Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


TURQUIE
Le vice-Premier ministre turc : Jamais dans l’histoire turque il n’y a eu de génocide

Le vice-Premier ministre turc et porte-parole du gouvernement Bekir Bozdag a fait savoir que jamais dans l’histoire turque il n’y a eu de crime ou honte de génocide.

Dans un partage sur Twitter, M. Bozdag a dit que la décision du Parlement néerlandais de considérer les massacres de 1915 comme un génocide est une calomnie, ajoutant que “la décision est nulle et non avenue pour la Turquie“.

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“Jamais dans l’histoire turque il n’y a eu de crime ou honte de génocide. Les registres historiques et archives sont les témoins de cette réalité. L’histoire, la réalité et les archives ne peuvent pas être modifiées par des décisions parlementaires“ a partagé M. Bozdag.

posté le 25 février 2018 par Stéphane/armenews


VIE ECCLESIALE
Pétition des intellectuels arméniens de Turquie exigeant l’élection d’un nouveau Patriarche.

Le 21 février, le journal AGOS paraissant à Istanbul a publié un appel signé par plus de soixante-dix universitaires, écrivains et artistes arméniens de Turquie pour exiger la tenue d’un scrutin libre et transparent afin d’élire un nouveau patriarche. Cet appel est rendu publique au moment même où le député Garo Paylan, demande au ministre turc de l’intérieur de s’expliquer sur l’ingérence du gouvernement dans le processus d’élection d’un nouveau patriarche et sur son soutien à l’archevêque Atéshian.

Le texte de la pétition

A l’attention de l’opinion publique

Les événements de la semaine dernière n’ont fait qu’amplifier nos inquiétudes qui s’étaient développées du fait de cette période d’inertie provoquée par la sombre et malheureuse maladie de Mesrob II, notre dernier patriarche élu.

En 2010, suite à la publication des inquiétantes conclusions du conseil médical concernant la santé du patriarche, et afin de trouver une issue alternative à son état d’inconscience et d’inactivité - en contradiction avec la juris-prudence - l’archevêque Aram Atéshian a été nommé vicaire général patriarcal. Malheureusement, durant cette période, aucun miracle n’a eu lieu et depuis maintenant plus de neuf ans, l’état de santé du patriarche demeure stable, inchangé.

Nulle part ailleurs, aucun siège ne pourrait demeurer vacant aussi longtemps. Nulle part ailleurs, on ne permettrait la prolongation d’un tel intérim alors que le titulaire légitime est empêché d’exercer ses fonctions. Conformément aux précédents enregistrés dans l’histoire de l’Eglise, un siège est déclaré vacant au bout de sept ans d’inactivité de son titulaire. Même si le patriarche est toujours en vie, depuis plus de neuf ans, c’est alité et inconscient qui « assume » sa mission.

Le siège patriarcal est vacant du fait de circonstances objectives, incontournables et insumontables. Dire le contraire reviendrait à déclarer que la terre ne tourne pas sur son axe.

Nous espérons et exigeons que soit mis fin à l’administration du siège patriarcal par un vicaire et que le siège vacant soit pourvu d’un titulaire digne et légitime, grâce à un vote publique, conformément à nos traditions et à nos droits de citoyens.

Nous lançons un appel à l’ensemble des Arméniens et aux institutions communautaires de Turquie afin qu’à tous les niveaux, utilisant tous les moyens disponibles, ils protestent et refusent cette situation.

Nous adressant aux religieux membres de l’Assemblée ecclésiale, nous voulons leur rappeler leur responsabilité devant l’opinion publique. Nous les invitons à respecter leur serment. Nous adressons un appel aux responsables des institutions communautaires afin qu’ils mettent fin à leur passivité qui contrevient à leur vocation de représentants élus et, qu’assumant leurs responsabilités, ils prennent désormais l’initiative. Nous sommes certains que leurs réactions et leurs exigences seront prises en compte par les fonctionnaires d’Etat soucieux des attentes des citoyens.

La paix ne sera rétablie dans notre communauté que lorsque l’élection patriarcale se sera faite dans la justice et le respect du Droit. La silence né de la résignation et de la soumission n’est pas synonyme de paix, mais d’oppression.

Traduction PN

posté le 24 février 2018 par Ara/armenews


MAJ à 15H
Ankara convoque le chargé d’affaires néerlandais après le vote sur le génocide arménien

Ankara, 23 fév 2018 (AFP) - Ankara a convoqué vendredi le chargé d’affaires néerlandais en Turquie et lui a fait part de sa “condamnation“ au lendemain d’un vote par le parlement néerlandais d’une motion appelant à la reconnaissance du génocide des Arméniens, selon un responsable turc. Les autorités turques ont fait part au diplomate néerlandais de leur réaction et “condamné“ ce vote, a affirmé à l’AFP un responsable du ministère turc des Affaires étrangères.

La chambre basse du Parlement néerlandais a massivement approuvé jeudi par 142 voix contre trois une motion proposant “que le Parlement parle en termes clairs du génocide arménien“. Elle a également approuvé l’envoi d’un représentant du gouvernement à Erevan le 24 avril pour la commémoration des massacres perpétrés entre 1915 et 1917 sous l’Empire ottoman.

Mais la Turquie refuse catégoriquement l’utilisation du terme de “génocide“, évoquant des massacres réciproques sur fond de guerre civile et de famine ayant fait des centaines de milliers de morts dans les deux camps.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a ainsi fustigé vendredi une décision “populiste“, qui n’est “contraignante d’aucune façon“ et qui “reflète le racisme, le sentiment antiturc et l’islamophobie croissants en Europe“.

Il a ajouté que la décision “est très mauvaise“ et fondée sur “des informations insuffisantes“.

Son homologue chargé des Affaires européennes Ömer Celik, a qualifié plus tôt vendredi la motion néerlandaise de “nulle et non avenue“.

Il a toutefois “noté“ que l’exécutif néerlandais a pris ses distances avec la motion parlementaire. “C’est important“, a souligné M. Celik.

Signe de l’irritation provoquée par le vote des députés néerlandais, Ankara a renvoyé les Pays-Bas au massacre de plus de 8.000 garçons et hommes musulmans à Srebrenica (Bosnie) en 1995, reconnu comme “génocide“ par plusieurs décisions de la justice internationale. L’enclave de Srebrenica était sous protection de Casques bleux néerlandais et La Haye a été reconnu partiellement coupable du décès de 350 musulmans.

“Les décisions infondées prises par le Parlement d’un pays qui a fermé les yeux sur le génocide de Srebrenica (...) n’ont aucune place dans l’Histoire“, a ainsi grincé jeudi soir le ministère turc des Affaires étrangères. Erevan a en revanche salué la décision du parlement néerlandais.

“Avec cette mesure, le parlement néerlandais a réitéré son engagement pour les valeurs universelles et la noble tâche d’empêcher que des génocides et crimes contre l’humanité ne se reproduisent“, a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères, Edward Nalbandian, dans un communiqué.

posté le 23 février 2018 par Ara/armenews


TURQUIE/PAYS-BAS
Ankara condamne « fermement » la reconnaissance par les députés néerlandais du génocide arménien

Istanbul, (AFP) - La Turquie a “fermement“ condamné jeudi la décision prise par les députés néerlandais de qualifier de génocide les massacres des Arméniens sous l’Empire ottoman il y a un siècle, faisant monter d’un cran des tensions déjà vives.

“Nous condamnons fermement la décision prise aujourd’hui par la chambre des représentants des Pays-Bas de reconnaître comme génocide les événements de 1915“, déclare le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué. Les députés néerlandais ont voté massivement jeudi en faveur de la reconnaissance du génocide arménien, par 142 voix contre trois. La chambre basse du Parlement a en outre accepté d’envoyer un représentant du gouvernement à Erevan le 24 avril pour la commémoration des massacres perpétrés.

Les Arméniens estiment qu’un million et demi des leurs ont été tués de manière systématique à la fin de l’Empire ottoman entre 1915 et 1917. Nombre d’historiens et plus de vingt pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu qu’il y avait eu un génocide.

Mais Ankara refuse catégoriquement l’utilisation du terme de “génocide“, évoquant des massacres réciproques sur fond de guerre civile et de famine ayant fait des centaines de milliers de morts dans les deux camps.

Signe de l’irritation provoquée par le vote des députés néerlandais, Ankara a renvoyé les Pays-Bas au massacre de Srebrenica en 1995 en Bosnie, où l’Etat néerlandais a été reconnu partiellement coupable du décès de 350 musulmans.

“Les décisions infondées prises par le Parlement d’un pays qui a fermé les yeux sur le génocide de Srebrenica (...) n’ont aucune place dans l’Histoire“, a ainsi grincé le ministère turc des Affaires étrangères.

Le ministère turc indique également avoir “pris note“ de l’attitude du gouvernement néerlandais qui s’est distancié de la motion votée par les députés.

Le vote des députés néerlandais jeudi survient alors que les relations bilatérales sont au plus bas depuis que les Pays-Bas ont annoncé début février le retrait de leur ambassadeur à Ankara et leur refus d’accueillir un représentant turc sur leur sol.

Le gouvernement néerlandais avait empêché en mars 2017 deux ministres turcs de s’exprimer lors d’un meeting organisé pour la communauté turque à Rotterdam à l’occasion de la campagne du référendum sur le renforcement des pouvoirs présidentiels.

Plus d’un siècle après les faits, la question du génocide des Arméniens est une source de tensions régulières entre la Turquie et les pays européens. Le mois dernier, Ankara avait vivement critiqué le président français Emmanuel Macron après que ce dernier se fut engagé à instaurer une “journée pour la commémoration du génocide“ arménien.

Et en 2016, Ankara avait rappelé son ambassadeur à Berlin après l’adoption par les députés allemands d’une résolution reconnaissant le génocide arménien.

posté le 23 février 2018 par Ara/armenews


9ème Cérémonie judéo-arménienne en mémoire du Groupe Manouchian
Grand Rabbin de France Haïm Korsia : Nous sommes fait pour marcher ensemble

Mercredi 21 février 2018 en la synagogue de Neuilly s/ Seine, en hommage aux 23 fusillés de l’Affiche Rouge du groupe Missak Manouchian (21 février 1944), à l’occasion de la neuvième commémoration du 74ème anniversaire de leur exécution, l’Aumônerie israélite des armées (AIA) et l’Association nationale des anciens combattants et résistants arméniens (ANACRA), en présence du Grand Rabbin de France Haim Korsia, de Joël Mergui, président du Consistoire central, de Francis Kalifat, président du Crif, de Ara Toranain, co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF), du président de l’UGAB, des représentants des ambassades d’Israël et d’Arménie, ainsi que des élus de la régions parisienne, une cérémonie Judéo-Arménienne a rassemblé les deux communautés pour le souvenir et rendre hommage à ceux qui sont tombés pour la France.

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Comme chaque année, le président de l’ANACRA, Antoine Bagdikian, a relaté le parcours extraordinaire de Manouchian et l’historique du génocide des Arméniens, présage de la Shoah quand Hitler a déclaré en 1939 « Qui se souvient encore du massacre des Arméniens ? ». Il a par ailleurs insisté sur le caractère différentiel à accorder aux deux catastrophes, arménienne et juive.

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De son côté, Haïm Korsia a énoncé le mot « remémoration » plutôt que celui de « commémoration », parlant du combat des femmes et des hommes qui se sont soulevés contre la barbarie, et « qu’ensemble nous incarnons la France jusqu’au bout ». « Ce n’est pas que l’histoire des Arméniens. C’est notre histoire commune. Nous sommes fait pour marcher ensemble, nous avons besoin de nous retrouver », insistera-t-il

La cérémonie s’est poursuivie dans le recueillement avec des prières arméniennes et juives et l’énumération des noms des 23 victimes du nazisme

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Discours de l’Aumônier israélite des Armées

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Lecture du poème d’Aragon « l’Affiche rouge »

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Lecture des noms des martyrs de l’Affiche rouge

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Prière du Vicaire de l’église Arménienne

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Prière en hébreu par l’Aumônier de l’AIA

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Allocution du Rabbin Joël Jonas, Aumônier en chef des Armées du culte Israélite

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Prière pour la République française

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Cette cérémonie alterne en lieu et place chaque année, passant d’une synagogue à une église apostolique.

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Le salut aux Porte-drapeaux anciens combattants

Jean Eckian + photos

posté le 22 février 2018 par Jean Eckian/armenews


POLITIQUE
L’opposition arménienne à la recherche d’une réforme électorale majeure

Les législateurs pro-gouvernementaux se sont prononcés mercredi contre une proposition de l’opposition visant à modifier le mécanisme légal existant pour l’élection du parlement arménien, que les critiques estiment favorable au parti républicain au pouvoir (HHK). Le parlement actuel contrôlé par le HHK a été élu en avril dernier avec un système compliqué de représentation proportionnelle. Les Arméniens ont voté non seulement pour des partis ou des blocs, mais aussi pour des candidats individuels dans une douzaine de circonscriptions nationales.

Le HHK a grandement bénéficié de ce système, ayant nommé de nombreux candidats riches et liés au gouvernement dans leurs fiefs, à travers le pays. Ces candidats ont obtenu de nombreux votes du parti du président Serge Sarkissian grâce à leurs ressources administratives et financières. L’opposition arménienne et la société civile affirment qu’elles ont été personnellement impliquées dans les achats généralisés de votes qui ont entaché les élections d’avril 2017.

L’alliance de l’homme d’affaires Gaguik Tsaroukian, qui a terminé deuxième dans les sondages, a rédigé des amendements au Code électoral arménien en vertu desquels chaque parti ou bloc ne présenterait qu’une seule liste nationale de candidats. Les amendements sont soutenus par l’alliance Yelk, l’autre groupe d’opposition représenté à l’Assemblée nationale. « Ce qui s’est passé le 2 avril [2017] a montré que ce système électoral doit être changé », a déclaré Naïra Zohrabian, députée du Bloc Tsaroukian, lors d’une réunion du comité parlementaire sur les questions juridiques. Elle a insisté sur le fait que les pots-de-vin avaient une influence sérieuse sur les résultats des élections.

La plupart des membres du comité, représentant le HHK et son partenaire de coalition, la Fédération révolutionnaire arménienne (Dachnaktsoutiun), ont voté contre les amendements proposés qui devraient être débattus au Parlement le mois prochain. Arpiné Hovannisian, vice-président du Parlement affilié au HHK, a fait valoir que les députés alliés à Tsaroukian avaient voté pour le Code électoral actuel adopté avant les dernières élections générales. « Nous ne pouvons pas changer une décision prise à travers un large consensus politique comme celui-ci », a-t-elle déclaré.

Naïra Zohrabian a répliqué que leur soutien au code électoral était le résultat d’un compromis difficile. Elle a soutenu que le HHK aurait bloqué d’autres mesures anti-fraude si l’opposition parlementaire avait refusé de voter pour le système électoral controversé.

Les députés du Dachnaktsoutiun siégeant au panel se sont opposés au projet de loi du Bloc Tsaroukian, même si les dirigeants de leur parti avaient officiellement appelé à l’abolition des candidats individuels, il y a quelques semaines à peine.

posté le 22 février 2018 par Claire/armenews


SYRIE
Syrie : l’offensive turque à Afrine tourne à la confrontation avec le régime syrien

L’offensive turque contre une milice kurde à Afrine a pris mardi une tournure spectaculaire avec le déploiement de forces pro-régime syrien dans l’enclave kurde, aussitôt visées par des tirs turcs.

L’arrivée des forces pro-régime dans une région semi-autonome kurde qui échappe au contrôle de Damas depuis 2012 marque un développement majeur ajoutant à la complexité de la guerre civile qui ravage la Syrie depuis bientôt sept ans.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, des “centaines de combattants ont été déployés“ mardi après-midi dans la zone d’Afrine.

“Les forces populaires sont entrées dans le district d’Afrine“, a affirmé Rojhad Rojava, un responsable de la Défense kurde au sein de l’administration locale.

Ces forces, dont l’arrivée imminente avait été annoncée dès lundi par les médias officiels syriens, seront déployées le long de la frontière turque, ont indiqué les Unités de protection du peuple (YPG), la milice kurde qu’Ankara considère comme “terroriste“. La Turquie veut à tout prix chasser les YPG d’Afrine à la faveur de son offensive qui est entrée mardi dans son deuxième mois.

Peu après leur arrivée à Afrine, les forces pro-régime ont été visées par l’artillerie turque, selon l’agence officielle syrienne Sana.

A Ankara, les médias étatiques ont fait état de “tirs d’avertissement“ contre ces forces.

“Ce soir des (forces prorégime) ont tenté de se diriger vers Afrine avec quelques pick-up, mais après des tirs d’artillerie ils ont été contraints à reculer. Ce dossier est clos pour le moment“, a déclaré à la presse le président turc Recep Tayyip Erdogan.

En guise de menace à Damas, M. Erdogan avait pourtant affirmé dans la matinée que son armée “barrera(it) la route“ à tout renfort extérieur arrivant à Afrine. Mais les forces loyalistes syriennes s’y sont déployées quelques heures plus tard.

M. Erdogan a aussi affirmé que les forces turques assiégeraient prochainement la ville d’Afrine. Ses plans risquent toutefois d’être contrariés par les derniers développements.

Il n’était pas clair dans l’immédiat si le déploiement syrien s’est fait avec l’aval de Moscou, un allié-clef du régime du président Bachar al-Assad et qui contrôle l’espace aérien dans le nord de la Syrie, un important levier qui peut lui permettre de faire pression sur Ankara.

- Lentes avancées -

Moscou a beau avoir tacitement donné son feu vert à l’offensive d’Afrine, il n’a pas manqué de manifester déjà sa mauvaise humeur à l’égard d’Ankara en fermant l’espace aérien à ses avions pendant plusieurs jours après qu’un appareil russe eut été abattu dans une zone du nord de la Syrie où des observateurs militaires turcs sont censés faire respecter une zone de désescalade.

La Russie et la Turquie coopèrent étroitement sur le dossier syrien, même si elles soutiennent des camps opposés dans le conflit. M. Erdogan s’est rapproché de Moscou après avoir été excédé par le soutien apporté par les Etats-Unis aux YPG, devenues leur fer de lance sur le terrain dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Bien qu’il ait reconnu avoir perdu 32 soldats, Ankara répète à l’envi que l’offensive avance “comme prévu“.

Les forces turques ont certes pris à ce jour le contrôle de plus de 40 villages, mais ces localités sont situées pour la plupart dans des zones frontalières du nord de la région d’Afrine.

“Comme nous agissons pour éviter de mettre en danger nos forces de sécurité et en tenant compte des civils, il peut sembler que nous avançons lentement“, a convenu M. Erdogan.

Quelque 205 combattants pro-Ankara et 209 membres des YPG ont été tués depuis le début de l’opération, selon l’OSDH, qui fait aussi état de 112 civils tués, ce qu’Ankara dément.

Sur le plan diplomatique, l’offensive a renforcé les tensions entre Ankara et Washington. A tel point que la Turquie menace d’ores et déjà d’avancer vers Minbej, à une centaine de kilomètres à l’est d’Afrine, où sont déployés des militaires américains aux côtés des YPG.

Pour tenter d’apaiser ces tensions avec un pays allié des Etats-Unis au sein de l’Otan, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a effectué en fin de semaine une visite à Ankara au cours de laquelle il a eu des entretiens marathon avec M. Erdogan et avec le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

A l’issue de cette visite, Washington et Ankara sont convenus de travailler “ensemble“ en Syrie pour surmonter leur crise, avec “en priorité“ la recherche d’une solution pour Minbej.

posté le 21 février 2018 par Stéphane/armenews


ARMENIE
Yelk réaffirme son opposition au maintien de S. Sarkissian à la tête de l’exécutif arménien
Les leaders de l’alliance d’opposition parlementaire Yelk ont réaffirmé en termes vifs ce weekend leur opposition aux projets prêtés au président Serge Sarkissian visant à pérenniser le pouvoir qu’il a exercé une decennie durant en qualité de president de la République arménienne en devenant le premier ministre, soit le chef de l’exécutif en vertu de la réforme constitutionnelle qu’il a lui-même orchestrée, au terme normal de son deuxième et dernier mandat présidentiel le 9 avril, qui marquera le point final du système présidentiel en Arménie, convertie par ses soins au système parlementaire. Ils ont toutefois refusé de préciser comment ils comptaient empêcher un tel scenario, qui semble inéluctable et qui semblait inscrit au cœur de sa réforme constitutionnelle, même s’il a pris soin de garder le flou, à ce jour, sur ses ambitions politiques au terme de son mandat. “Pour l’alliance Yelk, un troisième mandate de Serge Sarkissian est inacceptable”, a indiqué Edmon Marukian, qui dirige l’un des trois partis formant l’alliance d’opposition en ajoutant : “Pour ce qui concerne les autres questions, techniques, tactiques et stratégiques, nous en discuterons”. Un autre leader de Yelk, Nikol Pashinian, a indiqué que l’objectif majeur de l’alliance était d’empêcher S. Sarkissian de rester au pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat présidentiel le 9 avril. “C’est l’une des questions les plus importantes sur laquelle il nous faut adopter une position commune”, a-t-il dit, en précisant que “personne, au sein de l’alliance, ne conteste ce point”. N.Pashinian avait déjà mis en garde le 9 février contre un “regain de tension dramatique” sur la scène politique arménienne si le président sortant devenait premier ministre en avril. Mais il n’avait pas précisé si Yelk avait l’intention de lancer une campagne de manifestations dans cette hypothèse fort probable. Aram Sarkissian (sans lien de parenté), dont le parti Hanrapetutyun est aussi membre de Yelk, a admis le vendredi 16 février qu’il y avait des divergences au sein de la direction de l’alliance d’opposition sur la stratégie à suivre en cas de maintien au pouvoir de S. Sarkissian. Il s’est refusé à récuser les informations parues dans les media selon lesquelles E. Marukian aurait déclaré que l’opposition arménienne aurait laissé passer sa chance d’évincer le président lors des élections législatives d’avril 2017, remportées par le Parti républicain (HHK) au pouvoir. Tant E.Marukian que N. Pashinian ont pourtant nié le lendemain l’existence de divergences dans la direction de Yelk.
posté le 20 février 2018 par Gari/armenews


DECINES
Le CNMA affiche ses ambitions

Le samedi 17 Février 2018 le Centre National de la Mémoire Arménienne a tenu son Assemblée Générale Ordinaire à laquelle ont participé plus de 50 membres.

Le bureau a présenté :

• son rapport moral et son rapport financier de l’année 2016-2017

• son rapport d’activités de la saison culturelle de l’année 2016-2017

• les perspectives d’évolution de l’association avec plusieurs projets de coopération parmi lesquels un projet numérique avec la mise en place d’une application smartphone permettant de renforcer le rayonnement national et international de l’institution.

Aussi, nous souhaitons effectivement développer des partenariats à l’échelle européenne et internationale, avec par exemple le Centre des nouvelles technologies Tumo (Tumo Center for Creative Technologies), mais aussi avec d’autres lieux de mémoire comme le musée-mémorial du Dzidzernagapert en Arménie, les congrégations Mekhitaristes de Venise en Italie et Mekhitarist Monastery of Vienna de Vienne en Autriche pour répondre aux demandes extérieures de plus en plus nombreuse.

Nous remercions les adhérents d’avoir répondu présent et d’avoir accordé leur confiance unanime sur l’ensemble des points de l’ordre du jour évoqués, présentés, argumentés et votés.

Nous avons pu apprécier une assemblée mobilisée, vigilante, attentive et porteuse de projets.

Le Centre National de la Mémoire Arménienne étant un bien commun français au service de tous, nous réaffirmons notre souhait de fixer définitivement son budget de fonctionnement pour assurer sa sérénité et sa pérennité.

Aussi, nous invitons les autres partenaires institutionnels du CNMA, que sont la Métropole de Lyon et l’Etat aussi à un engagement beaucoup plus fort.

Nous lançons un appel à l’ensemble des citoyens français à soutenir le Centre à travers des dons ou des adhésions à l’association via notre site https://donneren- ligne.fr/centre-national-de-la-memoire-armenienne-cnma

Le Bureau du Centre National de la Mémoire Arménienne

posté le 20 février 2018 par Stéphane/armenews