Nouvelles d'Arménie
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Erevan


EREVAN
La municipalité veut un nouveau système de transport en 2018

L’administration municipale d’Erevan a annoncé vendredi qu’elle envisageait de remplacer des centaines de vieux minibus par des bus modernes l’année prochaine dans le cadre d’une révision radicale du système de transport public obsolète de la ville.

Depuis le milieu des années 1990, le système des bus est dominé par des véhicules appartenant à des entreprises privées, dont beaucoup sont la propriété de proches de membres du gouvernement, voire même de membres du gouvernement en personne. Peu d’entre eux ont investi pour remplacer les véhicules vieillissants au cours de la dernière décennie.

Une société de conseil européenne a été engagée par la municipalité d’Erevan fin 2016 pour examiner le réseau en difficulté et proposer des recommandations détaillées sur la façon de le réorganiser. Le maire Taron Markarian a mentionné qu’il allait « faire le tri dans les transports municipaux » lors de la campagne pour sa réélection en avril dernier.

Le vice-maire, Vahe Nikoyan, a déclaré que le nouveau réseau centralisé et « optimal » sera mis en place d’ici la fin 2018. Il a ajouté qu’il ne sera constitué que de bus publics de taille moyenne et grande.

“Une chose est claire : nous savons ce que nous ne voulons pas avoir dans le nouveau système de transport“, a détaillé Nikoyan lors d’une conférence de presse. “Nous ne voulons pas que les propriétaires de minibus et les minibus Gazel, surpeuplés fabriqués en Russie, forcent les passagers à s’entasser. Nous ne voulons pas non plus que les citoyens attendent aux arrêts de bus trop longtemps. “

Nikoyan a expliqué que le changement tant attendu nécessiterait jusqu’à 100 millions de dollars d’investissements, soit une somme équivalant à près de 57 % de l’ensemble du budget municipal prévu pour cette année. D’après lui, les autorités municipales espèrent attirer un « investisseur étranger » qui exploiterait le nouveau réseau et aider financièrement.

“Il est possible qu’il n’y ait aucun investisseur dans le système de transport“, a nuancé le vice-maire. “Dans ce cas, nous devrons effectuer ces investissements. Nous avons déjà tenu des négociations sur le problème avec les organisations financières internationales. “

L’une d’entre elles, la Banque européenne d’investissement, qui est le groupe de prêt à but non lucratif de l’Union européenne, s’est déjà déclaré disposé à accorder un prêt majeur à Erevan pour engager cette réforme, a révélé Nikoyan.

Le fonctionnaire a également insisté sur le fait que les autorités feront de leur mieux pour que la réforme n’entraîne pas des frais de transport plus élevés. « En optimisant le réseau, nous nous attendons à avoir besoin de moins de véhicules, ce qui compensera en partie le coût de la réforme », a-t-il précisé.

L’administration de Markarian a suscité des protestations en 2013 lorsqu’elle a augmenté les frais de transport d’au moins 50 %, en justifiant cette hausse par les pertes croissantes subies par les opérateurs de minibus. Markarian a fait marche arrière au milieu d’une manifestation sans précédent de désobéissance civile menée par de jeunes militants.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Erevan  Image 450  Markarian  Transports 


ARMENIE
Le maire d’Erevan prêt à envisager de changer certains noms de rue controversés

Le maire d’Erevan, Taron Markarian, a déclaré hier qu’il était prêt à réfléchir à la demande d’opposition qui veut renommer les rues et les écoles publiques de la capitale arménienne portant toujours les noms controversés de figures de l’ère soviétique.

L’alliance de l’opposition Yelk a annoncé en début de semaine son intention de soumettre une note correspondante au conseil municipal, au sein duquel elle est la deuxième faction la plus importante. Le leader de la faction, Arayik Harutiunian, a déclaré qu’il ciblerait les rues d’Erevan et les écoles nommées d’après les dirigeants communistes impliqués dans les répressions massives à la demande de Joseph Staline en Arménie soviétique et dans d’autres parties de l’Union soviétique.

Harutiunian a notamment parlé d’Anastas Mikoyan, associé arménien de Staline, qui pendant des décennies a occupé les principaux postes de direction à Moscou. “Avoir une rue nommée Mikoyan légitimise la contribution négative de cette personne à notre histoire“, a-t-il regretté. “Comme vous le savez, des milliers d’Arméniens ont été exécutés ou ont du s’exiler sur ses ordres“.

Markarian a déclaré aux journalistes que son bureau n’a encore reçu aucune proposition formelle de Yelk. “Nous allons examiner les propositions et exprimer définitivement notre point de vue après“, a-t-il assuré.

Le gouvernement arménien a suscité de vives protestations de groupes de défense des droits de l’homme et des représentants de la société civile lorsqu’il a essayé d’ériger la statue de Mikoyan à Erevan en 2014. Cette protestation l’a contraint à abandonner l’initiative.

L’Arménie a été l’une des premières républiques soviétiques à enlever la statue de Vladimir Lénine, le fondateur de l’Union soviétique, de la place centrale de sa capitale en 1991. La plupart des rues d’Erevan avec des noms liés au Bolchevik ont ​​été rebaptisées dans les années suivantes.

Vahagn Khachatrian, qui a été maire d’Erevan de 1992 à 1996, a expliqué que son administration n’avait pas suffisamment de temps pour changer les autres noms controversés de rues. Il a souligné le fait que ces décisions ont été recommandées par une commission spéciale qui a examiné en profondeur le rôle des dirigeants bolcheviks pertinents dans l’histoire de l’Arménie soviétique.

Khachatrian, qui est maintenant affilié à un autre parti d’opposition, croit que l’administration municipale actuelle devrait suivre les mêmes précautions lorsqu’elle étudiera la proposition de Yelk. “Il n’est pas nécessaire de se précipiter“, a-t-il conclue.

posté le 10 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Des membres d’opposition emprisonnés en pleine grève de la faim

Deux membres emprisonnés appartenant au groupe d’opposition armé qui a saisi un poste de police à Erevan l’année dernière sont en pleine grève de la faim depuis plus de deux semaines.

L’un d’eux, Vartan Geravetian, a commencé à refuser de manger le 21 juillet pour exiger que les autorités arméniennes reconnaissent que lui-même, ses camarades et leurs sympathisants, étaient des prisonniers politiques. Il exige également que lui et les autres membres de son groupe écroués dans la prison de Nubarashen d’Erevan soient séparés des autres détenus pour des raisons de sécurité.

Geravetian affirme que les autorités provoquent délibérément des tensions entre deux groupes de prisonniers pour intimider les opposants radicaux.

Un autre homme arrêté, Tigran Manukian, s’est joint à la grève de la faim le 24 juillet, dans un geste de solidarité avec Geravetian.

L’avocat de Geravetian, Davit Gyurjian, a déclaré hier que les deux hommes sont déterminés à poursuivre leur grève de la faim. “Je ne sais pas quand cette grève de la faim finira“, a-t-il lâché.

Gyurjian s’est dit préoccupé par l’état de santé de son client, affirmant que ce dernier était sérieusement affaibli.

La gestion pénitentiaire du ministère de la Justice a clairement indiqué qu’elle ne répondrait à aucune de ces exigences, les qualifiant d’« illégales ». Un responsable du département a également affirmé que les deux hommes sont maintenant détenus dans des cellules spéciales dédiées aux prisonniers qui font une grève de la faim, et qu’ils sont régulièrement auscultés par des médecins.

Gyurjian a insisté sur le fait que les opposants devraient au moins être déplacés vers des cellules séparées. “C’est une demande très légitime et cela doit être rempli par l’Etat“, a plaidé l’avocat. “Ces personnes parlent d’un danger réel que l’État est obligé de neutraliser“.

Ces hommes d’opposition armés ont saisi la base de la police dans le district d’Erebuni d’Erevan en juillet 2016 pour exiger que le président Serge Sarkissian démissionne, et libère le leader de leur mouvement du Parlement fondateur, Zhirayr Sefilian. Ils se sont rendus après une confrontation de deux semaines avec les forces de l’ordre, qui a conduit à la mort de trois policiers.

posté le 9 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Des nouvelles mesures pour contrôler les avocats à l’entrée des tribunaux

Les autorités judiciaires d’Arménie ont légèrement changé de règles concernant les contrôles de sécurité controversés exercés sur les avocats de la défense, qui ont contribué aux tensions lors des procès en cours contre des membres radicaux d’opposition accusés de crimes graves.

Les avocats représentant Zhirayr Sefilian, chef du du Parlement fondateur, et d’une trentaine de ses sympathisants qui ont saisi un poste de police à Erevan l’année dernière, ont été obligés non seulement de traverser les détecteurs de métaux, mais aussi de montrer l’intérieur de leurs sacs aux gardes de sécurité avant d’entrer dans les salles d’audience.

Les avocats trouvent que cette procédure équivaut à une démarche interdite par la loi arménienne. Beaucoup d’entre eux ont refusé à maintes reprises de s’y conformer et ont donc été empêchés d’assister aux audiences du tribunal lors de trois procès distincts. Ils ont accusé les autorités de les soumettre délibérément à de tels contrôles pour s’assurer que les procès se poursuivent en l’absence de défendeurs et de leurs avocats.

Le chef du Département judiciaire arménien, Karen Poladian, a insisté le mois dernier sur le fait que les « inspections » de sécurité n’étaient pas un acte illégal.

Karen Poladian et Ara Zohrabian, président de la Chambre nationale des avocats, ont publié un communiqué jeudi dernier en révélant que les contrôles de sécurité seront modifiés pour répondre aux préoccupations des avocats. En particulier, il est expliqué que leurs sacs seront vérifiés par des gardes dans une pièce séparée, uniquement si un détecteur de métaux indique à plusieurs reprises la présence d’objets métalliques à l’intérieur.

Zohrabian a déclaré vendredi que les gardes qui travaillent pour le service judiciaire ne seront pas autorisés à voir le contenu des documents d’avocat ou à les touchers.

Certains des avocats ont trouvé que cette mise au point était insuffisante. “Le Département judiciaire légitime ainsi ses actes illégaux“, a commenté Arayik Papikian.

Papikian a affirmé que la déclaration conjointe de Poladian et Zohrabian est seulement censée “apprivoiser“ lui et ses collègues qui s’opposent à ce qu’ils considèrent comme une procédure humiliante. Il a ajouté qu’il ne se conformerait pas à ces nouvelles règles non plus.

L’avocat a précisé que la seule solution significative serait d’installer des systèmes de dépistage par rayons X à l’entrée des tribunaux.

posté le 7 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



YEREVAN BY NIGHT
Les fontaines musicales d’Erévan illuminées au rythme de nouvelles chansons

Dans le cadre des festivités « Eté érvannais-2017 » organisées par la mairie d’Erévan, des milliers de personnes ont assisté place de la République aux nouvelles chansons qui ont rythmé les fontaines musicales. Des chansons arméniennes telles que « Kikilia » (Guiliguia) ont rythmé les jets illuminés de toutes les couleurs de ces fontaines magnifiques de la place de la République à Erévan pour le plus grand plaisir des Erévannais mais également des milliers de touristes, très nombreux cet été en Arménie. Des groupes de danses folkloriques arméniennes ont également animé ces festivités. Les fontaines musicales d’Erévan sont le lieu de rendez-vous nocturne des très nombreux touristes qui flânent au centre de la capitale arménienne et trouvent un peu de fraicheur près du bassin des fontaines.

Krikor Amirzayan

posté le 7 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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JUSTICE
Début du procès d’un militant de l’opposition, Andrias Ghukasian

Le procès d’un militant de l’opposition arménienne accusé d’avoir aidé des hommes armés qui ont saisi un bâtiment de police à Erevan l’année dernière a débuté hier.

L’activiste qui est sur le banc des accusés, Andrias Ghukasian, a été l’un des organisateurs de manifestations en appui aux hommes armés affiliés à un groupe d’opposition marginalisé. Les accusations portées contre lui proviennent de l’un de ces rassemblements organisés le 29 juillet 2016 dans le quartier Sari Tagh d’Erevan, près du bâtiment de police assiégé.

La police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades d’étourdissement pour disperser les manifestants. Plusieurs organisateurs de la manifestation ont été arrêtés et accusés de provoquer des « perturbations de masse ». Tous, sauf Ghukasian, ont été relâchés par la suite.

Le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) affirme que Ghukasian a exhorté les partisans à jeter des pierres sur les policiers à Sari Tagh.

Ghukasian refuse ces accusations, qui seraient d’après lui politiquement motivées. Ses avocats assurent qu’ils sont basés sur un faux témoignage donné par un homme lié à la police. Ils précisent que le témoignage contredit les vidéos des manifestations de juillet 2016 où l’on peut voir Ghukasian.

Ce dernier accuse également les enquêteurs du SIS d’avoir commis de nombreuses violations de la procédure lors de leur enquête criminelle. Lors de la séance d’ouverture du procès, le juge n’a pas accepté de lire une déclaration détaillant les violations alléguées.

Le juge a poursuivi l’audience en citant l’absence des avocats de l’opposition. Il a expliqué que le procès reprendra après leur retour de congés.

Deux autres militants de l’opposition arrêtés dans le cadre de la violence de Sari Tagh, Davit Sanasarian et Davit Hovannisian, ont également assisté à la première audience qui n’a duré que quelques minutes. Les deux hommes ont dénoncé l’affaire pénale contre leur camarade. Hovannisian, qui a été libéré sous caution en juin, a affirmé que la foule de Sari Tagh aurait pu facilement traverser le cordon de la police si les organisateurs de la protestation avaient effectivement prévu de rejoindre les hommes armés.

Plus de 60 manifestants ont été blessés et hospitalisés suite aux violences de Sari Tagh. La police regrette que 36 de leurs officiers aient été blessés par des pierres.

Dans un rapport de janvier, Human Rights Watch a déclaré que l’utilisation de la force contre les manifestants était « excessive et disproportionnée ». La répression a également été critiquée par les militants arméniens des droits de l’homme.

Ancien dirigeant d’entreprise, Ghukasian était un petit candidat lors des dernières élections présidentielles d’Arménie qui se sont tenues en 2013. Il a recueilli environ 0,6% du vote, selon les résultats officiels des élections.

Malgré sa détention provisoire, Ghukasian a été candidat lors des élections législatives du 2 avril sous l’étiquette de l’opposition de l’alliance ORO dirigée par l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et les anciens ministres des Affaires étrangères Raffi Hovannisian et Vartan Oskanian. L’ORO n’a obtenu que 2% des suffrages.

posté le 3 août 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Le père Anton Totonjian accusé d’avoir financé le complot de Vartanian

Un procureur a affirmé vendredi qu’un prêtre catholique arménien avait financé des membres d’un groupe militant qui voulait s’emparer du pouvoir avant d’être arrêté en novembre 2015.

Le père Anton Totonjian a été arrêté peu de temps après que les forces de sécurité arméniennes ont attaqué la planque du groupe à Erevan. Ils y ont trouvé de grandes quantités d’armes et d’explosifs qui s’y trouvaient et ont arrêté une quinzaine de personnes dirigée par Artur Vartanian.

Vartanian a vécu en Espagne avant de retourner en Arménie en avril 2015 et a mis en place son groupe appelé Hayots Vahan Gund. Le service national de sécurité (SNS) affirme que Vartanian et ses associés ont élaboré des plans détaillés pour se saisir de l’administration présidentielle, du gouvernement, du Parlement, de la Cour constitutionnelle et des édifices de télévision d’État à Erevan.

Totonjian, qui a dirigé une station de radio catholique à Gumri, a été libéré en janvier 2016, mais il a encore été jugé avec Vartanian et 18 autres hommes en décembre. “Tout est fabriqué“, a déclaré le prêtre de 71 ans aux journalistes au début du procès.

S’adressant à un tribunal de district d’Erevan, l’un des procureurs du procès a affirmé que Totonjian et Vartanian se sont vus plusieurs fois en avril et mai 2015 pour discuter de la situation en Arménie. Il a déclaré qu’ils étaient d’accord pour dire que le leadership actuel de l’Arménie devrait être renversé par la force.

“Ayant une expérience des actions armées et des compétences militaires, Artur Vartanian s’est engagé à créer, dans le but de saisir le pouvoir, une association criminelle dont le financement complet serait assuré par Anton Dikran Totonjian“, a accusé le procureur. Il a ajouté que le prêtre avait déboursé 60 000 $ à Vartanian en plusieurs versements.

Vartanian nie les accusations faites contre lui. “Artur Vartanian ne rejette pas seulement les actes qui lui sont attribués, mais considère également que ces accusations sont fabriquées“, a expliqué son avocat, Levon Baghdasarian, vendredi.

Baghdasarian n’a pas nié que Vartanian a mis en place le groupe et a acquis des armes à feu et des explosifs. Mais il a insisté sur le fait que son client n’avait jamais l’intention de saisir des bâtiments du gouvernement.

posté le 31 juillet 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



GÉOPOLITIQUE
Le Ministre israélien de la Coopération Régionale souhaite renforcer les liens avec l’Arménie

Mercredi, un ministre du gouvernement israélien a parlé d’une « étape déterminante » dans les relations entre Israel et l’Arménie lors d’une visite officielle à Erevan, qui a porté sur les moyens de renforcer la coopération économique bilatérale des deux pays.

« Le but de ma visite est de renforcer nos relations », a déclaré le Ministre de la Coopération Régionale Tzachi Hanegbi peu de temps avant de rencontrer le Premier Ministre Karen Karapetian.

« L’amitié [entre les deux nations] existe depuis de nombreuses années », a déclaré Hanegbi. « Les relations diplomatiques existent depuis 25 ans. Mais maintenant, nous pensons à des domaines plus pratiques pour travailler ensemble et pour rendre cette amitié mutuellement bénéfique dans de nombreux domaines ».

« Je pense que depuis plus de dix ans, il n’y a pas eu de visite d’un ministre israélien [en Arménie]. Donc, c’est une nouvelle percée, et je suis heureux d’en faire partie », a-t-il ajouté.

Hanegbi, affilié au Premier Ministre Benjamin Netanyahu, a commencé son voyage mardi avec des discussions avec le Ministre des Affaires Étrangères, Edouard Nalbandian. « Le ministre Hanegbi a précisé qu’Israël veut développer des relations amicales avec l’Arménie et c’est le message principal de sa visite », a déclaré le Ministère Arménien des Affaires Étrangères dans un communiqué.

Les deux hommes ont signé des accords sur l’évitement de la double imposition et sur la levée mutuelle des exigences de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques arméniens et israéliens. Le ministre israélien a également signé un document distinct concernant les échanges culturels bilatéraux avec le Ministre Arménien de la Culture, Armen Amirian.

Karapetian a annoncé à Hanegbi qu’Erevan souhaite également renforcer les liens arméno-israéliens. « Les interlocuteurs ont échangé leurs points de vue sur les perspectives de relations économiques et de contacts commerciaux entre l’Arménie et Israël », a annoncé un communiqué du bureau du Premier Ministre.

Karapetian a également déclaré que son gouvernement souhaite attirer des investissements israéliens dans divers secteurs de l’économie arménienne, notamment les technologies de l’information. Le Ministre des Transports et des Communications, Vahan Martirosian, a ajouté que les centres technologiques opérant en Arménie « seraient heureux d’accueillir des entreprises israéliennes » lors d’entretiens avec Hanegbi tenus plus tôt dans la journée.

Selon les statistiques arméniennes officielles, le commerce entre l’Arménie et Israël s’élevait modestement à 8,5 millions de dollars en 2016.

Les relations entre l’Arménie et Israël se sont refroidies depuis l’effondrement du bloc soviétique, reflétant les priorités géopolitiques contradictoires des deux Etats. L’Arménie a maintenu un rapport chaleureux avec l’Iran pour compenser son isolement géographique, alors qu’Israël a poursuivi une coopération stratégique avec la Turquie et l’Azerbaïdjan.

L’Arménie a été particulièrement préoccupée par les accords de vente d’armes à grande échelle entre Israël et l’Azerbaïdjan. En 2012, les responsables de la défense israélienne ont confirmé un accord visant à fournir aux militaires azéris des armes d’une valeur combinée de 1,6 milliard de dollars. L’armée azérie a utilisé certaines de ces armes fabriquées par Israël - notamment des fusées antichars - au cours des hostilités d’avril 2016 au Haut-Karabagh.

Le Ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, est un fervent défenseur de liens étroits avec Bakou. Lieberman aurait réaffirmé en décembre dernier son soutien à « l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières » de l’Azerbaïdjan dans le conflit du Karabagh.

Hanegbi, qui occupait des postes de sécurité clés dans le cabinet israélien entre 2003 et 2006, a refusé de commenter les fournitures d’armes israéliennes à Bakou. « Mon voyage ici est concentré sur les aspects positifs de l’amélioration de la relation entre nos pays », a-t-il déclaré.

Nalbandian n’a rencontré aucun membre du cabinet israélien lorsqu’il s’est rendu en Israël en mars 2015 pour assister à un concert de l’Orchestre Symphonique de Jérusalem consacré au centenaire du Génocide Arménien. Nalbandian s’est de nouveau rendu à Jérusalem en mars de cette année pour prendre part à des cérémonies officielles marquant l’achèvement des travaux de restauration de l’église du Saint-Sépulcre. Il n’a pas discuté avec les dirigeants israéliens.

posté le 27 juillet 2017 par Claire/armenews


SOCIÉTÉ
La réforme des retraites arméniennes fonctionne d’après le Ministre

Mardi, le Ministre du Travail et des Affaires Sociales, Artem Asatrian a déclaré que le gouvernement arménien met en œuvre avec succès une réforme controversée du système national de retraite, qui avait déclenché des manifestations de protestation il y a trois ans.

Le nouveau système, qui a pris effet en janvier 2014, couvrira progressivement environ 270 000 travailleurs arméniens nés après 1973. Ils devront gagner la majorité de leurs futures pensions en versant des sommes équivalentes à au moins 5 % de leur salaire brut, à des fonds de pension privés jusqu’à leur retraite.

Le gouvernement a déclaré que le mécanisme précédent des prestations de retraite, fondé sur la soi-disant solidarité des générations n’est pas durable en raison du vieillissement et de la réduction de la population arménienne.

La réforme a rencontré une forte résistance de la part de nombreux travailleurs, principalement employés par des entreprises privées. Des milliers d’entre eux ont manifesté à Erevan début 2014.

La Cour Constitutionnelle arménienne a gelé la réforme des retraites en avril 2014. Le gouvernement a réagit en ne rendant la réforme obligatoire que pour 70 000 salariés du secteur public dans un premier temps. Une seconde loi a permis aux personnes travaillant pour des entités privées de ne pas être couvertes par le nouveau système avant juillet 2018.

Asatrian a parlé des « très bons résultats » déjà générés par la réforme, lorsqu’il a répondu aux questions d’utilisateurs Facebook à Erevan. « Aujourd’hui, nous avons plus de 170 000 participants au [nouveau] système, dont 70 000 sont des employés du secteur public et plus de 100 000 d’entre eux travaillent dans le secteur privé », a-t-il déclaré.

« Si je ne me trompe pas, environ 80 milliards de drams (170 millions de dollars) [de taxes de retraite] ont déjà été accumulés par le système », a déclaré le ministre. Il a ajouté que les fonds de pension ont investi plus de 70 % de cet argent dans des obligations arméniennes et dans d’autres titres.

posté le 26 juillet 2017 par Claire/armenews

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