Nouvelles d'Arménie
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Turquie


GENOCIDE DES ARMENIENS
Une ceinture ancienne réalisée par des Arméniens mise en vente en Turquie sur un site de vente en ligne

Encore un bien spolié aux Arméniens lors du génocide de 1915 qui apparait ? L’un des sites de vente en ligne les plus importants de Turquie, fut mis en vente par son propriétaire une ceinture arménienne en argent très ancienne. Sa mise en vente est au prix de 120 000 dollars. Le propriétaire qui indique que cette ceinture a été réalisée par les Arméniens ne précise pas comment elle est devenue sa propriété. Fait-elle partie des biens spoliés aux Arméniens ? Nous n’avons aucune indication, mais les doute sont permis. Une nouvelle fois.

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Des millions d’objets spoliés ou volés aux Arméniens par les Turcs lors du génocide de 1915 sont devenus propriété illégale des Turcs. Sans acte d’achat bien évidemment. Leurs véritables propriétaires Arméniens étant tués ou morts sur la route de l’exil ou dans des camps réalisés par le gouvernement Jeune-Turc. Nombre de ces objets spoliés aux Arméniens commencent à paraître sur des sites de vente en ligne.

Krikor Amirzayan

posté le 26 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450  Turquie 


UNION EUROPEENNE
La Turquie reste un pays candidat à l’UE, assure Mogherini

La Turquie “reste“ un pays candidat à l’adhésion à l’UE, malgré de fortes inquiétudes sur les droits de l’homme et l’Etat de droit, a affirmé mardi la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

“Clairement la Turquie est, et reste, un pays candidat“, même si l’ouverture de nouvelles négociations n’est pas à l’ordre du jour, a déclaré Mme Mogherini à l’issue d’une rencontre UE-Turquie à Bruxelles.

La Haute représentante de l’UE et le commissaire européen à l’Elargissement Johannes Hahn, ont reçu mardi les ministres turcs des Affaires étrangères et européennes, Mevlut Cavusoglu et Omer Celik dans le cadre du “dialogue politique à haut niveau“ entre les deux parties.

Mme Mogherini a vanté l’importance de ces discussions “franches et constructives“, tout en reconnaissant qu’il serait “difficile en ce moment d’ouvrir de nouveaux chapitres“ dans le processus d’adhésion à l’UE.

Les négociations d’adhésion, lancées en 2005, sont aujourd’hui au point mort. Mais une majorité de pays européens ne souhaitent pas pour l’heure franchir le pas d’une suspension formelle, craignant de provoquer une rupture définitive avec un partenaire clé sur le dossier migratoire et dans la lutte antiterroriste.

Cette réunion s’est déroulée sur fond de vives tensions entre Ankara et Berlin, qui a annoncé jeudi une “réorientation“ de sa politique vis-à-vis de la Turquie après l’interpellation à Istanbul de défenseurs des droits de l’homme, dont un Allemand.

La crise germano-turque s’inscrit elle-même dans un contexte de dégradation des rapports entre la Turquie et l’UE, en lien notamment avec la récente réforme constitutionnelle controversée du président turc Recep Tayyip Erdogan et les purges massives conduites dans le pays après le coup d’Etat manqué de juillet 2016. “Nous n’avons pas de leçon d’humanité à recevoir de la part de ceux qui, pendant les deux conflits mondiaux, ont commis réciproquement les massacres les plus impitoyables, les plus sanglants et les plus sauvages“, a tonné mardi matin M. Erdogan devant les députés du parti islamo-conservateur AKP, au pouvoir.

Le président turc a également exigé une relation basée sur “l’égalité“ et le “respect des droits souverains“. Dans le cas contraire, a-t-il menacé, “vous aurez une réponse pour chaque acte irrespectueux que vous commettrez“.

Le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, avait auparavant exhorté l’UE à “remettre à zéro“ ses relations avec la Turquie si elle ne mettait pas fin à sa répression contre les défenseurs des droits de l’homme. “Nous considérons que les arrestations du président (Taner Kiliç) et de la directrice d’Amnesty International (Idil Eser) représentent un changement radical dans la crise des droits de l’homme en Turquie“, a affirmé M. Shetty lors d’une manifestation devant le bâtiment du Conseil européen à Bruxelles. “Il faut que l’UE dise clairement qu’ils (les dirigeants turcs) ont définitivement franchi une ligne rouge et que cela requiert une remise à zéro des relations avec l’UE“, a plaidé le secrétaire général d’Amnesty.

Selon M. Shetty, le coup d’Etat avorté de l’an dernier “est devenu une excuse pour enfermer quiconque pose une question ou démarre un débat“. “Au nom du peuple turc, au nom de l’Europe, la Turquie doit être remise dans le bon chemin et c’est le moment de le faire“, a-t-il estimé.

Lors d’une conférence conjointe avec Mme Mogherini et le commissaire Hahn, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a estimé que “le fait d’être journaliste n’autorise pas à commettre des crimes“. “Quels que soient ceux qui soutiennent activement la tentative de putsch ou ceux qui y ont participé, que ce soit un journaliste, un militaire, un policier ou un politique, cela ne fait aucune différence“, a argué M. Cavusoglu.

Ce dernier a répété à plusieurs reprises qu’il ne s’agissait pas de s’en prendre à Amnesty International. “Ca n’a rien à voir avec Amnesty International, mais avec une personne“, a-t-il déclaré à propos de Taner Kiliç, le président d’Amnesty en Turquie, interpellé en juin et accusé par Ankara d’être lié aux réseaux d’opposition gulénistes auxquels le gouvernement turc impute le putsch manqué de l’été dernier.

posté le 26 juillet 2017 par Stéphane/armenews


TURQUIE
Droits de l’homme : Amnesty exhorte l’UE à faire pression sur la Turquie

Le secrétaire général d’Amnesty International, Salil Shetty, a exhorté mardi l’UE à “remettre à zéro“ ses relations avec la Turquie si Ankara ne met pas fin à sa répression contre les militants des droits de l’homme.

“Nous considérons que les arrestations du président et de la directrice d’Amnesty International (en Turquie) représentent un changement radical dans la crise des droits de l’homme en Turquie“, a affirmé M. Shetty lors d’une manifestation devant le bâtiment du Conseil européen à Bruxelles, avant l’ouverture d’une rencontre de “dialogue politique“ UE-Turquie.

“Il faut que l’UE dise clairement qu’ils (les dirigeants turcs) ont définitivement franchi une ligne rouge et que cela requiert une remise à zéro des relations avec l’UE“, a plaidé le secrétaire général d’Amnesty, alors que des manifestants brandissaient des grands portraits de défenseurs des droits de l’homme emprisonnés en Turquie.

Selon M. Shetty, le coup d’Etat avorté de l’an dernier “est devenu une excuse pour enfermer quiconque pose une question ou démarre un débat“. “Au nom du peuple turc, au nom de l’Europe, la Turquie doit être remise dans le bon chemin et c’est le moment de le faire“, a-t-il estimé.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, et le commissaire européen à l’Elargissement Johannes Hahn, doivent recevoir en fin d’après-midi les ministres turcs des Affaires étrangères et européennes, Mevlut Cavusoglu et Omer Celik.

Cette réunion - qui s’inscrit dans le cadre du “dialogue politique à haut niveau“ entre les deux parties - se déroule sur fond de vives tensions entre Ankara et Berlin, qui a annoncé jeudi une “réorientation“ de sa politique vis-à-vis de la Turquie après l’interpellation à Istanbul de défenseurs des droits de l’homme, dont un Allemand.

La crise germano-turque s’inscrit elle-même dans un contexte de dégradation des rapports entre la Turquie et l’UE, en lien notamment avec la récente réforme constitutionnelle controversée du président turc Recep Tayyip Erdogan et les purges massives conduites dans le pays après le coup d’Etat manqué de juillet 2016.

“L’escalade à laquelle on a assisté avant (la réunion de mardi), les arrestations de militants des droits de l’homme et les poursuites continuelles contre les journalistes et d’autres groupes de la société civile, au mépris des règles de l’Etat de droit, tout cela n’aide pas vraiment à l’efficacité de ce type de réunions au sommet“, a expliqué mardi M. Hahn, dans une interview à une quotidien régional allemand, Passaue Neue Presse. “Les cartes sont sur la table, il appartient à la Turquie de prendre une décision de fond“ sur l’avenir qu’elle souhaite avoir, a-t-il ajouté.

M. Hahn a toutefois souhaité, malgré le contexte tendu, une poursuite du pacte migratoire conclu en mars 2016 entre Bruxelles et Ankara. “Le pacte sur les réfugiés a fait ses preuves car tant la Turquie que l’UE remplissent leurs obligations“, a souligné M. Hahn.

En revanche, les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE, lancées en 2005, sont au point mort. Mais une majorité de pays européens ne souhaitent pas pour l’heure franchir le pas d’une suspension formelle, craignant de provoquer une rupture définitive avec un partenaire clé sur le dossier migratoire et dans la lutte antiterroriste.

posté le 26 juillet 2017 par Stéphane/armenews


GENOCIDE DES ARMENIENS
Un journaliste turc publie un document sur le génocide des Arméniens, une lettre de 1919 émise par le Patriarcat arménien de Constantinople

Sedar Korocu, le journaliste turc et présentateur de la chaîne de télévision CNN Turk, vient de présenter un document d’archive exceptionnel sur le génocide des Arméniens. Une preuve de plus de la réalité du Premier génocide du 20ème siècle, crime réalisé sous l’Empire ottoman par le gouvernement Jeune-Turc. Le document d’archive est mis en ligne sur le site Bianet.org. Ce document exceptionnel écrit en français, trouvé dans les archives turques, est une lettre du Patriarcat arménien de Constantinople datée de 1919 et portant le sceau du Patriarcat et la signature l’Archevêque arménien Zaven Ter-Yeghanyan responsable du Patriarcat arménien.

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Mgr Zaven Ter-Yeghanyan annonce dans la lettre la mort suite à la déportation à Mossoul (Irak) d’un Arménien originaire d’Erzeroum, Karapet Zarmanyan en mars 1916, victime des Jeune-Turcs. Il précise les prénoms de son épouse et de ses deux enfants qui seraient peut-être vivants... Sedar Korocu précise que Mgr Zaven Ter-Yeghanyan qui était né à Bagdad fut également exilé dans sa ville de naissance après la fermeture du Patriarcat arménien en 1916. Toutefois, trois ans après, avec la chute du gouvernement Jeune-Turc, Mgr Zaven Ter-Yeghanyan revenait à Constantinople. Au Patriarcat l’une des tâches les plus importantes était d’écrire aux familles pour informer de la disparition des membres de ces familles sur la route de l’exil.

Le journaliste turc espère que les membres de cette famille de Karapet Zarmanyan, s’ils sont vivants, puissent témoigner de leur parcours.

Krikor Amirzayan

posté le 24 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450  Turquie 


TURQUIE
Esplanade des Mosquées : Erdogan appelle Israël à retirer les détecteurs

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé Israël à retirer les détecteurs de métaux aux accès de l’esplanade des Mosquées à Jérusalem, au coeur de tensions israélo-palestiniennes croissantes, ont rapporté les médias turcs.

“Vu l’importance que revêt Al-Haram al-Charif (l’esplanade des Mosquées) pour tout le monde islamique, les détecteurs de métaux installés par Israël doivent être retirés dans les plus bref délais possibles“, a déclaré M. Erdogan lors d’un entretien téléphonique avec son homologue israélien Reuven Rivlin, selon l’agence progouvernementale turque Anadolu.

Les détecteurs de métaux ont été installés après la mort, le 14 juillet, de deux policiers israéliens lors d’une attaque menée à l’entrée de l’esplanade par trois Arabes israéliens qui ont ensuite été abattus.

Selon un communiqué de la présidence israélienne, M. Rivlin “a rappelé au président Erdogan qu’à la suite d’attaques terroristes en Turquie, l’Etat d’Israël s’est empressé de condamner ces actes criminels. “Israël attend de la Turquie une condamnation du même genre“, a-t-il ajouté.

Anadolu a pour sa part affirmé que M. Erdogan a exprimé “sa tristesse devant les incidents qui se sont produits le 14 juillet et les pertes de vies humaines qu’ils ont causées“. M. Erdogan a également eu vendredi un entretien téléphonique avec le président palestinien Mahmoud Abbas au cours duquel il a qualifié d’“inacceptables“ les mesures de sécurité israéliennes autour de l’esplanade des mosquées.

Pour protester contre l’installation des détecteurs de métaux, les fidèles musulmans prient depuis dimanche à l’extérieur de l’esplanade, à l’appel des autorités religieuses palestiniennes. A l’approche de la prière du vendredi —qui rassemble généralement entre 20.000 et 30.000 fidèles—, les médias israéliens ont rapporté jeudi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu pourrait retirer ces détecteurs pour éviter des émeutes.

L’esplanade des Mosquées est également révérée par les juifs comme le Mont du Temple. Elle est bâtie sur le site du Temple juif détruit par les Romains en l’an 70 et dont l’unique vestige, le mur des Lamentations, est situé en contrebas. M. Netanyahu assure ne pas avoir l’intention de modifier les règles tacites d’un statu quo aux termes duquel les musulmans peuvent monter à toute heure sur l’esplanade et les juifs y pénétrer à certaines heures, mais sans pouvoir y prier.

Mais le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a affirmé plus tôt vendredi que la Turquie redoutait que les mesures israéliennes autour de l’Esplanade “ne visent à changer le statut quo comme cela fut le cas à Hébron dans les années 1990“.

En 1994 un colon juif avait tué au fusil automatique 29 fidèles musulmans en prière au Caveau des Patriarches à Hébron. Après ce carnage, l’armée israélienne a divisé ce lieu de culte en deux parties : l’une pour les fidèles musulmans, l’autre pour les juifs.

posté le 24 juillet 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


SUEDE
La Suède grandement inquiète pour les droits de l’homme en Turquie

La Suède s’est dite “grandement inquiète“ concernant le respect des droits de l’homme en Turquie après l’incarcération dans ce pays d’un de ses ressortissants interpellé en même temps qu’une responsable d’Amnesty International pendant un atelier de formation près d’Istanbul.

Ce Suédois, Ali Gharavi, s’était rendu sur l’île de Büyükada, au large de la métropole turque, afin d’y “participer à un séminaire pacifique sur la liberté de l’internet et nous avons appelé à la Turquie à rapidement clarifier les fondements sur lesquels reposent les accusations portées contre lui“, a déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallstrom dans un communiqué.

Le gouvernement suédois “est grandement inquiet à la suite des événements en Turquie, notamment en ce qui concerne la démocratie, le respect des droits de l’homme et les principes“ régissant le fonctionnement de l’Etat, a-t-elle poursuivi.

Au total, six défenseurs des droits de l’Homme, arrêtés le 5 juillet, au cours d’un atelier de formation à la sécurité informatique et à la gestion des données sur l’île de Büyükada, dont Idil Eser, la directrice de l’ONG Amnesty pour la Turquie, ont été incarcérés dans l’attente de leur procès à une date indéterminée. Quatre autres militants, interpellés au même moment, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Les autorités turques affirment qu’ils ont tous aidé une “organisation terroriste“, une expression qui, pour Ankara, désigne le plus souvent les partisans du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d’avoir fomenté le coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016, et les séparatistes kurdes du PKK.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a de son côté convoqué mercredi l’ambassadeur de Turquie à Berlin après le placement en détention d’un défenseur allemand des droits de l’homme qui figurait parmi ces dix personnes interpellées.

La Suède et l’Allemagne coopèrent étroitement dans le cadre de cette affaire, a à cet égard souligné Mme Wallstrom.

posté le 23 juillet 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE-ISRAËL
En Turquie, le député d’origine arménienne Garo Paylan condamne l’attaque d’une synagogue à Istanbul

Le député arménien du Parlement turc, Garo Paylan, membre du Parti démocratique des peuples (HDP) a condamné l’agression -en jetant des pierres- d’un groupe de nationalistes Turcs contre une synagogue à Istanbul. Condamnant ce nouvel acte antisémite en Turquie, Garo Paylan écrit sur son site Facebook « lorsqu’Israël utilise la violence, l’attaque contre la communauté juive de Turquie est un acte humiliant. » S’adressant aux nationalistes Turcs, il écrit « les minorités nationales ne sont pas vos otages ! ». En réponse aux évènements qui ont endeuillé Jérusalem-Est, les nationalistes Turcs ont attaqué vendredi la synagogue d’Istanbul.

Krikor Amirzayan

posté le 23 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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CONTRE LA DICTATURQUE
Arméniens et Kurdes manifestent devant l’Ambassade de Turquie à Washington contre la dictature d’Erdogan

Le 19 juillet une manifestation réunissant plusieurs dizaines de personne s’est déroulée devant l’Ambassade de Turquie à Washington. Parmi les manifestants, on notait la présence de 5 membres de la chambre américaine des Représentants (Congrès américain). La manifestation était appelée par des organisations arméniennes et kurdes. Elle protestait contre les dérives violentes et dictatoriales du président Erdogan. L’un des membres du Congrès, s’exprimant devant les manifestants a affirmé « nous sommes des défenseurs de la liberté et nous allons travailler pour mettre fin à la dictature de Turquie ». Il a également affirmé que l’attitude violente des gardes du corps d’Erdogan lors d’une manifestation à Washington est l’image même de la Turquie du président Erdogan d’aujourd’hui.

Krikor Amirzayan

posté le 22 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Diaspora  Image 450  Turquie 


ALLEMAGNE
Berlin gèle ses livraisons d’armement à la Turquie (presse)

Le gouvernement allemand a décidé de geler des livraisons d’armement prévues à la Turquie, en raison du conflit qui oppose les deux pays au sujet du respect des droits de l’homme, indique le quotidien Bild.

“Le gouvernement gèle toutes les livraisons en cours ou prévues à la Turquie“, écrit le journal.

Le bras droit d’Angela Merkel à la chancellerie allemande, Peter Altmaier, n’a voulu ni confirmer ni infirmer ces informations mais n’a pas exclu de nouvelles mesures de rétorsion contre la Turquie, après les sanctions économiques évoquées la veille.

“Nous allons à tout moment examiner si de nouvelles mesures sont nécessaires“, a-t-il déclaré à la chaîne de télévision ZDF, soulignant que la “réorientation“ de la politique allemande à l’égard d’Ankara était un “processus“ sur la durée.

Si le gel des livraisons était confirmé il s’agirait d’une nouvelle escalade entre deux Etats alliés sur le plan militaire au sein de l’Otan.

Suite aux purges massives engagées en Turquie après la tentative de putsch de juillet 2016, l’Allemagne a, selon plusieurs médias, déjà bloqué depuis début 2016 onze exportations “d’armes de poing, de munitions ou de composants d’armement“ à destination de ce pays, en raison de craintes qu’elles soient utilisées dans le cadre de la répression contre des opposants au régime.

Berlin a frappé jeudi son partenaire historique au portefeuille en renforçant ses mises en garde concernant les déplacements en Turquie, en pleine saison touristique, et en menaçant de bloquer ses aides aux investissements ou exportations en Turquie.

M. Altmaier a confirmé vendredi que son gouvernement voulait aussi obtenir à Bruxelles le gel de fonds européens destinés à la Turquie dans le cadre de son rapprochement avec l’UE. Quelque 4,45 milliards d’euros sont en principe prévus pour la période courant de 2014 à fin 2020 mais, signe des tensions déjà existantes, seulement 200 millions d’euros ont été à ce jour versés.

Berlin a durci sa position à l’égard d’Ankara après la mise en détention de plusieurs militants des droits de l’Homme en Turquie, accusés de soutien au “terrorisme“, dont un Allemand.

posté le 22 juillet 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie