Nouvelles d'Arménie
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Etats-Unis


ARMENIE/TURQUIE
Serge Sarkissian a l’intention d’annuler les protocoles de 2009

Serge Sarkissian a indiqué mardi soir son intention d’annuler formellement les accords de 2009 négociés par les États-Unis pour normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie, citant le refus continu d’Ankara de les mettre en œuvre.

“Compte tenu de l’absence de progrès vers leur mise en œuvre, l’Arménie déclarera les deux protocoles nuls et non avenus“, a expliqué le président arménien lors d’un discours à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Les protocoles signés à Zurich en octobre 2009 ont engagé la Turquie et l’Arménie à établir des relations diplomatiques et à ouvrir leur frontière. Peu de temps après la cérémonie de signature, Ankara a précisé, cependant, que son Parlement ne ratifiera l’accord que s’il y a des progrès décisifs vers une résolution du conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan.

Le gouvernement arménien a rejeté cette condition, arguant que les protocoles ne font aucune référence au conflit. Les États-Unis, l’Union européenne et la Russie ont également demandé à maintes reprises leur mise en œuvre inconditionnelle par les deux parties.

Dans son discours, Sarkissian a dénoncé les “préconditions ridicules“ d’Ankara. “Le leadership de la Turquie est dans l’erreur s’il pense qu’il peut constamment garder ces documents en otage et les ratifier uniquement au moment qu’il juge le plus opportun“, a-t-il précisé.

Le gouvernement turc n’a pas réagi immédiatement à l’annonce. Le président Recep Tayyip Erdogan a appelé à davantage d’efforts internationaux pour résoudre le conflit du Karabagh lorsqu’il s’est adressé mardi à l’Assemblée générale des Nations Unies. Les gouvernements successifs d’Ankara ont maintenu la frontière avec l’Arménie complètement fermée depuis 1993, dans une démonstration de soutien à l’Azerbaïdjan.

Sarkissian a déjà menacé en février 2010 de supprimer les protocoles s’ils ne sont pas ratifiés par les Turcs « dans les plus brefs délais ». Mais il ne l’a pas fait, expliquant deux mois plus tard qu’il ne voulait pas blesser les États-Unis et d’autres puissances mondiales.

La politique de rapprochement soutenue par l’Occident de Sarkissian avec la Turquie s’est révélée très controversée au sein de l’Arménie, et surtout au sein de la Diaspora. La Fédération révolutionnaire arménienne a quitté le gouvernement de coalition en 2009 pour montrer son désaccord.

La FRA et certains groupes d’opposition en Arménie étaient particulièrement en colère par une clause des protocoles qui appelaient à la création d’une “sous-commission“ turco-arménienne d’historiens qui examinerait les meurtres en masse et les déportations de 1915. Ils ont soutenu que l’existence même d’une telle commission pourrait remettre en cause le génocide reconnu par la plupart des historiens occidentaux. Sarkissian et ses alliés l’ont nié.

Certains critiques ont également mis en doute les avantages économiques pour l’Arménie d’une frontière ouverte avec la Turquie.

Les économistes reconnaissent généralement que le commerce transfrontalier serait bon pour l’économie arménienne.

Un sondage d’opinion de 2015 par le Centre de ressources de recherche du Caucase (CRRC), une organisation non gouvernementale américaine spécialisée dans le Caucase du Sud, a constaté que seul un Arménien sur deux appuie l’ouverture de la frontière turco-arménienne. Selon le sondage financé par l’Union européenne, près de la moitié des répondants ont estimé que cela nuirait à la sécurité nationale de l’Arménie. En outre, 82% des personnes interrogées étaient d’accord avec la notion selon laquelle « on ne peut pas faire confiance » à la Turquie.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Etats-Unis  Image 450  New York  Sarkissian  Turquie 


DIPLOMATIE
Deux députés américains en visite en Artsakh

Deux membres de la Chambre des représentants des États-Unis se sont rendus hier au Haut-Karabagh dans une démonstration de soutien à la poursuite de la reconnaissance internationale du territoire arménien.

Frank Pallone et Tulsi Gabbard ont rencontré des représentants du gouvernement et des députés à Stepanakert après avoir visité la ville historique de Shushi (Shusha), à proximité.

Pallone, qui est l’un des deux coprésidents du Congrès américain chargés du Caucase, a réaffirmé ses vues pro-arméniennes sur le conflit du Karabagh. “Nous croyons que les gens de l’Artsakh doivent pouvoir exercer leur droit à l’autodétermination et disposer de mécanismes pour assurer leur sécurité“.

“Nous allons faire de notre mieux au sein du Congrès ou dans le cadre du groupe Minsk de l’OSCE pour voir si nous pouvons jouer un rôle dans la création de mesures de confiance et évidemment dans un processus qui conduirait à un règlement du conflit et à la paix“, a déclaré Pallone aux journalistes.

“Mais tout cela nécessite que le Karabagh continue d’être arménien et ait sa propre autodétermination. Sur cela, nous insistons toujours“, a ajouté le démocrate du New Jersey qui a visité à plusieurs reprises le Karabagh par le passé.

Pallone et Gabbard, qui est un démocrate d’Hawaii, ont vanté le respect des droits de l’homme et de la démocratie par les autorités du Karabagh. L’Artsakh partage des « valeurs importantes » avec les États-Unis, a explicité M. Gabbard.

Les deux députés étaient accompagnés des présidents du Comité national arménien d’Amérique (ANCA) et de l’Assemblée arménienne d’Amérique, les deux principaux groupes de pression arméniens aux États-Unis. “Comme nos amis du Congrès l’ont vu aujourd’hui, l’Artsakh a une histoire très américaine : la victoire d’un peuple libre sur la domination étrangère, le triomphe grâce au mérite et durement gagné de la démocratie sur la dictature “, a affirmé Raffi Hamparian de l’ANCA.

Pallone et Gabbard faisaient partie d’une délégation de six membres du Congrès américain qui s’est entretenue mardi avec des députés arméniens et des hauts fonctionnaires du gouvernement à Erevan. Un autre membre de la délégation, David Valadao, s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter les activités de déminage financées par les États-Unis.

Plus tôt ce mois-ci, Valadao et d’autres législateurs pro-arméniens ont adopté à la Chambre des représentants un prolongement de l’aide humanitaire pour l’Artsakh. Le Congrès des États-Unis la finance depuis 2001 dans le cadre de l’assistance économique directe au Karabagh, malgré les fortes objections azerbaïdjanaises.

posté le 21 septembre 2017 par Claire/armenews


DISCUSSIONS A EREVAN
Des législateurs américains discutent Karabagh et investissements en Arménie

Six membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont discuté du conflit du Haut-Karabagh et des obstacles à des liens commerciaux plus proches entre les États-Unis et l’Arménie avec des représentants du gouvernement arménien et des parlementaires lors d’une visite à Erevan hier.

La délégation du Congrès a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian, l’orateur du Parlement Ara Babloyan et plusieurs autres députés arméniens représentant divers partis politiques. La délégation comprenait trois des quatre coprésidents du Congrès s’occupant du Caucase et des questions arméniennes : Frank Pallone, Jackie Speier et David Valadao.

Le conflit non résolu du Karabagh était au premier rang des discussion. Karapetian et Babloayn ont loué la médiation américaine pour les pourparlers de paix entre Arménie et Azerbaïdjanais. Les deux parties ont convenu de la nécessité d’une résolution pacifique du conflit.

Anna Eshoo, autre membre de la délégation des États-Unis, a souligné l’importance d’un règlement du Karabagh pour le développement économique de l’Arménie. “Je pense que l’avenir de l’Arménie repose beaucoup sur une résolution pacifique“, a t-elle avancé.

Eshoo a insisté sur le fait qu’une solution de compromis au conflit est possible malgré l’impasse actuelle du processus de négociation. “Je pense que nous devons être optimistes“, a assuré le démocrate californien.

La plupart des députés invités ont fortement appuyé l’aide économique directe des États-Unis au Karabagh depuis presque deux décennies. Une partie de cette aide a été consacrée aux opérations humanitaires de déminage menées par HALO Trust, un organisme de bienfaisance britannique. Il y a deux semaines seulement, la Chambre des représentants a approuvé un financement de 1,5 million de dollars pour de nouvelles activités.

Valadao s’est rendu lundi au Karabagh pour inspecter ces activités de déminage. Il a rapporté qu’il ne s’inquiétait pas d’être mis sur la liste noire par l’Azerbaïdjan pour avoir visité le territoire peuplé d’Arménie sans la permission de Bakou.

“C’est leur choix“, a commenté le député républicain. “Je ne veux pas m’en occuper“.

Les députés des États-Unis ont également parlé avec leurs homologues arméniens des moyens de stimuler les investissements américains en Arménie. Ils ont souligné l’importance de lutter contre la corruption gouvernementale dans le pays.

“La corruption est un anathème pour les entreprises américaines“, a lâché Eshoo. “Ils ont écouté avec attention [...] Je pense qu’il est important de toujours dire à ses amis la vérité.“

La réunion avec Karapetian a également porté sur les perspectives de signature d’un accord entre les États-Unis et l’Arménie visant à éviter une double imposition.

Le vice-ministre arménien des Transports et des Communications, Boris Demirkhanian, a affirmé qu’un tel accord est particulièrement important pour le secteur de la technologie de l’information en plein essor en Arménie. Il a pris la parole lors de la réunion séparée de la délégation américaine avec des responsables techniques locaux. Les députés invités ont été informés de la forte présence américaine dans le secteur, selon une déclaration du ministère arménien des Transports, des Communications et des Technologies de l’information.

Le secteur a augmenté en moyenne de plus de 20 % par an au cours de la dernière décennie. Il est dominé par les branches arméniennes des géants technologiques américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware.

posté le 20 septembre 2017 par Claire/armenews


KARABAGH
Un membre du Congrès américain visite le Karabagh
Un membre de la Chambre des Représentants du Congrès des Etats-Unis, qui avait largement contribué deux semaines avant à garantir le maintien du financement du gouvernement américain aux opérations humanitaires de déminage assurées au Haut-Karabagh par une ONG britannique, s’est rendu lundi 18 septembre en Artsakh, où il pourra notamment mesurer l’importance de la mission qu’il a défendue dans le Congrès américain. Les représentants de HALO Trust ont auparavant informé le membre du Congrès, David Valadao, des aspects très techniques de leur mission de déminage commencée au Karabagh il y a 16 ans. Depuis, l’organisation a nettoyé quelque 90 % des champs de mine répertoriés sur le territoire et situés à proximité de zones habitées. L’organisation revendique la destruction de plus de 11 000 mines anti-personnel et anti-tank qui étaient dispersées sur le territoire, le plus souvent près de la ligne de front, depuis la guerre sanglante que s’étaient livrés Arméniens et Azéris de 1991 à 1994. Le Congrès américain a finance cet effort dans le cadre de son aide humanitaire directe fournie au Karabakh malgré les vives objections de l’Azerbaïdjan. Au début du mois de septembre, la Chambre des Représentants avait accepté la proposition de D. Valadao concernant le versement d’une nouvelle d’un montant de 1,5 million de dollars au titre du financement des activités de déminage de HALO Trust au Karabagh, et ce sur fond de restrictions budgétaires voulues par l’administration Trump. La proposition avait été soutenue par les législateurs américains traditionnellement proches de l’Arménie et de la cause arménienne, dont Ed Royce, le président du Comité des affaires étrangères de la Chambre des Représentants. “C’est une réalité indéniable que les familles du Haut Karabagh vivent sous la menace constante de mines susceptibles de causer des accidents chaque jour”, a justifié D. Valadao dans une déclaration le 7 septembre, en ajoutant qu’il avait bon espoir qu’avec les financements assurés par l’amendement qu’il propose devant le Congrès, cette menace sera écartée et que la « région sera débarrassée de ces mines à l’horizon 2020”. Le Représentant démocrate de Californie D.Valadao est membre d’un groupe d’amitié avec l’Arménie du Congrès américain et sa circonscription compte un grand nombre d’administrés arméno-américains. Il s’est rendu au Karabagh accompagné de Raffi Hamparian, le president de l’ Armenian National Committee of America (ANCA), base à Washington. Dans un communiqué, l’ANCA a précisé que D.Valadao retrouverait 5 autres législateurs américains le jeudi 21 septembre à Erevan à l’occasion des cérémonies officielles marquant le 26e anniversaire de l’indépendance de l’Arménie.
posté le 19 septembre 2017 par Gari/armenews


ECONOMIE
Un représentant du commerce américain encourage l’Arménie à exporter vers les USA

Un haut fonctionnaire des États-Unis a encouragé les hommes d’affaires arméniens à tirer le meilleur parti de l’accès de l’Arménie au marché américain lors d’une visite à Erevan hier.

Le représentant adjoint du commerce, Ed Gresser, les a informés sur le Système généralisé de préférences (SGP) des États-Unis lors d’une réunion organisée par la Chambre de commerce américaine en Arménie (AmCham) et l’Ambassade américaine à Erevan.

L’Arménie compte parmi 129 pays et territoires inclus dans le programme SGP, qui dispense, totalement ou partiellement, de nombreux produits qu’ils fabriquent des droits d’importation des États-Unis. Malgré ces préférences commerciales, les exportations arméniennes vers les États-Unis ont été assez modestes jusqu’à ce jour.

Selon les statistiques officielles, les entreprises arméniennes n’ont exporté qu’environ 39 millions de dollars de marchandises - principalement des feuilles d’aluminium, des bijoux et des produits alimentaires - aux États-Unis l’année dernière. Les exportations ont augmenté de 62 % en glissement annuel, au cours des sept premiers mois de 2017.

Gresser a expliqué que le régime commercial préférentiel donne aux exportateurs arméniens un avantage concurrentiel important pour les États-Unis. “Aucun pays de l’Union européenne n’est éligible au SGP“, a-t-il commenté. “La Russie n’est pas dans le système non plus, ni la Chine et l’Iran“.

“Alors, lorsque les acheteurs choisissent entre les produits de l’Arménie et ceux de certains pays voisins ou ceux de très grands exportateurs, les économies offertes par le SGP peuvent être un argument très convaincant en faveur du produit arménien“, a martelé le responsable américain.

L’Arménie est déjà le quatrième exportateur mondial de confiture de cerises aux États-Unis, a-t-il mis en avant.

“L’une de mes principales priorités en tant qu’ambassadeur depuis deux ans a été d’améliorer les liens économiques et les échanges entre l’Arménie et les États-Unis“, a souligné Richard Mills, l’ambassadeur américain à Erevan, après la réunion d’AmCham. “C’est pourquoi je suis très heureux d’accueillir cette semaine à Erevan deux membres du bureau du représentant commercial des États-Unis“.

“Ces deux visiteurs sont là pour parler du potentiel d’expansion de l’utilisation par l’Arménie du Système généralisé de préférences que les États-Unis ont mis en place“, a-t-il ajouté.

L’ambassade des Etats-Unis et le ministère arménien de l’Économie ont déjà organisé un séminaire en mars 2016 pour les entreprises manufacturières arméniennes intéressées par le progamme. Un autre haut fonctionnaire du Bureau du représentant commercial des États-Unis était présent pour présenter les opportunités commerciales découlant du régime commercial et des procédures légales pour pouvoir en bénéficier.

Gresser a rencontré mardi le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, et le ministre adjoint de l’Economie, Garegin Melkonian. Les sources officielles arméniennes ont révélé que les discussions portaient non seulement sur les questions liées au SGP, mais aussi sur la possibilité de liens commerciaux plus larges entre les deux pays. En particulier, les deux parties ont discuté des préparatifs d’une deuxième session du Conseil du commerce et de l’investissement des États-Unis et de l’Arménie.

Le conseil a été mis en place conformément à l’Accord-cadre sur le commerce et l’investissement signé par les autorités américaines et arméniennes à Washington en mai 2015. Il est chargé d’aborder les obstacles au commerce bilatéral.

posté le 14 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Echecs
Le phénomène Aren Emrikian Champion du monde d’Echecs à 7 ans

Originaire de Wilmette dans l’Illinois (USA), le jeune Aren Emrikian devient champion du monde d’Échecs (Médaille d’Or) des cadets de moins de 8 ans.

Il a remporté ce formidable trophée après 11 coups de théâtre dans la ville brésilienne de Pocos de Caldas.

Ce jeune garçon avait commencé à s’amuser avec les pions dès l’âge de 7 mois, explique sa mère Ani, qui lui a appris à jouer vers l’âge de 5 ans. Puis elle sera relayée par son professeur actuel Mesgen Amanov pendant une heure et 30 minutes chaque jour.

Il se dit plus offensif que défenseur, mais ne s’attendait pas à remporter le tournoi.

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Pour cet exploit, Aren a fait la Une des journaux américains, dont Le Chicago Tribune.

Aren Emrikian, qui a remporté plusieurs tournois locaux dès 2015, dont celui de l’Etat d’Illinois et le championnat national des « maternelles » (Orlando), est friand de lecture, aime la pizza, le fromage et les sushis.

posté le 12 septembre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Etats-Unis  Image 450 


ETATS-UNIS/TURQUIE
Conversation entre Trump et Erdogan sur la « stabilité régionale »

Washington, 9 sept 2017 (AFP) - Le président américain Donald Trump a évoqué samedi avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan la coopération entre les deux pays en vue d’“accroître la sécurité régionale“, a annoncé la Maison Blanche.

M. Trump a “mis l’accent sur l’engagement commun des Etats-Unis et de la Turquie de collaborer pour accroître la stabilité régionale“, indique la présidence dans un court communiqué sans autre précision.

Cette conversation téléphonique s’inscrit dans un contexte de détérioration des relations entre Washington et Ankara, notamment depuis la décision américaine d’armer des milices kurdes syriennes que la Turquie considère comme “terroristes“, pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. La Turquie a également demandé à plusieurs reprises, et sans succès, l’extradition de Fethullah Gülen, prédicateur installé en Pennsylvanie (nord-est) et à qui Ankara impute le putsch manqué de juillet 2016.

Les autorités américaines ont enfin inculpé plusieurs Turcs pour des transactions financières ayant violé l’embargo sur l’Iran, parmi lesquels Zafer Caglayan, ancien ministre de l’économie du gouvernement de M. Erdogan quand il était Premier ministre. Le président turc a dénoncé une décision “politique“ prise “contre la Turquie“.

M. Erdogan a déclaré qu’il rencontrerait Donald Trump, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU qui débute le 19 septembre à New York, “si l’occasion se présente“.

posté le 10 septembre 2017 par Ara/armenews


MILITAIRE
Un diplomate américain loue la participation de l’Arménie à des entraînements de l’OTAN

Un diplomate des États-Unis a loué vendredi l’armée arménienne pour avoir participé aux derniers exercices militaires dirigés par l’OTAN en Géorgie. Il a assuré qu’il s’agissait là d’un « excellent exemple de la capacité de l’Arménie à équilibrer ses intérêts ».

“L’Arménie devrait être très fière“, a déclaré Richard Mills, ambassadeur américain à Erevan. “C’était le seul membre [de l’Organisation du Traité de sécurité collective] lors de cet exercice“.

“Et il a été un élément très important à cet exercice militaire avec les unités médicales qui ont soutenu tous les autres pays qui ont participé“, a-t-il ajouté. “Cela a aidé l’armée arménienne, et, je pense, cela a aidé la sécurité en Europe dans son ensemble“.

Les exercices qui ont duré deux semaines, en débutant fin juillet, ont impliqué environ 2 800 soldats des États-Unis, de la Géorgie, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Turquie, de l’Ukraine, de la Slovénie et de l’Arménie. Le vice-président américain Mike Pence a visité les troupes participantes lors d’un voyage du 1er août en Géorgie.

La participation d’une trentaine de soldats arméniens dans les forêts nommés « Noble Partner » a souligné la politique de l’Arménie consistant à compléter l’alliance militaire avec la Russie par des liens de sécurité plus étroits avec l’Occident.

“L’Arménie fait un bon travail en équilibrant ses relations avec tous ses voisins“, a affirmé Mills. “Cela comprend aussi bien la Russie, que l’Iran, mais aussi les États-Unis et l’Union européenne“.

“Le but de nos amis arméniens est de veiller à ce que l’Arménie puisse prendre ses propres décisions souveraines, qu’elle puisse choisir son modèle économique et politique“, a précisé Mills. “Et nous voulons aider l’Arménie à continuer de faire des choix souverains et à veiller à ce qu’elle ne soit pas excessivement influencée ou forcée par d’autres à suivre certains chemins que l’Arménie ne veut pas suivre“.

L’Arménie a approfondi la coopération en matière de défense avec les États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN depuis le début des années 2000. Elle envoie actuellement plus de 100 soldats pour des missions dirigées par l’OTAN au Kosovo et en Afghanistan et participe régulièrement à des exercices multinationaux organisés par les militaires américains.

Ces troupes font partie de la Brigade de maintien de la paix de l’armée arménienne qui a reçu une aide considérable des États-Unis. Une rénovation financée par les États-Unis du centre de formation principal de la brigade a débuté en mars. Selon Mills, les États-Unis ont également fourni près de 50 millions de dollars de matériel militaire et ont formé plus de 200 militaires arméniens depuis 2002.

“Après les combats tragiques en avril 2016, nous nous sommes approchés de nos amis du ministère de la Défense arménien pour leur parler des enseignements à tirer en termes de structure militaire, de commandement de mission, de communication“, a également révélé le diplomate.

Mills a ajouté que le commandant de l’armée américaine de l’Europe, le lieutenant-général Ben Hodges, a discuté personnellement du problème avec les meilleurs militaires de l’Arménie lorsqu’il s’est rendu à Erevan en mai 2016.

Le diplomate a également précisé que, si Washington est engagé dans la sécurité de l’Arménie, il continuera à éviter de vendre des armes offensives à l’une des parties prenant part au conflit du Karabagh. “C’est un domaine où nous différons de la Russie“, a-t-il convenu.

Les États-Unis, la Russie et la France ont longtemps mené conjointement les efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Karabagh.

posté le 28 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



USA/FRANCE/ARMÉNIE
Aznavour en haut de l’affiche à Hollywood et reçoit enfin son étoile

Los Angeles, (AFP) - Le légendaire chanteur et musicien Charles Aznavour a enfin reçu jeudi, à 93 ans, son étoile sur le prestigieux “Walk of Fame“ d’Hollywood, où son nom brille désormais en lettres dorées parmi une constellation d’autres stars.

“Je suis Français et Arménien, les deux sont inséparables comme le lait et le café, c’est fantastique d’avoir deux cultures“, a déclaré Aznavour, en anglais, sous les “bravos !“ ou “vive la France !“.

“Le français est ma langue de travail mais ma langue familiale est toujours l’arménien“, a-t-il ajouté, applaudi par une foule de plus de deux cents fans et invités devant le Pantages Theater, dédié aux comédie-musicales, où a été cimentée la 2.618ème étoile de la Promenade de la célébrité.

Avec cette récompense, “je peux dire que je suis aussi un peu californien“, parce que j’ai “une fille ici et mes petits-enfants“, a ajouté l’artiste adulé dans le monde entier, élégant en costume bleu roi et lunettes de soleil. “Je suis fan mais c’est surtout pour mes parents que je suis venu ici, je vais leur envoyer des photos. C’est un grand chanteur, il a beaucoup tourné en Afrique“, explique ainsi à l’AFP Jean Hode, 38 ans, entrepreneur venu s’installer à Los Angeles depuis le Bénin.

- “J’aime l’homme, sa compassion“ -

Anita Tokatlian, femme au foyer de 61 ans aux origines françaises et arméniennes, raconte que la musique d’Aznavour a bercé son enfance, et qu’elle a assisté à trois de ses concerts : “J’aime sa musique, il est chaleureux mais plus encore, j’aime l’homme, sa compassion“.

“Quand il y a eu un tremblement de terre en 1988, il a tant fait, tant donné“, remarque-t-elle.

A côté d’elle, Vars Ingigian, 66 ans, ajoute que l’auteur-compositeur-interprète “représente la survie au génocide arménien“, “je me sens profondément honoré qu’(Aznavour) représente tout ce qu’il y a de bon dans ce monde (...) Quand j’écoute sa chanson sur le génocide arménien, +Ils sont tombés+, j’ai toujours les larmes aux yeux“. C’est Baydsar Thomasian, membre de l’équipe du sénateur californien Kevin de Leon, qui représente Hollywood où vit une très large communauté arménienne, qui a pris l’initiative de demander qu’une étoile au nom d’Aznavour brille enfin sur le célèbre “Walk of Fame“.

“Bien sûr, il est Français, mais nous avons le sentiment qu’il est aussi Arménien et nous voulons partager cet honneur avec le monde entier“, avait-elle expliqué à l’AFP lors des préparatifs pour la cérémonie.

Shahnourh Varinag Aznavourian, de son vrai nom, déclaré par un sondage de CNN et Time en 1998 comme le “chanteur de variété le plus important du 20ème siècle“, a vendu plus de 180 millions de disques et écrit 1.300 chansons dans de multiples langues, dont “She“, “Hier encore“ ou “Je m’voyais déjà“.

Né à Paris de parents arméniens et devenu l’un des plus ardents porte-drapeaux de cette diaspora, Aznavour a accompagné au piano Edith Piaf pendant des années avant de devenir lui-même un mythe.

- Acteur de ses chansons -

L’auteur-interprète de “La Bohème“, “Emmenez-moi“, “La Mamma“ ou “Mes Emmerdes“ fait partie d’une vingtaine de français ou d’artistes originaires de France honorés sur le Walk of Fame, comme Leslie Caron ou Louis Jourdan. “Sinatra a un jour dit que chaque chanson est une pièce d’un acte avec un seul personnage. Charles est un acteur extraordinaire et un chanteur extraordinaire“, a déclaré lors de la cérémonie de jeudi le réalisateur et ami d’Aznavour Peter Bogdanovich (“La dernière séance“).

Aznavour a joué dans plus de 60 films, dont “Le Tambour“ de Volker Schlöndorff, (Palme D’or, Oscar du meilleur film étranger, nommé pour le César équivalent...), “Ararat“ d’Atom Egoyan, “Tirez sur le pianiste“ de François Truffaut ou “Paris au mois d’août“ de Pierre Granier-Deferre.

“Pour moi il fait partie des plus grands chanteurs en français comme Johnny Hallyday ou Jacques Brel et Charles Trenet“, remarque Bernard Solé, touriste belge de 54 ans.

“Il mérite tellement son étoile. (...) Il évoque la nostalgie d’antan mais aussi l’idée de ne pas perdre ses vingt ans“ et de profiter de la vie, conclut-il.

posté le 25 août 2017 par Ara/armenews