Nouvelles d'Arménie
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UNION EUROPEENNE
160 millions d’euros d’aide à l’Arménie pour les trois prochaines années

L’Union européenne a annoncé mercredi qu’elle fournirait à l’Arménie environ 160 millions d’euros (197 millions de dollars) d’aide nouvelle au cours des trois prochaines années, conformément à un récent accord visant à approfondir ses relations avec Erevan. Federica Mogherini, haute-représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, et Edouard Nalbandian, ministre arménien des Affaires étrangères, ont signé à Bruxelles un document énumérant les « priorités de partenariat » des deux parties pour les années à venir.

Le bureau de F. Mogherini a indiqué que le document “guidera“ l’aide de l’UE prévue à l’Arménie, qui sera canalisée, entre autres domaines, vers l’éducation et l’innovation.

« L’Union européenne et l’Arménie sont, avec ces priorités de partenariat, en train de renforcer notre amitié et notre coopération déjà solides », a déclaré F. Mogherini lors de la cérémonie de signature qui s’est tenue après ses entretiens avec E. Nalbandian. « Avec notre nouvel accord de partenariat global et renforcé (CEPA) que nous avons signé il y a trois mois, au sommet du partenariat oriental à Bruxelles, nous renforçons notre engagement commun à produire des résultats positifs dans des domaines qui font vraiment la différence dans la vie des gens. à la fois dans l’UE et en Arménie », a-t-elle ajouté.

Selon le CEPA, le gouvernement arménien doit mener des réformes politiques et renforcer la protection des droits de l’homme. Il doit également « rapprocher » progressivement les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’UE. L’accord de 350 pages doit être ratifié par le parlement arménien, les 28 États membres de l’UE et le Parlement européen pour entrer pleinement en vigueur. Cependant, certaines de ses dispositions clés peuvent être mises en pratique juste après la ratification arménienne prévue le mois prochain.

Selon le ministère arménien des Affaires étrangères, E. Nalbandian et F. Mogherini ont discuté de « la mise en œuvre de plusieurs dispositions de l’accord après sa ratification par l’Arménie. » La déclaration de l’UE précise qu’ils ont parlé des actions concrètes du CEPA qu’Erevan s’est engagé à mener d’ici 2020 et que la « bonne gouvernance » et le « développement économique et les débouchés commerciaux » figureront parmi les principaux domaines de coopération entre l’UE et l’Arménie.

posté le 22 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
Davit Haroutiunian dément une « crise constitutionnelle »

Le ministre de la Justice, Davit Haroutiunian, a rejeté mardi les déclarations de certains avocats et politiciens de l’opposition selon lesquelles la prochaine élection par le parlement arménien du prochain président du pays est inconstitutionnelle.

La constitution de l’Arménie modifiée en 2015 stipule que le président de la république ne sera plus élu par le vote populaire en raison de la transition du pays vers un système de gouvernement parlementaire. L’Assemblée nationale devrait choisir le successeur du président Serge Sarkissian le 2 mars, un peu plus d’un mois avant la fin de son dernier mandat.

Citant des clauses provisoires de la constitution amendée, certains avocats arméniens opposés au gouvernement disent que les nouvelles dispositions constitutionnelles appelant le vote du parlement ne sont censées prendre effet que lorsque le prochain président sera investi pour un mandat de sept ans. Le président doit donc être à nouveau élu directement par les électeurs, disent-ils. L’un de ces avocats, Vahé Grigorian, a accusé les autorités d ’ « usurper le pouvoir du peuple ». Un autre avocat, Gevorg Gyozalian, a évoqué lundi une « crise constitutionnelle » dans le pays.

Aram Manoukian, vice-président du Congrès national arménien d’opposition (HAK), a fait écho à ces revendications : « C’est tellement simple et évident que vous n’avez pas besoin d’être un avocat pour le comprendre », a-t-il dit.

Mais Vartan Poghosian, un autre expert juridique impliqué personnellement dans la réforme constitutionnelle, a souligné l’article 7 de la Constitution amendée qui est déjà entré en vigueur. Il a fait valoir qu’il avait renversé une disposition constitutionnelle antérieure imposant l’élection du président par un vote populaire. Dans une interview à la presse, Poghosian a également cité une autre clause provisoire qui stipule que les législateurs peuvent choisir le prochain chef d’Etat au plus tôt 40 jours avant la fin de la présidence de Sarkissian pendant une décennie.

Davit Haroutiunian a utilisé des arguments similaires lors d’une conférence de presse à Erevan : « Les choses sont très claires et toute discussion sur la crise constitutionnelle est tout simplement hors sujet », a-t-il déclaré. « S’il vous plaît, jetez un regard plus simple sur la question et ne vous laissez pas berner par des définitions juridiques délicates et compliquées », a ajouté le ministre.

posté le 21 février 2018 par Claire/armenews


Turquie
Ahmet Atlan condamné à vie - le journaliste germano-turc Deniz Yücel libéré

Le journaliste germano-turc Deniz Yücel, injustement emprisonné il y a un an en Turquie, a finalement été libéré ce jour sur “décision du tribunal“, mais plus probablement sur injonction du président Erdogan qui négocie actuellement une réconciliation avec Angela Merkel avec laquelle il est en délicatesse depuis le début de cette affaire, bien qu’il affirme que le pouvoir judiciaire de son pays est indépendant.

En revanche, Ahmet Altan, emprisonné en septembre 2016, ancien rédacteur en chef du journal Taraf, s’est vu infliger une condamnation à vie, ainsi que Nazli Ilcak, Fevzi Yazici, Yakup Simsek et Sükrü Tugrul Özsengül.

Ahmet Atlan est un journaliste très renommé qui a été longtemps chroniqueur à Hürriyet, Günes, Milliyet, Yeni Yüzyıl. Il a été exclu de la rédaction de Milliyet pour ses positions à l’égard des Kurdes (on l’accusait de soutenir la création d’un Kurdistan).

En septembre 2008, il est inculpé d’insulte à la nation turque pour avoir reconnu le génocide des Arméniens. Il a ensuite participé à la Fondation Hrant Dink et a reçu le prix Hrant Dink de la paix en 2011.

Il a démissionné de Taraf en 2012, pour y revenir en 2015. Il a eu également des ennuis avec la justice pour des articles concernant Atatürk, et le massacre de Roboski en 2012.

posté le 17 février 2018 par Jean Eckian/armenews


Histoire
Raphael Lemkin, la définition et la punition du génocide

Jean Lebrun a proposé aujourd’hui 14 février dans “La Marche de l’Histoire“ sur France Inter, un document retraçant le parcours de Raphaël Lemkin, l’inventeur du mot « Génocide », illustré par le meurtre, à Berlin, de Talaat pacha, le principal instigateur du génocide des Arméniens, par Soghomon Thelirian. Suivent les pogroms en Pologne. Lemkin réfléchi dès lors à la question en 1941 en informant Washington de ce qui se passe en Europe.

Cette émission intervient au lendemain du refus de la Knesset de reconnaître le génocide arménien.

Cliquer, ici, sur le lecteur.

posté le 15 février 2018 par Jean Eckian/armenews


AU CINEMA AUJOURD’HUI
Trois questions aux deux héros du film « Bravo Virtuose »

Aujourd’hui sort en salles le polar musical loufoque Bravo Virtuose, réalisé par Lévon Minasian. Au coeur du synopsis, les péripéties d’Alik (joué par Samuel Tadevosian), jeune musicien qui endosse suite à un quiproquo l’identité d’un tueur à gage que l’on nomme “Bravo Virtuose“. L’occasion idéale pour lui de sauver son orchestre de la faillite, mais aussi la vie de celle qu’il aime, Lara (interprétée par Maria Akhmetzyanova).

Interview croisée des deux protagonistes principaux.

Nouvelles d’Arménie Magazine : Qu’est-ce qui vous a plu à la lecture du scénario ?

Samuel Tadevosian : Les couleurs, les situations, les personnages, ... Le tout représentait un défi pour moi en tant qu’acteur.

Maria Akhmetzyanova : Je suis immédiatement tombée amoureuse de cette histoire et de ses personnages. C’est un film qui ne ressemble à aucun autre ! Je me suis immédiatement rendu compte que, oui, je voulais jouer ce rôle de Lara, parce que c’est un rôle très difficile, et donc fantastique.

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Nouvelles d’Arménie Magazine : Ressemblez-vous à votre personnage ?

Maria Akhmetzyanova : Lara est une fille très vulnérable et touchante. Il faut aller au-delà de l’apparence outrancière qu’elle s’est imaginée uniquement pour se protéger du monde extérieur. Peut-être que nous sommes similaires dans le sens où toutes les deux nous pouvons être en décalage avec les autres.

Samuel Tadevosian : Chaque personnage me donne l’opportunité d’apparaître dans des circonstances que je ne rencontrerais probablement jamais dans ma vie réelle. Pendant le tournage, je suis devenu un mélange de Samuel et du personnage que je joue. Le résultat est que je me découvre à travers un autre prisme, je trouve de nouveaux gestes, de nouveaux comportements.

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Nouvelles d’Arménie Magazine : Dans le film, on le dit souvent : “Bravo Virtuose“. Et vous, à quel membre de l’équipe du film pourriez vous dire Bravo ?

Samuel Tadevosian : C’est une bonne question, et une petite histoire me vient tout de suite en mémoire. À un moment dans le film, mon personnage rend visite à l’hôpital à son grand-père. Je suis assis près de son lit, et nous parlons de tout un tas de problèmes. Il y a un homme couché dans le lit à côté qui, pendant toute la scène, gémit de façon monotone. Eh bien je lui dis bravo : avec seulement ses gémissements, sans aucun mot, il a réussi à avoir les regards de toute l’équipe braqués sur lui. Il m’a fallu beaucoup d’effort pour rester sérieux tout au long de la scène, pareil pour le réalisateur ! C’était en plus le dernier jour du tournage.

Maria Akhmetzyanova : Je voudrais dire bravo à absolument tout le monde qui a travaillé sur ce film ! Chacun a mis de son âme, de son talent et de son amour, pour un résultat merveilleux... Alors, “Bravo Virtuosos“ !

Bravo Virtuose, réalisé par Lévon Minasian
En salles en France ce 14 février 2018

posté le 14 février 2018 par Claire/armenews

Propos recueillis par Claire Barbuti



MUSIQUE
A 16 ans, Raffi Arto enflamme la scène de The Voice

Il joue du piano parfai­te­ment sans jamais avoir étudié le solfège, il gratte aussi la guitare. Il est ami avec le leader des Forbans... A 16 ans seule­ment, Raffi Arto a déjà tout d’un grand. Après avoir brillé en 2012 à La France a un incroyable talent, le voilà dans l’équipe de Florent Pagny dans la nouvelle saison de The Voice.

Il n’avait que 10 ans lorsqu’il a parti­cipé à La France a un Incroyable Talent, sur M6. Face au jury de l’époque - Dave, Sophie Edel­stein et Gilbert Rozon - le «  gamin » ne s’était pas démonté. Pas plus qu’en 2014 sur le plateau de la Grande Battle, diffu­sée sur France 2 et présen­tée par Virgi­nie Guil­haume.

Passionné de rock’n’roll des années 50/60 et parti­cu­liè­re­ment fan d’Elvis Pres­ley, Raffi Arto a époustouflé les coachs de The Voice avec sa reprise au piano de Proud Mary, se faisant retourner les trois fauteuils masculins. A tel point que les coachs en ont redemandé, et que le jeune artiste a fait danser tout le monde sur Blue suede shoes. Après une bataille rude entre Mika, Pascal Obispo et Florent Pagny, c’est finalement l’équipe de ce dernier que Raffi Arto a choisi. Pourquoi ce choix ? «  Avant de venir, je m’étais dit que je choisirai celui qui s’est retourné en premier. Sauf que Florent Pagny et Pascal Obispo se sont retournés en même temps ! J’ai donc pris ma décision au feeling et je suis très content. »

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La famille de Raffi, d’origine armé­nienne, l’a suivi et encou­ragé depuis le début. Fiers de son parcours et de sa parti­ci­pa­tion à The Voice, ils atten­daient avec impa­tience que le « mini Mozart » atteigne l’âge légal pour concou­rir. Seize ans, qu’il a désor­mais. Et le meilleur est à venir...

Revoir sa prestation : https://www.tf1.fr/tf1/the-voice/videos/raffi-arto-proud-mary-tina-turner-v-creedence-clearwater-revival.html

posté le 11 février 2018 par Claire/armenews


PROJET DE LOI
Les députés de l’opposition dénoncent une autre limitation des pouvoirs du président

Edmon Marukian, un des leaders de l’alliance de l’opposition Yelk, lors d’une session parlementaire à Erevan, le 6 février 2018.

Les députés de l’opposition ont rejeté hier comme étant inconstitutionnel un projet de loi du gouvernement qui limiterait sérieusement le prochain pouvoir du président arménien d’accorder des grâces.

Sous la Constitution radicalement modifiée de l’Arménie, le chef de l’Etat qui sera élu par le Parlement le mois prochain, jouera un rôle essentiellement cérémonial en vue de la transition du pays vers le système de gouvernement parlementaire.

Grâcier des personnes reconnues coupables de divers crimes sera l’un des rares pouvoirs exécutifs dévolus à la présidence. L’article 135 de la Constitution stipule que le président peut accorder des grâces « d’une manière et dans les cas définis par la loi mais ne les élabore pas.

Un projet de loi sur les grâces soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale indique clairement que toutes les décisions présidentielles sur la clémence demandée par les condamnés devront être approuvées par le Premier ministre au préalable. Ce dernier constituerait également une commission consultative spéciale chargée d’examiner les demandes de libération anticipée et de décider si elles devraient être accordées.

Edmon Marukian, représentant de l’alliance de l’opposition Yelk, a insisté sur le fait que le projet de loi allait à l’encontre de la disposition constitutionnelle pertinente : « Le président se verrait simplement présenter un projet de décision et serait sommé de le signer. Pourtant, la Constitution dit qu’il est celui qui accorder sa grâce. »

Guevorg Petrosian, un député du Parlement du Bloc Tsaroukian, était du même avis, déclarant que le président de la république serait ainsi dépouillé de son autorité constitutionnelle. Il s’est également plaint que le projet de loi ne précise pas les raisons pour lesquelles le Premier ministre recommandera ou argumentera les grâces présidentielles.

Cependant, Arpine Hovannisian, vice-président du Parlement représentant le Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir, a nié toute contradiction entre le projet de loi et la constitution. La majorité HHK au Parlement sera également presque certainement du côté du gouvernement. Le gouvernement prévoit également de faire passer au Parlement un certain nombre d’autres projets de loi qui souligneraient le statut du prochain Premier ministre en tant que responsable le plus puissant de l’Arménie. En particulier, le Premier ministre dirigera un nouveau Conseil de sécurité chargé de formuler la politique du pays en matière de défense nationale. Il sera plus puissant qu’un organe présidentiel similaire conseillant actuellement le président Sarkissian sur la sécurité nationale.

Certains observateurs considèrent ces projets de loi comme une indication supplémentaire que Serge Sarkissian a l’intention de devenir Premier ministre juste après avoir terminé son deuxième et dernier mandat présidentiel le 9 avril. Le président sortant n’a toujours pas clarifié ses plans politiques.

posté le 7 février 2018 par Claire/armenews


FRANCE
Vidéo du dîner du CCAF 2018, en présence d’Emmanuel Macron
posté le 6 février 2018 par Claire/armenews

Photo : Jean Eckian.



CINEMA
« Bravo Virtuose » : la comédie policière et musicale loufoque de Levon Minasian

Pour son premier film, le réalisateur Lévon Minasian né en Arménie ose une comédie policière et musicale totalement loufoque qui se passe à Erevan, derrière laquelle se cache une critique acerbe de la société corrompue actuelle. Une Arménie comme vous ne l’avez jamais vue au cinéma, à découvrir à partir du 14 février.

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Alik, 25 ans, clarinettiste d’exception et membre d’un orchestre de musique classique, prépare un grand concert. Mais tout bascule lorsque son mécène est assassiné... Par un concours de circonstances totalement déjantées, Alik se retrouve en possession du téléphone du tueur à gage nommé « Virtuose ». Il saisit cette opportunité, endosse l’identité du tueur, le temps de sauver l’orchestre de la faillite et protéger celle qu’il aime.

Comédie, polar, romance : Bravo virtuose est tout ça et bien plus. Ce conte postmoderne à l’esthétique très travaillé et au jeu de caméra constant souligne les dysfonctionnements de la société moderne - corruption, manque de moyens pour la culture - par le prisme de la fantaisie et de la belle musique.

En faisant appel à deux virtuoses de leur art - le pianiste Tigran Hamasyan et le chef d’orchestre Michel Petrossian - la magie s’empare de l’écran... Car oui, Levon Minassian n’en est pas une incongruité près dans son film en parvenant à faire cohabiter compositions du jazzman résolument moderne et du maître du classique dans cette œuvre qui parvient à mélanger dénonciation d’une réalité contemporaine et absurdité du propos.

Inclassable, mais le public du festival du film de la Baule ne s’y est pas trompé en lui accordant son Ibis d’or.

En salles le 14 février : Bravo Virtuose (1 h 30)
Réalisé par Levon Minasian, avec Samuel Tadevossian, Maria Akhmetzyanova, etc.
Musiques composées par Tigran Hamasyan et Michel Petrossian.
Produit par Agat Films & Cie (dirigé par Robert Guédiguian)

Avant-premières :
Mardi 6 février à 20h - Pôle Culturel, Rue Joseph Franceschi, 94140 Alfortville
Jeudi 8 février à 20h30, en présence de Robert Guédiguian - Cinéma ABC Toulouse, 13 rue Saint Bernard, 31000 Toulouse
Vendredi 9 février à 20h15, en présence de Lévon Minasian et Robert Guédiguian - Cinéma L’Etoile - Place de la République, 33160 Saint-Médard-en-Jalles

posté le 4 février 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti