Nouvelles d'Arménie
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1 - La Une


ARMENIE
Vers davantage de référendums en Arménie ?
Le gouvernement arménien a approuvé jeudi 19 octobre un projet d’amendement qui permettrait aux groupes civiques de proposer des referendums pourvu que l’initiaitive dispose du quota de soutiens parmi les citoyens. Sans doute l’Arménie n’est-elle pas près de suivre l’exemple de la Suisse où les référendum ou votations sur toutes sortes de sujets sont monnaie courante, mais cette mesure tend néanmoins à élargir le cadre légal dans lequel s’inscrit le processus référendaire. Le projet de loi s’appuie sur la Constitution amendée et approuvée par référendum fin 2015 qui devrait prendre effet en avril 2018, mettant ainsi l’Arménie à l’heure du régime parlementaire. Seul le président de la République et le Parlement sont actuellement habilités à soumettre leurs différentes propositions de réformes à référendums. En vertu du projet de Loi sur les Référendums, des groupes de citoyens pourraient obtenir la tenue d’un scrutin à l’échelle nationale sur des mesures législatives qui auraient été rejetées par l’Assemblée nationale. Mais encore faut-il qu’ils soient en mesure de réunir au moins 300 000 signatures autour de leur initiative, mais aussi d’avoir l’aval de la Cour constitutionnelle qui devra certifier que cette initiative ne contrevient pas à la Constitution. S’exprimant lors de la réuinion hebdomadaire du Conseil des ministres à Erevan, le ministre de la justice Davit Harutiunian a aussi mis l’accent sur certaines autres limites de ce droit élargi au référendum tel que que prévu par le projet de loi. Il souligne que le texte exclut de ce droit au referendum les questions relatives à la structure du gouvernement, à la sécurité nationale, aux impôts et aux amnisties. Artur Sakunts, un activiste engagé dans la défense des droits de l’homme, a de son côté critiqué justement de telles limitations, en estimant qu’elles empêchaient de fait les groupes civiques ou les individus d’exercer leur nouveau droit constitutionnel. “Il n’y aucune logique qui puisse justifier les limitations concernant le type de questions pouvant être soumises à référendum”, a-t-il déclaré devant RFE/RL (Azatutyu.am). M. Sakunts a pourtant ajouté qu’il avait bon espoir que les organisations non-gouvernementales étudieront avec attention les potentialités de ce projet de loi et les modalités de son application s’il venait à être approuvé par le Parliament.
posté le 20 octobre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450 


PROCHE DE GAGIK TSARUKIAN
Naira Zohrabian s’interroge sur la sincérité du gouvernement vis-à-vis de l’accord avec l’UE

Un membre éminent de la deuxième force parlementaire arménienne conduite par l’homme d’affaires Gagik Tsarukian a mis en doute hier l’engagement déclaré du gouvernement de mettre en œuvre les réformes politiques envisagées par l’accord à venir avec l’Union européenne.

Le projet d’accord de partenariat global et renforcé appelle, entre autres, au « renforcement de la démocratie et de la stabilité politique, économique et institutionnelle » en Arménie. Il engage Erevan à mettre en œuvre des réformes importantes des systèmes judiciaires et répressifs du pays.

Naira Zohrabian, députée du Bloc Tsarukian, a déclaré que les autorités n’ont pas nécessairement la volonté politique d’honorer ces engagements. “Ma préoccupation est que les réformes imposées par de nombreuses dispositions importantes du document pourraient ralentir ou rester sur le papier“, a-t-elle craint.

Zohrabian, qui préside le comité de l’intégration européenne du Parlement arménien, a affirmé que les autorités avaient déjà promulgué diverses lois anti-corruption qui n’ont pas eu d’impact significatif sur l’état de droit.

“Regardez les déclarations de revenus de nos hauts fonctionnaires et comparez leurs modes de vie et leurs actifs de facto à leurs déclarations de jure“, a-t-elle pris en exemple. “Est-ce que l’un d’entre eux a été tenu responsable de la production de fausses déclarations de revenus ? Non.“

Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement et porte-parole du Parti républicain au pouvoir (HHK), a insisté plus tôt cette semaine sur le fait que les autorités sont déterminées à la mise en œuvre des réformes spécifiées par la projet d’accord de partenariat global et renforcé. Il a dépeint l’évaluation largement positive de l’UE sur les élections législatives d’avril 2017 en Arménie comme preuve de leur engagement en faveur du changement démocratique.

Zohrabian a rejeté les remarques de Sharmazanov, parlant de ses “très sérieuses réserves“ sur la liberté et l’équité des élections.

Le Bloc Tsarukian, qui se dit dans l’oppostion au président Serge Sarkissian, n’a pas allégué de fraude grave dans sa réaction officielle à la conduite des élections d’avril. Le bloc a terminé deuxième, remportant 31 sièges sur 105 au Parlement.

posté le 19 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Justice
Maxime Gauin où le procès de trop ?

On s’attendait à une attaque virulente de l’accusation, mais tel ne fut pas le cas, contrairement au triomphalisme affiché par Monsieur Gauin sur les réseaux sociaux en d’autres circonstances.

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Après une attente interminable par le fait de quatre affaires précédentes, la séance a débuté à 15h05 dans une salle surchauffée par la présence de plus d’’une centaine de sympathisants à la cause arménienne et soutiens de Sam (Samuel) Tilbian et Jean-Marc (Ara) Toranian, prévenu pour l’un de « présomption d’injures » et pour l’autre de « présomption de diffamation » sur la personne du « chercheur en histoire » Maxime Gauin.

Si la séance s’est déroulée sans anicroche de part et d’autre, la présidente, dont le travail de recherche est à saluer, a bien rappelé que concernant le génocide des Arméniens, « la question a été tranchée », notamment par sa reconnaissance dans plus de 29 pays, ajoutant, en revanche, une notion négative sur sa contestation pénale.

15h35, Sam Tilbian à la barre décline les faits militants sur divers forums « des Dussardiers », alias Maxime Gauin et en vient à conter l’épouvantable histoire de sa famille pendant le génocide.

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16h15, Ara Toranian, l’un des porte-voix de la communauté arménienne, rappelle qu’il n’y a pas de controverse à propos du génocide.« C’est un fait historique », dira-t-il. Et Profitant de la tribune offerte par son accusateur, s’en prendra à ce dernier pour ses propos, à tout crin, désobligeant visant à discréditer les travaux du « grand historien turc » Taner Aksam. Puis, ému, il fera lui-même état du drame vécu par ses grands-parents en terre turque. Visant Maxime Gauin pour ses incitatives provocations à la haine, le rédacteur-en-chef des Nouvelles d’Arménie citera l’une des attaques gratuites du chercheur en histoire visant Kim Kardashian, avec le commentaire suivant : « prostitution », publié sur Twitter. En effet gratuit, haineux et hors sujet.

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S’il avait choisi, dans un premier temps, de ne pas répliquer aux provocations du négationniste, qu’il affublera du qualificatif de « bon petit soldat de l’État turc », Ara Toranian s’est ravisé, ne pouvant laisser impunément sévir ce français établi en Turquie, à passer son temps à dénigrer, attaquer, provoquer et salir la mémoire des victimes du génocide des Arméniens. « Le temps aurait dû apaiser les souffrances », dira-t-il. « ce n’est pas le cas. Nous allons continuer ce combat pour la pénalisation de déni du génocide arménien » a-t-il conclu.

16h45, Maxime Gauin, voix fluette laissant deviner un léger accent ensoleillé, à la rhétorique bien huilée, cite la définition encyclopédique du mot « fascisme, et dira ensuite « Je n’ai rien entendu sur le fond », parlant des chefs d’accusation par lui déclinés. Il tentera par deux fois d’élever le ton, contestant une fois de plus le qualificatif du mot « génocide » accolé à la question arménienne et se défendant de travailler au service de l’état turc.

17H15, l’historien Yves Ternon, cité comme témoin, très à l’aise sur la question, n’en fera pas quinze tonnes tellement les faits génocidaires sont patents et indiscutables. Il sera suivi par son confrère Raymond Kevorkian qui en ajoutera une sacrée couche sur les dérives turques.

A 18h05, après une interruption de séance, Maître Patrick Maisonneuve, pour la partie civile, tout en ne remettant pas en cause l’existence du génocide, dira : « Mais-y-a-t-il une place pour le débat ? ». Et prenant la défense de Maxime Gauin, il ajoute « Ce n’est pas un espèce de militant que vous voulez nous présenter », tout en avançant des arguments techniques sur le fond de l’affaire et des mots « nazi » « Fachisme » et « Faurrisson ».

Son intervention n’aura duré que 10 petites minutes, pour laisser place à une avocate qui a fait ce qu’elle a pu pour se singulariser, en vain, parlant d’un « préjudice moral » subit par l’accusateur.

Après une intervention de l’avocat général, à 18h31, c’est Maître Henri Leclerc qui a pris la parole jusqu’à 19h12 au nom de la défense, martelant à qui voulait l’entendre que « le négationnisme de l’état turc est insupportable. » Sans effet de manches, il élèvera la voix, indiquant que 43 pièces avaient été versées au dossier de l’instruction, tout en prenant comme exemple le cas Faurrisson, qui selon lui pourrait effectivement s’appliquer au cas Maxime Gauin, le négateur du génocide des Arméniens.

A propos du soit-disant antisémitisme d’une certaine frange de la population arménienne, que dénonce à-tout-va, comme un étendard, le diplômé en Histoire sociale, maître Leclerc déclinera la liste des amis et organisations juives qui soutiennent le combat de la cause arménienne, sur un moue réticente de l’accusateur. Il terminera son plaidoyer en affirmant qu’ « on ne peut porter atteinte à la dignité du peuple arménien“.

La séance s’est achevée à 19h15 (tient...). Le délibéré est attendu le 28 novembre prochain.

posté le 18 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Justice  Turquie 


DIPLOMATIE
Les médiateurs internationaux se disent satisfaits de la rencontre Sarkissian-Aliev
A l’occasion d’une rencontre au sommet très attendue à Genève lundi 16 octobre, les présidents d’Arménie et d’Azerbaïdjan se seraient engagés à intensifier les efforts en vue de parvenir à un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh et à consolider le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit, se sont félicités les médiateurs américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, qui n’avaient pas ménagé leurs efforts depuis des mois pour organiser une telle rencontre. “La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère constructive”, indique une déclaration conjointe diffusée par les ministres aménien et azerbaïdjanais des affaires étrangères et les la troïka des médiateurs à l’issue de la rencontre. “Les présidents [Serge Sarkissian et Ilham Aliev] sont tombés d’accord pour prendre des mesures en vue d’intensifier le processus de négociations et des mesures supplémentaires pour réduire les tensions sur la Ligne de contact”, poursuit la déclaration commune qui ajoute : “Les coprésidents ont exprimé leur satisfaction concernant ces discussions directes, qui ont eu lieu après une longue attente ... La prochaine étape sera pour les coprésidents d’ organiser des séances de travail avec les ministres dans un avenir proche”. Les pourparlers avaient débuté dans la résidence officielle en Suisse du representant personnel du siège de l’Onu à Genève, en présence des trois médiateurs. Ils se sont poursuivis par un tête à tête après ce préambule d’une heure environ. MM.Aliev et Sarkissian se sont parlé ensuite pendant plus de 45 minutes, selon Vladimir Hakobian, le secrétaire du service de presse de ma présidence arménienne. Dans une série de tweets, V.Hakobian a aussi posté une photographie montrant les deux chefs d’Etat assis en train de discuter autour d’une table placée dans les jardins du complexe diplomatique suisse. “Nous n’avons pas d’accords concrets sur les modalités d’un règlement du problème”, aurait déclaré le président Sarkissian devant les représentants de la communauté arménienne de Suisse qu’il rencontrait peu après le somme en précisant toutefois qu’il s’était entendu avec son homologue azéri pour “prendre des mesures pour mieux dissiper les tensions de telle sorte qu’il n’y ait plus de pertes sur les lignes de front ». « Je dois dire que le président de l’Azerbaïdjan est aussi préoccupé que moi par cette question”, a ajouté le président arménien, qui avait déclaré quelques mois avant à Erevan qu’il n’attendait pas de grands résultats de cette rencontre. “Par la grace de Dieu, [Aliev] sera du même avis”, a ajouté S.Sarkissian, en précisant : “Lui aussi réalise parfaitement la complexité du problème, mais le problème est tel que la solution n’en sera jamais facile”. Le président arménien a exclu une nouvelle toute solution qui restaurerait le contrôle de l’Azerbaïdjan sur le Karabagh. “Aucun responsable arménien ne prendra et n’appliquera une telle décision”, a martelé S. Sarkissian. Ni M. Aliev ni aucun autre responsable azerbaïdjanais n’a fait de déclaration publique à l’issue du sommet. Par ailleurs, ni S. Sarkisian, ni la déclaration commune des deux ministres n’a précisé la teneur des initiatives prévues en vue d’empêcher les violations de la trêve le long de la “ligne de contact” séparant les forces armées arméniennes positionnées sur la frontière arméno-azére et au Karabagh des troupes de Bakou.
posté le 17 octobre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Diplomatie 


DIPLOMATIE
Rencontre entre Serge Sarkissian et Ilham Aliev aujourd’hui

Les présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan se rencontreront aujourd’hui à Genève pour de nouvelles négociations sur le conflit du Haut-Karabagh.

Les annonces officielles de la date de cette rencontre par le bureau du président Serge Sarkissian et du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères sont arrivées une semaine après le dernier voyage des médiateurs américain, russe et français dans la région.

Dans une déclaration du 7 octobre, les trois coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE annonçait que Sarkissian et Aliev “ont confirmé leur volonté de reprendre les négociations en vue de parvenir à un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh“.

Les deux présidents se sont rencontrés en mai et en juin 2016, peu de temps après la Guerre des Quatre jours. Ils ont accepté de permettre à l’OSCE de déployer plus d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations de la trêve qui s’y produisent. Ils ont également fait allusion aux progrès vers un règlement pacifique.

Le processus de paix a cependant encore été bloqué dans les mois qui ont suivi. Le gouvernement azerbaïdjanais a depuis hésité à mettre en œuvre les garanties convenues contre la reprise des combats, affirmant qu’ils allaient cimenter le statu quo.

Le vice-ministre arménien des Affaires étrangères, Shavarsh Kotcharian, a exprimé son pessimisme quant aux perspectives d’un règlement du conflit du Karabagh lorsqu’il a parlé à des journalistes à Erevan jeudi. Il a affirmé que des progrès décisifs vers un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan seraient “impossibles“ tant que Bakou refusera de renforcer le régime du cessez-le-feu.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Moscou débloque un nouveau prêt à l’Arménie pour l’achat d’armes russes

Quelques jours après le vote par le Parlement arménien le 6 octobre d’un texte renforçant l’accord de défense arméno-russe, le gouvernement arménien, qui avait présenté un budget marqué par une nette augmentation des dépenses dans le domaine de la défense, devrait finaliser un nouvel accord avec la Russie en vue de lui acheter des armes.

Le gouvernement arménien avait annoncé que les dernières livraisons d’armes russes achetées par l’Arménie avec un premier prêt débloqué par la Russie étaient attendues avant la fin de l’année, et que de nouveaux armements étaient indispensables pour l’armée nationale, entraînée dans une course aux armements coûteuse par le voisin azéri.

Si Erevan avait mis l’accent sur la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement, il semble que la Russie, qui est son principal allié militaire, restera aussi son premier fournisseur d’armes.

Le gouvernement arménien a ainsi révélé jeudi 12 novembre, lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, qu’il avait approuvé un accord en vertu duquel la Russie accordera un nouveau prêt d’un montant de quelque 100 millions de dollars à l’Arménie afin que celle-ci lui achète des armes de fabrication russe.

Sur son site web, le gouvernement arménien souligne que ce prêt vise à “développer et renforcer les relations amicales” entre les deux pays, en insistant sur le fait que le prêt russe est remboursable sur 20 ans, à un taux d’intérêt annuel de 3%, assorti d’une période de grâce de 5 ans.

Le gouvernement arménien est resté pourtant très discret quant aux articles en annexe de l’accord, qui établit la liste des différents types d’armes russes dont l’armée arménienne pourrait bénéficier dans le cadre de ce prêt.

Deux ans avant, le gouvernement russe avait déjà accordé un prêt de quelque 200 millions de dollars à Erevan pour l’achat d’armes russes, et avait publié alors la longue liste des armes prévues par cet accord, dont les fameux systèmes de lance-roquettes de type Smertch, les missiles de type TOS-1A et autres armes anti-chars et missiles sol-air personnels.

L’armée arménienne avait exhibé ces nouveaux armements, notamment les Smertch, lors du défilé pour la fête de l’indépendance à Erevan en septembre 2016. Le ministre arménien de la défense Vigen Sargsian avait annoncé quant à lui le 2 octobre que les livraisons d’armes financées par le prêt de 200 millions de dollars allaient venir à échéance à la fin de l’année.

D’autres responsables arméniens avaient aussi fait savoir que 18 contrats de livraisons d’armes avaient été signés avec les Russies dans le cadre de l’accord de 2015.

L’Arménie achète des armes russes au prix du marché des armes en Russie, qui sont bien inférieurs à ceux du marché international, en vertu de ses liens privilégiés avec son allié russe, auquel elle est liée par un accord de défense et dans le cadre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance militaire de 6 ex-Républiques soviétiques dirigée par la Russie.

En dépit de ses liens militaires étroits avec l’Arménie, la Russie continue à vendre pour des milliards de dollars d’armes à l’Azerbaïdjan, suscitant les critiques des autorités arméniennes, qui dénoncent en termes à peine voilés une trahison de leur allié russe.

En juillet dernier, le président Serge Sarkissian avait réitéré le mécontentement de Erevan concernant ces livraisons d’armes russes, qui menacent l’équilibre des forces entre les deux pays engagés dans une guerre larvée autour du Karabagh.

posté le 15 octobre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450 


ESPAGNE
Génocide des Arméniens : L’Espagne refuse d’extrader Dogan Akhanli réclamé par la Turquie

L’Espagne a annoncé vendredi refuser d’extrader l’écrivain germano-turc Dogan Akhanli vers la Turquie, qui l’accuse de “terrorisme“, après avoir refusé une demande similaire d’Ankara concernant un journaliste turco-suédois.

“Le gouvernement a décidé de ne pas continuer la procédure d’extradition de Dogan Akhanli, sollicitée par la Turquie“, a déclaré la vice-présidente du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria à la sortie du conseil des ministres. “Je suis bien sûr soulagé. Je ne m’attendais à rien d’autre“, a réagi l’écrivain dans le journal régional allemand Kölner Stadt Anzeiger.

Dogan Akhanli, 60 ans et résidant en Allemagne depuis fin 1991, avait été arrêté le 19 août à Grenade, dans le sud de l’Espagne, où il était en vacances. Il avait été interpellé par des policiers espagnols opérant sur mandat d’Interpol, à la demande d’Ankara, et accusé de “terrorisme“ selon son avocat Gonzalo Boye.

Après des protestations de Berlin, il avait été remis en liberté le 20 août mais était tenu de rester à Madrid en attendant de savoir si l’Espagne accédait ou non à la demande d’extradition. Dogan Akhanli assurait fin août que la Turquie, où il a déjà fait deux séjours en prison, le poursuivait parce qu’il écrit des livres sur le génocide des Arméniens par les Turcs au début du XXe siècle et sur les droits des Kurdes.

La décision du gouvernement espagnol a été prise sur les mêmes fondements que celle de ne pas extrader vers la Turquie le journaliste turco-suédois Hamza Yalçin, prise le 29 septembre, a indiqué le numéro deux du gouvernement.

L’Espagne avait à l’époque justifié sa décision par le fait que Hamza Yalçin, qu’Ankara accusait d’avoir insulté le président turc Recep Tayyip Erdogan, avait le statut de réfugié en Suède.

posté le 14 octobre 2017 par Stéphane/armenews


APPEL DE PERSONNALITÉS DANS LIBERATION
Génocide arménien : non à l’instrumentalisation de la justice pour inverser les rôles

Comme le dit Elie Wiesel, « le tueur tue toujours deux fois, la seconde par le silence » : le négationnisme est la continuation du génocide.

Si chaque génocide a ses spécificités, le négationnisme procède toujours de la même mécanique haineuse. Il représente à chaque fois une même insulte à la mémoire des victimes, une même provocation pour les rescapés et leurs descendants, une même atteinte à la dignité humaine.

Ainsi, lorsque le directeur du magazine Les Nouvelles d’Arménie, Ara Toranian, a comparé un négationniste du génocide des Arméniens au négationniste de la Shoah Robert Faurisson, à l’instar de Pierre Vidal-Naquet avant lui, il a eu pleinement raison. Aussi, le procès en diffamation qui lui est intenté pour ce motif et qui se déroulera le 17 octobre prochain devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, nous est insupportable. En effet, ce sont les défenseurs de la mémoire, de la vérité historique et de la dignité qui devraient se trouver sur les bancs de l’accusation et les négationnistes sur ceux des accusés, et non l’inverse.

L’état actuel de la législation française ne permet pas de poursuivre en justice les négationnistes du génocide des Arméniens. Faudrait-il qu’en plus ces derniers puissent éviter d’être désignés pour ce qu’ils sont, et qu’ils fassent condamner les descendants des victimes ? Cette grossière tentative de renversement des rôles et d’instrumentalisation de la liberté d’expression doit être dénoncée avec force. Protéger la liberté d’expression contre ceux qui tentent de la dévoyer avec perversité, protéger les légataires des victimes des persécutions des légataires de leurs bourreaux, ne pas entraver la transmission de la connaissance de la vérité historique, voilà les enjeux symboliques fondamentaux du procès qui s’ouvre le 17 octobre prochain.

Nous faisons toute confiance à la justice de notre pays pour être à leur hauteur.

Charles Aznavour, Bernard-Henri Lévy, Serge Klarsfeld, Beate Klarsfeld, Arno Klarsfeld, Michel Onfray, Pascal Bruckner, Alain Terzian (prés. de l’Académie des César), Franz-Olivier Giesbert (Journaliste), Yann Moix (écrivain), Charles Villeneuve (journaliste), Robert Guédiguian (cinéaste), Francis Kalifat (prés. du CRIF), Alain Jakubowicz (prés. de la LICRA), Benjamin Abtan (prés. du Mouvement antiraciste européen - EGAM, fondateur du Réseau Elie Wiesel de parlementaires d’Europe), Dominique Sopo (prés. de SOS racisme), Gérard Chaliand (géostratège), Frédéric Encel (géopolitologue), Jacky Mamou (prés. d’Urgence Darfour), Bernard Schalscha (sec. gén. de France Syrie Démocratie), Simone Rodan-Benzaquen (dir. France de l’American Jewish Committee-AJC), Raymond Kévorkian (historien), Yves Ternon (historien), Robert Kéchichian (cinéaste), CRIF Marseille-Provence, Didier Rebut (prof. de droit à Assas), Claire Mouradian (historienne, dir. de recherche au CNRS), Marc Knobel (historien, essayiste), Marcel Kabanda (prés. hon. d’Ibuka-France), Michaël Prazan (écrivain et réalisateur), Mohamed Sifaoui (journaliste, écrivain, réalisateur), Valérie Igounet (historienne, auteure de « Faurisson : portrait d’un négationniste »), François Heilbronn (vice-prés. du mémorial de la Shoah), Eric Marty (écrivain, universitaire), Valérie Toranian (dir. de la « Revue des deux mondes »), Hamit Bozarslan (historien, dir. de recherche à l’EHESS), Sacha Ghozlan (prés. de l’UEJF), Fethi Benslama (psychanalyste écrivain), Richard Odier (secrétaire général du Centre Simon Wiesenthal),Rudy Reichstadt (dir. de l’Observatoire du Conspirationnisme), Méïr Waintrater (écrivain), Erol Ozkoray (écrivain turc), Selim Eskiizmirliler (« Academia of Peace » de Turquie, prof. à Paris Descartes), Levent Sensever (porte-parole en Turquie de Durde ! « Dis stop au racisme et au nationalisme »), Ayse Gunaysu (porte-parole de l’Association pour les Droits humains de Turquie - IHD), Laurent Bouvet (politologue), Alain Chouraqui (dir. de recherche émérite au CNRS), Claude Mutafian (historien), Gilles Karmasyn (resp. de Pratique de l’Histoire et Dévoiements Négationnistes), David Khalfa (Prés. de RBF France-Forum de la Mémoire), Alain Gauthier, (prés. du CPCR- Collectif des partes civiles pour le Rwanda), CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France).

Cet appel est paru dans LIBERATION aujourd’hui.

posté le 14 octobre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : France  Justice 


DIPLOMATIE
Enthousiasme limité avant le sommet des présidents arménien et azéri

Un responsable de la diplomatie arménienne s’est montré pour le moins réservé, jeudi 12 octobre, quant aux resultats du sommet tant attendu des presidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, dont les médiateurs du Groupe de Minsk de l’OSCE ont annoncé quant à eux avec soulagement la tenue, au terme d’une nouvelle tournée dans la zone du conflit du Karabagh. Les médiateurs américain, russe et français du Groupe de Minsk avaient déclaré, à l’issue de leur visite à Erevan et à Bakou le 8 octobre, que les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliyev s’étaient montrés d’accord pour reprendre leurs discussions en tête à tête très prochainement. La troika du Groupe de Minsk avait ajouté qu’il avait été aussi question lors de cette visite de “possibles sujets” qui pourraient se voir inscrits à l’agenda du “sommet à venir”. MM. Aliyev et Sarkisian ont refusé de se rencontrer en marge du sommet des anciennes Républiques soviétiques de la CEI qui s’est tenu le 11 octobre dans la ville de Sotchi, sur le littoral russe de la Mer Noire.

Le lieu et la date du sommet annoncé par le Groupe de Minsk ne sont pour l’instant pas précisés, mais malgré ces incertitudes, les médiateurs ont bon espoir qu’il relancera le processus de paix au Karabagh. Un optimisme que ne semble pas partager le vice-ministre arménien des affaires étrangères, Chavarche Kotcharian, qui a souligné la nécessité de faire la part entre deux exigences, d’une part la mise en place d’un climat de confiance, sans lequel on ne peut attendre aucun progrès du processus de négociations, et d’autre part, la recherche de progrès dans le processus de négociations lui-même. Shavarsh Kotcharian, sceptique, a ajouté devant la presse : « Il est évident qu’à ce jour, nous ne constatons aucun terrain, aucune tendance favorables qui nous permettent de parler de progrès dans le processus de négociations”. S. Kotcharian a souligné la mauvaise volonté affichée par Bakou pour la mise en oeuvre des mesures de confiance scellées pourtant par l’accord conclu par MM.Aliyev et Sarkisian lors de leurs dernières rencontres il y a plus d’un an.

Ces mesures prévoyaient notamment l’envoi d’un plus grand nombre d’osbservateurs de l’OSCE dans la zone du conflit et un mécanisme d’enquête international sur les violations de la trêve. Les autorités arméniennes n’ont cessé de répéter que le processus de paix ne pourrait progresser sans ces mesures de confiance, que Bakou accuse pour sa part de renforcer le statu quo. S’exprimant à Bakou lundi 9 octobre, I.Aliyev a déclaré que Erevan avait été contraint de renoncer à ses “préconditions” pour pouvoir relancer des négociations sérieuses sur le règlement du conflit du Karabagh. Le président Sarkissian avait démenti fermement de telles allegations, par la voix de son porte-parole le lendemain même. Son secrétaire de presse, Vladimir Hakobian, avait accusé I.Aliyev de“vouloir tromper la communauté internationale et son propre peuple”.

posté le 13 octobre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Diplomatie