Nouvelles d'Arménie
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1 - La Une


ARMENIE
L’incendie des forêts en grande partie maîtrisé

Aidés par un avion bombardier russe, les pompiers arméniens ont quasiment maîtrisé l’ensemble de l’incendie de forêt de grande ampleur qui ravageait la réserve naturelle au sud-est d’Erevan depuis la fin de semaine dernière.

Le bombardier Ilyushin-72, qui a rejoint les efforts de lutte contre les incendies mardi, a transporté cinq autres vols d’un aérodrome d’Erevan vers la réserve forestière de Khosrov tout au long de la journée d’hier, déposant 200 tonnes d’eau supplémentaires sur la zone montagneuse.

Le ministère arménien des Situations d’urgence a déclaré que ce bombardier envoyé par le gouvernement russe “a créé des zones de sécurité et un environnement humide afin d’éviter une éruption répétée d’autres incendies“. Les flammes ont été contenues dans la journée de mardi, et ont été presque totalement éteintes hier, selon les déclarations du ministère.

“Le feu est contenu et sous contrôle“, a assuré le ministre des Situations d’urgence, Davit Tonoyan.

Tonoyan a déclaré que les pompiers et d’autres travailleurs des services d’urgence sont engagés dans des « travaux d’extinction » visant à prévenir de nouvelles éclosions. Ils ont été rejoints par plus d’une centaine d’hommes de l’armée arménienne.

Les prévisions de fortes pluies devraient donner une nouvelle impulsion aux efforts en cours dans la réserve de Khosrov. Selon Tonoyan, l’avion russe volera de nouveau sur la région ce jeudi matin, avant que les autorités d’Erevan ne déterminent si cela est encore nécessaire.

Le feu a éclaté samedi et s’est répandu rapidement en raison des températures élevées et des vents violents. Selon les estimations préliminaires du gouvernement, il a brûlé environ 400 hectares de bois dans les quatre jours qui ont suivi.

La réserve de Khosrov occupe environ 25 000 hectares de terres, dont 9 000 sont couverts de forêts.

Un autre incendie de forêt majeur a éclaté près d’un village dans la province de Vayots Dzor, au sud-est, le 10 août et aurait été ravagé 650 hectares de terres partiellement couverts d’arbres. Les autorités ont mis quatre jours pour l’éteindre.

Certains ont blâmé le Service de secours et d’autres divisions du ministère de Tonoyan pour l’ampleur des dégâts, expliquant que les autorités ne s’étaient pas assez préparé à une telle catastrophe. Les responsables du ministère ont rejeté la critique. Ils ont fait valoir que, sur un tel terrain montagneux, il est pratiquement impossible pour les pompiers de faire leur travail.

Le ministère de la protection de l’environnement, qui supervise les forêts et les réserves naturelles du pays, est également critiqué. Le ministre Artsvik Minasian a rejeté hier l’idée que son bureau n’a pas pris les précautions nécessaires malgré des semaines de temps exceptionnellement chaud.

“Il y a des informations stupides qui circulent“, a-t-il commenté. “En particulier, on prétend que des zones protégées ont été surveillées seulement après l’éruption de ces incendies. Ce n’est pas le cas.“

Minasian a cité des avertissements d’incendie qu’il a émis aux responsables forestiers le 17 juillet. “Toutes nos installations ont été mises en alerte“, a-t-il assuré.

Les autorités chargées de l’application de la loi soupçonnent que les deux incendies de forêt ont été causés par une négligence humaine. Ils ont lancé des enquêtes mais n’ont pas encore trouvé la cause exacte.

posté le 17 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



RESERVE DE KHOSROV
La Russie aide l’Arménie pour éteindre les incendies de forêt

Un avion bombardier russe a lancé hier plus de 200 tonnes d’eau sur une réserve naturelle en Arménie. Le pays est en proie à l’un des plus graves incendies de forêt qu’il a connu ces dernières années.

Le gouvernement russe a expédié l’avion Ilyushin-72 à la demande des autorités arméniennes qui luttent pour contenir le feu qui a éclaté dans la réserve d’État de Khosrov samedi.

L’avion spécial capable de transporter 42 tonnes d’eau à la fois a effectué six vols depuis une base aérienne d’Erevan jusqu’à la région montagneuse au sud-est de la capitale arménienne tout au long de la journée. Le ministère arménien des Situations d’urgence a déclaré que l’eau avait un impact “considérable“ sur les efforts continus pour contenir le feu. Il a précisé que l’opération aérienne de lutte contre l’incendie reprendrait ce mercredi matin.

Alors que l’avion russe survolait les arbres, les dizaines de pompiers arméniens, la centaine de soldats de l’armée et 55 travailleurs forestiers ont attendu pour reprendre ensuite leurs efforts de lutte contre les incendies.

“Personne n’est autorisé à entrer dans la réserve jusqu’à ce que l’avion termine son travail“, a expliqué Mushegh Ghazarian, chef du Service national de secours. Il a cité des raisons de sécurité.

Ghazarian a coordonné l’opération au sol et a communiqué avec le ministre des Situations d’urgence Davit Tonoyan par l’intermédiaire d’une radio en présence de journalistes. “La fumée noire est devenue blanche“, a-t-il décrit à Tonoyan lorsqu’il a été interrogé sur les premiers résultats des vols Ilyushin-72. “M. le ministre, s’ils continuent ainsi, nous terminerons le travail. “

Plus tôt dans la journée, le président Serge Sarkissian a tenu une réunion d’urgence avec Tonoyan et d’autres responsables impliqués dans l’effort pour canaliser l’incendie. “Je tiens à remercier les gens et les structures qui combattent le feu“, a t-il dit lors de la réunion. “Et je formule des remerciements particuliers à nos partenaires russes qui ont rapidement répondu à notre demande et participent activement à ce travail important“.

La réserve de Khosrov englobe environ 25 000 hectares de terres, dont 9 000 sont couverts de forêts initialement plantées par un roi arménien au 4e siècle, Khosrov III. Les responsables ont déploré hier le fait que l’incendie a déjà détruit environ 400 hectares de forêts.

Certains groupes de protection de l’environnement ont accusé le service de sauvetage et d’autres divisions du ministère de Tonoyan pour l’ampleur du dommage, soulignant que les autorités n’étaient pas préparées à faire face à une telle catastrophe. Les responsables du ministère rejettent la critique. Ils font valoir que, sur ce terrain montagneux il leur est pratiquement impossible de déployer des pompiers près des flammes.

La réserve de Khosrov est également un sanctuaire majeur d’animaux sauvages. Ghazarian a insisté sur le fait que les ours bruns, les sangliers, les renards, les vautours et les centaines d’autres espèces qui habitent la région ne sont pas en danger.

« Les animaux sont plus intelligents que nous », a lâché le chef du service de secours aux journalistes. “Ils ont quitté la zone de combustion depuis bien longtemps. Nous devons juste sauver les arbres. “

posté le 16 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Les soldats du feu luttent pour sauver la réserve de Khosrov

Depuis le printemps, particulièrement chaud, plusieurs pays d’Europe luttent contre des feux de forêts dévastateurs. La péninsule ibérique, et plus particulièrement le Portugal, ont été les premiers touchés par ces incendies causés essentiellement par la sécheresse persistante due à la vague de chaleur exceptionnelle qui s’est abattue sur l’Europe méridionale, de la pointe occidentale de l’Espagne à l’Ouest des Balkans, plus particulièrement la Croatie, en passant par le sud de la France, la Corse et l’Italie.

Située à l’extrémité orientale de l’Europe, l’Arménie ne devait pas être concernée par ce phénomène météorologique, mais elle n’a pas été épargnée par des feux de forêts particulièrement dévastateurs, qui mobilisent une armée de soldats du feu. Pourtant habituée à des étés torrides, l’Arménie a été prise de court par les incendies qui se sont déclarés, le 12 août, dans un site classé et protégé, la Réserve de Khosrov, au cœur du pays. C’est un site majeur du patrimoine naturel et culturel de l’Arménie qui risque de partir en fumée, et l’Etat a mobilisé de gros moyens, et sollicité l’aide de pays amis, dont la Russie, pour venir à bout de sinistres qui menacent cet écosystème très fragile. Située sur les flancs sud des Mont Kegham qui bordent la rive occidentale du lac Sevan, la Réserve de Khosrov n’est certes pas la forêt la plus luxuriante de l’Arménie, qui s’emploie d’ailleurs à étoffer une couverture forestière qui avait été abîmée par des décennies d’incurie soviétique et plus récemment, au début des années 1990, par les coupes sauvages opérées par la population en raison de pénuries drastiques d’électricité.

La Réserve de Khosrov, qui doit son nom au roi arménien qui y avait aménagé sa réserve de chasse au 4e siècle, avait toutefois survécu à ces avanies, les autorités veillant à y développer un tourisme respectueux de la nature et des monuments qu’elle recèle, comme le très visité monastère de Keghart, qui en ouvre l’accès, et plusieurs forteresses médiévales plus ou moins bien conservées. Les autorités ont aussi veillé à respecter un écosystème fragile, et même à lui redonner son cachet d’origine, en réintroduisant des espèces endémiques de la faune et de la flore.

Si elles ne sont pas particulièrement touffues, les forêts de Khosrov comportent des essences rares et propres à cette région ; des essences adaptées certes aux climats chauds, mais le feu a néanmoins trop bien pris sur les versants arides des montagnes, cette végétation sèche brûlant comme un feu de paille contre lequel les soldats du feu arméniens semblaient démunis. Devant l’ampleur du sinistre, déjà présenté comme une catastrophe nationale, les autorités d’Arménie ont fait appel à la Russie, qui a envoyé le lundi 14 août un grand avion de type canadair, qui vient donc épauler la petite flotte d’hélicoptères ou avions arméniens qui s’emploient depuis le samedi 12 août, à combattre les flammes qui ravagent cette forêt située à une quarantaine de km au sud-est de Erevan.

En 3 jours, le feu alimenté par un temps particulièrement chaud et sec aurait dévoré plus de 200 hectares de terres forestières, menaçant de se propager à l’ensemble de la Réserve de Khosrov, qui s’étend sur 9 000 hectares. Les dizaines de pompiers mobilisés aussitôt par le ministère arménien des situations d’urgence pour combattre l’incendie ont été épaulés lundi 14 août par quelque 200 soldats de l’armée arménienne, ainsi que par des forces de police, aidés par des centaines d’habitants des villages voisins et de volontaires venus d’autres régions du pays. Ils luttent toujours contre les flammes, qu’ils ont d’autant plus de mal à arrêter que le terrain montagneux ne permet pas l’accès de véhicules motorisés.

Pour combattre le sinistre depuis les airs, le soutien du canadair russe est d’autant plus utile que les autorités arméniennes, insuffisamment équipées, avaient engagé dans l’opération un hélicoptère de l’armée, dont les barils d’eau versés sur les forêts en flamme semblaient bien dérisoires. Le ministre des situations d’urgence, Davit Tonoyan avait appelé son homologue russe Vladimir Puchkov pour lui demander une aide pressante ; le ministre russe lui a répondu par l’envoi de cet avion spécialement conçu pour lutter contre les feux de forêts. Le service de presse du ministère précise que cet appareil de type Ilyushin-72 peut emporter quelque 42 tonnes d’eau et traiter ainsi jusqu’à 5 hectares de terre en une seule mission. Le communiqué du ministère ajoutait que l’avion n’attendait que son approvisionnement en eau dans ses soutes pour prendre son envol et lutter contre les flammes.

Le canadair russe est arrivé sur la base aérienne de Erebuni à Erevan dans la soirée du 14 août. Pour les pompiers et les sauveteurs arméniens, il représente le seul espoir de venir à bout de cet incendie, sans précédent de l’avis de tous. L’ampleur inédite du sinistre alimente les suspicions quant à ses causes, officiellement imputées aux conditions climatiques. Les autorités arméniennes sont tentées d’affirmer qu’il pourrait avoir été causé par la négligence humaine, même si la piste criminelle n’a pas été évoquée. Le Comité d’Investigation a lancé une enquête pour en déterminer l’origine, tandis que certaines associations engagées dans la défense de l’environnement sont promptes à accuser les mêmes autorités d’être à l’origine de ces négligences. Un autre violent incendie s’était déclaré quelques jours avant un peu plus au sud, dans la province du Vayots Dzor. Quelque 650 hectares de terres là encore forestières ont été touchées. M.Tonoyan avait déclaré le lundi 14 août que le sinistre avait été maîtrisé par les pompiers et policiers mobilisés.

posté le 15 août 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie 


EREVAN
La municipalité veut un nouveau système de transport en 2018

L’administration municipale d’Erevan a annoncé vendredi qu’elle envisageait de remplacer des centaines de vieux minibus par des bus modernes l’année prochaine dans le cadre d’une révision radicale du système de transport public obsolète de la ville.

Depuis le milieu des années 1990, le système des bus est dominé par des véhicules appartenant à des entreprises privées, dont beaucoup sont la propriété de proches de membres du gouvernement, voire même de membres du gouvernement en personne. Peu d’entre eux ont investi pour remplacer les véhicules vieillissants au cours de la dernière décennie.

Une société de conseil européenne a été engagée par la municipalité d’Erevan fin 2016 pour examiner le réseau en difficulté et proposer des recommandations détaillées sur la façon de le réorganiser. Le maire Taron Markarian a mentionné qu’il allait « faire le tri dans les transports municipaux » lors de la campagne pour sa réélection en avril dernier.

Le vice-maire, Vahe Nikoyan, a déclaré que le nouveau réseau centralisé et « optimal » sera mis en place d’ici la fin 2018. Il a ajouté qu’il ne sera constitué que de bus publics de taille moyenne et grande.

“Une chose est claire : nous savons ce que nous ne voulons pas avoir dans le nouveau système de transport“, a détaillé Nikoyan lors d’une conférence de presse. “Nous ne voulons pas que les propriétaires de minibus et les minibus Gazel, surpeuplés fabriqués en Russie, forcent les passagers à s’entasser. Nous ne voulons pas non plus que les citoyens attendent aux arrêts de bus trop longtemps. “

Nikoyan a expliqué que le changement tant attendu nécessiterait jusqu’à 100 millions de dollars d’investissements, soit une somme équivalant à près de 57 % de l’ensemble du budget municipal prévu pour cette année. D’après lui, les autorités municipales espèrent attirer un « investisseur étranger » qui exploiterait le nouveau réseau et aider financièrement.

“Il est possible qu’il n’y ait aucun investisseur dans le système de transport“, a nuancé le vice-maire. “Dans ce cas, nous devrons effectuer ces investissements. Nous avons déjà tenu des négociations sur le problème avec les organisations financières internationales. “

L’une d’entre elles, la Banque européenne d’investissement, qui est le groupe de prêt à but non lucratif de l’Union européenne, s’est déjà déclaré disposé à accorder un prêt majeur à Erevan pour engager cette réforme, a révélé Nikoyan.

Le fonctionnaire a également insisté sur le fait que les autorités feront de leur mieux pour que la réforme n’entraîne pas des frais de transport plus élevés. « En optimisant le réseau, nous nous attendons à avoir besoin de moins de véhicules, ce qui compensera en partie le coût de la réforme », a-t-il précisé.

L’administration de Markarian a suscité des protestations en 2013 lorsqu’elle a augmenté les frais de transport d’au moins 50 %, en justifiant cette hausse par les pertes croissantes subies par les opérateurs de minibus. Markarian a fait marche arrière au milieu d’une manifestation sans précédent de désobéissance civile menée par de jeunes militants.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews

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THEMES ABORDES : Arménie  Erevan  Image 450  Markarian  Transports 


ECONOMIE
Attaque à l’acide contre une entreprise qui importe des bananes

Un homme d’affaires qui a aidé à mettre fin à un monopole de longue date sur les importations de bananes en Arménie a rapporté jeudi qu’une attaque à l’acide avait eu lieu sur ses entrepôts à Erevan.

Vahram Mirakian a déclaré que tôt le matin, quelqu’un avait versé de l’acide sur les compresseurs des réfrigérateurs des entrepôts où les bananes importées par son entreprise sont stockées. “Si les réfrigérateurs avaient cessé de travailler la nuit, 20 tonnes de produits auraient péri en une heure“, a-t-il déclaré au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

L’entrepreneur de 33 ans a déclaré qu’il a alerté la police arménienne et qu’il vérifiera les dégâts après que les policiers aient inspecté la scène. Mirakian a également déclaré que l’attaque n’a pas endommagé d’autres équipements et qu’aucune banane n’avait été volée. “Je peux donc présumer que l’objectif était bien de s’en prendre à nos importations », a-t-il ajouté sans donner de noms.

Les importations de bananes en Arménie ont été pendant de nombreuses années monopolisées par la société du groupe Katrin réputée être contrôlée par Mihran Poghosian, l’ancien chef influent d’un organisme public chargé de rendre des décisions judiciaires. Poghosian avait démissionné de son poste en avril 2016 après avoir été accusé de posséder des comptes secrets offshore à la faveur de l’affaire des Panama papers. Plus tôt cette année, il avait néanmoins été élu au parlement arménien sur la liste du Parti républicain au pouvoir.

La première ministre Karen Karapetian s’est engagée à lutter contre les monopoles en particulier sur les importations lucratives peu de temps après avoir pris ses fonctions en septembre dernier. Mirakian et d’autres entrepreneurs ont commencé à importer des bananes dans la foulée de ces engagements en 2016. Le Comité du Revenu de l’État (SRC) avait réclamé en novembre que soient réprimés les individus qui, selon lui, avaient essayé d’entraver une livraison de bananes effectuée par l’un des nouveaux importateurs.

Mirakian a insisté sur le fait que sa société n’avait pas été confrontée à des « obstacles artificiels » au moment de ses importations de de 40 à 80 tonnes par mois de bananes . “Nous avons été l’une des premières [nouvelles entités] à introduire des bananes à la fin de l’année dernière“, a-t-il déclaré. “Nous avons continué notre commerce de bananes depuis lors.“

Il a également précisé que le dernier incident ne l’obligerait pas à fermer l’entreprise.

Selon la Commission d’État pour la protection de la concurrence économique (SCPEC), quelque 40 sociétés ont importé des bananes en Arménie l’année dernière. Le groupe Katrin représente 56 pour cent de ces importations, a déclaré un porte-parole de la Commission au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am).

posté le 13 août 2017 par Ara/armenews

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THEMES ABORDES : Arménie  Economie 


ECONOMIE
L’impact sur l’Arménie des sanctions américaines contre la Russie

Les hauts fonctionnaires du gouvernement arménien ont fait des déclarations contradictoires au sujet de l’impact possible sur l’Arménie des nouvelles sanctions économiques les États-Unis envers la Russie.

Les sanctions visant le secteur de l’énergie pourraient nuire encore davantage à l’économie russe que ce qui s’est passé en 2016 et 2015 au détriment des prix du pétrole. Les premières sanctions des Etats-Unis et de l’Union européenne avait affaiblit Moscou en 2014, et aggravés les problèmes économiques de la Russie.

La Russie est le partenaire commercial numéro un de l’Arménie et la principale source de transferts de plusieurs millions de dollars des Arméniens travaillant à l’étranger. D’où les craintes d’Erevan concernant les retombées des sanctions supplémentaires imposées par le Congrès des États-Unis à la fin du mois dernier.

“Les sanctions [contre la Russie] sont depuis longtemps en vigueur, mais comme vous pouvez le voir, notre économie s’est déjà adaptée », a déclaré jeudi le ministre arménien du Développement économique, Suren Karayan. “À l’heure actuelle, je ne vois pas de souci sérieux.“

Le ministre des Finances, Vartan Aramian, s’est montré moins optimiste dans une déclaration au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) la semaine dernière. “Je ne pense pas que ces sanctions créeront le genre de situation sérieuse que nous avons vu en 2014-2015“, a-t-il déclaré. “Mais en tout cas, elle auront toute de même certainement un impact sur l’Arménie“.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Shavarsh Kocharian a également admis jeudi qu’un nouveau ralentissement économique en Russie aurait des retombées sur l’Arménie. “Évidemment, quand il y a des développements négatifs dans l’économie russe, ils se répercutent sur tous les voisins de la Russie“, a-t-il déclaré aux journalistes.

Kocharian a déclaré que l’Arménie cherche maintenant à diversifier ses partenaires commerciaux étrangers dans l’espoir de minimiser l’impact des sanctions américaines. Karayan a également souligné l’importance de diversifier les exportations arméniennes. “Au cours de la première moitié de cette année, nos exportations vers l’Union économique eurasienne (dirigée par la Russie) ont augmenté de 25 pour cent, tandis que les exportations vers l’Union européenne ont augmenté de 20 pour cent“, a-t-il déclaré. “Nous essayons donc de diversifier nos marchés d’exportation“.

La semaine dernière, le gouvernement a dressé une liste prioritaire de 14 pays avec lesquels il recherchera des liens économiques plus étroits. La liste comprend la Russie, les États-Unis, la Chine et les principaux États membres de l’UE ainsi que la Géorgie et l’Iran voisins. Le gouvernement s’est engagé à favoriser l’augmentation des exportations arméniennes vers ces pays et à en attirer davantage d’investissements et de touristes.

posté le 12 août 2017 par Ara/armenews

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THEMES ABORDES : Arménie  Economie  Etats-Unis  Russie 


ARMENIE
Des hommes d’affaires russes d’origine arménienne investissent dans l’or blanc arménien

Un fonds d’investissement récemment créé par de riches hommes d’affaires russes d’origine arménienne a fait connaître jeudi 10 août son intention de construire une grosse centrale hydroélectrique en Arménie, qui inaugurerait son cahier des charges. Le gouvernement arménien a donné son feu vert au projet, en faisant valoir qu’il renforcerait la sécurité énergétique énergétique du pays. Il a donné son approbation formelle sous la forme d’un protocol d’accord avec le Fonds d’investissement, baptisé Club des investisseurs d’Arménie (CIA). “Il s’agit du premier grand projet du Club des investisseurs d’Arménie à avoir fait l’objet de discussions en profondeur depuis la création du Fonds”, a commenté le ministre arménien de l’énergie Ashot Manukian, lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Erevan. Le Fonds a été officiellement présenté en mars lors d’une cérémonie à Erevan en présence du premier ministre Karen Karapetian. Ce dernier, qui a lui-même occupé des fonctions dirigeantes à la tête du géant russe gazier Gazprom, connaît bien le milieu des affaires arménien en Russie et est un proche de l’un des fondateurs du Fonds, le milliardaire améno-russe Samvel Karapetian (auquel il n’est pas apparenté).

Le ministre pour le développement économique Suren Karayan avait indiqué en avril dernier que les investissements de ce fonds dans l’économie arménienne pourraient se monter à quelque 300 millions de dollars cette année. L’un des assistants de S.Karayan avait ajouté en juillet dernier lors d’un point de presse que les premiers projets financés par le CIA dans le secteur des énergies renouvelables en Arménie seraient lancés l’automne prochain. La nouvelle centrale hydroélectrique devrait être aménagée sur le cours du fleuve Debed qui traverse la province de Lori, au nord de l’Arménie. Elle serait située plus exactement aux abords de la localité de Shnogh, un village à une vingtaine de kilomètres au sud de la frontière avec la Géorgie. A.Manukian a précisé devant les autres membres du gouvernement que cette structure “moderne et sophistiquée” attirerait au moins 150 millions de dollars d’investissements et aurait une capacité de 76 megawatts. Le courant généré par la centrale représenterait 5 % de la production arménienne d’électricité, a ajouté le ministre arménien de l’énergie. Le CIA a indiqué sur son site web que la construction du site de Shnogh durerait trois ans.

Le protocole d’accord signé avec les investisseurs russo-arméniens engage le gouvernement arménien à garantir l’achat par le réseau national électrique arménien de 500 millions de kilowatt/hours d’électricité par an à la future centrale. Signalons que le réseau appartient au Groupe Tashir de Samvel Karapetian. L’homme d’affaires russo-arménien possède aussi la plus grosse centrale thermique d’Arménie ainsi que des centres commerciaux à Erevan. Le magazine “Forbes” estime sa fortune personnelle à 3,5 milliards de dollars, le désignant ainsi comme l’Arménien le plus riche de la planète.

Le site web du CIA révèle aussi que le fond souhaiterait financer au moins en partie la construction prévue d’une centrale hydroélectrique de 100-megawatt sur le fleuve Araxe marquant la frontière entre l’Arménie et l’Iran. Les gouvernements arménien et iranien ont inscrit depuis longtemps ce projet à l’ordre du jour et il tarde à se soncrétiser. Le 10 août, M. Manukian a souligné l’importance de l’énergie blanche pour la sécurité énergétique de l’Arménie. Il a indiqué que la centrale de Shnogh et d’autres centrales de moindre importance actuellement en construction permettront de porter à quelque 50 % la part des énergies renouvelables dans la production électrique du pays. L’Arménie, qui ne dispose pas de ressources énergétiques naturelles telles que les combustibles fossiles, dont regorge son voisin et ennemi l’Azerbaïdjan, a depuis longtemps misé sur la puissance de ses cours d’eau dévalant les montagnes. Elle a beaucoup investi ces dernières années dans l’hydroélectricité, un secteur qui intéresse aussi les investisseurs étrangers, notamment américains, puisque le plus gros contrat signé en 2016 par un groupe américain portait sur la construction d’une centrale hydroélectrique dans le sud de l’Arménie. Les centrales hydroélectriques représentaient en 2016 près du tiers de l’électricité produite en Arménie. Elles n’y contribuaient qu’à 20 % il y a seulement dix ans. Cet essor est dû en grande part à la construction de plus de 150 petites centrales gérées par des opérateurs privés construites ces dernières années sur le cours de nombreux torrents de montagnes. Moins polluante, l’électricité fournie par les centrales hydroélectriques est aussi bien moins coûteuse que celle fournie par les centrales thermiques, alimentées essentiellement par le gaz livré par la Russie. Elle est aussi garante du développement durable et indépendant de l’économie arménienne, qui puise dans ses seuls fleuves et torrents sa source d’énergie.

posté le 11 août 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie 


ARMENIE/AZERBAIDJAN
Nouvelle rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères en septembre

Le ministre des Affaires étrangères arménien, Edouard Nalbandian, a confirmé hier qu’il poursuivra ses discussions sur le conflit du Haut-Karabagh lors d’une rencontre avec son homologue azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov à New York le mois prochain.

Il a précisé que la réunion se déroulerait “au cours de la deuxième quinzaine de septembre“ et mettrait l’accent sur “la création des conditions nécessaires pour faire avancer le processus de négociation“.

Nalbandian et Mammadyarov se sont rencontrés à Bruxelles le 11 juillet en présence des coprésidents américain, russe et français du groupe de Minsk de l’OSCE. Les médiateurs ont continué à faire pression pour que se rencontrent les présidents arménien et azerbaïdjanais. Dans une déclaration conjointe, ils ont expliqué que les deux ministres ont convenu de se réunir à nouveau en septembre.

Selon Nalbandian, il n’y a toujours pas d’accord définitif sur la tenue d’un sommet entre les présidents des deux pays. “Il n’y a rien de concret sur la réunion entre les présidents“, a assuré le ministre aux journalistes.

Dans une interview télévisée diffusée le 16 juillet, le président Serge Sarkissian affirmait qu’un “accord préliminaire“ sur ses entretiens en face à face avec Ilham Aliev avait été atteint lors de la tournée des co-présidents dans la zone de conflit du Haut-Karabagh en juin. “Mes attentes de la réunion ne sont pas grandes, mais cette réunion pourrait avoir lieu cet automne“, a-t-il dit à la chaîne de télévision nationale arménienne.

Les deux présidents se sont rencontrés en mai et juin 2016, peu de temps après la Guerre des Quatre Jours. Ils ont convenu de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs de terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui se produisent là-bas.

Le gouvernement azerbaïdjanais a depuis été réticent à mettre en œuvre ces mesures, mais a déclaré qu’ils allaient cimenter le statu quo en l’absence de progrès dans les pourparlers de paix. Les dirigeants arméniens insistent, entre-temps, sur la nécessité d’une mise en œuvre inconditionnelle des mesures de confiance approuvées par Aliev et Sarkissian.

Nalbandian a convenu hier qu’il ne s’attendait pas à ce que les médiateurs américain, russe et français proposent de nouvelles propositions de paix.

posté le 10 août 2017 par Claire/armenews

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ARMENEWS WEB TV
« Passade » : interview de Gorune Aprikian pour la sortie de son premier film très poétique

Sortie ce mercredi 9 août de Passade, premier film de Gorune Aprikian avec Fanny Valette et Amaury de Crayencour. Une comédie romantique qui bouleverse les codes classiques du genre : dans le huis clos d’une chambre d’hôtel, deux inconnus tentent de s’apprivoiser et de se raconter après un rapport sexuel tarifé. Un film poétique, plein d’humour.

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Gorune Aprikian espère un bon nombre d’entrées dans les salles obscures - notamment lors de ce mercredi et de ce premier weekend si décisifs - afin de pouvoir réaliser ensuite l’adaptation de sa BD Varto sur le génocide arménien, “le film qui compte“ vraiment pour lui. Interview.

posté le 9 août 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti

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