Nouvelles d'Arménie
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USA


Cinéma
Map of Salvation : un film qui fait chaud au cœur

Par Appo Jabarian

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Directeur de la publication

Responsable de l’édition

USA Armenian Life Magazine (en anglais)

Hay Kiank Armenian Weekly (en arménien)

13 février 2017

Tandis qu’à Los Angeles, j’assistais il y a quelque temps à la projection privée de Map of Salvation [Une Carte pour le Salut], je ne pensais vraiment pas que je serais rivé à mon fauteuil pendant toute la durée de la projection de ce docudrame-long métrage. Je ne pensais qu’au succès qu’il pourra rencontrer, étant donnés son thème, sa qualité artistique et la grandeur de son message.

Je dois l’admettre, j’ai été sidéré, agréablement surpris par la méthode et le caractère inédits de ce film, une reconstitution émouvante de l’histoire de personnes amies. Bien sûr, je suis heureux de l’avoir vu. Je souhaitais avoir d’autres occasions de le voir.

Plus tard, m’étant rendu à New-York, mandaté pour une super production hollywoodienne, j’ai été invité à une seconde projection privée dans une salle de la Grosse Pomme ; j’ai sauté sur l’occasion.

Tout comme la première fois, au cours de la seconde projection privée, j’ai trouvé le film passionnant.

Cette histoire de l’insoumission et du courage humains redonne vie sur le grand écran à cinq jeunes femmes européennes, presque cent ans après leur mission incroyable en Arménie occidentale et en Cilicie, occupées alors par l’Empire turc ottoman.

Beaucoup d’Arméniens en Arménie, au Liban, en Syrie, en Iraq, en Grèce, à Chypre, en France, en Russie, aux États-Unis, au Canada, en Argentine, au Brésil, en Égypte, au Mexique, en Chine, ainsi qu’en beaucoup d’autres endroits du monde et leurs descendants, doivent leur existence à ces généreuses femmes qui au tournant du 20ème siècle, au début des années 1900, ont quitté le confort de leur foyer et leur famille en divers lieux d’Europe, et se sont dirigés vers des horizons inconnus pour venir en aide à des enfants dans l’Empire ottoman.

Indépendamment les unes des autres, sans plan préétabli, elles ont convergé vers l’Arménie occidentale et la Cilicie alors occupées par la Turquie pour y exercer leur mission.

C’est alors qu’éclata la Première Guerre Mondiale (1914-1918) ; elles ont observé, sous le couvert de la guerre, le génocide systématique déclenché contre une nation entière - les Arméniens.

À ce moment-là, chacune d’elles se retrouvait confrontée à une décision difficile : soit rester, soit s’en retourner vers la sécurité de leur pays de naissance et de leur famille, en Europe occidentale. Héroïquement, elles décidèrent individuellement de rester.

Au risque de leur propre vie, la Danoise âgée de 27 ans Karen Jeppe, l’Estonienne Anna Hedvig Buhl de 24 ans, la Norvégienne de 33 ans Bodil Katharine Biorn, la Danoise de 25 ans Maria Jacobsen et la Suédoise de 21 ans Alma Johansson décidèrent non seulement de rester, mais de poursuivre leur mission avec encore plus de courage et de détermination.

Résultat inespéré pour les rescapés d’une nation assassinée : des milliers de vies sauvées des griffes de la mort et de la destruction à grande échelle.

Tourné dans 10 pays, la langue originale du film est l’anglais. Tous les acteurs et le narrateur internationalement connu pour sa noblesse d’esprit, Svante Lundgren, sont non-Arméniens.

En un mot, en racontant l’histoire d’héroïnes non-Arméniennes d’un point de vue non-arménien, le film donne au spectateur un regard vintage tout neuf pour regarder l’histoire arménienne telle qu’elle apparaît sur la scène mondiale.

À la fin de la projection, je me suis senti submergé et pendant un moment, j’ai pensé que je le surestimais. Ayant entendu d’autres spectateurs, j’ai compris que je n’étais pas seul.

En vérité, ce film est fait pour un auditoire international. Il n’appartient pas au ghetto arménien.

Le film étant prévu pour être présenté le dimanche 5 mars lors de la Los Angeles World Premiere au Théâtre de renommée mondiale Paramount Pictures Studios d’Hollywood, la capitale universelle du cinéma, les Arméniens d’Amérique devraient non-seulement faire tout leur possible pour diffuser le film internationalement, mais pour atteindre les objectifs suivants :

1) Montrer au monde qu’un siècle après avoir bénéficié des efforts pleins d’humanité de cinq jeunes femmes généreuses non-Arméniennes, les Arméniens dispersés dans le monde n’ont pas oublié leurs héros non-Arméniens et continuent à exprimer leur gratitude envers leurs bienfaiteurs.

2) Étant un projet de film commun européen et arménien, le succès du film sur la scène internationale pourrait produire une nécessaire stimulation de l’industrie cinématographique arménienne si prometteuse. L’Arménie peut vraiment devenir une ’Ville Phare’ ou une Hollywood du Caucase.

3) Favoriser l’accès de réalisateurs non-Arméniens dans le champ des connaissances du public international et encourager les spectateurs non-Arméniens à connaître les récits émouvants de compassion impliquant des Arméniens.

4) À travers ce film, les Arméniens du monde peuvent exprimer leur gratitude éternelle envers les personnes et les nations qui ont accueilli leurs grands-parents survivants.

5) Mettre à profit ce film pour ranimer et engager partout les membres de la génération millénaire, pour entreprendre des actions humanitaires afin d’éviter autant que possible à l’humanité les souffrances et les génocides futurs, auxquels hélas plusieurs nations sont exposées, dans les régions contrôlées par les terroristes, ceux de l’état islamique en Iraq et en Syrie, en Afrique du nord, dans le Kurdistan occupé par la Turquie, et le génocide culturel dans la partie nord de Chypre occupée par la Turquie, en Arménie de l’ouest, en Cilicie, à Smyrne-la-Grecque, le Pont et le territoire arménien du Nakhitchevan occupé par l’Azerbaïdjan.

Qui aurait pensé qu’on puisse intéresser les spectateurs à la vie et aux luttes de jeunes femmes ? Franchement, c’est une idée géniale de la part du réalisateur Saribekyan qui imagina ce retour dans la vie de ces personnages amies, avec leurs journaux oubliés pendant longtemps et de leur anglais (la langue originale du film) teinté de l’accent de leur origine.

La communauté doit aider ce cinéaste visionnaire afin que soit organisée des premières dans diverses villes importantes des USA et que les communautés arméniennes travaillent à la présentation du film a) à une audience la plus large possible b) aux principaux media des USA et du monde c) aux représentations diplomatiques - aux élus des USA, aux consulats généraux de Los Angeles I) des pays qui ont gracieusement coopéré à la production de ce film brillant : Danemark, Norvège, Suisse, Allemagne, Estonie, Grèce, Liban, Turquie, Syrie et Arménie II) les pays qui ont gracieusement accueilli des milliers d’orphelins survivants du Génocide des Arméniens par la Turquie de 1915-1923, tels les États-Unis, la Russie, l’Iran, le Liban et la Syrie parmi beaucoup d’autres.

Le Liban, la Grèce et la Syrie se sont distingués, tout comme le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Allemagne, l’Estonie, l’Arménie Occidentale, la République d’Arménie, et en particulier... la Turquie ! Il est intéressant de savoir comment l’équipe du film s’y est prise pour ’voler’ en dessous des radars et réussit à tourner de longs passages en Turquie.

Il n’y a pas de doute, ce film mérite toute l’attention et le soutien des militants contre le génocide du monde entier, de toutes origines, ethnies, partis politiques ou religions.

Les efforts énormes de l’équipe de ce film tout à fait unique ne doivent rester inconnus d’aucune communauté.

Ces cinq généreuses femmes ont sacrifié leur jeune existence pour sauver des milliers de vies. Leur modèle de ’style de vie’ est mis en valeur par MAP OF SALVATION afin de le proposer comme une source d’inspiration pour des générations successives, leur permettant d’avancer et de marquer les différences dans ce monde vicieux et dangereux.

Produit dans sa version originale en anglais, le film a déjà été produit avec doublage en Arménien et en Russe. Afin de contribuer à donner à MAP OF SALVATION l’audience la plus large possible dans les pays hôtes de langue différente, il faut que ce film soit produit avec des voix doublées en plusieurs versions telles le français, l’espagnol, le chinois, le japonais, le coréen, l’italien, le danois, le suédois, le norvégien, le finnois, l’allemand, le grec, l’arabe, le farsi, l’indou ; le libanais, le portugais et d’autres langues.

Ayant capturé une audience mondiale dans plus de treize pays, Map of Salvation vient à présent d’arriver aux États-Unis. Et la balle est dans le camp des Arméniens d’Amérique.

Le message de Map of Salvation est universel et mérite évangélisation.

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews

posté le 14 février 2017 par Jean Eckian/armenews


USA
Des Iraniens empêchés de prendre l’avion pour les Etats-Unis

Plusieurs compagnies aériennes ont refusé d’embarquer des Iraniens munis d’un visa américain sur des vols à destination des Etats-Unis, après la décision du président Donald Trump de suspendre pour trois mois l’entrée dans son pays de citoyens de pays musulmans, selon plusieurs sources contactées par l’AFP.

Des responsables de deux agences de voyage à Téhéran ont affirmé qu’ils avaient reçu des instructions de la part des compagnies Emirates, Turkish Airlines et Etihad Airways, de ne plus vendre de billet à des Iraniens ayant un visa américain car ces dernières refusent de les embarquer à bord.

M. Trump a signé vendredi un décret pour interdire pendant trois mois l’entrée aux Etats-Unis de ressortissants de sept pays musulmans : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. A l’exception de ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales.

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Une Iranienne, étudiante en gestion en Californie, devait retourner le 4 février aux Etats-Unis. “J’avais un billet sur Turkish (Airlines) le 4 février prochain, mais il a été annulé“, a-t-elle déclaré à l’AFP sous couvert de l’anonymat.

“J’ai contacté par mail les responsables de mon université qui se sont dit surpris. Ils doivent m’envoyer une lettre pour que je tente de prendre un avion depuis l’Europe“, a-t-elle ajouté.

Aucun vol direct n’existe entre l’Iran et les Etats-Unis qui ont rompu leurs relations depuis 1980 quelques mois après la révolution islamique de 1979.

Les voyageurs iraniens doivent prendre des avions de compagnies étrangères et transiter obligatoirement par un pays tiers. “Nous n’avons donné aucune instruction aux agences de voyage“, a déclaré à l’AFP Reza Jafarzdeh, le responsable de l’Organisation iranienne de l’aviation civile.

“Il n’y a pas de relations entre les aviations civiles des deux pays. S’il y a de nouvelles instructions, nous les rendrons publiques“, a-t-il ajouté. Les médias iraniens ont également rapporté samedi plusieurs cas d’Iraniens qui n’ont pas pu embarquer pour les Etats-Unis.

Par ailleurs, le bureau du réalisateur Asghar Farhadi, dont le film “Le client“ a été sélectionné aux #AcademyAwards 2017, a affirmé que ce dernier n’avait “aucune restriction légale pour se rendre aux Etats-Unis“, a rapporté l’agence Isna. “Le réalisateur prendra sa décision d’ici quelques jours“, selon son bureau.

Jeudi, avant que le président américain ne signe son décret, l’actrice iranienne Taraneh Alidousti, 33 ans, à l’affiche du film “Le client“ avait annoncé sur Twitter qu’elle boycotterait la cérémonie prévue en février à Hollywood dénonçant une décision “raciste“ de Donald Trump.

posté le 3 février 2017 par Stéphane/armenews


USA
Le maire de Los Angeles, ville d’immigrants, fustige Trump

Le maire de Los Angeles (ouest des Etats-Unis) Eric Garcetti a fustigé dimanche le décret migratoire du président américain Donald Trump, rappelant que sa ville, candidate à l’organisation des JO-2024, était “une ville d’immigrants“.

“L’histoire de Los Angeles est celle d’une ville globale d’une diversité sans commune mesure dans le monde“, a déclaré M. Garcetti lors d’une manifestation de soutien aux musulmans empêchés d’entrer sur le territoire américain.

“Los Angeles est une ville d’immigrants, je suis moi-même fils et petits-fils d’immigrants (...) Los Angeles est une ville de refuge, une ville qui offre des deuxièmes chances, une ville qui défend les droits de chacun“, a poursuivi le maire démocrate de la métropole californienne, très impliqué dans la candidature de sa ville à l’organisation des JO-2024.

“Il y a une raison pour laquelle le Congrès a mis fin en 1965 à l’interdiction d’entrée sur le territoire américain de personnes provenant de certains pays au regard de leur religion : cela ne fonctionnait pas“, a-t-il rappelé.

Le décret signé vendredi par le président américain, portant sur la “protection de la nation contre l’entrée de terroristes étrangers“, interdit pour 90 jours l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans jugés dangereux (Irak, Iran, Yémen, Libye, Syrie, Soudan, Somalie), le temps de revoir les critères d’admission pour les réfugiés en provenance de ces pays.

Ce décret pourrait porter un mauvais coup à la candidature de Los Angeles à l’organisation des JO-2024, en concurrence avec Budapest et Paris, alors que la ville-hôte sera désignée en septembre prochain à Lima. Le comité de candidature LA 2024 n’a pas répondu aux demandes de réactions de l’AFP.

L’un des membres du Comité international olympique, Richard Peterkin, président du Comité olympique de Sainte-Lucie, a estimé sur son compte Twitter que “le décret pris par Trump était complètement contraire aux idéaux olympiques“.

posté le 31 janvier 2017 par Stéphane/armenews


LIBAN
Des Syriens chrétiens partis de Beyrouth refoulés des Etats-Unis (sécurité)

Six Syriens, dont des chrétiens, ont été refoulés de l’aéroport américain de Philadelphie et ont dû regagner Beyrouth au Liban d’où ils étaient partis, a indiqué dimanche à l’AFP un responsable à l’aéroport de Beyrouth.

“Il s’agit de six personnes, dont des Syriens chrétiens. Ils ont été refoulés à l’aéroport de Philadelphie samedi et étaient de retour à Beyrouth dimanche“, a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat. Ils ont repris le chemin de la Syrie.

Le responsable a précisé que trois enfants figuraient parmi les personnes refoulées. Le voyage s’est effectué via Doha en l’absence de vols directs entre Beyrouth et les Etats-Unis depuis les années 1980, alors que le Liban était en pleine guerre civile.

Le décret signé vendredi par le président américain Donald Trump interdit l’entrée aux Etats-Unis à tous les ressortissants de sept pays à majorité musulmane Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Il interdit également l’entrée à tous les réfugiés, quelle que soit leur origine, pendant 120 jours et pour une période indéfinie pour les réfugiés syriens. La Syrie qui compte des citoyens de différentes religions est ravagée par une guerre meurtrière depuis 2011.

A la fin de la période de 120 jours, le décret stipule toutefois que la priorité sera donnée aux réfugiés persécutés en raison de leur religion, une phrase désignant implicitement les chrétiens de Syrie et d’Irak.

posté le 30 janvier 2017 par Stéphane/armenews


USA
A l’arrivée de Trump, des hauts diplomates américains démissionnent

Le président des Etats-Unis Donald Trump a accepté la démission de hauts diplomates du département d’Etat qui servaient sous l’administration de Barack Obama, avant même qu’une nouvelle équipe ne prenne les rênes de la diplomatie américaine.

“Comme c’est la norme pour chaque transition, l’administration sortante, en coordination avec celle qui arrive, a demandé à tous les responsables à des postes politiques de présenter leurs lettres de démission“, a rappelé le porte-parole du département d’Etat Mark Toner.

Le ministère américain des Affaires étrangères est une gigantesque administration de 70.000 employés — diplomates de carrière, fonctionnaires, contractuels — où ceux qui occupent les postes les plus élevés dans la hiérarchie sont en général des “politiques“ nommés par le président et confirmés par le Sénat.

Depuis que le secrétaire d’Etat John Kerry a quitté son poste le 20 janvier, il n’a pas été encore remplacé car son successeur nommé par Donald Trump, l’ex-PDG d’ExxonMobil Rex Tillerson, n’a pas été confirmé par le Sénat.

Le numéro 3 du département d’Etat, son directeur politique Thomas Shannon, assure l’intérim. En revanche, plusieurs secrétaires d’Etat adjoints et directeurs qui travaillaient avec John Kerry sont déjà partis. Parmi ces diplomates “politiques“, le plus connu est le sous-secrétaire d’Etat Patrick Kennedy, sorte de super directeur des ressources humaines, du budget et de la sécurité. Ce diplomate de carrière depuis plus de 40 ans occupe à ce poste depuis 2007 sous les administrations de George W. Bush et de Barack Obama.

Des responsables américains ont confirmé jeudi à l’AFP que M. Kennedy et trois autres secrétaires d’Etat adjoints seraient tous partis à la fin de la semaine. Ces responsables ont cependant nié qu’il s’agisse d’une purge à l’arrivée de l’administration Trump. Les remaniements au département d’Etat sont monnaie courante à chaque changement d’administration, selon eux.

“Parmi les responsables dont les démissions ont été acceptées, certains continueront sur d’autres postes aux Affaires étrangères. D’autres prendront leur retraite par choix“, a expliqué Mark Toner, soulignant qu’“aucun responsable n’accepte un poste politique en pensant qu’il durera indéfiniment“.

M. Kennedy était cependant dans le collimateur des républicains pour ses manquements supposés à la sécurité du consulat de Benghazi en Libye, en septembre 2012, où l’ambassadeur américain John Christopher Stevens avait été tué dans une attaque jihadiste.

En octobre dernier, en fin de campagne présidentielle, le camp du candidat Trump avait aussi réclamé le départ de M. Kennedy.

posté le 27 janvier 2017 par Stéphane/armenews


USA
USA : une pancarte pas de musulmans dans un magasin fait scandale

Une épicerie du Nouveau-Mexique, au sud-ouest des Etats-Unis, suscitait l’indignation après avoir affiché sur sa devanture une pancarte “Obama et les autres musulmans ne sont pas les bienvenus ici“.

L’échoppe, située dans la bourgade de Mayhill, à quelque 265 kilomètres au sud-est d’Albuquerque, a selon la presse locale pour habitude d’afficher de tels messages xénophobes depuis des années mais s’est retrouvée ces derniers jours la cible de vives critiques après qu’un voyageur, indigné par l’une de ces pancartes, eut alerté une chaîne de télévision.

D’après un ancien employé interviewé par la station locale de télévision KOB, le propriétaire a fait sortir de son magasin les clients qui se disaient choqués par les insignes. “Il rejette beaucoup de gens“, a remarqué cet employé, Marlon McWilliams, sur KOB.

Il a précisé que le propriétaire visait le président américain Barack Obama et d’autres figures médiatiques et vendait ensuite les panneaux insultants à des clients. L’un d’eux portait le message “Tuez Obama“ en grosses lettres avec en petit “care“ juste à côté, allusion au programme de couverture santé mis en place par le président sortant (“Obamacare“), l’une des principales réalisations de ses deux mandats.

Les pancartes insultantes ont engendré un raz-de-marée de réactions outrées sur les réseaux sociaux, beaucoup appelant au boycott du magasin. D’autres, en revanche, défendaient la liberté d’expression sacrosainte aux Etats-Unis.

Le propriétaire du magasin, qui est actuellement à vendre, n’a pu être joint, pas plus que l’agent immobilier qui organise la cession. Les employés de l’hôtel et du café adjacents ont en outre refusé de commenter l’incident auprès de l’AFP.

Le Comité des relations américano-islamiques (CAIR), a de son côté diffusé un communiqué demandant au propriétaire de retirer le panneau. “Si chacun bénéficie de la liberté d’expression garantie par le premier amendement de la Constitution, même pour les déclarations insultantes, nous appelons le propriétaire à retirer le signe dans l’intérêt de la décence et de l’unité de notre pays en cette période de divisions croissantes“, a écrit Ibrahim Hooper, porte-parole de l’association.

posté le 11 janvier 2017 par Stéphane/armenews


USA
Trump exige que les ambassadeurs américains démissionnent

L’ambassadeur américain au Canada fait partie des premiers représentants diplomatiques à avoir obtempéré à la demande de l’équipe du président élu Donald Trump de démissionner avant son arrivée à la Maison Blanche, en annonçant son départ ce vendredi.“Comme demandé, je démissionne de mes fonctions d’ambassadeur des Etats-Unis au Canada avec effet au 20 janvier“, a tweeté Bruce Heyman, proche du président sortant Barack Obama.

Citant des sources diplomatiques, le quotidien New York Times avait révélé jeudi que l’équipe de transition de Donald Trump avait requis que tous les ambassadeurs américains quittent leurs fonctions “sans exception“ le jour de l’investiture, le 20 janvier.

Bruce Heyman, en poste à Ottawa depuis avril 2014, est un ancien responsable de la banque d’affaires Goldman Sachs. Il a été un important donateur pour les campagnes de M. Obama en 2008 et en 2012. En nommant M. Heyman au Canada, plus important partenaire commercial des Etats-Unis, le président Obama avait placé un homme de confiance à une époque où l’ancien gouvernement conservateur canadien cherchait à obtenir la construction de l’oléoduc controversé Keystone XL.

Barack Obama a finalement mis son veto à la construction de cet oléoduc pour lequel Donald Trump a exprimé son soutien au cours de sa campagne électorale. Les précédentes administrations, qu’elles soient républicaines ou démocrates, avaient pour habitude de laisser une “période de grâce“ de quelques semaines ou de quelques mois aux ambassadeurs en poste pour assurer la transition.

La décision de l’équipe de Donald Trump risque de laisser de nombreux postes diplomatiques importants vacants pendant “des mois“, selon le New York Times, si de nouveaux ambassadeurs —qui doivent être confirmés par le Sénat— n’entraient pas en fonction à temps.

posté le 8 janvier 2017 par Stéphane/armenews


AZERBAÏDJAN
Le président Aliev resserre ses liens avec Israël

En novembre, la Turquie nommait son nouvel ambassadeur en Israël, mettant ainsi un point final à 6 ans de brouille avec l’Etat hébreu, qui avait quelques mois avant présenté ses excuses à Ankara pour la mort de 10 citoyens turcs membres d’une flottille humanitaire à destination de Gaza tués en mai 2010 par l’armée israélienne lors d’une opération commando. Le 13 décembre, le président azéri Ilham Aliev, proche allié d’Ankara, pouvait donc se permettre de réaffirmer les liens d’amitié entre l’Azerbaïdjan et Israël en recevant à Bakou le premier ministre conservateur israélien Benjamin Netanyahou.

Les relations étaient certes restées au beau fixe entre Bakou et Tel Aviv même durant la brouille entre la Turquie et Israël, et l’armée azerbaïdjanaise continuait à se, doter d’armes israéliennes, mais la réconciliation officielle entre Turcs et Israéliens ne pouvait qu’être accueillie avec soulagement en Azerbaïdjan. Pour preuve, les autorités azéries ont manifesté avec une ostentation pour le moins suspecte leur attachement aux relations avec Israël, dont elles comptent bien utiliser l’influence aux Etats-Unis surtout dans le but avoué de contrer les activités du “lobby” arménien.

Au lendemain même de la visite à Bakou de B. Netayahou, qui désignait les liens entre son pays et l’Azerbaïdjan comme le phare de la “coexistence entre Juifs et Musulmans” l’ambassade azerbaïdjanaise à Washington organisait une fête de Hanukkah dans la toute nouvelle Trump Tower de la capitale américaine, à deux pas de la Maison Blanche, dont le futur locataire, Donald Trump, qui sera investi président en janvier 2017, avait obtenu d’ailleurs le soutien de B. Netanyahou. Pourtant, ce geste de Bakou à l’intention de la très influente communauté juive des Etats-Unis a été diversement apprécié et plusieurs organisations juives avaient préféré ne pas répondre à l’invitation, sentant le piège tendu par le régime corrompu et dictatorial d’un pays majoritairement musulman et chiite.

Plusieurs responsables communautaires juifs ont ainsi dénoncé cette suspecte collusion entre le dictateur azéri friand d’armes israéliennes et l’Etat hébreu, avec la connivence d’un président américain populiste malgré ses déclarations aussi antisémites qu’islamophobes parfois, et ont exprimé leur refus d’être utilisés contre l’Arménie et les Arméniens.

posté le 16 décembre 2016 par Gari/armenews


UNION EUROPEENNE
L’UE toujours décidée à se rapprocher de l’Iran malgré Trump

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont réaffirmé lundi leur intention de normaliser les relations avec l’Iran, conformément à l’accord sur son programme nucléaire conclu en juillet 2015, que Donald Trump a promis de dénoncer.

Pendant la campagne, le futur président des Etats-Unis l’a qualifié de désastre et de “pire accord jamais négocié“, mais a reconnu qu’il serait difficile de l’abroger, dans la mesure où il fait l’objet d’une résolution des Nations unies.

Dans un communiqué, les ministres réitèrent leur “engagement résolu“ en faveur de l’accord.

“L’Union européenne est déterminée à soutenir sa mise en oeuvre intégrale (...) en levant les sanctions économiques et financières liées au nucléaire, et en coopérant avec le secteur privé et les opérateurs économiques, en particulier les banques, pour promouvoir la croissance des échanges et des investissements.

“Afin que l’Iran bénéficie pleinement de la levée des sanctions (...), il est important qu’il lève les obstacles liés à la politique économique et budgétaire, au cadre des affaires et au respect du droit“, ajoutent-il.

posté le 17 novembre 2016 par Stéphane/armenews