Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


PROCÈS DU 17 OCTOBRE
Les descendants des victimes du génocide sur le banc des accusés

A Paris et à Nanterre se tiennent aujourd’hui deux procès politiquement importants. L’un en diffamation contre Ara Toranian et Sam Tilbian, l’autre contre deux ex-militants du Nor Séround.

La cause arménienne sera prochainement au centre de deux procès. Et curieusement, ils se tiennent le même jour à la même heure, soit aujourd’hui même à partir de 13 h 30. Le premier verra comparaître, devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, Ara Toranian et Sam Tilbian, poursuivi par le pamphlétaire anti-arménien Maxime Gauin pour diffamation et injure. Le deuxième concerne deux ex-militants du Nor Séround, qui seront jugés à Nanterre pour avoir lancé de l’eau colorée sur l’ambassadeur de Turquie en mars 2015.

La plainte de Maxime Gauin

La première affaire a pour toile de fond la problématique du négationnisme et de l’arménophobie. Deux fléaux favorisés par les tentatives incessantes de Maxime Gauin, vice-président de l’association « confluence France-Turquie », membre du think tank turc négationniste Avim, et rédacteur au site Turquie-news qui discrédite les Arméniens, sur différents supports, soit en mettant en cause la véracité du génocide, soit en présentant systématiquement une version à charge des points controversés de leur histoire, soit en contrant les initiatives relatives, par exemple, à la connaissance publique du génocide, à la pénalisation du négationnisme, ou encore à l’enseignement des événements de 1915 dans les cours d’histoire.

Très actif sur les réseaux sociaux, Gauin intervient en son nom propre et aussi, semble-t-il, sous divers pseudonymes dont celui de Dussardier, qu’il assume aujourd’hui ouvertement à la faveur de ce procès. Ce qui lui a permis de lancer une première plainte pour injure et diffamation en février 2014 contre Sam Tilbian, auteur du message suivant sur armenews.com : « Dussardier, notre prétendu historien, véritable tâcheron au service du fascisme turc nous sort un article dans Turquie News [...] dans lequel il s’épuise à vouloir démonter les preuves irréfutables accumulées par Vahakn Dadrian et Taner Akçam, ça devient chez lui une véritable obsession [...] Toujours selon notre négationniste parenté, les déportés étaient très bien nourris et accueillis au terme de leurs marches forcées, et toutes les photos et films de morts et de déportés squelettiques en haillons sont des faux ». Ara Toranian est également poursuivi par Gauin, dans cette procédure, en tant que directeur de la publication.

Un éditorial d’Ara Toranian

Deux autres interventions sur le forum d’Armenews, l’une attribuée à nouveau à Sam Tilbian et une autre portant la signature d’un dénommé Lenajan, avaient également été attaquées par le polémiste. Mais ses poursuites ont débouché sur une ordonnance de non-lieu, qui a été confirmée en appel, les messages litigieux ayant été supprimés à la suite d’une intervention de son avocat.
La deuxième plainte de Gauin, qui sera jugée devant la 17e chambre, concerne plus directement Ara Toranian, cette fois-ci en tant qu’auteur. Réagissant à une tribune particulièrement violente du pamphlétaire publiée dans le quotidien israélien Haaretz, le directeur d’Armenews avait écrit sur son site un éditorial intitulé : « Que faire du polémiste Gauin ? ». Ce dernier a alors engagé des poursuites, au motif que certaines phrases de cet article seraient diffamatoires. Il s’agit des passages suivants :

1) « Dans cette diatribe, cosignée par un dénommé Murinson, le pamphlétaire anti-arménien tente à nouveau de noircir l’image de l’Arménie en lançant à son encontre une accusation publique d’antisémitisme. Ce qui est la moindre des choses quand on s’adresse à des Israéliens... Gageons que s’il devait écrire pour un journal palestinien, il trouverait dans l’histoire ou l’actualité arménienne de quoi alimenter la thèse inverse, à l’instar d’Erdogan qui n’a pas hésité à suggérer l’existence d’un complot cosmopolite mondial pour expliquer la crise financière en Turquie ».

2) « Plus préoccupant est le fait qu’un journal comme Haaretz, sérieux, ait pu servir de support à un texte signé par un individu dont l’un des principaux titres de gloire est de défendre les thèses négationnistes de la Turquie sur le génocide arménien ».

3) « On ne peut évacuer par principe l’option de le dénoncer plus systématiquement au motif que ce serait entrer dans son jeu. En butte à un dilemme assez comparable avec Faurisson, nos amis de la communauté juive de France avaient choisi d’être plus offensifs ».

En ce qui concerne les deux premières citations, l’accusation estime que ces propos comportent « des allégation susceptibles de porter atteinte à l’honneur ou à la considération de Maxime Gauin. En ce qui concerne la troisième, le plaignant affirme qu’elle contiendrait « une expression outrageante, un terme de mépris ou une invective ne renfermant l’imputation d’aucun fait ».

Intérêt politique

Autant d’accusations que la défense se chargera de contrer, tant sur la forme que sur le fond. Pour le plaignant, l’enjeu officiel de ces procès est de laver son honneur qu’il dit atteint et d’obtenir réparation pour « l’injure ». Il faudrait sans doute ajouter à cet enjeu un autre intérêt, plus politique : celui de pouvoir mettre à son actif une nouvelle condamnation de militants arméniens, dont l’un est coprésident du CCAF. Son exploitation dans le passé d’une première victoire devant les tribunaux contre Movses Nissanian, qui avait comparé la mentalité de Gauin à celle de la milice pendant la Deuxième Guerre mondiale, ne laisse guère de place au doute : si sa procédure aboutie, Gauin ne se privera pas d’en tirer profit, dans au moins trois domaines. Tout d’abord pour donner du crédit à ses thèses et renforcer son travail de sape contre la cause arménienne. Ensuite, pour assoir son autorité dans la mouvance nationaliste turque, qu’il abreuve depuis des années de ses conseils et de ses encouragements. Enfin, pour continuer à intimider ses contradicteurs, en particulier sur les réseaux sociaux, en donnant du poids à ses menaces multiples et répétitives de procès. Il va sans dire que si, à Dieu ne plaise, cette hypothèse venait à se réaliser, sans ouvrir pour autant un boulevard aux thèses des négationnistes, cela contribuerait grandement à leur faciliter la tâche. À l’inverse, un échec constituerait un vrai frein à son entreprise de dénigrement du monde arménien et à son militantisme en faveur des thèses de l’État turc, en particulier son combat contre « les allégations de génocide ». Maxime Gauin sera défendu par Maître Patrick Maisonneuve et Ara Toranian par Maître Henri Leclerc.

Eau colorée sur l’ambassadeur

Le second procès, qui se tiendra donc également le 17 octobre, mais au tribunal de Nanterre cette fois, mettra en cause deux militants arméniens, poursuivis pour « violences volontaires avec préméditation ou guet-apens ». Il leur a reproché pour l’un, d’avoir lancé de l’eau colorée en rouge sur l’ambassadeur de Turquie en mars 2015 alors qu’il venait faire une conférence dans l’Université Paris-Descartes et, pour l’autre, d’avoir diffusé la scène sur les réseaux sociaux. Pour leur défense, leur comité de soutien rappelle que « si la « violence » que représente ce jet d’eau n’est que symbolique, la violence de l’État turc est, elle, tout à fait réelle », depuis le génocide arménien, sa négation, la répression tous azimuts dans son pays, jusqu’aux agissements criminels en France qui lui sont imputés, par exemple l’assassinat de trois militantes kurdes à Paris en 2013 pour lesquels il n’a jamais été inquiété. L’appel en faveur de ces deux étudiants indique en outre que leur geste symbolique a eu lieu dans une Université française, lieu qui ne peut laisser place aux falsificateurs de l’Histoire ». Un appel à manifester à 13 heures devant le Tribunal de Nanterre179-191 avenue Joliot-Curie, RER A Nanterre Préfecture a été lancé. Et une pétition circule en faveur de ces jeunes militants sur

https://www.helloasso.com/associations/charjoum-le-mouvement/formulaires/1

Fanny Hagopian

posté le 17 octobre 2017 par Ara/armenews


MALTE
Corruption azérie à Malte : assassinat de la blogueuse Daphne Caruana Galizia

Daphne Caruana Galizia, une blogueuse maltaise, à l’origine d’accusations de corruption qui avaient provoqué des élections anticipées en juin, a été tuée ce lundi par une bombe placée sous sa voiture, a indiqué le Premier ministre maltais, Joseph Muscat. Lors d’une conférence de presse, Joseph Muscat (centre gauche), dont l’entourage proche a été la cible de violentes attaques de Daphne Caruana Galizia, a dénoncé un acte « barbare » et ordonné aux forces de l’ordre de concentrer toutes leurs ressources pour que ses auteurs soient traduits en justice. « Ce qui s’est passé aujourd’hui est inacceptable à de nombreux niveaux. Aujourd’hui est une journée noire pour notre démocratie et notre liberté d’expression », a-t-il déclaré. « Je n’aurai de cesse que justice soit faite », a-t-il assuré, appelant l’île à l’union.

Daphne Caruana Galizia, 53 ans, a travaillé comme chroniqueuse dans plusieurs médias maltais, mais elle était surtout connue pour le blog dans lequel elle a révélé plusieurs affaires de corruption. Début juin, Joseph Muscat avait remporté une large victoire lors d’élections législatives anticipées convoquées à la suite d’une série de scandales impliquant plusieurs de ses proches, dans la révélation desquels Daphne Caruana Galizia avait joué un rôle central. Michelle Muscat, l’épouse du Premier ministre, est ainsi accusée d’avoir ouvert un compte au Panama pour y abriter, entre autres, des pots-de-vin versés par l’Azerbaïdjan en échange de l’autorisation donnée à une banque azérie de travailler à Malte. « Le plus gros mensonge de l’histoire politique maltaise », avait réagi Joseph Muscat, tout en promettant de démissionner si les faits étaient avérés à la suite d’une enquête qu’il a lui-même réclamée.

« Des escrocs partout »

Mais il n’a pas appliqué ce principe à son ministre de l’Énergie, Konrad Mizz, et à son chef de cabinet, Keith Schembri, toujours en poste alors qu’ils détenaient des comptes secrets au Panama. Jospeh Muscat, 43 ans, ancien journaliste, est arrivé au pouvoir en 2013 sur un programme de centre gauche, mettant fin à 15 ans de règne du Parti conservateur. À son actif, une économie en plein boom qui lui a valu sa réélection selon les observateurs, et l’adoption du mariage gay en juillet dans ce pays très catholique de 430 000 habitants, où le divorce n’a été autorisé qu’en 2011. Dans son dernier texte de blog, publié une heure avant sa mort, Daphne Caruana Galizia a répété ses accusations contre Keith Schembri, le qualifiant d’« escroc » qui use de son influence au gouvernement pour s’enrichir. « Il y a des escrocs partout où l’on regarde maintenant, la situation est désespérée », concluait-elle.

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Au printemps, le magazine Politico avait classé Daphne Caruana Galizia parmi les « 28 personnalités qui font bouger l’Europe », la décrivant comme « un WikiLeaks entier en une seule femme, en croisade contre le manque de transparence et la corruption à Malte ». En début d’après-midi lundi une puissante explosion a détruit la voiture dans laquelle elle circulait près de son domicile à Bidnija, dans le nord de l’île, propulsant la carcasse calcinée du véhicule dans un champ voisin. À Bruxelles, le groupe PPE (droite, majoritaire), a évoqué « un crime innommable et une attaque contre la liberté d’expression », tandis que le commissaire européen maltais Karmenu Vella (Pêche et Environnement) a dénoncé « une attaque contre notre démocratie ».

posté le 17 octobre 2017 par Stéphane/armenews


FRA DACHNAKTSOUTIOUN
Appel au soutien des militants de la cause arménienne

Quatre militants de la cause arménienne seront jugés mardi 17 octobre 2017. Tro Momajian et Tad Demir, deux étudiants français d’origine arménienne vont être jugés dans le cadre d’une procédure pénale pour « violences volontaires avec préméditation » à l’encontre de l’ambassadeur de Turquie en France au Tribunal correctionnel de Nanterre. Quant à Ara Toranian, Directeur de Nouvelles d’Arménie Magazine, Co Président du CCAF et Sam Tilbian, ils sont poursuivis pour diffamation par un négationniste du génocide arménien. Leur procès aura lieu le même jour mais devant la 17ème chambre correctionnelle du TGI de Paris.

Cette attaque juridique sur le territoire français est la prolongation de la stratégie adoptée par l’état turc pour tenter de réduire au silence la plus importante communauté arménienne d’Europe. Elle s’engouffre dans le vide laissé par le conseil constitutionnel qui n’a pas voulu valider la loi votée par le Parlement français ayant pour objet de condamner toute négation du génocide arménien et permet aujourd’hui de conforter la position agressive de la Turquie à l’encontre de militants de la cause arménienne.

Nous ne sommes pas en Turquie et nous demandons à la justice française de ne pas conforter cet état de fait et de se prononcer dans le cadre de notre Etat de Droit, hors de toute pression étrangère.

Quel que soit le verdict de ces deux procès la Turquie doit savoir que le combat pour la justice continuera en France et dans le monde entier. La reconnaissance et la réparation du crime de génocide commis en 1915 envers les Arméniens ne resteront pas indéfiniment niées par la Turquie.

Paris le 16 octobre 2017,

Comité Central de la FRA Dachnagtsoutioun Europe Occidentale.

posté le 17 octobre 2017 par Stéphane/armenews


ECONOMIE
De plus en plus de touristes étrangers viennent en Arménie

Le nombre de touristes étrangers visitant l’Arménie a augmenté de plus de 24% au premier semestre de cette année, a annoncé vendredi le gouvernement arménien.

Dans un rapport détaillé sur ses activités au cours de l’année, le gouvernement a déclaré qu’il y avait eu 622 381 touristes étrangers qui sont venus en Arménie.

Les arrivées de touristes dans le pays ont augmenté d’environ 6 % l’année dernière, selon des données gouvernementales distinctes. Elles montrent également que le chiffre a augmenté en moyenne de 9% par an entre 2012 et 2016.

Le gouvernement a cherché à faciliter la croissance de l’industrie du tourisme national en libéralisant en 2013 le secteur de l’aviation civile. Le coût moyen des voyages aériens à destination et en provenance du pays a baissé depuis lors, même si certains voyagistes locaux estiment qu’il n’est pas encore suffisamment bas.

Par ailleurs, les autorités arméniennes ont unilatéralement supprimé les visas pour les citoyens des États membres de l’Union européenne et des États-Unis en 2012 et 2014 respectivement. Un accord sur les voyages sans visa entre l’Arménie et l’Iran est entré en vigueur en août 2016. La République islamique est une source majeure de tourisme entrant dans le pays du Caucase du Sud.

Erevan a également levé les restrictions de visa pour les citoyens du Japon, des Émirats arabes unis, du Qatar et de trois autres pays au cours de cette année. Dans un autre effort pour stimuler l’afflux de touristes, il a permis aux ressortissants russes en mars de visiter l’Arménie avec des passeports internes russes.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews


FRANCE
17 Octobre : le CDCA soutien apporte son soutien à Ara Toranian, Sam Tilbian, Tad Demir et Tro Momadjian

Le 17 octobre à Paris et à Nanterre, la Turquie et ses relais négationnistes mettent sur le banc des accusés, ceux qui défendent la mémoire des victimes du Génocide des Arméniens.

Traiter un négationniste pour ce qu’il est, mettre en lumière sa collusion avec le gouvernement turc et son soutien à la politique négationniste et liberticide d’Erdogan, comparer sa méthode avec celle d’autres négationnistes ne peut être un crime, mais un acte salvateur pour la démocratie et pour les libertés. Pour tous ces points, le Comité de Défense de la Cause Arménienne apporte, comme de nombreuses associations et personnalités tout son soutien à Ara Toranian et à Sam Tilbian dans le procès qui leur ait fait par Maxime Gauin et exige que ce dernier soit débouté de sa plainte et condamné fermement pour polluer les tribunaux français de la sorte.

Lancer de la grenadine sur la chemise blanche d’un ambassadeur, crier dans un amphithéâtre de faculté quand à la tribune, en tant qu’ambassadeur de la Turquie, un Etat liberticide et négationniste, on professe la haine et le mensonge, ne peut être qualifier de « violence volontaire avec préméditation ». La « violence volontaire » c’est celle exercée par l’Etat turc qui détient plus de 170 journalistes dans ses prisons, qui détient plus de 20 000 militants kurdes, qui ferme tout médias qui n’est pas en phase avec la dictature imposée par M. Erdogan. La Préméditation c’est celle de la Turquie qui 100 ans plus tard continue de mener à bien le génocide du peuple arménien en détruisant le peu de patrimoine culturel encore visible ; c’est celle qui finance, forme et diffuse une propagande négationniste y compris par les voies de son personnel diplomatique à qui on demande d’aller professer la haine de l’arménien y compris dans les universités françaises. C’est tout cela qu’ont voulu dénoncer les deux étudiants Tad Demir et Tro Momadjian et c’est pour tout cela que le Comité de Défense de la Cause Arménienne leur apporte tout son soutien et exige leurs relaxes pure et simple car si quelqu’un doit être sur le banc des accusés, c’est la Turquie et ses propagandistes de la haine, pas les défenseurs de la Cause arménienne.

Fait à Paris le 15 octobre 2017

posté le 16 octobre 2017 par Stéphane/armenews


FRANCE
La FRA Nor Seround se tient aux côtés de Tro Momadjian, Tad Demir, Ara Toranian et Sam Tilbian

La FRA Nor Seround se tient aux côtés de Tro Momadjian, Tad Demir, Ara Toranian et Sam Tilbian dans le cadre de leurs procès respectifs, le 17 octobre qui les opposent à des négationnistes du génocide des arméniens.

Encore une fois, l’histoire se répète et des arméniens se retrouvent sur le banc des accusés pour n’avoir fait que dénoncer la politique négationniste de l’Etat turc relayée en France à travers ceux qui le représentent.

Ces évènements rappellent à quel point la situation des arméniens en France est précaire. Elle est celle d’une communauté qui doit faire face à des négationnistes habitués aux sorties publiques provocatrices et qui non seulement ne peut juridiquement rien entreprendre contre eux, mais se retrouve en plus sur le banc des accusés pour avoir dénoncé leurs mensonges.

Ce vide juridique crée une situation insoutenable où de manière chronique, les arméniens de France doivent faire face à des négationnistes, souvent grassement payés, qui profitent de cette carence pour essayer de nous imposer un silence auquel nous ne nous résoudrons pas.

La censure du Conseil constitutionnel sur la proposition de loi visant à lutter contre le négationnisme de toute forme de génocide et de crimes contre l’humanité, estimant que celle-ci était une atteinte à la liberté d’expression, est désormais instrumentalisée en France en 2017 par l’Etat turc et ses représentants contre les arméniens et les descendants du génocide.

En effet, cette censure a non seulement donné un nouvel élan au négationnisme concernant le génocide des arméniens, comme l’attestent les récentes propositions de contestation de l’enseignement du génocide des arméniens dans l’école de la République, mais elle a également renforcé leur cynisme puisque ces derniers ne s’arrêtent plus à insulter les descendants des rescapés de 1915 mais les attaquent également juridiquement.

Nous sommes convaincus que la justice française saura être à la hauteur face à cette énième tentative de provocation et appelons à la mobilisation de tous pour lutter contre la politique négationniste qu’essaie d’exporter l’Etat turc en France.

FRA Nor Seround

posté le 16 octobre 2017 par Stéphane/armenews


COMMUNIQUÉ DU CCAF
Procès du 17 octobre : soutien à Ara Toranian et Sam Tilbian
Le CCAF (Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France), qui regroupe la très grande majorité des associations arméniennes de France, soutient Ara Toranian et Sam Tilbian dans le procès qui leur est intenté par Maxime Gauin le mardi 17 octobre auprès de la 17ème Chambre du Tribunal correctionnel de Paris. Défenseur de la cause arménienne, co-Président du CCAF, Ara Toranian est attaqué par un négationniste du génocide arménien qui agit depuis de nombreuses années dans l’intérêt du gouvernement turc. Maxime Gauin apparaît comme un des relais d’Erdogan en France. Le CCAF est pleinement mobilisé aux côtés d’Ara Toranian. Mourad Papazian, le co-Président du CCAF “espère que la justice saura faire la différence entre un défenseur de la vérité et de la justice et un négationniste. Cette affaire est, en fait, un nouveau face à face entre les Français d’origine arménienne et Erdogan. Nous sommes tous, nous, de nombreuses personnalités intellectuelles et universitaires, avec Ara Toranian, à ses côtés pour que Maxime Gauin soit débouté et pour que la Turquie ne fasse pas sa loi en France“.
posté le 15 octobre 2017 par Ara/armenews

PHOTO DE JEAN YEREMIAN



SYRIE
Syrie : des forces turques entrent à Idleb en vue d’un déploiement

Des forces turques sont entrées tard jeudi soir dans la province d’Idleb, en vue de leur “déploiement“ dans le nord-ouest de la Syrie, où une “zone de désescalade“ doit être instaurée, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’armée turque avait lancé le 8 octobre des opérations de reconnaissance en vue d’établir dans le nord-ouest de la Syrie une des quatre zones de désescalade négociées par les parrains internationaux des belligérants en Syrie.

Cette zone de désescalade comprend la province d’Idleb, seule province dans le nord-ouest syrien à échapper au régime de Bachar el-Assad, mais aussi une partie des provinces voisines de Hama (centre), d’Alep (nord) et de Lattaquié (ouest).

“Un convoi militaire des forces turques (...) est entré dans la province d’Idleb, avant de prendre la direction de l’ouest de la province d’Alep“, a indiqué l’OSDH dans un communiqué.

“C’est le premier déploiement des forces turques“, après des opérations de reconnaissance ces derniers jours, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L’OSDH, qui se base sur un vaste réseau de sources à travers le pays en guerre, ne précise pas le but de ce déploiement, ni les effectifs déployés.

Selon M. Abdel Rahmane, “le déploiement va se faire dans l’ouest de la province d’Alep, près des zones contrôlées par les Unités de protection du peuple kurde (YPG)“, la principale milice kurde de Syrie, classée groupe terroriste par Ankara.

Les forces turques vont notamment “se déployer au sud de la région d’Afrine“, tenue par les Kurdes, selon la même source.

Au départ, l’opération semblait viser Tahrir al-Cham, une alliance jihadiste dominée par l’ex-branche d’el-Qaëda, le groupe Fateh el-Cham, plus connu par le passé sous le nom de Front al-Nosra.

Le déploiement n’a pas pu être confirmée dans l’immédiat de source officielle turque.

L’agence de presse pro-gouvernementale Anadolu avait rapporté jeudi soir l’arivée de plusieurs véhicules de transports de troupes blindés, d’ambulances et de conteneurs à Rehanli, ville frontalière de la Syrie, en vue d’un déploiement à Idleb.

Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s’est complexifié avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

posté le 14 octobre 2017 par Stéphane/armenews


ARMENIE
Le futur premier ministre arménien aurait moins de pouvoir sur les forces armées

Le futur premier ministre d’Arménie, qui sera le chef de l’exécutif en vertu de la réforme constitutionnelle qui verra l’Arménie basculer dans un régime parlementaire en 2018, aura moins d’autorité sur les forces armées que n’en a l’actuel président de la République, qui dirige l’exécutif en vertu du système présidentiel en vigueur depuis 1991 et qui est donc le chef de l’Etat et le chef des armées. C’est du moins ce qu’envisage un projet d’amendement du gouvernement à l’étude depuis septembre au Parlement dominé par le Parti Républicain d’Arménie (HHK) du président Sarkissian. Un tel amendement pourrait apporter un début de réponse aux interrogations concernant les intentions politiques du président Sarkissian, au terme de son 2e et dernier mandat en avril 2018.

Le président arménien a cultivé le flou à ce sujet qui alimente les spéculations dans la classe politique et les media, renforçant les soupçons de l’opposition qui l’accuse d’avoir organisé le passage vers un régime parlementaire, approuvé par un référendum fin 2015, à seule fin de se maintenir au pouvoir sous les habits du premier ministre. Il s’en est toujours defendu, sans pour autant récuser les allégations selon lesquelles il continuerait à diriger le pays, éventuellement à une autre fonction, liée à la défense du pays, avait-il toutefois insinué, lors d’une de ses rares déclarations au sujet de son avenir politique. Le projet d’amendement relatif aux prérogatives du futur premier ministre dans le domaine de la défense donne peut-être une indication sur les intentions de S. Sarkissian, qui a fait ses classes, rappelons-le, dans l’armée du Karabagh début 1990 ; après avril 2018, le premier ministre, quel qu’il soit, resterait certes le commandant en chef des forces armées, mais celles-ci ne seraient pas soumises à son contrôle exclusif, ce qui laisse peut-être une option à l’actuel président, dans le domaine de la sécurité et de la défense de l’Arménie qui lui tient à cœur.

posté le 13 octobre 2017 par Gari/armenews