Nouvelles d'Arménie
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Energie


ARMENIE
Le réseau national de distribution d’eau veut augmenter ses prix de 8 %

Le réseau national de distribution d’eau en Arménie a refusé hier de s’expliquer concernant l’augmentation de près de 8% du prix de l’eau potable qu’elle demande.

L’entreprise Veolia Jur a officiellement demandé à la Commission de réglementation des services publics (PSRC) le 7 août d’augmenter le tarif de l’eau pour qu’elle passe de 180 drams à 194,3 drams (40 centimes US) par mètre cube pour la grande majorité des consommateurs. La commission a 80 jours pour examiner la requête et se prononcer.

La commission avait déjà refusé une hausse de près de 6% du prix de l’eau en décembre dernier. Le président du PSRC, Robert Nazarian, avait alors déclaré aux représentants de Veolia Jur qu’il fallait trouver un moyen « qui empêchera de nouvelles augmentations tarifaires ». Il a précisé que la filiale arménienne du groupe français Veolia devrait réprimer notamment les « consommateurs illégaux d’eau ».

Veolia Jur n’a toujours pas fait connaître ses justifications pour demander une autre hausse des prix à l’organisme de réglementation. Un porte-parole de l’entreprise a expliqué qu’il ne commentera pas cette requête pour le moment.

Selon Artak Manukian, un économiste indépendant, l’opérateur a justifié sa demande au PSRC par la baisse de la consommation d’eau et l’augmentation des dépenses pour l’alimentation électrique des pompes à eau. Manukian a cependant assuré que ces explications étaient peu convaincantes.

Il a cité les données du gouvernement montrant que la consommation d’eau en Arménie a en fait augmenté de 1,2 % au premier semestre de cette année. Manukian a également soutenu que le PSRC a réduit les prix intérieurs de l’électricité d’au moins 2,6 % en décembre dernier.

Les installations de traitement de l’eau potable et des eaux usées de l’Arménie sont assurées par Veolia conformément à un contrat de gestion de 15 ans signé avec le gouvernement arménien en novembre 2016.

Le géant français a géré le réseau d’eau et d’assainissement d’Erevan lors de ces 10 dernières années. Il a considérablement amélioré l’approvisionnement en eau de la capitale arménienne pendant cette période, notamment en raison des investissements réalisés sur le réseau vieillissant.

Dans une déclaration de novembre 2016, Veolia annonçait qu’elle attirerait 200 millions de dollars de fonds de la Banque européenne au cours des quatre prochaines années pour financer des améliorations d’infrastructure en Arménie. “D’ici 2030, toute la population du pays sera ainsi approvisionnée en eau potable grâce à Veolia“, assurait le communiqué.

posté le 17 août 2017 par Claire/armenews


ECONOMIE
Des investisseurs européens renouvellent leur intérêt pour l’usine Nairit

Des représentants d’une société d’investissement basée en Slovaquie ont annoncé hier qu’ils ont tenu de nouvelles négociations avec le gouvernement arménien sur leurs propositions visant à relancer la plus grande usine chimique d’Arménie, déclarée en faillite l’année dernière.

Ils ont révélé que la compagnie du Centre de financement du business européano-asiatique est toujours prête à investir 100 millions de dollars dans l’usine de Nairit, située dans la banlieue sud d’Erevan.

Le fabriquant du caoutchouc synthétique employait plusieurs milliers de personnes à l’époque soviétique. Depuis le début des années 1990, il lutte pour rester à flot, en changeant à plusieurs reprises de propriétaires et d’investisseurs étrangers, dans des montages supervisées par les gouvernements arméniens successifs.

Nairit n’a qu’une vingtaine d’employés puisque le gouvernement, qui contrôle maintenant l’usine endémique, a licencié 1 700 de ses travailleurs en janvier 2016. En novembre, un tribunal d’Erevan a déclaré la faillite de l’entreprise en raison de son défaut de pouvoir payer des factures d’électricité totalisant 2,6 millions de dollars.

La décision de la Cour est venue peu de temps après que les dirigeants du Centre de financement du business européano-asiatique dirigé par Ashot Grigorian, président arménien de l’entreprise, ont présenté au Premier ministre Karen Karapetian un plan visant à réactiver l’usine. Karapetian a effectivement rejeté ce plan, pensant qu’il n’était pas assez convainquant.

Lors d’une conférence de presse commune, Karen Israelian, ancien directeur exécutif de Nairit, et deux cadres supérieurs de la société enregistrée dans la capitale slovaque, Bratislava, ont révélé qu’ils étaient en pourparlers sur le sujet avec le vice-Premier ministre arménien Vache Gabrielian. Israelian semblait satisfait de ces négociations. “J’ai rapidement compris une chose : le gouvernement veut que Nairit fonctionne, mais n’a pas de solutions“, a-t-il commenté.

Israelian a également déclaré que les investisseurs européens pourraient relancer de grandes opérations de production à Nairit et créer au moins 1 500 emplois si le gouvernement lui accordait des allégements fiscaux.

Gary Neville, un autre représentant du Centre de financement du business européano-asiatique, a mis en garde sur le fait que la réactivation de Nairit serait un “processus long et difficile“. “Mais j’espère que nous signerons cette semaine un accord avec le gouvernement qui sera la première étape de ce long processus“, a t-il affirmé.

Jusqu’à présent, le gouvernement n’a fait aucune déclaration publique sur les négociations renouvelées avec les investisseurs intéressés par Nairit.

La Banque mondiale a plaidé contre les tentatives de relancer Nairit à la suite d’une vérification effectuée l’année dernière.

posté le 9 août 2017 par Claire/armenews


VILLAGE DU LORI
Un maire présente sa démission après des protestations contre l’extraction d’or

Le maire d’un village de la province du Lori, au nord de l’Arménie, a présenté sa démission hier après que le conseil local et les résidents ont rejeté les projets d’une société peu connue qui souhaite extraire de l’or près de chez eux.

Beaucoup d’habitants du village d’Ardvi pensent que les opérations minières à ciel ouvert causeraient des ravages sur l’écosystème local en contaminant les sources d’eau, les forêts et les pâturages. Des dizaines d’entre eux ont bloqué l’entrée d’Ardvi le 26 juillet pour perturber une discussion supposée publique sur le projet controversé, prescrit par la loi arménienne. La plupart des membres du conseil du village ont du faire face aux manifestants.

La société peu connue appelée Miram a jusqu’ici divulgué que quelques détails de ses projets de développement d’un dépôt d’or situé dans la région montagneuse. Elle a été enregistrée en Arménie il y a seulement trois mois.

Vahram Baghdasarian, leader parlementaire du parti républicain, était, au moins jusqu’au mois dernier, un des actionnaires de Miram. Cela a alimenté la spéculation médiatique selon laquelle Baghdasarian est impliqué dans le projet controversé. L’homme politique influent, originaire du Lori, n’a pas encore commenté la question.

Les membres du conseil d’Ardvi ont déclaré hier que le maire du village, Samvel Kirakosian, a présenté sa démission le jour même où le conseil a l’idée de permettre à Miriam de mener une enquête géologique sur 150 hectares de terres communautaires. Cependant, les membres du Conseil n’auraient pas accepté cette démission.

“Il était probablement bouleversé par quelque chose“, a assuré Suren Veranian, l’un des membres du conseil. “Nous lui avons expliqué que nous n’acceptons pas sa démission et il est d’accord avec nous, il va retirer sa démission“.

Un autre membre du conseil, Vaghinak Varosian, a affirmé que le chef du village était « très offensé » par les accusations de certains locaux qui s’indignent que le maire soit prêt à « vendre et à ruiner le village ». Lui a décrit Kirakosian comme un homme qui, pourtant, « se soucie vraiment du village ».

Kirakosian, qui est à la tête d’Ardvi depuis sept ans, a refusé de commenter l’affaire aux journalistes. Son bureau était fermé hier.

Les villageois ont insisté, entre-temps, sur le fait qu’ils continueront à s’opposer fermement à toute extraction d’or dans ou autour d’Ardvi.

posté le 9 août 2017 par Claire/armenews

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ENERGIE
La Russie suspend ses approvisionnements en gaz vers l’Arménie

Les approvisionnements en gaz naturel russe vers l’Arménie seront suspendus à partir d’aujourd’hui en raison de la réparation d’un pipeline en Russie, a annoncé hier le réseau national de distribution de gaz arménien.

Gazprom-Arménie a expliqué qu’ils reprendraient 30 jours plus tard, après l’achèvement des « travaux de construction » dans une section du Caucase du Nord du pipeline transportant du gaz russe en Arménie via la Géorgie. Les approvisionnements en gaz pour les consommateurs individuels et corporatifs continueront “sans limites“ entre-temps, a-t-il précisé dans un court communiqué.

La société détenue par le géant russe de l’énergie Gazprom devrait probablement exploiter ses installations de stockage de gaz souterrain massives au nord d’Erevan pendant cette période. Il pourrait également utiliser des volumes supplémentaires de gaz naturel que l’Arménie importe de l’Iran voisin.

L’Arménie a déjà demandé à l’Iran de lui fournir beaucoup plus de gaz naturel lors d’une suspension semblable d’un mois des importations de gaz en provenance de Russie l’été dernier. Une section géorgienne du pipeline a subi d’importantes réparations à l’époque.

L’Arménie a importé jusqu’à 500 millions de mètres cubes de gaz iranien chaque année depuis la construction en 2008 d’un gazoduc qui le relie à la République islamique. En comparaison, les approvisionnements russes en gaz au pays du Caucase du Sud totalisent environ 2 milliards de mètres cubes.

Grâce à l’Arménie, l’Iran doit au moins tripler les approvisionnements en gaz après la construction d’une troisième ligne de transmission de puissance reliant les deux états. Les travaux sur la ligne de 120 millions de dollars devraient être achevés en 2019.

Le gaz naturel génère plus d’un tiers de l’électricité de l’Arménie. Il est également utilisé, sous forme liquéfiée ou sous pression, par la plupart des propriétaires de voitures dans le pays.

posté le 3 août 2017 par Claire/armenews

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ECONOMIE
Les exportations arméniennes en constante hausse

Les exportations de l’Arménie ont continué de croître rapidement au premier semestre de cette année, grâce aux prix internationaux plus élevés du cuivre.

Selon le Service national des statistiques (SNS), elles ont augmenté de 21 %, atteignant 994 millions de dollars.

Le cuivre, le molybdène et d’autres métaux de base et leurs concentrés de minerai sont restés la catégorie d’exportation numéro un du pays avec une part de 43 % dans le total. Les recettes d’exportation du premier semestre ont grimpé de 30% par rapport à la forte hausse des prix du cuivre de l’automne dernier.

Cela semble expliquer pourquoi les exportations arméniennes vers l’Union européenne, l’acheteur principal de la production minière arménienne, ont augmenté tout aussi rapidement et ont totalisé près de 302 millions de dollars entre janvier et juin 2017.

En comparaison, l’Arménie a exporté près de 220 millions de dollars de marchandises - principalement des produits alimentaires préparés, des boissons alcoolisées et des fruits et légumes frais - en Russie, d’après les données du SNS. Ces exportations ont augmenté de 27% au cours de la même période.

L’agence gouvernementale a également enregistré une hausse de près de 26% des importations de l’Arménie au premier semestre, qui dépassaient 1,8 milliard de dollars. La demande de consommation intérieure demeurant lente cette année, cette croissance peut résulter, en partie, d’une répression gouvernementale de la corruption généralisée au sein du service national des douanes.

Plus tôt cette année, le gouvernement du Premier ministre Karen Karapetian s’est engagé à assurer une augmentation constante des exportations qui éliminerait l’énorme déficit commercial de l’Arménie au cours des cinq prochaines années. Les hauts fonctionnaires du ministère du Développement économique prévoient que les exportations s’approcheront de la barre symbolique des 2 milliards de dollars cette année et augmenteront d’environ 450 millions de dollars en 2018. Ils ont déclaré que la Russie et d’autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie absorberaient la plupart des exportations supplémentaires prévues.

Dans son programme de politique approuvé par le parlement arménien en juin, le gouvernement s’est engagé à atteindre un taux de croissance économique annuel d’environ 5 pour cent en 2017-2022. Le programme décrit les exportations en hausse comme « moteur clé » de cette croissance, en disant que le gouvernement s’efforcera de faciliter l’accès des fabricants arméniens à la Russie, à l’UE et à d’autres marchés étrangers.

posté le 2 août 2017 par Claire/armenews


ARMÉNIE
Electricité : feu vert du gouvernement pour un emprunt majeur

Le gouvernement de l’Arménie a autorisé jeudi le réseau national de distribution d’électricité à emprunter 160 millions de dollars aux banques étrangères pour réduire ses pertes et moderniser ses installations vieillissantes.

Le propriétaire privé de la société Electric Networks of Armenia (ENA) avait besoin de l’autorisation du gouvernement pour offrir 70 % de son stock en garantie de deux prêts égaux consentis par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque asiatique de développement (ABA).

Le cabinet du Premier ministre Karen Karapetian a autorisé la transaction à la condition qu’un éventuel défaut de remboursement de l’ENA ne l’oblige pas à vendre ses actions à d’autres investisseurs sans le consentement des autorités arméniennes.

L’ABA basée à Manille a annoncé le versement de son crédit de 80 millions de dollars à l’ENA au début de ce mois. Il a déclaré que l’argent aiderait la société à réduire les pertes liées à la distribution d’électricité d’environ 10% en 2016 à environ 8% d’ici à 2021. Cela sera réalisé en « réhabilitant, renforçant et augmentant le réseau de distribution, en reliant les nouveaux clients et en introduisant des normes internationales de gestion et de système de contrôle automatisé », a déclaré l’ABA dans un communiqué.

L’ENA a subi des pertes croissantes depuis 2010, malgré les augmentations répétées des prix de l’électricité approuvées par les régulateurs de l’Etat arménien. La société avait des dettes impayées de 220 millions de dollars auprès des centrales électriques et des banques commerciales arméniennes lorsqu’elle a été acquise par le groupe Tashir du milliardaire russo-arménien Samvel Karapetian d’Inter RAO, un géant russe de l’énergie russe, en octobre 2015. Karapetian s’était engagé à rendre la consommation électrique « bien meilleure sous notre gestion“.

La plus récente hausse des prix de l’électricité annoncée par la Commission de réglementation des services publics de l’Arménie (PSRC) en juin 2015 avait déclenché des manifestations de deux semaines à Erevan. Tout en défendant l’augmentation tarifaire, les responsables gouvernementaux ont reconnu que les réseaux électriques ont été mal gérés par les Russes.

Artak Manukian, un économiste basé à Erevan, s’est montré sceptique quant à la justification des nouveaux emprunts recherchés par l’ENA. Il a déclaré que les prêts pouvaient être mal utilisés parce que la société était notoirement connue pour son manque de transparence.

“Mais formellement, nous n’avons aucun moyen de le prouver et nous devons accepter pour l’instant les explications présentées par l’entreprise“, a déclaré Manukian au service arménien de RFE / RL

posté le 28 juillet 2017 par Ara/armenews

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POLITIQUE
Le gouvernement tient à libéraliser le secteur énergétique arménien

Le gouvernement envisage de libéraliser le secteur énergétique arménien dans l’espoir d’attirer d’importants investissements des États-Unis et d’autres entreprises étrangères, a déclaré mercredi un haut responsable d’Erevan.

« Le gouvernement a lancé un processus de libéralisation du marché de l’énergie », a déclaré le Ministre des Infrastructures Énergétiques, Hayk Harutiunian. « Nous avons déjà présenté un plan d’actions qui garantira le passage du secteur énergétique à un nouveau modèle libéral d’ici 2021 ».

L’ambassadeur des États-Unis en Arménie, Richard Mills, a déclaré le mois dernier que les entreprises énergétiques américaines pourraient investir jusqu’à 8 milliards de dollars dans le secteur s’il était ouvert à la concurrence et si les autorités d’Erevan éliminent tous les obstacles aux exportations d’électricité vers la Géorgie et l’Iran.

Harutiunian a rejeté les suggestions selon lesquelles Mills a plaidé en faveur de la réduction de la dépendance de l’Arménie vis-à-vis de l’énergie russe. « Je crois que l’ambassadeur faisait référence au processus de libéralisation du marché de l’énergie que nous avons lancé. Le marché de l’énergie est entièrement réglementé et il n’y a pas de concurrence libre à ce jour ».

« Le chiffre de 8 milliards de dollars était une estimation faite par notre ministère principalement sur le potentiel commercial de l’énergie solaire », a déclaré le responsable. « Ce potentiel peut certainement être atteint. Mais il sera réalisé de manière progressive et cela dépendra grandement des prix internationaux ».

« Il y a des rencontres régulières entre l’ambassadeur américain et les entreprises américaines pour trouver les moyens de développer les activités des entreprises américaines dans le secteur énergétique arménien », a-t-il ajouté.

Harutiunian a précisé qu’une entreprise américaine, ContourGlobal, a déjà privatisé le plus grand complexe hydroélectrique d’Arménie il y a deux ans lors d’un accord de 250 millions de dollars, fortement soutenu par le gouvernement américain. Il a ajouté qu’une entreprise italienne a commencé à construire une centrale thermique à Erevan en mars.

Le gaz naturel et le combustible nucléaire russe génèrent au moins 60% de l’électricité en Arménie. En outre, le monopole russe Gazprom est propriétaire du réseau de distribution de gaz du pays.

L’Union Européenne soutient également une plus grande utilisation des énergies renouvelables en Arménie. Dans le cadre de cet effort, une délégation de l’UE à Erevan a installé deux arrêts de bus solaires à Erevan ce mois-ci. Le chef de la délégation, Piotr Switalski, a déclaré que l’UE « contribue ainsi à l’indépendance énergétique de l’Arménie ».

Harutiunian a insisté sur le fait que Switalski ne cherchait pas à transmettre des messages géopolitiques au gouvernement arménien. « Le développement des énergies renouvelables ne doit pas être envisagé uniquement par le prisme de la sécurité énergétique », a-t-il déclaré. « Il devrait également être envisagé en termes de réduction des prix et de mesures prises contre le changement climatique. Je ne pense donc pas qu’il soit approprié de politiser ces déclarations ».

Harutiunian a ajouté que plus de 100 petites centrales solaires opèrent déjà en Arménie.

posté le 27 juillet 2017 par Claire/armenews

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ÉCONOMIE
Financement de projets par des investisseurs russes-arméniens

Un membre du gouvernement a annoncé mardi que le fond d’investissement mis en place par une trentaine de riches entrepreneurs russes d’origine arménienne, commencera à financer des projets arméniens dès cet automne.

Le fond, appelé Club Arménien d’Investisseurs (CAI) a été officiellement créé en mars lors d’une cérémonie à Erevan, en présence du Premier Ministre Karen Karapetian. Ce dernier affiche des liens chaleureux avec les principaux fondateurs du Club, notamment le milliardaire arménien Samvel Karapetian (aucun lien de parenté).

Le gouvernement arménien a signé une note d’accord avec le CAI en avril. Le ministre du Développement Économique, Suren Karayan, avait déclaré à l’époque que les investissements du fond dans l’économie arménienne devraient atteindre environ 300 millions de dollars cette année.

Selon l’un des députés de Karayan, Hovannes Azizian, le CAI va probablement lancer ses premiers projets d’investissement en octobre ou novembre. « Les projets à mettre en œuvre par le Club viseront principalement les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. « Des discussions sont en cours sur la possibilité de l’implication du Club dans certains secteurs industriels ».

Azizian a déclaré que les investisseurs russes-arméniens s’intéressaient particulièrement à l’énergie hydroélectrique et à l’énergie solaire. Le gouvernement, a-t-il précisé, s’attend à ce qu’ils financent, entre autres, la construction de centrales hydroélectriques de taille moyenne.

L’une de ces centrales serait construite dans la province natale de Samvel Karapetian. Le Ministère de l’Énergie estime que les travaux d’installation coûteront environ 150 millions de dollars.

Azizian n’a pas communiqué le montant du financement prévu par le CAI pour ces premiers projets. « Lorsque les projets seront finalisés, nous donnerons des informations sur les investissements », a-t-il déclaré.

L’investissement étranger direct dans l’économie arménienne a sensiblement diminué ces dernières années. Les données gouvernementales montrent qu’il s’élevait modestement à 130 millions de dollars en 2016.

Le Premier Ministre Karapetian a promis à plusieurs reprises d’attirer plus de 3 milliards de dollars d’investissements dans les prochaines années. L’ancien dirigeant d’entreprise, qui a vécu et travaillé en Russie de 2011 à 2016, a déclaré qu’environ 830 millions de dollars seront investis en 2017.

Les hommes d’affaires russe-arméniens ont exprimé leur ferme soutien à l’ambitieux programme de réforme du premier ministre lorsqu’il a effectué une visite officielle à Moscou en janvier. Samvel Karapetian a réaffirmé ce soutien lors du lancement officiel du CAI en mars.

En plus de ses intérêts commerciaux étendus en Russie, le magnat possède l’opérateur électrique arménien, la plus grande centrale thermique ainsi qu’un centre commercial à Erevan. Son groupe Tashir devrait ouvrir un autre centre commercial dans la capitale en septembre.

Selon les estimations du magazine « Forbes », la fortune personnelle de Samvel Karapetian s’élève actuellement 3,5 billions de dollars, ce qui signifie qu’il est probablement la personne d’origine arménienne la plus riche au monde.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews

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ÉNERGIE
L’Union Européenne promeut l’électricité solaire en Arménie

L’Union Européenne a installé les premiers arrêts de bus à énergie solaire d’Erevan pour favoriser l’utilisation accrue des énergies renouvelables en Arménie.

Le chef de la délégation de l’Union Européenne en Arménie, Piotr Switalski, a réaffirmé l’engagement de l’Europe à l’égard de la sécurité énergétique du pays alors qu’il a inauguré et testé l’une des deux installations situées dans le centre-ville. « Le message est très clair : l’Union Européenne promeut une énergie moins chère et plus propre et contribue à l’indépendance énergétique de l’Arménie », a déclaré Switalski aux journalistes.

Les arrêts de bus permettront aux résidents et aux visiteurs d’Erevan de charger leurs téléphones mobiles et autres gadgets numériques avec de l’énergie solaire gratuite. Chaque installation peut charger jusqu’à 24 téléphones par jour.

Les arrêts de bus ont été inaugurés à la fin des Journées de l’Énergie de l’Union Européenne de la capitale arménienne, organisée par la délégation pour présenter les réformes financées par l’Europe dans le secteur énergétique arménien. Selon Switalski, l’Union Européenne a déjà alloué plus de 30 millions d’euros (33 millions de dollars) à cette fin.

La majeure partie de cette aide est consacrée à la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui reliera l’Arménie à la Géorgie. L’Union Européenne finance également des projets d’énergie renouvelable dans les villes arméniennes de Spitak et Vayk.

L’énergie solaire et éolienne ne constituent actuellement qu’une petite part de l’électricité produite en Arménie. Le gouvernement arménien a déclaré que le développement de ces sources d’énergie renouvelables est une priorité.

La semaine dernière, le premier ministre Karen Karapetian, a assisté à l’ouverture officielle de la première usine arménienne de fabrication de panneaux solaires. Une entreprise privée affirme avoir investi 2 millions de dollars dans l’usine qui emploie actuellement environ 50 personnes. Plus tôt cette année, le gouvernement a exempté le matériel et les matières premières importés par la société des droits de douane.

La majeure partie de l’électricité arménienne est générée par le gaz naturel et le combustible nucléaire importés de Russie. En outre, Gazprom possède le réseau de distribution de gaz du pays ainsi que l’une de ses plus grandes centrales thermiques.

Interrogé pour savoir si l’aide de l’Union Européenne vise à atténuer la dépendance de l’Arménie à l’égard de l’énergie russe, Switalski a déclaré : « Nous ne pensons pas en termes politiques ou géopolitiques en tant que tels. Nous pensons aux Arméniens ordinaires afin qu’ils aient une énergie moins chère et plus propre ».

« Nous croyons que l’efficacité énergétique et les nouvelles technologies améliorent simplement la qualité de vie des Arméniens ordinaires », a ajouté le diplomate.

Richard Mills, ambassadeur des États-Unis à Erevan, a déclaré le mois dernier que l’Arménie peut attirer des milliards de dollars d’investissements d’entreprises américaines si elle libéralise son secteur énergétique. Selon ses propos, les investissements américains pourraient également être dirigés vers les énergies renouvelables.

Une entreprise américaine, ContourGlobal, a fait l’acquisition du plus grand complexe hydroélectrique du pays il y a plus d’un an pour 250 millions de dollars .

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews

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