Nouvelles d'Arménie
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Turquie


TURQUIE
Le vice-PM turc : Fetullah Gulen représente aussi une bombe pour les États-Unis

Fetullah Gulen, dirigeant de FETO, constitue aussi une « bombe » pour les États-Unis, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmuslors d’une interview télévisée à la chaine turque 24 TV.

Il a abordé d’abord les relations entre Ankara et Washington, ainsi que l’extradition de Fethullah Gulen, accusé d’avoir tenté un coup d’État le 15 juillet 2016 en Turquie.

« Honnêtement, le FETO est une bombe vivante pour les États-Unis aussi, a déclaré Kurtulmus. Je ne pense pas qu’ils souhaiteraient le garder. Son extradition vers la Turquie serait la chose la plus convenable, mais cela semble difficile. »

Le vice-Premier ministre a noté que les Américains devront faire un choix entre le renforcement des relations avec la Turquie et la coopération avec un groupe, infiltré dans l’État, qui prône la dictature militaire armée.

« D’un point de vue pragmatique, l’administration américaine devrait s’éloigner du PYD et rendre Gulen, ou sinon le placer en garde à vue », a ajouté le vice-Premier ministre.

Pour Kurtulmus, il semble cependant peu probable que les États-Unis extradent Gulen.

« L’extradition, c’est une autre chose mais du moins, il relève de la sécurité nationale et des intérêts de la Turquie qu’on coupe, entre temps, sa communication [de Gulen] avec les membres de l’organisation, a insisté le vice-Premier ministre. Les États-Unis sont obligés de procéder ainsi pour améliorer les relations avec la Turquie. »

Interrogé sur la prise de fonction du nouveau président américain, Donald Trump, le vice-Premier ministre turc a déclaré prévoir des changements dans la politique étrangère du pays concernant la région.

« Il est clair que l’administration Trump adoptera une nouvelle perspective pour préserver les intérêts mondiaux des États-Unis au lieu d’être le gendarme de la région, a-t-il estimé. Cela revient à une réduction de la présence militaire des États-Unis au Moyen-Orient. Voici l’une des choses qui préoccupent la Turquie : Malheureusement, l’administration Obama a ouvertement soutenu le PYD dans le nord de la Syrie et de l’Irak. Je pense que la nouvelle administration va revoir sa position à ce sujet. »

- Lutte antiterroriste

Le vice-Premier ministre a ensuite commenté la lutte antiterroriste, notamment la situation après l’arrestation du terroriste qui a commis l’attentat d’Ortakoy à Istanbul, la nuit du Nouvel an, tuant 39 personnes.

« Il est clair qu’aucune organisation terroriste ne peut survivre une semaine sans un soutien en matière de renseignements, de politique et de logistique, a précisé Kurtulmus. Le terrorisme a été instrumentalisé dans les relations internationales à partir des 1990. Des puissances qui mènent des guerres par procuration via les organisations terroristes dans les régions problématiques, ont émergé. Nous avons maintenant Daech, le PKK, le PYD, le FETO... Mais il est plus important de savoir qui s’en sert. »

Pour Numan Kurtulmus, l’attentat d’Ortakoy ne peut pas avoir été commis par un seul terroriste, une seule cellule ou un seul groupe, « ils ont certainement obtenu un soutien en matière de renseignements et de logistique ».

« Les pays qui instrumentalisent ces organisations terroristes devront être davantage vigilants après le dévoilement des vraies puissances se trouvant derrière l’attentat d’Ortakoy et l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara, Andrey Karlov », a ajouté le vice-Premier ministre.

Interrogé sur des informations suggérant que des assassinats contre des dirigeants politiques seraient en train d’être planifiés, Numan Kurtulmus a déclaré : « C’est possible, les unités des renseignements et de la Police sont au courant des menaces. Des mesures sont prises. »

posté le 23 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


SYRIE
La Turquie et la Russie mènent leur première opération aérienne conjointe en Syrie

Les forces aériennes turques et russes ont mené leur première opération aérienne conjointe contre l’organisation terroriste Daech en Syrie, a indiqué un commandant de l’armée russe.

D’après le Lieutenant-général Sergueï Rudskoy, un total de 36 cibles de Daech ont été bombardées dans la région d’al-Bab, en Syrie, dans le cadre des opérations aériennes conjointes.

Rudskoy a déclaré que des avions de combats russes de types Su-24, Su-25 et Su-35, en complément d’avions de chasse turcs de types F-16 et F-4, ont pris part aux opérations.

Ces deux derniers jours, plusieurs vols de reconnaissance ont été menés sur la région ciblée à l’aide de véhicules aériens sans pilote et de drones.

Rudskoy a décrit l’opération aérienne conjointe comme « hautement efficace ».

Les forces armées turques ont, également, indiqué, dans un communiqué, que les avions de combat russes ont bombardé des cibles de Daech dans la région d’al-Bab, en vertu de l’accord signé par la Turquie et la Russie le 12 janvier et permettant aux deux pays de coordonner des opérations aériennes en Syrie.

posté le 23 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Turquie : 28 suspects arrêtés à Istanbul pour lien avec Daech

Environ une trentaine de suspects ont été placés en détention à Istanbul, pour relation avec l’organisation terroriste Daech.

Dans le cadre de l’enquête que mène le Parquet d’Istanbul, trente-trois suspects avaient été placés en garde à vue.

Parmi ces individus, un a été libéré par le Parquet, 28 ont été déférés devant la 9ème Cour pénale de paix avec demande de mise en détention, et quatre avec demande de libération sous contrôle judiciaire, après avoir livré leurs premiers témoignages.

La Cour a accepté les demandes et décidé de la mise en détention de 28 suspects et de la libération sous contrôle judiciaire de quatre autres.

Les 32 personnes sont toutes suspectées « d’adhérer à une organisation terroriste armée ».

Par ailleurs, les recherches se poursuivent, dans le cadre de la même affaire, contre huit personnes pour qui un mandat d’arrêt a été émis pour « adhésion à une organisation terroriste armée ».

posté le 23 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Turquie : une chanson satirique française sur l’attentat du Nouvel An provoque l’indignation

Le président de l’Autorité turque des médias a fait part de son malaise à son homologue français après la diffusion d’une chanson d’un humoriste de la radio publique française sur l’attentat du Nouvel An à Istanbul, a annoncé l’agence de presse Anadolu.

Dans une émission du 6 janvier, Frédéric Fromet, chansonnier sur France Inter, a interprété une chanson sur l’air de la Macarena, traitant avec humour l’attentat qui a frappé une boîte de nuit branchée d’Istanbul la nuit du Nouvel An, faisant 39 morts. “39 morts, et alors ? C’est loin d’ici et, on a beau dire, c’est quand même assez joli de finir sa vie dans les confettis“, chantait-il en s’accompagnant à la guitare

La chanson n’a pas fait rire en Turquie. Dans une lettre au président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Olivier Schrameck, Ilhan Yerlikaya, président de l’Autorité turque des médias (RTÜK) fait part de son “malaise“ et appelle à “une approche plus collaborative, raisonnable et prudente dans le domaine des médias audiovisuels pour lutter contre le terrorisme“. “Le langage et le style utilisés dans le programme susmentionné ont eu le même impact sur les Turcs de France et de Turquie qu’ils auraient pu avoir sur le peuple français si un programme similaire avait été diffusé par un média étranger après le détestable attentat du 13 novembre (2015) au Bataclan à Paris“, écrit M. Yerlikaya.

Répondant aux critiques sur les réseaux sociaux, Frédéric Fromet s’était dit, sur Facebook, “désolé que certaines personnes n’aient pas compris ce message fraternel“ dans lequel il dénonce “l’indifférence kilométrique, qui ferait qu’on devrait trouver normal d’être moins touché quand c’est loin“. Laurence Bloch, directrice de France Inter, a également expliqué le 10 janvier dans une lettre, que l’objectif était d’appeler “les citoyens et dirigeants européens à manifester une solidarité et une compassion fraternelles à l’égard de toutes les victimes“.

Frédéric Fromet avait composé une chanson après les attentats de janvier 2015, “Coulibaly Coulibalot“, qui se moquait des assaillants, mais aussi après les attentats de novembre 2015, “Allô maman, j’suis bobo“, où il riait des “bobos“, public visé lors des attaques sur les terrasses et au Bataclan qui avaient fait 130 morts à Paris.

posté le 23 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


ASSASSINAT DE HRANT DINK
51 nouveaux témoins, dont l’ancien gouverneur d’Istanbul, convoqués dans l’affaire de l’assassinat de Hrant Dink

De nouveaux éléments sont en cours dans le dossier du jugement de l’assassinat il y a 10 ans du journaliste arménien Hrant Dink. Selon le site Demokrathaber, les juges de l’affaire Hrant Dink ont demandé la convocation en tant que témoins dans le dossier de 51 fonctionnaires. Parmi ces derniers est cité Mouamer Güler l’ancien gouverneur de la région d’Istanbul. L’avancement du dossier de Hrant Dink prend une dimension très importante par le nombre des témoins...mais le dossier semble devenir encore plus opaque ! Pour noyer les gros poissons ?

Krikor Amirzayan

posté le 23 janvier 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Justice  Turquie 


VIE ECCLÉSIALE
Garo Paylan s’exprime au sujet de l’élection patriarcale de Constantinople

Interrogé sur la question de la convocation d’une assemblée ecclésiale pour élire un nouveau patriarche, le député turc d’origine arménienne du Parti démocratique des peuples (HDP), a récemment déclaré « je l’ai toujours dit, nous n’avons nul besoin de l’autorisation du gouvernement turc pour organiser l’élection patriarcale de Constantinople. Mais l’archevêque Aram Atéchian, locum tenens du siège patriarcal, ainsi que quelques autres arméniens, sont opposés à ce principe. Je leur réponds, non, nous devons simplement l’informer de la date qui a été arrêtée [pour l’élection]. Il ajoute « Malheureusement, l’archevêque Atéchian affirme que l’autorisation du gouvernement turc est obligatoire pour permettre la tenue de l’élection patriarcale ... il sait pertinemment que dans le contexte actuel, la Turquie ne l’autorisera jamais. Profitant de l’occasion, il tente seulement de conserver pour quelques mois, ou quelques années encore, le siège patriarcal. Malheureusement, les gens ont peur et ne peuvent s’exprimer à ce sujet de ce ». Le député indique également « qu’on ignore toujours à ce jour si le patriarcat a adressé aux autorités turques une demande d’autorisation pour la tenue de l’assemblée qui permettrait l’élection d’un nouveau patriarche ». G. Paylan conclut « Ils [les responsables du Patriarcat] n’ont publié aucune déclaration à ce sujet ».Mgr. Atéchian est perçu par de larges secteurs de la communauté arménienne de Turquie comme le candidat d’Erdogan.

Garo Paylan est ce député atypique qui a récemment provoqué une levée de bouclier au sein du parlement turc en évoquant le Génocide des Arméniens depuis la tribune de la Grande assemblée nationale et conclu son intervention en lançant, en arménien, la formule « Krisdos dznav yev haydnetsav » [Christ est né et s’est manifesté] qui est employée à l’occasion de la fête de la Nativité et de la Théophanie. A la suite de son intervention, Garo Paylan avait été sanctionné par le président du parlement turc qui avait suspendu son mandat de député pour trois jours.

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posté le 23 janvier 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE-ARMENIE
Un fonctionnaire Turc enlève toute les inscriptions de « bienvenue » en arménien à Artamed

Les nouveaux fonctionnaires Turcs désignés par le gouvernement, chargés de remplacer le maire Kurde de la localité d’Artamed dans l’agglomération de la ville de Van ont enlevé les panneaux de l’entrée de la ville indiquant « bienvenue » en plusieurs langues dont l’arménien. Le site turc Haberdar informe que le maire d’Artamed avait placé à divers endroits de la ville ces panneaux de bienvenue en arménien car la ville porte encore la trace de la présence de nombreux Arméniens. Le même maire avait également rénové la fontaine du village où était né le grand peintre arménien Arshile Gorky. Après la destitution du maire Kurde, les autorités d’Ankara ont placé à sa fonction Akif Cecekli qui a enlevé toutes les inscriptions en arménien.

Krikor Amirzayan

posté le 22 janvier 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Turquie 


CHYPRE
Tsipras invite Ankara à adoucir le ton sur Chypre

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a fait état de progrès dans les négociations sur la réunification de Chypre tout en exhortant la Turquie à abandonner sa “rhétorique agressive“.

“Nous sommes optimistes, mais avec prudence et responsabilité, comme le mérite la situation. Nous allons continuer à travailler dur (...) et espérer un résultat positif dans un proche avenir“, a déclaré le chef du gouvernement grec devant le Parlement.

“Une condition préalable est que l’autre partie (...), la Turquie en particulier, vienne aux négociations dans un état d’esprit similaire, en mettant de côté la rhétorique agressive et en travaillant avec sérieux et responsabilité.“

posté le 22 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Turquie : l’assaillant d’Istanbul dit avoir agi sur ordre direct de l’EI (presse)

L’auteur présumé de l’attentat du Nouvel An à Istanbul a affirmé, lors de sa garde à vue, être passé à l’acte après avoir reçu des instructions en provenance de Raqqa, fief du groupe Etat islamique en Syrie, rapporte la presse turque.

Selon le journal Hürriyet et la chaîne CNN-Türk, qui citent des extraits de son interrogatoire, l’assaillant a indiqué qu’il devait dans un premier temps frapper la place Taksim, lieu emblématique d’Istanbul très fréquenté par les touristes, mais a renoncé à cause de l’important dispositif de sécurité.

“J’ai reçu des instructions de Raqqa. J’ai reçu l’ordre de mener une attaque à Taksim le soir du Nouvel An“, a déclaré Abdulgadir Masharipov, un ressortissant ouzbek arrêté dans la nuit de lundi à mardi, selon l’extrait publié par Hürriyet.

Le suspect indique s’être rendu à Istanbul pour faire du repérage sur la place Taksim, dont il a notamment enregistré des images envoyées à ses contacts à Raqqa. Une vidéo diffusée par les médias turcs le montre en train de se filmer sur la place à une date non précisée. “Je suis allé à Taksim le soir du Nouvel An, mais il y avait des mesures (de sécurité) très importantes. Réaliser l’attaque ne m’a pas semblé possible. J’ai recontacté la personne qui m’avait donné l’ordre“, a-t-il poursuivi.

Après avoir reçu pour instruction de trouver une nouvelle cible dans la zone, il prend un taxi, parcourt le littoral et repère le club privé Reina qui, dit-il, “semblait propice à une attaque. A vu d’oeil, il n’y avait pas beaucoup de mesures de sécurité“.

Le déroulement de l’attaque est connu : peu après le début de la nouvelle année, l’assaillant surgit devant l’entrée de la discothèque, abat un policier, pénètre à l’intérieur et ouvre le feu sur la foule, tuant 39 personnes, dont de nombreux étrangers.

L’assaillant, qui avait pris la fuite, a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi à Istanbul avec quatre autres personnes, à l’issue d’une vaste chasse à l’homme qui a mobilisé des centaines de policiers. Cette arrestation, plus de deux semaines après l’attaque, “montre combien la police turque est, grâce à Dieu, perspicace et puissante“, a estimé le président Recep Tayyip Erdogan.

Selon les autorités, Abdulgadir Masharipov s’est entraîné en Afghanistan et a reconnu être l’auteur du carnage au Reina.

“Qui est la vraie force derrière (l’attaque), qui a dirigé le ou les assaillants, maintenant, nous espérons que tous ces détails seront mis au jour“, a déclaré le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus.

Par ailleurs, 27 personnes soupçonnées d’appartenir à l’EI et d’être liées à l’assaillant du Reina ont été interpellées à Bursa (nord-ouest) et placées en garde à vue mercredi, a rapporté l’agence de presse progouvernementale Anadolu.

posté le 22 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie