Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
2 - News Importante Trois Etoiles


MILITAIRE
L’Arménie s’intéresse au nouveau matériel proposé par la Russie

Le nouveau gouvernement arménien a fait part de son désir d’élargir la petite force aérienne du pays au milieu des reportages des médias russes selon lesquels il discute avec Moscou de la possibilité d’acheter des avions de combat russes avancés.

Le Premier Ministre Nikol Pachinian a posté sur sa page Facebook le 17 juin une photo de lui-même assis dans le cockpit d’un avion de combat Sukhoi Su-30SM apparemment stationné sur la base aérienne d’Erebuni à Erevan. Il l’a décrit comme « l’un des meilleurs avions de chasse du monde » mais n’a donné aucune autre explication.

Des sources anonymes proches du Ministère de la Défense, ont déclaré lundi qu’Erevan négocie actuellement avec Moscou pour l’achat de tels avions multirôles. « Les avions de chasse pourraient être ajoutés à l’arsenal militaire arménien en une année ou une année et demie », ajoute le communiqué.

Les deux pays avaient déjà signé en 2012 un contrat d’au moins 12 Su-30SM à l’Arménie mais qu’elles n’ont jamais été livrées en raison de « difficultés financières » du côté arménien . Il a déclaré que Moscou espère maintenant parvenir à un accord concernant la mise en œuvre de cet accord de plusieurs millions de dollars « le plus tôt possible ».

Le 4 juin, Tonoyan a rencontré deux hauts dirigeants de l’industrie de la défense russe. Il a déclaré qu’ils avaient discuté des moyens de développer la coopération militaire et technique russo-arménienne, un euphémisme désignant les fournitures d’armes.

Les médias ont déjà indiqué en janvier 2018 qu’Erevan envisageait d’acquérir des avions Su-30SM. Le ministre arménien de la Défense, Seyran Ohanian, ne les a pas démenties.

L’Armée de l’Air Arménienne se compose actuellement d’une quinzaine d’avions Su-25 bien plus anciens et beaucoup moins sophistiqués. Ces avions à basse altitude de l’ère soviétique sont conçus pour des missions air-sol.

Le Su-30SM peut effectuer une gamme plus large de tâches militaires avec des armes à guidage de précision plus puissantes. C’est une version plus avancée d’un avion de combat lourd développé par la compagnie Sukhoi à la fin des années 1980. L’armée russe a commandé le premier lot de ces avions de combat en 2012. La Russie aurait déployé plusieurs Su-30SM sur ses bases aériennes en Syrie.

Certains analystes militaires russes estiment le prix du marché d’un Su-30SM à environ 50 millions de dollars. Le budget total de la défense de l’Arménie équivaut à environ 500 millions de dollars seulement.

Grâce à son alliance militaire avec la Russie, l’Arménie a acquis depuis longtemps des armes et des munitions de fabrication russe à des prix réduits, voire même gratuitement.

posté le 21 juin 2018 par Claire/armenews


JUSTICE
Le Parlement Arménien autorise l’enquête contre le général

Mardi, le Parlement arménien a autorisé les autorités chargées de l’application des lois à poursuivre l’un de ses membres, le général à la retraite Manvel Grigorian, et à le maintenir en détention provisoire pour possession illégale d’armes et détournement de fonds.

Grigorian, qui représente le Parti Républicain de l’ancien Président Serge Sarkissian (HHK) au Parlement, a été arrêté samedi suite aux fouilles des forces de l’ordre dans plusieurs de ses luxueuses propriétés d’Echmiadzin. Les policiers ont affirmé avoir trouvé des armes et des stocks de nourriture, ainsi que d’autres fournitures illégalement acquises, initialement destinés aux soldats de l’armée arménienne.

Le HHK a d’abord condamné l’arrestation de Grigorian et exigé sa libération, considérant que les motivations de l’arrestation étaient politiques. Mais le parti a rapidement changé de position lorsque le Service National de Sécurité (SNS) a publié une vidéo extrêmement embarrassante des fouilles menées dans les villas de l’ex-général.

Les images télévisées ont provoqué un choc et une colère généralisés dans le pays. Les officiers du SNS ont découvert de grandes quantités de sous-vêtements, de médicaments et de rations pour l’armée, fournis par le Ministère de la Défense arménien, ainsi que d’autres vivres donnés par des Arméniens ordinaires.

Le SNS a affirmé que Grigorian utilisait la nourriture en conserve pour nourrir les tigres, ours et autres animaux sauvages gardés dans son zoo privé situé à l’intérieur de l’enceinte. Les policiers ont également fait la démonstration de divers types d’armes trouvés cachés sur place, y compris des canons antichars, des grenades propulsées par fusée, ainsi que des munitions.

Le HHK a qualifié les révélations de « scandaleuses » et a déclaré que le parti n’entraveraient pas les procédures pénales. Son chef parlementaire, Vahram Baghdasarian, a expliqué mardi que la vidéo du Service National de Sécurité « a totalement changé la situation ».

Votant deux fois en scrutin secret, le Parlement a massivement validé l’arrestation et les poursuites judiciaires à l’encontre de Grigorian. Seuls trois membres de l’Assemblée Nationale (constituée de 105 sièges) ont voté contre. Soixante-dix-sept autres ont voté favorablement pour permettre aux forces de l’ordre de le garder en détention provisoire.

Avant les votes, le Procureur Général Artur Davtian a assuré les législateurs qu’il disposait de preuves suffisantes pour appuyer les accusations criminelles contre l’éminent vétéran de la guerre de 1991-1994 au Haut-Karabagh.

Les votes ont également été précédés de discours de plusieurs parlementaires en colère. Naira Zohrabian du Bloc Tsarukian a accusé Grigorian d’être un « voleur ordinaire » qui a bénéficié « d’années d’impunité » à la demande de la précédente administration.

« Il y a beaucoup de Grigorian Manvel dans notre pays et ils doivent tous faire face aux conséquences de leurs actes », a-t-elle ajouté.

« C’est vraiment une honte et un blasphème », a déclaré Armen Rustamian, un dirigeant de la Fédération Révolutionnaire Arménienne.

Grigorian a refusé de se présenter au débat sur son sort. Dans une lettre ouverte publiée lundi, il a exhorté le groupe parlementaire du HHK à donner son feu vert aux poursuites contre lui. Il a annoncé qu’il allait prouver son innocence et « laver son nom » pendant l’enquête.

Grigorian, 61 ans, a été Vice-Ministre de la Défense de 2000 à 2008. Il est également président des Anciens Combattants de l’Union Yerkrapah du Karabagh, une organisation particulièrement influente dans les années 1990 et au début des années 2000. Il a été réélu au parlement en 2017.

posté le 20 juin 2018 par Claire/armenews


KARABAGH
Nikol Pachinian réaffirme un soutien sans faille à Bako Sahakian

Le premier ministre d’Arménie Nikol Pashinian a exprimé sous soutien sans faille au president du Haut-Karabagh, Bako Sahakian, lors d’une nouvelle visite, les 16 et 17 juin, dans la region qui est en proie, depuis plusieurs jours, à une vague d’agitation sans précédent. N. Pachinian, qui s’était rendu dans le Haut-Karabagh au lendemain même de son election au poste de premier ministre, le 8 mai dernier, a jugé utile de s’y rendre une fois encore, dans le but évident d’endiguer un mouvement de protestation qui avait ouvertement pris exemple sur la Révolution de velours qu’il a menée avec succès et qui l’a porté au pouvoir dans l’Arménie voisine. Les manifestations qui se succèdent à Stepanakert, certes de bien moindre ampleur, mais inédites, ont déjà entraîné la démission de plusieurs hauts responsables des services de sécurité et de l’armée, et la direction de l’Artsakh, comme celle de l’Arménie, s’inquiètent des menaces que pourrait faire peser un durcissement du mouvement sur la sécurité de ce territoire.

Les manifestations avaient été provoquées par une violente altercation, le 1er juin, entre plusieurs officiers du Service de sécurité nationale (SSN) du Karabagh et la population. Quelque 200 personnes avaient bloqué l’artère principale de Stepanakert quatre jours durant, demandant la démission des chefs du SSN et de la police. Suite à ces manifestations, trois officiers du SSN avaient été arrêtés et le gouvernement du Karabagh s’était engagé à conduire une enquête impartiale sur ces violences. Mais c’est un appel de N. Pachinian qui avait ramené le calme dans la capitale du Karbagah le 4 juin. Deux jours après, les chefs locaux de la police et du SSN, ainsi que le ministre d’Etat du Karabagh, Arayik Harutiunian, avaient présenté leurs démissions. Le président B.Sahakian, au pouvoir depuis 2007, avait par ailleurs annoncé le 11 juin qu’il ne briguerait pas un autre mandat lors des élections prévues au terme de son mandat, déjà prolongé, en 2020. Cette annonce a été saluée par le parti d’opposition local qui avait pourtant demandé la démission immédiate de B.Sahakian lors de manifestations qui n’avaient certes mobilisé que quelques dizaines de personnes quelques jours avant, d’autant que les forces antiémeutes les avaient empêchés de se rassembler sur la place centrale de Stepanakert.

N. Pachinian était accompagné de son ministre de la défense Davit Tonoyan, avec lequel il a notamment assisté à une messe officiée dans la toute nouvelle église de Chartar, d’où il s’est rendu dans les sections toutes proches de la « ligne de contact » séparant les forces arméniennes du Karabagh et les forces azéries. Les deux responsables d’Arménie ont ensuite rencontré B. Sahakian à Stepanakert, pour des discussions à l’issue desquelles N.Pachinian a notamment salué la disposition du président de l’Artsakh à faire “des changements réels et importants”. “Sur ce point, je veux vous faire part de notre soutien inconditionnel à nos collègues de l’Artsakh et plus personnellement au président Bako Sahakian”, avait notamment déclaré N. Pachinian en ajoutant : “Le gouvernement d’Arménie soutient de manière inconditionnelle le cours de votre politique”. N.Pachinian a illustré ce soutien en faisant un selfie aux côtés du leader du Karabagh dans les rues de Stepanakert plus tard dans la soirée. Une photo que le premier ministre arménien, friand des réseaux sociaux, n’a bien sûr pas manqué de poster sur sa page Facebook, dont il se flatte qu’elle soit suivie par des centaines de milliers d’Arméniens. Moins porté sur les réseaux sociaux, B.Sahakian a remercié de son côté N.Pachinian pour ces marques de soutien de façon plus traditionnelle, par une lettre qu’il lui a adressée lundi 18 juin. Il a notamment indiqué que pour leur part, les autorités du Karabagh soutenaient pleinement les efforts de Pachinian en vue de “renforcer la démocratie et l’Etat de droit dans la Mère Arménie”.

Cette volonté commune d’apaiser les tensions était notamment justifiée par la nécessité de relancer le processus de paix. N. Pachinian et D. Tonoyan, ainsi que le ministre arménien des affaires étrangères Zohrab Mnatsakanyan et le président Armen Sarkissian, avaient rencontré les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE (le Russe Igor Popov, le Français Stephane Visconti et l’Américain Andrew Schofer) accompagnés par le représentant du président en exercice de l’OSCE Andrzej Kasprzyk, lors de leur visite à Erevan du 12 au 14 juin. Les médiateurs internationaux, qui souhaitaient rencontrer les nouveaux dirigeants de l’Arménie, avaient à cette occasion fait un état des lieux des négociations et évoqué les perspectives en vue de les faire progresser, notamment à la faveur d’une rencontre entre le ministre des affaires étrangères d’Arménie et celui d’Azerbaïdjan, qu’ils avaient rencontré à Paris le 15 mai. Ils ont réaffirmé leur engagement à aider les parties en conflit à trouver une solution pacifique au conflit en accord avec l’acte final d’Helsinki.

Par ailleurs, le president russe Vladimir Poutine avait présenté Nikol Pachinyan au president azerbaïdjanais Ilham Aliyev, réélu le 11 avril pour un 4e mandat, lors d’une réception donnée à la suite du match d’ouverture de la Coupe du monde de football, qu’accueille Moscou depuis le 14 juin. N. Pachinyan en a fait état sur sa page Facebook en direct, en précisant que cette première rencontre n’avait donné lieu à aucune conversation avec I. Aliyev. Il est encore trop tôt pour évoquer une rencontre trilatérale entre les leaders de Russie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan, a indiqué pour sa part le porte-parole de V.Poutine, Dmitry Peskov, se contentant qu’il s’agissait d’un premier contact et qu’il fallait attendre la suite. N.Pachinyan a en revanche salué le bon déroulement de sa rencontre avec V. Poutine, qu’il avait déjà rencontré quelques jours après son élection à Sotchi, en affirmant que les relations entre l’Arménie et la Russie ne pouvaient aller qu’en s’améliorant.

posté le 19 juin 2018 par Gari/armenews


ARMENIE
Le Premier ministre arménien rencontre des représentants des Etats membres de l’OSCE

Le Premier ministre Nikol Pashinyan a reçu hier les représentants des États membres de l’OSCE, dirigés par Véronique Roger-Lacan.

Le Premier ministre a attaché de l’importance à la coopération étroite entre le gouvernement arménien et l’OSCE et ses États membres.

JPEG - 193.1 ko

Nikol Pashinyan a évoqué les développements nationaux dans le pays et les priorités de la politique étrangère, les négociations sur le règlement du conflit du Karabakh, les relations arméno-turques, la coopération avec la Russie, l’Union européenne, les États-Unis et d’autres pays.

JPEG - 115.6 ko

Véronique Roger-Lacan a remercié le Premier ministre pour le dialogue sincère et a souligné que l’OSCE est prête à développer et approfondir la coopération avec l’Arménie pour soutenir les réformes du gouvernement.

posté le 19 juin 2018 par Stéphane/armenews


ARMENIE
Le président arménien au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis

Le président arménien Armen Sarkissian a quitté le pays le 18 juin pour la Grande-Bretagne, où son service de presse a indiqué qu’il tiendra plusieurs réunions officielles et non officielles et qu’il sera également reçu au palais de Buckingham.

Son service de presse a indiqué qu’il tiendra également un certain nombre de réunions avec des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères en tant qu’ancien ambassadeur d’Arménie au Royaume-Uni.

De Londres, le président arménien se dirigera vers la France. A Paris, Armen Sarkissian doit rencontrer des représentants du monde des affaires français et présenter les avantages concurrentiels et les opportunités d’investissement de l’Arménie.

À Paris, M. Sarkissian tiendra également des réunions de travail avec le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie Mikaelle Jean pour discuter de la tenue d’un forum d’affaires en marge du sommet de la francophonie prévu du 7 au 12 octobre dans la capitale arménienne.

Le 26 juin, Armen Sarkissian se rendra à Washington, aux États-Unis, pour prendre part à un événement organisé par la Smithsonian Institution, dédiée au patrimoine culturel arménien.

À Washington, le président participera également à une réception au Sénat américain consacrée au 100e anniversaire de la première République d’Arménie. Dans tous les pays, que le président envisage de visiter, il a l’intention de tenir des réunions avec les ministres des affaires étrangères de ces pays

posté le 18 juin 2018 par Stéphane/armenews


POLICE
L’ancien parti au pouvoir inquiété par des enquêtes de corruption

Le Parti Républicain (HHK) de l’ancien Président Serge Sarkissian a exprimé vendredi son inquiétude à propos d’une enquête sur la corruption d’un fonds municipal supervisé par le maire de Erevan, Taron Markarian.

Ashot Ghazarian, le directeur exécutif du Fonds d’Erevan, et Khachatur Kirakosian, chef adjoint du district de Davitashen, ont été arrêtés jeudi dans le cadre de l’enquête menée par le Service National de Sécurité (SNS).

Les arrestations ont eu lieu le lendemain de la perquisition effectuée par les agents de la SNS dans les locaux du fonds d’Erevan, situé dans le bâtiment principal de l’administration de la capitale. Un rapport du Service National de Sécurité a indiqué que deux individus ont été récemment forcés d’effectuer de gros paiements à l’organisation caritative en échange de permis de construire délivrés par le bureau du maire.

Le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov, a critiqué le raid du SNS dont ont été témoins des journalistes, affirmant qu’il avait été trop médiatisé. « L’ampleur des actions du SNS n’était pas proportionnée », a ajouté M. Sharmazanov.

« Il ne s’agit pas de dire que les documents ne doivent pas être confisqués ou que la municipalité ou tout autre organe ne doit pas faire l’objet d’une enquête ... Nous pensons simplement que cela aurait pu être fait un peu plus discrètement », a-t-il annoncé.

« Nous n’excluons pas les motifs politiques [derrière l’enquête] », a ajouté le vice-président du Parlement arménien.

Le maire d’Erevan, qui dirige le conseil d’administration du fonds, est un membre important du HHK. Il a subi de fortes pressions pour démissionner depuis les manifestations de masse qui ont forcé Sarkissian à démissionner fin avril.

Même avant le changement de gouvernement, les hauts responsables du parti Contrat Civil accusaient l’administration municipale d’extorquer des paiements illégaux à des entreprises et à des citoyens. Deux de ces politiciens, Arayik Harutiunian et Lena Nazarian, ont poursuivi le fonds en mars suite à son refus de divulguer l’identité de ses donateurs.

Harutiunian, qui a été nommé ministre de l’Education le mois dernier, a défendu l’enquête du SNS vendredi. « Je pense que les forces de l’ordre ont agi dans le cadre de leurs pouvoirs », a-t-il déclaré.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews


RUSSIE
L’Union eurasienne favorable à l’économie arménienne, selon le Premier ministre russe

L’adhésion à l’Union économique eurasienne (UEE) est l’un des facteurs de la croissance économique en Arménie, a déclaré jeudi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev lors d’une rencontre avec son homologue arménien en visite, Nikol Pashinian. “Dans l’ensemble, nos relations se développent de manière constante et dynamique“, a déclaré Medvedev à Pashinian au début de leur réunion à Moscou. “Cela est également lié au fait que les chiffres de développement économique de votre pays ont été plutôt bons ces derniers temps. Notre économie se développe également. “

“C’est le résultat, entre autres, du travail effectué dans le cadre de l’Union économique eurasienne“, a-t-il déclaré. Le président russe, Vladimir Poutine, a également déclaré que l’économie de l’Arménie avait bénéficié de son appartenance au bloc commercial dirigé par la Russie lors de sa rencontre avec Nikol Pashinian mercredi. Poutine a souligné la hausse des exportations agricoles arméniennes vers la Russie.

Nikol Pashinian avait critiqué l’adhésion de l’Arménie à l’UEE et a même appelé à son retrait du bloc aussi récemment qu’en novembre dernier. Il était un parlementaire de l’opposition à l’époque. Nikol Pashinian a précisé qu’il ne sortira pas son pays de l’UEE ou de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) après qu’un mouvement de protestation dirigé par lui ait renversé le gouvernement arménien précédent fin avril. Nikol Pashinian a déclaré à Medvedev que son gouvernement souhaitait rendre l’adhésion de l’Arménie à l’UEE “plus efficace“. “Nous sommes certainement prêts à travailler dans cette direction“, a-t-il déclaré.

“Je pense que tout dans nos relations se développe très positivement ... Nous avons beaucoup d’intérêts communs“, a ajouté le Premier ministre arménien. Selon les statistiques officielles, l’économie arménienne a progressé de 7,5% l’année dernière et cette croissance s’est poursuivie pratiquement sans interruption au premier trimestre de cette année. La Russie est restée le premier partenaire commercial de l’Arménie en 2017, représentant environ 27% de son commerce extérieur. Les exportations arméniennes vers la Russie ont augmenté de près de 45% pour atteindre plus de 541 millions de dollars.

posté le 17 juin 2018 par Stéphane/armenews


PATRIMOINE
Macron défend Pierre Loti face aux accusations d’antisémitisme

Rochefort (France), 14 juin 2018 (AFP) - Emmanuel Macron a défendu jeudi l’écrivain Pierre Loti, en estimant que son oeuvre n’était “pas réductible“ à la polémique lancée par des associations antiracistes qui réclament de retirer du “Loto du patrimoine“ la rénovation de sa maison natale.

“Il ne faut pas chercher à faire des polémiques sur tout“, a déclaré le chef de l’Etat qui a visité la maison de Loti à Rochefort (Charente-Maritime), actuellement fermée au public en raison de son mauvais état.

Plusieurs associations, dont le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, l’Union des étudiants juifs de France ou SOS-Racisme, ont demandé que cette habitation soit retirée de la liste des monuments en péril devant bénéficier du “Loto du patrimoine“, qui sera lancé en septembre à l’occasion des Journées du Patrimoine.

Elles accusent l’auteur de “Pêcheur d’Islande“ de nourrir “une haine d’une violence inouïe à l’égard des Arméniens et des juifs“ dans certains écrits.

Mais, pour le président, “il y a dans l’oeuvre de Pierre Loti des pages magnifiques“ et “des propos qui seraient condamnables s’ils étaient tenus dans le débat public contemporain“. “Il ne faut pas avoir des combats anachroniques“, a-t-il ajouté, en estimant que la littérature de Loti n’était “pas réductible à la polémique qui lui a été faite“.

JPEG - 143.5 ko

Emmanuel Macron a visité la maison, fermée depuis 2012, en compagnie de Stéphane Bern, chargé d’une mission sur le patrimoine, et de la ministre de la Culture Françoise Nyssen, qui ont également défendu l’écrivain.

Le “Loto du patrimoine“ doit consacrer environ 400.000 euros à cette maison que Pierre Loti (1850-1923) avait décorée à l’orientale, avec un salon turc, du mobilier chinois ou une chambre arabe.

La municipalité de Rochefort, propriétaire de la maison, espère la rouvrir en 2023, pour le centenaire du décès de l’écrivain, après des travaux d’environ cinq millions d’euros. “C’est l’un de nos trésors touristiques avec la frégate L’Hermione“, dont le retour à son port d’attache est attendu dimanche après un voyage de quatre mois en Méditerranée, selon le maire Hervé Blanché (LR).

posté le 15 juin 2018 par Ara/armenews


FRANCE
L’Azerbaïdjan diffamé sur France 2 : le parquet requiert la relaxe

Le parquet a requis mercredi en appel un abandon de la procédure ou, à défaut, une relaxe de France Télévisions, attaqué en diffamation par l’Azerbaïdjan pour la diffusion d’un reportage où cet Etat était présenté comme une “dictature“.

En première instance, le tribunal correctionnel de Nanterre avait estimé la plainte azerbaïdjanaise irrecevable, jugeant qu’un Etat, n’étant pas un particulier, ne pouvait attaquer en diffamation, en vertu de la loi sur la presse de 1881. Mais le régime de Bakou avait fait appel, arguant d’un “déni de justice“.

L’ex-république soviétique du Caucase avait porté plainte peu après la diffusion le 7 septembre 2015 sur France 2 d’un reportage sur les coulisses des voyages présidentiels de François Hollande. La présentatrice de l’émission Elise Lucet avait introduit le sujet en présentant le régime de Bakou comme une “dictature, l’une des plus féroces au monde“.

Évoquant le même jour sur France Info le reportage dont il est l’auteur, le journaliste d’investigation Laurent Richard - également jugé dans cette affaire, tout comme la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte - avait à son tour qualifié le président azerbaïdjanais Ilham Aliev de “dictateur“ et de “despote“.

En première instance, le tribunal de Nanterre avait estimé que “la loi sur la liberté de la presse a(vait) pour objectif d’assurer la liberté d’expression et ne permet(tait) pas à un Etat d’engager des poursuites contre un particulier“, comme l’ont plaidé les avocats de la défense tout au long de la procédure.

Me Olivier Pardo, avocat du plaignant, a estimé que les émissions comme “Cash investigation“ participaient d’une “presse de dénonciation“. Elles “n’ont qu’un principe, c’est l’animosité, et un but, un seul : pas celui de nous informer, mais de crucifier, de stigmatiser“, a-t-il ajouté, qualifiant l’État qu’il défend de régime “pas parfait“ et “certes autoritaire“ mais pas dictatorial.

L’Azerbaïdjan est “une dictature qui avance masquée, qui se pare des atours de la démocratie pour mieux masquer ses agissements : journalistes indépendants emprisonnés, opposition complètement muselée...“, a tancé a contrario Me Juliette Félix, conseil de France Télévisions et de Mme Lucet.

L’Azerbaïdjan occupe la 163e place sur 180 dans le classement de la liberté de la presse établi en 2018 par l’ONG Reporters sans frontières (RSF).

Selon cette organisation, c’est la première fois qu’un Etat étranger poursuit un journaliste sur le sol français. Il est d’ailleurs rarissime qu’un Etat poursuive un individu.

L’arrêt de la cour d’appel est attendu le 19 septembre.

posté le 15 juin 2018 par Stéphane/armenews