Nouvelles d'Arménie
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1 - La Une


ARMENIE/TURQUIE
Erevan réaffirme son intention d’annuler formellement les accords arméno-turcs

Le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian a réaffirmé hier l’intention du gouvernement arménien d’annuler formellement les accords négociés par les Etats-Unis pour normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie, invoquant les “conditions préalables sans fondement“ d’Ankara.

Les deux protocoles signés à Zurich en octobre 2009 engagent la Turquie et l’Arménie à établir des relations diplomatiques et à ouvrir leur frontière. Peu de temps après la cérémonie de signature, Ankara a précisé que le Parlement turc ne ratifierait l’accord que s’il y avait des progrès décisifs vers une résolution du conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan.

Le gouvernement arménien a rejeté cette condition préalable, arguant que les protocoles ne font aucune référence au conflit. Les États-Unis, l’Union européenne et la Russie ont également demandé à plusieurs reprises leur mise en œuvre inconditionnelle par les deux parties.

Le président Serge Sarkissian a de nouveau dénoncé la position de la Turquie lorsqu’il s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre. “Vu l’absence de tout progrès vers leur mise en œuvre, l’Arménie déclarera les deux protocoles nuls et non avenus“, a-t-il prévenu. “Nous entrerons au printemps 2018 sans, comme notre expérience l’a démontré, des protocoles futiles.“

Nalbandian a fait écho à cette déclaration lors d’une visite en Grèce. “Ces documents n’ont toujours pas été ratifiés depuis que la Turquie a proposé des conditions préalables sans fondement allant à l’encontre de la lettre et de l’esprit des protocoles“, a-t-il affirmé.

“Ces documents ne peuvent pas être pris en otage pour toujours, et c’est pourquoi le président de l’Arménie a annoncé en septembre que l’Arménie déclarerait les protocoles nuls“, a expliqué M. Nalbandian dans un discours prononcé au ministère grec des Affaires étrangères.

Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à la déclaration de Sarkissian en septembre. Les gouvernements turcs successifs ont maintenu cette frontière avec l’Arménie complètement fermée depuis 1993 pour montrer leur soutien à l’Azerbaïdjan.

Sarkissian a déjà menacé en février 2010 d’abandonner les protocoles s’ils n’étaient pas ratifiés par les Turcs “dans les plus brefs délais“. Mais il a évité de le faire, disant deux mois plus tard qu’il ne voulait pas contrarier les Etats-Unis et les autres puissances mondiales.

Après avoir discuté avec le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias, Nalbandian a également décrit les relations gréco-arméniennes comme une “véritable fraternité“. “Nous avons tous deux souffert de génocides et de crimes contre l’humanité, nous avons défendu nos droits dans les moments difficiles », a-t-il dit.

Lors d’une rencontre avec Sarkissian à Athènes l’année dernière, le Premier ministre grec Alexis Tsipras avait également rappelé que les Arméniens et les Grecs avaient été victimes du génocide perpétré par les Turcs ottomans pendant la Première Guerre mondiale. Pour sa part, le président grec Prokopis Pavlopoulos a déclaré à son homologue arménien que “au début du XXe siècle, les deux peuples ont subi des moments tragiques pour la même raison“.

La Turquie a condamné ces déclarations. “La solidarité entre la Grèce et l’Arménie repose sur une hostilité et une calomnie conjointes dirigées contre l’identité turque“, s’est plaint un porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères en mars 2016.

Les relations tendues de la Grèce avec la Turquie, un membre de l’OTAN, ont de nouveau été mises en évidence lors de la visite officielle du président turc Recep Tayyip Erdogan à Athènes la semaine dernière.

posté le 14 décembre 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Traiter avec l’UE renforcera le statut de l’Arménie, d’après Jonathan Lacôte

La politique arménienne de recherche d’une relation “privilégiée“ avec l’Union européenne, tout en faisant partie du bloc dirigé par la Russie, renforcera ses positions dans la région et la rendra plus attractive pour les investisseurs, a assuré hier l’ambassadeur de France à Erevan.

Jonathan Lacôte a évoqué l’accord de partenariat élargi et renforcé entre l’UE et l’Arménie qui a été signé à Bruxelles le 24 novembre.

“L’élément clé de cet accord est que tout en étant membre de l’Union économique eurasienne (UEE), l’Arménie peut également avoir des relations privilégiées avec l’UE“, s’est-il réjoui lors d’une conférence de presse.

“Je pense que, grâce à cet accord, l’Arménie peut devenir un acteur très important dans la région“, a souligné Lacôte. “C’est ce que j’ai réalisé surtout après avoir rencontré des hommes d’affaires français en Arménie. Les choses deviendront plus faciles pour eux parce que l’Arménie se rapprochera des normes européennes grâce aux réformes liées à l’accord de partenariat élargi et renforcé. “

Le diplomate a ajouté que les entreprises françaises qui font des affaires en Arménie sont avant tout intéressées par l’accès aux marchés de Russie et d’autres pays de l’ex-Union soviétique. “Et si l’Arménie peut offrir un environnement commercial sûr, elle jouera certainement le rôle de pont“, a-t-il prédit. “A notre avis, l’adhésion aux deux systèmes renforce l’Arménie“.

Les investisseurs français incluent le géant de l’alcool, Pernod Ricard, qui a acheté la plus grande société d’eau-de-vie d’Arménie il y a une vingtaine d’années. Plus de 80% de la production de la filiale arménienne est exportée vers la Russie.

L’accord de partenariat élargi et renforcé ne prévoit pas de régime de libre-échange entre l’UE et l’Arménie en raison de l’appartenance de ce dernier au bloc commercial dirigé par la Russie. Au lieu de cela, les deux parties chercheront à réduire les obstacles non tarifaires au commerce mutuel tels que les règlements techniques et les exigences en matière de licences et d’étiquetage.

Citant les « valeurs communes » partagées par les deux parties, l’accord de 350 pages engage le gouvernement arménien à mettre en œuvre des réformes politiques et à « rapprocher » les lois et réglementations économiques nationales de celles de l’UE. Erevan fera régulièrement rapport à Bruxelles sur « les progrès réalisés en matière de rapprochement » précisés dans plusieurs annexes de l’accord. Cette « harmonisation réglementaire » couvrira la réglementation des entreprises, l’agriculture, les transports, l’environnement, la protection des consommateurs et même l’énergie.

Lacôte a souligné l’importance des engagements de réforme pris par Erevan dans le cadre de l’accord de partenariat élargi et renforcé.

posté le 13 décembre 2017 par Claire/armenews

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ONU
La journée en hommage aux victimes de génocide marquée à l’Onu

Pour la 3e fois depuis 2015, la Journée internationale du souvenir et de la dignité des victimes du crime de génocide et de la prévention de ce crime a été marquée avec solennité au siège des Nations unies à New York le 8 décembre. La cérémonie a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes de génocides. Mr Miguel de Serpa Soares, sous-secrétaire général pour les affaires légales des Nations unies a prononcé le discours d’ouverture, au nom du secrétaire général. Mr Adama Dieng, le conseiller spécial de l’Onu sur la prévention du génocide a pris ensuite la parole, pour lancer un appel pour l’année à venir en vue de la ratification universelle de la Convention sur le génocide. Au nombre des personnalités présentes, figuraient Zohrab Mnatsakanyan, ambassadeur et représentant permanent de l’ Arménie à l’Onu, Jean-Claude Félix do Rego, ambassadeur représentant permanent du Benin à l’Onu et Martin Fode Seck, ambassadeur et représentant permanent du Sénégal à l’Onu. Ms Silvia Fernández de Gurmendi, president de la Cour pénale internationale, a présenté à son tour les enjeux de cette ratification et les défis qu’elle doit relever.

L’ambassadeur Zohrab Mnatsakanyan a souligné pour sa part “l’impact symbolique de cette designation du 9 décembre comme Journée internationale. Réaffirmant l’importance de la Convention comme instrument international de prévention et de sanction du crime de genocide, l’Assemblée générale de l’Onu avait dans sa Resolution 69/323 tenu à lier la Journée internationale à la date de l’adoption de la Convention’. Zohrab Mnatsakanyan a ajouté que “l’intolérance, la xénophobie, la discrimination racial et ethnique, la glorification des crimes haineux, encouragés par des responsables politiques au sein des Etats devraient préoccuper l’ensemble de la communauté internationale et être perçus comme des signaux clairs, mettant en garde contre des conflits potentiels et des crimes atroces”.

Soulignant l’importance d’une ratification international de la Convention sur le genocide, Zohrab Mnatsakanyan a rappelé que l’Arménie avait propose de lancer une champagne mondiale de sensibilisation et d’explication de la Convention et appelant les Etats qui n’ont pas signé la Convention de le faire à l’occasion de son 70e anniversaire. Il a ajouté que l’Arménie s’engage à collaborer activement à l’initiative du bureau du conseiller special de l’Onu pour la Prévention du Génocide qui a lancé un appel sur un an pour la ratification internationale de la Convention, de telle sorte qu’elle soit signée par tous les membres de l’Onu à la fin 2018. La Journée internationale a été marquée par différentes manifestations, à vocation pédagogique souvent, rappelant la nature particulière du crime de génocide. Rappelons que c’est à l’initiative de l’Arménie, en septembre 2015, année du centenaire du genocide des Arméniens de l’Empire ottoman, que l’Assemblée générale de l’Onu avait à l’unanimité adopté la résolution proclamant le 9 décembre Journée internationale du souvenir pour les victimes de génocides.

posté le 12 décembre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : ONU 


ARMENIE
Le Parlement adopte le projet de loi contre la violence domestique

Après un débat houleux, le Parlement a adopté vendredi un projet de loi visant à lutter contre la violence domestique dans le pays.

Le gouvernement a proposé le projet de loi à l’Assemblée nationale malgré l’opposition de certains députés représentant le Parti républicain (HHK). Mais il a conquis d’autres personnalités de haut rang du HHK qui critiquaient ouvertement la version initiale de la loi écrite en septembre.

Des conservateurs avaient alors affirmé que certaines des dispositions légales proposées mineraient les « valeurs familiales arméniennes » traditionnelles. Le ministère de la Justice arménien a réagi en modifiant le projet de loi qu’il avait rédigé. En particulier, le ministère a élargi le titre du projet de loi pour souligner qu’il vise non seulement à prévenir la violence domestique et à protéger ses victimes, mais aussi à « rétablir la solidarité au sein des familles ».

Les groupes de femmes ont critiqué cette expression, affirmant que la « solidarité » n’est pas un terme juridique et qu’elle pourrait faire l’objet d’interprétations différentes de la part des autorités compétentes.

La version finale du projet de loi a retenu d’autres dispositions importantes. La police pourra forcer un mari violent à quitter la maison familiale et à rester loin de celle-ci jusqu’à 20 jours. Les tribunaux arméniens seront autorisés à étendre ces interdictions entre 6 et 18 mois.

La loi stipule également que ce type de violence peut être non seulement physique mais aussi sexuelle, psychologique et même économique. Il indique clairement qu’une « présomption fondée » de tels cas de violence constituera un motif suffisant d’intervention policière. Le vice-ministre de la Justice, Vigen Kocharian, a souligné que cela serait fait par une unité spéciale de police formée pour traiter de tels cas.

Hayk Babukhanian, député controversé du HHK au pouvoir, a attaqué cette disposition lors du débat parlementaire de jeudi sur le projet de loi. “Pouvez-vous imaginer à quoi cela pourrait conduire ?“, a-t-il prévenu, avertissant des erreurs de la police.

Gevorg Petrosian du Bloc Tsarukian, la deuxième plus grande force parlementaire, a fait écho à cette préoccupation. “Je considère cela comme une loi visant à détruire la paix et l’harmonie dans les familles“, a-t-il regretté.

Babukhanian, qui publie un journal connu pour ses commentaires anti-occidentaux, a également dénoncé une autre clause qui prévoit l’implication des organisations non gouvernementales dans la protection des victimes de violences domestiques.

Samvel Farmanian, parlementaire du HHK, s’est également prononcé contre le projet de loi. “Malheureusement, cette loi n’aidera pas à réduire les cas de violence dans les familles. Il peut même avoir les effets inverses », s’est-il inquiété.

Néanmoins, l’Assemblée nationale a soutenu la loi par 73 voix contre 12, avec 6 abstentions. Ces 12 députés représentent tous le Bloc Tsarukian, qui prétend être en opposition avec le gouvernement.

Aucun député de HHK n’a voté contre le projet de loi. Babukhanian et plusieurs autres républicains ont choisi de boycotter le vote à la place.

Gagik Melikian, le numéro deux de la faction parlementaire du parti au pouvoir, a défendu la loi, affirmant qu’elle ne représentait aucune menace pour les « familles traditionnelles ».

Les députés du bloc de l’opposition Yelk ont ​​également voté pour la mesure. L’une d’eux, Mane Tandilian, a insisté sur le fait que la violence domestique est un problème plus sérieux en Arménie qu’il n’y paraît.

“Les gens n’en parlent pas parce que cela arrive dans leur famille“, a expliqué Tandilian. “Et pour nous, la famille est un tabou, un environnement sacré au sujet duquel nous n’aimons pas dire des choses négatives en public.“

La députée a également déclaré que les nouveaux pouvoirs accordés à la police décourageraient les comportements violents.

Selon le Centre de ressources pour les femmes d’Erevan, plus de 50 femmes arméniennes ont été battues à mort et assassinées par leur mari ou d’autres membres de la famille au cours des cinq dernières années.

posté le 11 décembre 2017 par Claire/armenews

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KARABAGH
Stepanakert espère voir s’ouvrir un jour la frontière entre le Karabagh et l’Iran

Dans une interview accordée au quotidien iranien “Shargh”, le ministre des affaires étrangères de l’Artsakh Masis Mayilian s’est félicité de la position équilibrée et pondérée affichée par l’Iran dans le conflit de Karabagh et a exprimé l’espoir qu’un jour viendra où la frontière que partage l’Iran et le Karabagh sera ouverte et permettra les échanges entre l’Artsakh et l’Iran. Si, durant la période soviétique, la région autonome du Haut-Karabagh était enclavée dans l’Azerbaïdjan, la guerre entre l’armée de Bakou et les forces arméniennes au début des années 1990 a changé la donne en créant une continuité territoriale entre le Karabagh et l’Arménie d’une part, et en mettant en contact, au sud, le Karabagh proprement dit et l’Iran. Située dans le prolongement, à l’Est, de la petite et

néanmoins stratégiquement et économiquement très importante frontière entre l’Arménie et l’Iran, la frontière entre le Karabagh et l’Iran, suivant elle aussi le cours du fleuve Araxe, est bien plus longue, mais totalement gelée. De même que les territoires sous contrôle arménien compris entre le Karabagh proprement dit et l’Arménie, les territoires au sud du Karabagh, également sous contrôle arménien, ont éventuellement vocation à devenir une monnaie d’échange au cas où les négociations de paix permettraient au Karabagh d’obtenir enfin un statut international. Mais pour les autorités arméniennes, à Erevan et surtout à Stepanakert, les districts environnants qui pourraient être sujets à négociations ont une indéniable valeur stratégique. Cela est d’autant plus vrai pour le district au sud du Karabagh frontalier de l’Iran, qui doterait l’Artsakh d’une ouverture sur un pays tiers.

Pour ce qui concerne l’Iran, l’extension de la frontière arménienne au dépends de l’Azerbaïdjan n’est pas pour lui déplaire ; Téhéran entretient des relations excellentes avec l’Arménie, alors qu’il se méfie de l’Azerbaïdjan et de ses velléités irrédentistes sur les territoires septentrionaux de l’Iran, peuplés majoritairement d’Azéris.

En contrôlant une partie non négligeable de la frontière qui séparait l’Iran de l’Azerbaïdjan, les Arméniens du Karabagh ont du même coup limité les contacts entre Azéris de part et d’autre de cette frontière. “Le fait que l’Iran ait voulu jouer le rôle de médiateur dans ce conflit en 1992 a montré sa volonté de maintenir la paix dans la région », a souligné M. Mayilian, en faisant état de la volonté réitérée par Téhéran de servir de médiateur. Le ministre de l’Artsakh a dans le même temps regretté que la frontière entre l’Artsakh et l’Iran reste fermée et a fait part de la volonté de son pays d’ouvrir ses frontières et d’entretenir des relations de bon voisinage avec tous les pays de la région.

“Je pense que ce sera dans l’intérêt de tous les acteurs de la région”, a ajouté le chef de la diplomatie de l’Artsakh. Interrogé sur la façon dont il appréhendait sa mission de ministre des affaires étrangères d’un Etat non reconnu comme tel par la communauté internationale, M. Mayilian a rappelé que son pays, qui a proclamé son indépendance an 1991, a toutes les caractéristiques d’un Etat, qui s’emploie à créer les conditions de son développement dans la sécurité. Il a ajouté que si l’Artsakh n’avait pas de reconnaissance international, la République de l’Artsakh n’en est pas moins “un acteur très important sur le plan militaire et politique dans la région”, et que les efforts déployés en vue de cette reconnaissance ne tarderont pas à porter leurs fruits.

Quant à l’éventualité de “restituer certains territoires” en cas d’accord de paix avec Bakou, M. Mayilian a indiqué : “Nos frontières actuelles d’Etat ne vont pas au-delà de celles de l’Artsakh historique. Bien au contraire, certains territoires de la République de l’Artsakh, comme la region de Shahumyan, et des districts des régions de Martakert et de Martuni, qui représentent quelque 15% du territoire de la République, sont toujours sous occupation de l’Azerbaïdjan”.

“Les territoires de l’Artsakh sont placés sous la juridiction de la Constitution de la République de l’Artsakh adoptée par voie de référendum, qui exprimait la volonté de notre peuple”, a ajouté le diplomate, qui a également fait le point sur le processus de paix dans le format désigné par le Groupe de Minsk de l’OSCE. Un processus spécial, a-t-il souligné, qui repose depuis 1997 sur une diplomatie visant à maintenir la poursuite des négociations en obtenant le consensus sur certaines questions.

A cet égard, il a rappelé que l’offensive lancée en avril 2016 contre le Karabagh par les forces de Bakou avait porté un coup violent au processus de paix, et n’avait fait que retarder la perspective d’un règlement diplomatique durable du conflit. “Le principal objectif aujourd’hui est de renforcer la paix et la stabilité dans la région, et c’est ce vers quoi tendent les efforts actuels de médiation”, a-t-il conclu.

posté le 10 décembre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Karabagh 


PARIS
Hommage à Johnny Hallyday : Stéphane Sahakian à la tête du cortège des motards

A gauche, Stéphane Sahakian (par Studio B) / A droite, Johnny Hallyday (par Roger Kasparian).

Aujourd’hui, un hommage populaire sera rendu à Johnny Hallyday sur les Champs-Elysées. Le convoi funéraire descendra l’avenue parisienne, puis se rendra à l’église de la Madeleine, où une messe sera célébrée.

Le convoi sera suivi d’une équipe de motards et de bikers, entre 600 et 700 deux roues pour rendre un dernier hommage à l’idole amoureux des belles mécaniques. Ce convoi, c’est notamment Stéphane Sahakian qui en a eu l’idée. Président du Harley Owners Group (une entité qui regroupe plus d’un million de motards dans le monde) depuis presque 20 ans, il a reçu tellement de demandes de la part des membres qu’il a eu cette idée, et a contacté la Préfecture de Paris pour rendre ce dernier hommage à celui “ qui a révolutionné la musique, qui a amené le rock’n’roll dans les années 60 en France, ce rock qui est quelque part notre ADN “, confie-t-il.

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Pour que “ ce soit une fête “, “avec du bruit mais aussi beaucoup de respect et d’émotions“, plusieurs centaines de bikers vont donc se rassembler aujourd’hui au départ de la Porte Maillot, pour rejoindre les milliers de Français qui vont marcher ensemble, en communion et en chanson, sur les Champs Elysées et vers l’Eglise de la Madeleine, où le président Emmanuel Macron va faire un discours en hommage à la légende française qui considérait Charles Aznavour comme son “père spiri­tuel“.

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C’est une très belle intention de Stéphane Sahakian, un hommage “ comme l’aurait voulu l’artiste qui affectionnait particulièrement les motos “, a détaillé Sébastien Farran, producteur de Johnny. Ajoutant : “Ses envies, c’était que ça reste rock’n’roll, avec de la musique et des motos qui l’accompagnent“.

A écouter : une interview de Stéphane Sahakian sur RTL

Stéphane Sahakian que connait personnellement Jean Eckian est un ancien ingénieur du son dans l’industrie du disque et du cinéma, aujourd’hui responsable des événements officiels Harley-Davidson pour la France.

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Jean Éckian

posté le 9 décembre 2017 par Claire/armenews
THEMES ABORDES : Décès  France  Image 450  Musique  Paris 


DIPLOMATIE
Une rencontre « positive » entre les ministres des affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan

Les ministres des affaires étrangères d’Arménie et d’Azerbaïdjan se sont rencontrés dans la soirée du mercredi 6 décembre pour des discussions qu’ils ont qualifiées de “positives” sur le conflit du Haut-Karabagh. Les ministres des affaires étrangères d’Arménie Edward Nalbandian et d’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, se sont rncontrés à Vienne en vue de consolider un processus de dialogue qui avait été relancé par la rencontre à Genève il y a quelques semaines des présidents Sarkissian et Aliev. Commencé en présence des coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, la discussion entre les deux ministres s’est poursuivie par un tête à tête de plusieurs heures. Selon un communiqué du ministère arménien des affaires étrangères, les deux ministres ont discuté des perspectives de mise en œuvre des engagements pris par les présidents arménien et azerbaïdjanais lors de leurs trois dernières rencontres. “La rencontre d’hier avec mon homologue azerbaïdjanais s’es déroulée dans une atmosphere généralement positive”, a commenté E. Nalbandian le jeudi 7 décembre lors de la réunion annuelle du Conseil ministériel de l’OSCE, qui se tenait aussi dans la capitale autrichienne. “Reste à voir comment cela évoluera”, a toutefois nuancé le chef de la diplomatie arménienne, échaudé il est vrai par l’attitude de Bakou, qui est plus d’une fois revenu sur les engagements pris lors de sommets présidentiels. Un porte-parole du ministère azerbaïdjanais des affaires étrangères a indiqué pour sa part, que MM.Mammadyarov et Nalbandian avaient engagé “des discussions intenses et concrètes sur les propositions existantes” en vue de régler le problème du conflit du Karabagh ». “Elmar Mammadyarov a indiqué lui aussi que la rencontre avait été positive et constructive”, a indiqué le porte-parole, Hikmet Hajiyev, cité par les agences de presse d’Azerbaïdjan. M.Hajiyev a aussi indiqué que MM.Mammadyarov et Nalbandian avaient décidé de se rencontrer à nouveau “dans la seconde moitié de janvier 2018” . Le ministère arménien des affaires étrangères avait de son côté laissé entendre que les pourparlers pourraient reprendre au début de l’an prochain.

Les présidents Serge Sarkissian et Ilham Aliyev s’étaient rencontrés la dernière fois, après plusieurs mois d’efforts déployés en ce sens par les médiateurs internationaux, à Genève le 16 octobre. Ils s’étaient alors engagés à relancer le processus de paix du Karabagh et à consolider le régime de cessez-le-feu en vigueur depuis 1994. Les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’ OSCE avaient ensuite eu des entretiens séparés avec MM.Mammadyarov et Nalbandian à Moscou le 16 novembre, pour discuter des modalités concrètes d’une mise en œuvre des arrangements conclus par les deux présidents, engagement étant alors pris pour une rencontre entre les deux chefs de la diplomatie en décembre. L’agenda fixé est donc jusqu’à présent respecté, ce qui est plutôt bon signe, avec toutefois une « improvisation » de la Russie, qui a voulu semble-t-il, accélérer le processus. Le ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov a ainsi visité Bakou et Erevan à la fin novembre. S’exprimant dans la capitale arménienne devant la presse, S. Lavrov semblait optimiste en raison de ‘l’état d’esprit positif” affiché par les présidents Aliyev et Sarkissian.

Mais il s’était gardé de se laisser aller à un excès d’optimisme quant au règlement du conflit du Karabagh, en soulignant que les « longues négociations arméno-azéries ne se finiraient pas de sitôt”. M. Lavrov avait déclaré en mars que les parties en conflit ont encore beaucoup de chemin à faire, à l’exception de “deux ou trois” éléments de la proposition du plan de paix présentée par les médiateurs internationaux au cours de la dernière décennie. Il avait pourtant souligné qu’elles s’entendaient sur les grandes lignes du plan de paix envisageant le retrait des Arméniens des “districts environnant le Karabagh” et la décision relative au statut futur du Karabagh, qui prendrait en compte l’opinion de sa population. MM. Aliyev et Sarkissian avaient été sur le point de signer un accord de paix lors du sommet de Kazan en Russie, en 2011. Mais l’Azerbaïdjan était revenu peu après sur ses engagements. M. Nalbandian a réaffirmé que l’accord propose était largement acceptable pour Erevan, dans son discours prononcé lors de la reunion de l’OSCE à Vienne. “Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative aux pourparlers de paix et qu’il est nécessaire de mener des négociations intensives sur la base des propositions des pays coprésidant”, a notamment déclaré le chef de la diplomatie arménienne, en rappelant que Bakou avait pour sa part “rejeté ces propositions”, conformément à sa position “intransigeante et maximaliste”.

Les médiateurs ont de leur côté mis l’accent sur un référendum par lequel la population majoritairement arménienne du Karabagh se prononcerait sur le statut futur de sa région, et sa reconnaissance internationale. Erevan et Bakou semblent pourtant encore en désaccord sur les modalités pratiques d’un tel scrutin, ainsi que sur l’agenda d’un retrait des Arméniens des territoires anciennement peuplés d’Azéris environnant le Karabagh. Le président Sarkissian avait déclaré fin octobre qu’un règlement fût-il pacifique, du conflit du Karabagh serait « douloureux » pour chaque partie. Ces propos avaient suscité certaines inquiétudes parmi les opposants au président arménien, hostiles à toute concession territoriale à l’Azerbaïdjan. Le président arménien, don’t le mandate s’achève en avril 2018, n’a eu de cesse de déclarer qu’il excluait tout règlement qui restaurerait le contrôle de Bakou sur le Karabagh proprement dit. De son côté, M. Aliyev n’a cessé de déclarer qu’il ne reconnaîtrait jamais le territoire qui a de facto fait secession de l’Azerbaïdjan.

posté le 8 décembre 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Azerbaïdjan  Diplomatie  Image 450  Karabagh  Russie 


Mémoire
Il y a 29 ans 25 000 morts en Terre d’Arménie

Il y a 29 ans, le 7 décembre 1988, l’Arménie subissait un tremblement de Terre qui fera 25 000 morts, des dizaines de milliers de blessés et des milliers d’orphelins.

posté le 7 décembre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Catastrophe  Image 450 


ARMENIE
Un général a été contraint de quitter l’armée

L’un des généraux les plus influents de l’Arménie a été limogé hier après avoir été publiquement réprimandé par le ministre de la Défense Vigen Sargsian.

Le président Serge Sarkissian a démis le lieutenant-général Haykaz Baghmanian de ses fonctions de chef adjoint de l’état-major de l’armée arménienne.

S’adressant aux journalistes, M. Sargsian a déclaré que M. Baghmanian avait demandé à ne plus faire partie de l’armée “à ma demande“. Il a accusé ce dernier de ne pas avoir respecté des “accords de travail“ non spécifiés “incompatibles avec d’autres services conjoints“.

Baghmanian occupe ce poste depuis 2009. L’ancien officier de l’armée soviétique avait auparavant commandé deux corps d’armée arméniens.

Baghmanian a longtemps été sous les projecteurs des médias en raison de ses intérêts commerciaux et de son style de vie somptueux qui ont soulevé des questions au sujet de son intégrité. Il a également été parfois pointé du doigt suite à des controverses.

L’année dernière, par exemple, un entrepreneur de la ville de Martuni, dans l’est de l’Arménie, a allégué que Baghmanian avait acquis la propriété d’une de ses entreprises par des moyens frauduleux. Le général a nié l’allégation. L’entreprise en question, une station d’essence liquéfiée, est maintenant dirigée par son fils de 28 ans.

En 2010, la publication d’une enquête de Hetq.am a rapporté que Baghmanian a été repéré lors d’un service de requiem en l’honneur d’un criminel notoire décédé.

Hakob Badalian, un analyste politique basé à Erevan, a suggéré qu’en attaquant ouvertement et en forçant Baghmanian à démissionner, Sargsian a cherché à démontrer qu’il avait une autorité suffisante sur l’armée.

“C’est un signal pour les puissances étrangères, les civils arméniens et les hommes au pouvoir concernant l’influence politique de Vigen Sargsian sur les forces armées“, a commenté Badalian.

Sargsian, 42 ans, est largement considéré comme un protégé et un successeur potentiel du président Sarkissian. Il était le chef de l’équipe présidentielle avant d’être nommé ministre de la Défense il y a un peu plus d’un an.

Rencontrant de hauts responsables militaires fin octobre, Sarkissian s’est engagé à « moderniser » l’armée arménienne à travers un plan d’action de sept ans qui, selon lui, sera lancé moins de trois mois avant la fin de son mandat présidentiel en avril.

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews

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