Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


POLITIQUE
Hovannisian cherche à consolider l’opposition

Le chef de l’opposition, Raffi Hovannisian, appellera à nouveau les groupes d’opposition arméniens à s’associer lors du prochain congrès de son parti, Héritage, qui n’est plus représenté au parlement national.

Susanna Muradian, du parti Héritage, a déclaré vendredi que l’appel sera adressé aux forces « parlementaires et extraparlementaires » opposées au président Serge Sarkissian. Le parti de Hovannisian négocie déjà avec certains d’entre eux, a-t-elle ajouté.

« Héritage ne s’attend pas à ce qu’ils se rallient autour de lui », a précisé Muradian. « S’il s’avère que les discussions montrent qu’il est préférable de se rallier à quelqu’un d’autre ... nous serons prêts à nous rallier à celui qui proposera un meilleur plan d’action ».

Héritage s’est déjà associé à l’ancien Ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et à l’ex-Ministre des Affaires Étrangères, Vartan Oskanian, pour se lancer dans les élections législatives du 2 avril. L’Alliance ORO a obtenu seulement 2% du vote, soit beaucoup moins que le seuil minimum de 7% qui permet d’obtenir des sièges dans le nouveau parlement arménien.

Les dirigeants d’ORO ont rejeté les résultats des votes officiels pour cause de fraude mais se sont abstenus de mettre en place des manifestations post-électorales. Ils font cependant profil bas depuis.

Jusqu’à présent, la proposition d’Hovannisian n’a pas reçu de réponse positive de la part des autres forces de l’opposition, y compris celles qui ont gagné des sièges à l’Assemblée Nationale.

Plus tôt ce mois-ci, Ohanian n’a pas exclu la possibilité de la transformation d’ORO en un seul parti politique. Il a également déclaré que l’opposition arménienne doit être préparée pour « une situation de force majeure » qui nécessiterait des manifestations anti-gouvernementales.

Muradien a également déclaré que les manifestations de rue risquaient d’être le seul moyen réaliste pour que l’opposition conteste le gouvernement. « Si les prétendues réformes constitutionnelles (promulguées en 2015) étaient censées conduire à de telles “élections“, nous devrons opter pour d’autres méthodes et moyens de lutte », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Hovannisian s’est réuni vendredi avec l’ambassadeur des États-Unis en Arménie, Richard Mills. « Mills et Hovannisian ont discuté d’un large éventail de questions relatives aux relations américano-arméniennes, à la sécurité régionale et aux développements mondiaux pressants », a déclaré le bureau du leader de l’opposition dans un court communiqué.

posté le 26 juin 2017 par Claire/armenews


TURQUIE/ALLEMAGNE
Mosquée libérale : passe d’armes entre Berlin et Ankara

Berlin, 23 juin 2017 (AFP) - Le gouvernement allemand a vivement critiqué vendredi les autorités turques qui se sont élevées contre l’ouverture à Berlin d’une mosquée libérale où hommes et femmes prient ensemble.

“J’ai été très surpris mais aussi honnêtement assez affecté par la prise de position“ de l’Autorité religieuse en Turquie, le Diyanet, a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Martin Schäfer.

“Je souhaite très clairement rejeter des déclarations qui manifestement ont pour objectif de priver les gens en Allemagne de leur droit d’exercer librement leur religion et de restreindre la liberté d’expression“, a-t-il ajouté.

La Direction des Affaires religieuses (Diyanet), chargée d’organiser le culte musulman en Turquie, a jugé que cette nouvelle mosquée berlinoise, qui suscite d’énormes réactions en Allemagne depuis son ouverture vendredi dernier, était “incompatible“ avec les principes de l’islam.

“Les principes fondamentaux de notre grande religion ont été balayés“, a jugé cette autorité qui jouit d’une influence importante et gère quelque 900 mosquées et associations en Allemagne.

Elle accuse aussi la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en Turquie en juillet 2016, d’avoir inspiré ce projet.

“Comment, où et quand les gens exercent leur religion ne relève pas des prérogatives d’un Etat“, a jugé M. Schäfer pour qui l’Etat doit garantir la liberté de culte au même titre que la liberté de la presse et d’opinion.

“La liberté de culte est un droit fondamental inscrit dans la Constitution“, a-t-il encore martelé. Depuis l’ouverture de la mosquée Ibn Rushd-Goethe dans un quartier qui a abrité par le passé des mosquées salafistes, ses fondateurs ont fait l’objet de menaces de mort, de commentaires haineux et d’insultes, en particulier sur internet.

La principale initiatrice de cette mosquée, l’avocate berlinoise d’origine turque Seyran Ates, s’est défendue de tout lien avec le mouvement Gülen. S’adressant à ses détracteurs dans une vidéo sur Facebook, elle a affirmé : “c’est misérable que vous ayez besoin, quand quelque chose ne vous plait, de nous présenter comme des terroristes“.

“Il est misérable que vous soyez trop lâches pour entamer un dialogue avec nous (...) en avançant des arguments“, a ajouté cette militante des droits des femmes.

La petite communauté qui a fondé ce nouveau lieu de culte affirme qu’elle ne trouvait pas sa place dans les moquées conservatrices d’Allemagne et souhaitait réunir en un seul lieu tous les courants de l’islam.

Les sujets de tension se sont multipliés ces derniers mois entre Berlin et Ankara, pourtant partenaires de l’Otan et étroitement liés par l’importante communauté turque en Allemagne.

posté le 23 juin 2017 par Ara/armenews


ECONOMIQUE
Selon un diplomate américain, l’Arménie devrait libéraliser le secteur énergétique

L’Arménie peut attirer des milliards de dollars d’investissements des entreprises américaines si elle libéralise son secteur de l’énergie, a souligné hier l’ambassadeur américain à Erevan, Richard Mills.

Ce dernier a affirmé que de tels investissements pourraient atteindre jusqu’à 8 milliards de dollars. “Ce chiffre est le montant potentiel qui peut être investi ici si les marchés de l’électricité sont totalement ouverts, s’il existe une concurrence libre et s’il n’y a pas d’obstacles aux exportations d’énergie vers la Géorgie et l’Iran“, a t-il déclaré aux journalistes.

“Ceci est très important et l’infrastructure doit être mise en place pour le faire“, a-t-il ajouté.

Mills a déclaré que le chiffre est basé sur les estimations du ministère arménien de l’Energie que l’ambassade des États-Unis à Erevan estime être réalistes. “Une partie de cet investissement de 8 milliards de dollars consiste à construire cette infrastructure“, a-t-il précisé, se référant à des installations de transmission de puissance qui permettraient une plus grande fourniture d’électricité en Géorgie.

Selon Mills, les investissements américains pourraient également être acheminés vers des énergies renouvelables. “L’Arménie a beaucoup de potentiel pour le développement des énergies renouvelables. Les investisseurs et les entreprises américaines s’intéressent vivement à développer ce potentiel“, a expliqué le diplomate.

Une entreprise américaine, ContourGlobal, est déjà impliquée dans le secteur énergétique arménien, après avoir acheté le plus grand complexe hydroélectrique du pays, il y a deux ans. Le gouvernement des États-Unis a fermement appuyé l’achat de la Cascade hydroélectrique de Vorotan (250 millions de dollars).

Les entreprises russes d’État ont encore une présence beaucoup plus forte dans le secteur. Ce sont les principaux fournisseurs de gaz naturel et de combustible nucléaire en Arménie.

Mills a révélé que le ministre de l’Énergie, Ashot Manukian, a suggéré deux projets d’investissement lors d’une rencontre récemment.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews


TURQUIE
Une femme agressée à bord d’un bus pour avoir porté un short

Istanbul, 21 juin 2017 (AFP) - Un mandat d’arrêt a été émis mercredi à l’encontre d’un homme ayant frappé une jeune femme à bord d’un minibus à Istanbul, lui reprochant de porter un short pendant le mois sacré du ramadan, ont rapporté les médias turcs.

Une vidéo diffusée mercredi en ligne montre un homme, assis au fond d’un minibus, se lever et frapper une femme assise devant lui avant de se diriger vers la sortie. La femme agressée se lève immédiatement pour tenter de se défendre mais l’homme la repousse et sort du véhicule tandis qu’elle tombe à terre.

Avant l’agression, survenue la semaine dernière sur la rive asiatique d’Istanbul, l’homme aurait dit à la femme “C’est comme ça que tu t’habilles pendant le ramadan ? Tu n’as pas honte ?“, selon des explications de la victime rapportées par l’agence privée Dogan.

“Je lui ai dit de ne pas regarder (...) et il a dit +Si tu me montres tes fesses comment est-ce que je peux ne pas regarder ?+“, a-t-elle poursuivi. Asena Melisa Saglam, 21 ans, a immédiatement porté plainte. Son agresseur, qui a affirmé avoir été “provoqué“, avait été arrêté trois jours après l’incident, mais relâché le jour même, au grand dam des organisations féministes, a rapporté le quotidien Hürriyet.

“La libération de l’agresseur est une menace pour toutes les femmes“, a tweeté mercredi la plateforme “Stop aux meurtres de femmes“. “Nous porterons ce que nous voulons, où nous voulons. Nous ne renoncerons pas à nos libertés.“

Mme Saglam a soumis une requête au procureur, contestant la remise en liberté de l’agresseur, à la suite de laquelle le parquet a émis mercredi une demande d’interpellation, selon plusieurs médias.

Le mot-dièse #melisasaglamyalnizdegildir, “Melisa Saglam n’est pas seule“, en turc, était parmi les sujets les plus discutés sur Twitter mercredi.

Une affaire similaire avait déjà provoqué l’indignation d’associations féministes l’année dernière, lorsqu’un homme a assené un coup de pied au visage d’une femme de 23 ans, à bord d’un bus d’Istanbul, parce qu’elle portait un short. Dans ce procès, toujours en cours, l’agresseur risque jusqu’à neuf ans d’emprisonnement.

posté le 21 juin 2017 par Ara/armenews


HUMANITAIRE
L’UE va aider financièrement les Syriens réfugiés en Arménie

L’Union européenne a annoncé hier qu’elle allait allouer 3 millions d’euros (3,3 millions de dollars) pour venir en aide aux milliers de citoyens arméniens de Syrie qui se sont réfugiés en Arménie au cours des dernières années.

Cette aide fait partie d’un ensemble de 275 millions d’euros que l’Europe va donner pour aider des millions de réfugiés syriens installés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Irak et dans d’autres pays.

La Commission européenne a déclaré que la somme réservée aux Arméniens syriens vivant dans leur patrie ancestrale permettra « d’améliorer l’accès à la santé et aux services psychosociaux, les conditions de logement, d’augmenter l’accès aux opportunités économiques et de faciliter l’intégration des écoliers et des étudiants ».

La Syrie a accueilli environ 80 000 Arméniens avant le déclenchement de la guerre civile dévastatrice il y a cinq ans. Pas plus de 10 000 d’entre eux seraient encore dans le pays ravagé par la guerre désormais.

Plus de 16 000 Arméniens syriens ont fui vers l’Arménie. Beaucoup d’entre eux se battent pour joindre les deux bouts dans le pays frappé par le chômage.

Le gouvernement arménien a été incapable de leur fournir une assistance matérielle d’importance. Il n’a même pas réussi jusqu’à maintenant à recueillir une aide à grande échelle pour les migrants en demandant à des sources extérieures. Le financement de l’UE est la plus importante allocation d’aide étrangère à ce jour.

S’appuyant sur leur expérience commerciale en Syrie, certains Arméniens syriens ont ouvert de petites entreprises comme des restaurants et des entreprises de fabrication en Arménie. Le gouvernement a encouragé l’entrepreneuriat en subventionnant les prêts commerciaux qui leur sont accordés par les banques commerciales locales.

Des dizaines d’entreprises créées par les Arméniens syriens ont démontré leurs produits et services lors d’une foire parrainée par l’Allemagne qui s’est tenue à Erevan en mai 2016. L’exposition de quatre jours visait à faciliter leur intégration économique en Arménie.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le gouvernement arménien prêt à mettre en œuvre des réformes de grande envergure

Le gouvernement du premier ministre arménien Karen Karapetian s’est engagé à mettre en oeuvre des “réformes de grande envergure” en Arménie dans le cadre d’un programme politique nouveau qu’il a approuvé formellement le 19 juin. Le Parlement arménien devait dédier sa séance extraordinaire du 21 juin à ce plan d’action quinquennal.

L’approbation probable de ce programme par les deputes acquis majoritairement au gouvernement dominé par le Parti républicain d’Arménie (HHK) devrait donner lieu à un vote de confiance du gouvernement qui n’a été que très légèrement modifié au lendemain de la large victoire du HHK au pouvoir aux législatives du 2 avril, qui lui avaient permis de conserver la majorité absolue au Parlement arménien.

Présentant le texte de plus de 100 pages aux membres de son gouvernement, le vice premier ministre Vatché Gabrielian a indiqué que ces “réformes de grande envergure » sont au cœur de ambition : garantir un « développement net et régulier” à l’Arménie de 2017 à 2022. Il a ensuite énoncé les actions concrètes que le gouvernement prévoit de mettre en œuvre dans les domaines socioéconomiques, sécuritaire et diplomatique.

Cet ambitieux programme a été présenté aussi par K. Karapetian, qui a résumé les objectifs de son programme politique, visant à soutenir et développer la croissance économique, lutter contre le chômage, instaurer un salaire minimum décent ou encore accroître le volume des exportations ”, et aussi lutter plus efficacement contre la corruption.

posté le 20 juin 2017 par Gari/armenews


ENERGIE
Les dirigeants arméniens font l’éloge de Gazprom

Le président Serge Sarkissian et le Premier ministre Karen Karapetian ont fait l’éloge de la forte présence de Gazprom dans le secteur de l’énergie de l’Arménie quand ils ont rencontré le directeur général du monopole gazier russe à Erevan vendredi.

Alexei Miller, chef du Kremlin lié à Gazprom, a tenu des réunions séparées avec les deux dirigeants lors de sa visite en Arménie, la deuxième en huit mois.

Le bureau de presse de Sarkissian a été indiqué que le président de la République avait loué le « développement dynamique et le renforcement » des relations russo-arméniennes.

Karapetian a décrit Gazprom comme un « partenaire fiable » qui a contribué à emmener au pays « la sécurité énergétique. » Selon un communiqué du gouvernement arménien, il a discuté avec Miller de « projets d’investissement » en cours pour l’entreprise en Arménie.

Le communiqué prévoit notamment que Gazprom mette à niveau une installation de stockage souterrain de gaz situé juste au nord d’Erevan et de construire de nouveaux pipelines de distribution de gaz dans le pays en 2019. La société russe d’Etat est le seul propriétaire du réseau de distribution de gaz arménien.

Karapetian a été de 2001 à 2010 directeur général de ce réseau. Il a vécu et travaillé en Russie entre 2011 et 2016, occupant des postes de cadres supérieurs dans les filiales de Gazprom.

Peu de temps après avoir été nommé Premier ministre en septembre, Karapetian a utilisé ses connexions avec Gazprom pour obtenir une réduction importante des prix du gaz intérieur.

Dans une récente interview à la radio, Karapetian a insisté sur le fait qu’être proche de Gazprom ne veut pas dire qu’il dépend ou est lié au gouvernement russe. « Au contraire, il peut nous aider à trouver des solutions dans certaines situations difficiles“, a-t-il commenté.

L’opposition arménienne et les experts ont exprimé leur inquiétude concernant la possible forte dépendance du pays par rapport à la Russie pour les ressources énergétiques.

posté le 19 juin 2017 par Claire/armenews


ARTSAKH (HAUT-KARABAGH)
Bako Sahakian se rend sur la ligne de front

Après la mort au front de l’Artsakh (Haut-Karabagh) de 4 soldats Arméniens en moins de 24 heures vendredi et samedi, le président de la République de l’Artsakh, Bako Sahakian s’est rendu le 17 juin s’est rendu près de la ligne de contact inspecter les positions arméniennes et discuter avec le commandement et les soldats Arméniens. Le président de l’Artsakh a fait le point sur la situation. Bako Sahakian condamnant une nouvelle fois le non-respect du cessez-le-feu par l’Azerbaïdjan qui n’hésite plus à utiliser des canons de grande dimension pour bombarder les positions arméniennes du front, il a affirmé que ces derniers faits ne resteront pas impunis. Les Arméniens donneront une réplique « adaptée » aux Azéris. Levon Mnatsakanyan le ministre de la Défense de l’Artsakh accompagnait le président Bako Sahakian.

Krikor Amirzayan

posté le 18 juin 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


EDITORIAL
Le respect dû à Pascal Chamassian

Menaces de mort sur les réseaux sociaux, injures, critiques d’une organisation de jeunesse arménienne qui s’est mise en devoir de rejoindre la meute à la dernière minute en insultant Pascal Chamassian qui, selon un article paru hier, serait « aveuglé par ses ambitions personnelles », « prêt à tout » « piétinerait le travail accompli toutes ces années par les associations arméniennes » (rien que ça !) : Décidément, la fin de la campagne électorale dans la 1re circonscription de Marseille exhale un sinistre remugle, qui n’est pas sans rappeler l’époque qu’on croyait révolue de la guerre froide.

On comprend bien entendu l’attachement de la communauté à Valérie Boyer. Il est partagé par l’auteur de ces lignes. Mais aucun soutien à la candidate LR ne saurait justifier ces tombereaux de haine à l’égard d’un des principaux militants de la cause arménienne en France, ex-président de la JAF, ex-secrétaire générale du CCAF, président fondateur d’Amnésie international, leader de la fameuse troupe de danse Arax-Sassoun. Un prescripteur culturel et un militant politique qui - faut-il le rappeler  ? - s’est porté en première ligne de tous les combats arméniens et humanistes, notamment celui pour la reconnaissance du génocide par la République en 2001 (dans lequel il a joué un rôle central), et les différentes luttes pour la pénalisation du négationnisme. Aussi ne saurait-on rester muet devant ces insanités en forme de règlement de compte inter-arménien d’un autre âge. Des mots et des attitudes indignes qui pourraient laisser des traces...

Que la candidate LR se soit engagée dans la lutte contre le négationnisme est une réalité. Aucun arménien ne l’oublie. Y compris Pascal Chamassian. Ça ne fait pas pour autant d’eux ses obligés politiques. Pas plus qu’ils ne l’étaient de Christophe Masse, le prédécesseur PS de Valérie Boyer dans cette circonscription, initiateur de la première loi de pénalisation du négationnisme en 2006. En démocratie, de telles marques d’inféodation sont malsaines. Elles laisseraient de surcroit supposer que toute implication pro-arménienne appellerait de la part de son auteur un retour sur investissement en matière de bulletins dans l’urne. Comme si ce n’était pas s’honorer, se grandir, jusqu’à obtenir une dimension nationale, voire internationale, que de soutenir cette juste cause. C’est d’engagement, dont il est ici question. Au sens le plus noble du terme. Et non de petite cuisine électoraliste.

Il faut en finir avec ce type d’immaturité. Les Arméniens de France sont des citoyens à part entière. Ils ont le droit et le devoir de postuler aux plus hautes responsabilités pour le pays. Pascal Chamassian n’a pas choisi d’affronter Valérie Boyer. Il n’est pas un parachuté. C’est un Marseillais qui a eu le grand privilège d’être investi par le parti du président pour le représenter dans cette circonscription, où il a déjà mené des combats politiques républicains, face à plus d’une vingtaine de candidats. Aurait-il dû refuser, au motif de ses origines arméniennes, d’apporter sa pierre à la construction d’une majorité pour Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale, puisque c’est l’enjeu de cette législative   ? Le débat reste ouvert, avec tout le respect dû à Valérie Boyer, mais aussi à Pascal Chamassian. Et on ne le tranchera pas ici la veille du scrutin. Mais on ne laissera pas non plus un militant de la cause arménienne se faire ainsi trainer dans la boue. Trop c’est trop.

Ara Toranian

posté le 17 juin 2017 par Ara/armenews