Nouvelles d'Arménie
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2 - News Importante Trois Etoiles


ARMENIE
Un responsable de l’opposition arménienne appelle les autorités à sévir contre la corruption

Un leader de l’opposition arménienne, prenant au mot le president Serge Sarkissian qui avait mis en garde des responsables régionaux contre la tentation de détourner les fonds publics, a appelé lundi 11 décembre les autorités arméniennes à ouvrir des enquêtes criminelles concernant les officiels visés par les propos présidentiels. Le président Sarkissian avait adressé cette ferme mise en garde la veille durant une conférence à Dilijan, réunissant les représentants du gouvernement arménien ainsi que les maires des villes d’Arménie.“Nous ne saurions voir l’un d’entre vous prendre l’argent du peuple », avait notamment déclaré le chef de l’Etat en ajoutant : “C’est honteux. Si de tels abus étaient constatés, nul n’aura droit à notre clémence”. “Et que personne - qu’il s’agisse d’un gouverneur de province, d’un ministre ou de quelque autre personne de mon entourage - ne vienne demander le pardon après les fêtes du Nouvel An pour quelque responsable municipal impliqué dans de telles affaires”, avait martelé le président Sarkissian dans son discours.

Commentant ces propos, Edmon Marukian, l’un des responsables de l’alliance de l’opposition Yelk, a indiqué que le président avait ainsi admis qu’il était “au courant des pratiques de corruption” dans les administrations des régions. E. Marukian affirme que les autorités n’avaient pas poursuivi en justice ce “grand groupe de corrompus” parce qu’il avait acheté des voix et rendu d’autres types de “services” au Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir, et ce dans différentes élections.“Ils sont avant tout et presque tous des membres du HHK et les autorités pardonnent à ces gens, et ce haut plus haut niveau”, a indiqué E. Marukian lors d’une conférence de presse, en ajoutant que les procureurs arméniens devaient lancer des enquêtes criminelles en relations avec les propos accusateurs du président arménien. Le porte parole du HHK, Eduard Sharmazanov, a répondu à cette attaque en nuançant les déclarations publiques du chef de l’Etat. “Le président n’a fait état d’aucun crime dans son discours”, a fait valoir le représentant du parti au pouvoir cité par RFE/RL (Azatutyun.am), en ajoutant : “En qualité de chef de l’Etat et de leader d’un parti politique, le président de la République exprimait seulement son exigence d’une meilleure gouvernance à même d’affronter les nouvelles réalités et les nouveaux défis”. E. Sharmazanov a ajouté qu’il revenait aux autorités et agences judiciaires compétentes, non pas au president Sarkissian, de décider qui devait être poursuivi pour corruption.

S.Sarkissian, dont le 2e et dernier mandat présidentiel arrive à échéance en avril 2018, avait appelé à lutter plus fermement contre la concussion et autres pratiques de corruption lorsqu’il avait rencontré, à la fin novembre, la direction de l’une de ces agences, le Service spécial d’investigation (SSI). “Pour nous, la lute contre la corruption relève de la sécurité nationale”, avait alors déclaré le chef de l’Etat. Les groupes et associations engagés dans la lute contre la corruption en Arménie avaient réagi avec quelque scepticisme à ces propos. “Serge Sarkissian ne cesse de répéter ces choses depuis [qu’il a pris ses fonctions en] 2008”, avait ainsi commenté Varujan Hoktanian, représentant la branche arménienne de Transparency International, qui “ne constate pas une politique vraiment nouvelle de lutte contre la corruption”.

posté le 12 décembre 2017 par Gari/armenews


TURQUIE
Erdogan qualifie Israël d’Etat terroriste et tueur d’enfants

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié dimanche Israël d’“Etat terroriste“ qui “tue des enfants“, ajoutant qu’il “lutterait par tous les moyens“ contre la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.

“La Palestine est une victime innocente (...) Quant à Israël, c’est un Etat terroriste, oui, terroriste !“, a lancé M. Erdogan lors d’un discours enflammé à Sivas (centre). “Nous n’abandonnerons pas Jérusalem à la merci d’un Etat qui tue des enfants“, a-t-il ajouté.

Ces déclarations surviennent quelques jours après la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, une annonce qui a été fermement condamnée par Ankara.

Le président turc, qui a plusieurs fois qualifié Jérusalem de “ligne rouge pour les musulmans“, a vivement critiqué cette décision, indiquant qu’elle était “nulle et non avenue“ pour Ankara.

“Nous allons lutter jusqu’au bout par tous les moyens“ contre cette décision, a poursuivi le chef de l’Etat turc, rappelant qu’un sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) devait se tenir mercredi à Istanbul.

Lors de ce sommet, “nous allons montrer qu’appliquer cette mesure ne sera pas aussi facile que cela“, a assuré M. Erdogan.

L’annonce américaine a été suivie de violences lors desquelles quatre Palestiniens ont été tués et des dizaines blessés. L’aviation israélienne a effectué vendredi des raids sur Gaza en réaction à des tirs de roquettes.

Lors de son discours, M. Erdogan a fait projeter derrière lui une photo montrant un adolescent présenté comme un Palestinien habitant à Hébron, en Cisjordanie occupée, emmené, les yeux bandés, par des individus en uniforme présentés comme des soldats israéliens.

“Voyez comment ces terroristes traînent cet enfant de 14 ans“, a fulminé le président turc en désignant cette photo dont l’authenticité ne pouvait être vérifiée dans l’immédiat.

La Turquie et Israël ont normalisé leurs relations l’année dernière, après une crise diplomatique déclenchée en 2010 par un raid israélien contre un navire d’une ONG en direction de la bande de Gaza, qui a fait dix morts parmi les activistes turcs.

Les deux parties ont intensifié leur coopération, notamment dans le domaine de l’énergie, mais M. Erdogan, défenseur de la cause palestinienne, continue à critiquer régulièrement la politique israélienne.

Avant l’annonce de M. Trump, M. Erdogan avait estimé que reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël pourrait provoquer une nouvelle “rupture“ des relations diplomatiques entre la Turquie et l’Etat hébreu.

posté le 11 décembre 2017 par Stéphane/armenews


ARMENIE
Le budget 2018 approuvé par le Parlement

L’Assemblée nationale a approuvé vendredi le budget de l’Etat pour l’année prochaine. Les dépenses du gouvernement augmenteront de plus de 7% mais sans hausse des salaires du secteur public, des retraites et autres avantages sociaux.

Le budget élaboré par le ministère des Finances fin septembre prévoit plus de 1,46 milliard de drams (3 milliards de dollars) de dépenses totales, soit environ 100 milliards de drams de plus que l’objectif de dépenses du gouvernement pour 2017.

La plupart des dépenses supplémentaires prévues par le gouvernement seront affectées à divers projets d’infrastructure. Le reste sera principalement consacré à la défense nationale. Les dépenses de défense de l’Arménie devraient augmenter de 18% pour atteindre 248 milliards de drams (514 millions de dollars).

Le projet de loi sur les dépenses a été soutenu par 64 membres du Parlement du parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir et de son partenaire de coalition, Dashnaktsutyun. 35 députés affiliés au Bloc d’opposition Tsarukian et à l’alliance Yelk ont ​​voté contre.

La minorité de l’opposition a fortement critiqué les plafonds sur les dépenses sociales lors des débats parlementaires qui ont précédé le vote. Ils ont souligné que cela ne fera qu’augmenter la pauvreté dans le pays en 2018.

Mikael Melkumian, du Bloc Tsarukian, a déclaré : “Les dépenses consacrées aux programmes sociaux, à l’éducation et à la science sont comparées aux dépenses en capital“.

Les ministres du gouvernement et les députés du HHK ont toutefois insisté sur le fait que l’augmentation des dépenses consacrées aux projets d’investissement est un moyen plus efficace d’atténuer les difficultés socio-économiques car cela stimulerait l’activité économique dans le pays.

“Nous avons promis une chose dans notre programme : nous avons dit que si nous avions une croissance économique, nous résoudrions de manière adéquate les problèmes économiques de notre peuple“, a déclaré le ministre des Finances, Vartan Aramian. Il a indiqué que le gouvernement pourrait bien augmenter les retraites et les salaires en 2019.

Les objectifs budgétaires sont basés sur les projections gouvernementales selon lesquelles la croissance économique en Arménie atteindra 4,5% en 2018. Le gouvernement prévoit un taux de croissance de 4,3% pour cette année.

“Les prévisions de croissance sont trop optimistes“, a tempéré Mane Tandilian, député de Yelk. “Je pense que ça ne se matérialisera pas.“

Dans ses dernières perspectives de l’économie mondiale publiées en octobre, le Fonds monétaire international prévoyait des taux de croissance plus modestes pour l’Arménie : 3,5% en 2017 et 2,9% en 2018.

posté le 11 décembre 2017 par Claire/armenews


ARMEE ARMENIENNE-EGLISE ARMENIENNE
L’Eglise arménienne ne peut être dissociée de l’Etat et de l’Armée selon Vicken Sarkissian le ministre arménien de la Défense

L’Eglise arménienne ne peut être séparé ni de l’Etat ni de l’Armée a déclaré vendredi 8 décembre le ministre arménien de la Défense Vicken Sarkissian lors d’une manifestation à l’Opéra national d’Erévan à l’occasion du 20e anniversaire de la création d’une section des prêtres aumôniers de l’Eglise arménienne au sein de l’Armée arménienne.

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Etaient présents à la manifestation le Catholicos Karékine II ainsi que des hauts-gradés militaires et des ecclésiastiques. Le responsable des prêtres de l’Armée arménienne l’Archevêque Vrtanès Abrahamian a présenté l’histoire des aumôniers de l’Armée arménienne au cours des 20 années de son existence.

Le ministre de la Défense, Vicken Sarkissian a dans son discours rappelé qu’en l’absence de l’Etat arménien, durent de nombreux siècles l’Eglise arménienne a pris la charge du regroupement et de l’éducation de la nation. « L’Eglise ne peut être dissociée ni de l’Etat ni de l’armée. C’est écrit dans notre Constitution, les lois, et le plus important, dans le cœur de chaque Arménien. Nous sommes également ensemble sur le champ militaire des combats où nos religieux ont toujours guidé l’armée arménienne » dit le ministre arménien de la Défense.

C’est le 13 novembre 1997 à l’initiative du Catholicos Karékine Ier et du ministre de la Défense Vazken Sarkissian que fut créé au sein de l’Armée arménienne la représentation des prêtres de l’Eglise arménienne.

Krikor Amirzayan

posté le 10 décembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


RESEAUX SOCIAUX
Marseille : Les livres en fête, c’est parti...

Grand succès populaire pour la première soirée... et découvertes multiples dans la Grande librairie pour les livres “D’ICI ET D’AILLEURS“...

Ouverture au public de la grande librairie avec des livres en français et en arménien

Éditions de Beyrouth, Alep, Los Angeles, Istanbul, Erevan, Paris, Marseille...

Stands de Hamaskaïne, de la MAJC Maison arménienne de la jeunesse et de la culture, de l’UCCAI (Union des Arméniens d’Istanbul).

et tout un programme d’ateliers pour les enfants.

École Hamaskaïne et L’Acte12

60, bd. Pinatel / 1 rue Jean-Vague / / 13012 Marseille

GPS 43.314360 / 5.441002

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posté le 10 décembre 2017 par Stéphane/armenews


29e ANNIVERSAIRE DU TREMBLEMENT DE TERRE
Les vœux de Karapétian pour soulager la détresse à Gyumri

Le Premier ministre Karen Karapetian a promis jeudi d’améliorer la situation socio-économique désastreuse à Gyumri, alors que l’Arménie marquait le 29e anniversaire du séisme catastrophique qui a ravagé la ville et d’autres parties du pays. Mais il a refusé de préciser quand la reconstruction du vaste tremblement de terre sera achevée ou combien de nouveaux emplois seront créés dans un proche avenir.

« Je ne peux pas répondre sur des délais, mais la qualité de vie à Gyumri va définitivement changer », a déclaré Karapetian à la presse après avoir déposé des fleurs au mémorial local dédié aux 25.000 personnes qui ont été tuées par la calamité de 1988.

« Nous devons travailler très dur tous les jours pour que la vie change et que cela change », a-t-il déclaré. « Les problèmes auxquels Gyumri est confronté sont surmontables. Nous devons juste les regarder avec optimisme et travailler en conséquence. “

« Chaque jour, nous travaillons à créer les conditions pour que les entreprises viennent ici et créent des emplois, et nous avons un projet d’infrastructure spéciale », a-t-il ajouté. Karapetian a fréquemment visité Gyumri depuis qu’il est devenu Premier ministre en septembre 2016. Au début de cette année, il a investi 10 millions de dollars pour la reconstruction de la vieille ville dans la perspective d’attirer les touristes et de stimuler l’activité économique de la deuxième plus grande ville d’Arménie.

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Cependant, Gyumri est toujours confronté à des taux de chômage et de pauvreté très élevés. Selon une organisation non gouvernementale locale, près de 2 400 familles locales vivent encore dans des « domiks » délabrés, cabanes supposément temporaires qui ont vu le jour après le séisme.

Les fonctionnaires du gouvernement disent à cet égard que 21.185 familles de Gyumri ont reçu de nouveaux logements financés par l’Etat au cours des 29 dernières années. Ils soutiennent que ce chiffre dépasse en réalité le nombre de familles dont les maisons ont été détruites par le séisme de 1988. Plus de 700 familles sont actuellement sur les listes d’attente pour ces nouveaux appartements.

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Artur Khachatrian, le gouverneur de la province de Shirak, au nord-ouest de l’Arménie, dont Gyumri est la capitale, a sous-entendu jeudi que la plupart des gens vivant dans des « domiks » sont d’anciens habitants des villages voisins. L’Etat n’est pas tenu de leur fournir de nouvelles maisons, a-t-il dit.

Levon Barseghian, un membre de l’opposition du conseil municipal de Gyumri, a insisté sur le fait que cela se traduirait pas par un lourd fardeau financier pour l’État. Il a déclaré que le gouvernement devrait être capable de résoudre le grave problème de logement de ces familles dans les quatre ans.

posté le 9 décembre 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



CONSEIL DE L’EUROPE
Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe ouvre une procédure d’infraction contre l’Azerbaïdjan

Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, qui réunit 47 Etats membres, a lancé une procédure d’infraction contre l’Azerbaïdjan en raison du refus persistant des autorités de garantir la libération inconditionnelle du politicien d’opposition Ilgar Mammadov en application de l’arrêt rendu en 2014 par la Cour européenne des droits de l’homme.

Par ce premier recours à une procédure mise en place en 2010, le Comité demande officiellement à la Cour de décider si l’Azerbaïdjan a manqué à son obligation de se conformer à l’arrêt rendu par la CEDH en cette affaire.

En mai 2014, la Cour a conclu à l’absence de faits ou de preuves soumis aux tribunaux nationaux pour justifier l’inculpation de M. Mammadov, son arrestation ou sa mise en détention provisoire. La Cour a estimé que le véritable but des mesures litigieuses avait été de réduire le requérant au silence ou de le punir pour avoir critiqué le gouvernement.

Dans son arrêt, la Cour a conclu à la violation des Articles 5, 6 et 18 de la Convention européenne des droits de l’homme. Jusqu’en novembre 2017, la Cour a conclu à la violation de l’Article 18 de la Convention dans seulement 5 arrêts et dans toutes ces affaires, à l’exception de Ilgar Mammadov c. Azerbaïdjan, les requérants ont été libérés.

Depuis décembre 2014, le Comité des Ministres a adopté de multiples décisions et résolutions intérimaires soulignant les défaillances fondamentales de la procédure pénale, révélées par l’arrêt rendu par la Cour européenne en mai 2014, et appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de M. Mammadov.

Malgré cela, plus de trois ans après que l’arrêt de la Cour soit devenu définitif, le requérant reste incarcéré sur la base de poursuites pénales entachées d’irrégularités.

Notes :

Les Etats membres du Conseil de l’Europe sont tenus de se conformer aux arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme en vertu de l’Article 46 § 1 de la Convention ; le Comité des Ministres est responsable de contrôler l’exécution des arrêts de la Cour ;

En 2010, une nouvelle procédure été instaurée afin de permettre au Comité des Ministres de saisir la Cour, au titre de l’Article 46 § 4 de la Convention, pour décider si la non-exécution d’un arrêt par un Etat membre constitue une nouvelle violation de la Convention ;

Le 25 octobre 2017, le Comité des Ministres a adopté une résolution intérimaire signifiant son intention de soumettre à la Cour le refus de l’Azerbaïdjan de se conformer à l’arrêt Ilgar Mammadov et priant l’Azerbaïdjan de faire part de son point de vue ; cette opinion est annexée à la résolution intérimaire adoptée ce jour par le Comité des Ministres.

posté le 8 décembre 2017 par Stéphane/armenews

Photo : Ilgar Mammadov



POURPARLERS
Les États-Unis, la Russie et la France saluent la reprise des pourparlers arméno-azéri

Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont félicité l’Arménie et l’Azerbaïdjan jeudi qui ont repris leurs pourparlers de haut niveau sur la résolution du conflit du Haut-Karabakh.

Dans une déclaration commune, ils ont également exhorté les deux parties à prendre des mesures spécifiques pour prévenir les violations du cessez-le-feu et éviter de « nouveaux retards » dans la négociation d’un accord de paix de compromis. « Nous sommes satisfaits de ces négociations intensives et nous appelons les parties à concentrer leurs efforts sur la recherche de solutions de compromis aux questions de fond du règlement politique », a déclaré le communiqué. « De nouveaux retards ne feront que compliquer la situation et pourraient remettre en question l’engagement des Parties à parvenir à un accord durable ».

Tillerson et Lavrov ont publié la déclaration à Vienne lors d’une réunion annuelle des principaux diplomates des pays constituant l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Elle a également été signée par le représentant permanent de la France auprès de l’OSCE. Les États-Unis, la Russie et la France ont été à l’avant-garde des efforts internationaux visant à négocier un règlement du conflit du Karabakh par l’intermédiaire du Groupe de Minsk de l’OSCE.

La déclaration a plus spécifiquement salué le sommet arméno-azerbaïdjanais du 16 octobre à Genève et la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan qui s’est tenue à Vienne mercredi soir. Elle précise que les diplomates américains, français et russes coprésidant le Groupe de Minsk ont été chargés de continuer à faire pression pour « des compromis sur les propositions de travail soumises aux Parties ».

Tillerson et Lavrov ont en outre exhorté les parties à se conformer à leurs accords sur le renforcement de la confiance conclus à la suite des hostilités d’avril 2016 au Karabakh. ‘Se référant à l’engagement déclaré des deux Présidents de prendre des mesures supplémentaires pour réduire les tensions sur la ligne de contact, nous exhortons Bakou et Erevan à accepter l’expansion du bureau actuel du Représentant personnel du Président en exercice de l’OSCE, “ ont-ils dit.

« D’autres décisions adoptées lors des Sommets à Vienne et à Saint-Pétersbourg en 2016 devraient également être mises en œuvre », a ajouté la déclaration dans une référence apparente à un mécanisme d’enquête de l’OSCE sur les violations de la trêve. L’Azerbaïdjan s’est montré réticent à mettre en place ces garanties contre la reprise des combats, affirmant que cela renforcerait le statu quo. L’Arménie maintient que de telles mesures sont essentielles pour progresser vers un règlement pacifique.

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 8 décembre 2017 par Ara/armenews


TURQUIE
Turquie : début du procès pour terrorisme du leader prokurde Demirtas

Le principal procès du chef de l’opposition prokurde de Turquie Selahattin Demirtas, accusé d’activités “terroristes“, s’est ouvert près d’Ankara, plus d’un an après son arrestation, a indiqué à l’AFP un responsable de son parti.

L’audience “a débuté“ au complexe pénitentiaire de Sincan, dans la province d’Ankara, a indiqué ce responsable du Parti démocratique des peuples (HDP).

M. Demirtas, qui co-dirige cette formation, est accusé notamment d’être à la tête d’une “organisation terroriste“, de “propagande terroriste“ et d’“incitation à commettre des crimes“. Il risque jusqu’à 142 ans de prison.

Le gouvernement turc l’accuse de liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste“ par Ankara et ses alliés occidentaux. Cependant, le HDP rejette ces accusations et affirme que ce procès qu’il qualifie de “politique“ vise à évincer l’un des plus farouches opposants du président Recep Tayyip Erdogan.

Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées jeudi matin devant le tribunal où se déroule le procès pour manifester leur soutien à M. Demirtas, selon une journaliste de l’AFP. “Le seul crime de Demirtas, c’est d’avoir été l’opposant d’Erdogan“, a déclaré une manifestante à l’AFP, tandis que d’autres personnes brandissaient des pancartes adressant des messages de défi : “Les pressions ne nous intimideront pas“, “Le HDP, c’est l’espoir, et l’espoir est toujours debout“.

M. Demirtas, qui est incarcéré dans une prison à Edirne (nord-ouest) depuis son arrestation en novembre 2016, n’était pas présent à l’audience, a précisé le responsable du HDP à l’AFP.

Le HDP est la deuxième formation d’opposition au Parlement, mais outre M. Demirtas, une dizaine de ses députés ont été arrêtés et d’autres déchus de leur mandat dans la foulée des purges lancées après la tentative de coup d’Etat du 15 juillet 2016.

posté le 8 décembre 2017 par Stéphane/armenews