Nouvelles d'Arménie
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Erevan


POLICE
Perquisition pour corruption à la mairie d’Erevan

Mercredi, le Service National de Sécurité arménien (SNS) a perquisitionné certains bureaux de l’administration municipale d’Erevan, dans le cadre d’une enquête criminelle à l’encontre d’une organisation caritative dirigée par le maire de la ville, Taron Markarian.

Dans un communiqué, le SNS a annoncé que deux personnes ont déclaré avoir été contraintes par des fonctionnaires municipaux à effectuer des paiements importants au Fonds d’Erevan, en échange de la validation des permis de construire qu’ils avaient déposés. Le SNS a ajouté que ses enquêteurs ont déjà constaté qu’une partie de ces « grandes quantités » d’argent n’a jamais atteint l’organisme de bienfaisance et a été « détourné ».

Selon la déclaration, les officiers du SNS ont fait irruption dans les bureaux du Fonds d’Erevan - situés dans des locaux municipaux - dans le cadre des « mesures d’investigation à grande échelle » prises par la puissante agence de sécurité.

La déclaration n’a pas précisé si des fonctionnaires municipaux ont été interrogés. Elle informe seulement qu’une enquête est en cours en vertu d’articles du Code Pénal Arménien traitant d’abus de pouvoir et de fraude.

La perquisition effectuée au siège du Fonds d’Erevan a duré plusieurs heures. Lorsqu’ils ont quitté les lieux, des policiers en civil transportaient de nombreux sacs noir remplis de documents ainsi que d’objets plus lourds.

Le maire Markarian est le président du conseil d’administration du Fonds d’Erevan. Le fonds aurait recueilli environ 2 milliards de drams (4,1 millions de dollars) en 2017. Plus des trois quarts de cette somme auraient été apportés par des donateurs privés non divulgués.

En mars de cette année, deux hauts responsables de Contrat Civil, alors un parti d’opposition, ont accusé l’administration municipale d’extorquer des paiements illégaux au Fonds d’Erevan en échange de divers services fournis aux entreprises ou aux citoyens. Arayik Harutiunian et Lena Nazarian ont porté plainte contere le fonds après son refus de divulguer l’identité de ses donateurs.

Harutiunian, qui est maintenant de Ministre de l’Education dans le nouveau gouvernement de Nikol Pachinian, a déclaré la semaine dernière que le bureau du maire a décidé de liquider le fonds. « Il sera difficile de nettoyer les traces [de corruption] en fermant le fonds », a-t-il averti.

Nazarian, pour sa part, a exprimé l’espoir que l’enquête du SNS établira la vérité sur les activités du fonds opaque. « Je pense qu’il est très improbable que des pratiques de corruption et autres abus puissent avoir eu lieu à l’insu des dirigeants, y compris du président du conseil, Taron Markarian », a-t-elle déclaré mercredi.

Anahit Bakhshian, membre du conseil municipal d’Erevan, très critique envers le maire, a déclaré qu’elle avait entendu de nombreuses rumeurs selon lesquelles des personnes avaient été obligées de donner de l’argent au fonds. « Il a évidemment été un canal de vol », a-t-elle accusé.

Markarian a subi une pression croissante pour démissionner depuis les manifestations massives menées par Pachinian, qui ont forcé le président Serge Sarkissian à démissionner le 23 avril. Le maire de 40 ans est un membre important du Parti Républicain de Sarkissian. Il a cependant refusé de démissionner.

Le secrétaire de presse de Markarian, Artur Gevorgian, a déclaré que l’enquête du SNS n’est pas un motif suffisant pour justifier la démission du maire.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews


GÉOPOLITIQUE
Les médiateurs rencontrent le nouveau gouvernement arménien concernant le Haut-Karabagh

Cherchant à relancer le processus de paix au Haut-Karabagh, les médiateurs américains, russes et français ont tenu leurs premiers entretiens avec les nouveaux dirigeants arméniens à Erevan.

Les trois diplomates co-présidant le Groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont rencontré mercredi le Premier Ministre Nikol Pachinian, plus d’un mois après son accession au pouvoir.

Ils ont souligné l’importance de la mise en œuvre des accords de confiance conclus par le Président azéri Ilham Aliev et son ancien homologue arménien, Serge Sarkissian.

Les accords demandaient des mesures spécifiques pour renforcer le fragile régime de cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh et de la frontière arméno-azeri. Parmi ces mesures figure le déploiement de davantage de contrôleurs de la trêve par l’OSCE. Bakou s’est montré réticent à appliquer ces garanties contre les combats meurtriers, considérant qu’ils pourraient au contraire prolonger le statu quo.

Le communiqué a cité Pachinian exprimant sa confiance au sujet de d’une « coopération productive » avec la troïka médiatrice. Il n’a donné aucun autre détail de sa rencontre avec l’américain Andrew Schofer, le Russe Igor Popov et le Français Stéphane Visconti. Andrzej Kasprzyk, chef de longue date d’une petite mission de l’OSCE chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh, était également présent lors de la réunion.

Les médiateurs ont rencontré mardi le Ministre des Affaires Étrangères arménien, Zohrab Mnatsakanian. Celui-ci a déclaré avoir tenu une discussion détaillée sur la manière de mettre fin au conflit, mais il n’a pas élaboré.

Les co-présidents du groupe de Minsk ont ​​rencontré le Ministre des Affaires Étrangères azeri Elmar Mammadyarov à Paris le 15 mai. Dans une déclaration conjointe, ils ont déclaré que M. Mammadyarov « a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan de reprendre les négociations le plus rapidement possible ».

Pachinian a demandé à plusieurs reprises que les représentants du Karabagh participent directement aux pourparlers de paix. S’exprimant au Parlement arménien la semaine dernière, le Premier Ministre a de nouveau affirmé qu’il n’avait pas l’autorité de « négocier au nom du peuple du Karabagh ». Mais il a déclaré en même temps qu’il était prêt à rencontrer Aliev.

Mammadyarov et d’autres officiels azeris ont clairement indiqué que Bakou ne négociera pas directement avec le « régime séparatiste » au Karabagh. Ils considèrent que le Karabagh est un territoire azeri occupé par l’Arménie.

Pachinian doit encore clarifier publiquement son point de vue sur l’accord-cadre de paix qui a été proposé par les médiateurs américains, russes et français depuis plus d’une décennie. Cet accord appelle à un règlement échelonné, qui commencerait par la libération de presque tous les districts qui étaient occupés totalement ou en partie par les forces arméniennes du Karabagh durant la guerre de 1991-1994 (ces districts sont au nombre de sept). En retour, la population du Karabagh, à prédominance arménienne, déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un futur référendum.

Le gouvernement de Serge Sarkissian a toujours considéré que ce compromis de paix était largement acceptable pour Erevan.

Sarkissian et Aliev s’étaient engagés à relancer le processus de paix lors de leur dernière réunion en face-à-face à Genève en octobre 2017. Leurs Ministres des Affaires Étrangères respectifs ont tenu des négociations de suivi « positives » en décembre et janvier.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



JUSTICE
Un membre des Sasna Tzrer libéré sous caution, dans l’attente du verdict de son procès

Dans un geste demandé par les alliés politiques du Premier ministre Nikol Pachinian, un tribunal d’Erevan a ordonné hier la libération immédiate d’un membre du groupe d’opposition armé qui a pris d’assaut une base de la police arménienne en 2016.

La cour a libéré Areg Kyureghian dans l’attente de l’issue de l’un des trois procès en cours suite à l’attaque meurtrière sur la base située dans le district d’Erebuni à Erevan.

Le tribunal a cité une garantie écrite signée par deux membres du Parlement arménien. Ils ont promis que Kyureghian ne fuirait pas les poursuites et verserait une caution d’un million de drams (un peu plus de 2 000 dollars). Les deux députés sont affiliés à l’alliance de Pachinian, Yelk.

Kyureghian a été libéré dans la salle d’audience au lendemain de la libération provisoire de son frère Hayk. Ce dernier a été arrêté en 2014 et condamné à neuf ans de prison pour avoir tiré des coups de feu pour protester contre le procès de 14 militants de l’opposition radicale qui avaient organisé une manifestation antigouvernementale violente à Erevan.

Hayk Kyureghian devra seulement passer ses nuits à la prison de Vartashen s’il trouve un travail d’ici un mois.

S’adressant aux journalistes, Areg Kyureghian a attribué sa libération à une “nouvelle situation“ résultant des récentes manifestations de masse qui ont fait tomber le précédent gouvernement arménien. Il a décrit ses camarades emprisonnés comme des prisonniers politiques et a déclaré qu’ils devaient aussi être libérés.

Kyureghian fait partie de la trentaine de membres et partisans d’un groupe d’opposition, le Parlement fondateur, qui a saisi l’enceinte de la police d’Erebouni en juillet 2016. Ils ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur leader, Zhirayr Sefilian, et démissionne.

Les hommes armés, qui ont pris en otage des policiers et du personnel médical, ont déposé les armes après deux semaines de confrontation avec les forces de sécurité qui ont fait trois morts parmi les policiers.

Pachinian a publiquement listé Sefilian - mais pas les Sasna Tzrer emprisonnés - parmi les personnes qu’il pense être emprisonnées pour des raisons politiques. Peu de temps après avoir été élu Premier ministre le 8 mai, il a déclaré que l’affaire Erebuni était “un peu différente“ à cause des trois victimes. Il a ajouté que cela devrait être résolu à la suite de “discussions“ publiques qui doivent impliquer les proches des policiers tués.

Plus tard en mai, Sefilian et Varuzhan Avetisian, qui dirigeaient le groupe armé Sasna Tzrer, ont dénoncé le refus de Pachinian de faire pression sur les tribunaux et les forces de l’ordre pour qu’ils libèrent tous les opposants radicaux. Dans une lettre ouverte, ils ont averti que leur maintien en détention pourrait avoir de « graves conséquences » pour l’Arménie. Le Premier ministre a rejeté “les menaces de violence“.

Les membres de Sasna Tzrer ont publié une déclaration très différente mardi. Ils ont exprimé leur ferme soutien au gouvernement de Pachinian et ont assuré qu’ils renonçaient aux méthodes violentes de lutte politique.

posté le 7 juin 2018 par Claire/armenews

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EREVAN, LE 13 JUIN
Une première rencontre entre le nouveau gouvernement et le groupe de Minsk

Les médiateurs internationaux qui tentent de trouver une solution au conflit du Haut-Karabagh se rendront à Erevan le 13 juin pour leurs premiers entretiens avec le nouveau gouvernement arménien, a annoncé le gouvernement hier.

Le porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Tigran Balayan, a déclaré que les diplomates américain, russe et français co-présidant le groupe de Minsk de l’OSCE discuteront des moyens de relancer le processus de paix du Karabagh. Après les réunions avec les dirigeants arméniens, ils “traceront d’autres étapes“, a-t-il expliqué aux journalistes.

Balayan a également déclaré qu’il n’y avait pas encore de négociations prévues en face à face entre le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, ni même entre leur ministre respectifs des Affaires étrangères.

Dans une déclaration commune, les coprésidents du Groupe de Minsk ont ​​rencontré le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Ils ont annoncé avoir discuté avec lui des “modalités pour faire avancer le processus de paix.“ “Le ministre Mammadyarov a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan, qui aimerait que cela se fasse dès que possible “, peut-on lire ce communiqué.

M. Balayan a indiqué que le conflit du Karabagh sera également à l’ordre du jour des pourparlers du ministre des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui se tiendront à Moscou plus tard dans la semaine.

M. Mnatsakanian a déclaré à la fin du mois dernier que le nouveau gouvernement arménien s’était engagé à trouver une solution de compromis au conflit du Karabagh et espérait qu’il serait réalisé “très bientôt“.

Un jour après son entrée en fonction le 8 mai, Pachinian a appelé à l’implication directe du Karabagh dans le processus de paix. Le ministère arménien des Affaires étrangères a indiqué par la suite que cela n’était pas une condition préalable au renouvellement des contacts d’Erevan avec Bakou.

Plus tard en mai, Mammadyarov a rejeté les appels de Pachinian et exclu toute discussion entre son gouvernement et « le régime séparatiste du Karabagh ».

posté le 6 juin 2018 par Claire/armenews


AFFAIRES
Le Service national de sécurité continue sa lutte contre la corruption et la fraude fiscale

Dans le cadre de la répression de la corruption, le Service national de sécurité (SNS) a accusé mercredi une entreprise contrôlée par un riche homme d’affaires lié à l’ancien parti républicain (HHK) d’avoir magouillé pour ne pas payer des millions de dollars d’impôts.

Il a affirmé que le groupe Alex Holding de Samvel Aleksanian était de connivence avec l’ancienne direction du Comité du revenu d’Etat (SRC) pour mener une escroquerie fiscale au sein de la plus grande chaîne de supermarchés alimentaires du pays.

Le SNS a détaillé les accusations après avoir perquisitionné le siège de la chaîne Yerevan City. Il n’a rapporté aucune arrestation, disant seulement que les cadres supérieurs de l’entreprise ont été interrogés dans le cadre d’une enquête pour “évasion fiscale à grande échelle“.

Un communiqué de la SNS indique que l’entreprise a illégalement vendu des produits agricoles et de “nombreux“ autres articles dans les supermarchés de la ville d’Erevan à travers 461 petites entreprises principalement enregistrées au nom de ses employés et des membres de leur famille. Certains de ces travailleurs n’étaient même pas au courant de cela.

En vertu de la loi arménienne, les petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel atteint 115 millions de drams (237 000 dollars) sont exemptées des taxes sur les bénéfices et la valeur ajoutée (TVA) payées par les grandes entreprises. Ils sont seulement tenus de payer une « taxe sur le chiffre d’affaires » équivalant à 2% de leurs revenus. Le taux de TVA est fixé à 20%.

Selon la déclaration de la SNS, le plan de fraude a permis à Alex Holding d’éviter de payer 7,2 milliards de drams (15 millions de dollars) de TVA depuis fin 2016. Un audit fiscal déterminera “le montant exact des dommages infligés à l’Etat“, selon la puissante agence de sécurité.

Aleksanian, 49 ans, est l’un des hommes les plus riches d’Arménie. Il contrôle depuis longtemps les importations lucratives de sucre, d’huile de cuisson et d’autres produits alimentaires de base. Il a entretenu des liens étroits avec les anciens dirigeants du pays, notamment l’ancien président Serge Sarkissian. Le magnat est député au Parlement sous l’étiquette HHK de Sarkissian depuis 2003.

Le SNS a affirmé que la SRC, qui perçoit les taxes dans le pays, a également permis à 11 autres grands détaillants d’utiliser la même méthode d’évasion fiscale. Il leur a conseillé de « recalculer » volontairement leurs obligations fiscales avant d’être inspecté au cours des prochaines semaines.

Le précédent chef de la SRC, Vartan Harutiunian, et ses deux adjoints ont démissionné peu après l’élection de Nikol Pachinian au poste de Premier ministre le 8 mai. Ces trois personnalités ont été interrogés lors d’une enquête distincte du SNS lancée ce mois-ci.

Le SNS a arrêté la semaine dernière trois cadres supérieurs d’une société de courtage en douane accusés d’avoir omis de payer des millions de dollars d’impôts. Le directeur exécutif de l’entreprise est une figure proche de Harutiunian. L’ancien chef des impôts n’a pas été interrogé ni mis en accusation jusqu’à présent.

Artur Vanetsian, le nouveau directeur de la SNS nommé par Pashinian, a annoncé le 19 mai une vague de répression sans précédent de la corruption et de la fraude fiscale. Le SNS a déclaré mercredi qu’il était déterminé à poursuivre “la lutte constante contre la corruption et les crimes économiques“.

posté le 31 mai 2018 par Claire/armenews

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EREVAN
Enquête sur l’évasion fiscale présumée des supermarchés d’un membre du HHK

Le service national de sécurité (SNS) a confirmé mardi qu’il avait lancé une enquête sur l’évasion fiscale présumée de la plus grande chaîne de magasins d’Arménie contrôlée par Samvel Aleksanian, un riche homme d’affaires représentant le parti républicain (HHK) au parlement.

Un porte-parole du SNS a déclaré que l’organisme chargé de l’application des lois étudie actuellement les états financiers de la chaîne de supermarchés Erevan City. Il a précisé que le SNS donnera plus de précisions sur cette enquête plus tard dans la semaine.

Ni Aleksanian ni Erevan City n’ont encore fait de déclaration officielle.

Aleksanian, 49 ans, est l’un des hommes les plus riches d’Arménie. Il contrôle depuis longtemps les importations lucratives de sucre, d’huile de cuisson et d’autres produits alimentaires de base. Il a entretenu des liens étroits avec les anciens dirigeants du pays, notamment l’ancien président Serge Sarkisian.

Aleksanian est député du Parlement arménien depuis 2003. Il s’est toujours porté candidat à l’Assemblée nationale sous l’étiquette HHK.

L’enquête sur l’évasion fiscale présumée dans les supermarchés alimentaires d’Erevan a fait suite à une annonce d’Artur Vanetsian, le nouveau chef du SNS, le 19 mai, une annonce selon laquelle il allait s’attaquer à l’évasion fiscale. Vanetsian s’est engagé à cibler les personnes qui ont longtemps “volé de l’argent“.

Le SNS a arrêté la semaine dernière trois cadres supérieurs d’une société de courtage en douane accusés d’avoir omis de payer des millions de dollars d’impôts. Vanetsian a promis lundi plus de “révélations“ de corruption dans les prochains jours.

Le Premier ministre Nikol Pashinian, qui a nommé Vanetsian à la tête du SNS deux jours après son entrée en fonction le 8 mai, a déclaré mardi que l’audit des supermarchés Aleksanian fait partie d’un “processus d’instauration de la loi et de l’ordre en Arménie“.

Pashinian s’est tenu à ses déclarations antérieures selon lesquelles son gouvernement ne mènera pas de “vendettas“ contre les membres de l’ancien régime ou les individus liés à eux. “Mais il n’y aura pas non plus d’anarchie“, a t-il dit. “Si quelqu’un essaie d’interpréter cette position comme un signe de notre faiblesse, il aura un coup terrible. Vous pouvez être sûr de cela. “

“J’appelle tout le monde à remplir pleinement ses obligations envers l’Etat“, a poursuivi Pashinian. “Tout le monde est désormais interdits de toute forme de corruption. Et que personne ne pense qu’il peut tromper l’État. “

Le Premier ministre a spécifiquement exhorté les entreprises à indemniser volontairement l’Etat pour “les impôts non payés dans le passé“. Ils feraient mieux de le faire avant d’être passé au crible par le SNS, a-t-il prévenu.

Le nouveau chef du Comité des impôts de l’Arménie (SRC), Davit Ananian, a précisé que les autorités soupçonnent Yerevan City et une douzaine d’autres chaînes de supermarchés d’utiliser les escroqueries frauduleuses pour éviter les taxes sur leurs ventes au détail de produits agricoles frais. Ananian a ajouté qu’il a déjà rencontré leurs cadres supérieurs et les a avertis d’arrêter de faire cela.

posté le 30 mai 2018 par Claire/armenews

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EREVAN
Le gouvernement accusé de « pression politique » sur un directeur d’université

Hier, l’administration de l’Université d’Etat d’Erevan a accusé le nouveau gouvernement arménien d’exercer une “pression politique“ sur son recteur, Aram Simonian, après avoir été confronté à des étudiants en colère exigeant sa démission.

Simonian, qui est affilié au Parti républicain (HHK), fait face à des pressions croissantes pour qu’il démissionne depuis la démission du Premier ministre Serge Sarkissian, le 23 avril, suite à des manifestations anti-gouvernementales massives.

Les étudiants impliqués dans la révolution populaire menée par le successeur de Sarkissian, Nikol Pashinian, pointent du doigt une mauvaise gestion et de la corruption. Ils l’accusent également d’avoir abusé de ses pouvoirs pour répandre l’influence du HHK au sein de la plus grande et la plus ancienne université d’Arménie au cours de son mandat de dix ans.

Plus d’une centaine d’entre eux ont manifesté devant le bâtiment principal de l’université à Erevan hier matin, avant de tenir une réunion tendue avec Simonian dans une salle de conférence de l’université. Ils ont refusé de quitter l’auditorium et ont commencé un sit-in lorsque leurs demandes ont été rejetées. La manifestation s’est poursuivie jusqu’à tard dans la soirée.

“Nous avons attendu environ un mois, en espérant qu’il y aura des réformes dans l’université et qu’il y aura des déclarations en faveur des étudiants“, a expliqué Davit Petrosian, un des leaders des étudiants protestataires. “Mais c’est le contraire qui est arrivé.“

Simonian a insisté sur le fait que les demandes, selon lui, ne sont pas “légitimes“ et que seulement un petit pourcentage des 17 000 étudiants de l’université manifestent contre lui. “Ce n’est pas la démocratie, c’est la répression, y compris pour mes opinions politiques et mon affiliation à un parti“, a-t-il déclaré aux journalistes. “Je ne ferai aucune concession sous la contrainte.“

Simonian a continué à accuser le gouvernement de Pashinian d’être derrière ces protestations. Il a fait valoir que deux fonctionnaires du gouvernement récemment nommés se sont joints à eux dans l’auditorium de l’université.

Dans une déclaration publiée plus tard dans la journée, l’administration a également accusé les manifestations d’être “guidées“ par le nouveau gouvernement. Il a assuré que les manifestants n’avaient pas trouvé de “bases légales“ pour la démission de Simonian et le ciblaient en raison de son affiliation au HHK.

posté le 30 mai 2018 par Claire/armenews

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EREVAN
Inauguration d’une rame de métro à Erévan aux couleurs de l’Ourartou pour le 2800ème anniversaire d’Erévan-Erébouni

A l’occasion du 2800ème le métro « Karen Demirdjian » d’Erévan prend les couleurs de cet anniversaire. Les rames sont décorées de motifs rappelant l’Erébouni le nom ancien d’Erévan à l’époque de sa fondation par l’Ourartou. L’inauguration de cette rame de métro aux couleurs de l’Ourartou s’est déroulée à la station Karékine Njdeh du métro d’Erévan avec la prestation de l’ensemble de danses et chants folkloriques « Garine ». Rappelons que les festivités marquant le 2800ème anniversaire de la fondation d’Erévan-Erébouni se dérouleront du 29 au 30 septembre et devraient rassembler des dizaines de milliers de participants dont des milliers de touristes.

Krikor Amirzayan

posté le 30 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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DIPLOMATIE
A Erevan, le chef de la diplomatie française exalte l’amitié entre la France et l’Arménie

Jean-Yves Le Drian et Zohrab Mnatsakanian.

En visite à Erevan, où il concluait le 28 mai une tournée dans le Sud Caucase, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est félicité d’être le premier responsable étranger à visiter l’Arménie depuis qu’elle s’est dotée d’un nouveau gouvernement, à la faveur d’une « Révolution de velours » menée par Nikol Pachinian, premier ministre depuis le 8 mai.

Une manière de réaffirmer les liens privilégiés unissant la France à l’Arménie, à l’occasion d’une visite coincidant avec les cérémonies marquant le centième anniversaire de la création de la 1ere République arménienne, dans le cadre d’une tournée régionale qui l’avait conduit le 26 mai et le 27 mai respectivement en Géorgie puis en Azerbaïdjan, les deux Républiques voisines du Sud Caucase qui marquaient elles aussi le 100e anniversaire de leur création.

Appelant au renforcement des liens d’amitié déjà forts unissant l’Arménie à la France, J-Y. Le Drian n’a donc pas caché que sa visite prenait d’autant plus de sens, alors que « l’Arménie est à un tournant de son histoire”, comme le déclarera son homologue arménien nouvellement nommé Zohrab Mnatsakanian, à l’issue de leur rencontre.

“Nous saluons le sens des responsabilités exprimé par les forces politiques et le peuple d’Arménie [durant cette longue crise politique] qui ont permis l’élection d’un nouveau premier ministre [le 8 mai]”.

“Je suis très fier d’être le premier responsable étranger de haut rang à visiter la nouvelle Arménie et à rencontrer ses nouveaux dirigeants”, a déclaré le chef de la diplomatie française lors d’une conférence de presse conjointe avec Z. Mnatsakanian en ajoutant : “ La France continuera à se tenir aux côtés de l’Arménie et à l’aider à construire un Etat démocratique”.

J.Y Le Drian, qui rencontrait Nikol Pachinian un peu plus tard le même jour, a aussi réaffirmé le soutien de la France aux efforts de l’Arménie en vue de resserrer ses liens avec l’Union européenne. Il a souligné à cet égard la portée de l’accord accord signé par le précédent gouvernement avec l’UE en novembre 2017.

De son côté, Z. Mnatsakanian a souligné le caractère “privilégié” des relations franco-arméniennes. Il a précisé qu’il avait eu une “discussion productive ” avec Le Drian sur les relations bilatérales et la sécurité régionale. Cette relation privilégiée devrait s’exprimer avec force à l’occasion du 17e sommet de la Francophonie, que Erevan doit accueillir en octobre.

Les préparatifs de ce sommet étaient aussi à l’ordre du jour de la visite de J.Y. Le Drian à Erevan. Le ministre français a rappelé à cette occasion que le président français Emmanuel Macron avait prévu de se rendre en Arménie en octobre à l’occasion de ce sommet.

La France coprésidant le Groupe de Minsk de l’OSCE avec la Russie et les Etats-Unis, les deux ministres ont aussi inscrit le conflit du Haut-Karabagh à l’ordre du jour de leurs discussions. A cet égard, J.-Y. Le Drian a appelé à redoubler d’efforts en vue d’une solution négociée au conflit, en rappelant que “tant le statu quo que l’usage de la force sont inacceptables”.

“Nous réaffirmons l’engagement de l’Arménie à parvenir à une solution strictement pacifique du problème du Karabagh”, a déclaré de son côté Z. Mnatsakanian en ajoutant : “Mon collègue et moi-même avons convenu qu’un climat de paix était d’une importance majeure pour le succès » du processus de négociations. Le nouveau gouvernement arménien avait annoncé peu avant son intention de relancer le processus de paix au prix de certains compromis, non précisés, tout en réclamant le retour du Haut Karabagh à la table des négociations, ce qui a laissé l’Azerbaïdjan pour le moins sceptique, Bakou ne reconnaissant par le Karabagh comme partie du conflit.

posté le 29 mai 2018 par Gari/armenews