Nouvelles d'Arménie
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Nalbandian


EREVAN
Signature officielle d’un nouvel accord entre l’Arménie et l’UE

L’Arménie et l’Union européenne ont officiellement paraphé hier le texte d’un nouvel accord sur l’approfondissement de leurs liens politiques et économiques.

Leurs négociations sur l’Accord de partenariat global et renforcé (CECP) ont été conclues avant la visite du président Serge Sarkissian à Bruxelles à la fin du mois dernier.

“L’accord sera une étape importante pour élargir la portée des relations bilatérales entre la République d’Arménie et l’Union européenne“, ont déclaré les deux parties dans une déclaration conjointe publiée après que leurs négociateurs aient paraphé l’accord lors d’une cérémonie à Erevan.

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a déclaré lors de la cérémonie que cet accord « ouvrirait une nouvelle page » dans les relations entre l’UE et l’Arménie.

Ce nouvel accord est censé servir de substitut moins ambitieux à l’accord d’association négocié par des fonctionnaires arméniens et européens à l’été 2013. Sarkissian avait décidé au dernier moment, en septembre 2013, de rejoindre finalement l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie (UEE).

L’autre accord, qui n’a pas encore été rendu public, contient apparemment les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’accord d’association annulé. Mais elle n’a pas de composante liée au libre échange en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

“De solides engagements en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de l’État de droit, sont à la base du nouvel accord et de la future coopération entre l’Arménie et l’UE“, peut-on lire dans une déclaration conjointe. L’accord ouvrira également la voie à une plus étroite coopération UE-Arménie dans les domaines de l’énergie, des transports et de la protection de l’environnement, ainsi qu’à de « nouvelles opportunités dans le commerce et les investissements ».

“Nos gens se considèrent comme des Européens“, a déclaré Sarkissian lors de son voyage à Bruxelles. Il a ajouté que les « valeurs partagées » sont au cœur de ce nouvel accord. Dans ce contexte, il a réaffirmé les promesses faites par son administration de veiller à ce que les prochaines élections législatives en Arménie soient conformes aux normes démocratiques.

Plus tôt cette année, l’UE a fourni à l’Arménie plus de 7 millions de dollars de financement pour l’achat d’équipements électroniques spéciaux destinés à prévenir certaines formes de fraude électorale.

posté le 22 mars 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DROITS DE L’HOMME
Erevan condamne l’arrestation du blogueur israélien en Biélorussie

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a condamné hier la décision “honteuse“ des autorités biélorusses d’arrêter et de remettre à l’Azerbaïdjan un blogueur israélien qui s’est rendu au Haut-Karabakh dans le passé.

Alexander Lapshin, qui détient également des passeports russe et ukrainien, s’est rendu au Karabagh en 2011 et 2012. Il a par la suite écrit des compte-rendus détaillés de ses voyages sur son blog en langue russe. Les autorités azerbaïdjanaises prétendent que Lapshin est entré illégalement dans les « territoires occupés de l’Azerbaïdjan » et a exhorté ses lecteurs à violer l’intégrité territoriale du pays.

Lapshin, 40 ans, a été arrêté en Biélorussie le 14 décembre. Un tribunal de Minsk a confirmé la semaine dernière la décision des procureurs biélorusses de permettre son extradition vers l’Azerbaïdjan.

“Je ne sais pas qui peut gagner quoique ce soit avec l’affaire Lapshin“, a déclaré Nalbandian lors d’une conférence de presse. “Mais je suis sûr que cela ne grandira la réputation de personne. C’est tout le contraire.

Il a continué : “C’est une honte. Dans certains cas, cette honte devient une caractéristique de l’identité de certaines personnes.“

Israël a demandé à la Biélorussie de ne pas remettre Lapshin à Bakou peu de temps après son arrestation. Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguéi Lavrov, s’est également inquiété de son sort en janvier. Et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), un chien de garde basé à New York, a exigé la libération “inconditionnelle“ du blogueur dans une déclaration du 13 janvier.

Jusqu’à présent, le gouvernement arménien a pris soin de ne pas critiquer publiquement les autorités biélorusses.

Le médiateur arménien des droits de l’homme, Arman Tatoyan, les a fermement condamnées lors d’une rencontre avec un haut responsable du Conseil de l’Europe à Strasbourg la semaine dernière. Tatoyan a qualifié l’arrestation de Lapshin de « tentative de mettre un précédent inadmissible ».

« Je ne pense pas que cela deviendra un précédent ou que cela effraiera qui que ce soit », a insisté Nalbandian. “Les gens sont allés au Karabakh et continueront à y aller.“

Le gouvernement azerbaïdjanais a officiellement interdit à plus de 600 étrangers non arméniens de visiter l’Azerbaïdjan en raison de leurs voyages publicisés au Karabakh. La liste noire comprend 180 journalistes.

L’Arménie et le Biélorussie sont tous deux membres de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC). Mais surtout, le président autoritaire de la Biélorussie, Aleksandr Lukashenko, maintient un rapport chaleureux avec son homologue azéri, Ilham Aliev. Lapshin a été arrêté environ deux semaines après la visite officielle de Loukachenko à Bakou au cours de laquelle il a reçu le plus haut prix de l’Etat azerbaïdjanais.

posté le 1er février 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Les médiateurs inquiets des tensions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan

Les médiateurs américains, russes et français ont déploré la récente “tentative d’incursion sur la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan“, mais ils n’ont pas voulu blâmer l’un des deux pays en particulier.

“Les violations du cessez-le-feu sont inacceptables et sont contraires aux engagements pris par les deux pays, qui ont la pleine responsabilité de ne pas utiliser la force“, ont expliqué les trois coprésidents lundi dans une déclaration conjointe sur l’incident du 29 décembre qui a fait trois morts du côté arménien et au moins un mort du côté azerbaïdjanais.

“Les coprésidents exhortent les dirigeants de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan à respecter strictement les accords conclus lors des sommets de Vienne et de Saint-Pétersbourg en 2016, y compris l’obligation de finaliser dans les plus brefs délais un mécanisme d’enquête de l’OSCE“, peut-on lire dans cette déclaration commune.

Le communiqué ajoute : “Nous appelons les parties à cesser les accusations mutuelles et à prendre toutes les mesures nécessaires pour stabiliser la situation sur le terrain“.

Les médiateurs ont également exhorté l’Arménie à rapatrier “sans délai“ le corps du militaire azerbaïdjanais qui serait resté étendu sur le territoire arménien après l’escarmouche.

Des responsables arméniens assurent que le fait qu’il ait été abattu à un poste frontalier arménien dans la province de Tavouch au nord prouve bien que c’est l’Arménie qui a été attaquée par les forces azerbaïdjanaises. Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a fait valoir cela lorsqu’il a réagi à la déclaration des coprésidents hier.

“Nous sommes d’accord avec eux sur le fait que les violations du cessez-le-feu sont inacceptables“, a commenté Nalbandian. “Nous convenons que les accords conclus à Vienne et à Saint-Pétersbourg, y compris sur l’introduction le plus tôt possible d’un mécanisme d’enquête sur les incidents armés, doivent être mis en œuvre sans condition“.

“Un tel mécanisme permettrait aux parties de cesser, comme les coprésidents l’ont dit, les accusations mutuelles“, ajoute-t-il. “Cependant, quand un saboteur azerbaïdjanais est neutralisé à l’intérieur des positions arméniennes, il est clair pour tout le monde, même sans ce mécanisme, que c’est lui qui a lancé l’attaque.“

Nalbandian a insisté sur le fait que la partie azerbaïdjanaise continue à s’opposer à cette mesure ainsi qu’aux autres garanties contre les violations de la trêve dans la zone de conflit du Haut-Karabagh.

Le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a nié avoir lancé une incursion dans la région montagneuse. Il a prétendu qu’une “escouade de reconnaissance“ arménienne a été embusquée par ses forces lorsqu’elle aurait essayé de traverser pour l’Azerbaïdjan.

posté le 11 janvier 2017 par Claire/armenews

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A HAMBOURG
Rencontre entre les ministres des Affaires étrangères arménien et azéri

Les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan se sont réunis à Hambourg tard jeudi pour discuter du Haut-Karabagh en présence des coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE.

Le ministère arménien des Affaires étrangères n’a donné aucun détail dans une courte déclaration sur les pourparlers tenus en marge d’une conférence ministérielle de l’OSCE.

Selon le ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, Edouard Nalbandian et les trois médiateurs ont discuté “de la poursuite du processus de négociation l’année prochaine et d’autres questions à l’ordre du jour“.

Aucune des deux parties n’a signalé d’accords concrets. Il est donc resté incertain si les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan pourraient se rencontrer bientôt.

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue français Jean-Marc Ayrault ont appelé à un sommet arménien-azerbaïdjanais dans une déclaration conjointe publiée jeudi à Hambourg. Ils ont déclaré que Serge Sarkissian et Ilham Aliev devraient également honorer les accords de confiance qu’ils ont conclus lors de leurs deux dernières réunions.

Ces accords visent à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit du Karabagh par des enquêtes internationales sur ses violations et le déploiement de plus d’observateurs de l’OSCE.

Nalbandian a fustigé l’Azerbaïdjan lorsqu’il s’est adressé au forum de l’OSCE. Il a accusé Bakou de respecter une position « maximaliste et sans compromis » et de rejeter les garanties convenues contre les violations de la trêve.

« Lorsque l’Azerbaïdjan refuse obstinément de mettre en œuvre les accords conclus à Vienne et à Saint-Pétersbourg ou ailleurs avant, il porte atteinte non seulement à ces accords, mais il nuit au processus de paix dans son ensemble », a accusé Nalbandian. Il a ajouté que les médiateurs devraient donc presser Bakou plus durement pour qu’il honore les accords.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Hikmet Hajiyev, a blâmé l’Arménie pour l’impasse lorsqu’il a commenté la déclaration conjointe de Kerry, Levrov et Ayrault vendredi. Il a affirmé qu’Erevan évitait des « négociations de fonds » sur un règlement du conflit du Karabakh.

posté le 12 décembre 2016 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan pourraient se rencontrer en Allemagne

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a indiqué jeudi 1er décembre qu’il pourrait rencontrer son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov en Allemagne la semaine prochaine, en vue de relancer le processus de paix du Haut-Karabagh.

“Je ne l’exclus pas, mais la rencontre n’a pas été confirmée à ce jour”, a-t-il déclaré à l’antenne du service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am).

MM. Nalbandian et Mammadyarov se rendront à Hamburg pour y prendre part à la conférence ministérielle anuelle des Etats-membres de l’OSCE prévue les 8-9 décembre prochains. Les médiateurs américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE devraient rencontrer les deux ministres en marge de cette conférence, et devraient notamment, comme ils l’avaient annoncé le 26 octobre dernier, évoquer avec eux l’éventualité de la tenue d’un nouveau sommet entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan “le plus tôt possible”.

Les agences de presse d’Azerbaïdjan, ont rapporté les déclarations faites le même jeudi 1er décembre par E. Mammadyarov selon lesquelles Erevan n’aurait toujours pas répondu à la proposition des médiateurs concernant « l’organisation d’une rencontre en tête à tête entre les deux ministres ». “Ils [les Arméniens] veulent esquiver la rencontre, ce qui n’aide guère le processus de paix”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Bakou.

MM. Mammadyarov et Nalbandian s’étaient accusés mutuellement lorsqu’ils avaient reçu le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni en novembre à Bakou et Erevan. E. Mammadyarov avait alors affirmé que la partie arménienne était avant tout désireuse de maintenir le statu quo actuel au Karabagh. De son côté, E.Nalbandian avait souligné les réticences persistantes de l’Azerbaïdjan à mettre en oeuvre les mesures de confiance visant à réduire les violations du cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais avaient pourtant signifié leur engagement à mettre en oeuvre de telles mesures proposées par les médiateurs lorsqu’ils s’étaient rencontrés à Vienne en mai peu après la « guerre de 4 jours » qui avait failli embraser le Karabagh et toute la région début avril.

Parmi les mesures, figurait la mise en place de procédures d’enquêtes sur les incidents armés de part et d’autre de la « ligne de contact ».

Le ministère russe des Affaires étrangères avait confirmé le mois dernier que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev était toujours opposé à de telles enquêtes à l’issue d’une autre rencontre au sommet avec son homologue arménien Serge Sarkissian organisée peu après par la Russie à Saint Petersbourg en juin.

L’un des adjoints de E. Nalbandian, le vice-ministre arménien des Affaires étrangères Shavarsh Kocharian, avait indiqué le 23 novembre que le processus de négociations resterait pour l’essentiel dans l’impasse tant que Bakou ne cèderait pas sur la question des garde-fous aux violations du régime de cessez-le-feu.

posté le 2 décembre 2016 par Gari/armenews

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ARMENIE/AZERBAIDJAN
Le processus de paix au Haut-Karabagh dans une impasse ?

Le processus de paix du Haut-Karabagh sera bloqué jusqu’à ce que l’Azerbaïdjan accepte les mesures de confiance visant à empêcher les violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit, a déclaré hier un haut responsable arménien.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont entendus sur ces mesures lorsqu’ils se sont réunis à Vienne en mai dernier, peu de temps après les pires affrontements au Karabagh depuis 1994. Il s’agissait d’accepter les enquêtes internationales sur des incidents armés, une idée avancée depuis longtemps par les médiateurs américain, russe et français.

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré la semaine dernière que le président azerbaïdjanais Ilham Aliev s’est opposé à la tenue de telles enquêtes lors d’une réunion de suivi avec son homologue arménien Serge Sarkissian, qui s’est tenue à Saint-Pétersbourg en juin.

Aliev et Sarkissian se sont encore engagés à renforcer le régime de cessez-le-feu dans une déclaration conjointe avec le président russe Vladimir Poutine qui a été publiée après cette réunion. Ils ont également laissé entendre qu’il y avait des progrès vers une résolution pacifique du conflit du Karabagh.

Selon des responsables arméniens, le processus de paix n’a pas progressé depuis le sommet de Saint-Pétersbourg en raison du refus de Bakou de se conformer aux accords de confiance.

“Il n’y a toujours pas de progrès dans le processus de négociation“, a déclaré à la presse le ministre adjoint des Affaires étrangères Shavarsh Kocharian. “En outre, à ce stade, il n’est pas possible d’attendre des progrès tant que les accords conclus à Vienne et à Saint-Pétersbourg ne seront pas mis en œuvre“.

“Il n’est pas possible de s’attendre à des progrès dans le processus de négociation tant qu’il y a une menace de guerre renouvelée et pas de confiance entre les parties, tant qu’ils tirent et organisent des provocations sur la ligne de contact“ autour de Karabagh.

Kocharian a également déclaré à cet égard qu’il n’est pas encore sûr que les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais tiennent une réunion en face à face en marge de la conférence ministérielle annuelle de l’OSCE qui se tiendra à Hambourg les 8 et 9 décembre.

Les médiateurs américain, russe et français qui co-dirigent le Groupe de Minsk de l’OSCE n’ont jusqu’à présent programmé que des entretiens séparés dans la ville allemande entre Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov. Ils ont expliqué le 26 octobre qu’ils discuteraient avec Mammadyarov et Nalbandian de la possibilité d’organiser un autre sommet arménien-azerbaïdjanais “à la première occasion“.

Les deux ministres se sont mutuellement accusés lorsqu’ils ont reçu le ministre italien des Affaires étrangères Paolo Gentiloni à Erevan et à Bakou au début du mois. Nalbandian a souligné la réticence de Bakou à accepter les garanties contre les violations de la trêve, tandis que Mammadyarov a affirmé que la partie arménienne était désireuse de préserver le statu quo du Karabagh.

posté le 24 novembre 2016 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Selon l’Arménie, l’Azerbaïdjan empêche l’avancement des négociations

L’Arménie a accusé l’Azerbaïdjan de ne pas respecter les accords sur les mesures de renforcement de la confiance prises par les deux pays du Caucase du Sud après la guerre des quatre jours au Haut-Karabagh en avril dernier.

Alors qu’il rencontrait les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk en visite à Erevan hier, le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a affirmé que Bakou “entrave la mise en place des conditions nécessaires pour faire avancer les négociations“ en ne mettant pas en oeuvre les accords conclus par les deux présidents au cours des pourparlers de médiation internationale qui ont eu lieu à Vienne et à Saint-Pétersbourg, respectivement en mai et juin.

Parmi les mesures de prévention contre la reprise des hostilités, les présidents arménien Serge Sarkissian et azerbaïdjanais Ilham Aliev auraient également accepté d’introduire des mécanismes pour enquêter sur les violations de la trêve ainsi que l’expansion du nombre de représentants de l’OSCE sur le terrain.

L’importance de la mise en œuvre des mesures de renforcement de la confiance ont également été mis en évidence lors de réunions séparées des ambassadeurs James Warlick (USA), Igor Popov (Russie) et Pierre Andrieu (France), les trois coprésidents du Groupe de Minsk, et l’ambassadeur Andrzej Kasprzyk, le représentant personnel du président en exercice de l’OSCE, à Erevan, avec le président Serge Sarkissian et le ministre de la Défense nouvellement nommé Vigen Sargsian plus tard hier.

Les médiateurs internationaux ont été à Erevan pour la troisième étape de leur tournée régionale, après s’être arrêtés dans la capitale azerbaïdjanaise (Bakou) et la capitale du Haut-Karabagh (Stepanakert).

A Bakou, le co-président américain Warlick, en particulier, a déclaré que le président Aliev a exprimé sa disponibilité pour une nouvelle rencontre avec son homologue arménien.

La semaine dernière, les forces arméniennes du Karabagh ont rapporté la première tentative d’incursion par des commandos azerbaïdjanais depuis les hostilités de quatre jours en avril, qui avaient constitué l’escalade de la violence la plus meurtrière dans la région depuis plus de deux décennies.

Dans ses rapports quotidiens, les militaire du Karabagh mentionnent aussi régulièrement l’utilisation par les forces armées azerbaïdjanaises de gros calibre mitrailleurs et des fusils à longue portée.

Lors d’une conférence de presse à Erevan plus tôt hier, l’ambassadeur Warlick a déclaré, cependant, que, dans l’ensemble, les médiateurs étaient heureux de la situation le long de la ligne de contact du Haut-Karabagh et à la frontière arméno-azerbaïdjanaise, qui est restée relativement calme depuis les affrontements au printemps dernier.

posté le 26 octobre 2016 par Claire/armenews

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HAUT-KARABAGH
Le Groupe de Minsk espère un sommet entre les présidents arménien et azéri

Les Etats-Unis, la Russie et la France sont prêts à accueillir une autre réunion entre les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, ont assuré jeudi soir des diplomates des trois nations qui tentent ensemble de résoudre le conflit du Haut-Karabagh.

Les co-présidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE n’ont pas donné de dates possibles pour un tel sommet.

Ils ont eu des entretiens séparés avec les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

“Au cours des réunions, nous avons prêté une attention particulière à la mise en œuvre des décisions prises lors des sommets récents à Vienne (mai 2016) et Saint-Pétersbourg (Juin 2016)“, ont-ils expliqué dans une déclaration commune. “En particulier, nous avons discuté d’autres mesures qui pourraient créer une atmosphère favorable pour faire avancer les négociations et pour conduire à un règlement.“

“Nous avons également échangé nos points de vues sur les propositions qui pourraient être discutés entre les parties“, peut-on lire dans la déclaration.

Les trois puissances médiatrices ont déclaré après la réunion de Vienne que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev ont convenu de mesures concrètes pour renforcer le régime fragile de cessez-le-feu dans la zone de conflit. Celles-ci incluent des enquêtes internationales de violations de la trêve là-bas.

Aliev et Sarkissian ont signalé des progrès après leur réunion de suivi à Saint-Pétersbourg organisé par le président russe Vladimir Poutine. Le président François Hollande a proposé d’organiser une autre rencontre Sarkissian-Aliev peu après.

“ Nos gouvernements sont prêts à accueillir une autre réunion des ministres des Affaires étrangères ou des présidents au moment opportun“, assurent les coprésidents du Groupe de Minsk. “Nous prévoyons de nous rendre dans la région très prochainement.“

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov se sont mutuellement accusés d’obstruction du processus de paix lors de leurs entretiens séparés avec les médiateurs la semaine dernière.

En particulier, Nalbandian a déclaré que Bakou refuse d’honorer les ententes de renforcement de la confiance. Il a répété cette critique lors d’une réunion avec la chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini, à New York jeudi.

Mogherini a également eu une réunion distincte avec Mammadyarov. Le ministre azerbaïdjanais a parlé de la “politique destructrice et provocatrice“ de l’Arménie.

posté le 26 septembre 2016 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
Le Haut-Karabagh au coeur d’un entretien téléphonique entre les MAE russe et arménien

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbanian a eu un entretien téléphonique avec son homologue russe Serguey Lavrov le 31 août pour discuter en priorité du conflit du Haut-Karabagh et de la coopération bilatérale, avant d’effectuer une tournée en Europe.

Le lendemain, jeudi 1er septembre, les ministres des affaires étrangères de l’OSCE devaient avoir une rencontre informelle à Potsdam, en Allemagne, et la question du Karabagh devait bien sûr y figurer à l’ordre du jour, comme l’a souligné le président en exercice de l’OSCE, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank Walter- Steinmeier dans une déclaration.

“Dans le monde actuel confronté à de multiples crises, l’OSCE est peut-être plus importante que jamais - dans la gestion des situations de crises en Ukraine orientale, en Transnistrie, au Haut-Karabagh et dans d’autres conflits en Europe ainsi que pour le maintien de la paix et de la sécurité”, a-t-il déclaré.

M. Steinmeier a ajouté que la rencontre allait aussi porter sur le renforcement des libertés fondamentales et des normes démocratiques ainsi que sur les moyens de faire face aux nouveaux défis, comme le terrorisme international et les conséquences des flux des migrants et des réfugiés.

Le contrôle des armes sera aussi à l’agenda a ajouté le chef de la diplomatie allemande, qui avait par ailleurs indiqué que le gouvernement allemande ne cèderait pas aux pressions de la Turquie qui souhaite qu’il se dessolidarise du vote du Bundestag reconnaissant le génocide des Arméniens de 1915.

Les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE en charge du règlement du conflit du Karabagh doivent se rencontrer par ailleurs à Moscou le 8 septembre, a indiqué la veille la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova.

“Ils devront discuter de volets importants du processus de règlement du conflit du Karabagh, une attention particulière devant être portée aux progrès de la mise en œuvre des arrangements conclus lors des sommets de Vienne et de St. Pétersbourg”, a précisé M. Zakharova.

Par ailleurs, après son entretien téléphonique avec M. Lavrov, E. Nalbandian devait se rendre à Paris, pour y rencontrer notamment le ministre français en charge des Affaires européennes, Harlem Désir.

posté le 2 septembre 2016 par Gari/armenews