Nouvelles d'Arménie
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Turquie


Tribunal permanent des peuples
Compte rendu de la conférence de présentation du verdict du TPP sur la Turquie et les kurdes

Le tribunal permanent des peuples reconnaît le président turc Erdogan coupable de crimes de guerre contre son propre peuple

A un mois de l’élection présidentielle en Turquie, le Tribunal Permanent des Peuples (TPP) a prononcé une condamnation cinglante contre le président turc Recep Tayyip Erdogan, l’accusant de crimes de guerre contre le peuple kurde en Turquie et jugeant que celui-ci était victime “ de souffrances incalculables“. Dans ses recommandations, le Tribunal demande à la Turquie d’engager des négociations immédiates avec les Kurdes, de restaurer l’Etat de droit et de se retirer totalement de l’enclave d’Afrin en Syrie, peuplée majoritairement de Kurdes.

Le rapport du Tribunal a été rendu public jeudi 24 mai, dans le cadre d’une conférence au Parlement européen, à Bruxelles. Le Président du Tribunal, Phillippe Texier, ancien juge à la Cour de cassation française, qui a également siégé au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, a déclaré que la “cause clé“ du conflit entre la Turquie et les Kurdes était “le déni au peuple Kurde de son droit à l’autodétermination“.

Le TPP a été fondé à Bologne en 1979 pour traiter les plaintes contre des Etats qui n’ont pas ratifié les conventions sur les droits humains, telles que le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. Sur proposition de l’Association Européenne des Juristes pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (EJDH) et d’autres organisations juridiques internationales et européennes, le TPP a tenu une session sur la Turquie et les Kurdes, à Paris, les 15 et 16 mars 2018. Le jury composé de sept juges éminents originaires de différents pays européens, a entendu durant ces deux jours, des témoignages relatifs à deux allégations, la première portant sur les crimes de guerre commis contre le peuple kurde durant la période du 1er juin 2015 au 31 janvier 2017, dans plusieurs villes du sud-est de la Turquie, y compris Diyarbakir, la seconde sur les crimes terroristes commis en Turquie ou à l’étranger, tels que les attentats à la bombe, les enlèvements et les assassinats ciblés, y compris l’assassinat le 9 janvier 2013, à Paris, de trois militantes kurdes.

Dans sa délibération, le Tribunal conclut que l’Etat turc est « responsable du déni au peuple kurde de son droit à l’autodétermination, en lui imposant l’identité turque, en niant l’identité et la présence du peuple kurde, en réprimant sa participation à la vie politique, économique et culturelle du pays, interprétée comme une menace à l’autorité de l’Etat turc ». Concernant la lutte menée par les Kurdes, il souligne qu’elle présente les caractéristiques d’un « conflit armé non-international » régi par le droit international humanitaire et que, contrairement à ce que prétend Erdogan, il ne s’agit pas d’un problème de terrorisme susceptible de se voir appliquer la législation antiterroriste. A cet égard, le Tribunal rappelle que le mouvement kurde a tenté à plusieurs reprises de négocier une solution pacifique avec la Turquie, mais que ses propositions ont été systématiquement rejetées par Erdogan.

Le verdict est suivi d’un certain nombre de recommandations : La Turquie doit immédiatement mettre fin à toutes les opérations militaires menées par son armée en Syrie et retirer ses troupes à l’intérieur de ses frontières nationales.

La Turquie doit rechercher et punir les responsables des crimes de guerre commis dans le Sud-Est de l’Anatolie entre le 1er juin 2015 et le 31 janvier 2017.

La Turquie doit rétablir l’État de droit, libérer les magistrats et les journalistes encore détenus, restaurer la liberté de la presse, mettre fin à l’état d’urgence et appliquer pleinement la Convention Européenne des Droits de l’Homme. La Turquie doit reprendre de bonne foi les négociations interrompues en octobre 2014, en vue d’un règlement pacifique du conflit, et les conclure dans un délai raisonnable.

À la conclusion de l’accord de paix, une amnistie devrait être accordée pour les crimes commis par toutes les parties pendant le conflit et tous les prisonniers politiques encore détenus devraient être libérés.

En annonçant le verdict, le Président du Tribunal a noté que les témoignages présentés lors de la session montraient clairement que « le droit à l’autodétermination était systématiquement dénié au peuple kurde », en violation des articles 1 et 2 du Pacte international relatif aux droits sociaux et du Pacte international sur les droits politiques. Il a ajouté que la Turquie avait mené des opérations militaires visant à forcer le peuple kurde à quitter ses terres et reproché à Erdogan d’avoir “incité et légitimé une violence disproportionnée“ contre le peuple kurde.

Prenant la parole à la suite de l’annonce du verdict, la députée européenne Julie Ward a critiqué la Première ministre britannique Theresa May pour avoir reçu Erdogan, qualifiant cela de “chose épouvantable pour ceux d’entre nous qui défendent les valeurs démocratiques, la paix“. “Nous devons rester solidaires avec le peuple kurde qui lutte contre l’un des régimes les plus fascistes et racistes que nous ayons actuellement en Europe“, a-t-elle déclaré. Notant que les Kurdes avaient commencé à mettre en place une nouvelle société féministe, démocratique et respectueuse de l’environnement dans la région de Rojava, au nord de la Syrie, elle a appelé toutes celles et ceux qui soutiennent les droits des femmes et la protection de l’environnement à défendre les droits des Kurdes. “Les attaques d’Erdogan sont dirigées contre un nouveau système de valeurs démocratiques, de gouvernance et de justice sociale qui est pratiqué au jour le jour dans une zone de conflit, ce qui est extraordinaire“, a-t-elle déclaré, appelant les Etats membres de l’UE à reconnaître cette réalité.

Simon Dubbins, directeur international d’UNITE, le plus grand syndicat britannique, avec 1,4 millions de membres, a également pris la parole après l’annonce du verdict. Il a qualifié de « criminel » le silence de la communauté internationale face à la terreur exercée par Erdogan dans les villes kurdes en 2015 et 2016. « Il n’est pas exagéré de dire que c’est un crime encore plus grand que la communauté internationale ait gardé le silence alors qu’Erdogan envahissait, occupait et nettoyait ethniquement ce qui était une région pacifique au nord de la Syrie », a-t-il déclaré, soulignant qu’aux côtés de l’armée turque, la Turquie avait utilisé une force composée des « mêmes militants de l’Etat islamique dont nous essayons de nous débarrasser ». Dubbins, dont le syndicat réclame également la libération du leader kurde Abdullah Ocalan, a déclaré que la libération d’Ocalan était plus importante que jamais et serait le thème d’un futur congrès du syndicat.

Margaret Owen, MBE, juriste spécialisée dans les droits humains, récemment en Turquie pour assister au procès de Selahattin Demirtas, le dirigeant kurde emprisonné et actuellement candidat à la présidence depuis sa cellule, a déclaré que les procès en Turquie étaient « totalement injustes, purement politiques » et le résultat de « fictions extraordinaires ».

Le verdict (ci-joint), ainsi que la vidéo de l’ensemble de la conférence sont consultables en ligne, sur le site dédié à la session du TPP sur la Turquie et les Kurdes : http://tribunal-turkey-kurds.org/.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le comité de coordination à cette adresse : info@tribunal-turkey-kurds.org.

© 2018 Tribunal on Turkey and Kurds info@tribunal-turkey-kurds.org http://tribunal-turkey-kurds.org/

posté le 28 mai 2018 par Ara/armenews
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FRANCE/TURQUIE
Le Point dit être victime de « harcèlement » après sa Une sur Erdogan

Paris, (AFP) - L’hebdomadaire Le Point a dénoncé dimanche une campagne de “harcèlement“ contre son dernier numéro, dont la Une présentant le président turc Erdogan comme un “dictateur“ a fait l’objet de menaces dans le Sud de la France.

“Après une semaine de harcèlement, d’insultes, d’intimidation, d’injures antisémites et de menaces à notre attention sur les réseaux sociaux, voici venu le moment où les sympathisants (du parti du président turc) AKP s’attaquent aux symboles de la liberté d’expression et de la pluralité de la presse“, a dénoncé Le Point dans un article paru sur son site internet.

Vendredi, au Pontet (Vaucluse), un kiosquier a fait retirer cette Une des façades de son kiosque sous la pression d’un groupe de militants.

“Un groupe de Turcs pro-Erdogan a menacé le gérant du kiosque“ situé sur une place centrale de cette banlieue d’Avignon “pour lui intimer l’ordre de retirer l’affiche“ qui était installée sur trois faces du kiosque, a expliqué Xavier Magnin, directeur de cabinet du maire Front National (FN) Joris Hébrard.

La société en charge des espaces publicitaires sur le kiosque a alors envoyé un salarié pour retirer l’affiche, qui présente un portrait de Recep Tayyip Erdogan sous le titre “Le dictateur. Jusqu’où ira Erdogan ?“. Les images de ce retrait ont depuis été largement relayées sur les réseaux sociaux.

La mairie du Pontet a demandé samedi matin à la société d’affichage de remettre l’affiche, ce qui a été fait vers 16H, provoquant l’arrivée une vingtaine de personnes pro-Erdogan. La gendarmerie a envoyé alors plusieurs hommes pour maintenir l’ordre.

Dimanche cependant, la Une du Point a de nouveau été cachée par d’autres affiches pro-Erdogan. Le Point indique que des militants ont également retiré l’affiche d’un kiosque de Valence (Drôme), à 100 km au nord du Pontet.

“C’est incroyable ! Ils pensent qu’il leur est possible de pratiquer leur censure en France“, a protesté le directeur du Point, Étienne Gernelle, interrogé par l’AFP, précisant qu’il s’interrogeait sur l’éventualité d’une action en justice.

Pour le président de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, “ces actes sont isolés mais ont une forte portée symbolique“. “Ils s’en prennent à des vendeurs de journaux, cherchant à intimider toute la chaîne de production de la presse. Et ils militent en faveur d’un dirigeant qui a éteint le pluralisme dans son pays“, a-t-il déclaré à l’AFP.

Interrogé sur ce qui s’est passé autour de la Une du Point au Pontet, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a jugé sur France 3 que “cette atteinte inacceptable à la liberté d’expression, l’un des fondements de notre démocratie avec évidemment la liberté de la presse, doit éventuellement permettre toutes les poursuites prévues dans le droit“.

“On ne va quand même pas tolérer en France que la Une d’un magazine soit en quelque sorte censurée par pression“, a-t-il ajouté dans “Dimanche en politique“.

posté le 28 mai 2018 par Ara/armenews
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Médias
L’Affaire de la Une du magazine Le Point fait le buzz (ajout video Valence)

Les journaux turcs « Internet Haber, dikgazete.com, haberler.com, Sabah, Akasyam haber, Beyaz Gazete, Türkiye, Yeni Safak, Arti33, Anadolu Ajansi, Mynet Haber, Hürriyet, Ensonhaber, Arti49, Ajans Haber, Güdemkibris, Konhaber, Star, etc, relatent dans les moindres détails l’affaire de l’enlèvement de la Une du magazine Le Point à Avignon (Le Pontet) montrant un portrait du président turc Recep Tayyip Erdogan, sous le titre « Le Dictateur ».

Chaque publication y va de son commentaire. Les uns soutenant les jeunes turcs pour leur initiative, quand d’autres emploient le terme de « diffamation », accusant le journal français d’être à la solde d’une propagande dont la source est anonyme, mais dont le dessein serait de déstabiliser le président Erdogan à la veille des élections.

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Sur les réseaux sociaux, ce sont des milliers de turcs et franco-turcs qui expriment leur colère, employant des noms d’oiseaux à l’égard du magazine, tandis que du côté français, la nouvelle fait un buzz exponentiel de la part de politiques et du public.

Moralité de l’histoire ; en faisant ce geste, les pro-Erdogan d’Avignon et du Pontet ont-ils réellement servi la cause de leur leader, ou serait-ce le contraire ? Côté français probablement pas vu les réactions sur les réseaux sociaux.

A Valence, une video postée par “Renaissance turque“ (Loups gris), reproduisant l’action d’Avignon

posté le 27 mai 2018 par Jean Eckian/armenews
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PRESSE
L’éditorial de Franz-Olivier Giesbert dans « Le Point » : « Erdogan est-il un nouvel Hitler » avec rappel du génocide des Arméniens

L’hebdomadaire « Le Point » (n°2386 du 24 mai 2018) qui titre sur sa couverture « Le dictateur » en diffusant le portrait du président turc Erdogan fournit un large dossier sur cette dérive dictatoriale.

Dans son éditorial Franz-Olivier Giesbert dresse un tableau peu flatteur d’Erdogan sous le titre « Erdogan est-il un nouvel Hitler ? ».

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Le célèbre journaliste énumère beaucoup de similitudes entre le Führer et Erdogan. « Comme le Führer, Erdogan, nostalgique de l’Empire ottoman » écrit Franz-Olivier Giesbert. A noter que dans cet éditorial un chapitre est consacré aux Arméniens. « L’idéologie génocidaire du président turc se déploie sans vergogne dans son négationnisme sur l’extermination des Arméniens, perpétrée en 1915 par l’Etat turc, avec la bénédiction des autorités musulmanes (1 million et demi de morts). Encore une similitude avec l’hitlérisme d’Erdogan : Erdogan approuve les politiques de liquidation ethnique. Selon la version officielle turque, qui ne tient pas debout, ce prétendu génocide aurait été, en réalité, une guerre civile, provoquée par la minorité arménienne, qui aurait fait à l’époque quelques centaines de milliers de victimes dans les deux camps. Sornettes ! » Et l’éditorialiste du « Le Point » d’écrire « Après les Arméniens, voici venu le tour des Kurdes de Syrie, qui furent les meilleurs alliés contre Daech. »

Krikor Amirzayan

posté le 27 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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VALENCE (DRÔME)
Après Avignon, à Valence l’affiche de la couverture du « Le Point » avec Erdogan titré « Le dictateur » a été arrachée cet après-midi au centre-ville

Le cas d’Avignon n’est pas « un acte isolé » comme le prétend l’afficheur JCDecaux. A Avignon où des nationalistes Turcs pro-Erdogan ont arraché d’un panneau publicitaire l’affiche de la couverture de l’hebdomadaire « Le Point » avec la photo d’Erdogan et titrée « Le dictateur ». Mais Avignon n’est pas un cas isolé car samedi 26 mai en début d’après-midi, plusieurs personnes -probablement des partisans d’Erdogan d’origine turque- ont arraché d’un kiosque à journaux des boulevards de Valence (Place Porte-Neuve près des rues piétonnes) l’affiche de la couverture du « Le Point » avec l’image d’Erdogan titrée « Le dictateur ». Selon certains témoignages, la police de Valence arrivée très vite sur les lieux aurait procédé à une ou plusieurs interpellations. A suivre.

Krikor Amirzayan

posté le 26 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : France  Image 450  Médias  Turquie  Valence 


Communiqué de Charjoum
Conférence de Taner Akçam à Clamart mardi 29 mai à 20h

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Historien et sociologue turc, Taner Akçam est l’un des plus éminents spécialistes du génocide des Arméniens. Dès les années 1990, ses travaux de chercheur portaient sur le nationalisme et l’étude des procès des criminels jeunes turcs. Ses différents ouvrages portant sur les crimes commis contre les Arméniens lui ont valu de nombreuses menaces de la part des tenants de la propagande de l’Etat turc. Il est actuellement professeur au Centre pour l’étude de l’Holocauste et des génocides de l’Université du Minnesota aux États-Unis. Dans son dernier ouvrage, l’historien turc présente ses nouvelles découvertes sur le génocide des Arméniens et anéantit les assertions centrales du négationnisme élaboré par l’Etat turc.

Vous pourrez venir à la rencontre de Taner Akçam lors d’une conférence en France, organisée par le mouvement Charjoum au Centre Monte Melkonian 5 allée Charles Louis 92140 Clamart, le mardi 29 mai 2018 à 20h.

L’événement sur Facebook ICI


A lire : Dans la tête de Recep Tayyip Erdoğan de Guillaume Perrier

Comment l’ancien « dirigeant novateur », « démocrate, proeuropéen » est-il devenu le despote d’aujourd’hui en « quinze ans au sommet » ?

(JPEG) . Pour retracer ce parcours et expliquer l’apparent paradoxe, Guillaume Perrier, journaliste longtemps en poste à Istanbul et co-auteur avec Laure Marchand de La Turquie et le Fantôme arménien, fait un détour par les années de formation du jeune Erdoğan. La collection « Dans la tête de... » impose à l’auteur un minimum de psychologie (origines modestes, père violent, scolarité au lycée de formation des imams et des prédicateurs...) ; mais Perrier abandonne vite ce terrain pour développer une analyse plus politique de l’ascension d’Erdoğan vers la « confiscation du pouvoir ».

La clé du succès ? Des revirements constants. Alliés d’hier maintenant persécutés (Gülen et ses prétendus partisans : « 170 000 limogeages dans la fonction publique, 40 000 emprisonnements »), anciens ministres humiliés (Davutoğlu), anciens ennemis devenus alliés (Poutine)... Erdoğan utilise, manipule et jette. Tout est moyen pour arriver à ses fins, ses choix ne sont dictés par aucun autre principe que la possession du pouvoir. Et sa rhétorique de prédicateur dissimulateur aux multiples langages le rend capable de justifier toutes ses décisions, ainsi que leur contraire en cas de besoin.

L’analyse de Perrier reprend les événements majeurs de ces dernières années en matière de politique extérieure (Chypre, Union Européenne, Gaza, Syrie...) et intérieure, où le journaliste met clairement en lumière les antagonismes politiques internes en Turquie : l’opposition des démocrates, mais surtout celle des kémalistes et de l’armée. Il montre entre autres comment la question du tabou arménien est instrumentalisée dans ces conflits turco-turcs.

Et comme les journalistes ont des antennes partout, on apprend qu’Erdoğan dans sa jeunesse a joué dans une pièce intitulée Maskomyah, dénonçant le supposé complot maçonnique (mas), communiste (kom) et juif (yahudi) contre le peuple turc ; on découvre des extraits de conversations téléphoniques impliquant Erdoğan dans des scandales de corruption et, ceci explique peut-être cela, on se fait une idée de la coquette résidence de plus de 1000 pièces qu’il s’est fait construire à Ankara.

Guillaume Perrier, Dans la tête de Recep Tayyip Erdoğan, Solin / Actes Sud, 233 p., 19 €

posté le 26 mai 2018 par Jean Eckian/armenews
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PRESSE
L’hebdomadaire « Le Point » présente Erdogan et titre « Le dictateur »

L’hebdomadaire « Le Point » (n°2386 du 24 Mai 2018) consacre un large dossier à Erdogan. En couverture du « Le Point » une photo d’Erdogan avec le titre « Le dictateur ». Et l’interrogation « Jusqu’où ira Erdogan ? ». Le journal enquête sur « sa folie des grandeurs, ses réseaux en France, son offensive sur l’Algérie, ses crimes... » Un dossier révélateur des méthodes dictatoriales du président turc qui se lance en campagne électorales pour les présidentielles du mois prochain avec un de ses principaux rivaux Salehettin Demirtas qui reste en prison et avec un état d’urgence qui interdite les rassemblements de plus de dix personnes. « Le Point » dresse un tableau édifiant sur cette Turquie d’Erdogan nationalistes et nostalgique de l’Empire ottoman qu’elle désire recréer...

Krikor Amirzayan

posté le 25 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
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TURQUIE
Garo Paylan « je suis fier d’être désigné candidat aux législatives à Diyarbakir »

Le député d’Istanbul d’origine arménienne Garo Paylan a été désigné par son parti pro-kurde le Parti démocratique des peuples (HDP) pour prendre la tête des législatives à Diyarbakir ancienne capitale de l’Arménie de Tigrane le Grand il a deux millénaires et aujourd’hui capitale du Kurdistan turc. Sur son site Facebook en arménien et en turc Garo Paylan a écrit après cette annonce de sa désignation « Bonjour Diyarbakir. Je suis fier d’être désigné candidat à Diyarbakir ». Un retour au pays...

Krikor Amirzayan

posté le 24 mai 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Turquie 


CRIF
Les outrances d’Erdogan, par Marc Knobel

Le Président turc Recep Tayyip en rajoute. D’ordinaire, soit il manipule la langue de bois, soit il joue/use et abuse du nationalisme pour flatter son électorat islamo-conservateur et/ou de l’invective lorsqu’il ordonne l’arrestation et la répression féroce des opposants politiques.

La suite sur le lien plus bas

posté le 23 mai 2018 par Ara/armenews
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