Nouvelles d'Arménie
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Erevan


JUSTICE
Un tribunal d’Erevan refuse de libérer Jirayr Sefilian

Un tribunal d’Erevan a refusé vendredi de libérer Jirayr Sefilian, un opposant radical accusé d’avoir comploté une révolte armée contre le gouvernement.

Le procès de Sefilian et de six autres hommes a commencé en mai dernier, près d’un an après leur arrestation. Ils sont accusés d’avoir former un groupe armé pour s’emparer de bâtiments gouvernementaux et d’installations militaires.

Sefilian a également été accusé d’avoir provoqué des “troubles de masse“ à Erevan en 2015. Lui et son groupe d’opposition, le Parlement fondateur, ont démenti les accusations, qui d’après eux sont motivées politiquement.

Le procès très médiatisé a été régulièrement interrompu à cause de différends entre le juge, Tatevik Grigorian, et les défendeurs ainsi que leurs avocats alléguant de graves violations de la procédure. Sefilian a été à plusieurs reprises exclu de la salle d’audience pour outrage au tribunal.

L’avocat de Sefilian, Tigran Hayrapetian, a exigé à la dernière audience que son client soit libéré au moins jusqu’au verdict. Grigorian a rejeté cette demande.

Il a également rejeté la demande d’Hayrapetian de quitter le procès pour laisser un autre juge reprendre l’affaire. L’avocat a insisté sur le fait qu’il n’était pas impartiale et favorisait les poursuites.

L’arrestation de Sefilian en juin 2016 a eu lieu moins d’un mois avant qu’une trentaine d’hommes armés, pour la plupart affiliés au Parlement fondateur, ne s’emparent d’un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur chef et démissionne. Ils se sont rendus aux autorités policières après une impasse de deux semaines qui a fait trois morts parmi les policiers.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



AIDE DU CONSEIL DE L’EUROPE
Lancement d’un programme visant à aider à réformer le système judiciaire

Le Conseil de l’Europe a lancé hier un nouveau programme visant à aider l’Arménie à réformer son système judiciaire, longtemps sous la coupe du gouvernement et des forces de l’ordre.

Le programme financé par l’Union européenne et la Grande-Bretagne aidera les autorités arméniennes à modifier le cadre juridique national du système, conformément aux profondes modifications constitutionnelles du pays qui entreront en vigueur en avril. Les changements soutenus par les experts du Conseil de l’Europe visent à rendre les tribunaux plus indépendants.

Des responsables de l’organisation basée à Strasbourg ont déclaré qu’un autre objectif du projet financé par l’UE est d’améliorer le système actuel de responsabilité disciplinaire des juges arméniens.

Le chef de la délégation de l’UE en Arménie, Piotr Switalski, a exhorté les autorités à “assurer l’indépendance totale de la justice“ lors du lancement officiel du programme à Erevan. Il a ajouté qu’il devrait exclure toute pression sur les tribunaux de l’exécutif ou des procureurs. M. Switalski a également souligné l’importance de “mesures anti-corruption dans le système judiciaire“.

Les militants des droits de l’homme présents à la cérémonie se sont montrés sceptiques quant à l’engagement déclaré des autorités pour entreprendre une réforme judiciaire significative. “Nous entendons parler de cela depuis les années 1990“, a pointé l’un d’entre eux, Avetik Ishkhanian.

Celui-ci a affirmé que les autorités résistent à l’indépendance judiciaire car cela mettrait en danger leur emprise sur le pouvoir. “Si le pouvoir judiciaire est le principal mécanisme de garantie de votre gouvernement, il y aura une justice sélective, une atmosphère d’impunité et des procès politiques“, a-t-il prévenu.

Un autre activiste, Artur Sakunts, a également déclaré que l’Arménie n’avait pas de tribunaux indépendants comme en témoigne l’emprisonnement de personnalités de l’opposition qu’il considère comme étant des prisonniers politiques.

Le ministre de la Justice Davit Harutiunian, également présent à l’événement, a admis que le système judiciaire manquait d’un « degré d’indépendance suffisant ». Mais il a insisté sur le fait que les autorités étaient déterminées à le réformer.

posté le 11 octobre 2017 par Claire/armenews


EREVAN
Les médiateurs de l’OSCE discutent avec Sarkissian d’une réunion arméno-azérie

Des médiateurs américain, russe et français du Groupe de Minsk ont rencontré vendredi le président Serge Sarkissian à Erevan pour discuter des préparatifs de prochaines négociations avec son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev, qui, selon eux, relanceront le processus de paix au Haut-Karabagh.

Le bureau de presse de Sarkissian a révélé que la rencontre avec les trois coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE portait sur « les possibilités de faire avancer le processus de règlement pacifique du conflit du Karabagh, y compris les questions liées à l’organisation d’une réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan ».

Selon le ministère des Affaires étrangères, les médiateurs ont discuté de la tenue du sommet arméno-azerbaïdjanais lors de leurs entretiens distincts avec le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, tenus plus tôt dans la journée.

Le Russe Igor Popov, le Français Stephane Visconti et l’Américain Andrew Schofer se sont rendus à Bakou samedi. Aliev et le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, avaient déclaré jeudi qu’ils discuteraient également des détails du sommet prévu avec les trois diplomates. “Il nous semble que l’Arménie revient au processus de négociation et c’est une question très importante“, a souligné Aliev face à des fonctionnaires de l’Union européenne.

Les coprésidents ont déjà rencontré Nalbandian et Mammadyarov à New York le mois dernier. Dans une déclaration conjointe, ils ont exprimé l’espoir que la rencontre d’Aliev-Sarkisian aidera les parties en conflit à « trouver éventuellement des solutions de compromis aux problèmes restants ».

Les entretiens de New York ont eu lieu quelques jours seulement après qu’Aliev et Sarkissian ont échangé de nouvelles accusations en s’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies. Le leader azerbaïdjanais a fortement critiqué la communauté internationale pour ne pas aider Bakou à reprendre le contrôle du Karabagh. Il a également tweeté jeudi que le groupe de Minsk “doit exercer plus de pression sur le régime occupant de l’Arménie“.

Pour sa part, Sarkissian a de nouveau exprimé son soutien aux efforts de paix des médiateurs lorsqu’il a rencontré Schofer jeudi. Le diplomate, qui a assumé la coprésidence américaine du groupe de Minsk en août, s’est rendu au Karabagh en début de semaine dernière.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews


COOPERATION
Selon un proche de Poutine, l’adhésion à l’UEE est une bonne chose pour l’Arménie

L’adhésion à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie est “très bénéfique“ pour l’Arménie et son économie en difficulté, a assuré vendredi un conseiller du président russe Vladimir Poutine.

En parlant au service arménien de RFE/RL à Erevan, le fonctionnaire Sergey Glazyev a également prétendu que l’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc commercial faciliterait une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Glazyev a soutenu qu’en faisant partie de l’UEE, l’Arménie est en mesure d’attirer les investisseurs étrangers intéressés par l’accès sans droits de douane au vaste marché russe. “L’Arménie a des relations uniques dans le monde“, a-t-il expliqué. “Nous connaissons l’influence omniprésente de la diaspora arménienne. Nous connaissons les avantages concurrentiels dont bénéficient les milieux commerciaux arméniens dans divers pays du monde, y compris aux Etats-Unis, pays qui brandit la menace d’une guerre économique contre nous “.

“Donc, pour les investisseurs internationaux, l’Arménie est un point d’entrée très intéressant dans le marché eurasien“, a préicsé Glazyev, faisant écho aux déclarations de dirigeants arméniens.

Les critiques pro-occidentaux du gouvernement pensent, eux, que l’adhésion à l’UEE entrave au contraire le développement économique du pays. Ils soutiennent que la croissance économique ne s’est pas accélérée après l’adhésion de l’Arménie au bloc en janvier 2015. Certains de ses indicateurs macroéconomiques se sont réellement aggravés depuis, disent-ils.

“Si l’Arménie n’avait pas fait partie de l’UEE, la situation aurait été pire“, a répondu Glazyev. Il a affirmé que la politique monétaire restrictive de la Banque centrale russe est principalement responsable du ralentissement économique des dernières années en Russie, qui a affecté l’Arménie et d’autres États membres de l’UEE.

Le conseiller du Kremlin, qui traite de l’intégration économique post-soviétique défendue par Moscou, préconise depuis longtemps une intervention gouvernementale plus forte dans l’économie.

S’exprimant en marge d’un forum intergouvernemental russo-arménien à Erevan, Glazyev a également plaidé en faveur de l’adhésion d’autres ex-Républiques soviétiques dans l’EEU.

« L’élargissement de l’UEE est un processus naturel parce que tous les pays de l’espace post-soviétique existent depuis des siècles, se connaissent bien, savent comment s’entendre, utilisent le russe comme langue de communication et partagent l’ancienne culture de l’activité commune et la construction commune d’immenses empires. Nous avons construit ensemble l’Empire russe, l’Union soviétique, et nous pouvons construire notre avenir pour les 100 prochaines années “, a-t-il déclaré.

Glazyev a en même temps rejeté comme étant des “absurdités“ les propos qui sous-tendent que la volonté de Poutine vise à restaurer l’Union soviétique. Il a insisté sur le fait que l’UEE restera une « union économique » de nations souveraines.

Glazyev a ajouté : “Si nous voulons avoir la paix, une assistance mutuelle et une coopération bénéfique qui contribuerait également à mettre fin aux problèmes politiques, nous devrions intégrer tout le Caucase dans l’UEE“.

“Je crois que si nous formons un espace économique commun, si des relations de coopération à long terme apparaissent entre les entreprises et les gens, si nos entrepreneurs font des affaires ensemble, nous renforcerons la confiance mutuelle, l’économie va commencer à aller de l’avant“, a-t-il commenté. L’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc créerait donc des “possibilités supplémentaires“ de résoudre le conflit du Karabagh.

Le leadership de l’Azerbaïdjan a montré peu d’intérêt à l’idée de rejoindre l’UEE jusqu’à présent.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Sarkissian veut intensifier les échanges avec l’assemblée parlementaire de l’OSCE

Le président arménien Serge Sarkissian, lors d’une réunion avec un représentant de l’Assemblée parlementaire de l’OSCE, Kristian Vigenin, a souligné que cette visite régulière à Erevan témoignait que l’Assemblée parlementaire s’intéresse à l’idée de développer un dialogue politique avec l’Arménie, y compris dans le contexte du règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Sarkissian a affirmé que l’Arménie veut intensifier ce dialogue et attache une importance au rôle de la diplomatie parlementaire. Selon lui, la visite de Vigenin est une bonne occasion d’échanger des points de vue sur le niveau actuel de la coopération entre l’Arménie et l’OSCE, et les perspectives de développement de la coopération, et un certain nombre de questions d’intérêt commun ont également été abordé.

En même temps, le chef arménien a noté que l’assemblée parlementaire de l’OSCE est une plate-forme importante dans la région, y compris pour discuter des questions de sécurité dans le Caucase du Sud, notamment pour la création de conditions favorables à un règlement pacifique des conflits.

Selon Sarkissian, les parlementaires devraient être aussi prudents que possible dans la mise en œuvre de cette mission et concentrer leurs efforts sur l’utilisation des plates-formes de dialogue.

Vigenin a noté que l’Assemblée parlementaire avait de bonnes relations avec la délégation parlementaire d’Arménie dans l’AP de l’OSCE. Le Représentant a présenté au leader arménien l’objectif de la visite dans la région et les résultats des réunions.

Les interlocuteurs ont échangé leur opinion sur le processus de négociation du règlement du Haut-Karabagh. Sarkissian a présenté les efforts de l’Arménie et des coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE sur le règlement pacifique du conflit.

posté le 2 octobre 2017 par Claire/armenews


CROISSANCE
Pour le gouvernement, le secteur des technologies a un potentiel important

Le Premier ministre Karen Karapetian a déclaré hier que son gouvernement est prêt à prendre des mesures « révolutionnaires » pour aider à accélérer la croissance déjà rapide du secteur des technologies de l’informatiques (TI) de l’Arménie.

« Nous continuerons systématiquement à soutenir notre développement en matière de technologie de l’information et approfondirons notre coopération avec les entreprises locales et transnationales impliquées dans ce domaine », a-t-il assuré lors d’une conférence internationale annuelle à Erevan.

L’industrie des TI en Arménie a augmenté en moyenne de plus de 20 % par année au cours de la dernière décennie, ce qui en fait le secteur de l’économie arménienne qui connaît la croissance la plus rapide. Son chiffre d’affaires annuel équivaut maintenant à environ 5 % du produit intérieur brut.

“À l’heure actuelle, nous avons de sérieux avantages concurrentiels dans la région et par rapport à d’autres pays“, s’est félicité Karapetian. Il a insisté sur le fait que la croissance dans le secteur employant environ 15 000 personnes pourrait être encore plus rapide.

En particulier, a t-il souligné, d’importants abattements fiscaux introduits par le gouvernement précédent il y a deux ans devraient accélérer l’émergence des start-ups informatiques. Selon lui, 100 de ces entreprises ont déjà été créées l’année dernière.

Bien qu’il existe actuellement quelque 500 entreprises informatiques en Arménie, le secteur est encore dominé par les filiales arméniennes de géants technologiques américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware. Mais son expansion régulière est de plus en plus mené par les entreprises arméniennes locales.

Karapetian a noté avec satisfaction que de plus en plus passaient de l’externalisation au développement de leurs propres produits et de solutions innovantes. « J e veux que nos entreprises locales soient beaucoup plus actives et audacieuses vu que nous avons déclaré que le gouvernement est prêt à proposer des solutions logiques et, si nécessaire, même révolutionnaires », a-t-il affirmé lors d’un discours au forum ArmTech 2017 organisé par le gouvernement.

Le Premier ministre a ajouté que le gouvernement est spécifiquement prêt à autoriser le secteur des TI à gérer les programmes informatiques dans les écoles et les universités d’Arménie.

Les dirigeants de l’industrie se plaignent depuis longtemps du niveau professionnel insuffisant de nombreux diplômés des départements informatiques des universités arméniennes. Selon leurs estimations, il y a maintenant des milliers de postes vacants dans le secteur en raison de cela. Ils pensent que la pénurie continue de personnel qualifié est le principal défi auquel doivent faire face leurs entreprises.

Plus tôt cette année, Karapetian a rencontré une équipe de responsables gouvernementaux et de cadres technologiques qui ont proposé une vaste réforme de l’enseignement de l’ingénierie en Arménie. L’un de ces dirigeants a déclaré que seulement la moitié des 1 300 étudiants informatiques diplômés des universités arméniennes chaque année sont suffisamment qualifiés pour travailler dans le secteur sans subir de formation complémentaire.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews


DIPLOMATIE
L’UE demande à l’Arménie de se préparer à lever les exigences de visa

Un haut diplomate de l’Union européenne a exhorté hier le gouvernement arménien à entamer des “préparatifs internes“ pour la levée des exigences strictes de visa de l’UE pour les ressortissants arméniens.

“L’expérience de la Géorgie, de la Moldavie et de l’Ukraine montre que chaque pays doit apporter de nombreux changements législatifs et administratifs afin de répondre aux exigences nécessaires de l’UE“, a déclaré Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE en Arménie.

“Donc, ne perdez pas le temps. J’espère que ce moment viendra “, a t-il ajouté, faisant appel aux autorités d’Erevan.

L’UE a abandonné ses régimes pour les citoyens de la Géorgie, de la Moldovie et de l’Ukraine qui se rendent dans l’espace Schengen, qui couvre la majeure partie de l’Europe, après avoir signé des accords d’association avec les trois anciennes républiques soviétiques en 2014.

L’Arménie était en train de signer un tel accord avec l’UE jusqu’à ce que le président Serge Sarkissian ne décide de manière inopinée en 2013 de rejoindre l’Union économique dirigée par la Russie. Bruxelles et Erevan doivent signer un accord moins ambitieux lors d’un sommet de l’UE qui se tiendra à Bruxelles le 24 novembre.

“Je crois qu’il y aura de bonnes nouvelles pour l’Arménie lors du sommet de Bruxelles“, a confié Switalski lors d’une table ronde à Erevan.

Le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a intimé à l’UE de lancer un « dialogue » avec Erevan sur la libéralisation des visas lorsque les négociations sur l’accord de partenariat global et renforcé UE-Arménie ont officiellement commencé en décembre 2015.

Les dirigeants de l’UE se sont déclarés disposés à le faire lors d’un sommet de mai 2015 à Riga. Ils ont précisé qu’un tel processus dépendait de la « mise en œuvre intégrale » d’un accord UE-Arménie sur la « réadmission » des immigrants illégaux.

L’accord de réadmission a été signé en avril 2013 peu de temps après que l’UE a assoupli certaines de ses règles et procédures de visas pour les Arméniens. L’Arménie a aboli unilatéralement son régime de visas pour les citoyens des États membres de l’UE à cette époque.

posté le 27 septembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



EREVAN (ARMENIE)
Le monument de Mère Arménie qui domine Erévan

La statue monumentale de « Mère Arménie » (en arménien Մայր Հայաստան, Mayr Hayastan) se dresse au parc de ma Victoire à Erévan. Elle rappelle la force de combat de l’Arménie et la protection du pays par l’épée. Le lieu abrite également un musée militaire de la Victoire de 1945 sur les Allemands. Le parc de la Victoire abrite également de nombreux jeux pour les enfants.

Krikor Amirzayan

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posté le 26 septembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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DIPLOMATIE
Garo Paylan veut tenter d’instaurer un dialogue entre Ankara et Erevan

Garo Paylan, député d’origine arménienne de l’opposition au sein du Parlement turc, s’est engagé vendredi à tenter de « construire des ponts » entre la Turquie et l’Arménie, tout en rappelant qu’il était peu probable qu’Ankara normalise ses relations avec Erevan prochainement.

“J’aimerais ouvrir, même légèrement, la porte du dialogue. Je sais que ce sera difficile, mais même dans les moments les plus sombres, la porte du dialogue doit être un peu ouverte “, a déclaré Paylan lors d’une conférence de presse tenue à la fin de sa longue visite en Arménie.

“Je vois que le leadership de l’Arménie est préparé pour un tel dialogue“, a-t-il ajouté. “Lorsque je retournerai en Turquie, je demanderai à notre gouvernement s’ils sont disposés à cela ou non“.

Paylan est arrivé à Erevan pour participer à une conférence organisée par le gouvernement qui a rassemblé quelque 1 800 Arméniens du monde entier. Ils ont discuté avec les représentants du gouvernement arménien des relations de l’Arménie avec sa diaspora.

Paylan a rencontré le Premier ministre Karen Karapetian et le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, en marge du forum de trois jours qui s’est terminé mercredi. Il a été reçu par le président Serge Sarkissian vendredi.

S’exprimant à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York mardi, Sarkissian a annoncé son intention d’annuler officiellement les accords négociés aux États-Unis visant à normaliser les relations de l’Arménie avec la Turquie. Il a cité le refus continu du gouvernement turc de les ratifier avant qu’une résolution au conflit du Haut-Karabagh acceptable pour l’Azerbaïdjan ne soit trouvée. Ankara n’a toujours pas réagi officiellement à cette annonce.

Les protocoles signés à Zurich en 2009 ont engagé la Turquie et l’Arménie dans l’établissement de relations diplomatiques et l’ouverture de leur frontière que les Turcs ont totalement fermé depuis 1993.

“Les protocoles de 2009 étaient des documents très importants“, a précisé Paylan lorsqu’on lui a demandé de commenter les déclarations de Sarkissian. “Mais nous avons maintenant besoin d’une feuille de route vierge. Cela nécessite un dialogue.“

Le parlementaire de 44 ans affilié au Parti démocratique populaire (HDP) pro-kurde a exprimé sa position, lors de la conférence d’Erevan, que seule une « Turquie démocratique » pourrait ouvrir la frontière turco-arménienne et reconnaître le génocide arménien de 1915. Il était profondément pessimiste à propos d’une telle perspective, expliquant que le règne du président Recep Tayyip Erdogan fait glisser la Turquie sur un “chemin dictatorial“.

Erdogan a déclenché une répression massive contre ses ennemis réels et présumés après avoir contré la tentative de coup d’Etat en juillet 2016. Quelque 150 000 personnes ont été licenciées ou suspendues, et plus de 50 000 personnes détenues pour des liens allégués avec le putsch.

Les autorités turques ont également arrêté l’année dernière plus une quinzaine de députés du HDP, y compris le leader du parti, Selahattin Demirtas. Ils sont surtout accusés d’avoir des liens avec le groupe militant kurde PKK, une accusation qu’ils refusent fortement.

“Les médias et les tribunaux indépendants ne fonctionnent pas actuellement en Turquie“, a commenté Paylan. “Ils sont tous contrôlés par Erdogan. Le chef de mon parti et nombreux de mes amis sont maintenant en prison. Beaucoup de journalistes y sont également. “

“Les Kurdes exigent maintenant ce que nous [les Arméniens] exigeons il y a 105-110 ans : la Turquie doit devenir démocratique“, a-t-il souligné. Et ils sont maintenant confrontés aux mêmes risques que les Arméniens à la veille du génocide de 1915, a regretté l’ancien directeur de l’école arménienne d’Istanbul.

Paylan a également insisté sur le fait que le HDP est le seul grand parti turc véritablement engagé envers la démocratie et les droits des minorités.

“Bien sûr, nous continuons à nous battre contre ces manières fascistes, mais cela ne suffit pas“, a t-il poursuivi. « Nous avons vraiment besoin de soutien venant de partout dans le monde. Ll’Occident a fermé les yeux sur les violations des droits de l’homme en Turquie et dans d’autres pays à majorité musulmane. C’est le problème.“

Le HDP est le seul grand parti en Turquie qui a reconnu la mort d’environ 1,5 million d’Arméniens comme étant un génocide. Paylan a demandé à maintes reprises la reconnaissance du génocide par le Parlement turc. En juillet, le parti d’Erdogan a poussé le Parlement à voter une loi interdisant aux députés turcs de mentionner le génocide arménien dans l’enceinte de la Chambre.

posté le 25 septembre 2017 par Claire/armenews