Nouvelles d'Arménie
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Etats-Unis


ETATS-UNIS
Donald Trump félicite le nouveau leader arménien

Le président américain Donald Trump a félicité le Premier ministre, Nikol Pachinian, et a déclaré que son gouvernement coopérerait avec le nouveau gouvernement arménien sur « les nombreux domaines d’intérêt mutuel ».

“Je suis impatient de travailler avec vous sur les nombreux domaines d’intérêt mutuel entre nos deux pays, notamment le renforcement des liens commerciaux, les institutions démocratiques et la sécurité régionale“, a écrit M. Trump dans une lettre publiée hier sur le site Internet du Premier ministre arménien.

“Les progrès dans la lutte contre la corruption, la libre réunion de tous les partis politiques et la résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh assureront un brillant avenir à l’Arménie“, a-t-il rédigé.

Le Département d’Etat américain a publié une déclaration similaire quelques heures après que le Parlement arménien a voté pour élire Pachinian comme Premier ministre après des semaines de manifestations anti-gouvernementales massives qu’il a organisées. Il a affirmé que Washington “travaillera en étroite collaboration“ avec son gouvernement.

Le chef de cabinet de Pashinian, Eduard Aghajanian, a salué cette lettre de félicitations de Trump. “Je pense que cela témoigne de l’existence d’un nouveau type de gouvernement [en Arménie] et de sa perception par le monde“, a-t-il commenté.

Aghajanian a précisé qu’un approfondissement des liens entre les Etats-Unis et l’Arménie est “inévitable“. “Je suis convaincu que nos relations avec tous les pays et les Etats-Unis en particulier ont un potentiel de développement très sérieux“, a-t-il souligné.

“Nous sommes également prêts à coopérer dans les domaines mentionnés par le président américain“, a ajouté le responsable arménien.

Washington a suivi de près les récents développements en Arménie qui ont conduit à la démission du Premier ministre Serge Sarkissian et à son remplacement par Pachinian. Le Département d’Etat a exhorté à plusieurs reprises les factions politiques de l’Arménie à engager un dialogue.

Le secrétaire d’État américain Wess Mitchell a eu des conversations téléphoniques avec Pashinian et le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian le 30 avril. Richard Mills, ambassadeur des États-Unis à Erevan, a rencontré Pashinian puis le Premier ministre par intérim Karen Karapetian afin d’atténuer les tensions politiques dans le pays.

posté le 17 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



TURQUIE/IRAN/ETATS-UNIS
Violation des sanctions contre l’Iran : un banquier turc condamné à 32 mois de prison

New York, 16 mai 2018 (AFP) - Le banquier turc Mehmet Atilla, reconnu coupable en janvier d’avoir aidé à contourner les sanctions américaines contre l’Iran, a été condamné mercredi à 32 mois de prison, une peine relativement clémente pour celui que le gouvernement américain avait présenté comme le “cerveau“ d’un juteux trafic, provoquant la colère du gouvernement turc.

M. Atilla, 47 ans, ex-directeur général adjoint de la banque publique turque Halkbank jugé coupable de fraude bancaire et de conspiration pour violer les sanctions, a été condamné par le juge fédéral Richard Berman à 32 mois de prison.

Le banquier étant incarcéré à New York depuis son arrestation en mars 2017, la peine restant à purger devrait se limiter à 18 mois, alors que l’accusation réclamait jusqu’à 20 ans d’incarcération.

Selon la transcription de l’audience de mercredi, le juge Berman a donné en partie raison à la défense en estimant qu’Atilla n’avait joué qu’un “rôle mineur“ dans ce trafic.

Il a aussi souligné qu’Atilla apparaissait “moins coupable“ que Reza Zarrab, qui fut le témoin-clé de l’accusation pendant les cinq semaines de procès du banquier, très suivi en Turquie.

Zarrab, un homme d’affaires turco-iranien célèbre en Turquie, qui avait pris Ankara par surprise à l’automne dernier en acceptant de plaider coupable dans cette affaire et de coopérer avec la justice américaine, avait décrit en détail à la barre l’instauration, à partir de 2012, d’un complexe schéma impliquant trafic d’or et livraisons fictives de nourriture entre l’Iran, la Turquie et Dubaï.

Ce trafic a permis à Téhéran, alors étouffé par les sanctions internationales, de percevoir malgré tout des milliards en devises en échange de ses hydrocarbures.

Zarrab a notamment raconté comment le ministre turc de l’Economie d’alors, Zafer Caglayan, et le directeur général de la banque Halkbank, Suleyman Aslan, l’avaient aidé à monter ce trafic, avec la bénédiction de Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre.

Les avocats de la défense avaient présenté Atilla —seul sur le banc des accusés alors que le ministre Caglayan et sept autres personnes ont été inculpées dans cette affaire— comme le bouc-émissaire de la justice américaine : il n’aurait été, selon eux, que l’exécutant honnête des consignes de ses supérieurs.

Ils avaient aussi souligné qu’Atilla n’avait pas personnellement bénéficié de ce trafic, plaidant pour une peine la plus limitée possible. Aussi clémente que soit la sentence, le ministère turc des Affaires étrangères a réagi mercredi en réaffirmant qu’Atilla était “innocent“. Il a dénoncé un “simulacre de procès“, organisé sur la base de “preuves trafiquées et de fausses déclarations fabriquées par l’organisation terroriste de Fethullah Gülen“, ennemi juré d’Erdogan réfugié aux Etats-Unis.

Le président Erdogan a plusieurs fois qualifié les poursuites contre Atilla de “complot“ contre la Turquie, et l’affaire a contribué à tendre les relations turco-américaines.

“Si Atilla devait être déclaré criminel, cela reviendrait presque à déclarer que la République turque est criminelle“, affirmait-t-il encore lundi. Quant à Zarrab, sous la protection du FBI depuis qu’il a plaidé coupable, il attend encore de connaître sa peine.

posté le 17 mai 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Etats-Unis  Iran  Turquie 


DIPLOMATIE
Les États-Unis vont travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement

Les Etats-Unis ont félicité Nikol Pashinian et ont déclaré qu’ils “travailleront en étroite collaboration“ avec son gouvernement qui sera formé d’ici la fin du mois.

“Les Etats-Unis félicitent Nikol Pashinian en tant que nouveau Premier ministre d’Arménie“, a annoncé Heather Nauert, porte-parole du Département d’Etat américain, dans un communiqué publié mardi soir.

“Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement et le peuple arménien sur les nombreux domaines d’intérêt commun entre nos deux pays, notamment l’intensification du commerce, le soutien à la démocratie et à l’Etat de droit, et la sécurité régionale et mondiale“, a-t-elle ajouté.

Washington a suivi de près les développements des dernières semaines en Arménie qui ont conduit à la démission du Premier ministre Serge Sarkissian et à son remplacement par Pashinian, le principal organisateur des manifestations anti-gouvernementales à l’échelle nationale. Le Département d’État a exhorté à maintes reprises les factions politiques de l’Arménie à mettre fin à la crise politique par le dialogue.

Le secrétaire d’Etat américain adjoint Wess Mitchell a eu des conversations téléphoniques avec Pashinian et Edouard Nalbandian le 30 avril. Quelques jours plus tôt, l’ambassadeur américain à Erevan, Richard Mills, a rencontré Pashinian et ensuite le Premier ministre par intérim d’alors, Karen Karapetian, pour essayer d’aider à atténuer les tensions politiques dans le pays.

L’élection de Pashinian en tant que Premier ministre a également été saluée mardi par les deux principaux groupes de pression arméno-américains. L’un d’eux, l’Assemblée arménienne d’Amérique, a envoyé une lettre de félicitations au leader de la protestation, âgé de 42 ans.

“C’est vraiment un moment remarquable et déterminant dans l’histoire de l’Arménie“, peut-on lire dans la lettre signée par les dirigeants de cette organisation. “Nous sommes particulièrement fiers de votre engagement affiché en faveur d’un changement démocratique non violent, qui a fait honneur à tous les Arméniens.“

L’Assemblée arménienne d’Amérique continuera à exhorter Washington “à faire plus pour fortifier et faire avancer la relation entre les Etats-Unis et l’Arménie“, prévient la lettre.

Pour sa part, le Comité national arménien des États-Unis (ANCA) a déclaré que le changement de régime pacifique à Erevan avait renforcé la réputation de l’Arménie aux Etats-Unis. L’Arménie est vue comme un “partenaire fiable et démocratique pour faire avancer les priorités régionales et internationales partagées“. Et ces progrès de l’Arménie interviennent en plus alors qu’il y a “une aggravation des déficits démocratiques dans les pays voisins, l’Azerbaïdjan et la Turquie“, a souligné le directeur exécutif de l’ANCA, Aram Hamparian.

posté le 10 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



PHOTOREPORTAGE MAX SIVASLIAN
La rock star américaine salue la « belle révolution » en Arménie

Serj Tankian, éminent musicien rock arméno-américain, a été accueilli en héros lundi soir après son arrivée en Arménie pour manifester son soutien au mouvement de protestation lancé par Nikol Pashinian.

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Tankian a salué la « belle révolution » en s’adressant à des milliers de jeunes, pour la plupart sur la place de la République centrale d’Erevan, le principal lieu des manifestations anti-gouvernementales massives emmenées par Pachinian. Il a déclaré que le mouvement avait non seulement ouvert la voie au changement démocratique dans le pays, mais a également renforcé la position internationale du peuple arménien.

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« Le monde vous regarde comme un exemple positif », a déclaré Tankian dans un court discours. « Vous avez atteint votre objectif en chantant, en dansant et en souriant. » « Tout comme vous, j’ai rêvé de ce jour pendant de nombreuses années et je suis maintenant fier de vous accompagner », a ajouté le chanteur du groupe de rock américain System Of A Down (SOAD).

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Pashinian, qui a salué Tankian à l’aéroport international Zvartnots et l’a personnellement escorté jusqu’à la place de la République, s’est également adressé à la foule, rendant hommage à « notre glorieux compatriote ».

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Tankian a été très favorable à la campagne qui a forcé le Premier ministre Serge Sarkisian à démissionner le 23 avril. Pashinian devrait en principe succéder à Sarkissian comme Premier ministre mardi.

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« Je suis ravi, je suis ... excité », a déclaré Tankian aux journalistes à Zvartnots. « Je suis si heureux d’être ici. »

La démission de Sarkissian a eu lieu exactement trois ans après le premier concert de SOAD en Arménie qui s’est déroulée sur la place de la République et a attiré des dizaines de milliers de spectateurs. Tankian, 50 ans, avait mis à profit ce concert pour appeler le gouvernement arménien à mettre fin à « l’injustice institutionnelle » dans le pays.

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Le musicien de renommée mondiale avait également appelé à la primauté du droit et à la lutte contre la corruption en Arménie lors de son précédent voyage dans sa patrie ancestrale en 2011. Il avait également déploré les graves fraudes signalées lors d’une élection présidentielle arménienne en 2013.

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En collaboration avec plusieurs autres éminents Arméniens de la diaspora, Tankian a surveillé les élections législatives de l’année dernière qui ont été remportées par le Parti républicain de Sarkissian.

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posté le 8 mai 2018 par Ara/armenews

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NEW YORK
Génocide : on ne lâche rien à Time Square

Comme tous les ans, les Arméniens de New York et du New Jersey se sont réunis à Time Square, le dimanche avant le 24 avril. Un bon millier de personnes se sont donc réunis le 22 avril entre 14 et 16h sur la place la plus célèbre du monde pour écouter les discours des trois députés qui défendent tradionnellement les Arméniens ( Franck Pallone, Charles Schumer et Carolyne Maloney).

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L’avocat Mark Geragos de passage sur la côte est a aussi pris la parole pour enjoindre les Arméniens à ne rien lâcher.

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posté le 27 avril 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Etats-Unis  Image 450 


États Unis
L’American Council of America appelle à la libération immédiate des manifestants pacifiques

Le Conseil Arménien d’Amérique (ACA) a suivi les événements qui se produisent en Arménie avec une profonde préoccupation. La majorité écrasante des manifestants, en particulier les jeunes, veulent voir des réformes concrètes et rapides dans le pays avec des solutions systémiques au climat politique actuel.

Afin de résoudre la crise politique interne, l’ACA estime qu’il est nécessaire d’utiliser des moyens politiques pour parvenir à un consensus entre les différentes organisations politiques.

Nous devons plaider en permanence que l’état de droit, l’équité et la justice ne sont pas seulement les choses que nous exigeons de la Turquie, mais aussi à préserver en Arménie et en Artsakh.

Pourtant, aujourd’hui, les autorités arméniennes ont détenus les dirigeants de ce mouvement pacifique, les membres du Parlement de l Arménie, Nikol Pachinian, Sassoun Mikaelian et Ararat Mirzoyan, malgré leur statut d’immunité parlementaire, ce qui rend la négociation et le consensus impossible à atteindre.

La menace d’ une utilisation potentielle d’une force disproportionnée contre des manifestants pacifiques et l’arrestation des membres du Parlement, est non seulement condamné comme une violation grave du droit constitutionnel, mais aggravera aussi l’atmosphère actuelle en Arménie.

Ainsi, l’ACA appelle les autorités arméniennes à libérer immédiatement Nikol Pachinian, Sassoun Mikaelian, Ararat Mirzoyan, et toutes les personnes détenues pendant l’exercice de leur droit à la manifestation pacifique.

posté le 23 avril 2018 par Jean Eckian/armenews


INTERNATIONAL
Les Etats-Unis se tiennent informés de près des manifestations à Erevan

Les Etats-Unis ont exhorté les forces de sécurité arméniennes et les manifestants de l’opposition à faire preuve de “retenue“ alors que les protestations antigouvernementales à Erevan et dans d’autres parties de l’Arménie se poursuivaient pour la sixième journée consécutive ce mercredi.

Le département d’Etat américain a qualifié de “significatives“ les protestations en cours, qui ont été suscitées par la décision de Serge Sarkissian de rester au pouvoir après la fin de son dernier mandat présidentiel au début du mois.

“Nous suivons de près les manifestations en cours dans le centre-ville d’Erevan et dans d’autres villes d’Arménie“, indique le communiqué américain. “Nous félicitons le comportement responsable et respectueux de la grande majorité des manifestants et de la police au cours des derniers jours.“

“Nous sommes troublés, cependant, par des rapports d’affrontements sporadiques entre la police et les manifestants, qui ont pu entraîner des blessures. Nous encourageons les autorités gouvernementales et les manifestants à faire preuve de retenue et à éviter toute escalade ou toute action violente“, ajoute le communiqué.

Mercredi matin, des centaines de jeunes ont défilé dans le centre d’Erevan dans le cadre de ce que leur leader, Nikol Pachinian, a qualifié de « révolution de velours ». Il a exhorté les Arméniens à se rassembler sur la place de la République. Des milliers d’entre eux se sont rassemblés. Ils ont réussi à passer devant le bâtiment du Parlement et à rejoindre l’ancien palais présidentiel, qui sera désormais le siège du nouveau Premier ministre arménien, Sarkissian.

Les deux bâtiments sont situés sur l’avenue Bagramian, qui a été le théâtre de l’affrontement violent de lundi entre les manifestants dirigés par les Pachinian et la police anti-émeute qui a fait 46 blessés. Des dizaines de policiers en tenue anti-émeute y ont été déployés jusqu’à mercredi matin.

Pachinian a exhorté ses partisans à “faire preuve de respect“ vis-à-vis du nombre relativement faible de policiers surveillant le bureau du Premier ministre, afin d’éviter tout conflit avec eux. “Toute violence, toute provocation doit être exclue“, a-t-il déclaré.

Pendant ce temps, au moins 66 personnes ont été arrêtées sur la place de France à Erevan, le point central des manifestations quotidiennes. La police anti-émeute y a été déployée lorsque Pachinian et les autres manifestants se sont rassemblés devant l’ancien palais présidentiel. Ils sont restés là quand la foule est revenue sur la place environ une heure plus tard.

Dans une nouvelle déclaration, la police arménienne a de nouveau menacé de disperser les protestations si Pachinian refusait de mettre fin à ses “actions illégales“.

Des manifestations anti-Sarkissian par un plus petit nombre de jeunes se sont également poursuivies à Gumri et à Vanadzor, deuxième et troisième plus grandes villes du pays. Les organisateurs ont appelé plus d’étudiants à boycotter les classes et à les rejoindre.

À Gumri, des jeunes manifestants se sont bagarrés avec des policiers qui surveillaient l’entrée d’une école locale. Ils ont accusé les autorités d’avoir empêché les étudiants d’exercer leurs droits politiques.

Une manifestation similaire a également eu lieu mercredi à Armavir, une ville située à 40 kilomètres à l’ouest d’Erevan. Des dizaines d’étudiants de l’université et du lycée se sont rassemblés là-bas pour soutenir la campagne de Pachinian pour le changement de régime. Ils ont marché jusqu’à un lycée, où la porte d’entrée était apparemment fermée pour empêcher plus d’étudiants de se joindre aux manifestations. Le directeur de l’école a refusé d’ouvrir, justifiant cela par le fait que les classes ne devaient pas être perturbées.

Le ministère arménien de l’Education a exprimé sa profonde préoccupation face à la participation d’écoliers aux manifestations. Dans un communiqué, il a exhorté les organisateurs de manifestations à ne pas attirer des mineurs à leurs rassemblements politiques.

posté le 19 avril 2018 par Claire/armenews


TURQUIE/SYRIE
Erdogan se félicite des frappes en Syrie

Istanbul, 14 avr 2018 (AFP) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est félicité samedi des frappes en Syrie des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, estimant qu’il s’agissait d’une réponse “appropriée“ aux “attaques inhumaines“ menées par le régime de Damas.

“Nous considérons que cette opération est appropriée“, a déclaré M. Erdogan au cours d’une réunion de son parti, l’AKP, à Istanbul. “Le régime a vu que ses attaques croissantes ces derniers jours contre des dissidents (...) ne resteraient pas sans réponse“, a-t-il poursuivi.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont effectué tôt samedi des frappes ciblées contre le régime syrien, qu’ils accusent d’une attaque chimique le 7 avril dans la ville alors aux mains des rebelles de Douma qui a fait, selon des secouristes sur place, au moins 40 morts.

M. Erdogan a précisé qu’il avait passé une “nuit blanche“ à suivre les derniers événements.

“Nous ne pouvons pas accepter ce qu’ont vécu des bébés (syriens) après l’utilisation d’armes chimiques“, a-t-il insisté. “Quels que soient les auteurs (de l’attaque du 7 avril), ils doivent en payer le prix“.

Le président turc s’est entretenu avec la Première ministre britannique Theresa May et avec le président français Emmanuel Macron après les frappes. Il a souligné au cours de ces deux entretiens que la Turquie condamnait l’usage de l’arme chimique et que la paix en Syrie ne pouvait passer que par la désescalade et une “solution politique“, selon une source présidentielle turque.

Le vice-Premier ministre turc Bekir Bozdag a précisé sur Twitter que son pays avait été informé du déclenchement des frappes et que la base d’Incirlik, dans le sud de la Turquie, n’avait pas été utilisée.

M. Erdogan a également eu un entretien téléphonique, samedi soir, avec son homologue russe Vladimir Poutine samedi soir, selon la source présidentielle. Les deux présidents ont “réaffirmé leur détermination à joindre leurs efforts pour réduite les tensions en Syrie et pour trouver une issue politique à la crise“, a poursuivi la même source. MM. Erdogan et Poutine ont convenu de “rester en contact étroit“.

De son côté, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré, dans un communiqué, que l’opération occidentale contre la Syrie avait “soulagé la conscience de l’humanité face“ aux attaques chimiques présumées.

“La Turquie soutient l’opposition syrienne qui cherche à renverser depuis 2011 le régime de Bachar al-Assad.

Mais Ankara semble depuis plus d’un an plus préoccupé par les activités des milices kurdes dans le nord de la Syrie et coopère étroitement avec la Russie et l’Iran, alliés au régime syrien

posté le 15 avril 2018 par Ara/armenews


TURQUIE/ETATS-UNIS
Erdogan et Trump se sont téléphonés pour parler de la Syrie

Istanbul, 11 avr 2018 (AFP) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump ont évoqué la crise en Syrie lors d’une conversation téléphonique mercredi soir, a indiqué une source proche de la présidence turque.

Les deux chefs d’Etat ont procédé à un “échange de vue sur les derniers développements en Syrie“, selon cette source, qui n’a pas donné d’autres détails.

Cet échange survient alors que Donald Trump a averti mercredi d’une riposte occidentale imminente au bombardement chimique présumé en Syrie, portant la tension avec la Russie à son sommet depuis le début de cette crise.

De son côté la Turquie, acteur clef dans le dossier syrien, a exhorté mercredi Moscou et Washington à cesser leur “bagarre de rue“ au sujet de possibles frappes contre Damas.

“L’un dit +J’ai de meilleurs missiles+, l’autre dit +Non, c’est moi qui ai de meilleurs missiles. Allez, chiche, envoie-les !+ (...) C’est une bagarre de rue, ils se bagarrent comme des caïds“, a déploré le Premier ministre Binali Yildirim lors d’un discours à Istanbul.

La Turquie et les Etats-Unis sont alliés au sein de l’OTAN, mais leurs relations ont été récemment affectées par plusieurs sujets de discorde, dont le soutien apporté par Washington aux milices kurdes syriennes, considérées par Ankara comme terroristes.

Dans le même temps, la Turquie s’est rapprochée ces derniers mois de la Russie sur le dossier syrien. Les deux pays conservent toutefois de nettes divergences : Ankara soutient les rebelles en lutte contre le président syrien, tandis que Moscou reste un soutien indéfectible de Bachar al-Assad.

posté le 12 avril 2018 par Ara/armenews