Nouvelles d'Arménie
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Allemagne


ALLEMAGNE
Une Fondation allemande veut introduire l’enseignement du génocide des Arméniens dans les établissements scolaires en Allemagne

La Fondation pour la mémoire, la responsabilité et l’avenir (Stiftung Erinnerung, Verantwortung und Zukunft (EVZ)) veut introduire la destruction des Arméniens comme « génocide dans l’enseignement scolaire en Allemagne en utilisant l’exemple du génocide ottoman ».

Cette étape aurait un impact considérable sur la connaissance de cette période sombre par des millions d’élèves en Allemagne.

A ce titre la Fondation EVZ organise le 17 novembre 2017 à Berlin un atelier spécifique précisant lors de la diffusion du programme que les députés allemands le 2 juin 2016 en reconnaissant le génocide des Arméniens et la responsabilité politique de l’Allemagne avaient décidé de “soutenir, dans le cadre des possibilités budgétaires, les initiatives et projets allemands dans les domaines de la science, de la société civile et de la culture, ayant pour thème la réévaluation des événements de 1915/1916“.

Selon les médias turcs c’est cette décision qui serait la vraie raison pour laquelle l’ambassadeur d’Allemagne en Turquie Martin Erdmann a été convoqué plusieurs fois par le ministère des Affaires étrangères de la Turquie à Ankara.

L’ambassadeur allemand aurait défendu “l’indépendance et la liberté scientifique“ des fondations en Allemagne.

Les journaux turcs pointent toutefois que deux diplomates allemands Andreas Görgen membre du cabinet de l’ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, et Georg Enzweiler sont impliqués dans cette affaire ce qui assure des tensions politiques entre Ankara et Berlin.

Ils affirment que la quasi-totalité du conseil d’administration d’EVZ est composé de hauts responsables politiques et que par conséquent, personne ne peut parler « d’indépendance et de liberté scientifique ».

Ils concluent que si des diplomates, des hommes politiques, des députés figurent dans cette fondation ce n’est rien de plus que par opportunisme politique que ce projet a surgit et qu’il s’agit “d’une déclaration de guerre par l’Allemagne à l’encontre de la Turquie“.

Certains chroniqueurs parlent de scandale car cela signifie que le gouvernement fédéral a menti en 2016 après la résolution arménienne adoptée par le Bundestag allemand affirmant que cette dernière n’était pas juridiquement contraignante mais que “maintenant, un an plus tard, la question déjà développée dans le sens de la raison d’Etat allemande“.

Les médias turcs annoncent en outre que le conseil d’administration de la Fondation EVZ compte dix membres du Parlement allemand.

posté le 23 septembre 2017 par Stéphane/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE
Nouvelles arrestations d’Allemands en Turquie (Berlin)

Berlin, 11 sept 2017 (AFP) - Le ministère allemand des Affaires étrangères a fait état lundi de nouvelles interpellations d’Allemands en Turquie, concernant un couple d’origine turque, et laissé planer la menace à terme de placer le pays sur un liste noire pour les touristes.

“Nous devons partir du principe qu’un couple d’Allemands d’origine turque a été de nouveau interpellé à Istanbul par la police“, a indiqué le porte-parole du ministère, Martin Schäfer, à Berlin, en précisant ne pas avoir de confirmation officielle des autorités turques à ce stade. Une des deux personnes arrêtées a été entretemps remise en liberté mais “avec interdiction de quitter le territoire“, selon les informations du ministère allemand.

“Le cauchemar continue pour de plus en plus d’Allemands qui ne souhaitaient rien d’autre que de passer leurs vacances en Turquie“, a affirmé le porte-parole, ajoutant que “l’arbitraire qui prévaut“ dans le pays “nous préoccupe énormément“.

“Cela peut arriver à toute personne souhaitant voyager en Turquie. On pense qu’il n’y a aucun risque et d’un seul coup on se retrouve enfermé dans une prison turque. C’est la triste réalité à laquelle nous faisons face (...) chacun doit garder cela à l’esprit“, a-t-il ajouté.

Le ministère a précisé qu’il n’envisageait pas encore de recommander aux Allemands de ne plus se rendre en Turquie, après avoir déjà durci ses consignes à ce sujet, tout en n’écartant pas cette option à terme.

“Si ces arrestations d’Allemands par les autorités turques devenaient une routine quotidienne (....) il serait possible qu’une telle consigne survienne“, a prévenu le porte-parole, ajoutant que la Turquie se retrouverait en pareille cas traitée sur le même plan que des pays comme la Libye, le Yémen ou la Syrie, pays dans lesquels “personne n’aurait l’idée d’aller passer ses vacances“.

Actuellement, une douzaine d’Allemands, pour beaucoup ayant la double nationalité germano-turque, sont détenus en Turquie

Fin août, un autre couple germano-turc avait été arrêté en Turquie pour “raisons politiques“, selon Berlin. L’une des deux personnes avait été libérée quelque jours plus tard.

Les relations entre la Turquie et l’Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé par Ankara au prédicateur musulman Fethullah Gülen qui nie les faits. La plupart de personnes arrêtées sont le plus souvent soupçonnées par les autorités turques de liens avec les Kurdes ou le mouvement de M. Gülen.

posté le 11 septembre 2017 par Ara/armenews

Photo : Sven Teschke



Turquie
La Turquie publie un avertissement à ses citoyens qui visitent ou qui vivent en Allemagne avant les élections générales

ANKARA, 9 septembre (Xinhua) — Samedi, le ministère turc des Affaires étrangères a publié un avertissement à ses citoyens qui visitent ou qui vivent en Allemagne avant les élections générales allemandes prévues pour le 24 septembre.

Dans une déclaration écrite, le ministère a conseillé aux citoyens turcs de ...

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posté le 10 septembre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Allemagne  Turquie 


L’Allemagne « instrumentalise » l’UE dans son différend avec Ankara

Tallinn, 8 sept 2017 (AFP) - Le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik a déploré vendredi l’“instrumentalisation“ de l’UE par l’Allemagne dans ses différends avec Ankara, et appelé à briser un “cercle vicieux“. M. Celik s’est également félicité du refus poli opposé par la majorité des 27 autres pays de l’UE à la chancelière Angela Merkel qui souhaite arrêter les négociations d’adhésion avec Ankara.

“Je peux clairement dire qu’il n’y a pas d’entrain pour stopper ou cesser les négociations d’adhésion“, a souligné le ministre turc en marge d’une réunion de l’UE à Tallinn, où étaient invités les pays candidats. “Ceux qui en ce moment viennent avec de nouveaux arguments“ pour arrêter les pourparlers “essaient en fait d’instrumentaliser l’UE pour régler des problèmes bilatéraux“, a-t-il affirmé.

“L’UE ne devrait pas être utilisée comme un outil pour répondre à des problèmes bilatéraux“, a-t-il martelé.

“Vous ne pouvez pas parler d’arrêter ou suspendre les négociations d’adhésion, puis les redémarrer six mois plus tard“, a mis en garde M. Celik, soulignant que “la Turquie est un grand pays, important d’un point de vue stratégique“.

“Il est clair que la Turquie ne doit pas devenir un membre de l’Union européenne“, avait déclaré Mme Merkel dimanche en pleine campagne électorale, ajoutant qu’elle chercherait auprès des autres pays de l’UE “une position commune sur ce point“.

Les relations entre Berlin et Ankara ne cessent de se dégrader, en particulier depuis le putsch avorté de juillet 2016 en Turquie et les critiques allemandes sur les purges qui ont suivi.

“L’Allemagne est notre allié (...) Nous avons des liens historiques avec l’Allemagne mais il y a bien sûr des sujets inconfortables qui nous occupent en ce moment“, a relevé M. Celik.

La Turquie accuse Berlin de laxisme face au réseau du prédicateur Fetullah Gülen et à la guérilla kurde du PKK, les deux ennemis jurés du gouvernement islamo-conservateur d’Ankara.

“Nous sommes vraiment très mal à l’aise par rapport aux arguments avancés par certains hommes politiques allemands“, a insisté le ministre turc. “Il ne se passe pas une journée sans qu’ils ne fassent des remarques contre notre président ou nos hommes politiques. Je pense que c’est un cercle vicieux que nous devons briser pour nous concentrer sur l’avenir“, a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, notamment, ne mâche pas ses critiques contre le régime du président Recep Tayyip Erdogan, qui lui a répliqué par de sévères remontrances.

posté le 8 septembre 2017 par Ara/armenews


Les déclarations allemandes sur la Turquie rappellent le « nazisme » (Erdogan)

Les déclarations des responsables politiques allemands sur la Turquie renvoient au “nazisme“, a estimé mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, sur fond de vives tensions entre Ankara et Berlin.

“C’est du nazisme. C’est du fascisme. Vous faites cela“, a déclaré M.  Erdogan dans un discours à Ankara, réagissant à des déclarations de la chancelière allemande Angela Merkel et de son rival Martin Schulz sur la Turquie, au cours d’un débat télévisé dimanche en vue des législatives du 24 septembre en Allemagne.

Pendant le débat, Mme Merkel avait notamment affirmé être favorable à un arrêt des négociations d’adhésion à l’Union européenne avec Ankara, sur fond de multiplication des passes d’armes entre ces deux pays-clés de l’Otan. Officiellement entamées en 2005, les laborieuses négociations entre l’UE et la Turquie sont au point mort en raison de l’évolution de la situation politique dans ce pays, où M. Erdogan est accusé par ses détracteurs de dérive autoritaire.

Les relations entre la Turquie et l’Allemagne, deux partenaires historiques qui coopèrent notamment sur le dossier migratoire et dans la lutte antiterroriste, se sont fortement tendues depuis la tentative de putsch du 15 juillet 2016 en Turquie.

L’Allemagne dénonce depuis des mois les purges déclenchées par les autorités turques à la suite au coup d’Etat avorté et la détention de citoyens allemands, ayant pour certains aussi la nationalité turque, pour “raisons politiques“.

“Ils se couchent, ils se lèvent, ils disent +Erdogan+. Oh, que vous a donc fait Erdogan ? Cette élection se déroule-t-elle en Turquie ou en Allemagne ?“, a déclaré le chef de l’Etat turc.

“Je le dis à Merkel : si vous ne pouvez même pas tolérer les relations actuelles entre la Turquie et l’UE, alors soyez courageuse et dites-le“, a-t-il lancé.

M. Erdogan avait suscité la colère de l’Allemagne au printemps dernier lorsqu’il l’avait accusée d’avoir eu recours à des “pratiques nazies“, après l’annulation de meetings de ministres turcs en lien avec un référendum sur le renforcement des pouvoirs du président turc.

“Ca les offusque que nous fassions des comparaisons avec le nazisme. Mais ce que contient le nazisme, vous l’avez fait. Je ne dis pas que vous êtes nazis ou fascistes. J’explique la situation“, a encore dit mercredi M. Erdogan.

Ankara, 2017 (AFP) -

posté le 7 septembre 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/ESPAGNE/ALLEMAGNE
Retenu en Espagne, un écrivain germano-turc furieux contre Madrid

Madrid, (AFP) - L’écrivain germano-turc Dogan Akhanli, menacé d’être extradé d’Espagne vers la Turquie qui l’accuse de “terrorisme“, a demandé mercredi aux autorités espagnoles de ne pas le livrer à un pays “qui glisse vers le fascisme“, au d’une conférence de presse à Madrid.

M. Akhanli, 60 ans, qui réside depuis la fin 1991 en Allemagne et a la nationalité allemande, avait été arrêté le 19 août à Grenade, dans le sud de l’Espagne, où il faisait du tourisme.

Il avait été interpellé par des policiers espagnols opérant sur mandat d’Interpol, à la demande d’Ankara, et accusé de “terrorisme“ selon son avocat Gonzalo Boye.

Après des protestations de Berlin, il a été remis en liberté le 20 août mais est tenu de rester à Madrid en attendant de savoir si l’Espagne accepte ou non de l’extrader vers la Turquie.

“Comment peuvent-ils envisager de m’expulser vers un pays (la Turquie) qui glisse vers le fascisme, quand les Espagnols devraient avoir appris de l’Histoire ce que cela signifie pour l’humanité“, a demandé l’écrivain, évoquant la dictature de Francisco Franco en Espagne de 1939 à 1975.

Au sujet de son arrestation à la demande d’Ankara, il a assuré que “c’est parce que je m’exprime à voix haute et que j’écris des livres sur le génocide des Arméniens (par les Turcs au début du XXe siècle) et sur les droits des Kurdes“.

“Si je n’étais pas un des acteurs de cette comédie, je serais - en tant que défenseur des droits de l’Homme et écrivain - plus furieux encore que je ne le suis maintenant“, a-t-il dit, faisant valoir qu’il voyageait jusqu’alors librement en Europe.

Dogan Akhanli s’est dit “solidaire“ du journaliste turco-suédois Hamza Yalcin, arrêté le 3 août en Espagne, à la demande d’Ankara qui l’accuse d’avoir insulté le président turc Recep Tayyip Erdogan et d’être lié à un “groupe terroriste“. “Dans une situation similaire, lui reste en prison et moi je suis libre“, a-t-il souligné.

“L’Union européenne devrait se demander quelle est sa position vis-à-vis d’une dictature comme la Turquie“, a ajouté l’écrivain devant la presse. “L’UE va-t-elle expulser les 60.000 exilés turcs recherchés par le gouvernement turc (...) depuis le coup d’Etat militaire en Turquie de 1980 ?“, a-t-il demandé. Emprisonné de 1985 à 1987 en Turquie, Dogan Akhanli avait de nouveau passé quatre mois en prison en 2010 dans son pays natal, avant d’être relâché après un procès.

A chaque fois, “je suis (présenté comme) le chef d’une organisation différente“ opposée au régime, a-t-il lancé. “Devant le juge, j’ai entendu une sixième version. Si le juge comparait simplement deux versions, il verrait que ça ne tient pas debout“.

Me Gonzalo Boye a accusé l’Espagne d’accorder très facilement les extraditions. Madrid a extradé trois personnes vers la Turquie en 2014, trois en 2015, cinq en 2016, a-t-il dit, “et rien qu’en août 2017 deux personnes sont réclamées par la Turquie. Les chiffres parlent d“eux-mêmes“.

Le dirigeant du parti de gauche espagnol Izquierda Unida, Alberto Garzon, a reproché à l’Espagne d’apparaître “comme un allié de la Turquie et de la politique autoritaire d’Erdogan“.

“Cela a un lien avec le récent pacte migratoire UE-Turquie, un contrat politique passé (en 2016) pour éviter l’arrivée de davantage de migrants“ en Europe, a estimé M. Garzon.

posté le 31 août 2017 par Ara/armenews

Photo : © Raimond Spekking / CC BY-SA 4.0 (via Wikimedia Commons)



TURQUIE/ALLEMAGNE
Un ministre turc s’en prend au chef de la diplomatie allemande

Ankara, 23 août 2017 (AFP) - Le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik, a accusé mercredi le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel de “copier“ les racistes et l’extrême droite, alors que les tensions entre Ankara et Berlin s’accentuent.

“Gabriel ne fait pas de déclarations originales“, a écrit M. Celik dans une série de tweets furieux. “Il parle en copiant l’extrême droite et les racistes“.

Omer Celik a publié mercredi pas moins de 29 tweets s’en prenant à l’Allemagne, mais aussi à l’Autriche dont les relations avec Ankara se sont également dégradées, notamment lorsque Vienne a interdit une visite du ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekçi, pour un rassemblement marquant l’anniversaire du coup d’Etat manqué de juillet 2016.

“Les attaques des racistes, fascistes et islamophobes“ ne sont “rien“ pour la Turquie, a ajouté M. Celik. Il a également accusé M. Gabriel de s’évertuer à saboter les relations entre la Turquie et l’Union européenne en donnant raison aux racistes.

M. Gabriel a accusé mardi des partisans du pouvoir turc d’avoir menacé sa femme parce qu’ils se sont sentis encouragés par une sortie agressive du président Recep Tayyip Erdogan à son encontre. Sigmar Gabriel “ne connaît aucune limite ! Qui es-tu pour parler au président de la Turquie ? (...) Depuis combien de temps fais-tu de la politique ? Quel âge as-tu ?“, avait lâché M. Erdogan dans un discours télévisé samedi.

Il réagissait aux accusations d’ingérence du gouvernement allemand après que M. Erdogan à appelé les électeurs germano-turcs à voter notamment contre le parti de la chancelière Angela Merkel, la CDU, et celui de M. Gabriel, le SPD, lors des législatives du 24 septembre.

Les relations entre la Turquie et l’Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé par Ankara au prédicateur musulman Fethullah Gülen qui nie les faits.

Ankara accuse Berlin de protéger des “terroristes“ tandis que l’Allemagne condamne fermement l’ampleur des purges entreprises en Turquie après le putsch manqué, au cours desquelles plus de 50.000 personnes ont été arrêtées.

Il y a actuellement 10 citoyens allemands, certains ayant la double nationalité, détenus en Turquie, selon les autorités allemandes.

Parmi eux, Deniz Yücel, un journaliste germano-turc, correspondant du quotidien allemand Die Welt, détenu depuis février et le militant allemand Peter Steudtner arrêté le 5 juillet aux côtés d’autres militants des droits de l’Homme, dont la directrice d’Amnesty International pour la Turquie, Idil Eser.

MM. Yücel et Steudtner ont tous deux reçus une visite de l’ambassadeur allemand Martin Erdmann mardi.

M. Erdmann a ainsi pu se rendre compte par lui-même qu’ils “se portent aussi bien que possible étant donné les circonstances“, a déclaré le ministère allemand des Affaires étrangères dans un communiqué, mentionnant des conversations “intenses“ de “plus d’une heure“.

La diaspora turque en Allemagne, forte de trois millions de personnes, est la plus importante dans le monde et près de 1,2 million de Turcs disposent également de la nationalité allemande, ce qui leur permettra de voter lors des élections législatives du 24 septembre.

posté le 23 août 2017 par Ara/armenews


TURQUIE/ALLEMAGNE/ESPAGNE
L’écrivain arrêté en Espagne inquiet du « bras long » du pouvoir turc

Berlin, 21 août 2017 (AFP) - L’écrivain allemand d’origine turque et détracteur d’Ankara Dogan Akhanli a regretté lundi, après son arrestation en Espagne, que le gouvernement turc puisse exercer son influence sur les autorités espagnoles.

“Je ne peux pas imaginer, en tant que citoyen allemand, être livré à un pays non-membre de l’UE. Mais je suis inquiet, je ne m’attendais pas à ce que le bras du gouvernement turc soit assez long pour aller jusqu’en Espagne“, a-t-il dit dans un entretien publié sur le site internet de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

“Ils ne me réduiront pas au silence“, a toutefois prévenu M. Akhanli lors d’une conférence de presse à Madrid et retransmise en direct à la télévision allemande.

Assurant au Spiegel avoir voyagé à de nombreuses reprises en Europe sans jamais avoir été inquiété, l’écrivain a jugé “étrange“ son arrestation dans son hôtel samedi à Grenade, dans le sud de l’Espagne. Il a finalement été libéré sous conditions le lendemain.

“C’est une expérience effrayante parce que je pensais être en sécurité dans les pays européens et que le bras long de l’arbitraire et de l’arrogance ne pourrait pas m’y atteindre“, a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse. Désormais, l’Allemagne, où il a émigré en 1991 et où il a obtenu l’asile politique puis la nationalité allemande, est “le seul endroit au monde“ où il se sente en sécurité, a-t-il affirmé.

A ce titre, il évoque ainsi le cas d’un “journaliste suédois qui a des racines en Turquie“, actuellement en détention en Espagne car “la Turquie demande son extradition“.

Selon Stockholm, un journaliste turco-suédois, Hamza Yalcin, est détenu en Espagne à la demande d’Ankara.

Il a été arrêté le 3 août à l’aéroport de Barcelone-El Prat en vertu d’un mandat d’arrêt de la Turquie. Selon la presse turque, il est accusée d’insulte au chef de l’Etat Recep Tayyip Erdogan et de “propagande“ pour un “groupe terroriste“.

Les détracteurs du pouvoir turc ont dénoncé à maintes reprises le recours à ce type d’accusations pour museler l’opposition. Selon Dogan Akhanli, M. Erdogan a une attitude “despotique“ et ses déclarations trahissent son “arrogance“ et sa “paranoïa“.

M. Akhanli a été arrêté samedi en Espagne, à la demande d’Ankara, par des policiers espagnols opérant sur mandat d’Interpol. Il a été remis en liberté dimanche après des protestations de Berlin, mais il ne peut pas quitter l’Espagne.

Il a estimé que si les autorités espagnoles décidaient de l’extrader vers la Turquie, cela constituerait un “scandale juridique et politique“.

La chancelière Angela Merkel a accusé dimanche la Turquie d’avoir abusé d’Interpol dans cette affaire, alors que les deux pays ont vu leurs relations se tendre considérablement, en particulier depuis un an et le putsch raté en Turquie et la répression qui a suivi.

L’écrivain Dogan Akhanli, qui a notamment écrit une trilogie évoquant le génocide des Arméniens de 1915-1917, a indiqué que la Turquie l’accuse d’être membre d’une organisation “terroriste“ et veut aussi le rejuger dans une affaire de vol à main armé pour laquelle il avait été innocenté par le passé.

posté le 22 août 2017 par Ara/armenews


ALLEMAGNE/TURQUIE
Erdogan appelle à donner une « gifle » électorale aux partis allemands CDU, SPD et Verts

Istanbul, 20 août 2017 (AFP) - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé dimanche les Turcs d’Allemagne à donner une “gifle“ aux partis de la coalition au pouvoir en Allemagne et aux Verts aux législatives, réitérant un appel qui a provoqué la colère de Berlin.

M. Erdogan avait exhorté vendredi les Turcs disposant aussi de la nationalité allemande à “donner une leçon“ aux partis chrétien-démocrate (CDU), social-démocrate (SPD) et aux Verts, tous “irrespectueux envers la Turquie“ selon lui, à l’occasion des législatives du 24 septembre. Ses déclarations avaient déclenché la colère du gouvernement allemand de coalition dirigé par la chancelière Angela Merkel.

Dimanche, lors d’un discours à des partisans à Istanbul, le président turc a renchéri et exhorté les Turcs d’Allemagne à ne pas voter pour les partis “ennemis de la Turquie“.

“Soyez avec ceux qui sont bienveillants envers la Turquie. Peu importe qu’il s’agisse de petits partis, donnez-leur votre voix. Ils gagneront ensuite en importance“, a-t-il lancé.

“A mon avis, ceux qui attaquent la Turquie de la sorte méritent une gifle à ces élections“, a encore estimé M. Erdogan sans préciser pour quels partis il appellait à voter.

Ses précédentes déclarations avaient exaspéré Berlin, le ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel y voyant “un acte d’ingérence exceptionnel dans la souveraineté de notre pays“, avant que Mme Merkel ne dise de son côté, par le biais d’un porte-parole, ne “tolérer aucun type d’ingérence“.

“Connais tes limites !“, avait alors rétorqué le président turc à M. Gabriel.

Dimanche, M. Erdogan a balayé les critiques allemandes : “Et que disent-ils maintenant ? Ils disent : +il s’immisce dans notre démocratie+. Mais la seule chose que nous disons c’est que nos concitoyens devraient donner une leçon aux ennemis de la Turquie dans les urnes. C’est tout“.

Les relations entre la Turquie et l’Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis et qui nie les faits.

Ankara accuse Berlin de faire preuve d’indulgence envers des “terroristes“, en abritant des séparatistes kurdes et des putschistes présumés.

posté le 21 août 2017 par Ara/armenews