait valoir que la législation arménienne ne permettait pas au gouvernement de prendre en charge les dépenses du traitement médical d’A. Dallakian, même si les hôpitaux et médecins arméniens étaient en mesure de pratiquer l’intervention requise.

“Mais Albert a plus de chances de récupérer rapidement s’il est soigné dans des cliniques à l’étranger qui disposent d’une plus grande expérience et savoir faire dans ce traitement”, avait écrit notamment V. Sargsian qui ajoutait : “J’ai donc conseillé à sa famille de réunir la somme nécessaire par la voie d’une collecte de fonds. Personnellement, je m’engage, ainsi que plusieurs de mes amis, à fournir 10 % des 45 000 dollars nécessaires”. Cet appel à des dons privés a provoqué un deluge de critiques sur les réseaux sociaux, et les usagers de Facebook indignés n’ont pas manqué de souligner que l’armée arménienne était tenue de garantir les soins et traitements adéquates aux soldats, sans en passer par les donateurs privés pour les financer. Beaucoup d’internautes rappellent que le ministre Sargsian était à l’origine de la taxe spéciale décidée fin 2016 en vue de financer les compensations promises aux familles de soldats tués ou grièvement blessés au combat. D’autres estiment que le gouvernement devrait affecter les sommes dépensées pour les hauts responsables de l’armée aux traitements des soldats. Le ministre a pris la peine de répondre avec virulence à l’un des commentaires jugé particulièrement offensant, et a bloqué les autres critiques, retirant de sa page Facebook les commentaires aux tonalités insultantes.

Certains responsables de l’opposition ont joint leurs voix à ce concert de critiques lundi 15 janvier, dont Aram Sarkisian, de l’alliance Yelk, qui a suggéré que le ministre devrait être nommé à la tête d’une société caritative soutenue par l’Etat. “Collecter des fonds [à titre privé] n’est certainement pas la prérogative d’un ministre de la défense”, a-t-il indiqué, cité par RFE/RL (Azatutyun.am), en ajoutant : “Ce n’est pas de cette manière que l’on doit régler de tels problèmes. Il existe des mécanismes d’Etat pour régler ces problèmes”. Un autre leader de Yelk, Nikol Pashinian, a jugé l’initiative de V. Sargsian “étrange” et “inappropriée”. En revanche, Eduard Sharmazanov, le porte-parole du Parti républicain d’Arménie (HHK) ai pouvoir, a balayé du revers de la main ces critiques, estimant qu’il ne voyait “rien d’extraordinaire [dans l’initiative de V.Sargsian]”, qui se serait comporté selon lui comme toute « personne normale, soucieuse de son prochain ». he said. “Furthermore, I think that the defense minister has acted like a normal, caring person.”

posté le 16 janvier 2018 par Gari/armenews


ARMENIE
Une compagnie iranienne va construire un nouveau pont sur la frontière entre l’Arménie et la Géorgie
Tout un symbole ! Une compagnie iranienne a remporté l’appel d’offres pour le contrat portant sur la construction d’un nouveau pont franchissant la frontière entre l’Arménie et la Géorgie, illustrant ainsi la volonté de l’Iran de renforcer la dimension de pays de transit de l’Arménie en vue de développer ses relations commerciales, facilitées depuis l’accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien qui a permis la levée des sanctions internationales pesant sur Téhéran. Le “Pont de l’amitié” enjambera la rivière Debed qui marque la frontière entre l’Arménie et la Géorgie au niveau de Bagratashen-Sadakhlo, le poste-frontière le plus important entre les deux pays. Seul un pont étroit, datant de l’époque soviétique, relie actuellement les deux pays. Les gouvernements arménien et géorgien avaient signé un accord relative à ce nouveau pont en décembre 2014, soit deux ans après que la Banque européenne pour la reconstruction et développement (BERD) avait donné son accord en vue de financer sa construction par un prêt accordé à Erevan. L’Arménie avait lancé un appel d’offres international pour la construction de ce pont. Le ministère arménien des transports et communications a annoncé lundi 15 janvier qu’une compagnie iranienne de travaux publics, Ariana Tunnel Dam, avait remporté l’appel en proposant un projet de construction d’un montant de 7,4 millions d’euros. Le ministre arménien Vahan Martirosian et le dirigeant d’Ariana, Ali Musavi, avaient signé peu avant le contrat portant sur la construction du pont, en vertu d’une déclaration commune dans laquelle V. Martirosian exprimait l’espoir que les Iraniens construiront un pont “de grande qualité et dans les délais”. Le texte ne fait pourtant aucune mention des délais de construction, et ne précise pas même la date du début de ce grand chantier. Le nouveau pont a vocation à améliorer le transit commercial de l’Arménie vers la Géorgie, et au-delà la Russie et l’Europe. Une grande partie du commerce entre l’Arménie et la Russie, dont le volume atteignait un montant de plus d’1,5 milliard de dollars entre janvier et novembre 2017, est acheminé par des poids lourds franchissant le vieux pont sur le fleuve Debed au poste frontière de Bagratashen-Sadakhlo. Côté arménien, le poste frontière de Bagratashen avait été modernisé, ainsi que les formalités douanières, en 2016, dans le cadre d’un programme de 54 millions d’euros financé en grande part par l’Union européenne.
posté le 16 janvier 2018 par Gari/armenews


FOOTBALL
Le président de la Fédération d’Arménie refuse de nouveau de démissionner

Ruben Hayrapetian, le président controversé de la Fédération de football d’Arménie (FFA), a déclaré vendredi qu’il ne démissionnerait pas malgré sa promesse faite il y a deux ans.

Hayrapetian a dû faire face à des manifestations et des appels à sa démission de la part de supporters en colère à Erevan après que l’équipe nationale arménienne n’a pas réussi à se qualifier pour le championnat d’Europe de football en France en 2016. Ils le tenaient pour responsable des mauvaises performances de l’équipe, soulignant son interférence dans la sélection des joueurs et son échec à recruter un entraîneur de renom.

Lors d’une rencontre avec un groupe de fans de football en novembre 2015, Hayrapetian a déclaré qu’il démissionnerait si l’Arménie échouait également à se qualifier pour la Coupe du Monde 2018 en Russie.

L’équipe dirigée par le milieu de terrain de Manchester United, Henrikh Mkhitaryan, a perdu sept de ses dix matches officiels disputés en 2016 et 2017. Elle a terminé cinquième de son groupe de qualification composé de six équipes européennes.

“Je vais décevoir ceux qui attendent ma démission“, a commenté Hayrapetian lors d’une conférence de presse. “Non, je ne vais pas démissionner.“

Hayrapetian a insisté sur le fait qu’il ne rompt pas ses promesses, affirmant que sa déclaration de 2015 n’a jamais été valable parce qu’il l’a fait durant une “conversation amicale“ non officielle. “Je n’ai jamais rompu aucune promesse et j’ai toujours été fidèle à ce que je disais“, a-t-il avancé.

Hayrapetian a souligné que lui aussi était mécontent de la performance de l’équipe nationale, mais il pense que son entraîneur, Artur Petrosian, peut réussir à changer les choses. “Des conclusions sérieuses ont été tirées et seront tirées, et il y aura certainement des changements dans l’équipe nationale“, a-t-il annoncé.

Il a également précisé qu’il a l’intention de continuer à diriger la FFA dans les années à venir : “Je ne vois personne d’autre qui puisse construire sur ce que j’ai créé, ou du moins ne pas le détruire“.

Hayrapetian est un riche homme d’affaires, proche du gouvernement, communément connu sous le nom de « Nemets Rubo ». Il est depuis longtemps aux prises avec la controverse résultant de sa conduite apparemment violente. En août 2015, il a évité des poursuites alors qu’il a avoué avoir frappé un autre entrepreneur.

Il a ensuite été impliqué dans une attaque violente contre un membre d’un groupe arménien critique vis-à-vis du gouvernement. Il a nié toute implication lorsqu’il a été interrogé par les forces de l’ordre.

En 2012, Hayrapetian a été contraint de démissionner de son poste de député représentant le parti républicain d’Arménie (HHK) après une attaque brutale contre plusieurs médecins de l’armée qui ont dîné dans un restaurant d’Erevan appartenant à sa famille. L’un d’entre eux, Vahe Avetian, est mort tandis que deux autres ont été grièvement blessés après avoir discuté avec des hommes travaillant au restaurant.

posté le 15 janvier 2018 par Claire/armenews


TURQUIE
La Turquie se dote de son premier navire de forage pétrolier

Le premier navire de forage pétrolier de la Turquie a été présenté à la presse aux larges de Dilovasi (Kocaeli).

Le directeur général de TPAO (Partenariat anonyme des pétroles de Turquie) Melih Han Bilgin a affirmé que seuls 10 pays ont la capacité de lancer des forages dans les mers profondes, tout en précisant que la Turquie faisait dorénavant partie de ces pays.

Le navire de 229m de longueur fait plus de deux fois la superficie d’un terrain de football.

Construit en Corée du Sud en 2011, le navire pourra réaliser des forages jusqu’à 9.000m de profondeur dont 3.000m sous mer.

« La possibilité de trouver du pétrole sous mer est plus grande que sous terre. Nous menons actuellement nos travaux sismiques avec notre navire Barbaros Hayrettin Pacha. Nos travaux continuent en Méditerranée orientale. Les données seront enregistrées et évaluées par la suite » a déclaré M. Bilgin.

Selon le directeur, le point le plus important des forages maritimes profonds, est le coût. « Le premier paramètre de ce coût est le temps. Le navire pourra écourter de 30-35% la durée de forage » a-t-il relevé.

Par ailleurs, M. Bilgin a indiqué que le navire pouvait être suivi instantanément grâce au GPS et fixé à un endroit précis lors de mauvaises conditions météorologiques.

« Le premier puit sera creusé au premier semestre de 2018 » s’est-il réjoui.

posté le 12 janvier 2018 par Stéphane/armenews


TURQUIE
Erdogan : Assurer la liberté de culte aux membres de toutes les religions est le devoir de l’Etat

Lors de la cérémonie d’inauguration à Istanbul de l’église bulgare de Saint Stéphane, baptisée Eglise de fer, le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l’inauguration de l’église donnait un important message à la communauté internationale.

« Les souffrances vécues à une certaine période de l’histoire ne doivent pas porter ombrage à notre tradition du vivre-ensemble qui remonte à bien plus longtemps et qui est bien plus ancrée » a souligné M. Erdogan.

« Le principe d’unité au sein du pluralisme montre notre approche vis-à-vis de toutes les croyances et pensées » a-t-il ajouté.

Ces 15 dernières années, la restauration de plus de 5.000 œuvres sur une large géographie allant des Balkans au Moyen Orient, de l’Afrique du Nord à l’Asie du Sud ou de l’Asie centrale à l’Europe de l’Est, a été réalisée avec la contribution de la Turquie, a informé le président turc.

« La liberté de culte à l’Eglise de fer d’Istanbul ou à la mosquée Muradiye n’a aucune différence à nos yeux. Le fait que mon cher ami Boïko (ndlr, Premier ministre bulgare) soit venu ici aujourd’hui accompagné du mufti de Bulgarie Mustafa Alis, contribue d’ailleurs à ce processus » a -t-il déclaré.

Dernièrement 14 lieux de culte ont été restaurés, dont la Grande Synagogue d’Edirne, l’Église Saint-Nicolas à Gokceada, l’Église assyrienne catholique à Iskenderun, l’Église arménienne à Diyarbakir, l’Église Nizip Fevkani à Gaziantep, l’Église Taksiyarhis sur l’île de Cunda, l’Église Saint-George à Edirnekapi, ainsi que l’Église de fer.

« Assurer la liberté de culte à tout le monde, quelles que soient leur croyance ou leur origine, est le devoir de l’Etat » a souligné le président Erdogan.

« Lors de l’époque ottomane, de nombreux monuments historiques comme des mosquées, des sérails, des hammams, des ponts et des mausolées, ont été construits sur les terres bulgares actuelles. Tout comme il l’a été pour l’Eglise de fer, nous pouvons mener ensemble les travaux de restauration pour la conservation de ce patrimoine culturel commun » a-t-il indiqué à l’adresse du Premier ministre bulgare.

posté le 12 janvier 2018 par Stéphane/armenews