Nouvelles d'Arménie
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1 - La Une


ARMENIE-AZERBAIDJAN
Des combats meurtriers au Haut-Karabagh

Les violations du cessez-le-feu autour du Haut-Karabagh se sont considérablement intensifiées samedi matin. L’armée arménienne aurait repoussé des attaques majeures de l’Azerbaïdjan à deux sections de la ligne de front.

Le ministère de la Défense de l’Azerbaïdjan a confirmé les combats meurtriers le long de la “ligne de contact“ du Karabagh, mais a affirmé que ce sont les Arméniens qui ont attaqué ses positions de première ligne.

L’armée de défense du Karabagh a indiqué que les forces azerbaïdjanaises utilisaient des machines de déminage et d’autres “moyens spéciaux“ lorsqu’elle a tenté de s’emparer de leurs positions, à l’est et au sud-est du Karabagh. Les Azerbaïdjanais ont été repoussés, avec des pertes importantes, a assuré l’armée arménienne dans une déclaration.

“Personne n’a été tué ou blessé du côté arménien“, a précisé l’armée arménienne.

Le ministère de la défense azerbaïdjanais a déclaré que les troupes arméniennes « ont tenté de pénétrer nos positions ». Il a signalé un « violent combat » dans une zone proche du sud-est du Karabagh où « l’ennemi tentait de prendre des positions ».

“À la suite de l’affrontement, nos forces armées ont subi des pertes“, a ajouté le ministère, selon l’agence APA. Il n’a donné aucun chiffre.

L’armée arménienne du Karabagh a rapidement refusé les revendications azerbaïdjanaises.

Le ministère de la Défense de l’Arménie a accusé Bakou de « tromper son propre peuple et la communauté internationale ». « Le leadership politique et militaire de l’Azerbaïdjan a intensifié la situation le long de la ligne de contact et propagé la désinformation pendant plusieurs jours », , peut-on lire sur sa page Facebook.

“La partie arménienne observe le régime de cessez-le-feu et appelle la partie azerbaïdjanaise à s’abstenir de toute mesure visant à dégrader davantage la situation“, a t-il ajouté.

Le ministre de la Défense d’Azerbaïdjan, Zakir Hasanov, et le chef d’état-major de l’armée, le général Nejmeddin Sadiqov, ont visité la ligne de démarcation autour du Karabagh deux jours seulement avant la dernière escalade. Selon les informations, les troupes azerbaïdjanaises de première ligne doivent prendre des mesures plus sévères et plus résolues en réponse à ce qu’ils appellent des « provocations » arméniennes de plus en plus nombreuses.

Les médiateurs américains, russes et français ont exhorté les parties au conflit à adhérer strictement aux accords de cessez-le-feu immédiatement après avoir accueilli une réunion entre les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais à Munich le 16 février. Les trois coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ont averti que « la guerre n’est pas une option ».

Les médiateurs ont également renouvelé leur appel aux parties belligérantes pour mettre en œuvre des accords de confiance qui ont été conclus par les présidents arménien et azerbaïdjanais l’année dernière. Les accords prévoient des enquêtes internationales sur les violations de la trêve et le déploiement d’un plus grand nombre d’observateurs de l’OSCE dans la zone de conflit.

Ces violations se sont intensifiées régulièrement au cours des dernières semaines, après plusieurs mois de calme relatif qui ont suivi les hostilités de quatre jours autour du Karabagh en avril 2016. Les deux parties se sont accusées d’utiliser des mortiers et des grenades propulsées par fusée presque quotidiennement.

Le 18 février, le président arménien Serge Sarkissian a averti l’Azerbaïdjan contre le lancement d’opérations militaires de grande envergure à l’approche des élections parlementaires arméniennes prévues pour le 2 avril. « Aujourd’hui, certains en Azerbaïdjan ont encore l’illusion qu’une Arménie concentrée sur les élections sera très distrait et donc vulnérable ... Toute provocation [armée] recevra une réponse adéquate », a t-il prévenu.

posté le 27 février 2017 par Claire/armenews

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VIE ECCLÉSIALE
Sommet pour l’organisation de l’élection patriarcale de Constantinople

Saint Siège d’Etchmiadzine - Les 23 et 24 février, à l’invitation et sous la présidence de sa Sainteté Karékine II, Patriarche suprême et Catholicos de tous les Arméniens, s’est tenue à Etchmiadzine une assemblée réunissant les trois évêques de la juridiction du Patriarcat arménien de Constantinople : l’archevêque Aram Atéchian, Vicaire général du Patriarcat, l’archevêque Karékine Békdjian, Primat du diocèse arménien d’Allemagne, l’évêque Sahag Machalian, President de l’assemblée ecclésiastique du Patriarcat. Cette rencontre avait pour but d’aplanir les antagonismes qui avaient provoqué la semaine dernière une crise majeure dans la vie des Arméniens de Turquie.

Le service d’informations du saint Siège annonce que la première séance de travail a été précédée par un temps de prière devant “l’autel de la descente” en la cathédrale de saint Etchmiadzine. Au terme de cette rencontre, l’accord suivant a été adopté et signé par toutes les parties.

- Tenue d’une Assemblée ecclésiale jusqu’au 15 mars pour élire un Locum-tenens [déghabah] et mettre fin au mandat du Vicaire général actuel.
- Tous les évêques du Patriarcat sont susceptibles de se présenter à cette élection.

- Après cette élection, l’Assemblée ecclésiale formera une commission composée de religieux et de laïcs qui définira et transmettra ses pouvoirs au Locum-tenens.

- Au sein de cette commission, les élections des différentes instances devront avoir lieu sous 10 jours. A son tour, la commission présidée par le Locum-tenens organisera l’élection du nouveau patriarche dans les six mois qui suivront en se conformant aux règlements du Patriarcat arménien de Constantinople.

- La commission présentera chaque mois un bilan de son activité en vue de l’organisation de l’élection à l’Assemblée ecclésiale et aux fidèles.

- Au cas où l’élection ne se déroulerait pas dans ce délai de six mois, à l’invitation de l’Assemblée ecclésiale, se tiendra une réunion conjointe de cette même instance avec les présidents des institutions communautaires (Vakif). Conformément aux termes du mandat qui leur a été confié, ces derniers soumettront les membres de la commission et le Locum - tenens à vote de confiance.

- Durant la période qui précédera l’élection, la commission garantira des conditions égales aux candidats à l’élection patriarcale afin qu’ils puissent developer leur campagne d’opinion.

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Trois autres hiérarques de l’Eglise arménienne, les archevêques Navassart, Primat du diocèse d’Erevan, Yeznig, secrétaire général de l’Association biblique d’Arménie, Sébouh, Primat du diocèse de Vanatzor se sont joints aux autres participants de ce “sommet de la réconciliation“. Agé de 57 ans, turcophone, Mgr. Sébouh Tchouldjian qui est né au sein d’une famille originaire de Malatya installée en Arménie dans les années 60 est également candidat au siège patriarcal de Constantinople.

Tous les titres de la presse arménienne d’Istanbul ont aujourd’hui publié le texte de l’accord en se félicitant de cette médiation voulue et conduite en personne par le Catholicos de tous les Arméniens.

P.N.

posté le 26 février 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Turquie 


ARTSAKH
Nouveaux affrontements meurtriers au Nagorny Karabakh

Bakou, 25 fév 2017 (AFP) - Des affrontements samedi entre troupes azerbaïdjanaises et séparatistes arméniens, à la frontière du Nagorny Karabakh, ont fait plusieurs morts parmi les soldats azerbaïdjanais, ont annoncé à la fois Bakou et les autorités de la région séparatiste, s’en renvoyant la responsabilité.

“Les forces arméniennes ont tenté de s’introduire en territoire azerbaïdjanais le long de la frontière du Karabakh“, à l’aube samedi, a annoncé le ministère azerbaïdjanais de la Défense, faisant état de “la perte de plusieurs soldats“.

Le ministère arménien de la Défense a de son côté accusé Bakou d’avoir lancé une attaque contre des positions des forces du Karabakh, parlant aussi de la mort de plusieurs soldats azerbaïdjanais.

Au Nagorny Karabakh, territoire peuplé majoritairement d’Arméniens mais appartenant officiellement à l’Azerbaïdjan, une guerre au début des années 1990 entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes soutenus par l’Arménie a fait quelque 30.000 morts avant un cessez-le-feu signé en 1994. Depuis, les innombrables tentatives de négociations n’ont rien donné, chacun campant sur ses positions, et des affrontements ont lieu périodiquement entre les forces en présence.

En 2016, ils se sont intensifiés au poins de faire craindre une reprise de la guerre, notamment en avril, lorsque les pires affrontements depuis 1994 s’étaient traduits par au moins 110 morts de part et d’autre. Un cessez-le-feu négocié par la Russie avait permis de mettre fin aux quatre jours d’affrontements, mais toute tentative de reprendre les négociations depuis a échoué.

L’Azerbaïdjan, riche de ses hydrocarbures et dont le seul budget militaire est plus important que le budget entier de l’Arménie, menace régulièrement de reprendre la région par la force. Mais Moscou, allié traditionnel de l’Arménie, a déclaré que toute tentative de ce genre serait stoppée par la Russie.

posté le 25 février 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Karabagh 


FRANCE
François Rochebloine : « Faire connaître l’Artsakh un peu plus »

Mercredi 22 février, le Cercle d’amitié France-Karabagh a présenté une brochure en 15 questions/réponses sur l’Etat méconnu. Objectif : faire connaître la République du Haut-Karabagh au plus grand nombre.

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En ce jour d’anniversaire du représentant du Haut-Karabagh en France Hovannès Guevorkian, le député Jean Launay a reçu à l’hôtel de la Questure de l’Assemblée nationale le président du Cerce d’amitié France-Karabagh François Rochebloine, des députés, sénateurs (notamment René Rouquet, François Michel Lambert, François Pupponi, Sophie Joissains, Bernard Fournier) et personnalités pour présenter une brochure sur laquelle il est indiqué : “Tout comprendre d’un Etat méconnu en dix minutes“. Une très belle initiative pour favoriser la “diplomatie des sociétés civiles“ indispensable à l’intégration internationale d’un jeune Etat.

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C’est François Rochebloine qui a tout d’abord pris la parole pour expliquer sa démarche - bien qu’il concède être presque en deuil avec sa cravate Saint Etienne - “Qu’on perde, c’est une chose. Mais qu’on perde sur un but de Mkhitaryan... Moi j’aimerai bien qu’il vienne à St Etienne !“, a-t-il plaisanté en se référant au match St Etienne-Manchester United (0-1) qui se jouait le jour-même. François Rochebloine veut que l’Artsakh soit davantage connu, d’où l’édition d’une brochure. Mais il a également tenu à lancer un appel : “J’en appelle à la communauté arménienne de France. Il faut qu’on se batte pour l’Arménie, mais aussi qu’on se batte tous ensemble pour l’Artsakh. Pour faire connaître ce pays un peu plus, ce pays a besoin de nous. C’est un pays merveilleux“, a déclaré celui qui s’est rendu 13 fois en Artsakh. Car oui, comme l’a rappelé François Rochebloine, il faut désormais parler d’“Artsakh“ et non de “Haut-Karabagh“, depuis le référendum du 20 février qui a vu se transformer le régime en système présidentiel. En cohérence avec la nouvelle dénomination du pays, le Cercle d’Amitié France-Karabagh devient donc le Cercle d’Amitié France-Artsakh, a annoncé François Rochebloine.

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Le représentant de l’Artsakh en France, Hovannès Guevorkian, a ensuite pris la parole, remerciant l’engagement des élus français sur la question de l’Artsakh. Avant d’annoncer une initiative qui va être mise en place : désormais auront lieu des “Journées de l’Artsakh“, qui seront une série de manifestations culturelles pour présenter cette République. Avec un but : “Faire parler les muses, pour que nos canons se taisent à jamais“.

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“10 minutes de lecture qui peuvent changer les choses“ : dans un discours plein d’humour, le journaliste David Arthur (rédacteur en chef de Balthazar, mais également chroniqueur dans C’est au programme sur France 2 ou sur France Culture) a présenté ce livret de 24 pages et espéré qu’il soit diffusé au plus grand nombre. “Pour, pourquoi pas, changer le destin d’un pays“.

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Enfin, c’est Viguen Tchitetchian, ambassadeur d’Arménie en France, qui a clôturé les discours de la soirée.

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Plus d’informations : Cercle d’amitié France-Artsakh
Assemblée nationale
126 rue de l’Université - Bureau de François Rochebloine - 75007 Paris
secretariat@france-karabagh.fr
www.france-karabagh.fr

posté le 24 février 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti

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ELECTIONS LEGISLATIVES
La coalitition de groupes issus de la société civile veut déployer 3500 observateurs

Une coalition de groupes de la société civile arménienne a déclaré hier qu’elle envisageait de déployer environ 3500 observateurs, parmi lesquels des Arméniens de la Diaspora, dans les bureaux de vote à travers le pays lors des prochaines élections législatives.

“À ce jour, nous avons déjà enregistré 2 800 personnes, et je pense que ce nombre passera à 3 500“, a déclaré à la presse Armen Grigorian, un des leaders de l’initiative Citizen Observer.

Grigorian a déclaré qu’ils scruteront le vote dans environ 1 750 des 2 000 bureaux de vote en Arménie, où environ 95 % de tous les électeurs admissibles seront en mesure de voter.

Selon Citizen Observer, la mission de surveillance comprendra près de 250 ressortissants arméniens étrangers, dont le rockeur Serj Tankian, l’actrice canadienne Arsinée Khanjian et son mari et réalisateur Atom Egoyan.

Tankian, Khanjian, Egoyan et plusieurs autres artistes de la diaspora arménienne ont lancé l’année dernière une campagne conjointe appelée “Justice Within Armenia” (« Justice en Arménie ») avec une pétition en ligne signée par des milliers de personnes. Ils ont exigé que le gouvernement arménien mette fin à la corruption généralisée, respecte les lois et organise des élections démocratiques.

Vartan Marashlian, directeur de la Fondation non gouvernementale RepatArmenia qui aide les Arméniens de la diaspora à s’installer en Arménie, est également impliqué dans la mission Citizen Observer.

“C’est un format très important par lequel nous pouvons relier la Diaspora à l’Arménie. Cela doit devenir une partie de notre culture“, a déclaré Marashlian lors d’une conférence de presse conjointe avec Grigorian et Vahe Keushguerian, un homme d’affaires libanais basé à Erevan.

Keushguerian a souligné le caractère non partisan de ce qui sera la plus grande mission de suivi des élections le 2 avril prochain. “La chose la plus importante pour nous est que chaque vote est compté correctement“, a t-il dit. “La question de savoir qui sera élu est secondaire.“

Les élections opposeront le parti républicain au pouvoir (HHK), quatre autres partis et autant d’alliances. Ils seront également suivis par environ 300 observateurs qui seront déployés par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. L’OSCE a officiellement lancé sa mission de surveillance mardi.

posté le 23 février 2017 par Claire/armenews

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ANTI-FRAUDE
L’OSCE lance une mission d’envergure de surveillance des élections arméniennes

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a officiellement lancé hier la plus grande et la plus importante mission internationale de surveillance des prochaines élections législatives en Arménie.

Le chef norvégien de la mission, Jan Petersen, a déclaré que 14 experts électoraux et 28 observateurs à long terme de divers Etats membres de l’OSCE sont déjà arrivés en Arménie pour suivre les préparatifs des élections du 2 avril. Ils devraient être rejoints par environ 250 observateurs à court terme - principalement occidentaux - à la veille du vote.

La mission déployée par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE à Varsovie communiquera aux députés représentant l’OSCE et au Conseil de l’Europe ses conclusions préliminaires le 3 avril. Elles seront cruciales pour assurer la légitimité internationale des élections qui auront lieu un an avant que le président Serge Sarkissian ne termine son dernier mandat.

Les surveillances américaines et européennes des précédentes élections parlementaires et présidentielles arméniennes reflètent les rapports publiés par les missions d’observation de l’OSCE/BIDDH. Ce dernier a signalé des irrégularités graves lors de pratiquement toutes ces élections.

“Nous sommes impartiaux“, a assuré Petersen lors d’une conférence de presse à Erevan. Il a souligné que la mission est seulement chargée d’évaluer la conduite des prochaines élections et sa conformité avec les normes internationales.

Petersen, 70 ans, a été ministre norvégien des Affaires étrangères de 2001 à 2005, avant et après avoir siégé au Parlement norvégien. Il a dirigé les missions de suivi des élections de l’OSCE/BIDDH qui ont été déployées en Moldavie en 2014 et en Macédoine et Russie l’année dernière.

Petersen a refusé de commenter la situation préélectorale en Arménie ou de dire dans quelle mesure les autorités arméniennes ont traité les recommandations formulées par les observateurs de l’OSCE dans le passé. Il a précisé que sa mission va publier un rapport intérimaire sur la campagne électorale courant mars.

Cinq partis politiques et quatre blocs se disputeront les 101 sièges du prochain Parlement le 2 avril. Les autorités d’Erevan se sont engagées à maintes reprises à faire en sorte que les élections soient démocratiques.

Dans le cadre d’un accord historique conclu avec l’opposition arménienne, les autorités ont promulgué l’année dernière un ensemble d’amendements au Code électoral visant à prévenir les fraudes graves, notamment le vote multiple des loyalistes du gouvernement. En particulier, ils ont convenu d’introduire une vérification électronique de l’identité des électeurs et des retransmissions en direct des votes.

posté le 22 février 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Le président Sarkissian met en garde l’Azerbaïdjan

Le président arménien Serge Sarkissian a adressé une ferme mise en garde à l’Azerbaïdjan, le menaçant d’une réponse appropriée si ses forces armées étaient tentées de mettre à profit la campagne électorale en cours en Arménie pour les législatives du 2 avril, pour lancer une offensive militaire contre les Arméniens aux frontières de l’Arménie comme à celles du Karabagh. Cette éventualité est d’autant plus sérieusement envisagée par les spécialistes arméniens comme étrangers que les élections arméniennes coïncident avec le printemps, saison traditionnellement propice à la reprise des combats, dans ces régions montagneuses où la fonte des neiges facilite les opérations militaires, comme l’ont tragiquement montré les combats qui ont ensanglanté la région début avril 2016. Le scrutin arménien, d’une importance politique majeure, se déroulera juste un an après ces combats désignés sous l’appellation de « Guerre des 4 jours », les plus violents qu’ait connus la région depuis le cessez-le-feu de mai 1994, et qui ont été suivis jusqu’à aujourd’hui par des provocations militaires quasi quotidiennes des forces de Bakou.

Le président Sarkissian a retrouvé les accents martiaux du chef de guerre en s’exprimant devant ses anciens compagnons d’armes, les vétérans de la guerre de 1991-1994 contre l’Azerbaïdjan dont il avait été le commandant au Karabagh ; dans une allocution prononcée le 18 février lors de la conférence du mouvement Yergrabah, la plus grande association de vétérans arméniens, il les appelés à se tenir prêts à combattre à nouveau pour le Karabagh, ou plutôt l’Artsakh, comme ont décidé d’appeler officiellement leur pays ses habitants consultés par referendum le 20 février. « Aujourd’hui, certains en Azerbaïdjan, ont l’impression qu’une Arménie mobilisée pour les élections pourrait être distraite et dès lors plus vulnérable”, a déclaré le président lors de la conférence des délégués de l’Union en ajoutant : “En proie à de telles illusions, l’ennemi pourrait être tenté de se livrer à de nouvelles provocations”. “Je pense qu’il est de mon devoir de declarer depuis la tribune de cette conférence que toute provocation recevra la réponse qu’elle mérite”, a poursuivi le chef de l’Etat en martelant : “Une politique fondée sur des illusions n’a aucun avenir”.

Le président Sarkissian a ensuite appelé les membres de l’Union Yerkrapah à “garder seiche la poudre à canon” face à la menace militaire persistante de l’Azerbaïdjan. “Notre combat est loin d’être fini”, a insisté le président, qui a répété le même message en rencontrant les plus hauts responsables de l’armée arménienne le 20 février, en leur exposant les raisons pour lesquelles il en appelait plus que jamais à leur “vigilance en cette période”. Le président Sarkissian a souligné que son gouvernement “ne ménagera pas ses efforts” pour maintenir l’équilibre des forces avec l’Azerbaïdjan. Il a aussi récusé les allégations de l’Azerbaïdjan selon lesquelles la partie arménienne chercherait à prolonger le statu quo. Erevan oeuvre en faveur d’un règlement pacifique du conflit du Karabagh, sur la base de concessions mutuelles, a signifié le président arménien. Les législatives arméniennes coïncideront avec le premier anniversaire du déclanchement des combats sur la “ligne de contact”, auxquels devait mettre fin un accord de trêve conclu sous l’égide de la Russie le 5 avril 2016.

La « Guerre de 4 jours » a coûté la vie à au moins 190 soldats de part et d’autre de la « ligne de contact ». La Russie, ainsi que les deux autres puissances qui coprésident le Groupe de Minsk de l’OSCE, la France et les Etats-Unis, avaient réaffirmé, à l’issue des combats, leur engagement au processus de paix et leur volonté de le sécuriser par des mesures de confiance susceptibles de prévenir des violations de la trêve. Dans leur dernière déclaration commune, publiée le 17 février, les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE ont une fois encore souligné que la “guerre n’est pas une option”. Des milliers de membres de l’UnionYerkrapah avaient pris part en avril 2016 aux combats pour refouler les tentatives d’incursion azéries ; des volontaires de tous âges avaient répondu à l’appel, une mobilisation massive qui se poursuivait lorsque les combats ont pris fin... suscitant parfois la frustration dans les rangs des vétérans, désireux d’en découdre, et qui restent en tout cas sur le pied de guerre. Dans son discours, le président Sarkissian a réaffirmé la ligne officielle arménienne selon laquelle Bakou ne peut espérer reprendre par la force le Karabagh et les territoires environnants sous contrôle arménien. “Beaucoup d’entre vous se rappellent que dans le début des années 1990, l’Azerbaïdjan changeait toutes les semaines de ministre de la défense ; ces ministres prenaient leurs fonctions avec à chaque fois la même rengaine, se vantant de pouvoir prendre le thé quelques jours après à Stepanakert”, a déclaré le président en haranguant les vétérans, pour conclure en ces termes : « Pourtant, comme l’Histoire l’a montré, les efforts des fils héroïques de notre nation n’ont pas seulement permis qu’ils ne prennent pas leur thé à Stepanakert, mais les ont aussi privé de la possibilité de le boire à Aghdam, Fisuli, Jabrail, Kubatli, Karvachar (Kelbajar), et tant d’autres lieux encore”, en énumérant les localités dont les forces arméniennes du Karabagh ont pris le contrôle en 1993.

posté le 21 février 2017 par Gari/armenews
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MARSEILLE
Rassemblement devant le buste profané de Missak Manouchian

Samedi 18 Février à Marseille il étaient nombreux, réunis pour le 73ème Anniversaire de la commémoration de l’exécution du groupe Manouchian. Répondant ainsi à l’appel de l’Association des Anciens Combattants et Résistants Français (ANACR), de l’Association des Anciens Combattants et Résistants Français d’Origine Arménienne (AACROA), l’Union Culturelle des Arméniens de France (UCFAF), et la Jeunesse Arménienne de France (JAF), c’est plus de 500 personnes qui se sont rassemblées pour rendre hommage au héros de l’Affiche rouge.

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De nombreuses personnalités et responsables se sont succédés à la tribune : Simon Azilazian (AACROA), Jean Paul Chiny (ANACR), Joseph Pietrucci (Adjoint au Marie des 1-7ème), Jean Marc Coppola (PCF), Henri Jibrayel (Député), Colonel Gilbert Minassian (AACROA) et Anahid Kaloudjian (JAF).

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On notera aussi la présence de la Sénatrice-Maire des 15-16ème Samia Ghali, du Président du CCAF Sud Azad Balalas, des Scouts Apostoliques Arméniens et de l’organisation syndicale CGT.

Tous les orateurs ont rappelé la nécessité de ce rassemblement, et l’importance de faire entrer Manouchian et ses camarades au Panthéon français. En effet, cette commémoration intervient tout juste après une nouvelle profanation du buste de Manouchian, qui a provoqué une profonde indignation de la part des organisateurs et de nombreux parlementaires.

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On retiendra également ce moment d’émotion, lorsque deux élèves du Collège François Villon, emmenés par leur professeur d’histoire Aurore Bruna, ont récité à la tribune (et dans le cadre de leur oral du brevet des collèges), le poème d’Aragon « l’Affiche rouge ».

La cérémonie s’est clôturée par une traditionnelle Marseillaise chantée par le ténor Antranik Minassian et repris par la foule.

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posté le 20 février 2017 par Ara/armenews
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GENOCIDE ARMENIEN
La résistance humanitaire au cours du génocide des Arméniens

LONDRES, Royaume-Uni - Dans le processus de tout génocide, les forces entre les auteurs du crime et ses victimes sont asymétriques. C’est ce qui est à l’origine de la croyance répandue selon laquelle les victimes sont des êtres impuissants dont les destinées sont hors de leur contrôle, des individus passifs pris dans un mouvement qui les conduira inévitablement à la mort. Dans le cas du Génocide des Arméniens, les victimes sont considérées n’avoir reçu aucun secours face aux massacres et marches à la mort, et seuls les travailleurs humanitaires, venus pour l’essentiel d’Occident, ont été capables de soulager la douleur des Arméniens. Le Dr Khatchig Mouradian conteste ce point de vue, qui a longtemps inspiré les discours populaire et académique. Dans sa conférence, Mouradian décrit la façon dont s’organisèrent ces victimes pour se soustraire elles-mêmes à leur terrible situation, qualifiant ces tentatives de ’résistance humanitaire’.

Mouradian, précédent rédacteur en chef de l’Armenian Weekly, est professeur invité à la chaire Nikit et Eleanora Ordjanian de Columbia University. Avant cela, il était professeur invité à la chaire Henry S. Khanzadian Kazan au CSU Fresno (semestre d’automne 2016). En 2015-2016, Mouradian était professeur invité adjoint à la division des Affaires mondiales de l’Université Rutgers. Il a donné des cours sur l’impérialisme, la violence de masse et les camps de concentration au Département de sociologie de Rutgers. Mouradian a également exercé comme professeur adjoint au Département de philosophie et aux Études urbaines de l’Université d’état de Worcester, où il a enseigné l’espace urbain et les conflits urbains au Moyen-Orient, le génocide, la mémoire collective et les droits de l’homme.

Ses conférences ont été organisées conjointement avec le Dr Krikor Moskofian, directeur du programme d’Études arméniennes, et avec le Dr Christine Schmidt, directrice adjointe et chef de recherche à la bibliothèque Wiener. La réunion se tenait à la bibliothèque Wiener et était présidée par le Dr Toby Simpson, chef du numérique.

Mouradian identifie le triangle Alep - Ras Al-Ayn - Deir ez-Zor comme point de départ de la résistance humanitaire, dans la mesure où ces actions étaient entreprises illégalement et contre la volonté de l’état ottoman. À Alep en Mai 1915, les trois églises arméniennes créèrent des comités d’entraide, tandis que des milliers de réfugiés arrivaient dans la ville. Une personnalité marquante engagée dans ces actions humanitaires était le Père Yessayan ; avec son groupe de volontaires, il organisa des réunions et pris des notes détaillées concernant les réfugiés et leurs besoins en nourriture et en abri. À l’origine, ces réunions étaient tenues sans que soient connues ni la véritable étendue du crime entrepris contre les Arméniens, ni l’énorme crise humanitaire qui en découlait.

Lors des tout premiers mois, il était encore possible de prendre soin des réfugiés individuellement. Cela devint impossible plus tard ; en quelques mois, des centaines de milliers de réfugiés entreront dans ce qui est aujourd’hui la Syrie. En outre, il a fallu quelque temps aux autorités turques ottomanes pour se rendre compte que les secours s’opéraient, et même après qu’elles s’en soient rendu compte, elles ne portèrent, sur les lieux de destination des déportés, aucune attention particulière. Dès l’automne 1915, un changement se produisit ; les autorités commencèrent à sévir et à combattre ces activités clandestines, arrêtant les organisateurs, interdisant les organisations telles que la Croix rouge, et défendant l’entrée des déportés dans Alep. Les actes d’Arméniens pour venir en aide à d’autres Arméniens ont été peu étudiés-l’accent a été mis pour l’essentiel sur l’aide humanitaire aux Arméniens apportée par l’Occident. Il était cependant devenu difficile même aux étrangers d’entrer et de parcourir l’Empire ottoman, et de ce fait, en de nombreux endroits, les Arméniens ne pouvaient compter sur l’aide extérieure. Mouradian signale plusieurs autres initiatives arméniennes visant à secourir d’autres Arméniens, rapportant l’histoire de personnages comme le Révérend Eskijian, qui consacra son existence à sauver des déportés jusqu’à sa mort due à la maladie, en 1916.

Des femmes jouèrent un rôle important dans ce processus d’auto-sauvetage, l’essentiel de la population des réfugiés étant de sexe féminin, et les hommes ayant été tués dans l’armée ou dans les prisons. Mouradian rapporte l’histoire d’une infirmière, déportée de Marache, qui contracta le typhus à Alep. Elle en guérit grâce aux soins d’un médecin arménien local, et devint une personne extrêmement importante parce qu’ayant survécu à cette maladie, elle en était immunisée, et pouvait donc librement soigner des réfugiés qui en étaient atteints. Elle fut conduite devant le directeur de l’hôpital militaire ottoman, dont la fille souffrait du typhus. Elle la soigna jusqu’à finalement sa guérison, et le directeur de l’hôpital la nomma infirmière-chef des hôpitaux d’Alep. C’est ainsi qu’elle pu sauver la vie de nombreuses femmes arméniennes en les employant à l’hôpital et les sauvant de ce fait de la déportation. C’est une simple histoire parmi d’autres nombreuses, de femmes qui exploitèrent la moindre chance qui leur était offerte pour venir en secours des réfugiés.

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Mouradian donnant sa conférence (Photo : The Programme of Armenian Studies)

Mouradian a parlé ensuite de l’Hôtel Baron, d’Alep. L’hôtel- le plus vieux du Moyen-Orient selon certaines sources - avait été ouvert par les frères Mazloomian, des Arméniens, et avait accueilli des invités de marque parmi lesquels Agatha Christie et Charles de Gaulle, Ce n’était pas seulement une institution repère en termes de clientèle, mais aussi pour les actes de résistance humanitaire qui s’y sont déroulés. Il est important en effet de rappeler que les frères Mazloomian avaient des bonnes relations avec les officiels ottomans qui y résidèrent, en sorte que les frères étaient en situation d’aider à l’accueil des réfugiés. Une histoire intéressante liée à cet hôtel est celle d’un groupe d’enfants arméniens qui survécurent près de la décharge de l’hôtel, dans laquelle ils pouvaient fouiller et se nourrir des restes laissés par d’autres. Cette histoire est une démonstration de l’aide destinée aux enfants que la résistance humanitaire a pu organiser, recherchant avec opiniâtreté pour eux les moyens de survivre dans toutes les situations. De telles histoires, inédites, peuvent avoir du mal à convaincre du fait du caractère marginal de ceux qui les ont vécues, mais elles ne sont pas moins importantes dans l’histoire du Génocide des Arméniens dans son ensemble, et il ne fait aucun doute qu’elles mettent en évidence la détresse des personnes et des groupes qui eux, n’ont pu recevoir que peu d’aide, voire aucune.

L’interdiction ottomane des initiatives humanitaires venues d’Alep et l’arrestation et l’enfermement d’Arméniens de la ville dans des camps de concentration voisins ont porté un coup aux actes de sauvetage. Malgré tout, des efforts coordonnés pour porter secours se sont organisés. Un cas intéressant d’action humanitaire venue d’Arméniens s’est révélé lorsque des Arméniens avaient autorité sur la gestion des camps de concentration. Plusieurs fonctions pouvaient être tenues par eux : la garde des camps, transport et enterrement. Les directeurs des camps ottomans y régnaient en maîtres. Ils étaient sources de corruption parce qu’ils acceptaient les pots de vin en échange de l’autorisation de séjourner dans le même camp ; la règle était que les déportés étaient déplacés d’un camp à un autre jusqu’à atteindre Deir ez-Zor, synonyme de mort. Voyant des visages familiers, les gens de même localité s’aidaient les uns les autres, échangeant de la nourriture, de l’argent ou de permission de rester sur place.

À la fin de sa conférence, Mouradian a montré quelques photographies qu’il avait prises à Deir ez-Zor. L’une est celle d’enfants dans un village, qui avaient ramassé des os sur le sol. Lorsqu’il leur demanda à qui appartenaient ces os, les enfants répondirent Armani, Armani ! (Arméniens, Arméniens en arabe), un retour pénible qui démontre que chez ceux qui vivent au milieu de ses traces, le Génocide des Arméniens est encore présent dans les mémoires. Mais ce que souhaitait Mouradian en montrant les photos est que, du fait de la guerre qui fait rage en Syrie, ces enfants pourraient être partout à ce moment. Tout cela démontre que les jours présents ne sont pas exempts des injustices qui avaient cours à cette époque et que nous, comme individus ou comme groupe, avons le devoir de résister aux injustices qui règnent autour de nous.

Dans la partie questions-réponses, un auditeur demanda si les partis traditionnels arméniens avaient joué un rôle dans les actions de résistance humanitaire. En réponse, Mouradian dit que les partis politiques arméniens, en tant que groupes organisés, n’avaient pas participé à la résistance humanitaire, du fait de l’illégalité de ces partis et les arrestations massives de ses membres. Les membres de parti qui n’avaient pas été arrêtés ont cependant pris part à ces actions, sans toutefois montrer leur affiliation politique face aux risques encourus.

Un autre auditeur posa deux questions. La première avait trait à la nature des camps de concentration ; en d’autres termes, étaient-ils ou non des camps de la mort ? La réponse de Mouradian a été qu’avant tous les autres, ce sont les Allemands qui ont employé le terme “camp de concentration“ pour décrire ces camps dans leurs écrits, non les Turcs. Ensuite, les massacres ne se sont pas déroulés dans les camps ; les gens étaient plutôt conduits à l’extérieur pour être tués, ou étaient tués dans les marches à la mort. La deuxième question portait à l’importance des informations dont disposaient les grandes puissances sur le déroulement du génocide ; Mouradian a répondu qu’ils étaient sans doute très bien informés, grâce aux rapports des diplomates et aux missionnaires, eux-mêmes informés directement ou par des témoins oculaires. L’un des exemples à ce point de vue est le célèbre Livre bleu écrit pour le gouvernement britannique et dans lequel figurent des témoignages oculaires par centaines sur le génocide qui se déroulait.

Enfin, une question fut posée concernant l’éventuel sauvetage d’Arméniens par des Turcs. Mouradian a affirmé que bien que les motivations de ces personnes pouvaient être très variées, depuis la bonne volonté pure jusqu’à l’appât du gain, beaucoup de Turcs sans doute ont tenté de sauver la vie d’Arméniens au péril de leur propre vie.

Armenianweekly

13 février 2017

Traduction Gilbert Béguian

Ci-dessous, la vidéo (en anglais) de Mouradian, dans son intégralité

posté le 19 février 2017 par Stéphane/armenews