Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Nalbandian


DIPLOMATIE
Le Luxembourg espère la libéralisation des visas avec l’Arménie

L’Arménie est “sur la bonne voie“ en essayant d’obtenir que l’Union européenne libéralise les visas pour ses ressortissants, a déclaré hier le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, lors d’une visite à Erevan.

“L’Arménie fait de grands efforts pour devenir un Etat de droit et protéger les droits de l’homme, et ces efforts doivent se poursuivre“, a-t-il ajouté après des entretiens avec son homologue arménien Edouard Nalbandian. “L’Arménie est en bonne voie, et si les choses continuent ainsi, le jour viendra où le régime des visas sera finalement libéralisé“.

Asselborn a pris soin de ne pas spéculer sur le moment où cela pourrait arriver. “Je ne peux pas donner de date concrète“, a t-il nuancé lors d’une conférence de presse conjointe avec Nalbandian. “Cela dépend aussi de la Commission européenne (l’organe exécutif de l’UE), qui doit trouver la bonne solution pour tous les pays concernés.“

“Vous pouvez compter sur le Luxembourg. Nous ferons tout pour faire avancer ce processus “, a précisé le ministre, qui a rencontré le président Serge Sarkissian plus tard dans la journée.

Lors de leur sommet du partenariat oriental avec l’Arménie et cinq autres anciennes républiques soviétiques qui s’est tenu à Bruxelles en novembre dernier, les dirigeants européens se sont engagés à entamer prochainement un “dialogue sur la libéralisation des visas“ avec Erevan.

Ils ont déclaré en 2015 qu’un tel processus est subordonné à la “mise en œuvre intégrale“ d’un accord UE-Arménie sur la “réadmission“ des immigrants illégaux. L’accord a été signé en avril 2013 peu après que l’UE a assoupli certaines de ses règles et procédures en matière de visas pour les Arméniens. L’Arménie a unilatéralement aboli son régime de visas pour les citoyens des États membres de l’UE à cette époque.

posté le 28 mars 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



UNION EUROPEENNE
160 millions d’euros d’aide à l’Arménie pour les trois prochaines années

L’Union européenne a annoncé mercredi qu’elle fournirait à l’Arménie environ 160 millions d’euros (197 millions de dollars) d’aide nouvelle au cours des trois prochaines années, conformément à un récent accord visant à approfondir ses relations avec Erevan. Federica Mogherini, haute-représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, et Edouard Nalbandian, ministre arménien des Affaires étrangères, ont signé à Bruxelles un document énumérant les « priorités de partenariat » des deux parties pour les années à venir.

Le bureau de F. Mogherini a indiqué que le document “guidera“ l’aide de l’UE prévue à l’Arménie, qui sera canalisée, entre autres domaines, vers l’éducation et l’innovation.

« L’Union européenne et l’Arménie sont, avec ces priorités de partenariat, en train de renforcer notre amitié et notre coopération déjà solides », a déclaré F. Mogherini lors de la cérémonie de signature qui s’est tenue après ses entretiens avec E. Nalbandian. « Avec notre nouvel accord de partenariat global et renforcé (CEPA) que nous avons signé il y a trois mois, au sommet du partenariat oriental à Bruxelles, nous renforçons notre engagement commun à produire des résultats positifs dans des domaines qui font vraiment la différence dans la vie des gens. à la fois dans l’UE et en Arménie », a-t-elle ajouté.

Selon le CEPA, le gouvernement arménien doit mener des réformes politiques et renforcer la protection des droits de l’homme. Il doit également « rapprocher » progressivement les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’UE. L’accord de 350 pages doit être ratifié par le parlement arménien, les 28 États membres de l’UE et le Parlement européen pour entrer pleinement en vigueur. Cependant, certaines de ses dispositions clés peuvent être mises en pratique juste après la ratification arménienne prévue le mois prochain.

Selon le ministère arménien des Affaires étrangères, E. Nalbandian et F. Mogherini ont discuté de « la mise en œuvre de plusieurs dispositions de l’accord après sa ratification par l’Arménie. » La déclaration de l’UE précise qu’ils ont parlé des actions concrètes du CEPA qu’Erevan s’est engagé à mener d’ici 2020 et que la « bonne gouvernance » et le « développement économique et les débouchés commerciaux » figureront parmi les principaux domaines de coopération entre l’UE et l’Arménie.

posté le 22 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE/TURQUIE
Erevan réaffirme son intention d’annuler formellement les accords arméno-turcs

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a réaffirmé hier l’intention du gouvernement arménien d’annuler formellement les accords négociés par les Etats-Unis pour normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie, invoquant les “conditions préalables sans fondement“ d’Ankara.

Les deux protocoles signés à Zurich en octobre 2009 engagent la Turquie et l’Arménie à établir des relations diplomatiques et à ouvrir leur frontière. Peu de temps après la cérémonie de signature, Ankara a précisé que le Parlement turc ne ratifierait l’accord que s’il y avait des progrès décisifs vers une résolution du conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan.

Le gouvernement arménien a rejeté cette condition préalable, arguant que les protocoles ne font aucune référence au conflit. Les États-Unis, l’Union européenne et la Russie ont également demandé à plusieurs reprises leur mise en œuvre inconditionnelle par les deux parties.

Le président Serge Sarkissian a de nouveau dénoncé la position de la Turquie lorsqu’il s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. “Vu l’absence de tout progrès vers leur mise en œuvre, l’Arménie déclarera les deux protocoles nuls et non avenus“, a-t-il prévenu. “Nous entrerons au printemps 2018 sans, comme notre expérience l’a démontré, des protocoles futiles.“

Nalbandian a fait écho à cette déclaration lors d’une visite en Grèce. “Ces documents n’ont toujours pas été ratifiés depuis que la Turquie a proposé des conditions préalables sans fondement allant à l’encontre de la lettre et de l’esprit des protocoles“, a-t-il affirmé.

“Ces documents ne peuvent pas être pris en otage pour toujours, et c’est pourquoi le président de l’Arménie a annoncé en septembre que l’Arménie déclarerait les protocoles nuls“, a expliqué M. Nalbandian dans un discours prononcé au ministère grec des Affaires étrangères.

Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à la déclaration de Sarkissian en septembre. Les gouvernements turcs successifs ont maintenu cette frontière avec l’Arménie complètement fermée depuis 1993 pour montrer leur soutien à l’Azerbaïdjan.

Sarkissian a déjà menacé en février 2010 d’abandonner les protocoles s’ils n’étaient pas ratifiés par les Turcs “dans les plus brefs délais“. Mais il a évité de le faire, disant deux mois plus tard qu’il ne voulait pas contrarier les Etats-Unis et les autres puissances mondiales.

Après avoir discuté avec le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias, Nalbandian a également décrit les relations gréco-arméniennes comme une “véritable fraternité“. “Nous avons tous deux souffert de génocides et de crimes contre l’humanité, nous avons défendu nos droits dans les moments difficiles », a-t-il dit.

Lors d’une rencontre avec Sarkissian à Athènes l’année dernière, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait également rappelé que les Arméniens et les Grecs avaient été victimes du génocide perpétré par les Turcs ottomans pendant la Première Guerre mondiale. Pour sa part, le président grec Prokopis Pavlopoulos a déclaré à son homologue arménien que “au début du XXe siècle, les deux peuples ont subi des moments tragiques pour la même raison“.

La Turquie a condamné ces déclarations. “La solidarité entre la Grèce et l’Arménie repose sur une hostilité et une calomnie conjointes dirigées contre l’identité turque“, s’est plaint un porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères en mars 2016.

Les relations tendues de la Grèce avec la Turquie, un membre de l’OTAN, ont de nouveau été mises en évidence lors de la visite officielle du président turc Recep Tayyip Erdogan à Athènes la semaine dernière.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le ministre des Affaires étrangères iranien en visite en Arménie

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a rencontré le président Serge Sarkissian et d’autres représentants arméniens hier lors d’une visite à Erevan, qui semblait se concentrer sur les efforts en cours pour élargir les liens économiques arméno-iraniens.

Il est arrivé dans la capitale arménienne avec un groupe important d’hommes d’affaires iraniens qui ont organisé une conférence d’une journée avec des entrepreneurs d’Arménie. Zarif et son homologue Edouard Nalbandian ont ouvert le forum avant de s’entretenir tous les deux.

“Il existe de très bonnes opportunités pour développer les relations économiques entre les deux pays“, a commenté M. Zarif lors d’une conférence de presse conjointe avec Nalbandian.

“L’énergie et le transport de marchandises sont des domaines très importants de notre coopération avec l’Arménie“, a-t-il ajouté. “Nous attachons également de l’importance à notre coopération en matière de science et de technologie.“

Nalbandian a affirmé, pour sa part, qu’ils ont discuté des moyens d’accroître le commerce bilatéral et des préparatifs pour la réunion du mois prochain à Erevan d’une commission intergouvernementale arméno-iranienne sur la coopération économique. Dans ce contexte, il a souligné l’importance d’un accord de libre-échange planifié entre l’Iran et l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie, qui est fortement soutenu par l’Arménie.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien s’est maintenu à un niveau relativement modeste de 197,4 millions de dollars au cours des neuf premiers mois de l’année. Il était en hausse de 10% par rapport à la même période en 2016.

Zarif aurait confié à Sarkissian plus tard dans la journée que l’échelle actuelle des relations d’affaires arméno-iraniennes « ne correspond pas au niveau élevé des relations politiques entre les deux nations amies ». Les deux hommes ont convenu de la nécessité de « renforcer les liens économiques et développer une coopération mutuellement bénéfique dans divers domaines “, a rapporté le bureau de presse présidentiel arménien. Il a précisé que Zarif a qualifié l’Arménie de “très bon voisin“ de l’Iran.

Les questions économiques ont dominé la réunion séparée de Zarif avec le Premier ministre Karen Karapetian. Ils ont parlé, entre autres, du lancement prochain d’une zone économique libre dans le district de Meghri, au sud-est de l’Arménie, à la frontière avec l’Iran. Selon une déclaration du gouvernement arménien, ils ont convenu que cette zone pour les entreprises manufacturières pourrait donner un coup de pouce majeur aux relations d’affaires arméno-iraniennes.

La déclaration ajoute que les projets énergétiques arméno-iraniens étaient également à l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian avec le chef de la diplomatie iranienne.

Karapetian a rencontré le président iranien Hassan Rohani, le premier vice-président Eshaq Jahangiri, le ministre du Pétrole Bijan Zanganeh et le ministre de l’Energie Sattar Mahmoudi lors de sa visite officielle à Téhéran en octobre. Il aurait discuté de la possibilité d’un accord trilatéral qui permettrait à l’Arménie d’importer du gaz naturel bon marché en provenance du Turkménistan via l’Iran. Aucun accord concret à cet effet n’a été annoncé jusqu’à présent. Le Premier ministre arménien a qualifié son voyage en Iran de “très prometteur“.

posté le 29 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



PARTENARIAT ELARGI ET RENFORCE
L’UE et l’Arménie ont signé un accord historique

L’Union européenne et l’Arménie ont signé un accord visant à approfondir sensiblement leurs relations lors d’une cérémonie qui s’est tenue vendredi à Bruxelles en marge du sommet du partenariat oriental.

La représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, ont signé le document intitulé « Accord de partenariat élargi et renforcé ».

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du président du Conseil européen, Donald Tusk, et du président arménien Serge Sarkissian.

Dans ses remarques après la signature du document, Mogherini a déclaré que l’Accord de partenariat élargi et renforcé “est basée sur notre engagement commun en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la primauté du droit“.

“Cet accord est le premier de ce type conclu avec un pays qui est également membre de l’Union économique eurasienne. Il sera désormais très important de le mettre en œuvre “, a réagi la chef de la politique étrangère de l’UE.

Nalbandian, pour sa part, a qualifié le “document ambitieux“ d’“entreprise commune qui ouvre un nouveau chapitre dans les relations bilatérales entre la République d’Arménie et l’Union européenne“.

“L’accord établit une base juridique solide pour renforcer le dialogue politique, élargir la portée de la coopération économique et sectorielle, créer un cadre pour de nouvelles opportunités commerciales et d’investissements et une mobilité accrue au profit de nos citoyens“, a déclaré le diplomate arménien.

Selon Nalbandian, “il est important que l’Accord réaffirme l’engagement déclaré de l’Union européenne à soutenir les efforts et les approches des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE pour le règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh sur la base des normes et des principes du droit international, en particulier le non-recours à la force ou à la menace de la force, l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples et l’intégrité territoriale. “

“L’Arménie est déterminée à développer et renforcer une coopération globale avec l’UE dans tous les domaines d’intérêt mutuel sur la base de cet accord“, a souligné M. Nalbandian.

La cérémonie est devenue l’un des points focaux du sommet du partenariat oriental de l’UE qui a réuni les dirigeants de six pays d’Europe de l’Est et du Caucase du Sud dans la capitale belge le 24 novembre.

Depuis le lancement du programme du Partenariat oriental en 2009, la Russie le considère comme une menace potentielle pour ses intérêts géopolitiques sur le territoire post-soviétique.

Dans le cas de l’Arménie, des responsables d’Erevan et de Bruxelles ont déclaré à plusieurs reprises que l’accord ne contredit pas les relations d’Erevan avec Moscou ni l’adhésion de la nation du Sud-Caucase à l’Union économique eurasienne, un bloc commercial dirigé par la Russie.

La pression exercée par la Russie sur Erevan aurait largement saboté un accord d’association plus ambitieux que l’Arménie et l’UE avaient presque finalisé en 2013. Le président Sarkissian a refusé cet accord au dernier moment, préférant rejoindre l’union douanière dirigée par la Russie.

S’adressant au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) avant le sommet, le président Sarkissian a de nouveau nié toute pression russe dans les négociations entre l’Arménie et l’UE.

L’ambassadeur de Russie en Arménie, Ivan Volynkin, a déclaré quant à lui à l’agence de presse Arminfo que “l’Arménie est une nation souveraine“ et “a le droit de participer à tous les pactes et associations qui ne violent pas ses engagements“.

Pendant ce temps, la chancelière allemande Angela Merkel, qui a également assisté au sommet à Bruxelles, a reconnu le “rôle central“ de la Russie pour des pays comme l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Contrairement à l’accord d’association qu’Erevan a négocié mais n’a pas signé avec Bruxelles il y a quatre ans, l’Accord de partenariat élargi et renforcé ne fait pas de l’Arménie une « zone de libre-échange profonde et complète » avec l’UE. Néanmoins, le document de 350 pages engage Erevan à « rapprocher » les lois et règlements économiques arméniens de ceux de l’Union européenne.

posté le 27 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



UE/ARMENIE
Expansion du réseau de transport et de la zone d’aviation commune

L’Union européenne et l’Arménie ont signé deux documents distincts concernant l’expansion du réseau de transport transeuropéen et la zone d’aviation commune lors des cérémonies qui ont suivi la signature d’un accord de partenariat global et renforcé vendredi à Bruxelles.

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian et la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, ont signé un protocole d’accord de haut niveau sur l’extension du réseau transeuropéen de transport pour la République d’Arménie.

“Le document vise à accroître l’efficacité de la communication sur les transports entre l’UE et les pays du partenariat oriental, identifier les priorités communes en matière d’infrastructures et développer les réseaux de transport“, a déclaré le service de presse du ministère arménien des Affaires étrangères.

Par ailleurs, la vice-ministre des Affaires étrangères de l’Arménie, Karen Nazarian, et le négociateur de la direction générale de la Commission européenne pour la mobilité et les transports, Klaus Geil, ont paraphé un accord sur l’espace aérien commun.

Selon le site Internet du ministère arménien des Affaires étrangères, l’accord prévoit également la possibilité pour l’Arménie d’adhérer à la zone unique de l’aviation de l’UE et envisage l’introduction d’une expérience européenne avancée dans la sphère aéronautique de l’Arménie.

posté le 27 novembre 2017 par Claire/armenews


CONFLIT DU HAUT-KARABAGH
Malgré la position azérie peu constructive, l’Arménie veut poursuivre les négociations

Malgré la position peu constructive de l’Azerbaïdjan, les négociations sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh devraient se poursuivre, a annoncé le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Sergei Lavrov à Erevan.

“L’Arménie est disposée à continuer avec les coprésidents du Groupe de Minsk, de manière constructive, des réunions au niveau des ministres des Affaires étrangères et des présidents“, a précisé M. Nalbandian après des entretiens avec M. Lavrov dans la capitale arménienne. “Nous n’avons jamais refusé de nous rencontrer au niveau des ministres ou des présidents“, a-t-il ajouté.

M. Lavrov est arrivé lundi à Erevan pour s’entretenir avec M. Nalbandian et le président arménien Serge Sarkissian sur les relations bilatérales et le conflit du Haut-Karabagh. Le diplomate russe a visité Bakou les 19 et 20 novembre, où il a également discuté du règlement du conflit avec les dirigeants azerbaïdjanais.

S’exprimant à Erevan, Lavrov a réitéré l’idée que tous les éléments du règlement sont sur la table.

“Il y a tous les éléments pour une résolution de ce problème. Ces éléments sont résumés dans de nombreux documents qui, depuis 2007, 2009 et 2011, ont été déposés auprès du secrétaire général de l’OSCE. Ainsi, ils sont fixés en tant que propositions des coprésidents, ils sont toujours sur la table et la seule chose que je voudrais souligner, comme je l’ai fait à Bakou, est que ces éléments ont été formés en un seul paquet et il est très difficile de ne prendre qu’un, deux ou trois d’entre eux et dire : passons un accord basé que sur eux. Parce que, dans ce cas, des éléments d’équilibre seraient exclus et il n’y aura pas le résultat que nous attendons tous “, a expliqué Lavrov.

Selon le ministre russe des Affaires étrangères, il est important que les présidents arménien et azerbaïdjanais se prononcent positivement à la suite de leur réunion du mois dernier à Genève, organisée par le groupe de Minsk de l’OSCE que la Russie préside conjointement avec les Etats-Unis et la France. “Il est très important que cette attitude positive nous aide à aller de l’avant. Les coprésidents sont engagés dans cela. Nous, avec Washington et Paris, analyserons où nous sommes parvenus, nous essaierons de faire des efforts actifs pour parvenir à un règlement“, a affirmé M. Lavrov.

“Je ne serai pas trop optimiste, c’est une tâche difficile, et toute l’expérience de nos négociations vient prouver qu’ils ne finiront pas rapidement“, a conclu le diplomate russe.

Plus tard dans la journée d’hier, Lavrov a été reçu par le président arménien Serge Sarkissian.

Selon le service de presse du président arménien, la réunion s’est concentrée sur les relations bilatérales que Sarkissian a décrites comme “authentiquement alliées“.

M. Lavrov a également salué le niveau actuel des relations russo-arméniennes et a informé M. Sarkissian de ses entretiens avec le ministre arménien des Affaires étrangères, M. Nalbandian, au cours desquels, a t-il dit, ils “ont revu toutes les orientations de notre alliance et partenariat stratégique“.

posté le 22 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



REGLEMENT DU CONFLIT DU KARABAGH
Nalbandian parle des différences d’approche entre l’UE et l’Azerbaïdjan

Le ministre arménien des Affaires étrangères Edouard Nalbandian pense qu’il est plus approprié de parler des différences entre les approches de l’Azerbaïdjan et de l’Union européenne, plutôt que de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie, en ce qui concerne le règlement du conflit du Nagorno-Karabakh.

S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe à Erevan avec son homologue brésilien vendredi, M. Nalbandian a également commenté les rapports suggérant que les ambassadeurs des 28 pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord sur le texte de la déclaration du 24 novembre, à part un paragraphe, qui a trait aux conflits régionaux, et sur lequel l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont proposé un langage contradictoire.

“En ce qui concerne la déclaration, des négociations sont en cours et, jusqu’à l’achèvement de ces négociations, il est trop tôt pour en parler. Nous avons encore quelques jours à venir, voyons ce qui se passe“, a déclaré le haut diplomate arménien.

Dans le même temps, Nalbandian a insisté sur le fait que l’approche de l’Azerbaïdjan diffère de celle de l’UE autant qu’elle diffère de celle de l’Arménie.

“Ici, nous devrions plutôt parler des différences d’approche du règlement du conflit du Haut-Karabagh entre l’Azerbaïdjan et l’UE, l’Azerbaïdjan et la communauté internationale plutôt que l’Azerbaïdjan et l’Arménie“, a-t-il expliqué.

“ Cette différence est apparue à plusieurs reprises, y compris lors des précédents sommets ... La position de l’UE sur le règlement du conflit du Haut-Karabagh a toujours été la même - à l’appui des efforts et des approches des pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE. Ce n’est pas une position situationnelle, mais c’est une approche bien réfléchie et consciente qui ne nuit pas au règlement du conflit du Haut-Karabagh, mais qui contribue aux efforts et aux approches des pays coprésidents et promeut une approche uniquement pacifique à la résolution du conflit. L’UE n’a jamais changé cette position. “

M. Nalbandian s’est entretenu la semaine dernière avec les coprésidents américain, russe et français du groupe de Minsk après son voyage à Moscou. Il aurait convenu d’une rencontre avec son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, en marge d’une réunion ministérielle de l’OSCE à Vienne, en Autriche, le mois prochain.

En vue de sa rencontre séparée avec les médiateurs le 16 novembre, Mammadyarov a souligné que lors des négociations avec Erevan, Bakou exige des « résultats concrets » et ne veut pas que « des négociations soient organisées juste pour dire qu’il y a eu des négociations ».

Nalbandian, à cet égard, a rappelé à son homologue azerbaïdjanais que « les pays coprésidents au plus haut niveau ont exhorté les parties à s’abstenir d’approches destructrices si elles veulent le règlement du conflit ».

“Les coprésidents ont exhorté les parties à réaffirmer leur engagement en faveur du règlement pacifique du conflit. L’Azerbaïdjan a-t-il fait cela ? Les coprésidents les ont exhorté à réaffirmer leur attachement aux trois principes bien connus du droit international : le non-recours à la force ou à la menace de la force, le droit des nations à l’autodétermination et l’intégrité territoriale. L’Azerbaïdjan a-t-il fait cela ? Les coprésidents réclament le respect inconditionnel et la mise en œuvre d’accords trilatéraux de cessez-le-feu à durée indéterminée. L’Azerbaïdjan fait-il cela ? Les coprésidents exhortent les parties à respecter les accords conclus précédemment. L’Azerbaïdjan fait-il cela ? », a accusé le ministre arménien des Affaires étrangères, Nalbandian.

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 20 novembre 2017 par Claire/armenews


HAUT-KARABAGH
Rencontre entre Edouard Nalbandian et les médiateurs de l’OSCE

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a discuté d’une éventuelle rencontre avec son homologue azerbaïdjanais, Elmar Mammadyarov, lors d’une rencontre hier avec des médiateurs internationaux pour faire avancer les efforts de paix dans le règlement du conflit du Haut-Karabagh.

La rencontre entre Nalbandian et les coprésidents du Groupe de Minsk de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le Russe Igor Popov, le Français Stéphane Visconti et l’Américain Andrew Schofer, a eu lieu à Moscou.

Selon un communique du ministère des Affaires étrangères d’Arménie, Andrzej Kasprzyk, représentant personnel du président en exercice de l’OSCE, a également participé à la réunion.

Au cours de celle-ci, les parties ont échangé leurs points de vue sur les mesures nécessaires pour créer les conditions propices à l’avancement du processus de règlement exclusivement pacifique du conflit du Haut-Karabagh. Les interlocuteurs ont discuté des mesures visant à mettre en œuvre les accords conclus lors des sommets à Vienne, à Saint-Pétersbourg et à Genève, précise le communiqué.

“La possibilité d’organiser une réunion entre les ministres des Affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan a été discutée“, révèle-t-il.

Le ministre adjoint des Affaires étrangères de l’Arménie, Shavarsh Kocharian, a déclaré au début de ce mois-ci que les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan envisageaient d’entamer de nouveaux pourparlers sur le conflit du Haut-Karabagh.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit lors de leur rencontre à Genève le 16 octobre. Les médiateurs américain, russe et français ont annoncé la tenue de “séances de travail“ avec le ministre des Affaires étrangères Nalbandian et son homologue azerbaïdjanais Mammadyarov.

Mammadyarov a déclaré à la fin du mois dernier qu’il pourrait rencontrer Nalbandian à Moscou le 16 novembre. Le ministre azerbaïdjanais devrait rencontrer les médiateurs ce jour-là. Nalbandian accompagnera le président Sarkissian lors d’un voyage dans la capitale russe, qui débutera le 15 novembre.

Par ailleurs, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra prochainement en Arménie, puis en Azerbaïdjan, a rapporté l’agence de presse russe TASS.

“Au début de la semaine prochaine, des visites à Erevan et à Bakou sont prévues. Elles sont liés au 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques russo-arméniennes et russo-azerbaïdjanaises. Les questions de relations bilatérales sont à l’ordre du jour, nous avons de riches relations avec ces deux pays “, a commenté M. Lavrov.

Selon lui, les questions internationales seront discutées lors des réunions.

En attendant, avant la tournée régionale de Lavrov, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a réitéré la position de son pays sur le règlement du Haut-Karabagh. S’exprimant lors d’une réunion consacrée au 25e anniversaire de la fondation du nouveau parti d’Azerbaïdjan au pouvoir, Aliev a de nouveau déclaré que le conflit du Haut-Karabagh doit être réglé “dans le cadre du principe de l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan“.

“Il n’y a pas d’autre moyen. Nous ne permettrons jamais la création d’un second Etat arménien sur notre territoire historique “, a affirmé le dirigeant azerbaïdjanais. Il a en outre affirmé que l’Azerbaïdjan restaurera à tout prix son intégrité territoriale. Selon Aliev, l’Azerbaïdjan renforcera constamment ses forces armées.

“D’après les estimations internationales, notre armée est l’une des armées les plus puissantes au monde. L’armée recevra autant de moyens et d’équipements que nécessaire, sans restriction “, a prévenu Aliev.

posté le 15 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200