Nouvelles d'Arménie
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1 - La Une


CONSEIL MUNICIPAL D’EREVAN
Les dissidents du parti « Pays de l’abricot » ne démissionneront pas

Deux membres de l’assemblée municipale d’Erevan, représentant un parti d’opposition radical, ont clairement indiqué qu’ils ne démissionneraient pas après avoir été accusés de « trahison » par la direction de leur parti .

Le parti Tsirani Yerkir (pays de l’abricot) dirigé par Zarouhi Postanjian, une femme politique de l’opposition, avait remporté 5 sièges sur les 65 élus au conseil municipal d’Erevan le 14 mai dernier. Elle a décidé d’occuper ces sièges malgré ses accusations portées à l’encontre du parti républicain de l’Arménie (HHK) d’avoir manipulé les élections.

Postanjian et deux conseillers municipaux de son parti se sont affrontés avec le maire républicain d’Erevan Taron Markarian et ses alliés lors d’une session le 16 juin. Deux autres conseillers municipaux de son parti, Hayk Petrosian et Mnatsakan Parakshiev, ont gardé pour leur part un profil bas au cours de ce débat animé.

La direction du parti a alors accusé ces deux hommes de « trahison » et exigé qu’ils abandonnent leurs sièges au conseil le lendemain. Dans un communiqué, elle a indiqué que Petrosian et Parakshiev ont « déviés de la ligne du parti, qu’ils n’arrivent pas à s’acquitter de leurs obligations, qu’il sapent le travail d’équipe et trahissent le parti et le peuple d’Erevan ».

Une autre déclaration de Yerkir Tsirani publiée vendredi a condamné leur « passivité » lors de la réunion du 16 juin.

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Hayk Petrosian et Mnatsakan Parakshiev

Les dissidents ont rejeté ces accusations lors d’une conférence de presse tenue plus tôt dans la journée. Ils ont indiqué qu’ils privilégiaient un style politique différent.

« Nous luttons contre les phénomènes vicieux tels que le cynisme, l’arrogance, l’intolérance et l’absence totale de sens du réalisme », a déclaré Petrosian. « Il est très important que nous ne devenions pas ainsi et que nous restions ouverts au pluralisme et à la critique saine ».

« Notre tâche principale aurait dû être la mise en œuvre du programme [de développement] d’Erevan », a-t-il ajouté. « Mais nos collègues cherchent à ajouter des éléments émotionnels à chaque problème, ce qui, selon nous, n’est pas productif ». « À mon avis, le travail dans la municipalité ne doit pas être transformé en spectacle théâtral », a déclaré pour sa part Parakshiev, se référant au comportement de ses collègues lors de la session du conseil.

En conséquence, les deux hommes ont déclaré qu’ils continueront à siéger au conseil municipal en tant que membres indépendants. Ils ont également déclaré qu’ils n’avaient pas l’intention d’adhérer à un autre groupe ou de créer leur propre parti.

Le HHK détient 46 sièges au conseil. Les 15 sièges restants sont contrôlés par l’alliance traditionnelle Yelk de l’opposition.

Postanjian a fustigé Yelk la semaine dernière, accusant les autorités arméniennes de l’avoir créé de toute pièce pour affaiblir les opposants politiques authentiques. Davit Khazhakian, le jeune dirigeant du groupe Yelk au conseil d’Erevan, a réagi à ces allégations en haussant les épaules.

posté le 25 juin 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Politique 


ARTSAKH
Les Etats-Unis et l’UE exhortent à une désescalade au Haut Karabagh

Les États-Unis et l’Union européenne se sont déclarés très préoccupés par les derniers combats mortels au Haut-Karabakh, affirmant que les parties au conflit arméno-azerbaïdjanais devraient prendre d’urgence des mesures pour renforcer le régime du cessez-le-feu.

« Les États-Unis sont profondément préoccupés par les récentes violations du cessez-le-feu, qui ont entraîné de multiples pertes sur la ligne de contact au cours de la semaine dernière », a déclaré Heather Nauert, porte-parole du département d’État américain, dans un communiqué publié mercredi.

« Nous exhortons les parties à éviter l’escalade et encourager l’examen immédiat des mesures visant à réduire les tensions le long de la ligne de contact et la frontière internationale entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan », a-t-elle déclaré.

« L’Union européenne attend une désescalade et de la retenue dans les actes comme dans les mots », a déclaré jeudi un communiqué séparé publié par un porte-parole de l’UE.

La déclaration de l’UE est venue peu de temps avant que l’Armée de Défense soutenue par les Arméniens du Karabakh ait tué quatre soldats azerbaïdjanais en repoussant l’attaque d’un commando de nuit sur ses positions de première ligne, dans une section non spécifiée de « la ligne de contact ». Elle a déclaré que ses troupes n’avaient eu à dénombrer aucune victime.

Il n’y a pas eu de réaction immédiate de l’armée azerbaïdjanaise.

L’armée arménienne du Karabakh avait promis des représailles « ciblées et proportionnées » après que trois de ses soldats aient été tués par les forces azerbaïdjanaises le 16 juin. Un autre soldat arménien a été tué sur la zone de contact le lendemain matin.

Plus tôt le 16 juin, le ministère de la Défense azerbaïdjanais avait signalé que l’un de ses soldats avait été abattu par le côté arménien.

Les parties belligérantes se sont mutuellement accusées de cette escalade qui a coïncidé avec la dernière visite dans la zone du conflit des co-présidents américain russe et français du Groupe Minsk de l’OSCE.

Dans le communiqué commun publié à la fin de leur tournée régionale lundi, les trois médiateurs avaient déclaré avoir « fait appel à la direction de l’Azerbaïdjan pour éviter une nouvelle escalade. » « Les coprésidents envoient le même message à la direction de l’Arménie et à l’autorité de facto du Haut-Karabakh “, ont-ils ajouté.

Les coprésidents ont également exhorté les parties à prendre des mesures de confiance qui réduiraient les tensions sur la première ligne. Les déclarations des États-Unis et de l’UE appellent à une prise « application immédiate » de ces garanties.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais ont accepté de laisser l’OSCE déployer davantage d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et élaborer un mécanisme pour enquêter sur les violations de la trêve, lors de leurs entretiens en tête à tête il y a un an. Bakou a été réticent à mettre en œuvre ces accords, au motif qu’ils consolideraient le statu quo et l’absence de progrès vers une résolution du conflit du Karabakh.

Les États-Unis et l’UE ont également fait écho aux appels des médiateurs pour que les parties en conflit « reprennent leurs négociations sur le fond, de bonne foi et avec une volonté politique ».

posté le 24 juin 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Etats-Unis  Europe  Image 450  Karabagh 


FRANCE
Quatre décisions judiciaires en un an

La Cour d’Appel de Versailles a confirmé ce jeudi l’ordonnance de non-lieu prononcée l’année dernière par un juge d’instruction parisien dans une affaire de violences volontaires à l’Assemblée nationale.

Le 26 février 2013, une réunion avait été organisée salle Colbert de l’Assemblée par le BFCA (Bureau français de la Cause arménienne) et René Rouquet, Député du Val-de-Marne et Président du Groupe d’Amitié France-Arménie. Elle avait pour objet la commémoration du 25ème anniversaire des pogroms de Soumgaït. François Rochebloine, député de la Loire, participait à cette rencontre, comme d’autres collègues parlementaires et une assemblée de personnes présentes sur invitation et inscrite sur une liste déposée à l’accueil de l’Assemblée nationale. Au terme de la réunion, l’assistance fut invitée à observer une minute de silence. Deux personnes étaient restées assises. Elles furent immédiatement remarquées par l’assistance et priées de se lever. Elles refusèrent et une altercation s’en suivit. La gendarmerie fut dépêchée et des plaintes furent déposées de part et d’autres.

Il apparaissait, au cours de l’enquête, que ces deux personnes étaient Mirvari Fataliyeva, Présidente de la Maison de l’Azerbaïdjan en France, et un homme de corpulence qui l’accompagnait. Leurs noms ne figuraient pas sur la liste dactylographiée remise à l’accueil et avaient été rajoutés de manière manuscrite. Mirvari Fataliyeva portait plainte pour violences le 27 février 2013 sans pouvoir identifier d’agresseur allégué. Une semaine plus tard, le 4 mars 2013, elle déposait une nouvelle plainte, cette fois-ci en visant nommément François Rochebloine. Elle prétendait alors que le député lui aurait « tirer les cheveux ».

Dans une plainte déposée contre Mirvari Fataliyeva pour dénonciation calomnieuse, l’avocat de François Rochebloine, Maître Sévag Torossian, avait expliqué au Procureur de Paris que « l’accusation insidieuse (« tirer les cheveux ») auraient été risible s’il ne s’était agi d’une intolérable tentative de politisation consistant à mettre en cause, de manière parfaitement mensongère et calomnieuse, un élu de la République ». L’enquête est toujours en cours et pourrait être mise à jour avec la décision de jeudi.

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Maître Sevag Torossian

L’arrêt du 22 juin 2017 vient de clore une année chargée. Quatre décisions judiciaires ont été rendues dans deux affaires en apparence sans lien. Parallèlement à l’ordonnance du juge d’instruction parisien du 29 juin 2016, confirmée par l’arrêt du 22 juin 2017, un juge d’instruction de Nanterre avait également prononcé un non-lieu, suite à une déclaration du député de la Loire publiée sur le site d’armenews selon laquelle l’Azerbaïdjan se comportait « comme un Etat terroriste ». Le 9 février 2017, le juge d’instruction de Nanterre avait déclaré irrecevable la plainte de l’Etat étranger. Le 16 mai 2017, la Cour d’appel de Versailles avait confirmé cette décision.

Tout en saluant la lucidité de « tous les magistrats français qui ont eu à connaître de ces dossiers », Sévag Torossian évoque une « véritable stratégie judiciaire des milieux avertis, en France et ailleurs » qui n’est néanmoins qu’une « phase de test ». Le 5 septembre prochain, ce sont des journalistes de France 2 qui seront jugés devant le Tribunal correctionnel de Nanterre, dans une affaire de diffamation jumelle, aucune nullité de procédure n’ayant été soulevée pendant l’information judiciaire. Dans un communiqué de presse, l’avocat de l’Etat caucasien s’était en effet ému que Cash investigations présente « la République d’Azerbaïdjan comme une dictature avec un despote » et avait déposé plainte à la même époque.

Paul Nazarian

posté le 23 juin 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Azerbaïdjan  France  Image 450  Justice  Karabagh 


ARMENIE
Le premier ministre arménien Karapetian obtient la confiance du Parlement

Le Parlement arménien a approuvé officiellement le jeudi 22 juin le programme pour une nouvelle politique que lui avait présenté le premier ministre Karen Karapetian, en promettant une croissance économique plus soutenue et un recul de la pauvreté dans un texte de plus de 100 pages. Un vote de confiance donc, pour le gouvernement de K . Karapetian renforcé par la large victoire du Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir aux législatives du 2 avril dernier, qui s’engage à garantir au pays une croissance annuelle de l’ordre de 5 % dans les cinq prochaines années. Cette croissance est censée, toujours selon le texte présenté aux députés par le gouvernement, faire reculer de quelque 12 points la pauvreté, qui frappe actuellement quelque 30 % de la population arménienne. “Pour ce qui concerne le programme, nous y avons beaucoup travaillé ... et savons parfaitement ce que nous avons à faire”, a déclaré le premier ministre en s’adressant aux députés à l’issue du débat qui avait précédé le vote. Il avait insisté sur le fait que son programme, qui s’appuie sur une série de réformes de fond, transformera à terme radicalement l’Arménie. “Ce programme a pu donner lieu à certaines réactions émotionnelles selon lesquelles il serait synonyme de stagnation plutôt que de progrès, mais j’estime qu’elles ne sont pas du tout fondées”, avait commenté le premier ministre, dont le programme a obtenu le soutien de 64 députés, 31 ayant voté contre.

Au nombre des députés ayant voté contre le programme figurant ceux appartenant au bloc de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian, qui constitue la 2e force du Parlement, ainsi que ceux d’un autre groupe d’ opposition, plus modeste et plus radical, l’alliance Yelk. Le vice-président du Parlement Mikael Melkumian, un haut responsable du bloc Tsarukian, a fait valoir que l’administration Sarkissian n’avait pas été en mesure d’atteindre ses objectifs socioéconomiques qui avaient été fixés dans les programmes du gouvernement précédent, dirigé depuis septembre 2016 par K. Karapetian. “Si les précédents programmes ont échoué, quelle garantie avons-nous que celui-ci n’échouera pas non plus ?”, s’est interrogé M.Melkumian.

De son côté, le leader de Yelk, Nikol Pashinian, a indiqué que les 9 députés membres de son alliance étaient décidés à rejeter le plan proposé parce que « c’est le programme de Serge Sarkissian et du Parti républicain ». N. Pashinian a affirmé que le président arménien prévoit d’occuper le poste de premier ministre à l’échéance de son 2e mandate présidentiel en avril 2018 et ce, alors même qu’il est le principal responsable de “tous les échecs de l’Arménie”.

D’autres députés de Yelk ont aussi pointé du doigt le flou entretenu par le HHK sur l’avenir politique du président Sarkissian, qui est à l’initiative de la réforme constitutionnelle approuvée par référendum en novembre 2015 qui transforme l’Arménie en une République parlementaire dans laquelle le premier ministre dirigera l’exécutif, le président ayant un statut plutôt honorifique. Répondant à leurs questions la veille, K. Karapetian avait réitéré sa “disposition” à rester premier ministre après avril 2018.

Le leader du groupe parlementaire du parti au pouvoir, Vahram Baghdasarian, a quant à lui critique en termes vifs les piques lancées par les députés de Yelk, estimant que le bloc d’opposition lui-même ne pourrait dire dans quelle situation politique il se trouverait dans un an. Une mise en garde à peine déguisée aux jeunes députés de Yelk, qui pourraient être l’objet d’agressions physiques de partisans du gouvernement. Cette menace a suscité une réaction irritée de N.Pashinian, donnant lieu à un échange verbal musclé entre les deux hommes. Le leader du parti d’opposition a usé à son tour de la menace, allant jusqu’à “rappeler” à la direction du HHK le sort de l’ancien dictateur communiste roumain Nicolae Ceausescu, qui avait été destitué et exécuté en 1989.

posté le 23 juin 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Politique 


ARMENIE
Le nouveau programme politique présenté par Karen Karapetian

Le gouvernement s’est engagé à accélérer la croissance économique et à réduire considérablement la pauvreté du pays dans le nouveau programme politique que le Premier ministre Karen Karapetian a présenté aux députés hier.

L’Assemblée nationale a commencé à débattre du plan quinquennal d’actions, et ce plus de deux mois après les élections législatives gagnées par le parti républicain de l’Arménie (HHK) au pouvoir. L’approbation presque certaine du programme par le Parlement équivaut à un vote de confiance pour le cabinet de Karapetian.

Le document de plus de 100 pages couvre tous les principaux domaines de la politique gouvernementale, et l’économie en particulier. Il engage le gouvernement à faire en sorte que l’économie arménienne se développe à un rythme annuel moyen d’environ 5 % en raison de la flambée des exportations. Il indique que la croissance plus rapide espérée réduira le taux de pauvreté de l’Arménie de 12%, alors qu’il se situe actuellement à environ 30%.

Karapetian a déclaré que le gouvernement s’efforcera d’atteindre ces objectifs en améliorant le climat d’investissement domestique, en aidant les fabricants orientés vers l’exportation et en luttant contre la corruption. Il a souligné l’efficacité d’un certain nombre de mesures anti-corruption qui ont été prises ces derniers mois. Ceux-ci comprennent la création imminente d’un organe gouvernemental spécial qui examinera les revenus personnels des principaux fonctionnaires de l’État et surveillera les éventuels conflits d’intérêts parmi eux.

Le Premier ministre a souligné l’importance d’établir une « atmosphère de justice et de confiance » dans le pays. “Sans cela, il sera impossible d’assurer le développement du pays et le bien-être de nos citoyens“, a t-il déclaré.

À cette fin, Karapetian dit que le gouvernement s’efforcera de rendre le tribunal arménien plus indépendant et impartial. Il proposera des modifications correspondantes au Code judiciaire plus tard cette année.

Karapetian a déjà promis une lutte plus sévère contre la corruption, une meilleure administration fiscale et des “conditions égales“ pour toutes les entreprises en octobre peu après avoir été nommé Premier ministre par le président Serge Sarkissian et former son cabinet.

Le Premier ministre a insisté lundi sur le fait que les réformes entreprises par le gouvernement portent déjà leurs fruits. Citant des statistiques officielles, il a enregistré des hausses à deux chiffres de la production industrielle et des exportations arméniennes enregistrées au cours des cinq premiers mois de cette année.

Malgré la cartographie de ses politiques pour les cinq prochaines années, Karapetian et ses ministres devront démissionner lorsque Sarkissian terminera son dernier mandat présidentiel et que l’Arménie deviendra une république parlementaire en avril 2018. Le président n’a pas encore précisé s’il envisage de devenir Premier ministre.

Répondant aux questions des députés de l’opposition, Karapetian a réitéré le fait qu’il est “prêt“ à rester Premier ministre après avril 2018.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Le parti républicain accuse un diplomate européen d’ingérence

Le chef de la mission de l’Union européenne en Arménie, Piotr Switalski, a rejeté hier la réaction menaçante des autorités arméniennes suite à sa critique publique de la conduite des récentes élections législatives dans le pays.

Switalski s’est interrogé le 15 juin sur la « crédibilité » de la Commission électorale centrale (CEC) contrôlée par le gouvernement, affirmant qu’elle devrait être élargie pour inclure les représentants de la société civile. Il a également dénoncé l’achat du vote et autres irrégularités signalées lors des élections du 2 avril et a suggéré que le système électoral compliqué du pays devait être révisé.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, et le Parti républicain au pouvoir (HHK) ont répondu en accusant Switalski de s’immiscer dans les affaires internes de l’Arménie.

Switalski a nié ces accusations, affirmant que ses commentaires « amicaux et constructifs » étaient en accord avec les déclarations antérieures faites par d’autres responsables européens. “Il y a des problèmes sur lesquels nous, en tant qu’Europe, avons non seulement le droit, mais aussi le devoir de parler“, a t-il commenté lors d’une conférence de presse. “Nous le faisons parce que nos partenaires arméniens ont accepté certains arrangements pour notre engagement“.

Le diplomate a soutenu que le bon déroulement des élections faisait partie des réformes politiques que les autorités arméniennes avaient entrepris de mettre en œuvre en contrepartie de l’aide financière fournie par l’UE. “Ces accords de financement ne sont pas imposés“, a-t-il ajouté. “Ils sont négociés et convenus par les deux parties“.

Au début de cette année, l’UE a fourni aux autorités arméniennes plus de 7 millions de dollars pour l’achat de matériel électronique spécial utilisé lors des élections législatives. Dans sa réaction officielle suite au vote, la responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a affirmé que les dispositifs d’authentification des électeurs et les caméras installées dans les bureaux de vote avaient minimisé certaines fraudes graves telles que le vote multiple.

Une déclaration du 4 avril du porte-parole de Mogherini déplore cependant “des informations crédibles sur l’achat de vote“ et l’intimidation des électeurs signalées par les observateurs européens. Pourtant, il a conclu que le résultat officiel des élections, qui a donné une victoire écrasante au HHK, “reflétait la volonté globale du peuple arménien“.

Switalski a également déclaré que le financement de l’UE a entraîné “quelques améliorations“ dans le processus électoral. « Nous vivons dans un monde interconnecté », a poursuivi le diplomate. “Nous devons accepter qu’il existe des mécanismes, des conventions, des traités, des arrangements de travail qui permettent à d’autres d’exprimer leur point de vue sur ce qui se passe dans l’un ou l’autre pays“.

“Nous sommes très heureux que tant d’Arméniens ordinaires le comprennent. Et je ne suis pas surpris parce que les Arméniens comprennent parfaitement que les menaces à la souveraineté de leur pays se trouvent ailleurs et non pas dans notre soutien amical », a t-il souligné.

Pendant ce temps, un haut représentant du HHK, Armen Ashotian, a insisté sur le fait que les élections législatifs avaient été démocratiques. “Tout le monde pourrait pointer le scepticisme croissant des Européens envers les institutions européennes“, a t-il objecté. “Mais aucun fonctionnaire arménien ne se permettrait de parler de cela avec ses partenaires européens parce qu’ils considèrent que les défis auxquels sont confrontées les institutions européennes sont une affaire européenne interne“.

Ashotian, qui préside le comité des relations extérieures du Parlement, a également exprimé sa conviction que cet emportement public ne compromettrait pas les efforts d’Erevan pour tisser des liens plus étroits avec l’UE. La prochaine signature d’un accord de partenariat global et renforcé permettra de relancer le partenariat UE-Arménie, a-t-il assuré.

L’accord démontrera également qu’“il est possible de construire un lien avec l’Europe, même pour un Etat qui est dans la zone économique eurasienne“, a précisé Ashotian.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

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TURQUIE
Les eurodéputés réclament un gel des négociations d’adhésion

Bruxelles, 20 juin 2017 (AFP) - Le Parlement européen a réclamé mardi un gel des négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne si la réforme de la Constitution, qui doit donner des pouvoirs accrus au président Recep Tayyip Erdogan, est adoptée.

La commission des Affaires étrangères du Parlement a exhorté l’UE et ses 28 Etats membres à “suspendre formellement les négociations d’adhésion avec la Turquie dans les plus brefs délais si la réforme constitutionnelle est mise en oeuvre en l’état“.

Cette réforme, approuvée lors d’un référendum le 16 avril, doit entrer en vigueur après des élections législatives et présidentielle en Turquie prévues le 3 novembre 2019. Elle prévoit la suppression des fonctions de Premier ministre au profit d’un “hyperprésident“ qui pourra prendre des décrets et aura la haute main sur le pouvoir judiciaire.

Une réforme nécessaire pour assurer la stabilité du pays selon la majorité, mais vivement critiquée par l’opposition qui y voit une dérive autoritaire de M. Erdogan.

La résolution, non contraignante, des eurodéputés sera soumise au vote de l’assemblée plénière du Parlement début juillet.

Les députés européens “sont préoccupés par le recul de la Turquie en matière d’Etat de droit, de droits de l’homme, de liberté des médias et de lutte contre la corruption“, souligne le Parlement européen dans un communiqué. “Ils condamnent le soutien affiché à de multiples reprises par le président turc en faveur d’un retour de la peine de mort, ce qui remettrait en cause la qualité d’État membre du pays au Conseil de l’Europe (instance paneuropéenne qui compte 47 pays) et mènerait à une suspension immédiate des négociations d’adhésion à l’UE“, prévient le communiqué.

Les relations entre la Turquie et les Européens se sont nettement tendues au printemps après l’interdiction faite à plusieurs ministres turcs de venir faire campagne en Europe en faveur du référendum.

Les Européens ont aussi émis de fortes réserves sur les conséquences du coup d’Etat avorté de juillet 2016 qui ont conduit à des purges massives. “Les députés pensent que les mesures prises en réponse au coup d’État sont disproportionnées“ et “regrettent le renvoi à grande échelle de fonctionnaires, la fermeture de médias, l’arrestation de journalistes, de juges et de défenseurs des droits de l’homme ainsi que la fermeture d’écoles et d’universités“, selon le communiqué.

L’UE et la Turquie mènent depuis 2005 des négociations d’adhésion mais celles-ci sont au point mort. Bruxelles et Ankara sont aussi liés par un pacte migratoire en mer Egée, signé en mars 2016, qui a permis de mettre un coup d’arrêt à l’afflux de réfugiés vers l’Europe.

posté le 20 juin 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Europe  Image 450  Turquie 


DIPLOMATIE
Les médiateurs internationaux du Groupe de Minsk de l’OSCE appellent à éviter une « escalade » dans le conflit du Karabagh

Les médiateurs internationaux du Groupe de Minsk de l’OSCE ont appelé lundi 19 juin l’Azerbaïdjan à éviter “une escalade de la tension” autour du Haut-Karabagh où de nouveaux combats particulièrement violents ont opposé Arméniens et Azerbaïdjanais. Les coprésidents américain, russe et du Groupe de Minsk de l’OSCE ont aussi annoncé que les présidents arméniens et azerbaïdjanais étaient prêts à « reprendre le dialogue politique”, à l’issue de la nouvelle mission de bons offices qu’ils ont effectuée dans la zone du conflit visant à relancer un processus de paix dans l’impasse. Dans un communiqué commun diffusé après leur rencontre avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev à Bakou, ils ont exprimé leur “profonde préoccupation” concernant les violations sanglantes de la trêve le long de la “ligne de contact” constatées à la fin de la semaine précédente. Les médiateurs ont ajouté qu’ils avaient “appelé les autorités de l’Azerbaïdjan à éviter une autre escalade” de la tension.

“Les coprésidents envoient un message d’une teneur similaire aux autorités de l’Arménie et à celles du Haut-Karabagh”, précise le communiqué, en ajoutant que les médiateurs “encouragent les parties concernées à étudier les mesures susceptibles de limiter les tensions sur la Ligne de Contact ainsi que sur la frontière internationale entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan”. La troika dirigeant le Groupe de Minsk avait rencontré le président arménien Serge Sarkissian à Erevan le 10 juin avant de se rendre au Karabagh pour des pourparlers du même ordre avec les autorités de fait du territoire majoritairement arménien. Dans la soirée du vendredi 16 juin, 3 soldats arméniens avaient trouvé la mort lors d’un accrochage avec les forces azerbaïdjanaises qui pilonnaient les positions arméniennes stationnées à l’Est du Karabagh avec des tirs de grenades anti-chars. Un autre soldat arménien avait été tué sur une autre section de la ligne de front le lendemain matin.

Le 16 juin toujours, le ministère azerbaïdjanais de la défense avait rapporté de son côté un incident armé qui aurait coûté la vie à un soldat azéri, qui aurait été tué par des tirs venant des positions arméniennes, sans préciser toutefois le lieu de cet incident. Réagissant aux pertes subies par ses forces armées, l’autorité militaire du Karabagh a promis des mesures de représailles “ciblées et disproportionnées” contre la partie azérie. De son côté, le ministère arménienne des affaires étrangères a accusé Bakou de vouloir délibérément accroître les tensions durant la tournée régionale des médiateurs internationaux. Le ministère a aussi protesté contre les exercices militaires de grande envergure que l’armée d’Azerbaïdjan commençait le 19 juin. Ces grandes manoeuvres impliqueront 5 jours durant quelque 23 000 soldats azéris et plus de 100 tanks, selon des sources militaires officielles à Bakou.

Durant sa rencontre avec les médiateurs, le président Aliyev avait rendu les Arméniens responsables du récent regain de tensions, en précisant que ses forces armées avaient donné “une réponse adéquate” aux tirs du 16 juin qui auraient coûté la vie à un soldat azéri. Dans leur communiqué, les médiateurs américain Richard Hoagland, russe Igor Popov et français Stephane Visconti ont aussi pressé les parties en conflit de “se réinvestir dans les négociations sur le fond, de bonne foi, et avec la volonté politique” de les mener à bien.“Les présidents ont fait part de leur intention de reprendre le dialogue politique en vue de trouver une solution de compromis sur les questions les plus controversées du processus de règlement”, ont indiqué les médiateurs, en ajoutant qu’ils allaient rencontrer prochainement les ministres des affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais pour discuter des “modalités du travail à venir”.

Le communiqué ne précise pas si MM. Aliyev et Sarkissian étaient disposés à se rencontrer pour un sommet dans les prochaines semaines. Les médiateurs déploient de vains efforts depuis des mois pour la tenue d’un tel sommet. Les deux présidents s’étaient rencontrés pour la dernière fois à Saint Petersburg, en Russie en juin dernier.

posté le 20 juin 2017 par Gari/armenews
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LEGISLATIVES FRANÇAISES
La victoire de LREM profite aux candidats d’origine arménienne

Le deuxième tour de l’élection législative qui a élu pour 5 ans les prochains députés de l’Assemblée nationale s’est soldé par une nette victoire de La République en Marche (LREM) qui a obtenu au niveau national plus de 49,12 % des voix (avec le Modem) et 350 sièges ( sur 577) dont 308 pour LRM. Le LR arrive en seconde position avec 26,95% des voix (113 sièges pour LR, 18 pour l’UDI, et 6 pour les divers droites). le PS obtient 29 sièges avec 5,03% des voix. Le FN (8 sièges -1,39 des voix %. La France Insoumise (17 sièges-2,95% ). Le parti communiste : 10 sièges 1,73% et les régionalistes 5 sièges, 0,87, dont 3 sièges pour les élus corses.


Malgré un net mouvement de ressac de LREM par rapport au premier tour, ses résultats ont largement profité aux candidats d’origine arménienne qui avait été investis par le parti du président Macron, qui est le seul à en avoir présenté 5, quand ses principaux concurrents ( FN, LR, France Insoumise) n’en avait nommé aucun et le PS un seul(face à François Rochebloine...). Tous ont été élu à l’exception de Pascal Chamassian, qui avait bénéficié comme les autres de la vague LREM au niveau national mais qui a pâti de son reflux dans une région où la droite et l’extrême droite sont particulièrement bien implantées. Son résultat honorable, l’inscrit dans la durée pour les prochains combats de LREM dans sa région. Le siège de cette 1ere circonscription des Bouches-du-Rhone reste cependant au député sortant Valérie Boyer, dont le nom est associé au combat contre le négationnisme. Parmi les grand perdants des amis de la cause arménienne lors ce second tour , on regrettera particulièrement l’échec de François Rochebloine.

Voici leurs résultats :

1ère circonscription des Bouches-du-Rhône (Marseille)
Pascal Chamassian (LREM) 45%

Valérie Boyer (sortante LR) 55%

13e circonscription du Rhône :
Danièle Cazarian (LREM) 52,35%

Philippe Meunier (Sortant LR) 47,65%

1e circonsription d’Eure-et-Loir (Chartres)
Guillaume Kasbarian (REM) : 55,18 % 
Franck Masselus (LR) : 44,82 % 

7e circonscription des Hauts-de-Seine Rueil - Saint-Cloud - Garches)
Jacques Marilossian (LREM)
57,8%
Eric Berdoati (LR) 47,43%


2e circonscription du Cher
Nadia Essayan 52,57%
Nicolas Sansu (PCF) : 47,43%

Parmi les candidats sortants proches de la cause arménienne dans les autres circonscriptions on relèvera les résultats suivants ( liste non exhaustive) :

6e circonscription des Bouches-du-Rhône
 Guy Teissier (LR) 53,53%

Eléonore Leprettre (MoDem) 46,67%

10e circonscription des Bouches du Rhône
François Michel Lambert 58,27%

L.Jacobelli 41,73%

8e circonscription du Val-d’Oise
François Pupponi (PS) 65,9 %

Samy Debah (SE) 34,1%

9e circonscription du val de marne
 Jean-Luc Carvounas 58,7 %

Gaëlle Marseau 41,3 % (LREM)

3e circonscription de la Loire
Valéria Faure-Muntian (LREM) 52,64%

François Rochebloine (LR), député sortant 47,36 % 

1re circonscription de l’Eure

Bruno Le Maire 64,53

Fabienne Delacour (FN) 35,47 %

5eme cironcscription de Seine-Saint-Denis
Jean-Christophe Lagarde (UDI)
66,1%
Malikar Maalem-Chibane (Sortant LR) 19,5%

1ere circonscription de Paris (élu au 1er tour)
Sylvain Maillard 50,08%


Regrettons également l’échec de quelques amis de la cause arménienne ( liste non exhaustive) :
Erwan Binet ps isère
Michel Destot ps isère
Jean Marc Germain ps Haut-de-seine
Henri Jibrayel ps dans la 7e circonscription des Bouches du Rhône
Rudy salles (3e circonscription Porvence Alpes Cote d’Azur)
Yves Moraine, Marseille
Nathalie Kosciusko-Morizet
Najat vallaud-belkacem

Notons enfin que Patrick Devedjian ne s’était pas représenté en raison de la loi sur le non cumul des mandats. Ne se sont pas non plus représentés : Marie-Arlette Carlotti (PS, Bouche du Rhône),Patrick Labaune (LR, Drome),Bruno Le Roux (PS, Seine Saint Denis),René Rouquet (PS, Val de Marne), André Santini (UDI, Haut de Seine).
Prenons acte enfin des défaites des candidats réputés proches de l’Azerbaïdjan : Thierry Mariani et Alexis Mancel (fils et ex-attaché parlementaire de Jean-François Mancel, ex-président du groupe d’amitié avec l’Azerbaïdjan à l’AN).

posté le 19 juin 2017 par Ara/armenews
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