Nouvelles d'Arménie
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3 - News Importante Deux Etoiles


ARMENIE
L’UE espère que les élections législatives seront libres et équitables le 2 avril

L’Union européenne espère que les autorités arméniennes tiendront des élections législatives libres et équitables le 2 avril. Elle a fourni une aide de plus de 7 millions de dollars à cette fin, a déclaré un haut diplomate de l’UE.

“Nous attendons vraiment de bonnes élections en Arménie“, a déclaré Piotr Switalski, le chef de la délégation de l’UE à Erevan.

« L’UE a fait beaucoup pour aider le gouvernement, la Commission électorale centrale et la société civile à rechercher des normes plus strictes. Et nous l’avons fait d’une manière sans précédent “, a t-il affirmé aux journalistes.

Switalski a souligné que 7 millions d’euros (7,4 millions de dollars) de financement de l’UE ont été alloués à la fin de l’année dernière à l’appui de l’accord historique du gouvernement arménien avec l’opposition visant à prévenir les fraudes graves lors des élections de 2017.

La majeure partie de cet argent, soit 4 millions d’euros, doit être consacrée à l’achat de dispositifs électroniques spéciaux qui serviront à vérifier l’identité des électeurs et donc à empêcher le vote multiple. Le vote et le dépouillement seront diffusés en ligne en direct le jour de l’élection.

Switalski a souligné qu’aucun autre voisin de l’UE n’a jamais reçu tant de financement et de “soutien politique“ pour la tenue d’élections démocratiques. « L’Arménie, en quelque sorte, est dans une position privilégiée », a déclaré le diplomate.

En annonçant cette aide dans une déclaration en décembre, la délégation de l’UE a averti que ces mesures antifraude ne suffiraient pas à garantir un vote propre. Elle a expliqué que les autorités à Erevan devraient également avoir la « volonté politique » pour assurer un « processus électoral juste ».

Switalski a exprimé l’espoir plus tôt en 2016 que les élections législatives seront « un tremplin important pour l’avenir démocratique de l’Arménie ».

Avec l’entrée en Arménie du système parlementaire de gouvernement en 2018, les élections détermineront qui gouvernera le pays après que le président Serge Sarkissian termine son dernier mandat. Sarkissian et son Parti républicain (HHK) disent qu’ils sont déterminés à faire en sorte que les élections soient libres et équitables. Leurs opposants politiques sont sceptiques quant à ces promesses.

posté le 27 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARTSAKH (HAUT-KARABAGH)
De 7 à 16 Azéris tués lors de l’attaque des commandos Azéris près d’Agna et Martouni hier. Les Arméniens n’ont aucune perte

Hier à 3 h et 4 h du matin des commandos de l’Azerbaïdjan avaient tenté de pénétrer sur les positions arméniennes à Agna (ex-Aghdam) et Martouni en Artsakh (Haut-Karabagh). Les unités frontalières de l’Armée arménienne détectant très vite grâce aux jumelles à infrarouge l’agression azérie, ont fait feu lorsque les militaires Azéris étaient déjà dans le « no man’s land » frontalier. Selon « Razminfo.am » le site arménien généralement bien informé, entre 7 et 16 militaires Azéris furent tués lors de ces deux attaques repoussées par les Arméniens. Des Azéris qui compteraient également des blessés. 5 corps de soldats Azéris tués étaient photographiés par les unités arméniennes frontalières. Parmi militaires tués figureraient le major Abdoulayev un responsable des services d’infiltration, le lieutenant-chef Ashimli Shakhlar.

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Les Arméniens ont filmé l’agression azérie la nuit du 25 février près Agna (ex-Agdam) et Mardouni en Artsakh (Haut-Karabagh)

Le ministère arménien de la Défense de l’Artsakh a informé que les Arméniens n’ont aucune victime, ni blessés. « L’Azerbaïdjan porte la responsabilité de cette agression et de ses conséquences » écrit Ardzroun Hovhannissian le porte-parole du ministère arménien de la Défense sur son site Facebook en publiant également les images de la tentative d’agression azérie...alors que les médias de l’Azerbaïdjan évoquent une agression arménienne... Hier vers 13h30 les sites azéris évoquaient la tension à la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Artsakh. Des villages azéris frontaliers, près d’Agna (ex-Aghdam) ayant -affirmaient-ils- été vidés en prévention de « l’agression arménienne ». Histoire de désinformer alors que Bakou a pris le risque d’agresser le territoire arménien. L’Arménie a informé le groupe de Minsk de l’OSCE avec documents photographiques à l’appui, sur cette agression de l’Azerbaïdjan. Hier soir, les forces arméniennes maitrisaient la situation tout au long de la frontière.

Krikor Amirzayan

posté le 26 février 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


ARMENIE
Arménie : Des enfants isolés et séparés inutilement de leurs familles selon Human Rights Watch

(Erevan) - Des milliers d’enfants sont séparés de leurs parents sans raison valable et placés dans des institutions en Arménie à cause d’un handicap ou de la pauvreté, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié le 22 février. Le gouvernement devrait mettre en place d’urgence des services communautaires et un système d’éducation inclusive de qualité afin que tous les enfants, y compris ceux en situation de handicap, puissent grandir au sein de leur famille.

Ce rapport de 102 pages, intitulé « ‘When Will I Get to Go Home ?’ Abuses and Discrimination against Children in Institutions and Lack of Access to Quality Inclusive Education in Armenia » (« ‘Quand est-ce que je rentre à la maison ?’ : Abus et discrimination envers les enfants placés en institution et insuffisances de l’accès à une scolarisation inclusive de qualité en Arménie »), décrit comment des milliers d’enfants arméniens vivent dans des orphelinats, des internats spéciaux pour enfants handicapés ou d’autres institutions. Ils y demeurent souvent pendant des années, séparés de leurs familles. Pourtant plus de 90 % des enfants vivant dans une institution en Arménie ont au moins un parent en vie. Human Rights Watch a également constaté que le gouvernement arménien ne prenait pas suffisamment de mesures pour garantir une éducation inclusive et de qualité à tous les enfants. L’éducation inclusive implique que les enfants en situation de handicap suivent leur scolarité dans une école de leur communauté, bénéficiant d’un accompagnement adapté à leur réussite, notamment scolaire.

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« ‘When Will I Get to Go Home ?’ Abuses and Discrimination against Children in Institutions and Lack of Access to Quality Inclusive Education in Armenia »

« Le gouvernement arménien a pris certains engagements ambitieux visant à réduire le nombre d’enfants placés en institution, mais il devrait veiller à ce que ces promesses soient concrétisées par des efforts sérieux et soutenus », a déclaré Jane Buchanan, l’auteure du rapport, directrice adjointe de la division Europe et Asie centrale à Human Rights Watch. « Tous les enfants ont le droit de grandir dans une famille. Les ressources du gouvernement et des donateurs devraient soutenir les familles et leurs enfants plutôt que de grandes institutions. »

(Sous-titres via cc) - Témoignages d’enfants arméniens et de leurs proches, montrant que c’est au sein de la famille - plutôt que dans des institutions - que les enfants handicapés ont le plus de chances de s’épanouir. HRW a publié à ce sujet un rapport qui recommande au gouvernement arménien d’investir davantage dans les services communautaires et dans un système d’éducation inclusive, accessible à tous les enfants.

Les enfants ont le droit de ne pas être séparés sans nécessité de leurs parents. Ni la pauvreté ni le handicap ne peuvent être la justification ou le motif du placement d’un enfant en institution.

Les établissements en internat servent souvent de centres d’assistance sociale pour les familles affrontant des conditions de vie difficiles comme la pauvreté, le chômage, l’habitat inadapté, les problèmes de santé ou le handicap. Les services et les interlocuteurs sont souvent concentrés dans ces institutions, plutôt que disponibles dans les communautés elles-mêmes, notamment pour l’insertion et la scolarisation des enfants en situation de handicap. Cela pousse de nombreuses familles à envoyer leurs enfants en internat dans des établissements, même si elles auraient préféré les élever à la maison.

L’objectif du gouvernement est de réinstaller les enfants qui vivent dans au moins 22 institutions d’ici 2020 et de transformer ces bâtiments en centres de services communautaires. Certains établissements ont déjà été convertis. Pourtant les trois orphelinats qui accueillent exclusivement des enfants en situation de handicap continueront à fonctionner. Ne pas proposer aux enfants handicapés d’assistance compatible avec le cadre familial, au même titre que les autres enfants, constitue une discrimination qui ne peut pas durer, a déclaré Human Rights Watch.

Par ailleurs le gouvernement a reporté des amendements cruciaux du Code de la famille qui faciliteraient le placement en famille d’accueil et l’adoption - deux options essentielles pour les enfants dont le retour dans la famille biologique n’est pas envisageable. Le budget actuel du gouvernement ne subventionne que 25 familles d’accueil dans tout le pays.

D’après l’UNICEF, l’apport financier pour les enfants placés en institution en Arménie s’élève à 3 000 à 5 000 euros par tête et par an. Ces fonds pourraient être utilisés pour financer des services communautaires et soutenir directement les familles, une solution qui se révèle moins coûteuse à long terme, selon l’UNICEF.

Même les orphelinats bien pourvus sont souvent surpeuplés, les enfants rassemblés en grands groupes avec trop peu de personnel éducatif. Par ailleurs même les éducateurs les plus dévoués ne peuvent pas forcément fournir aux enfants l’attention et les soins individuels dont ils ont besoin pour s’épanouir.

Quand Meri est née avec le syndrome de Down en 2009, un médecin a encouragé ses parents à la confier à l’hôpital, affirmant qu’elle ne survivrait pas longtemps du fait de son handicap. Suite à une crise familiale cinq ans plus tard, ses parents ont décidé qu’ils voulaient savoir ce qui était advenu de leur fille et ils ont fini par la retrouver, vivant dans un orphelinat pour enfants handicapés. Son père, Artur, a décrit son développement et ses progrès lorsqu’elle a quitté l’orphelinat pour revenir chez elle : « Là-bas, elle ne marchait pas du tout. Elle n’a commencé à marcher que lorsqu’elle est rentrée à la maison. [...] Elle comprend beaucoup plus qu’avant. Elle connaît son nom. Elle peut répondre. [...] Meri est une joie pour nous. Si nous n’avions pas fait confiance à notre médecin de famille, nous ne l’aurions jamais abandonnée. »

Sur le plan de l’éducation, le gouvernement s’est engagé à réformer l’ensemble du système scolaire pour le rendre inclusif d’ici 2022. Mais à l’heure actuelle, l’absence d’approche individualisée pour la réussite scolaire, ainsi que les obstacles matériels existant dans les écoles et les communautés, font qu’en Arménie, certains enfants en situation de handicap ne reçoivent aucune éducation du tout. D’autres enfants, inscrits dans les écoles communautaires « inclusives », ne vont à l’école que quelques heures par jour, ou quelques jours par semaine.

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Souvent les enfants handicapés n’assistent pas aux cours avec les autres élèves, ou bien, s’ils sont présents dans la salle de classe, ils ne reçoivent pas l’assistance dont ils ont besoin pour prendre part au programme scolaire. À la place, on leur donne des travaux d’arts plastiques, de couture ou d’autres activités destinées à les occuper. Pour de nombreux enfants en situation de handicap, la scolarité se résume essentiellement ou exclusivement à quelques séances individuelles par semaine, d’une durée d’une heure ou moins.

Les écoles communautaires manquent souvent de personnel, notamment d’assistants de vie scolaire qui pourraient apporter leur aide directe à un ou plusieurs enfants. Dans certains cas, c’est un parent, en général la mère de l’enfant, qui reste dans la salle de classe avec lui pour lui apporter son aide. Enfin certains enfants en situation de handicap reçoivent une scolarisation à domicile de qualité insuffisante, prodiguée par des enseignants qui viennent uniquement leur apprendre à lire et à compter.

Les normes internationales prévoient que les écoles doivent être pleinement accessibles et fournir des aménagements corrects pour aider les élèves, quel que soit leur handicap. Les mesures visant à aider les enfants handicapés doivent être individualisées, fondées sur les besoins d’apprentissage spécifiques à chaque enfant, et favoriser les occasions où ils peuvent participer pleinement à la classe.

Les enfants en situation de handicap qui atteignent un certain âge dans les orphelinats ou les écoles spéciales ont des chances de rester indéfiniment en institution à l’âge adulte. Certes, cela vient en grande partie du manque d’accès au logement, au transport et à l’emploi. Dans certains cas, cependant, ils demeurent dans les institutions parce qu’ils sont privés de leur capacité juridique, de leur droit à prendre des décisions pour eux-mêmes. Ils peuvent être privés d’opportunités que la plupart des gens considèrent comme allant de soi, comme décider où vivre, avoir un travail, avoir des amis et des passe-temps de son choix, choisir un partenaire de vie ou un conjoint, ou élever des enfants.

« Edmond » (prénom modifié), un jeune adulte ayant un léger handicap mental qui vit dans une institution, a déclaré à Human Rights Watch, « je ne sais pas exactement qui décide que je dois rester ici. [...] Je suis ici depuis que j’ai 8 ans et je vais y rester. C’est un de mes rêves que d’être capable de vivre seul et d’avoir ma propre vie. Pendant longtemps, j’ai réfléchi à la possibilité de vivre seul, mais j’ai perdu espoir. »

« Les enfants et jeunes adultes en situation de handicap ont les mêmes droits à l’éducation et aux opportunités sociales que les autres », a conclu Jane Buchanan. « Garantir que les enfants handicapés puissent aller à l’école dans leur communauté est un premier pas important, mais il est vide de sens si ces enfants ne peuvent pas recevoir une éducation de qualité qui leur permette d’atteindre des objectifs scolaires, de réaliser leur plein potentiel et de contribuer à une société diversifiée. »

posté le 26 février 2017 par Stéphane/armenews

Un jeune garçon assis sur une balançoire dans le jardin d’un orphelinat pour enfants handicapés, à Erevan, en Arménie. © 2016 Alexei Golubev pour Human Rights Watch



INCIDENT DE CAMPAGNE
Clash entre candidats du parti républicain à Massis

Un homme a été blessé et plusieurs autres auraient été interrogés par la police tard jeudi à la suite de ce qui semble avoir été une forte dispute entre deux candidats à l’élection du parti républicain au pouvoir (HHK) en Arménie.

Les deux membres du parlement arménien sortant, Murad Muradian et Arayik Grigorian, font partie des nombreux candidats présentés par le HHK dans une circonscription de la province d’Ararat. Ils ont été élus à l’Assemblée nationale en 2012 dans deux petites circonscriptions électorales qui ont été fusionnées en une seule en conformité avec le nouveau système électoral de l’Arménie.

Dans le cadre de ce système, les Arméniens voteront le 2 avril pour un parti ou un bloc et un des plusieurs candidats au Parlement dans une douzaine de circonscriptions nationales. Dans de nombreux cas, ces concurrents seront en rivalité non seulement avec des représentants d’autres partis, mais aussi entre eux.

La compétition promet d’être particulièrement serrée au sein du HHK, dont de nombreux candidats sont de riches hommes d’affaires possédant des fiefs dans diverses régions du pays. À l’instar de Muradian et de Grigorian.

Le directeur de campagne de Grigorian, Samvel Hakobian, aurait été passé à tabac par un groupe d’hommes à Masis, une petite ville située à environ 20 kilomètres au sud d’Erevan. La presse arménienne affirme qu’il aurait été attaqué en raison de l’ouverture de bureaux campagne de Grigorian dans la périphérie de Massis, que Muradian considère comme sa chasse gardée.

Mouradian a nié vendredi que ses hommes aient agressé Hakobian, tout en reconnaissant que plusieurs d’entre eux ont été emmenés à la police locale pour interrogatoire. « La police établira tout », a-t-il déclaré au service arménien de la RFE / RL (Azatutyun.am).

Muradian s’est également plaint que Grigorian a violé les « accords » électoraux. « Si les choses continuent comme cela, je vais aussi ouvrir des bureaux ailleurs », a-t-il averti, ajoutant que la tension dans la région est en cours.

Grigorian n’a pas pu être contacté pour commenter l’événement. Son frère Aramayis, récemment nommé gouverneur d’Ararat, est également réticent à commenter l’incident.

« Oui, un incident s’est produit hier et les forces de police enquêtent », a déclaré le gouverneur par téléphone. “ Posez-leur à eux la question [pour commentaire.] »

Un porte-parole de la police arménienne a confirmé qu’une enquête est en cours, mais a refusé de donner des détails.

Gagik Melikian, un haut responsable du HHK, a déploré « l’incident grave », et a affirmé que les deux candidats devront rendre des comptes à la direction du parti. « De tels phénomènes sont inacceptables pour nous », a-t-il dit.

« Mais les tempéraments trouvent souvent à s’affronter pendant les campagnes électorales », poursuit Melikian. « Peu importe le parti politique auquel les parlementaires ou candidats aux élections sont affiliés. »

Melikian a insisté pour que la responsabilité de ces violences ne soit pas imputée au nouveau système électoral. Un point de vue non partagé par Armen Rustamian, dirigeant de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), partenaire de la coalition avec le HHK, qui pense que le nouveau système peut favoriser de tels conflits.

Rustamian a dit que le Dashnaktsutyun n’a approuvé ce système que dans le cadre d’un compromis avec Sarkisian qui a conduit à l’abolition de nombre de petites circonscriptions ou le HHK faisait la loi.

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 25 février 2017 par Ara/armenews


SELON LE MINISTRE DE LA DEFENSE
La présence militaire russe est très importante pour la sécurité de l’Arménie

La présence militaire russe en Arménie reste un élément “très important“ de la stratégie de sécurité nationale du pays, a déclaré le ministre de la Défense, Vigen Sargsian, dans une interview publiée hier.

Sargsian a également déclaré que l’Arménie est prête à approfondir sa coopération militaire plus large avec la Russie.

“La Russie est notre alliée stratégique“, a t-il développé. “C’est ainsi que nous considérons la coopération en cours avec la Russie en termes de formation du personnel militaire, dans le domaine militaro-technique et dans le dialogue politico-militaire. Nous pensons que c’est un complexe inséparable. Nous sommes ouverts et prêts à intensifier davantage ce dialogue. “

Dans le cadre de cette alliance, jusqu’à 5000 soldats russes ont été stationnés en Arménie depuis la dissolution soviétique. Sargsian a parlé de la base militaire russe basée à Gumri comme d’“un facteur important de dissuasion.“

“Nous considérons sa présence en Arménie comme une composante très importante du système de sécurité de notre pays“, a t-il ajouté.

La base russe a également des centaines de chars, véhicules blindés et systèmes d’artillerie, ainsi qu’une vingtaine de chasseurs MiG-29. Moscou l’a renforcée avec des hélicoptères et d’autres matériels militaires depuis un accord russo-arménien en 2010 et a étendu ses droits de base en Arménie à 2044.

Sargsian n’a pas nié les rapports selon lesquels l’armée russe a également déployé ses nouveaux systèmes de radar de Nebo-M à la base de Gumri récemment.

Les dirigeants arméniens disent depuis longtemps que l’Arménie accueille des troupes russes sur son territoire principalement en raison de la menace de la Turquie, plus que de l’Azerbaïdjan. Du point de vue d’Erevan, la présence militaire russe interdit l’intervention militaire directe de la Turquie sur le côté azerbaïdjanais dans le conflit du Haut-Karabagh.

Certaines des troupes russes en Arménie et une unité armée arménienne forment une force militaire russo-arménienne mise en place en 2000. Le ministre de la Défense Sargsian et son homologue russe, Sergey Shoygu, ont signé un accord en novembre dernier sur le renforcement du « groupe de troupes unies ».

L’alliance militaire avec la Russie a également permis à l’Arménie de recevoir des armes russes à des prix réduits, voire même gratuitement. Sargsian a souligné le fait qu’Erevan utilise un prêt de 200 millions de dollars accordé par Moscou en 2015 pour acheter diverses armes russes aux « prix intérieurs » de la Russie. Certains de ces matériels militaires ont déjà été livrés à l’Arménie avant l’échéance.

“Nous continuerons le dialogue avec la partie russe sur la possibilité d’acquérir des armes sur le marché russe“, a prévenu Sargsian.

Le prêt de 200 millions de dollars ne couvre pas les missiles Iskander russes à la pointe de la technologie qui ont été fournis à l’armée arménienne et qui ont été dévoilés lors d’un défilé militaire à Erevan en septembre. Sargsian a refusé de divulguer les termes financiers de cette acquisition.

Le ministre de 41 ans a insisté sur le fait que les systèmes de missiles appartiennent à l’Arménie et sont exploités par des officiers de l’armée arménienne. Il les a décrits comme une « arme de dissuasion », dans une référence claire au différend du Karabagh.

Le président Serge Sarkissian a également déclaré en novembre que les missiles Iskander sont un « antidote » contre les tentatives possibles de l’Azerbaïdjan pour parvenir à une solution militaire au conflit.

Avec une portée de tir d’au moins 300 kilomètres, Iskander est connu pour sa précision et sa capacité à surmonter les boucliers modernes de défense antimissile.

posté le 23 février 2017 par Claire/armenews

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OPPOSITION
De nouvelles révoltes au sein du parti Héritage de Raffi Hovannisian

Une section régionale du parti d’opposition Zharangutyun (Héritage) de Raffi Hovannisian a exigé que les candidats de la coalition ne puissent pas se présenter aux élections législatives suite à la décision controversée de son leader de s’associer à deux anciens ministres du gouvernement.

Le conseil d’administration de Zharangutyun a approuvé plus tôt ce mois-ci les plans de Hovannisian pour conclure une alliance électorale avec l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et l’ancien ministre des Affaires étrangères Vartan Oskanian. Certains membres du conseil d’administration, notamment la députée Zaruhi Postanjian, se sont opposés à cela. Postanjian a quitté lundi le parti en signe de protestation.

Il est apparu hier que les dirigeants et les membres d’une section locale du parti dans la ville du sud-est de Kapan sont également opposés à l’alliance. L’une d’entre elles, Anna Hakobian, a déclaré avoir envoyé une lettre à la Commission électorale centrale (CEC) à Erevan demandant que les candidats du nouveau bloc représentant Zharangutyun ne puissent pas se présenter aux élections législatives du 2 avril.

Hakobian a affirmé que le conseil d’administration de Zharangutyun est « illégitime » parce que Hovannisian et ses alliés n’ont pas tenu un congrès du parti pendant près de trois ans en violation des statuts du parti.

“C’est à la fois mon point de vue et une exigence légale : si aucun congrès ne se tient pendant deux ans, le conseil n’a pas le droit de prendre de décisions“, a-t-elle confié. “Si un congrès avait eu lieu, peut-être nous aurions eu un conseil plus complet.“

Le vice-président de Zharangutyun, Armen Martirosian, a écarté cette demande. “Cela aurait pu être une lettre des partisans de Serge Sarkissian et du Parti républicain en règle parce que, en réalité, elle est dirigée contre une partie combattant Serge Sarkissian“, s’est-il défendu. “Il n’y a pas eu violation des statuts parce que la période de trois ans n’a pas encore expiré. »

Martirosian a affirmé que la décision de rejoindre une coalition avec Oskanian et Ohanian a été faite non seulement par le conseil d’administration de Zharangutyun, mais aussi par un conseil plus grand.

La CCE, quant à elle, a déclaré qu’elle n’avait reçu aucune lettre de la section locale de Kapan du Zharangutyun.

Les dissidents au sein de Zharangutyun pensent que leur parti ne devrait pas coopérer avec les deux ex-ministres parce qu’ils ont été impliqués dans la répression post-électorale de 2008 sur des manifestants d’opposition à Erevan. Oskanian était ministre des Affaires étrangères alors que Ohanian était chef d’état-major à l’époque. Il a été nommé ministre de la Défense peu de temps après.

posté le 22 février 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Vartan Oskanian en butte à des problèmes familiaux plutôt embarrassants

La troika de l’opposition récemment constituée par trois anciens ministres, Raffi Hovannissian, Vartan Oskanian et Seyran Ohanian, qui ont constitué une alliance électorale pour affronter le Parti Républicain d’Arménie (HHK), favori pour les élections legislatives du 2 avril, est décidément mal partie. Alors que cette alliance provoque des divisions au sein du plus influent des 3 partis d’opposition partenaires, Jarankoutioun de R. Hovannissian, dont un haut responsable, Zarouhi Postandjian, a quitté les rangs, V. Oskanian se trouve quant à lui en difficuté pour des raisons familiales qui pourraient ternir son image. L’un des fils du leader de l’opposition, ainsi que l’un de ses proches, ont en effet été accusés d’enlèvement lundi 20 février, après trois jours de garde à vue dans les locaux de la police arménienne.

Le Comité d’enquêtes d’Arménie a indiqué durant le weekend que la victim, identifiée sous le nom de N. Berberian, affirme que Ara Oskanian et son cousin H. Siradarian l’auraient entraîné de force dans une voiture à bord de laquelle il aurait été conduit jeudi 16 février, dans une maison des faubourgs de Erevan où il aurait été détenu par ses ravisseurs, qui auraient exigé le remboursement d’une dette de 1,6 million de drams (3 400 $). N.Berberian affirme avoir été brutalisé durant sa captivité. A.Oskanian comme H. Siradarian ont été remis en liberté lundi 20 février, en dépit du fait qu’ils ont été officiellement reconnus coupables d’un délit relevant d’un article du Code pénal arménien relatif aux kidnappings, passible de 2 à 5 ans d’ emprisonnement.

Le Comité d’enquêtes a indiqué qu’il devait désormais rassembler “un plus grand nombre de preuves”. L’avocat d’Ara Oskanian, Tigran Atanesian, avait déclaré un peu plus tôt dans la journée, qu’il pensait que son client avait démenti les allégations durant la confrontation avec sa prétendue victime. L’arrestation de A.Oskanian intervient au plus mauvais moment, alors que son père se prépare activement pour le scrutin du 2 avril. Certains de ses partisans n’ont pas tardé pour dénoncer les motivations politiques de cette arrestation. Mais l’ancien ministre lui-même s’est gardé de faire des déclarations en ce sens. T.Atanesian, pour sa part, a indiqué qu’il ne voyait pas de motivations politiques derrière cette affaire, “pour le moment”, laissant ouverte l’hypothèse d’un délit crapuleux. Ara Oskanian avait déjà cause quelque embarras à son père en 2005 quand il avait renversé et blessé un passant à Erevan alors qu’il était au volant d’une voiture de fonction appartenant au ministère des affaires étrangères d’Arménie, dont son père était le patron...

posté le 21 février 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
L’ancien ministre Ohanian renonce à s’allier avec le parti républicain

L’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, a déclaré vendredi que l’alliance qu’il a formé avec deux grands partis d’opposition n’entrerait pas dans un gouvernement de coalition avec le président Serge Sarkissian pour les prochaines élections législatives arméniennes.

Ohanian a expliqué qu’il a de sérieuses différences avec Sarkissian et le parti républicain en dépit du fait qu’il ait occupé une position dominante au gouvernement pendant plus de huit années.

“Je n’ai aucun problème avec le président, sauf que nous avons des points de vue différents sur la formation et la gestion de notre système d’Etat“, a t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec Vartan Oskanian, un ancien ministre des Affaires étrangères.

Ohanian, Oskanian et Raffi Hovannisian, le chef d’un autre parti d’opposition, Zharangutyun (Heritage), ont officiellement mis en place leur alliance électorale lundi dernier. Une déclaration conjointe appelle à la formation d’un « nouveau type de gouvernement » dans le pays.

“Notre bloc pense que le gouvernement doit être changé“, a affirmé Ohanian. « Si nous arrivons au pouvoir ou si nous obtenons un vote correspondant, je pense que la coopération avec le Parti républicain sera sans signification parce qu’elle maintiendra intact le système existant“.

Sarkissian a licencié Ohanian en octobre dans le cadre d’un remaniement majeur du gouvernement.

L’ancien chef de la défense a annoncé sa décision de participer aux élections parlementaires du 2 avril prochain en 2016. Il a de plus en plus critiqué l’état des choses dans le pays depuis lors.

Ohanian a réclamé à la fin du mois dernier que l’Arménie risquerait des troubles violents à moins qu’elle ne subisse “des changements systémiques.“ Un représentant du HHK a condamné cette déclaration comme étant un “chantage“.

L’ancien ministre et ancien général de l’armée retraité a de nouveau soutenu les revendications de l’opposition selon lesquelles il y aurait des prisonniers politiques dans le pays, mais a refusé de les nommer. “Nous ferons tout pour nous assurer qu’il n’y a pas de prisonniers politiques en Arménie“, a-t-il promis.

Certains dirigeants de l’opposition ont rejeté ces déclarations comme étant des insultes, affirmant qu’Ohanian était impliqué dans la répression du gouvernement de 2008 contre l’opposition et n’a jamais objecté à l’emprisonnement des opposants politiques de Sarkisian avant son licenciement.

posté le 20 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ECONOMIE
Karen Karapetian veut stimuler les investissements en Arménie

Le Premier ministre Karen Karapetian a réitéré hier les promesses de son gouvernement d’aider à injecter des centaines de millions de dollars dans l’économie et les infrastructures publiques de l’Arménie cette année.

Karapetian a déclaré que le gouvernement récemment réorganisé a reçu 471 propositions d’investissement de sociétés privées, de divers ministères du gouvernement et des communautés locales à travers le pays. Le gouvernement considère que 345 de ces projets, d’une valeur combinée de 3,2 milliards de dollars, sont « réalistes » et estime qu’au moins 830 millions de dollars de la somme nécessaire peuvent être investis en 2017.

“Ces programmes ont des sources de financement et des partenaires“, a déclaré M. Karapetian aux étudiants de l’Université d’Etat d’Erevan. “Ils seront financés à partir de différentes sources, y compris le budget de l’Etat arménien, les budgets communautaires et le secteur privé.“ Il n’a pas précisé ces sources.

“Je tiens également à vous informer que, outre ces projets d’une valeur de 3,2 milliards de dollars, le gouvernement envisage actuellement 79 autres projets d’une valeur de 5,3 milliards de dollars“, a ajouté le Premier ministre. “Nous accordons une attention particulière à cette question, car il est important d’avoir l’impression qu’il est possible sible d’investir, de gagner de l’argent, de chercher des profits en Arménie.“

Avec l’ensemble du budget de l’Arménie pour 2017, équivalant à moins de 3 milliards de dollars, la majeure partie des investissements de grande envergure promis à plusieurs reprises par Karapetian au cours des dernières semaines proviendraient clairement de sources privées et étrangères.

La question était apparemment à l’ordre du jour d’entretiens le 25 janvier à Moscou avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. Karapetian a déclaré après les pourparlers que Medvedev a soutenu sa proposition de créer un « fonds d’investissement » russo-arménien qui financerait des projets d’affaires en Arménie.

Karapetian, âgé de 53 ans, a vécu et travaillé en Russie de 2011 à 2016, occupant des postes importants dans les filiales russes du géant de l’énergie Gazprom, géré par l’Etat. Il avait auparavant géré le réseau de distribution de gaz d’Arménie détenu par Gazprom.

Lors de sa visite à Moscou, Karapetian a également rencontré une trentaine d’hommes d’affaires russes d’origine arménienne. Dans la déclaration conjointe qui a suivi, les entrepreneurs se sont déclarés prêts à “participer à des initiatives conjointes et à des projets commerciaux avec le gouvernement arménien“. Ils ont également exprimé leur soutien total aux réformes profondes prévues par le cabinet de Karapetian.

Parmi les signataires figurait le milliardaire arménien Samvel Karapetian (sans rapport avec le Premier ministre), qui a déjà de nombreux intérêts commerciaux en Arménie.

L’investissement étranger direct en Arménie a rapidement diminué au cours des dernières années. Selon le Service national de la statistique, il a diminué de presque la moitié entre janvier et septembre 2016, pour atteindre 93 millions de dollars.

posté le 16 février 2017 par Claire/armenews

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