Nouvelles d'Arménie
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Turquie


TURQUIE
Turquie : Erdogan redeviendra membre du parti au pouvoir le 2 mai

Le président turc Recep Tayyip Erdogan redeviendra membre du parti islamo-conservateur AKP au pouvoir mardi, avant d’en briguer la présidence lors d’un congrès extraordinaire prévu le 21 mai, a annoncé le Premier ministre Binali Yildirim.

“Nous tiendrons la réunion du groupe parlementaire mardi 2 mai au siège du parti et le président de la République sera réadmis en tant que membre lors de cette réunion“, a déclaré M. Yildirim, actuel président de l’AKP. “Le congrès extraordinaire du parti se tiendra le 21 mai“, a-t-il ajouté, confirmant la date annoncée la veille par les médias.

En redevenant membre du parti qu’il a co-fondé en 2001, M. Erdogan pourra en briguer la présidence lors du congrès extraordinaire.

M. Erdogan avait officiellement coupé ses liens avec l’AKP, au pouvoir depuis 2002, lorsqu’il a été élu président en 2014, comme le prévoyait alors la Constitution. M. Erdogan va toutefois pouvoir renouer ses liens avec l’AKP aux termes d’une des dispositions de la réforme constitutionnelle renforçant ses pouvoirs approuvée le 16 avril par référendum.

posté le 28 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Erdogan va réintégrer l’AKP

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, va faire la démarche de réintégrer le parti de la Justice et du Développement (AKP) maintenant que les résultats définitifs du référendum du 16 avril ont été proclamés, a annoncé son porte-parole, Ibrahim Kalin.

Le chef de l’Etat avait le devoir de rester au-dessus des partis, mais cette condition a été levée en vertu d’un des 18 amendements inclus dans le référendum sur une réforme constitutionnelle. Le “oui“ à l’extension des pouvoirs du président l’a emporté avec 51,4% des suffrages.

posté le 28 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Référendum en Turquie : une haute cour rejette un recours de l’opposition

Une haute cour administrative turque a rejeté un recours du principal parti d’opposition exigeant l’annulation d’une mesure de l’Autorité électorale dénoncée comme une possible source de fraude lors du référendum sur les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

L’opposition conteste la légalité d’une décision de dernière minute du Haut-Conseil électoral (YSK) de considérer comme valides les bulletins de vote non marqués du sceau officiel, affirmant qu’elle pourrait avoir favorisé la victoire du camp du oui, qui a remporté le scrutin du 16 avril d’une courte tête avec 51,4% des voix, selon les résultats non officiels.

Après le rejet mercredi par l’YSK d’un premier recours présenté par le principal parti d’opposition, le CHP, ce dernier a saisi le Conseil d’Etat pour obtenir l’annulation de la décision.

Mais le Conseil d’Etat, plus haute cour administrative en Turquie, a rejeté ce recours au motif que la décision contestée de l’YSK “ne constitue pas une procédure administrative“ et ne relève donc pas des compétences du Conseil, a indiqué l’agence progouvernementale Anadolu. Le Premier ministre turc Binali Yildirim avait qualifié vendredi le nouveau recours du CHP de “futile“. “Cela ne sert à rien de faire perdre du temps à tout le monde“, avait-il dit.

Une mission commune d’observateurs de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l’Europe avait estimé le 17 avril que le scrutin n’avait pas été “à la hauteur des critères“ européens et souligné que la campagne s’était déroulée dans des conditions inéquitables favorisant le camp du oui.

Mardi, le groupe d’observateurs volontaires turc “Hayir ve Otesi (Non et au delà)“ a publié un rapport énumérant des irrégularités recensées lors du référendum et qui rendent, selon lui, ce scrutin invalide. Faisant état de “pratiques douteuses“ remettant en cause l’équité du scrutin, le rapport appelle à l’annulation du résultat et à l’organisation d’un nouveau référendum.

Le rapport laisse entendre que des bourrages des urnes auraient pu avoir lieu en affirmant que 7.448 urnes contenaient le nombre exact de bulletins de vote correspondant au nombre des électeurs inscrits, voire plus dans certains cas. Plus de 60% des bulletins contenus dans ces urnes étaient en faveur du “oui“, selon Hayir et Otesi, un groupe créé il y a deux mois pour superviser le déroulement du scrutin.

“C’est contre la loi. Ce n’est pas possible d’accepter ça, parce qu’il y a certains principes dans la loi. La loi dit que la méthode vient avant le contenu“, a affirmé Damla Atalay, une avocate membre de Hayir et Otesi, en commentant la décision de l’YSK de valider les bulletin non tamponnés.

“Dans les circonstances actuelles, de nombreux citoyens réclament que le référendum ait de nouveau lieu. La priorité absolue, c’est l’annulation du scrutin, mais le problème, c’est que même s’il est invalidé, nous nous demandons si un deuxième scrutin sera fait en accord avec la loi. Rien n’est moins sûr“, a-t-elle ajouté.

posté le 28 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Turquie : La durée des visas accordés aux Russes passe de 60 à 90 jours

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a annoncé que la durée des visas accordés aux citoyens russes va passer de 60 à 90 jours.

Mevlut Cavusoglu a rencontré des responsables associatifs et des journalistes russes à Alanya, ville balnéaire située au bord de la méditerranée.

Il a profité de l’occasion pour annoncer de nouvelles mesures relatives à la durée du séjour des citoyens russes sur le sol turc.

« La durée des visas accordés aux citoyens russes va passer de 60 à 90 jours, et nous allons permettre aux jeunes russes d’accéder à la nationalité turque, actuellement il y en a 5 ou 6 qui devraient en profiter à Alanya et Antalya (Sud-Est) », a-t-il annoncé.

Il a également fait savoir que l’un des points importants de la politique étrangère turque est de se rapprocher et de soutenir ses concitoyens qui vivent à l’étranger.

« Nous avons résolu beaucoup de problèmes rencontrés par nos concitoyens vivants à l’étranger [...] Nous les incitions à s’intégrer et à prendre la nationalité des pays dans lesquels ils vivent, mais sans pour autant perdre leurs liens avec la Turquie. Cela gène énormément les pays Européens, car leur perception de l’intégration est bien différente, elle est équivalente à l’assimilation », a-t-il relevé.

A une question posée sur les relations entre la Turquie et la Bulgarie, Mevlut Cavusoglu a répondu qu’il était important pour la Bulgarie de retrouver la stabilité au plus vite tout en attirant l’attention sur la percée des formations politiques extrémistes sur le continent européen.

Il a rappelé que malgré l’existence de près d’un million de Turcs, les autorités ont interdit la campagne en langue turque lors des dernières élections en Bulgarie, rappelant qu’en Turquie chacun est libre de faire campagne dans la langue qu’il souhaite.

« Nous devons vaincre le racisme. La maladie de l’Europe c’est qu’elle déteste tous ceux qui ne lui ressemblent pas. Et après, elle tente de donner des leçons en terme de droits de l’Homme à la Turquie et à la Russie », a-t-il insisté.

Suite aux propos d’un journaliste grec qui insinuait, dans sa question, qu’il n’existe pas de liberté de conscience en Turquie et que les églises sont régulièrement fermées alors qu’en Grèce, il y a un très grand respect pour les mosquée, Mevlut Cavusoglu a vivement réagi : « Je vois que vous êtes venu avec vos préjugés ».

Et de poursuivre : « Je ne partage pas vos propos sur la Grèce. Athènes est la seule capitale qui ne dispose pas de mosquées. Je suis allé à Rhodes en 2004, il y a une mosquée en ruine à l’intérieur du fort. L’Union Européenne a envoyé cinq millions d’euros, mais malgré cela, la mosquée n’a toujours pas été rénovée par la Grèce, à ce jour. Depuis ce temps en Turquie, nous avons construit de nouvelles églises et rénové tant d’autres ».

posté le 28 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


TURQUIE
Ankara critique Trump pour son message du 24 avril
Dans le premier message de son mandat presidential délivré le 24 avril en hommage aux victimes arméniennes du génocide de 1915, Donald Trump s’est montré moins imprévisible qu’à l’accoutumée et a suivi l’exemple de ses prédécesseurs, en évitant de prononcer le mot de génocide qui fâche la Turquie pour qualifier ces massacres. Cela n’a pas empêché la Turquie de critiquer le nouveau président américain, qu’elle attendait aussi au tournant de ce message. Les autorités turques ont ainsi fait part de leur déception, en précisant qu’elles avaient espéré que la nouvelle administration américaine ne s’en serait pas tenue à une lecture partiale de l’Histoire. Comme son prédécesseur démocrate Barack Obama, D.Trump avait utilisé la formule elliptique de “Medz Yeghern,” empruntée à l’arménien (« grande catastrophe » pour qualifier le génocide de 1915. Mais cette ruse linguistique à laquelle ont recours les présidents américains dans leurs traditionnels messages du 24 avril pour ne pas avoir à prononcer le mot de genocide n’a pas trompé Ankara, qui une fois encore a exprimé son mécontentement. “Nous estimons que la désinformation et les fausses qualifications continues dans le message écrit du président américain D.Trump le 24 avril 2017concernant les événements de 1915 sont inspirées par la pollution de l’information provoquée des années durant par certains cercles arméniens aux Etats-Unis par la voie de la propagande”, a réagi le ministère turc des affaires étrangères dans un communiqué en date du 24 avril “Nous attendons de la nouvelle administration américaine qu’elle ne donne plus foi à l’interprétation partiale de l’histoire diffusée par ces cercles, qui sont connus pour la violence de leur discours propagateur de haine, et qu’elle adopte une approche qui prendra en compte les souffrances de toutes les parties concernées”, ajoute le communiqué turc.
La Turquie a aussi violemment critiqué la résolution adoptée le 25 avril par le Parlement tchèque concernant la reconnaissance du génocide arménien ainsi que la lettre écrite la veille par le président tchèque Milos Zeman dans laquelle il rappelait que les massacres d’1,5 million d’Arméniens de l’Empire ottoman en 1915 constituaient un génocide.
posté le 28 avril 2017 par Gari/armenews


TURQUIE
Turquie/référendum : un éditeur d’un site d’information arrêté

Un site d’information turc a rapporté qu’un de ses éditeurs avait été arrêté pour avoir remis en cause la “légitimité“ de la victoire du oui au référendum sur les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

Ali Ergin Demirhan, éditeur du Sendika.Org affilié aux syndicats, a été arrêté à l’aube lors d’une opération policière au siège du site d’information à Istanbul. M. Demirhan est accusé d’“organisation de protestations sur les réseaux sociaux visant à montrer le résultat du référendum comme illégitime“ ainsi que d’“incitation à la haine“ et “insulte à un représentant de l’Etat“, écrit Sendika. Les policiers ont saisi le disque dur de l’ordinateur de M. Demirhan et son téléphone portable, selon la même source. “Le oui ne sera pas légitimé, Sendika.Org ne se taira pas“, a affirmé le site dans un message posté en ligne après l’arrestation de son employé.

Mercredi, la police turque avait arrêté 16 militants de gauche à Istanbul à la suite de manifestations contestant la victoire du oui au référendum organisé dimanche, selon un parti politique et un avocat. Au total, 38 mandats d’arrêt ont été émis.

Des manifestations quotidiennes qui ont mobilisé des milliers de personnes ont eu lieu dans des quartiers d’Istanbul connus pour leur opposition au président Erdogan depuis l’annonce de sa victoire étriquée. Des observateurs internationaux ont remis en cause l’équité du scrutin et les deux principaux partis d’opposition ont réclamé son annulation.

Par ailleurs, six personnes ont été arrêtées dans la ville d’Izmir (ouest), accusées d’avoir publiquement insulté M. Erdogan le soir du référendum.

posté le 27 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


AFFAIRE DINK
Le journal turc « Millyet » révèle que le juge Zekeriya Öz était sur les lieux du crime lors de l’assassinat de Hrant Dink

Le journal turc « Milliyet » affirme que lors du jugement de l’affaire de l’assassinat de Hrant Dink, un élément important fut révélé dans le dossier d’accusation avec le nom du juge Zekeriya Öz qui était également juge dans le scandale d’« Ergenekon ». Zekeriya Öz qui fut écarté de sa fonction, soupçonné d’être proche du mouvement Gülen. Le juge Zekeriya Öz serait directement impliqué dans l’assassinat du journaliste arménien de Turquie, Hrant Dink le 19 janvier 2007 devant la rédaction d’« Agos » à Istanbul. Selon « Milliyet », un jour avant l’assassinat, Zekeriya Öz aurait eu un entretien téléphonique avec le commandant de la gendarmerie Muharrem Demirkale chargé de surveiller Ogün Samsat l’assassin de Hrant Dink. Zekeriya Öz se serait même trouvé sur les lieux de l’assassinat afin d’observer le déroulement du crime ! Aujourd’hui alors que Muharrem Demirkale est emprisonné, le juge Zekeriya Öz, recherché par la police turque pour son appartenance au mouvement Gülen, court toujours.

Krikor Amirzayan

posté le 27 avril 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Turquie 


TURQUIE
La Turquie pourrait revoir sa position sur l’UE, dit Erdogan

Le président Recep Tayyip Erdogan a prévenu mardi que la Turquie reverrait sa position sur sa candidature à l’Union européenne si elle doit encore patienter et si la mentalité hostile de certains Etats membres perdure à son égard.

Il a fustigé une décision prise mardi par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a ouvert une procédure de suivi sur la Turquie en raison des nombreuses violations de l’Etat de droit et des droits de l’homme constatées dans le pays.

Erdogan a qualifié cette décision, non reconnue par Ankara, de “totalement politique“.

Le président turc s’est de nouveau dit prêt à soumettre à référendum la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE, ajoutant que son pays ne pourrait attendre indéfiniment, après 54 ans à la porte de l’Europe.

“S’ils n’agissent pas avec sincérité, nous devrons trouver une issue. Pourquoi voulez-vous qu’on attende plus longtemps ? Ca fait 54 ans qu’on en parle“, a déclaré Erdogan.

“Le Royaume-Uni a demandé à son peuple et il a choisi le Brexit (..) Ils ont l’esprit en paix, ils avancent vers un nouvel avenir (...) et la même chose peut s’appliquer aussi à la Turquie.“

Evoquant les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en France, et la qualification de Marine Le Pen, qui menace de sortir la France de l’UE, le chef de l’Etat turc a estimé que le bloc européen était “au bord de la dissolution“.

“Un ou deux pays peuvent maintenir l’UE en vie. Vous avez besoin d’un pays comme la Turquie, un pays différent symbolisant une foi différente, cela rendrait (l’UE) très forte“, a déclaré Erdogan. “Mais les pays membres de l’UE ne semblent pas s’en rendre compte. Ils trouvent très difficile d’absorber un pays musulman comme la Turquie.

posté le 27 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Turquie 


RECONNAISSANCE
Le Parlement tchèque reconnaît le génocide des Arméniens

La chambre basse du Parlement de la République tchèque a reconnu les homicides en masse de 1915 et les expulsions d’Arméniens en Turquie ottomane comme étant un génocide.

La Chambre des députés a cité “le génocide des Arméniens et d’autres minorités ethniques et religieuses dans l’Empire ottoman“ dans une résolution sur les crimes contre l’humanité commis pendant la Première et la Deuxième Guerre mondiale. Elle a adopté à l’unanimité la résolution mardi, au lendemain des commémorations mondiales du 102e anniversaire du génocide arménien.

Le principal défenseur de la résolution, le social-démocrate Robin Boehnisch, préside un groupe parlementaire tchèque qui promeut des liens plus étroits avec l’Arménie. Un vice-président du Parlement arménien, Eduard Sharmazanov, a téléphoné à Boehnisch hier pour le remercier, lui et ses collègues, pour cette mesure adoptée.

Le ministre arménien des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, a salué la résolution comme étant “une contribution précieuse à la noble tâche consistant à prévenir les génocides et autres crimes contre l’humanité“. Dans une déclaration écrite, Nalbandian a également loué la position du président tchèque Milos Zeman sur cette question.

En visite à Erevan en juin 2016, Zeman avait déclaré qu’il exhorterait le Parlement de son pays à « suivre l’exemple de l’Allemagne » et à reconnaître le génocide. Il a parlé quelques jours seulement après que le Parlement allemand a adopté une résolution reconnaissant le génocide arménien, ce qui avait provoqué une réaction furieuse de la Turquie.

Le gouvernement turc n’a pas réagi immédiatement à la résolution tchèque. Il a fermement condamné les 26 autres nations qui ont également reconnu officiellement que le massacre des 1,5 million d’Arméniens de 1915 constituait un génocide.

posté le 27 avril 2017 par Claire/armenews