Nouvelles d'Arménie
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Justice


GUMRI
Un homme arménien souffrant de troubles mentaux aurait tué un soldat russe

Un homme arménien souffrant de troubles mentaux a été formellement inculpé hier d’avoir frappé à mort un soldat russe à Gumri.

Le soldat de 21 ans, Dmitry Yalpayev, a été retrouvé mort à l’extérieur d’un magasin dans la deuxième plus grande ville d’Arménie samedi. Selon les autorités armées de l’application de la loi, il a subit huit blessures au coups de couteau sur le dos, le cou et la tête.

Peu de temps après, un résident de Stepanavan âgé de 20 ans, une petite ville à 85 kilomètres à l’est de Gumri, a été arrêté et interrogé comme suspect. L’homme, identifié par le Comité d’enquête de l’Arménie comme A. Janjughazian, a été formellement inculpé et placé en détention préventive.

“Le suspect a été interrogé et a avoué un lien avec l’incident“, a déclaré le comité dans un communiqué. “Des actions d’enquête nécessaires sont menées dans le but de vérifier les circonstances indiquées dans le témoignage“.

“Une enquête préliminaire a établi que le suspect avait certains problèmes de santé mentale“, ajoute le communiqué.

L’agence d’application de la loi a également confirmé les rapports des médias selon lesquels Janjughazian a quitté l’armée arménienne le mois dernier après avoir été diagnostiqué pour ces « troubles mentaux ». Elle précise qu’il a subi une évaluation psychiatrique lors de son service obligatoire en raison de plusieurs cas d’auto-mutilation.

Dans une lettre envoyée dimanche au ministre russe de la Défense Sergey Shoygu, le ministre de la Défense arménien, Vigen Sargsian, a exprimé ses condoléances dans le cadre de la mort du soldat russe. Sargsian a assuré Shoygu que les autorités arméniennes mettaient tout en oeuvre pour résoudre le meurtre et “punir le coupable“.

Gumri abrite le siège d’une base militaire russe stationnée en Arménie. On pense que la base compte jusqu’à 4 000 soldats.

posté le 26 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Gumri  Image 450  Justice  Police  Russie 


LIBERTE DE LA PRESSE
Un homme accusé d’avoir agressé un journaliste

Les autorités de l’application de la loi ont officiellement accusé un homme d’avoir agressé un correspondant du service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) lors des élections parlementaires du 2 avril.

L’incident s’est produit après que le journaliste, Sisak Gabrielian, a remarqué que de nombreux électeurs du quartier de Kond d’Erevan se rendaient dans un bureau de campagne local du parti républicain juste avant d’entrer dans un bureau de vote voisin pour glisser leur bulletin dans l’urne. Certains d’entre eux avaient de l’argent dans leurs mains alors qu’ils quittaient ce bureau du HHK.

Plusieurs jeunes présents le bureau ont nié avoir versé des pots-de-vin aux résidents lorsque Gabrielian est entré et leur a demandé des commentaires. Ils ont affirmé qu’ils « versaient des salaires ».

Gabrielian a vu de longues listes de personnes contenant leurs numéros, adresses et signatures de leur passeport. Les militants du parti républicain l’ont ensuite obligé à quitter le bureau. Certains d’entre eux lui ont arraché son téléphone portable, alors qu’il enregistrait la conversation, puis l’ont frappé.

Le Service spécial d’enquête (SIS), un organe d’application de la loi, a déclaré hier que Gabrielian avait été agressé par un homme identifié comme étant Levon Gasparian. Il a expliqué que Gasparian entravait les « activités professionnelles légitimes d’un journaliste » et était accusé en vertu d’un article du Code criminel portant sur la violence liée aux élections. S’il est reconnu coupable, il risquera jusqu’à cinq ans de prison.

Une déclaration du SIS mentionnait Gasparian comme étant un simple “résident d’Erevan“ qui s’était dirigé vers le bureau de vote de Kond quand il a repéré Gabrielian à l’extérieur du bureau local du HHK et a exigé que le journaliste cesse de le filmer. La déclaration ne dit rien au sujet du lien du suspect avec le parti au pouvoir ou son candidat individuel dans la région, Hakob Beglarian. Ce dernier a nié toute responsabilité dans cette violence.

L’organe d’application de la loi n’a pas non plus indiqué si les loyalistes de Beglarian qui dirigent le bureau du HHK seront poursuivis pour achats de vote.

L’opposition arménienne et les groupes civiques disent que les achats de vote par le HHK ont été répandus pendant les élections. Les observateurs européens ont également cité des « informations crédibles sur l’achat de vote » dans un rapport publié le 3 avril.

Un porte-parole du HHK a admis le 5 avril que des pots-de-vin ont été distribués. Mais il a insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas un « impact substantiel » sur les résultats des élections qui ont donné la victoire au parti dirigé par le président Serge Sarkissian.

posté le 20 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Ouverture d’une enquête suite au scandale dans les supermarchés SAS

Un organe d’application de la loi a ouvert hier une enquête criminelle sur des écoutes audio enregistrées en secret, qui suggèrent que les employés d’un homme d’affaires pro-gouvernemental ont été intimé de l’aider à être réélu au Parlement, sous peine de perdre leur emploi.

Le site Web Hayastan24.com a publié la semaine dernière l’enregistrement de ce qu’il assurait être une réunion qui s’est tenue entre les assistants principaux d’Artak Sargsian, à l’approche des élections législatives du 2 avril.

On y entend la voix d’un homme inconnu menaçant de licencier les employés de la chaîne de supermarchés SAS de Sargsian à Erevan qui n’ont pas réussi à garantir par écrit que leurs amis et leurs proches voteront pour leur patron. L’homme promet également des bonus somptueux à leurs collègues qui « apporteront des votes » au candidat du parti républicain de l’Arménie au pouvoir.

Sargsian, qui a conservé son siège au Parlement lors des élections, n’a toujours pas commenté publiquement le scandale.

Le Service spécial d’enquête (SIS) a déclaré qu’il avait ouvert une affaire pénale suite à la publication de cet enregistrement. Il n’a pas spécifié immédiatement qui sera interrogé, ni même qui sera chargé de l’enquête.

Sargsian et d’autres membres riches du HHK candidats au Parlement ont déjà fait face le mois dernier des allégations médiatiques selon lesquelles ils harcèlaient leurs employés et faisaient du chantage à de nombreux autres électeurs à des fins électorales.

Les partis d’opposition ainsi que les groupes de la société civile et les militants des droits de l’homme ont dépeint l’enregistrement comme étant une preuve supplémentaire de l’utilisation illégale par le HHK de leviers administratifs et financiers pour gagner les élections législatives. Le parti au pouvoir insiste sur le fait que le vote était démocratique.

Dans un rapport préliminaire publié le 3 avril, les observateurs électoraux européens ont cité l’existence “d’informations crédibles sur l’achat de vote et la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées“.

posté le 20 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



JUSTICE
Le HHK se défend d’être à l’initiative de la plainte des 30 directeurs d’école

Le parti républicain (HHK) a déclaré hier qu’il n’était pas à l’initiative de la plainte contre un groupe de la société civile qui a été déposée par les directeurs de 30 écoles publiques et maternelles.

Les militants de l’Union des citoyens informés (UCI) se sont faits passer comme des représentants de HHK en téléphonant à 136 directeurs d’écoles et maternelles à travers l’Arménie. La grande majorité d’entre eux ont accepté d’établir des listes de parents d’élèves ainsi que des enseignants et des membres du personnel de maternelle qui se sont engagés à voter pour le HHK.

L’UCI a déclaré que les listes étaient soumises à des organismes gouvernementaux locaux ou à des bureaux de campagne du HHK. Il a également diffusé l’enregistrement audio de ces conversations téléphoniques.

L’opposition arménienne et les groupes civiques ont dépeint ces révélations comme une preuve supplémentaire de l’utilisation illégale des ressources administratives par le parti au pouvoir lors de la campagne parlementaire.

Les directeurs d’école et de maternelle ont intenté en justice l’UCI et son membre le plus important, Daniel Ioannisian, plus tôt cette semaine. Ils réclament des excuses formelles et un total de 60 millions de drams (124 000 $) en dommages et intérêts.

Armen Ashotian, vice-président de HHK, a défendu cette action en justice, disant que les responsables de l’éducation publique ont le droit de se défendre contre ce qu’il appelle « l’agression de l’information ». Mais Ashotian a rejeté les revendications des militants civiques selon lesquelles son parti est à la manoeuvre de ce procès.

“Si les militants des droits de l’homme soutiennent leur collègue, il est également naturel que notre parti soutienne ses membres qui pensent que leurs droits ont été violés“, a-t-il déclaré. “Mais ce soutien est purement moral. Il n’entrera pas dans le domaine des actions politiques ou des interférences illégales. Ces gens eux-mêmes ont décidé de traîner l’UCI devant les tribunaux.“

Ashotian a également rejeté les arguments selon lesquels les tribunaux arméniens ne rendraient pas de verdicts équitables sur l’affaire parce qu’ils contestent rarement le gouvernement. “Le système judiciaire subit également des changements et des transformations“, a t-il affirmé.

posté le 13 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



AFFAIRES
« Marlboro » débouté de sa plainte contre les cigarettes arméniennes de marque « Ararat »

Le Tribunal d’arbitrage des conflits commerciaux de Moscou vient de se prononcer le 22 mars dernier dans le dossier opposant la marque de cigarettes « Marlboro » (Philip Morris Bands) contre « Ararat » (Grant Tobacco). « Marlboro » accusait « Ararat » d’avoir copié son image -son design-sur les boites de cigarettes. Mais le Tribunal de Moscou a débuté « Marlboro » de cette demande et jugé sa plainte irrecevable.

Le Tribunal donne raison à la marque de cigarettes « Ararat » dont le logo représente justement le sommet du mont Ararat ainsi que le « Petit Ararat » l’autre sommet. Selon le tribunal il n’y a aucune confusion entre les images des deux boites et la marque « Ararat » peut continuer sans s’inquiéter à diffuser ses cigarettes en Russie. Le tribunal russe a également tenu compte du fait que l’Ararat était le mont biblique symbole de la nation arménienne et qu’utiliser l’image de son sommet pour la lettre « A » (de « Ararat ») était légitime.

Krikor Amirzayan

posté le 13 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Consommation   Image 450  Justice 


ELECTIONS LEGISLATIVES
Des directeurs d’école intentent un procès à un groupe de la société civile

Les directeurs de 30 écoles publiques et maternelles ont décidé d’intenter un procès à un groupe de la société civile arménienne qui les a manipulés pour leur faire avouer qu’ils avaient demandé à leur personnel et à des parents d’élèves de voter pour le parti républicain lors des élections législatives du 2 avril.

Ils veulent des excuses formelles et un total de 60 millions de drams (124 000 $) en dommages et intérêts pour ces révélations scandaleuses qui, selon eux, compromettent leur « honneur et dignité ».

L’Union des citoyens informés (UCI) a révélé à la fin du mois dernier que ses activistes, se faisant passer pour des représentants du parti républicain, ont téléphoné à 136 écoles et directeurs de maternelle à travers le pays. Il a déclaré que 114 d’entre eux ont accepté d’établir des listes de parents d’enfants ainsi que d’enseignants et de personnels de maternelles qui ont promis de soutenir le HHK lors des élections du 2 avril.

L’UCI a diffusé l’enregistrement audio de ces conversations téléphoniques.

Les forces d’opposition arméniennes ont dépeint les révélations comme étant une preuve supplémentaire des fraudes du HHK lors de la campagne parlementaire. Certains d’entre eux ont exigé que la Commission électorale centrale (CEC) ouvre une enquête judiciaire pour disqualifier le HHK de la course électorale. La CEC a rejeté ces demandes.

Le HHK a reconnu que beaucoup de directeurs d’écoles faisaient campagne pour sa victoire électorale. Mais il a prétendu qu’ils le font “hors de leurs heures de travail et de leurs tâches professionnelles“.

Un vice-président de HHK, Armen Ashotian, a approuvé cette plainte déposées hier.

Harutiun Harutiunian, avocat représentant les plaignants, a affirmé que les révélations de l’UCI équivalaient à une diffamation de caractère. “Mes clients affirment sans équivoque qu’ils n’ont pas abusé des ressources administratives“, a-t-il assuré.

Daniel Ioannisian, activiste de l’UCI, a commenté : “Laissez le Parti républicain nous poursuivre et dire qu’il n’a pas abusé des ressources administratives. Dans ce cas, nous pourrons discuter devant les tribunaux.“

“Nous n’avons pas dit que les directeurs ont abusé des ressources administratives“, a déclaré Ioannisian. “Nous n’avons fait que présenter des faits.“

L’activiste a également affirmé que l’action en justice a été orchestrée par les dirigeants du HHK en représailles contre les révélations embarrassantes. Cela vise à restreindre la liberté d’expression en Arménie, a t-il regretté.

Dans un rapport préliminaire publié le 3 avril, les observateurs électoraux européens ont mentionné les enregistrements de l’UCI dans le contexte de « rapports crédibles de pression et d’intimidation sur les électeurs, en particulier sur les employés des secteurs privé et public ».

posté le 12 avril 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Arrestation de Babayan : un diplomate européen demande une enquête transparente

Un haut diplomate de l’Union européenne a réagi vendredi avec prudence à l’arrestation controversée d’un représentant arménien de l’opposition, Samvel Babayan, exhortant les autorités à Erevan à mener une enquête “transparente“.

Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE à Erevan, a également souligné l’importance de « prévenir la violence » en Arménie.

Babayan, qui est proche de l’alliance de l’opposition ORO, a été arrêté mercredi par le Service national de sécurité (SNS), soupçonné d’avoir introduit un système de fusées sol-air en Arménie.

Les dirigeants de l’ORO, dont l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, ont condamné son arrestation, qui selon lui est motivée politiquement et liée aux prochaines élections législatives.

“Nous pensons que tous les conflits, toutes les plaintes, devraient être réglés devant les tribunaux et devraient être réglés pacifiquement“, a déclaré Switalski, commentant l’affaire. “Pour l’Union européenne, la question de la prévention de la violence est très importante. Nous croyons que la responsabilité première de prévenir la violence et de réagir à une éventuelle perturbation de la paix publique incombe aux autorités chargées de l’application de la loi.

« Par conséquent, toutes ces procédures doivent être très transparentes », a continué Switalski. “Si l’on soupçonne que quelque chose de mal est en train d’être préparé ou en cours, nous pensons que les agences d’application de la loi doivent agir en toute transparence pour que la population, les électeurs aient la certitude qu’elle n’est pas faite à des fins politiques, pas faite pour intimider d’autres électeurs, mais que cela est fait conformément à la règle de droit. “

Ohanian a insisté jeudi sur le fait, pour lui, que l’arrestation de Babayan vise à affaiblir son bloc avant les élections du 2 avril. “Je tiens à déclarer que nous allons nous battre pour ses droits jusqu’à la fin et nous ne permettront pas que les autorités atteignent leurs objectifs en fabriquant des accusations“, a t-il averti.

Un autre dirigeant d’ORO, Raffi Hovannisian, a décrit Babayan, général de l’armée à la retraite, comme étant un prisonnier politique. “Samvel Babayan est en prison parce qu’il soutient notre alliance“, a-t-il assuré devant les journalistes.

Hovannisian a également déclaré que les élections se traduiraient par une « révolution constitutionnelle » en Arménie. Les autorités vont faire face à la “résistance“ si elles trafiquent le vote, a t-il prévenu.

Switalski semblait plus optimiste quant à la conduite des élections. “L’Union européenne travaille sur la base d’un scénario positif“, a déclaré l’envoyé de l’UE. “Nous voulons que ces élections marquent le renouveau dans les pratiques démocratiques en Arménie “.

Il a de nouveau indiqué qu’Erevan devrait s’attendre à plus d’aide de l’UE si les élections répondent aux normes démocratiques.

Plus tôt cette année, l’UE a fourni à l’Arménie plus de 7 millions de dollars de financement pour l’achat d’équipements électroniques spéciaux destinés à prévenir certaines formes de fraude électorale.

posté le 27 mars 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Arrestation de Samvel Babayan, proche de l’opposition

Samvel Babayan, ancien haut commandant militaire du Haut-Karabagh proche d’une alliance arménienne de l’opposition, et deux autres personnes ont été arrêtés hier, soupçonnés de trafic d’armes.

Le Service national de sécurité (SNS) a confirmé les arrestations quelques heures après avoir annoncé qu’il avait confisqué un système de fusées sol-air qui, dit-on, avait été introduit clandestinement en provenance de Géorgie.

Le SNS a révélé détenir “des informations crédibles“ suggérant qu’un système russe Igla a été commandé par Babayan. Les enquêteurs du SNS tentent maintenant de déterminer le but de l’acquisition et la source de financement, a précisé l’agence de sécurité dans un communiqué.

La déclaration du SNS n’a pas identifié les deux autres suspects. Les membres de la famille de Babayan ont refusé de commenter son arrestation lorsqu’ils ont été contactés par des correspondants de RFE / RL.

Babayan, 52 ans, a commandé l’armée arménienne du Karabagh de 1993 à 1999. Il était l’un des hommes les plus puissants de la République non reconnue à cette époque. Il a été arrêté en 2000 et condamné par la suite à 14 ans de prison pour avoir prétendument dirigé une tentative ratée de meurtre sur la personne du président du Karabagh.

Immédiatement après avoir été libéré en 2004, Babayan a déménagé à Erevan où il a mis en place un parti politique en 2007 qui n’a pas obtenu beaucoup de voix lors des élections parlementaires. Il a émigré en Russie en 2011 pour des raisons inconnues.

Le général, autrefois puissant, est revenu en Arménie en mai 2016, citant le risque accru de reprise de la guerre avec l’Azerbaïdjan. Depuis, il a critiqué à plusieurs reprises les gouvernements actuels de l’Arménie et du Karabagh.

Babayan a ouvertement soutenu l’alliance d’opposition ORO co-dirigée par l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et les anciens ministres des Affaires étrangères Raffi Hovannisian et Vartan Oskanian. Mais il a nié toute participation à la campagne électorale du bloc.

Ohanian a suggéré que l’arrestation de Babayan puisse être liée aux activités pré-électorales d’ORO. « Samvel Babayan est notre camarade idéologique et un soutien », a-t-il déclaré aux journalistes.

Une autre figure de l’ORO, Armen Martirosian, s’est montré plus catégorique, affirmant que l’arrestation de Babayan était motivée politiquement et « dirigée contre » le bloc d’opposition. “Puisqu’il y a une plus grande confiance du public envers nous, les autorités ont recouru à une autre action répressive et illégale“, a-t-il assuré.

posté le 23 mars 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Ouverture d’une enquête suite à des violences pré-électorales

Les autorités arméniennes ont déclaré vendredi qu’elles enquêtaient sur un conflit violent signalé à Erevan entre des militants du parti républicain (HHK) et un candidat à l’élection de l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian.

Un porte-parole de l’alliance, Vanik Elizbarian, a déclaré que le candidat, Vahan Karapetian, avait été “pris dans une embuscade“ et attaqué dans le quartier ouest d’Ajapnyak, jeudi, par un groupe d’hommes liés à son rival du HHK, Arman Sahakian. Karapetian et Sahakian sont candidat à l’élection parlementaire dans une circonscription électorale regroupant Ajapnyak et les voisinages voisins.

Sahakian, qui dirige le département du gouvernement arménien sur la gestion des biens de l’État, a déclaré que ni lui ni ses « proches » ont été impliqués dans la lutte. Il a également nié que cette agression pouvait être liée aux élections législatives du 2 avril.

Une déclaration écrite publiée par la branche locale du HHK a affirmé que Karapetian s’est montré violent avec “l’un de ses anciens associés“ près d’un bureau de campagne local du HHK. Il a blâmé l’allié de Tsaroukian pour la violence, assurant qu’il a fait des « provocations » avant sa « défaite imminente à Ajapnyak ».

Un membre de haut rang du Bloc de Tsaroukian, Vahe Enfiajian, a prétendu le contraire : “L’approbation pour le Bloc Tsaroukian est assez élevée, et avec de tels incidents et obstacles ils essaient de jeter une ombre sur les candidats représentant notre parti“.

Un porte-parole du procureur général Artur Davtian a déclaré qu’il avait chargé la police arménienne d’enquêter sur l’affrontement violent.

Cette violence à Ajapnyak a été la dernière d’une série d’incidents violents clairement liés à la campagne électorale en cours. Certains d’entre eux auraient impliqué des loyalistes de riches candidats du HHK.

Dans un autre incident, un militant de 23 ans du bloc de Tsaroukian a été poignardé et grièvement blessé dans un village près d’Erevan le 1er mars. Un haut collaborateur de Tsaroukian a déclaré que l’attaque était le travail d’hommes liés à un candidat local du HHK.

Le HHK a également été blâmé pour des violences préélectorales encore plus graves qui ont eu lieu dans un autre village le 14 mars. Trois partisans de l’opposition locale ont été attaqués et grièvement blessés. L’un d’eux a été abattu à la jambe tandis qu’un autre a frappé dans le dos. Le parti au pouvoir nie toute implication.

posté le 20 mars 2017 par Claire/armenews