Nouvelles d'Arménie
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3 - News Importante Deux Etoiles


POLICE
Deux nouveaux courtiers en douane accusés de fraude fiscale

Deux autres sociétés de courtage en douane opérant en Arménie ont été accusées d’avoir évité des millions de dollars d’impôts, a-t-on appris vendredi.

Le Comité de Revenus d’État a déclaré que ses enquêteurs ont perquisitionné les bureaux d’Erevan des deux firmes privées, Sargsian Import et Arm And Man, principalement engagés dans le transport de cargaisons en provenance de Chine et de Turquie, entre autres. Ils ont confisqué des documents financiers et convoqué « de nombreuses personnes », pour les interroger dans le cadre d’une enquête criminelle sur « l’évasion fiscale à grande échelle », a indiqué l’agence gouvernementale dans un communiqué.

« Selon des calculs préliminaires, les dégâts infligés à l’Etat dépassent 2 milliards de drams (4,1 millions de dollars) », peut-on lire dans la déclaration. Elle n’a pas précisé si quelqu’un a déjà été formellement accusé.

De nombreuses entreprises arméniennes ainsi que des entrepreneurs individuels utilisent les services de sociétés de courtage pour payer les droits d’importation ainsi que d’autres taxes à la frontière. La corruption généralisée au sein du Service National des Douanes - qui fait partie du Comité de Revenus d’État - n’a fait qu’accroître leur dépendance vis-à-vis de ces intermédiaires.

Selon la déclaration du Comité de Revenus d’État, l’une des deux entreprises est contrôlé par Bagrat Navoyan, un riche homme d’affaires qui possède une agence de voyages et une société de transport public. Navoyan est également propriétaire d’un important club de football arménien, le FC Alashkert.

Une affaire criminelle similaire a été intentée le mois dernier contre une autre grande société de courtage en douane liée à l’ancien chef de la CRS, Vartan Harutiunian. Le Service National de Sécurité (SNS) arménien a affirmé que la société Norfolk Consulting avait évité 7 millions de dollars de taxes depuis sa création l’été dernier et obtenu des droits exclusifs pour traiter les importations en provenance de Chine, des Emirats Arabes Unis et de Turquie.

Le directeur exécutif de Norfolk, Armen Unanian, et deux chefs comptables ont été arrêtés le 27 mai. Ils ont tous été libérés le 5 juin.

La semaine dernière, Unanian a reconnu l’évasion fiscale et a déclaré avoir déjà payé l’équivalent de 3 millions de dollars au gouvernement. Il a ajouté qu’il compensera également l’état pour le reste du déficit fiscal annoncé par le SNS.

Harutiunian, un proche de l’ancien Premier Ministre Karen Karapetian, a démissionné de la tête de la CRS peu après l’élection de Nikol Pachinian le 8 mai. Le nouveau chef de la SRC, Davit Ananian, a promis une répression plus sévère contre les entreprises et les particuliers ne déclarant pas la totalité de leurs revenus.

Ananian a déclaré le 24 mai que les recettes fiscales de l’Arménie seront « sensiblement plus élevées que prévu » cette année.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



INTERVIEW
Nikol Pachinian dévoile sa recette de la révolution et des réformes

Erevan, 13 juin 2018 (AFP) - Faire simple et décider avec le peuple : Nikol Pachinian, ancien journaliste devenu Premier ministre en Arménie, assure en avoir fait son crédo, un mois après être arrivé au pouvoir dans ce pays du Caucase accablé par la corruption et la pauvreté. “Dans mon cas, mes activités ont été définies et décidées à la fois par moi-même et par le peuple“, assure M. Pachinian, 43 ans, à des médias français, dont l’AFP, en les accueillant dans une salle somptueuse du siège du gouvernement arménien.

En avril dernier, cet ancien député d’opposition qui porte la barbe et au sourire discret, a mobilisé des dizaines de milliers de personnes pendant une vingtaine de jours contre l’ex-président Serge Sarkissian, alors devenu Premier ministre, et contre son Parti républicain au pouvoir, accusés de n’avoir rien fait pour éradiquer la corruption et la pauvreté. Une contestation qui s’est soldée par un succès inédit dans ce pays de 2,9 millions d’habitants : la démission surprise le 23 avril de Serge Sarkissian, qui s’était fait élire Premier ministre après déjà une décennie au pouvoir en tant que président, puis l’élection le 8 mai de Nikol Pachinian à la tête du gouvernement par le Parlement.

S’il a réussi à convaincre ses compatriotes de le suivre, c’est parce qu’il vit “une vie visible, une vie publique“ depuis bientôt une vingtaine d’années, affirme M. Pachinian.

Entré dans le journalisme en 1992, il s’est fait rapidement connaître par ses articles critiques du gouvernement, “qui ont trouvé un très grand écho au sein de la société“, raconte-t-il.

Elu député en 2017, M. Pachinian n’a pas hésité à poser des questions gênantes devant ses collègues et ses interventions au Parlement, largement reprises sur Internet, ont atteint selon lui “un très grand auditoire“.

“Si l’on cumule tous les visiteurs de mes pages Facebook et Youtube, c’est beaucoup plus que le nombre total d’Arméniens dans le monde“, affirme-t-il. “Et puis, je n’ai pas déclaré : +je vais faire une révolution+“, raconte cet homme qui dit s’inspirer à la fois de Nelson Mandela et de Che Guevara. “Ce que j’ai dit, c’est que je ne peux plus supporter la situation actuelle et j’ai fait un pas vers le changement. Et tout ceux qui veulent faire ce pas aussi, qu’ils se joignent à moi“, explique M. Pachinian, qui a marché pendant des heures aux côtés de ses partisans à travers les rues de la capitale, Erevan, lors du mouvement de contestation.

- Politique étrangère inchangée -

S’il a promis des réformes économiques pour réduire le taux de pauvreté, qui s’élève actuellement à 30%, et une lutte implacable contre la corruption
— un engagement censé marquer une rupture avec l’ancien gouvernement — la politique étrangère de l’Arménie ne fera pas l’objet de changements, selon M.  Pachinian.

“En politique étrangère, il n’y aura pas de changement“, notamment concernant les liens avec la Russie, à la tête de l’Union douanière dont fait partie l’Arménie, promet-il.

Même si l’Arménie étudie la possibilité de recevoir du gaz iranien, comme alternative au gaz russe, dont elle dépend largement, “notre objectif n’est pas de supprimer tout ce qui est russe“, souligne le Premier ministre arménien. Il a déjà assuré à Vladimir Poutine l’“importance“ des relations russo-arméniennes lors de leur première rencontre à la mi-mai à Sotchi, dans le sud-ouest de la Russie. Mercredi, un nouvel entretien a eu lieu à Moscou entre les deux dirigeants, et jeudi, M. Pachinian assistera au match d’ouverture du Mondial-2018.

Mais Nikol Pachinian tient à le souligner : “une personnalité politique en Arménie ne peut être que pro-arménienne“. Ainsi, “notre politique étrangère ne sera pas pro-occidentale ou prorusse, comme elle ne sera pas anti-occidentale ou antirusse“, insiste-t-il.

“Nous sommes intéressés par les investissements russes, européens, américains et autres“, ajoute M. Pachinian.

- “Beaucoup plus simple“ -

Le nouveau Premier ministre affirme avoir trouvé une solution pour mettre fin à la corruption, au moins dans le secteur de la justice. “Ce n’est pas en dépensant des milliers de dollars qu’il faut lutter contre la corruption. Il faut tout simplement que la personne numéro un ne soit pas corrompue, c’est tout“, assure-t-il.

Ainsi, le problème de la corruption en Arménie “est désormais résolu, puisque je n’appelle pas“ les juges, affirme-t-il. Jusqu’ici, celui qui acceptait un pot-de-vin devait le partager avec ses supérieurs, l’argent arrivant parfois “jusqu’à la tête de l’Etat“, souligne-t-il.

“Maintenant, lorsqu’il sait qu’il ne va pas partager son argent avec sa hiérarchie, il va être très prudent et réfléchir à plusieurs reprises“, est convaincu M. Pachinian. Un juge qui prend un pot-de-vin peut aussi “être puni en voyant sa photo publiée sur Facebook“, assure le Premier ministre arménien, grand amateur des réseaux sociaux.

“Vraiment, la solution de certains problèmes est beaucoup plus simple“ que ce qu’on peut penser, sourit-il.

posté le 14 juin 2018 par Ara/armenews

PHOTO DE JEAN YEREMIAN



GÉOPOLITIQUE
Les médiateurs rencontrent le nouveau gouvernement arménien concernant le Haut-Karabagh

Cherchant à relancer le processus de paix au Haut-Karabagh, les médiateurs américains, russes et français ont tenu leurs premiers entretiens avec les nouveaux dirigeants arméniens à Erevan.

Les trois diplomates co-présidant le Groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont rencontré mercredi le Premier Ministre Nikol Pachinian, plus d’un mois après son accession au pouvoir.

Ils ont souligné l’importance de la mise en œuvre des accords de confiance conclus par le Président azéri Ilham Aliev et son ancien homologue arménien, Serge Sarkissian.

Les accords demandaient des mesures spécifiques pour renforcer le fragile régime de cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh et de la frontière arméno-azeri. Parmi ces mesures figure le déploiement de davantage de contrôleurs de la trêve par l’OSCE. Bakou s’est montré réticent à appliquer ces garanties contre les combats meurtriers, considérant qu’ils pourraient au contraire prolonger le statu quo.

Le communiqué a cité Pachinian exprimant sa confiance au sujet de d’une « coopération productive » avec la troïka médiatrice. Il n’a donné aucun autre détail de sa rencontre avec l’américain Andrew Schofer, le Russe Igor Popov et le Français Stéphane Visconti. Andrzej Kasprzyk, chef de longue date d’une petite mission de l’OSCE chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh, était également présent lors de la réunion.

Les médiateurs ont rencontré mardi le Ministre des Affaires Étrangères arménien, Zohrab Mnatsakanian. Celui-ci a déclaré avoir tenu une discussion détaillée sur la manière de mettre fin au conflit, mais il n’a pas élaboré.

Les co-présidents du groupe de Minsk ont ​​rencontré le Ministre des Affaires Étrangères azeri Elmar Mammadyarov à Paris le 15 mai. Dans une déclaration conjointe, ils ont déclaré que M. Mammadyarov « a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan de reprendre les négociations le plus rapidement possible ».

Pachinian a demandé à plusieurs reprises que les représentants du Karabagh participent directement aux pourparlers de paix. S’exprimant au Parlement arménien la semaine dernière, le Premier Ministre a de nouveau affirmé qu’il n’avait pas l’autorité de « négocier au nom du peuple du Karabagh ». Mais il a déclaré en même temps qu’il était prêt à rencontrer Aliev.

Mammadyarov et d’autres officiels azeris ont clairement indiqué que Bakou ne négociera pas directement avec le « régime séparatiste » au Karabagh. Ils considèrent que le Karabagh est un territoire azeri occupé par l’Arménie.

Pachinian doit encore clarifier publiquement son point de vue sur l’accord-cadre de paix qui a été proposé par les médiateurs américains, russes et français depuis plus d’une décennie. Cet accord appelle à un règlement échelonné, qui commencerait par la libération de presque tous les districts qui étaient occupés totalement ou en partie par les forces arméniennes du Karabagh durant la guerre de 1991-1994 (ces districts sont au nombre de sept). En retour, la population du Karabagh, à prédominance arménienne, déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un futur référendum.

Le gouvernement de Serge Sarkissian a toujours considéré que ce compromis de paix était largement acceptable pour Erevan.

Sarkissian et Aliev s’étaient engagés à relancer le processus de paix lors de leur dernière réunion en face-à-face à Genève en octobre 2017. Leurs Ministres des Affaires Étrangères respectifs ont tenu des négociations de suivi « positives » en décembre et janvier.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Nikol Pachinian demande au SIS de poursuivre les fonctionnaires corrompus

Le Premier ministre Nikol Pachinian a demandé mardi à un organisme arménien chargé de l’application des lois de poursuivre vigoureusement les fonctionnaires corrompus, de lutter contre l’achat de voix et de résoudre les meurtres de huit manifestants de l’opposition commis en 2008.

Pachinian a donné les ordres en présentant le nouveau chef du Service d’investigation spécial (SIS), un organisme chargé de l’abus de pouvoir et de la fraude électorale commis par des hauts fonctionnaires.

L’ancien chef du SIS, Vahram Shahinian, a présenté sa démission la semaine dernière. Son successeur, Sasun Khachatrian, est un ancien procureur qui dirigeait un cabinet privé jusqu’à cette nomination.

“Aucun responsable corrompu en Arménie ne doit bien dormir la nuit“, a prévenu Pachinian face à Khachatrian et à d’autres hauts responsables du SIS. “C’est la chose la plus importante. Et tout citoyen arménien respectueux de la loi doit bien dormir la nuit et savoir qu’il existe un gouvernement, une autorité judiciaire et un système d’application de la loi qui assurent leur sécurité, leur liberté et leurs droits. “

Pachinian a à plusieurs reprises promis de “déraciner“ la corruption gouvernementale endémique depuis qu’un mouvement de protestation qu’il a mené a renversé le précédent gouvernement du pays dirigé par Serge Sarkissian. Le nouveau chef du Service national de sécurité (SNS) qu’il a nommé il y a un mois a rapidement lancé au moins deux enquêtes de grande envergure sur la corruption.

Le Premier ministre, âgé de 43 ans, a souligné « l’importance particulière » de la lutte contre les crimes liés aux élections et l’achat de voix en particulier. Il a noté que les individus qui financent ou distribuent des pots-de-vin « largement répandus » ont rarement été poursuivis. “J’espère que de tels crimes feront l’objet d’une enquête appropriée et qu’il y aura des résultats concrets“, a-t-il affirmé.

L’ancien Parti républicain (HHK), dont le leader est toujours Serge Sarkissian, a longtemps été accusé par ses opposants politiques, y compris l’alliance Yelk, de s’appuyer lourdement sur cette pratique illégale. Les critiques pensent que la victoire du HHK en avril 2017 résulte principalement de l’achat de votes. Sarkissian et d’autres dirigeants du parti nient cela.

Pachinian a en outre demandé au SIS d’identifier et de punir ceux qui étaient directement responsables de la mort de huit manifestants et de deux policiers lors des troubles post-électoraux de mars 2008 à Erevan.

“L’une des choses les plus importantes qui doivent être faites par le Service spécial d’enquête est de résoudre les crimes du 1er mars 2008“, a-t-il assuré. “Je tiens à préciser que lorsque nous disons qu’il n’y a pas de restrictions [sur la portée de l’enquête], nous le pensons vraiment.“

Dix personnes ont été tuées alors que les forces de sécurité tentaient de disperser les partisans du leader de l’opposition, Levon Ter-Petrosian, exigeant qu’il y a une nouvelle élection présidentielle après celle controversée de février 2008. Des dizaines d’alliés Ter-Petrosian, y compris Pachinian, ont été arrêtés et poursuivis. Les groupes de droits ont décrit cela comme des accusations motivées par des considérations politiques.

Le SIS a pendant des années affirmé continuer à enquêter sur cette effusion de sang.

posté le 13 juin 2018 par Claire/armenews

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ENERGIE
Le coût de l’électricité va baisser pour les ménages les plus pauvres

Le service national d’électricité de l’Arménie a promis une réduction de 25% du prix de l’électricité fournie aux familles à faible revenu, a annoncé vendredi le ministre de l’Energie, Artur Grigorian.

Grigorian a déclaré que l’opérateur des réseaux d’électricité de l’Arménie (ENA) a accepté la baisse des prix à la suite de “négociations“ avec le ministère arménien des Infrastructures énergétiques et des Ressources naturelles. Le tarif baissera “au détriment des bénéfices de l’ENA“ et coûtera à l’entreprise 2 milliards de drams (4,1 millions de dollars) en revenus annuels, a t-il ajouté.

Parlant après une réunion hebdomadaire du cabinet à Erevan, le ministre a déclaré aux journalistes que la réduction s’appliquerait à au moins 110 000 familles et entrerait probablement en vigueur le 1er juillet. Il a insisté sur le fait que le gouvernement ne faisait pas pression sur l’ENA pour réduire les tarifs.

Le prix de l’électricité en journée pour les ménages pauvres est actuellement fixé à 40 drams (plus de 8 cents américains) par kilowatt / heure. Il tombera à 30 drams par kilowatt / heure, selon Grigorian.

L’ENA a refusé de confirmer immédiatement cette information. L’entreprise est détenue par le groupe Tashir du milliardaire russo-arménien Samvel Karapetian.

Tashir semble avoir considérablement réduit les pertes massives d’ENA depuis l’achat de l’entreprise endettée par un géant énergétique d’Etat russe, Inter RAO, en 2015. Il s’est également engagé à faire des investissements substantiels dans le réseau de distribution électrique vieillissant.

Lors de la réunion du cabinet, le Premier ministre Nikol Pachinian a demandé à Grigorian de continuer à explorer les possibilités pour réduire le prix de l’électricité pour le reste de la population du pays. Il paye actuellement près de 45 drams par kilowatt / heure.

Grigorian a cité « un certain nombre de risques » compliquant une baisse de prix généralisée. En particulier, il a fait valoir que la centrale nucléaire de Metsamor serait bientôt arrêtée pour des réparations de longue durée visant à prolonger la durée de vie de son réacteur unique. L’Arménie devra s’attendre à payer l’énergie plus chère produite par le gaz naturel pendant cet arrêt.

Le ministre de l’Energie a également souligné qu’un accord russo-arménien sur le prix du gaz naturel russe fourni à l’Arménie expire à la fin de cette année. Il n’a donc pas exclu que le prix du gaz sera augmenté l’année prochaine.

posté le 11 juin 2018 par Claire/armenews

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ARMEE ARMENIENNE
Un soldat arménien Gevorg Khatchatryan (20 ans) blessé au front en Artsakh par un tir azéri le 7 juin

Le 7 juin à 23h30 sur un point de défense frontalier en Artsakh, un soldat arménien Gevorg Khatchatryan (20 ans) fut grièvement blessé au thorax par un tir azéri. Transporté aussitôt vers un hôpital militaire, l’état du jeune soldat arménien est jugé préoccupant par les médecins. Les autorités militaires ont ouvert un dossier d’enquête pour déterminer les conditions dans lesquelles le soldat fut blessé. Il fut transporté à Erévan.

Krikor Amirzayan

posté le 9 juin 2018 par Krikor Amirzayan/armenews


JUSTICE
Un membre des Sasna Tzrer libéré sous caution, dans l’attente du verdict de son procès

Dans un geste demandé par les alliés politiques du Premier ministre Nikol Pachinian, un tribunal d’Erevan a ordonné hier la libération immédiate d’un membre du groupe d’opposition armé qui a pris d’assaut une base de la police arménienne en 2016.

La cour a libéré Areg Kyureghian dans l’attente de l’issue de l’un des trois procès en cours suite à l’attaque meurtrière sur la base située dans le district d’Erebuni à Erevan.

Le tribunal a cité une garantie écrite signée par deux membres du Parlement arménien. Ils ont promis que Kyureghian ne fuirait pas les poursuites et verserait une caution d’un million de drams (un peu plus de 2 000 dollars). Les deux députés sont affiliés à l’alliance de Pachinian, Yelk.

Kyureghian a été libéré dans la salle d’audience au lendemain de la libération provisoire de son frère Hayk. Ce dernier a été arrêté en 2014 et condamné à neuf ans de prison pour avoir tiré des coups de feu pour protester contre le procès de 14 militants de l’opposition radicale qui avaient organisé une manifestation antigouvernementale violente à Erevan.

Hayk Kyureghian devra seulement passer ses nuits à la prison de Vartashen s’il trouve un travail d’ici un mois.

S’adressant aux journalistes, Areg Kyureghian a attribué sa libération à une “nouvelle situation“ résultant des récentes manifestations de masse qui ont fait tomber le précédent gouvernement arménien. Il a décrit ses camarades emprisonnés comme des prisonniers politiques et a déclaré qu’ils devaient aussi être libérés.

Kyureghian fait partie de la trentaine de membres et partisans d’un groupe d’opposition, le Parlement fondateur, qui a saisi l’enceinte de la police d’Erebouni en juillet 2016. Ils ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur leader, Zhirayr Sefilian, et démissionne.

Les hommes armés, qui ont pris en otage des policiers et du personnel médical, ont déposé les armes après deux semaines de confrontation avec les forces de sécurité qui ont fait trois morts parmi les policiers.

Pachinian a publiquement listé Sefilian - mais pas les Sasna Tzrer emprisonnés - parmi les personnes qu’il pense être emprisonnées pour des raisons politiques. Peu de temps après avoir été élu Premier ministre le 8 mai, il a déclaré que l’affaire Erebuni était “un peu différente“ à cause des trois victimes. Il a ajouté que cela devrait être résolu à la suite de “discussions“ publiques qui doivent impliquer les proches des policiers tués.

Plus tard en mai, Sefilian et Varuzhan Avetisian, qui dirigeaient le groupe armé Sasna Tzrer, ont dénoncé le refus de Pachinian de faire pression sur les tribunaux et les forces de l’ordre pour qu’ils libèrent tous les opposants radicaux. Dans une lettre ouverte, ils ont averti que leur maintien en détention pourrait avoir de « graves conséquences » pour l’Arménie. Le Premier ministre a rejeté “les menaces de violence“.

Les membres de Sasna Tzrer ont publié une déclaration très différente mardi. Ils ont exprimé leur ferme soutien au gouvernement de Pachinian et ont assuré qu’ils renonçaient aux méthodes violentes de lutte politique.

posté le 7 juin 2018 par Claire/armenews

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COOPERATION
Le ministre arménien de la Défense rencontre des dirigeants de l’industrie russe

Le ministre arménien de la Défense, Davit Tonoyan, a rencontré lundi à Moscou deux dirigeants de l’industrie russe de la défense.

Le ministère a rapporté peu de détails sur les discussions qui ont eu lieu entre Tonoyan et Sergey Chemezov, directeur général du conglomérat industriel de Rostec, et Aleksandr Mikheyev, directeur général de l’exportateur d’armes de Rosoboronexport.

Dans un court communiqué, le ministère a seulement révélé qu’ils ont discuté des moyens d’élargir la « coopération militaro-technique » russo-arménienne, un euphémisme officiel pour l’approvisionnement en armes.

Rostec comprend 15 holdings dont la plupart possèdent des actifs importants dans le vaste complexe militaro-industriel de la Russie.

M. Tonoyan a rencontré le chargé d’affaires et l’attaché militaire de la Russie à Erevan le 16 mai, quelques jours après avoir été nommé ministre de la Défense. Il s’est entretenu une semaine plus tard avec le ministre russe de la Défense, Sergey Shoygu, au Kazakhstan. Les deux hommes auraient accepté d’approfondir les liens militaires déjà étroits entre leurs nations.

La Russie a longtemps été le principal fournisseur d’armes et d’autres équipements militaires à l’Arménie. En octobre dernier, Moscou a accepté de fournir au gouvernement arménien un nouveau prêt de 100 millions de dollars qui sera dépensé pour acheter plus d’armes russes à des prix bien inférieurs aux niveaux du marché international. La Russie a déjà prêté à Erevan 200 millions de dollars pour le même objectif en 2015.

Un haut responsable du ministère arménien de la Défense a déclaré le 19 mai que l’armée arménienne recevrait des systèmes de défense anti-aérienne Tor-M2 de fabrication russe plus tard cette année.

Les systèmes à courte portée modernisés sont conçus pour intercepter les aéronefs, les missiles de croisière, les autres fusées et les véhicules aériens sans pilote. Ils ont été déployés pour la première fois par l’armée russe l’année dernière.

M. Tonoyan est arrivé à Moscou au début d’une visite en Russie au cours de laquelle il participera à une réunion des ministres de la Défense des États de l’ex-Union soviétique. Elle se tiendra dans la ville russe de Kyzyl.

posté le 6 juin 2018 par Claire/armenews

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ARTSAKH
L’appel de Lévon Ter Pétrossian après les protestations à Stepanakert

Ce qui a eu lieu en Arménie, est, c’est le moins qu’on puisse dire, inacceptable au Karabagh. J’entends par là les opérations massives de protestation et les pressions exercées sur les autorités de la RHK. Celles-ci peuvent avoir des conséquences catastrophiques pour un Etat qui se trouve en état de guerre. Je ne veux pas ouvrir les guillemets car les conséquences sont assurément claires pour tout homme sensé. Personne ne doit contester le fait qu’il faut punir très sévèrement les responsables de l’incident qui a fourni l’occasion de la protestation massive. A cet égard, le président de la RHK en a donné de claires assurances. Mais accepter la démission des chefs de la Police et du Service de la sécurité National serait un grave coup porté au régime de la RHK, ce dont ne manqueraient pas de profiter nos adversaires. Après l’armée, le SSN et la Police de la RHK sont les institutions les plus importantes de garantie de la sécurité du Karabagh et il ne faut pas les soumettre à des secousses. Puisque les doléances sont adressées à Bako Sahakian et que sa parole semble ne pas convaincre les protestataires et ne pas avoir d’autorité sur eux, il faut donc qu’il y ait l’intervention active et l’exhortation d’une troisième partie, qui serait neutre, pour rétablir au plus vite la stabilité de l’activité de l’appareil étatique. Cette partie, c’est Nikol Pachinian, le dirigeant de la RA, pays qui depuis 1993 se déclare le garant de la sécurité du Haut-Karabagh. Je rappelle que le Haut-Karabagh a connu une telle situation en 1993. Vazguen Manoukian et moi nous nous sommes alors précipités à Stepanakert par hélicoptère et avons très rapidement résolu le problème du maintien de la stabilité du pays et du renforcement de ses autorités au terme de sérieux entretiens avec les dirigeants de la RHK. Espérons qu’il en sera de même aussi cette fois. Dans cette affaire, on a le devoir d’user aussi de l’influence de Robert Kotcharian, de Serge Sarkissian, d’Arkadi Ghoukassian et de Samvèl Babayan, en remettant ce dernier en liberté au plus vite. Laissant de côté toutes les contradictions, il ne faut pas laisser Bako Sahakian seul.

Lévon Ter Petrossian

Լևոն Տեր-Պետրոսյան. Լավատեսական ահազանգ

Այն, ինչ տեղի ունեցավ Հայաստանում, մեղմ ասած, անթույլատրելի է Ղարաբաղում : Նկատի ունեմ բողոքի զանգվածային գործողությունները և ճնշումները ԼՂՀ իշխանությունների վրա : Պատերազմական վիճակում գտնվող պետության համար դրանք կարող են աղետալի հետևանքներ ունենալ : Փակագծերը չեմ ուզում բացել, հետևանքները, վստահաբար, պարզ են ցանկացած բանական մարդու համար : Որ զանգվածային բողոքի առիթ հանդիսացած միջադեպի մեղավորները խստագույնս պետք է պատժվեն, ոչ ոք չի կարող առարկել. այս կապակցությամբ ԼՂՀ նախագահը ևս հստակ հավաստիացում է տվել : Սակայն ուժային կառույցների` ԱԱԾ և Ոստիկանության ղեկավարների հրաժարականի պահանջի կատարումը ծանր հարված կլինի ԼՂՀ իշխանական համակարգին, ինչից չեն հապաղի օգտվել մեր հակառակորդները : ԼՂՀ ԱԱԾ-ն և Ոստիկանությունը Բանակից հետո Ղարաբաղի անվտանգության ապահովման կարևորագույն հաստատություններն են, որոնց չի կարելի ցնցումների ենթարկել : Քանի որ պահանջները հասցեագրված են Բակո Սահակյանին, նրա խոսքը, որքան էլ հեղինակավոր, համոզիչ չի լինի բողոքավորների համար : Անհրաժեշտ է մի երրորդ, չեզոք կողմի ակտիվ միջամտությունն ու հորդորը` Ղարաբաղի ներքաղաքական կայունությունը վերականգնելու և պետական մեքենայի անխափան գործունեությունն ապահովելու համար : Այդ կողմը դեռևս 1993 թվականից իրեն պաշտոնապես Լեռնային Ղարաբաղի անվտանգության երաշխավոր հայտարարած երկրի` Հայաստանի Հանրապետության ղեկավարն է` Նիկոլ Փաշինյանը : Հիշեցման կարգով նշեմ, որ նման մի իրավիճակ Լեռնային Ղարաբաղում ստեղծվել էր 1993 թվականին, ինչը հարթելու համար ես և Վազգեն Սարգսյանը, ուղղաթիռով փութալով Ստեփանակերտ, ԼՂՀ ղեկավարների հետ լուրջ խորհրդակցությունների միջոցով շատ արագ լուծեցինք իշխանության ամրապնդման և երկրի կայունության ապահովման խնդիրը : Հուսանք, որ այս անգամ էլ նույնը կհաջողվի : Այդ գործում իրենց ազդեցությունը Ղարաբաղում պարտավոր են օգտագործել նաև Ռոբերտ Քոչարյանը, Սերժ Սարգսյանը, Արկադի Ղուկասյանը և Սամվել Բաբայանը, նույնիսկ վերջինիս անհապաղ ազատ արձակման միջոցով : Բոլոր հակասությունները մի կողմ դնելով` Բակո Սահակյանին մենակ չպետք է թողնել

posté le 4 juin 2018 par Ara/armenews

Traduction de Séda Mavian pour NAM