Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


POLITIQUE
L’ancien ministre Seyran Ohanian rejoint un bloc d’opposition

L’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian se joindra à une nouvelle alliance formée par l’opposition pour participer aux prochaines élections législatives en Arménie, a déclaré vendredi l’un des dirigeants de l’opposition, Vartan Oskanian.

“Je peux déjà confirmer qu’il sera certainement impliqué dans l’alliance“, a déclaré Oskanian au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) lors d’une interview.

Hamakhmbum (Consolidation) d’Oskanian et deux autres groupes d’opposition ont annoncé la création de leur bloc mardi. Ils ont expliqué qu’ils chercheront conjointement à former un « nouveau type de gouvernement » à la suite des élections prévus pour le 2 avril. Le bloc est ouvert à de nouveaux membres, ont-ils précisé dans un communiqué.

La déclaration a suivi une nouvelle réunion entre Oskanian et Ohanian. Ce dernier a déclaré peu de temps avant cette réunion qu’il continuait à tenir des consultations avec divers partis et individus dans le but de créer un bloc électoral.

Ohanian a été congédié du poste de ministre de la Défense en octobre dans le cadre d’un remaniement gouvernemental initié par le président Serge Sarkissian. Il a dit en décembre qu’il « participera activement » aux élections parlementaires pour tenter de provoquer des changements politiques et économiques en Arménie.

“La présence conjointe de moi et Seyran Ohanian dans l’arène politique devrait offrir aux gens le genre d’alternative qu’ils veulent voir à la veille des élections“, a déclaré Oskanian.

Le leader du parti Hamakhmbum, qui a été ministre des Affaires étrangères de 1998 à 2008, a également admis qu’Ohanian pourrait figurer en tête de la liste des candidats à l’élection du bloc. “Je n’exclus pas cela, dit-il. C’est possible. Mais cette question n’a pas encore été discutée. “

Le bloc d’Oskanian pourrait également être rejoint par le parti Zharangutyun (héritage), une force d’opposition plus radicale. Le leader de Zharangutyun, Raffi Hovannisian, n’a pas exclu cette possibilité lundi dernier malgré de fortes objections exprimées par certains hauts responsables de son parti.

Ils pensent que Zharangutyun ne doit pas faire équipe avec Oskanian et Ohanian parce que les deux anciens ministres ont été impliqués dans la répression meurtrière contre les manifestants fidèles à l’ancien président Robert Kotcharian en 2008.

posté le 23 janvier 2017 par Claire/armenews


PRIMAIRE DE LA GAUCHE
Les réponses de Manuel Valls au questionnaire de NAM

Nouvelles d’Arménie Magazine : Depuis 2012, le génocide des Arméniens est commémoré tous les 24 avril par la République, avec la participation du président de la République et/ou par un ministre. Si vous êtes élu, comptez-vous poursuivre cette tradition  ? Pouvez-vous vous engager à ce que le 24 avril soit officiellement considéré comme une journée nationale de commémoration du génocide arménien et soit inscrit à ce titre dans le calendrier républicain  ? 

Manuel Valls : La date du 24 avril est très importante pour rendre hommage aux Arméniens victimes d’un génocide. C’est un devoir de mémoire auquel je tiens particulièrement. Naturellement, je compte poursuivre cette tradition qui témoigne de l’amitié du peuple français avec le peuple arménien. L’Assemblée générale des Nations Unies a en outre décidé d’une Journée internationale de commémoration des victimes du crime de génocide et de prévention de ce crime, fixée au 9 décembre.

NAM : Quel est votre regard sur la communauté arménienne de France, constituée par les rescapés du génocide de 1915  ? Face au négationnisme de l’État turc, comprenez-vous son combat pour la reconnaissance internationale du génocide et estimez-vous qu’il est juste pour la France de le soutenir  ? 

M. V. Les efforts déployés par la communauté arménienne de France pour faire reconnaître le génocide arménien internationalement sont admirables et légitimes. Vous savez que je soutiens cette cause.

NAM : Quel est votre regard sur la communauté arménienne de France, constituée par les rescapés du génocide de 1915  ? Face au négationnisme de l’État turc, comprenez-vous son combat pour la reconnaissance internationale du génocide et estimez-vous qu’il est juste pour la France de le soutenir  ? 

M. V. Les efforts déployés par la communauté arménienne de France pour faire reconnaître le génocide arménien internationalement sont admirables et légitimes. Vous savez que je soutiens cette cause.

NAM : Êtes-vous pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne  ?

M. V. : Depuis 1963, nous laissons miroiter au peuple turc que son adhésion est en route... Je crois qu’il faut sortir de l’ambiguïté. Nous le devons aux Turcs. Nous le devons aussi à nos concitoyens : il faut dire clairement où l’Europe commence et où elle finit. Adhérer à l’Union européenne, ce n’est pas seulement entrer dans un marché, c’est aussi - et c’est même d’abord - rejoindre une communauté de valeurs. Or aujourd’hui, quand on voit les atteintes à la démocratie et aux droits fondamentaux de la personne qui se développent - je pense au possible rétablissement de la peine de mort - on peut se demander si la Turquie souhaite faire partie de notre communauté de valeurs. Ce pays doit clarifier quel destin géographique et politique il est prêt à partager. Je crois par ailleurs qu’il faut faire une pause dans l’élargissement européen, prendre le temps de dire quelle Europe nous voulons pour retisser le lien de confiance avec les peuples. Il faut refonder le projet européen, sur la base notamment de frontières claires. Dans ce contexte, je plaide que nous proposions un partenariat avec la Turquie. Pas une adhésion, que nos peuples n’accepteraient jamais. Même si la Turquie ne sera jamais un État tiers comme les autres : elle est et restera un grand partenaire, membre de l’OTAN, essentiel notamment pour notre sécurité collective - nous le voyons bien avec la crise des réfugiés.

NAM : Pensez-vous que la France doive continuer à entretenir une relation privilégiée avec l’Arménie  ? 

M. V. : La France est d’ores et déjà l’amie de l’Arménie et les relations entre nos deux pays sont très confiantes et solides. Je souhaite poursuivre dans cette voie et renforcer encore nos partenariats économiques, comme nos relations culturelles et humaines. Lorsque j’étais Premier ministre, j’ai d’ailleurs eu le plaisir de recevoir à Matignon mon homologue arménien de l’époque, Hovik Abrahamian, et d’inaugurer une belle école franco-arménienne à Alfortville.

NAM : Êtes-vous favorable à la reconnaissance par la France de la République du Haut-Karabakh  ? 

M. V. : La France, à l’instar de l’ensemble de la communauté internationale, ne reconnaît pas l’indépendance autoproclamée par le Haut-Karabagh en 1991. Je suis très attaché aux efforts de médiation que mon pays accomplit, aux côtés des États-Unis et de la Russie dans le cadre de la coprésidence du groupe de Minsk, pour rechercher les voies d’un règlement politique global au conflit du Haut-Karabagh. Je souhaite donner une nouvelle impulsion à ces négociations, tout en étant conscient de leurs difficultés et de la sensibilité qui s’attache à ce différend.

NAM : Seriez-vous pour la création à Paris d’un centre arménien de civilisation et de mémoire et seriez-vous prêt à aider à sa réalisation  ? 

M. V. : Il appartient aux Arméniens de France de décider des initiatives qui leur semblent les plus appropriées. Mais je soutiendrai ce projet. J’invite déjà chacun à visiter les salles consacrées aux génocides, et donc au génocide arménien, au Camp des Milles.

NAM : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux 500 000 Français d’origine arménienne  ?

M. V. : L’Arménie est très proche de la France. Je suis profondément attaché à un dialogue de qualité et confiant avec la communauté française d’origine arménienne, qui peut compter sur mon amitié indéfectible et celle de notre pays. Je suis fier de tous ces Français d’origine arménienne qui incarnent la réussite, celle de la promotion républicaine, dans bien des domaines, chefs d’entreprise, médecins, enseignants, élus. La France, c’est cela : ne pas renoncer à ses origines, mais au contraire les verser au pot commun.

posté le 20 janvier 2017 par Ara/armenews


ARMENIE
Les élections législatives seront-elles diffusées en direct ?

Les autorités arméniennes pourraient ne pas garantir la diffusion en direct des élections législatives pour des raisons financières, a annoncé hier un haut fonctionnaire.

Les autorités ont accepté d’installer des caméras dans l’ensemble des 2 000 bureaux de vote d’Arménie dans le cadre d’un accord avec l’opposition en septembre 2016, et ce afin de prévenir les fraudes graves lors des élections prévues pour le 2 avril. L’accord historique prévoyait également une vérification électronique de l’identité des électeurs et la publication post-électorale des listes électorales signées.

Le Parlement arménien a adopté une série d’amendements correspondants au Code électoral en octobre. Ces amendements sont principalement conçus pour empêcher le vote multiple par des loyalistes du gouvernement.

Conformément à cet accord, une commission spéciale composée de représentants du gouvernement et de l’opposition a récemment lancé un appel d’offres pour trouver une entreprise qui fournirait les caméras et organiserait la retransmission en direct le jour des élections.

Davit Harutiunian, chef du personnel du gouvernement, a déclaré que la commission n’a reçu qu’une seule offre. “La proposition faite par ce soutraitant unique implique un prix beaucoup plus élevé que nous pouvons nous le permettre pour l’heure“, a t-il commenté.

“Le processus est géré par cette commission, et attendons de voir quelles seront ses conclusions“, a ajouté Harutiunian. Il n’a pas exclu que les caméras ne puissent finalement pas être placées.

Le fonctionnaire, qui a aidé à négocier l’accord en septembre avec trois partis d’opposition, a également souligné : “La question des caméras n’a jamais été consacrée dans le Code électoral comme une exigence obligatoire. Il s’agit d’une disposition optionnelle supplémentaire, conditionnée par le prix que les entreprises seraient prêtes à nous proposer pour la mettre en œuvre.“

Avetis Avagian, membre de l’opposition dans la commission, a déclaré que lui et ses collègues rencontreront le sous traitant privé pour discuter de la possibilité d’abaisser son prix demandé. “Nous essaierons d’atteindre un dénominateur commun“, a t-il dit. “Peut-être que nous devrions alléger un peu nos exigences et voir s’il y a des possibilités d’économie.“

Avagian, qui représente le Congrès national arménien (HAK), a également suggéré que le gouvernement envisage d’exempter le matériel de radiodiffusion des droits d’importation.

Pour sa part, Naira Zohrabian, présidente du Parti Arménie prospère (BHK), a accusé le gouvernement d’entraver la diffusion en direct prévue dans le but de « saboter un des mécanismes importants de prévention de la fraude ».

Selon Zohrabian, le fournisseur de caméras a exigé environ 4 millions de dollars dans son offre. Le gouvernement ne disposerait que de la moitié de cette somme, a-t-elle ajouté.

Harutiunian a tenu à préciser que les autorités achèteront et installeront des machines électroniques pour l’identification des électeurs dans tous les cas.

La Commission électorale centrale (CEC) a déclaré la semaine dernière qu’elle allait embaucher 4 000 informaticiens pour faire fonctionner ces équipements. Le président de la CCE, Tigran Mukuchian, a insisté sur le fait qu’il disposait de suffisamment de temps pour organiser le processus de sélection.

L’Union européenne et les États-Unis ont promis des millions de dollars de financement pour l’achat de l’équipement.

posté le 19 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION POLITIQUE ET ECONOMIQUE
L’Arménie et l’UE sur le point de conclure un accord

L’Union européenne et l’Arménie sont sur le point de conclure leurs négociations sur un nouvel accord pour approfondir leurs liens politiques et économiques, a révélé hier un haut diplomate de l’UE.

Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE en Arménie, a déclaré que les deux parties tiendront une nouvelle série de négociations à Erevan d’ici la fin de la semaine. “Ce sont les derniers moments des négociations“, a t-il assuré.

L’accord prévu remplacera l’accord d’association négocié par des officiels arméniens et européens à l’été 2013. Le président Serge Sarkissian avait empêché sa signature lors d’une volte-face de dernière minute en septembre 2013, préférant rejoindre l’Union économique eurasienne.

Ce nouveau accord-cadre devrait contenir les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’ancien accord d’association. Mais il n’aura aucun élément lié à la libre circulation commerciale en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

Switalski n’a pas voulu donner de dates possibles pour la signature officielle de ce nouvel accord. Le diplomate a cependant noté que le ministre des Affaires étrangères arménien « n’était pas loin de la vérité » lorsqu’il a dit récemment que l’accord devrait être signé au premier trimestre de cette année.

Switalski a ajouté que les deux parties avaient encore besoin de s’entendre sur “plusieurs questions“ relatives au cadre de coopération Arménie-UE. Il a refusé de révéler de quelles questions il s’agissait, lâchant seulement que certaines d’entre elles nécessiteraient une « décision politique ».

Alors qu’on lui demandait laquelle des deux parties devait prendre une décision, il a répondu : “C’est un processus mutuel. Personne ne parle de concessions unilatérales.“

Serge Sarkissian a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à approfondir ses relations avec l’UE lors de sa rencontre avec le commissaire européen à la politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, à Erevan, en novembre dernier.

Selon les données du gouvernement, l’UE représentait près de 24% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et novembre 2016, faisant du bloc des 28 pays le deuxième partenaire commercial du pays après la Russie.

posté le 18 janvier 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Karen Karapétian est opposé à l’idée de concessions territoriales au Karabagh

Le premier ministre arménien Karen Karapetyan a indiqué vendredi 13 janvier qu’il était oppose à l’option de quelconques concessions territoriales en échange de la paix dans le processus de règlement du conflit du Haut-Karabagh. S’exprimant lors d’une conférence de presse pour faire le bilan de ses 100 premiers jours de mandate à la tête du gouvernement arménien, K.Karapetyan répondait aux questions des journalistes qui lui demandaient s’il était favorable à l’idée de céder des territoires en échange d’un statut politique pour le territoire contesté. “Non, je ne soutiens pas une telle idée”, a répondu sans ambiguïté le premier ministre arménien, qui répondait ainsi indirectement aux propositions de l’ancien président et opposant Levon Ter Petrossian qui s’était dit prêt, quelques semaines avant, à coopérer avec le gouvernement arménien si celui-ci s’engageait sur la voie de concessions.

“Je suis convaincu que nous avons une option susceptible de défendre nos aspirations, notre sécurité, et notre victoire dans le cadre de négociations sereines et logiques”, a ajouté K.Karapetyan. “Il n’est pas logique pour le moment d’évoquer différents scénarii pour les négociations comme pour leurs résultats. Mais les négociations doivent se poursuivre”, a poursuivi le premier ministre. “Des concessions mutuelles portent non seulement sur les territoires, mais aussi sur le statut, et sur d’autres aspects. Je ne pense pas que quiconque dans la République d’Arménie, qui soit en mesure de prendre quelque décision de cette nature, prendra une décision à laquelle notre nation, nos concitoyens s’opposent”, a martelé K.Karapetyan. “Il s’agit d’une responsabilité telle que je ne vois personne qui pourrait renoncer à ses principes pour aller dans ce sens”, a ajouté K.Karapetyan, dans une allusion évidente aux concessions territoriales. En complément de la conference de presse, le service de presse du premier ministre a publié un rapport de 100 pages dressant le bilan de 100 jours d’activité du chef du gouvernement.

Lors de sa conference de presse, K.Karapetyan n’a pas manqué d’en évoquer certaines, pour illustrer son argumentaire selon lequel le gouvernement arménien allait dans la bonne direction pour relancer l’économie nationale. “Notre principal défi a été au cours des derniers mois de faire comprendre à l’opinion publique que nous allions de l’avant dans la bonne direction. Nous avons présenté notre plan et les réformes que nous allons mettre en oeuvre”, a ajouté K.Karapetyan, en se disant confiant que c’était la seule voie qui conduirait au succès. K. Karapetyan a par ailleurs laissé entendre qu’il pourrait ne pas être en mesure de se présenter aux législatives du 2 avril, faute de répondre aux critères exigés, à savoir une résidence de 5 ans en Arménie. Le premier ministre, dont on a par ailleurs dit qu’il resterait à son poste au lendemain du scrutin si le Parti républicain d ‘Arménie (HHK) l’emportait, a résidé en Russie lorsqu’il occupait un poste à responsabilité dans Gazprom.

posté le 17 janvier 2017 par Gari/armenews


OPPOSITION
Le parti Zharangutyun n’exclut pas la possibilité de s’allier avec deux ex ministres

Un membre du parti Zharangutyun (Heritage) de Raffi Hovannisian n’a pas exclu la possibilité de former une alliance électorale avec l’ancien ministre des Affaires étrangères, Vartan Oskanian, et l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian.

Armen Martirosian, vice-président de Zharangutyun, a déclaré que lui-même et Hovannisian croient que leur parti aura une meilleure chance de parvenir à un changement de régime s’il s’associe avec d’autres groupes d’opposition avant les élections législatives du 2 avril. Il a précisé avoir déjà tenu des consultations avec des alliés potentiels.

Martirosian n’a pas exclu que le parti Zharangutyun s’associera avec Oskanian et Ohanian. Oskanian a affirmé le mois dernier qu’il avait rencontré Hovannisian et Ohanian récemment.

Selon Martirosian, le conseil d’administration du parti Zharangutyun prendra une décision définitive sur cette alliance électorale possible dans les prochains jours.

Au moins un membre du conseil d’administration, Zaruhi Postanjian, s’est exprimée publiquement contre un rapprochement avec Oskanian et Ohanian.

Mercredi, Postanjian a déclaré que les deux hommes étaient impliqués dans la répression mortelle post-électorale de 2008. Elle a précisé que Zharangutyun devrait coopérer avec eux seulement s’ils admettent leur responsabilité et acceptent de « comparaître devant une cour après les élections ».

Oskanian était ministre des Affaires étrangères, tandis qu’Ohianian était le chef de l’état-major de l’armée arménienne à l’époque. Ohanian a été chargé de faire respecter un état d’urgence qui a été décrété à Erevan suite à des affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants de l’opposition.

Oskanian a fait une déclaration télévisée spéciale en direct du palais présidentiel à Erevan le 1 mars 2008, quelques heures seulement avant que huit partisans du leader de l’opposition Levon Ter-Petrosian et deux policiers aient été tués dans les violences. Il a averti Ter-Petrosian qu’il devait mettre fin aux manifestations.

Martirosian a soutenu qu’Oskanian n’a pas personnellement ordonné l’utilisation de forces létales contre les milliers de manifestants qui se sont barricadés dans le centre-ville d’Erevan. Il a également défendu Ohanian en rappelant que l’ancien ministre de la Défense est un vétéran décoré de la guerre du Haut-Karabagh. Ce fait lui fait espérer le fait que “Ohanian soit préoccupé par la situation dans le pays.“

Ohanian a été licencié en octobre dans le cadre d’un remaniement gouvernemental initié par le président Serge Sarkissian. Il a annoncé en décembre qu’il « participera » activement aux prochaines élections dans le but de provoquer des changements politiques et économiques en Arménie.

posté le 16 janvier 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
La voie ferrée Arménie-Iran dans l’impasse ?

En dépit de la volonté commune affichée par l’Arménie et l’Iran de développer la coopération entre leurs pays, réaffirmée fin décembre 2016 lors de la visite officielle du président iranien Rohani à Erevan et plus récemment, début janvier, lors d’une rencontre entre le premier ministre arménien et l’ambassadeur iranien en poste à Erevan, le gouvernement arménien a décidé jeudi 12 janvier de dissoudre la compagnie nationale arménienne qui était supposée développer le projet de construction d’une voie ferrée reliant l’Arménie à son voisin iranien. Ce projet ferroviaire est pourtant cher à l’Iran, qui a multiplié les déclarations l’an dernier concernant le développement de son réseau ferroviaire vers l’Arménie, mais aussi l’Azerbaïdjan et la Turquie, dans le but déclaré de renforcer ses contacts avec les pays voisins, limités depuis 3 décennies pour cause d’embargo américain. L’accord que l’Iran s’est résigné à signer en juillet 2015 sur l’arrêt de son programme nucléaire supposé à des fins militaires avait permis à Téhéran d’espérer une levée prochaine et totale des sanctions internationales qui ont grevé son économie, même si l’accession à la Maison Blanche de Donald Trump risque de ralentir le retour de l’Iran sur la scène internationale. Le ministre arménien des transports et communications Vahan Martirosian a toutefois souligné que cette mesure ne signifiait pas que son gouvernement renonçait à ce projet aussi ambitieux que coûteux. Le gouvernement souhaite simplement économiser les 35 millions de drams (73 000 $) que coûte annuellement au budget de l’Etat le fonctionnement de cette compagnie baptisée Railway Construction Directorate.

“Notre ministère a un département en charge des chemins de fer qui peut tout à fait assumer les fonctions [de la compagnie]”, a expliqué V. Martirosian aux journalistes à l’issue de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres à Erevan. La compagnie emploie 13 personnes et a déjà coûté quelque 185 millions de drams au gouvernement en cinq années d’existence, a ajouté le ministre. Si cette mesure se justifie donc par les seules exigences de restriction budgétaire, elle n’augure rien de bon quant à la mise en œuvre d’un projet qui, côté iranien, est encore plus ambitieux, voire irréaliste, en raison des obstacles géopolitiques, plus encore que géographiques et géologiques, qu’il doit surmonter pour relier des pays parfois en guerre ouverte. Le projet de voie ferrée est à l’agenda des gouvernements arménien et iranien depuis plus d’une décennie. Peu après avoir été investi président pour un premier mandat, en 2008, Serge Sarkissian avait ainsi annoncé que le chantier de la voie ferrée serait lancé dans les années suivantes. Pourtant, les travaux n’ont toujours pas commencé, Erevan n’ayant pu attirer les quelque 3,2 milliards de dollars d’investissements nécessaires pour financer la construction de la section arménienne de la voie ferrée, longue de 305 kilomètres, qui doit traverser la province montagneuse du Syounik, au sud de l’Arménie.

Les présidents arménien Sarkissian et iranien Hassan Rouhani avaient souligné qu’aucun progrès n’avait été constaté dans la mise en œuvre du projet à l’issue de leur rencontre à Erevan le 21 décembre. V.Martirosian, qui a été nommé ministre des transports en octobre, s’est refusé quant à lui à évoquer quelque délai pour la construction de la voie ferrée, admettant toutefois que les coûts colossaux étaient au-delà des possibilités du budget de l’Etat arménien et constituaient le principal obstacle à la mise en œuvre du projet ferroviaire. “Mais le projet reste sur la table du gouvernement”, a précisé le ministre arménien. Hayk Gevorgian, un journaliste de la rubrique économique du quotidien de Erevan “Haykakan Zhamanak”, a estimé de son côté que le projet ne verrait pas le jour avant longtemps. “Le trafic de marchandises comme de passagers par ce nouvel axe ferroviaire serait trop limité pour convaincre les investisseurs d’y investir des sommes aussi importantes”, a fait remarquer l’économiste, en mettant en doute les affirmations du gouvernement selon lesquelles ces investissements pourraient être amortis dans les 22 ans..

posté le 13 janvier 2017 par Gari/armenews


ELECTIONS LEGISLATIVES
La Commission électorale centrale va embaucher 4000 informaticiens pour le 2 avril

La Commission électorale centrale (CEC) a déclaré hier qu’elle allait embaucher 4 000 informaticiens pour faire fonctionner l’équipement électronique anti-fraude dans tous les bureaux de vote lors des élections législatives du 2 avril.

Les autorités arméniennes ont accepté d’installer de telles machines destinées à vérifier l’identité des électeurs dans le cadre d’un accord récent avec l’opposition parlementaire visant à assurer le bon déroulement du vote. Cette action est censée neutraliser ce que les groupes d’opposition désignent comme la source principale de fraude électorale : le vote multiple par les loyalistes du gouvernement.

L’accord historique prévoit également la diffusion en direct des votes dans les quelque 2 000 bureaux de vote du pays. L’Union européenne et les États-Unis se sont félicités de l’accord, promettant des millions de dollars de financement pour l’achat des équipements envisagés.

« Conformément au Code électoral, les commissions électorales des circonscriptions inscriront les électeurs avec l’aide d’équipements spéciaux », a déclaré Tigran Mukuchian, président de la CCE, aux journalistes. Il a précisé que chacune de ces commissions aura deux fonctionnaires supplémentaires chargés de prendre les empreintes digitales des électeurs et de les vérifier à l’aide d’ordinateurs spéciaux.

Selon Mukuchian, les 4 000 fonctionnaires seront choisis sur une base concurrentielle dans les prochaines semaines. Il a insisté pour que la CEC dispose de suffisamment de temps pour organiser le processus de sélection. “ Ces personnes doivent suivre une formation spéciale de deux jours “, a t-il rappelé.

Mukuchian a également révélé que la CEC a déjà lancé un appel d’offres pour une entreprise qui sera responsable de filmer et diffuser les bureaux de vote.

Les déclarations de dirigeants de l’opposition arménienne, des États-Unis et de l’UE ont mis en garde sur le fait que les mesures anti-fraude prévues ne suffiront pas à garantir la liberté et l’équité des prochaines élections. « C’est une question de volonté politique », a assuré l’ambassade des États-Unis à Erevan dans une déclaration en novembre.

posté le 12 janvier 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
L’archevêque de Vanadzor rejette les critiques de l’opposition

Sebouh Chouldjian, archevêque de Vanadzor, a de nouveau appelé hier à la fin d’un boycott de l’opposition du conseil municipal qui a élu un nouveau maire controversé pro-gouvernement dans la troisième plus grande ville d’Arménie cet automne.

Mamikon Aslanian du parti républicain est devenu maire grâce à quatre membres de l’opposition du conseil qui ont secrètement brisé les rangs et ont voté pour lui.

Trois partis d’opposition ont remporté 18 des 33 sièges du conseil lors des élections municipales tenues en octobre. Ils n’ont pas choisi le maire de Vanadzor car quatre conseillers, dont l’identité est inconnue, ont finalement soutenu Aslanian. Ils ont boycotté les séances du conseil local pour protester.

Chouldjian a déploré le boycott quand il a célébré une messe de Noël dans une église de Vanadzor le 6 janvier. Cela a provoqué la critique forte du parti Arménie lumineuse, un des trois partis d’opposition. Le chef d’Arménie lumineuse, Edmon Marukian, a accusé l’ecclésiastique de se mêler et de prendre parti dans un conflit politique.

Chouldjian, qui dirige le diocèse de Gugark de l’Église apostolique arménienne englobant Vanadzor et les régions avoisinantes, a rejeté cette critique. Pour lui, il a simplement exhorté les factions politiques locales à “se rassembler autour des structures nationales et étatiques et à agir ensemble“, mais sans soutenir publiquement le HHK.

“ Je me suis toujours moqué du Parti républicain. Je ne le soutiens pas et ne l’épargne pas“, a déclaré Chouldjian dans une interview.

“Je soutiens l’Etat“, a t-il ajouté. “Je suis avec les institutions d’État pour qu’elles s’établissent.“

L’archevêque a accusé Marukian d’exploiter la question pour marquer des points politiquement. Il s’est ensuite directement adressé au parlementaire de 35 ans : “Edmon, venez à moi, je vous pardonne et je ferai tout pour vous aider à poursuivre vos activités politiques sur la bonne voie“.

Marukian a maintenu sa critique, la justifiant en soutenant que les commentaires de l’archevêque n’étaient « pas objectifs et impartiaux ». « Selon la Constitution, l’Arménie est un état laïque où l’église est séparée de l’État », a-t-il fait valoir. « Quand l’église ou ses ecclésiastiques tentent de se mêler de la vie politique, ils doivent au moins être objectifs.

Marukian a également réaffirmé les plans d’Arménie Lumineuse de demander au gouvernement d’Erevan d’appeler à une nouvelle élection à Vanadzor. Il a rappelé que, en vertu de la loi arménienne, les conseils locaux peuvent être dissous s’ils ne se réunissent pas et ne font pas de quorum pendant plus de trois mois. “Le gouvernement arménien détient la clé pour résoudre cette crise“, a-t-il déclaré.

Les deux autres partis d’opposition représentés au conseil local, Renaissance arménienne et l’Arménie prospère, ont exprimé leur soutien à l’initiative de Marukian.

Aslanian, le maire de Vanadzor, a lui rejeté les plans de l’opposition lundi.

posté le 11 janvier 2017 par Claire/armenews