Nouvelles d'Arménie
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Médias


PRESSE
Les médias préoccupés par la transparence du gouvernement

Les associations de médias arméniens ont exprimé leur inquiétude vendredi à propos des projets du gouvernement visant à réduire la transparence des réunions hebdomadaires du cabinet à Erevan après que l’Arménie ne devienne une République parlementaire en avril.

En vertu d’un nouveau projet de loi sur la structure et les pouvoirs du gouvernement arménien approuvé jeudi par les ministres, les journalistes ne pourront plus regarder ces réunions en direct. Le Premier ministre pourrait seulement faire “une partie d’une réunion“ ouverte à la presse, dit-on. Le projet de loi empêche également les membres du gouvernement de publier les détails de toute question discutée par le gouvernement sans la permission du Premier ministre.

Le président du Club de la presse d’Erevan, Boris Navasardian, a qualifié le projet de loi d ’« étape supplémentaire » vers la dissimulation de plus d’informations sur les activités du gouvernement par les médias. « Je n’exclus pas que cela soit lié à la transformation du système gouvernemental car évidemment, lorsque les pouvoirs du Premier ministre augmenteront et égaleront l’autorité du président actuel, des questions plus sérieuses seront discutées et résolues lors des réunions du gouvernement. À cet égard, ils trouvent la présence de journalistes inutile. », a déclaré Navasardian, ajoutant : « Je ne dirais pas que c’est un développement extraordinaire, juste une continuation d’une tendance générale : l’inertie. »

« Pour l’essentiel, peu de choses vont changer », a déclaré pour sa part Satik Seyranian, reponsable du syndicat des journalistes arméniens qui est aussi rédactrice en chef du journal “168 Zham“, a fait valoir que de nombreuses réunions du cabinet vues en direct par les journalistes ont souvent été de simples « formalités » qui ont entériné les décisions gouvernementales prises avant eux. « Je suis plus préoccupée par le fait que les membres du gouvernement ne seront pas autorisés à divulguer des informations sans la permission du Premier ministre », a-t-elle déclaré au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am). « Cela signifie qu’il y aura de la censure au sein du gouvernement et que le travail des journalistes deviendra plus difficile », a-t-elle ajouté.

Le ministre de la Justice, Davit Harutiunian, a défendu les restrictions prévues jeudi. Il a déclaré qu’il ne connaissait aucun autre pays où les réunions du cabinet étaient ouvertes aux médias. « Cette ouverture a découragé les ministres arméniens d’exprimer des opinions critiques sur les décisions ou les politiques proposées par leurs collègues », a affirmé le ministre de la Justice.

posté le 5 février 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



CINEMA
« Pentagon Papers » de Steven Spielberg : Une ode aux journalistes, dont Ben Bagdikian

“Le New York Times a découvert les “Pentagon Papers“, le Washington Post en a eu une copie par son journaliste Ben Bagdikian“ : c’est ainsi que Steven Spielberg parle de son nouveau film, Pentagon Papers, en salles en France depuis mercredi dernier à nos confrères de RTBF.

Un film plus que jamais d’actualité, qui permet de rappeler que si “l’info est le premier brouillon de l’Histoire“, “la presse est au service des gouvernés, et non des gouvernants“. Et où rien n’aurait été possible sans la détermination et le travail du journaliste d’investigation Ben Bagdikian, né en 1920 et mort à l’âge de 96 ans aux Etats-Unis.

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Bob Odenkirk (alias Ben Bagdikian), aux côtés de Tom Hanks.

Pentagon Papers nous replonge en 1971, un an avant le scandale du WaterGate : le New York Times publie un dossier militaire top secret qui révèle combien les gouvernements américains successifs ont menti au peuple sur la réalité des pertes pendant la guerre du Vietnam. Le président Nixon intente une action en justice pour interrompre la parution du journal. De son côté, le concurrent sur le déclin The Washington Post se procure les mêmes documents grâce à Ben Bagdikian (Bob Odenkirk), et le rédacteur en chef Ben Bradlee (Tom Hanks) entend bien les publier dans les plus brefs délais. Ce faisant, il place la patronne du journal, Kay Graham (Meryl Streep), dans une situation plus que délicate : proche de plusieurs politiciens en place, mise sous pression par les nouveaux partenaires financiers du journal, elle doit prendre LA bonne décision pour la survie de son journal...

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Le journaliste Ben Bagdikian.

Avec son talent habituel, le cinéaste plonge dans l’atmosphère survoltée d’une salle de rédaction des années 70 mais aussi dans celle de l’imprimerie, avec ses étonnantes techniques. Le courage de ces journalistes et de cette femme est exemplaire. Ben Bagdikian, prix Pulitzer en 1953, a eu un grand rôle à jouer dans cette persuasion de la nécessité de publier ces documents, malgré les pressions politiques.

Cet hommage à la liberté de la presse est réconfortant, à notre époque où le président américain est en guerre ouverte avec les médias...

posté le 30 janvier 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti



Médias
RT France - Elysée : de l’eau dans le gaz

Ce jour, un journaliste de la chaîne russe RT France, a été interdit d’Elysée, malgré la présentation de sa carte de presse dûment délivrée par la Commission de la Carte de presse des journalistes.

Le journaliste Kevin Berg explique que « La personne en charge de la presse, à qui j’ai donné ma carte de presse, m’a demandé pour quel média je travaillais », témoigne le reporter. « RT », répond Kevin Berg qui présente précisément la carte attestant de sa profession. « Ah non ! Vous n’êtes pas journaliste, on ne fait entrer que les journalistes », a alors répondu la préposée.

Margarita Simonian, rédactrice en chef monde de RT a déclaré à la suite de cet incident : « En l’espace d’une semaine nos journalistes se sont vus refuser l’accréditation par l’Elysée deux fois. Le président Macron, qui protège la baguette au lieu de la liberté de parole, ferait mieux de relire attentivement la Constitution de la France », a-t-elle jugé.

Le 29 mai 2017, alors qu’il recevait Vladimir Poutine à Versailles, Emmanuel Macron avait qualifié RT et Sputnik d’« organes d’influence et de propagande ». « J’ai toujours eu une relation exemplaire avec les journalistes étrangers, encore faut-il qu’ils soient journalistes », avait-il lancé aux côtés du président russe.

Cet incident intervient depuis le départ de l’Elysée de la patronne de la communication Evelyne Richard, en place depuis 48 ans.

posté le 15 janvier 2018 par Jean Eckian/armenews


Turquie-France
Sondage RMC : 75% des auditeurs contre la venue d’Erdogan en France
Ce matin, sur RMC, Jean-Jacques Bourdin recevait Nicolas Krameyer, porte-parole d’Amnesty international France. Au cours de l’émission, à la question “Faut-il recevoir le président Erdogan en France ?“, 75% des auditeurs de RMC ayant participé au sondage ont répondu “NON“.
posté le 5 janvier 2018 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Derniere minute  France  Médias  Turquie 


Médias
Tentatives américaines d’encercler la Turquie en augmentant le nombre de troupes dans la région

Un nouvel organe de presse, baptisé Red’Action, exclusivement dédié à la Turquie, a vu le jour sur le web le 16 décembre dernier en langue française. Parmi les premiers articles publiés, la rédaction a mis l’accent sur un papier traduit du quotidien Yeni Şafak, selon lequel les Etats Unis tenteraient d’encercler la Turquie militairement.

« Après que les États-Unis ont publié il y a quelques jours leur rapport annuel sur la Stratégie de sécurité nationale (SNS) qui désignait la Chine et la Russie comme concurrents, la Turquie a été exclue du document sans être citée ni comme « adversaire » ni comme « alliée ».

Le document de 68 pages, qui a été publié par l’administration Trump, classe l’Arabie Saoudite et l’Egypte parmi les pays « amis ».

L’absence de toute mention de la Turquie dans le document américain est la dernière d’une série d’évolutions qui soulignent la détérioration des relations entre les deux alliés de l’OTAN, Washington continuant à coopérer ouvertement avec la branche syrienne du groupe terroriste PKK, le PYD, malgré les objections répétées d’Ankara. »

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posté le 26 décembre 2017 par Jean Eckian/armenews


EREVAN
Le diplomate russe minimise les propos anti-arméniens diffusés à la télévision

L’ambassadeur de Russie en Arménie a minimisé hier les critiques acerbes concernant la recherche par l’Arménie de liens plus étroits avec l’Union européenne qui ont été exprimées lors de talk-shows organisés par la télévision publique russe.

Au moins deux chaînes de télévision de ce type ont récemment diffusé des programmes critiquant l’Accord de partenariat élargi et renforcé signé le 24 novembre. Les analystes et les commentateurs invités dans leurs studios ont estimé que l’accord minait les relations étroites entre l’Arménie et la Russie. Certains d’entre eux sont allés jusqu’à comparer l’Arménie à une femme trompant son mari.

Ces commentaires ont suscité de vives réfutations de la part de hauts responsables du parti républicain (HHK). Ils ont également soulevé des questions concernant la réaction du gouvernement russe à cet accord historique entre l’Arménie et l’UE, qui s’est pourtant plutôt montré positif publiquement.

Ivan Volynkin, l’ambassadeur russe à Erevan, a souligné que ce ne sont pas les radiodiffuseurs russes qui ont attaqué l’accord UE-Arménie. “Il a été critiqué par certaines personnes qui n’ont rien à voir avec l’Arménie et les relations russo-arméniennes“, a-t-il déclaré lors d’une visite à Gumri.

“Ces personnes sont des spécialistes, des experts, des analystes politiques, mais ils ne traitent pas des relations russo-arméniennes“, a expliqué Volynkin aux journalistes. “Par exemple, personnellement, je ne commenterais pas le travail d’un plombier ou d’un tourneur, car je ne sais rien et je n’en comprends rien.“

“Donc ce qu’ils ont commenté n’est pas leur domaine d’expertise et leurs commentaires ne devraient pas être pris au sérieux“, a ajouté le diplomate.

Volynkin a déclaré avant la signature de la CEPA que ses dispositions ne vont pas à l’encontre de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (EEU) dirigée par la Russie. “L’Arménie est un pays souverain et a le droit de conclure des accords ou des blocs qui ne contredisent pas ses obligations antérieures“, a-t-il déclaré à l’agence de presse Arminfo.

Les dirigeants arméniens ont déclaré à plusieurs reprises que l’alliance avec la Russie reste la pierre angulaire de la politique étrangère et de sécurité arménienne malgré leurs efforts pour resserrer les liens avec l’UE. “Nous n’avons pas pour but de construire et de renforcer ces relations avec l’UE au détriment de notre coopération avec tout autre pays ou structure“, a commenté le président du Parlement, Ara Babloyan, le 1er décembre.

Le président Serge Sarkisian s’est rendu à Moscou et a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine un peu plus d’une semaine avant d’assister à la cérémonie de signature de l’accord à Bruxelles.

posté le 21 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Serge Sarkissian toujours aussi vague concernant son avenir politique

Le président Serge Sarkissian a de nouveau refusé de clarifier ce qu’il compte faire après son second et dernier mandat qui se termine en avril.

Dans une interview à la chaîne Armenia TV diffusée jeudi soir, Sarkissian a également salué l’action du Premier ministre Karen Karapetian et a déclaré que le désir de ce dernier de conserver son poste l’année prochaine est “très sain“ et “légitime“.

Sarkissian a déclaré que “le moment n’est pas encore venu“ pour lui d’annoncer s’il deviendra Premier ministre ou occupera un autre poste après sa présidence de dix ans. “Quand le moment sera venu, je me prononcerai publiquement“, continua-t-il. “Il y a différents facteurs en jeu, aussi bien personnel que politique. Je pense qu’au bout du compte, nous, le Parti républicain (HHK), avons le droit de décider, avec notre partenaire de coalition, qui peut faire un meilleur travail. “

Interrogé pour savoir s’il restera en politique, le président a rétorqué : “Nous verrons, nous verrons.“

Immédiatement après la fin de son second mandat, l’Arménie passera à un système de gouvernement parlementaire, ce qui signifie que la plupart des pouvoirs étendus dont jouit actuellement le chef de l’Etat seront donnés au Premier ministre. Karapetian a indiqué à plusieurs reprises son désir de rester en tant que Premier ministre après avril.

“Quant au désir de Karen Karapetian, c’est un désir très sain, légitime et logique“, a déclaré Sarkisian à cet égard. “Et d’une manière générale, je crois que Karen Karapetian, est très utile pour nous en tant que Premier ministre et en tant que personne. Je veux dire, pour moi, personnellement et pour le parti. “

Sarkissian a noté que le cabinet de Karapetian s’est engagé à faire en sorte que l’économie arménienne croisse d’environ 5% par an dans les années à venir. “Ce n’est pas un mauvais indicateur“, a-t-il expliqué, ajoutant que les résultats d’une telle croissance seraient “visibles et tangibles“.

Karapetian a promis d’améliorer la situation socioéconomique du pays par des réformes majeures et une lutte contre la corruption quand Sarkissian l’a nommé Premier ministre en septembre 2016.

posté le 18 décembre 2017 par Claire/armenews


ARTE
Documentaires sur l’Arménie : le dernier volet aujourd’hui à 16h30

Eddy Vicken, auteur et réalisateur de films documentaires, à tourné cet été trois films documentaires de 13’ consacrés à l’Arménie pour la chaîne Arte dans le cadre de l’émission Invitation au voyage diffusée tous les jours à 16h30.

Après un documentaire sur les vignes de Noé, puis un sur Etchmiadzine et la tradition religieuse du premier royaume converti au christianisme, le dernier volet sera consacré à Erevan, le renouveau d’une des plus vieilles villes du monde puisqu’elle fête l’an prochain son 2800e anniversaire.

A découvrir ce soir sur Arte à partir de 16h30.

Plus d’infos : https://sites.arte.tv/invitation-voyage/fr

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews
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ARMENIE
Le HHK s’insurge contre une chaîne de propagande russe qui le compare au nazisme

Le parti au pouvoir en Arménie a qualifié de “ridicule et ignorante“ la revendication d’une chaîne de télévision de propagande russe accusant les élites gouvernementales du Sud-Caucase de glorifier le nazisme.

Zvezda TV, connue pour être la branche propagandiste du ministère russe de la Défense, a diffusé la semaine dernière un programme dans lequel elle a notamment comparé le logo du Parti républicain d’Arménie (HHK) à l’emblème du Troisième Reich. La chaîne a également comparé le leader militaire et penseur russe Garegin Nzhdeh, dont l’idéologie est endossée par le HHK, à Stepan Bandera, leader nationaliste ukrainien de la Seconde Guerre mondiale, affirmant que « les élites dirigeantes de l’Arménie glorifient des collaborateurs nazis ».

Le programme, en particulier, a fait référence au fait qu’une statue en l’honneur de Nzhdeh a été récemment dévoilée dans le centre de la capitale arménienne.

“Garegin Nzhdeh est l’un des plus grands héros de la nation arménienne et ses monuments devraient être érigés non seulement à Erevan, mais aussi dans différentes parties de l’Arménie“, a rétorqué hier le porte-parole du HHK Eduard Sharmazanov, également vice-président du Parlement arménien.

“L’Arménie est un pays souverain et décide lui-même des monuments à ériger“, a ajouté Sharmazanov.

Sharmazanov a qualifié les comparaisons entre le logo du HHK et l’emblème nazi de “ridicule“, tout en minimisant le fait que Zvezda est une chaîne de télévision patronnée par le ministère russe de la Défense.

L’Arménie a déjà entendu des commentaires négatifs concernant Nzhdeh de voix officielles de Moscou peu de temps après l’inauguration d’un monument à Nzhdeh à Erevan en mai 2016 lors d’une cérémonie à laquelle assistaient le président Serge Sarkissian et d’autres hauts fonctionnaires affiliés au parti au pouvoir.

“Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi cette statue a été érigée“, a déclaré M. Zakharova, soulignant que le gouvernement russe est fermement opposé à “toute revivification, glorification ou autres manifestations du nazisme, du néo-nazisme et de l’extrémisme“.

posté le 22 novembre 2017 par Claire/armenews

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