Nouvelles d'Arménie
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Turquie


TURQUIE/GRÈCE
Erdogan en Grèce, première visite d’un président turc en 65 ans

Ankara, 23 nov 2017 (AFP) - Recep Tayyip Erdogan doit se rendre “dans les prochains jours“ en Grèce, la première visite d’un président turc en 65 ans dans ce pays, selon l’agence étatique de presse Anadolu, jeudi. “Notre président sera le premier président turc à se rendre en Grèce en 65 ans. Je pense que cette visite aura des résultats significatifs“, a déclaré jeudi le vice-Premier ministre Hakan Cavusoglu, cité par Anadolu, précisant que la date de ce déplacement n’est pas encore connue mais qu’elle se ferait “dans les prochains jours“.

M. Erdogan s’était déjà rendu à Athènes en tant que Premier ministre, poste qu’il a occupé entre 2003 et 2014.

La visite prévue s’inscrit dans la continuité d’autres rencontres à haut niveau entre les deux pays ces derniers mois. Ainsi, en juin, le Premier ministre turc Binali Yildirim avait rencontré son homologue grec Alexis Tsipras à Athènes et le ministre grec des Affaires Étrangères, Nikos Kotzias, a effectué une visite fin octobre en Turquie au cours de laquelle il avait notamment rencontré M. Erdogan.

Les relations entre la Grèce et la Turquie sont historiquement houleuses, mais ces deux pays avaient développé à partir de la fin des années 1990 une relation pragmatique qui s’est renforcée depuis l’arrivée au pouvoir de M.  Erdogan, en 2003.

Mais les vieilles plaies, notamment liées au découpage territorial en mer Egée, se sont réveillées lorsque la justice grecque a rejeté fin janvier une demande d’extradition de huit militaires turcs accusés par Ankara d’avoir pris part au putsch manqué de juillet 2016.

Les relations entre la Turquie et la Grèce représentent un enjeu régional majeur, les deux pays étant en première ligne de la crise migratoire qu’affronte l’Europe, ainsi que dans les négociations en vue de réunifier Chypre, divisée en deux parties depuis l’invasion de la partie nord par la Turquie en 1974, en réaction à un putsch visant à rattacher le pays à la Grèce.

Sur le front de l’immigration, les deux pays ont réussi à coopérer depuis le pacte UE-Ankara, signé en mars 2016, ce qui a considérablement réduit l’important flux migratoire de 2015 vers l’Europe depuis les côtes occidentales turques et via les îles grecques.

M. Cavusoglu a également évoqué l’organisation d’un Conseil de coopération stratégique à un haut niveau en février en Thessalonique (nord de la Grèce), afin d’aborder plusieurs sujets dont un projet de train à haute vitesse entre Istanbul et Thessalonique.

posté le 23 novembre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Turquie 


Cinéma
« La promesse » de Kirk Kerkorian au Publicis Champs Elysées

Il avait promis, en 2010, de produire un film sur la tragédie du génocide des Arméniens. Deux ans plus tard l’ancien patron de la MGM, Kirk Kerkorian, créait Survival pictures, avec comme projet, celui de faire réaliser, à l’instar de Mayrig, du regretté Henri Verneuil, et de The Cut, de Fatih Afkin, un film grand public qui retracerait le chemin de croix arménien en terre turque.

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Charlotte Lebon et Charles Aznavour souriants devant les photographes : photo Simon Landré

Après plusieurs avant-premières à travers la France, mardi 21 novembre 2017, les parisiens ont pu assister à une projection privée de La Promesse (1) au cinéma Publicis, organisée, entre-autres par l’UGAB et le CCAF. Pour l’occasion plusieurs personnalités du monde de la politique, de la presse, télévision, cinéma et de la musique, se sont joint à l’événement.

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Patrick Devedjian et Frédéric Lefebvre

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S.E Viguen Tchitetchian, Gorun Aprikian, Essaï Altounian

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Charlotte Lebon

L’histoire, dont la toile de fond dépeint le génocide des Arméniens, place au premier plan celle de Michael, jeune étudiant arménien en médecine et Chris, reporter photographe américain, qui se disputent les faveurs de la belle Ana. Tandis que l’Empire s’en prend violemment aux minorités ethniques sur son territoire, ils doivent unir leurs forces pour tenir une seule promesse : survivre et témoigner. C’est ce qu’ils accompliront au péril de leurs vies pendant la bataille de Musa Dagh.

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Durant plusieurs minutes, une standing ovation a salué ce film épic à portée internationale.

Le 11 septembre 2016, jour anniversaire de l’attaque des Twin Towers (2001), le film a été présenté à Toronto pour la première fois dans un cinéma, alors que sur le site de référence cinématographique IMDB, un déchaînement public de plus de 70 000 posts négatifs se répandaient sur la toile. Déchaînement qui, comme par le passé est à imputer au lobby turc.

Les 40 jours de Musa Dagh

En 1934, alors que le grand acteur américain Clark Gable est pressenti pour incarner le personnage de Gabriel Bagradian, héros des 40 jours de Musa Dagh, adapté du roman de Frantz Werfeld, la réalisation du film sera abandonnée à la suite de plaintes déposées par le premier ambassadeur turc en poste à Washington Münir Ertegün (1934-1944). Tel ne fut pas le cas pour The Promise, en dépit des basses besognes souterraines orchestrées par les relais de la Turquie d’Erdogan.

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Présentée par Stéphane Pétrossian, Charlotte Lebon explique la façon dont elle a été approchée par le réalisateur Terry George pour le rôle d’Ana .

Rappelons, de source proche du projet, qu’un autre film décrivant l’indicible se prépare à être tourné courant 2018, pour une sortie internationale en 2019.

Jean Eckian + photos

(1) Un film de Terry George, distribué par Films sans frontières - avec Oscar Isaac (Michael Boghosian), Christian Bale (Chris Myers), Charlotte Le Bon (Ana), Angela Sarafyan (Maral), Marwan Kenzari (Emre Ôgan), Tom Hollander, Jean Reno (Amiral Fournet), Shohreh Aghdashloo (Marta Boghosian), Numan Acar (Mustafa), James Cromwell (Ambassadeur Morgenthau)...

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Sortie nationale de La Promesse le 29 novembre 2017

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Oscar Isaac dans le rôle de Michael Boghosian

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Gabriel Yared, compositeur de la musique du film

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Nadia Gortzounian (UGAB), Mathieu Madénian, Ara Toranian et sa compagne

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Mourad Papazian, Nadia Gortzounian, Harout Mardirossian

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M. et Mme Armen Pétrossian

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L’Historien Yves Ternon

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L’Historien Vincent Duclert

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Nelson Monfort

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Lévon Sayan

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Robert Kéchichian

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Liz Sarian et Télémaque Khavessian

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Evagoras Mavrommatis, Président de la communauté Chypriote

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posté le 22 novembre 2017 par Jean Eckian/armenews


TURQUIE-ARMENIENS
Les élèves d’une école arménienne d’Istanbul en visite au Parlement turc

Les élèves de l’école arménienne privée Dadian d’Istanbul ont rendu visite au Parlement turc à Ankara indique son site le député Turc d’origine arménienne Markar Esayan (parti AKP, Justice et Développement). « Nous remercions particulièrement les élèves, enseignants et au directeur de l’école arménienne privée Dadyan du quartier de Bakerkeuy pour la visite du Parlement » a écrit le député Markar Esayan.

Envisage-t-il de faire également visiter à ces élèves d’origine arménienne le Parlement arménien à Erévan ainsi que le mémorial du génocide des Arméniens à Erévan. Génocide perpétré par la Turquie au cours duquel périrent des députés Arméniens du Parlement ottoman...

Krikor Amirzayan

posté le 19 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


BOURG-LES-VALENCE (DRÔME)
Angéla Sahakian a présenté son livre « Par obligation de vérité » écrit en trois langues

Vendredi 17 novembre la Maison de la culture Arménienne de Valence, avait invité le public à la Médiathèque La Passerelle (Bourg-Lès-Valence) pour une rencontre-conférence et projection avec l’écrivaine et collaboratrice de la radio arménienne Radio Ayp (Paris).

Quelques élus, repréntant des églises arméniennes et présidents d’associations arméniennes étaient également présents. Parmi ces derniers, Khosrof Iliozer (Amicale de Malatia), Tamar Stepanian (Croix Bleue Arménienne de Valence) ainsi que Georges Rastklan, Georges Ishacian et Krikor Amirzayan (co-présidents du C24 Comité du 24 Avril Drôme-Ardèche).

Nazo Alain Jinbachian le président de la Maison de la Culture Arménienne de Valence a remercié le public pour sa présence et a brièvement présenté l’auteure avant de lui laisser la parole.

Angéla Sahakian a présenté son livre « Par obligation de vérité » en arménien, en français mais également...en turc pour une diffusion large du thème lié au génocide et la guerre de l’Artsakh (Haut-Karabagh) ! Elle projeta également le film documentaire « Parle, ô mode, parle, ô mémoire ! » sur le génocide des Arméniens et la guerre de l’Artsakh. Angéla Sahakian très précise a répondu aux questions du public. Elle conclut « il faut faire connaître le génocide des Arméniens et l’agression des Turcs-Azéris en Artsakh qui tue encore chaque jour nos soldats. Le lien entre le génocide et le conflit de l’Artsakh relève de la même volonté de la Turquie de détruire les Arméniens. » Et elle ajouta « aujourd’hui nous sommes forts, car l’histoire, avec ses oppressions nous a fait devenir forts ». La soirée se terminant par une séance de dédicaces et du verre de l’amitié offert par la MCA de Valence.

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posté le 18 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


SYRIE/TURQUIE/KURDISTAN
Le porte-parole d’une milice syrienne aux mains d’Ankara

Une figure importante d’une milice arabo-kurde syrien combattant le groupe Etat islamique (EI) avec l’appui de Washington, mais honni d’Ankara, est “aux mains“ des services secrets turcs (MIT), a rapporté vendredi le quotidien turc Hürriyet.

Talal Sello, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), “s’est rendu“ cette semaine à des rebelles syriens pro-Ankara et a été transféré dans la province de Gaziantep (sud-est de la Turquie) où il est interrogé par le MIT, selon Hürriyet.

M. Sello a disparu il y a plusieurs jours dans des circonstances troubles, et d’intenses spéculations circulaient à son sujet, certains affirmant qu’il s’était livré à la Turquie, d’autres qu’il avait été capturé. Dans un communiqué publié jeudi, les FDS, une alliance essentiellement composée des milices kurdes YPG, ont estimé que la “disparition“ de M. Sello était “le résultat d’une opération spéciale des renseignements turcs, en collusion avec des membres de sa famille“.

Selon ce communiqué, M. Sello “faisait l’objet de beaucoup de pressions et de chantage de la part de l’Etat turc, jusqu’au point où il a reçu des menaces visant ses enfants qui se trouvent en Turquie“. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie, avait affirmé jeudi que M. Sello se trouvait “aux mains des renseignements turcs“.

“Il semble qu’il ait été attiré en Turquie par la ruse“, a indiqué l’OSDH. Les FDS sont soutenues par les Etats-Unis et ont été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie.

Mais pour Ankara, cette structure n’est autre qu’un paravent visant à légitimer les YPG, considérées par la Turquie comme une “organisation terroriste“.

Le quotidien Hürriyet rapporte vendredi que M. Sello est interrogé par le MIT sur les positions défensives des YPG dans la zone d’Afrine, dans le nord de la Syrie, ainsi que sur ses alliances et son armement.

La Turquie a lancé l’an dernier une offensive dans le nord de la Syrie pour empêcher la jonction des différents territoires contrôlés par les YPG, et répète régulièrement qu’elle a l’intention de lancer ses forces sur Afrine. “Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes“, a ainsi déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan vendredi.

AFP

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


EUROPE/TURQUIE
UE : le budget 2018 en hausse, coupe dans les financements à la Turquie

Des représentants du Parlement européen et des Etats membres ont trouvé un compromis samedi sur le budget 2018 de l’UE qui acte une réduction des financements à la Turquie en raison de “la détérioration“ de la démocratie dans ce pays.

Ce budget de l’Union européenne atteint 160,1 milliards d’euros en termes d’engagements (sommes prévues pour des programmes qui peuvent s’étendre sur plus d’une année) et 144,7 milliards en termes de paiements (sommes effectivement dépensées).

“Le budget 2018 se concentre fortement sur des priorités comme soutenir la croissance économique et créer des emplois, renforcer la sécurité et répondre aux défis posés par la migration“, a affirmé le vice-ministre estonien des Finances Märt Kivine, qui a présidé les négociations, dans un communiqué.

Cet accord, conclu dans la nuit, doit encore être formellement adopté par le Conseil de l’UE, représentant les Etats membres, avant un vote du Parlement en session plénière, prévu le 30 novembre.

Pour les fonds destinés à aider la Turquie à mettre en oeuvre des réformes dans le cadre de ses négociations d’adhésion à l’UE, les Européens ont décidé une réduction en guise d’avertissement à Ankara.

Une coupe de 105 millions d’euros dans les paiements, et un blocage de 70 millions d’euros dans les engagements, ont été annoncés par les eurodéputés “qui jugent préoccupante la détérioration de la démocratie, de l’Etat de droit et de droits de l’homme“ en Turquie, selon un communiqué.

Des dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, avaient plaidé en octobre pour une réduction ou une “réorientation“ des financements liés aux négociations d’adhésion avec la Turquie, afin de marquer leurs désaccords avec Ankara.

Plusieurs pays européens ont connu des épisodes de graves tensions avec la Turquie depuis le coup d’Etat avorté de juillet 2016, auquel Ankara a répondu par de vastes purges et des dizaines de milliers d’incarcérations.

Plus de 4 milliards d’euros sont prévus dans le budget de l’UE, sur la période 2014-2020 pour aider le gouvernement turc à mettre en oeuvre des réformes visant à se rapprocher de l’UE, notamment pour améliorer la gouvernance et la démocratie, l’Etat de droit et le respect des droits fondamentaux.

Toutefois, en raison du blocage quasi complet des négociations depuis des années, moins de 400 millions d’euros ont été alloués à des projets.

En 2017, l’UE s’était dotée d’un budget global de 157,9 milliards d’euros en termes d’engagements et de 134,5 milliards en termes de paiements effectifs.

Bruxelles, 18 nov 2017 (AFP) -

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


TURQUIE
Ankara retire ses militaires d’un exercice de l’Otan en Norvège

La Turquie a ordonné le retrait de ses militaires participant à des manoeuvres de l’Otan en Norvège, a annoncé vendredi le président Recep Tayyip Erdogan, affirmant qu’il avait été présenté comme un “ennemi“ au cours de cet exercice.

“Hier, il s’est produit un incident en Norvège. Ils ont accroché une sorte de +tableau des ennemis+. Dans ce tableau, il y avait une photo (du fondateur de la République turque Mustafa Kemal) Atatürk, ainsi que mon nom. Voilà quelles étaient les cibles“, a déclaré M. Erdogan lors d’un discours télévisé à Ankara.

En l’apprenant, “j’ai donné pour instruction de retirer sans tarder nos 40 militaires (prenant part aux manoeuvres)“, a poursuivi le chef de l’Etat turc. “Il n’est pas possible d’avoir une telle conception d’une alliance et d’alliés“, a-t-il grondé.

M. Erdogan n’a pas précisé à quelles manœuvres il faisait référence et aucune confirmation ne pouvait être obtenue dans l’immédiat auprès de l’Otan et des autorités norvégiennes.

Il a, ensuite, fait le lien avec la politique américaine en Syrie et le soutien apporté à l’organisation du PYD/YPG, sous couvert de la lutte contre Daech.

Erdogan a réitéré sa condamnation de l’accord conclu entre le PYD/YPG et Daech, qui permet aux combattants de Daech de quitter librement, tout en préservant leurs armes la ville de Raqqa, le tout, au vu et au su des des Etats-Unis qui affirment “respecter“ cet accord.

Le président turc a affirmé que l’objectif du PYD/YPG n’est pas de combattre Daech mais plutôt d’étendre son contrôle à d’autres régions du territoire syrien.

Dans le même ordre d’idées, Erdogan a estimé, sans les nommer, que les Etats-Unis instrumentalisent la lutte contre Daech pour “afficher librement leur animosité à l’Islam“.

“Ceux qui ont inventé Daech sont ceux-la mêmes qui ont créé le PYD. Ceux qui ont fait monter le PYD au firmament sont ceux-la mêmes qui ont convaincu le Nord de l’Irak d’organiser un référendum d’indépendance illégitime afin de déstabiliser l’Irak. Il ne faut pas non plus oublier que ces forces continuent de protéger et de nourrir l’organisation terroriste FETO“, a-t-il lancé.

Et Erdogan de poursuivre : “Le non-respect de la majorité des promesses faites par les Etats-Unis depuis le début de la crise en Syrie est une véritable déception pour nous“.

“Nous ne voulons pas nous retrouver dans la même situation à Afrin. Ce sont des questions qui devraient être aisément réglées entre alliés mais les Américains s’obstinent et s’enferment dans une impasse. C’est la même chose pour Raqqa, Manbij et Deir ez-Zor“, a-t-il affirmé.

Le président turc a également soulevé la question de la présence de soldats américains en Syrie et celle de la construction de plusieurs bases militaires dans ce pays.

“Les Etats-Unis comptent 5 bases aériennes dans le nord de la Syrie et huit autres bases militaires en Syrie. Ils en construisent une autre à Raqqa. Que faites-vous en Syrie, à 12 mille km de chez vous, avec ces 14 bases ?“, s’est-il interrogé.

Il a également rappelé la détermination de la Turquie à lutter sans relâche contre le terrorisme qui la menace.

“Notre lutte contre le terrorisme se poursuivra jusqu’à ce que le dernier terroriste soit éliminé. Nous ne ferons preuve d’aucune pitié à l’endroit de ceux qui pointeraient leurs armes contre la Turquie ou contre notre peuple“, a-t-il dit.

Dans ce contexte, le chef de l’Etat turc a souligné l’importance que revêt la coopération avec la Russie et l’Iran sur la Syrie.

“Nous sommes dans l’obligation de nettoyer Afrin en Syrie de la présence de l’organisation terroriste du PYD/YPG. Si nous ne nous sommes déployés dans la région d’Idleb en tant que force dominante, alors, des groupes terroristes chercheront à occuper ces territoires“, a-t-il expliqué, faisant référence aux accords d’Astana pour l’aménagement de zones de désescalade dans plusieurs régions de Syrie.

Le 22 novembre prochain, les leaders de ces trois pays se réuniront à Sotchi en Russie pour un nouveau sommet crucial pour l’avenir de la Syrie.

posté le 18 novembre 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Erdogan veut « nettoyer » Afrine des milices kurdes

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vendredi qu’il voulait “nettoyer“ Afrine, dans le nord de la Syrie, de la présence de milices kurdes soutenues par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

“Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes PYD et YPG“, a dit M. Erdogan lors d’un discours à Ankara retransmis à la télévision, ajoutant qu’il fallait y déployer des troupes turques.

Ankara considère le Parti de l’Union démocratique (PYD) et son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG), qui contrôlent une large part du nord de la Syrie, comme des organisations “terroristes“. Mais les YPG sont aussi la principale composante des Forces démocratique syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue et armée par les Etats-Unis qui a notamment été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie.

Ce désaccord sur les YPG a contribué à tendre davantage les rapports ente Ankara et Washington, deux alliés au sein de l’Otan, et M. Erdogan a une nouvelle fois critiqué vendredi les Etats-Unis. “Que venez-vous faire en Syrie, vous qui vous trouvez à 12.000 km de là ?“, a interrogé le chef de l’Etat turc.

La Turquie a lancé l’an dernier une offensive terrestre dans le nord de la Syrie pour repousser l’EI vers le sud et empêcher les YPG de relier les territoires qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie. M. Erdogan a plusieurs fois menacé de lancer une opération militaire à Afrine, et sa nouvelle mise en garde survient à quelques jours d’un important sommet Russie-Turquie-Iran, mercredi.

La Russie et l’Iran, qui soutiennent le régime syrien, et la Turquie, qui appuie l’opposition, parrainent un accord visant à réduire l’intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts depuis mars 2011. Dans le cadre de cet accord, la Turquie a notamment déployé des troupes ayant une mission d’observation dans la province d’Idleb (nord-ouest), non loin de la zone d’Afrine contrôlée par les YPG.

AFP

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan  SYRIE  Turquie 


TURQUIE/ETATS-UNIS/IRAN
Spéculations sur le sort d’un homme d’affaires turco-iranien détenu aux Etats-Unis

New York, 2017 (AFP) - Où est Reza Zarrab, l’homme d’affaires turco-iranien inculpé aux Etats-Unis pour avoir enfreint les sanctions contre l’Iran, au coeur d’une affaire potentiellement explosive pour le pouvoir turc, dont le procès doit s’ouvrir lundi à New York ?

La dernière audience de préparation du procès qui s’est tenue jeudi devant le juge fédéral new-yorkais Richard Berman a alimenté les spéculations des médias américains sur un retournement de Reza Zarrab, qu’ils soupçonnent d’avoir accepté de plaider coupable et de coopérer avec la justice américaine. Un porte-parole du procureur, James Margolin, a ainsi confirmé que M.  Zarrab n’était pas présent à cette audience, comme il aurait dû. Il a ajouté que Reza Zarrab était toujours “aux mains de la justice américaine“, mais sans préciser où.

Lors de l’audience jeudi, l’avocat d’un co-accusé, Mehmet Akan Attila, a aussi interrogé le juge sur la présence de M. Zarrab au procès. Richard Berman a répondu de façon sibylline, lui conseillant de “surveiller les nouvelles pièces versées au dossier“, a rapporté James Margolin. Sollicité, l’avocat de Reza Zarrab, le célèbre Ben Brafman, a décliné tout commentaire.

Le ministère turc des Affaires étrangères a aussi indiqué mercredi que son ambassade à Washington avait fait “une demande officielle auprès des autorités américaines pour obtenir des informations au sujet de Reza Zarrab“. “Nous attendons toujours une réponse“, a ajouté le ministère.

Le retournement de Reza Zarrab constituerait un nouveau rebondissement dans cette affaire complexe, au coeur des tensions turco-américaines actuelles. En décembre 2013, M. Zarrab avait été arrêté et détenu pendant plus de deux mois en Turquie, avec des dizaines d’autres proches du pouvoir, pour s’être livré à un trafic illicite d’or avec l’Iran, facilité par des ministres du gouvernement islamo-conservateur d’Ankara. Quatre d’entre eux avaient alors démissionné ou été remerciés.

Son arrestation lors d’une visite aux Etats-Unis en 2016, ainsi que celle, en mars, du banquier Mehmet Akan Atilla, avaient suscité l’ire du président Erdogan et exacerbé les tensions entre Ankara-Washington.

Depuis Reza Zarrab a été cité en connexion avec une des grandes sources de tensions américano-turques : l’extradition du prédicateur Fethullah Gülen, qui vit en Pennsylvanie et est accusé par Ankara d’avoir fomenté le putsch manqué contre Erdogan de juillet 2016.

De sombres négociations sur la remise éventuelle de Fethullah Gülen à Ankara se seraient déroulées juste après l’élection de Donald Trump en novembre 2016 entre l’ex-conseiller américain à la sécurité nationale Michael Flynn et le gouvernement turc, lors desquelles la libération de Reza Zarrab aurait été évoquée.

La Turquie comme les avocats de M. Flynn - un personnage-clé dans l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre la campagne Trump et la Russie - ont démenti l’existence de telles négociations.

posté le 17 novembre 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Etats-Unis  Turquie