Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


ARMENIE
Le réseau national de distribution d’eau veut augmenter ses prix de 8 %

Le réseau national de distribution d’eau en Arménie a refusé hier de s’expliquer concernant l’augmentation de près de 8% du prix de l’eau potable qu’elle demande.

L’entreprise Veolia Jur a officiellement demandé à la Commission de réglementation des services publics (PSRC) le 7 août d’augmenter le tarif de l’eau pour qu’elle passe de 180 drams à 194,3 drams (40 centimes US) par mètre cube pour la grande majorité des consommateurs. La commission a 80 jours pour examiner la requête et se prononcer.

La commission avait déjà refusé une hausse de près de 6% du prix de l’eau en décembre dernier. Le président du PSRC, Robert Nazarian, avait alors déclaré aux représentants de Veolia Jur qu’il fallait trouver un moyen « qui empêchera de nouvelles augmentations tarifaires ». Il a précisé que la filiale arménienne du groupe français Veolia devrait réprimer notamment les « consommateurs illégaux d’eau ».

Veolia Jur n’a toujours pas fait connaître ses justifications pour demander une autre hausse des prix à l’organisme de réglementation. Un porte-parole de l’entreprise a expliqué qu’il ne commentera pas cette requête pour le moment.

Selon Artak Manukian, un économiste indépendant, l’opérateur a justifié sa demande au PSRC par la baisse de la consommation d’eau et l’augmentation des dépenses pour l’alimentation électrique des pompes à eau. Manukian a cependant assuré que ces explications étaient peu convaincantes.

Il a cité les données du gouvernement montrant que la consommation d’eau en Arménie a en fait augmenté de 1,2 % au premier semestre de cette année. Manukian a également soutenu que le PSRC a réduit les prix intérieurs de l’électricité d’au moins 2,6 % en décembre dernier.

Les installations de traitement de l’eau potable et des eaux usées de l’Arménie sont assurées par Veolia conformément à un contrat de gestion de 15 ans signé avec le gouvernement arménien en novembre 2016.

Le géant français a géré le réseau d’eau et d’assainissement d’Erevan lors de ces 10 dernières années. Il a considérablement amélioré l’approvisionnement en eau de la capitale arménienne pendant cette période, notamment en raison des investissements réalisés sur le réseau vieillissant.

Dans une déclaration de novembre 2016, Veolia annonçait qu’elle attirerait 200 millions de dollars de fonds de la Banque européenne au cours des quatre prochaines années pour financer des améliorations d’infrastructure en Arménie. “D’ici 2030, toute la population du pays sera ainsi approvisionnée en eau potable grâce à Veolia“, assurait le communiqué.

posté le 17 août 2017 par Claire/armenews


INTERNATIONAL
Erevan s’inquiète : la Russie n’accepte plus les permis de conduire étrangers

Le Premier ministre Karen Karapetian a émis des objections suite à la décision controversée de la Russie de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire délivrés par l’Arménie lors d’une réunion avec ses homologues d’autres Etats membres de l’Union économique eurasienne (UEE).

Une loi russe qui a pris effet le 1er juin interdit aux ressortissants étrangers de se servir de permis de conduire délivrés par leur pays d’origine pour conduire en Russie. Le Parlement a ensuite annulé cette restriction pour les citoyens de certains pays, dont quelques membres de l’UEE - en l’occurrence le Kirghizistan et la Biélorussie car la langue russe y a un statut juridique officiel.

L’Arménie ne fait pas partie de ces pays, ce qui signifie qu’un grand nombre de ses travailleurs migrants conduisant des camions, des taxis et d’autres véhicules en Russie risquent maintenant de perdre leur emploi.

Le président du Parlement arménien, Ara Babloyan, a discuté de la question avec son homologue russe, Vyacheslav Volodin, lors de leur rencontre à Moscou en juillet.

Volodin a suggéré que l’Arménie adopte la langue Russe comme deuxième langue officielle afin de contourner l’interdiction. La remarque de Volodin a causé une forte critique à Erevan. Les membres de l’opposition, des journalistes et des intellectuels ont accusé Moscou de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Arménie.

Selon le Premier ministre du Kazakhstan Bakitzhan Sagintayev, Karapetian a soulevé le problème lors de la réunion de lundi à Astana entre les Premiers ministres des cinq Etats membres de l’UEE, y compris le Russe Dmitri Medvedev.

Une déclaration publiée par le gouvernement arménien énumère la « reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux et internationaux » parmi les points à l’ordre du jour de la réunion d’Astana.

Medvedev a également tenu des entretiens séparés avec Karapetian dans la capitale kazakhe. Le Premier ministre arménien a déclaré lors de la réunion que Medvedev se rendra à Erevan plus tard cette année.

posté le 16 août 2017 par Claire/armenews


RUSSIE-ARMÉNIE
Le Premier ministre russe se félicite de l’augmentation du commerce

Le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, s’est félicité de la croissance continue à deux chiffres du commerce de la Russie avec l’Arménie lors d’une rencontre avec son homologue arménien Karen Karapetian lundi.

Les deux hommes se sont entretenus en marge d’une réunion à Astana, capitale du Kazakhstan, regroupant les premiers ministres des États membres de l’Union économique eurasienne (EEU).

« Dans l’ensemble, la situation n’est pas mauvaise parce qu’il y a une augmentation des livraisons de marchandises de l’Arménie vers la Russie et des échanges commerciaux globaux entre nos pays », a déclaré Medvedev dans ses remarques liminaires lors de la réunion. « Nous continuons à coordonner nos positions sur des projets d’investissement communs, dans un certain nombre de domaines de coopération économique qui sont apparus tardivement ».

« Donc, dans l’ensemble, les choses vont bien, mais cela ne signifie pas que nous n’avons rien à discuter », a-t-il ajouté.

« Je voudrais également discuter d’un certain nombre de problèmes, y compris les dates de votre visite en Arménie », a répondu Karapetian.

Les statistiques officielles arméniennes montrent que le commerce russo-arménien a augmenté de plus de 23,7 % et a atteint les 737,5 millions de dollars au premier semestre de cette année. En comparaison, le commerce de l’Arménie avec l’Union européenne s’est élevé à 677 millions de dollars au cours de la même période. Il a augmenté de 18% en termes absolus.

La Russie avait dépassé l’UE en tant que principal partenaire commercial de l’Arménie après une augmentation similaire du commerce bilatéral enregistré l’année dernière. Les exportations arméniennes vers la Russie avaient augmenté de 51% en 2016. Des fonctionnaires d’Erevan ont attribué cette hausse à l’adhésion de l’Arménie à l’EEU, un bloc commercial dirigé par la Russie comprenant cinq États ex-soviétiques.

Les analystes estiment qu’une stabilisation et un certain renforcement du rouble russe en 2016 ont été également un facteur clé de cette croissance. La monnaie russe avait considérablement diminué par rapport au dollar américain en 2014 et 2015 en raison de l’effondrement des prix du pétrole et des sanctions économiques occidentales imposées à Moscou. En conséquence, le commerce russo-arménien avait chuté en 2015.

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 15 août 2017 par Ara/armenews


ARMENIE
Augmentation des recettes fiscales au premier semestre 2017

Le gouvernement arménien a enregistré une augmentation de plus de 7% de ses recettes fiscales au premier semestre de cette année, ce qui pourrait faciliter les dépenses supplémentaires consacrées aux projets qu’il a promis.

Le Comité du Revenu de l’État (SRC) a recueilli près de 550 milliards de drams (1,15 milliard de dollars) grâce à diverses taxes au cours de cette période, en hausse de 37,6 milliards de drams par rapport à l’année précédente.

Les données fiscales publiées par le SRC montrent que trois grandes sociétés minières arméniennes, ainsi qu’un des hommes les plus riches du pays liés au gouvernement, ont généré la majeure partie de ce gain.

Les entreprises contrôlées par le magnat Samvel Aleksanian ont presque doublé leurs paiements d’impôts entre janvier et juin. La plupart d’entre elles sont dans le secteur des importations lucratives de sucre, d’autres produits alimentaires de base et de certains médicaments. Aleksanian jouit depuis longtemps d’un monopole de facto sur ces importations.

Les critiques lui ont longtemps reproché d’utiliser les liens avec des membres du gouvernement pour écarter la concurrence et échapper aux impôts. Ce que le magnat a toujours nié.

Les chiffres de la SRC montrent une augmentation encore plus marquée des impôts perçus auprès de trois entreprises minières fabriquant principalement du cuivre, du molybdène et de l’or.

Vahagn Khachatrian, économiste et membre principal du Congrès national d’opposition, a suggéré que cette disparité résulte de paiements d’impôts que ces entreprises et d’autres entreprises arméniennes ont été forcé par la SRC de payer en avance. Il a critiqué cette pratique, expliquant qu’elle étouffait l’activité économique dans le pays.

“C’est un instrument clé utilisé par les autorités fiscales“, a déclaré Khachatrian. Il a ajouté que l’augmentation des revenus fiscaux au premier semestre n’indique pas une amélioration de l’administration fiscale.

Le chef actuel de la SRC, Vartan Harutiunian, est proche du Premier ministre Karen Karapetian. Harutiunian s’est engagé à plusieurs reprises à réprimer l’évasion fiscale généralisée et la corruption depuis qu’il a été nommé pour gérer l’agence de recouvrement des impôts à l’automne dernier.

Les recettes fiscales du gouvernement ont progressé de plus de 10 % au premier trimestre de 2017. Cela a amené Karapetian à affirmer en avril que la SRC peut recueillir environ 50 milliards de drams (105 millions de dollars) de plus que prévu au cours de l’année. Le gouvernement prévoit donc une augmentation correspondante de ses dépenses de capitalisation en 2017, a-t-il précisé.

Les dépenses supplémentaires prévues équivalent à environ 4 % des dépenses globales prévues par le budget de l’Arménie. Le gouvernement a décidé de réduire les dépenses publiques cette année pour freiner un déficit budgétaire croissant. Son budget de 2017 prévoit également des recettes fiscales plus élevées.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews


FRANCE/ETATS-UNIS
Aznavour va recevoir une étoile sur le « Walk of Fame » d’Hollywood

Los Angeles, (AFP) - La légende musicale française Charles Aznavour, à 93 ans, va enfin recevoir son étoile sur la Promenade de la célébrité de Hollywood, le “Walk of Fame“, a indiqué l’organisme qui les attribue dans un communiqué mercredi dans la soirée.

“La chambre de Commerce d’Hollywood est fière d’annoncer que le légendaire artiste Charles Aznavour recevra la 2.618 ème étoile sur la Promenade de la célébrité jeudi 24 août“, selon ce communiqué. Elle sera située sur le célèbre Hollywood boulevard, devant un théâtre historique de Los Angeles dédié aux comédies musicales, le Pantages.

“Charles Aznavour est un artiste populaire connu à travers le monde et aimé de millions de fans de toutes générations“, a constaté Ana Martinez, productrice de ces cérémonies sur le “Walk of Fame“.

Celui qui a été déclaré par un sondage de CNN et Time en 1998 le “chanteur de variété le plus important du 20ème siècle“, devant des icônes comme Elvis Presley, Bob Dylan, et Frank Sinatra, a vendu plus de 180 millions de disques et écrit 1.300 chansons dans de multiples langues.

Shahnourh Varinag Aznavourian de son vrai nom, né à Paris de parents arméniens et devenu l’un des plus ardents porte-drapeaux de la diaspora arménienne, avait reçu à l’automne dernier une étoile honorifique à l’image de celle qui sera cette fois officiellement cimentée sur le “Walk of Fame“ la semaine prochaine.

“Je viens à Hollywood depuis des années, j’ai beaucoup travaillé aux Etats-Unis car (...) le pays du +show-business+, c’est l’Amérique“, avait-il alors déclaré à l’AFP. L’auteur et interprète de “La Bohème“ ou “Mes Emmerdes“ est particulièrement populaire à Los Angeles et ses environs où vit la plus grande communauté arménienne en diaspora.

posté le 13 août 2017 par Ara/armenews


ARMENIE-NAKHITCHEVAN
L’Azerbaïdjan renforce ses forces militaires au Nakhitchevan

L’Azerbaïdjan renforce son arsenal militaire au Nakhitchevan annonce Eurosianet se référant au centre d’analyse stratégiques britannique « Chatham House » avec un rapport de Zaour Chiriev, un spécialiste des questions liées à la Russie et de l’Eurasie. Selon ce rapport, le Nakhitchevan, territoire de l’Azerbaïdjan, est le centre géographiquement le plus proche d’Erévan et de l’Arménie selon ce rapport. En cas de reprise du conflit arméno-azéri, le Nakhitchevan deviendra « l’un des points les plus chauds » selon le rapport. Selon des sources bien informées, l’Azerbaïdjan met en place au Nakhitchevan des unités militaires spéciales coordonnées avec Bakou. L’Armée azérie a envoyé eu Nakhitchevan de nouvelles batteries de défenses anti-aérienne ainsi que des canons et des missiles tels que les « Smertch », les « T-300 Kasirga » et les « T-122 Sakarya ». De plus chaque année les unités militaires azéries du Nakhitchevan effectuent des exercices militaires avec les forces turques. Selon « Chatham House » actuellement 20 000 soldats Azéris sont stationnés au Nakhitchevan ainsi que 47 000 réservistes, 400 chars et des avions de chasse.

Krikor Amirzayan

posté le 12 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


SYRIE
Rosaire et perroquets à la main, une arménienne fuit Raqa avec ses proches

Un rosaire dans une main et une cage avec deux perroquets dans l’autre, Sawsan Karapetyan et sa famille ont fui Raqa, aidés par des combattants chrétiens engagés dans la bataille pour chasser les jihadistes de leur grand fief en Syrie.

Après avoir vécu pendant des années dans la peur, cette Arménienne de 45 ans, son mari et cinq de leurs proches, qui font partie des rares chrétiens restés dans Raqa (nord), l’ont finalement quittée mardi à pied sous le couvert de la nuit.

Ils ont emprunté une route ouverte et sécurisée par des combattants syriens chrétiens du Conseil militaire syriaque (CMS), qui les ont ensuite transportés dans l’arrière d’un camion jusqu‘à la banlieue de Jazra, à l’ouest de Raqa.

“Je ne voulais pas partir, mais les bombardements étaient si forts que nous avons fui”, dit cette femme toujours couverte du manteau noir imposé par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui s‘étaient emparés de Raqa en 2014.

Comme les milliers d’autres qui ont échappé à l’EI, ils sont partis en n’emmenant pratiquement rien.

Mais Mme Karapetyan ne pouvait se séparer de son rosaire et de ses perroquets, appelés “les inséparables”.

“J’ai tout laissé sauf eux”, dit-elle, en sirotant du thé offert par les membres du CMS, une unité chrétienne engagée au côté de l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui ont pu déloger l’EI de la moitié de Raqa.

- ‘Célébrer dans le secret’ -

Soutenue par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, l’offensive antijihadiste des FDS a ravagé Raqa, où les civils sont pris sous le feu : tirs d’obus, franc-tireurs ou raids aériens de la coalition.

“Quand Raqa était bombardée, nous nous rassemblions pour prier Dieu que cela s’arrête”, dit Mme Karapetyan, en égrainant son chapelet gris-vert. “Nous avons vécu les plus durs moments ces derniers jours en raison des bombardements intensifs. J’avais peur pour mon mari et ma famille”.

Des milliers d’Arméniens et de chrétiens syriaques vivaient à Raqa, où ils constituaient environ 1% de la population en majorité arabe sunnite.

Les Arméniens présents en Syrie sont les descendants de ceux qui ont fui les massacres en Anatolie durant la Première guerre mondiale. Ces massacres sont dénoncés comme un génocide par les Arméniens, un terme rejeté par la Turquie.

Quand l’EI s’est emparé de Raqa, la plupart des chrétiens et des kurdes ont fui la ville. Sous le joug des jihadistes, les chrétiens devaient soit se convertir à l’islam, soit payer “une taxe” pour rester chrétiens. Ou alors ils fuyaient sous les menaces de mort.

“Lorsque l’EI est entré, ses combattants ont brûlé les églises, les livres de prière, les anges, la statue de la Vierge Marie et de Jésus”, se rappelle Alexey, 50 ans, une des proches qui a fui avec Mme Karapetyan.

L‘église arménienne catholique des Martyrs et celle grecque catholique de Notre Dame de l’Annonciation ont été détruites par l’EI.

“Nous célébrions nos fêtes en secret à la maison”, ajoute Alexey, habillée elle aussi du foulard et de la robe imposés par l’EI. “Nous faisions brûler juste un peu d’encens pour sentir que c‘était une fête religieuse”.

- ‘Prier de nouveau à Raqa’ -

“Nous avons tout laissé à Raqa. C’est pénible. Nous avons essayé de rester mais nous ne pouvions plus supporter la situation”, dit-elle en couvrant son visage de ses mains, l’air épuisée.

De Jazra, les sept proches entendent se rendre à Alep, plus à l’ouest, afin d‘être réunis avec des membres de leurs familles avec lesquels ils ont perdu le contact depuis un mois. Une grande communauté arménienne réside à Alep.

En raison des combats acharnés, des dizaines de milliers de personnes ont fui Raqa.

Matay, un combattant chrétien de 22 ans, a affirmé à l’AFP que le CMS avait sécurisé une route pour aider les civils dans leur fuite.

Kardij Kirdian, 50 ans, a fui mardi par cette route, au lendemain de la sortie de son frère.

“Je ne peux pas décrire ce que j’ai ressenti quand nous avons vu les combattants chrétiens”, dit M. Kirdian, habillé d’un long vêtement ample gris.

Il a finalement décidé de partir après avoir initialement choisi de rester dans sa ville natale et de payer aux jihadistes des dizaines de milliers de livres syriennes en “taxes”, ou “jizia”.

L’EI “a fait exploser les églises, je n’ai pas prié dans une église depuis 2013”, se lamente cet homme à la barbe poivre et sel et aux épais sourcils noirs.

Mais il garde l’espoir. “Si nous les reconstruisons, nous prierons de nouveau à Raqa”.

AFP

posté le 12 août 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Des familles chrétiennes, dont deux arméniennes, sauvées de l’enfer de Raqqa

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), associant des combattants kurdes et arabes engagés massivement dans la reconquête de la ville de Raqqa, capitale autoproclamée de Daech en Syrie, ont annoncé qu’elles avaient réussi à extirper sept familles chrétiennes, dont deux arméniennes, des griffes de l’organisation djihadiste. Ces forces rebelles auraient repris le contrôle de 45 % de cette ville du nord-est de la Syrie qu’elles assiègent depuis des mois, avec l’appui aérien de la coalition internationale qui pilonnent les positions de Daech. “Nos forces ont sauvé deux familles arméniennes aujourd’hui” indique notamment Mustafa Bali, directeur du bureau d’information des FDS en commentant pour l’agence de presse ARA, l’opération militaire qui a permis de sauver de nombreuses familles utilisées comme bouclier humain par l’Etat islamique, ou Daech.

Sos Karabidian, une femme chrétienne qui figure au nombre des personnes sauvées par les combattants des FDS a déclaré pour sa part : “Ils [Daech] nous forçaient à porter le voile mais nous permettait de montrer nos visages, à seules fins de nous différencier des musulmanes. Mais nous devions quand même cacher nos visages, pour éviter les insultes”. “Nous étions tenus de verser un tribute et nous étions sans cesse humiliés et insulté, quel est donc ce pays où l’on fait payer un impôt juste parce que vous êtes différents”, témoigne de son côté Karadij Karadjian, un autre civil chrétien sauvé mardi 8 août par les combattants des FDS qu’il a remerciés par ces mots : “Ce jour est pour nous une renaissance !” Un petit nombre de chrétiens subsiste à Raqqa, mais la majorité de la communauté a quitté la ville quand les djihadistes de Daech s’en sont emparée et s’est réfugiée dans la province voisine de Hasakah, contrôlée par les Kurdes. La Turquie voisine ne soutient pas l’offensive arabo-kurde contre Rakka, et y est même hostile, en raison des liens entre les combattants kurdes syriens et les rebelles kurdes du PKK en guerre contre le pouvoir turc.

posté le 11 août 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Le maire d’Erevan prêt à envisager de changer certains noms de rue controversés

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, a déclaré hier qu’il était prêt à réfléchir à la demande d’opposition qui veut renommer les rues et les écoles publiques de la capitale arménienne portant toujours les noms controversés de figures de l’ère soviétique.

L’alliance de l’opposition Yelk a annoncé en début de semaine son intention de soumettre une note correspondante au conseil municipal, au sein duquel elle est la deuxième faction la plus importante. Le leader de la faction, Arayik Harutiunian, a déclaré qu’il ciblerait les rues d’Erevan et les écoles nommées d’après les dirigeants communistes impliqués dans les répressions massives à la demande de Joseph Staline en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique.

Harutiunian a notamment parlé d’Anastas Mikoyan, associé arménien de Staline, qui pendant des décennies a occupé les principaux postes de direction à Moscou. “Avoir une rue nommée Mikoyan légitimise la contribution négative de cette personne à notre histoire“, a-t-il regretté. “Comme vous le savez, des milliers d’Arméniens ont été exécutés ou ont du s’exiler sur ses ordres“.

Markarian a déclaré aux journalistes que son bureau n’a encore reçu aucune proposition formelle de Yelk. “Nous allons examiner les propositions et exprimer définitivement notre point de vue après“, a-t-il assuré.

Le gouvernement arménien a suscité de vives protestations de groupes de défense des droits de l’homme et des représentants de la société civile lorsqu’il a essayé d’ériger la statue de Mikoyan à Erevan en 2014. Cette protestation l’a contraint à abandonner l’initiative.

L’Arménie a été l’une des premières républiques soviétiques à enlever la statue de Vladimir Lénine, le fondateur de l’Union soviétique, de la place centrale de sa capitale en 1991. La plupart des rues d’Erevan avec des noms liés au Bolchevik ont ​​été rebaptisées dans les années suivantes.

Vahagn Khachatrian, qui a été maire d’Erevan de 1992 à 1996, a expliqué que son administration n’avait pas suffisamment de temps pour changer les autres noms controversés de rues. Il a souligné le fait que ces décisions ont été recommandées par une commission spéciale qui a examiné en profondeur le rôle des dirigeants bolcheviks pertinents dans l’histoire de l’Arménie soviétique.

Khachatrian, qui est maintenant affilié à un autre parti d’opposition, croit que l’administration municipale actuelle devrait suivre les mêmes précautions lorsqu’elle étudiera la proposition de Yelk. “Il n’est pas nécessaire de se précipiter“, a-t-il conclue.

posté le 10 août 2017 par Claire/armenews