Nouvelles d'Arménie
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Corruption


POLICE
L’ancien parti au pouvoir inquiété par des enquêtes de corruption

Le Parti Républicain (HHK) de l’ancien Président Serge Sarkissian a exprimé vendredi son inquiétude à propos d’une enquête sur la corruption d’un fonds municipal supervisé par le maire de Erevan, Taron Markarian.

Ashot Ghazarian, le directeur exécutif du Fonds d’Erevan, et Khachatur Kirakosian, chef adjoint du district de Davitashen, ont été arrêtés jeudi dans le cadre de l’enquête menée par le Service National de Sécurité (SNS).

Les arrestations ont eu lieu le lendemain de la perquisition effectuée par les agents de la SNS dans les locaux du fonds d’Erevan, situé dans le bâtiment principal de l’administration de la capitale. Un rapport du Service National de Sécurité a indiqué que deux individus ont été récemment forcés d’effectuer de gros paiements à l’organisation caritative en échange de permis de construire délivrés par le bureau du maire.

Le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov, a critiqué le raid du SNS dont ont été témoins des journalistes, affirmant qu’il avait été trop médiatisé. « L’ampleur des actions du SNS n’était pas proportionnée », a ajouté M. Sharmazanov.

« Il ne s’agit pas de dire que les documents ne doivent pas être confisqués ou que la municipalité ou tout autre organe ne doit pas faire l’objet d’une enquête ... Nous pensons simplement que cela aurait pu être fait un peu plus discrètement », a-t-il annoncé.

« Nous n’excluons pas les motifs politiques [derrière l’enquête] », a ajouté le vice-président du Parlement arménien.

Le maire d’Erevan, qui dirige le conseil d’administration du fonds, est un membre important du HHK. Il a subi de fortes pressions pour démissionner depuis les manifestations de masse qui ont forcé Sarkissian à démissionner fin avril.

Même avant le changement de gouvernement, les hauts responsables du parti Contrat Civil accusaient l’administration municipale d’extorquer des paiements illégaux à des entreprises et à des citoyens. Deux de ces politiciens, Arayik Harutiunian et Lena Nazarian, ont poursuivi le fonds en mars suite à son refus de divulguer l’identité de ses donateurs.

Harutiunian, qui a été nommé ministre de l’Education le mois dernier, a défendu l’enquête du SNS vendredi. « Je pense que les forces de l’ordre ont agi dans le cadre de leurs pouvoirs », a-t-il déclaré.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews


POLICE
Un ancien général arrêté lors de confrontations à Echmiadzin

Manvel Grigorian, un général de l’armée à la retraite mais toujours influent, et un parrain du crime ont été arrêtés samedi au milieu de manifestations rivales tenues par leurs partisans respectifs à Echmiadzin.

La ville est gouvernée par le fils de Grigorian Karen depuis près d’une décennie. Des centaines de résidents locaux ont manifesté contre le maire ces derniers jours, l’accusant de corruption, ainsi que de mauvaise gestion et exigent sa démission.

Les maniestants ont également appelé à la fin de ce qu’ils considèrent être une atmosphère de peur créée par Manvel Grigorian, qui « règne » depuis longtemps à Echmiadzin et dans les villages voisins. Ils ont utilisé des slogans et les tactiques du soulèvement qui a récemment renversé le gouvernement arménien.

Le Premier Ministre Nikol Pachinian, tête de file de ce mouvement, a dénoncé ces agissements vendredi. « Il est inacceptable que des criminels profanent les symboles de notre révolution d’amour et de solidarité et exploitent la révolution dans des guerres mafieuses“, a-t-il écrit sur le réseau social Facebook. « Nous ne le permettrons pas. »

Pachinian a clairement fait allusion aux rumeurs selon lesquelles l’homme derrière ces manifestations serait Artur Asatrian, considéré depuis longtemps comme un parrain du crime par les médias arméniens.

Dans une déclaration écrite, le SNS a annoncé qu’Asatrian est soupçonné d’avoir détenu illégalement des armes, ainsi que d’avoir kidnappé trois individus qui auraient comploté son assassinat il y a quelques années.

Le SNS a également fouillé la villa de Manvel Grigorian. Ils y ont trouvé et confisqué de grandes quantités d’armes et de munitions « illégalement acquises » avant de conduire le général en garde à vue.

Le Service National de Sécurité a immédiatement informé le Président du Parlement arménien - dont Grigorian est membre - de l’arrestation. Il n’a pas précisé si des poursuites pénales seraient engagées contre l’ex-général, affilié au Parti Républicain de l’ancien Président Serge Sarkissian (HHK).

En vertu de la loi arménienne, il ne peut être formellement inculpé et détenu pendant plus de trois jours sans le consentement du parlement.

Grigorian, 61 ans, est un éminent vétéran de la guerre de 1991-1994 au Haut-Karabagh qui a été Vice-Ministre de la Défense de 2000 à 2008. Il est également président de l’Union des Anciens Combattants de Yerkrapah, une organisation particulièrement influente dans les années 1990 et au début des années 2000.

Le groupe parlementaire du HHK, le plus important du Parlement arménien, s’est déclaré gravement préoccupé par l’arrestation de Grigorian, affirmant qu’elle violait une disposition constitutionnelle qui réglemente la détention des législateurs. Il a suggéré que « des motifs principalement politiques » ont été la motivation à l’origine de cette affaire criminelle de grande envergure.

Les raids et les arrestations du SNS sont survenus alors que les opposants de Karen Grigorian ont intensifié la pression sur le maire d’Echmiadzin, bloquant les rues principales de la ville dans la matinée. Le maire assiégé a organisé une contre-manifestation sur la place centrale de la ville plus tard dans la journée. La police anti-émeute y était déployée pour éviter d’éventuels affrontements entre les groupes de manifestants.

Karen Grigorian a rejeté les demandes de sa démission et a défendu ses antécédents face aux journalistes. Il a également offert d’engager un dialogue avec ses détracteurs.

posté le 18 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLICE
Perquisition pour corruption à la mairie d’Erevan

Mercredi, le Service National de Sécurité arménien (SNS) a perquisitionné certains bureaux de l’administration municipale d’Erevan, dans le cadre d’une enquête criminelle à l’encontre d’une organisation caritative dirigée par le maire de la ville, Taron Markarian.

Dans un communiqué, le SNS a annoncé que deux personnes ont déclaré avoir été contraintes par des fonctionnaires municipaux à effectuer des paiements importants au Fonds d’Erevan, en échange de la validation des permis de construire qu’ils avaient déposés. Le SNS a ajouté que ses enquêteurs ont déjà constaté qu’une partie de ces « grandes quantités » d’argent n’a jamais atteint l’organisme de bienfaisance et a été « détourné ».

Selon la déclaration, les officiers du SNS ont fait irruption dans les bureaux du Fonds d’Erevan - situés dans des locaux municipaux - dans le cadre des « mesures d’investigation à grande échelle » prises par la puissante agence de sécurité.

La déclaration n’a pas précisé si des fonctionnaires municipaux ont été interrogés. Elle informe seulement qu’une enquête est en cours en vertu d’articles du Code Pénal Arménien traitant d’abus de pouvoir et de fraude.

La perquisition effectuée au siège du Fonds d’Erevan a duré plusieurs heures. Lorsqu’ils ont quitté les lieux, des policiers en civil transportaient de nombreux sacs noir remplis de documents ainsi que d’objets plus lourds.

Le maire Markarian est le président du conseil d’administration du Fonds d’Erevan. Le fonds aurait recueilli environ 2 milliards de drams (4,1 millions de dollars) en 2017. Plus des trois quarts de cette somme auraient été apportés par des donateurs privés non divulgués.

En mars de cette année, deux hauts responsables de Contrat Civil, alors un parti d’opposition, ont accusé l’administration municipale d’extorquer des paiements illégaux au Fonds d’Erevan en échange de divers services fournis aux entreprises ou aux citoyens. Arayik Harutiunian et Lena Nazarian ont porté plainte contere le fonds après son refus de divulguer l’identité de ses donateurs.

Harutiunian, qui est maintenant de Ministre de l’Education dans le nouveau gouvernement de Nikol Pachinian, a déclaré la semaine dernière que le bureau du maire a décidé de liquider le fonds. « Il sera difficile de nettoyer les traces [de corruption] en fermant le fonds », a-t-il averti.

Nazarian, pour sa part, a exprimé l’espoir que l’enquête du SNS établira la vérité sur les activités du fonds opaque. « Je pense qu’il est très improbable que des pratiques de corruption et autres abus puissent avoir eu lieu à l’insu des dirigeants, y compris du président du conseil, Taron Markarian », a-t-elle déclaré mercredi.

Anahit Bakhshian, membre du conseil municipal d’Erevan, très critique envers le maire, a déclaré qu’elle avait entendu de nombreuses rumeurs selon lesquelles des personnes avaient été obligées de donner de l’argent au fonds. « Il a évidemment été un canal de vol », a-t-elle accusé.

Markarian a subi une pression croissante pour démissionner depuis les manifestations massives menées par Pachinian, qui ont forcé le président Serge Sarkissian à démissionner le 23 avril. Le maire de 40 ans est un membre important du Parti Républicain de Sarkissian. Il a cependant refusé de démissionner.

Le secrétaire de presse de Markarian, Artur Gevorgian, a déclaré que l’enquête du SNS n’est pas un motif suffisant pour justifier la démission du maire.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews


ARMENIE
Nikol Pachinian demande au SIS de poursuivre les fonctionnaires corrompus

Le Premier ministre Nikol Pachinian a demandé mardi à un organisme arménien chargé de l’application des lois de poursuivre vigoureusement les fonctionnaires corrompus, de lutter contre l’achat de voix et de résoudre les meurtres de huit manifestants de l’opposition commis en 2008.

Pachinian a donné les ordres en présentant le nouveau chef du Service d’investigation spécial (SIS), un organisme chargé de l’abus de pouvoir et de la fraude électorale commis par des hauts fonctionnaires.

L’ancien chef du SIS, Vahram Shahinian, a présenté sa démission la semaine dernière. Son successeur, Sasun Khachatrian, est un ancien procureur qui dirigeait un cabinet privé jusqu’à cette nomination.

“Aucun responsable corrompu en Arménie ne doit bien dormir la nuit“, a prévenu Pachinian face à Khachatrian et à d’autres hauts responsables du SIS. “C’est la chose la plus importante. Et tout citoyen arménien respectueux de la loi doit bien dormir la nuit et savoir qu’il existe un gouvernement, une autorité judiciaire et un système d’application de la loi qui assurent leur sécurité, leur liberté et leurs droits. “

Pachinian a à plusieurs reprises promis de “déraciner“ la corruption gouvernementale endémique depuis qu’un mouvement de protestation qu’il a mené a renversé le précédent gouvernement du pays dirigé par Serge Sarkissian. Le nouveau chef du Service national de sécurité (SNS) qu’il a nommé il y a un mois a rapidement lancé au moins deux enquêtes de grande envergure sur la corruption.

Le Premier ministre, âgé de 43 ans, a souligné « l’importance particulière » de la lutte contre les crimes liés aux élections et l’achat de voix en particulier. Il a noté que les individus qui financent ou distribuent des pots-de-vin « largement répandus » ont rarement été poursuivis. “J’espère que de tels crimes feront l’objet d’une enquête appropriée et qu’il y aura des résultats concrets“, a-t-il affirmé.

L’ancien Parti républicain (HHK), dont le leader est toujours Serge Sarkissian, a longtemps été accusé par ses opposants politiques, y compris l’alliance Yelk, de s’appuyer lourdement sur cette pratique illégale. Les critiques pensent que la victoire du HHK en avril 2017 résulte principalement de l’achat de votes. Sarkissian et d’autres dirigeants du parti nient cela.

Pachinian a en outre demandé au SIS d’identifier et de punir ceux qui étaient directement responsables de la mort de huit manifestants et de deux policiers lors des troubles post-électoraux de mars 2008 à Erevan.

“L’une des choses les plus importantes qui doivent être faites par le Service spécial d’enquête est de résoudre les crimes du 1er mars 2008“, a-t-il assuré. “Je tiens à préciser que lorsque nous disons qu’il n’y a pas de restrictions [sur la portée de l’enquête], nous le pensons vraiment.“

Dix personnes ont été tuées alors que les forces de sécurité tentaient de disperser les partisans du leader de l’opposition, Levon Ter-Petrosian, exigeant qu’il y a une nouvelle élection présidentielle après celle controversée de février 2008. Des dizaines d’alliés Ter-Petrosian, y compris Pachinian, ont été arrêtés et poursuivis. Les groupes de droits ont décrit cela comme des accusations motivées par des considérations politiques.

Le SIS a pendant des années affirmé continuer à enquêter sur cette effusion de sang.

posté le 13 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



AFFAIRES
Le Service national de sécurité continue sa lutte contre la corruption et la fraude fiscale

Dans le cadre de la répression de la corruption, le Service national de sécurité (SNS) a accusé mercredi une entreprise contrôlée par un riche homme d’affaires lié à l’ancien parti républicain (HHK) d’avoir magouillé pour ne pas payer des millions de dollars d’impôts.

Il a affirmé que le groupe Alex Holding de Samvel Aleksanian était de connivence avec l’ancienne direction du Comité du revenu d’Etat (SRC) pour mener une escroquerie fiscale au sein de la plus grande chaîne de supermarchés alimentaires du pays.

Le SNS a détaillé les accusations après avoir perquisitionné le siège de la chaîne Yerevan City. Il n’a rapporté aucune arrestation, disant seulement que les cadres supérieurs de l’entreprise ont été interrogés dans le cadre d’une enquête pour “évasion fiscale à grande échelle“.

Un communiqué de la SNS indique que l’entreprise a illégalement vendu des produits agricoles et de “nombreux“ autres articles dans les supermarchés de la ville d’Erevan à travers 461 petites entreprises principalement enregistrées au nom de ses employés et des membres de leur famille. Certains de ces travailleurs n’étaient même pas au courant de cela.

En vertu de la loi arménienne, les petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel atteint 115 millions de drams (237 000 dollars) sont exemptées des taxes sur les bénéfices et la valeur ajoutée (TVA) payées par les grandes entreprises. Ils sont seulement tenus de payer une « taxe sur le chiffre d’affaires » équivalant à 2% de leurs revenus. Le taux de TVA est fixé à 20%.

Selon la déclaration de la SNS, le plan de fraude a permis à Alex Holding d’éviter de payer 7,2 milliards de drams (15 millions de dollars) de TVA depuis fin 2016. Un audit fiscal déterminera “le montant exact des dommages infligés à l’Etat“, selon la puissante agence de sécurité.

Aleksanian, 49 ans, est l’un des hommes les plus riches d’Arménie. Il contrôle depuis longtemps les importations lucratives de sucre, d’huile de cuisson et d’autres produits alimentaires de base. Il a entretenu des liens étroits avec les anciens dirigeants du pays, notamment l’ancien président Serge Sarkissian. Le magnat est député au Parlement sous l’étiquette HHK de Sarkissian depuis 2003.

Le SNS a affirmé que la SRC, qui perçoit les taxes dans le pays, a également permis à 11 autres grands détaillants d’utiliser la même méthode d’évasion fiscale. Il leur a conseillé de « recalculer » volontairement leurs obligations fiscales avant d’être inspecté au cours des prochaines semaines.

Le précédent chef de la SRC, Vartan Harutiunian, et ses deux adjoints ont démissionné peu après l’élection de Nikol Pachinian au poste de Premier ministre le 8 mai. Ces trois personnalités ont été interrogés lors d’une enquête distincte du SNS lancée ce mois-ci.

Le SNS a arrêté la semaine dernière trois cadres supérieurs d’une société de courtage en douane accusés d’avoir omis de payer des millions de dollars d’impôts. Le directeur exécutif de l’entreprise est une figure proche de Harutiunian. L’ancien chef des impôts n’a pas été interrogé ni mis en accusation jusqu’à présent.

Artur Vanetsian, le nouveau directeur de la SNS nommé par Pashinian, a annoncé le 19 mai une vague de répression sans précédent de la corruption et de la fraude fiscale. Le SNS a déclaré mercredi qu’il était déterminé à poursuivre “la lutte constante contre la corruption et les crimes économiques“.

posté le 31 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



Erevan
La purge anticorruption a commencé en Arménie

17 jours après la prise fonction de Nikol Pachinian comme premier ministre d’Arménie, le Service de la Sécurité nationale a commencé ses investigations contre la corruption galopante en Arménie.

Le 25 mai, un personnage à la tête d’une société procédant au dédouanement de marchandises, est accusé d’avoir dissimulé 37 millions de dollars dans des comptes offshores.

500 000 dollars en liquide ont été saisi, comme on peut le voir dans le reportage de News.amTV.

D’autres individus d’importance sont sur le point d’être mis en état d’arrestation.

posté le 26 mai 2018 par Jean Eckian/armenews


ARMENIE
La lutte contre la corruption s’intensifie, selon le nouveau chef de la Sécurité nationale d’Arménie

Le nouveau chef du Service de sécurité nationale (SSN) d’Arménie, Artur Vanetsian, qui a été nommé il y a deux semaines seulement par le nouveau premier ministre Nikol Pachinian, a indiqué jeudi 24 mai qu’il avait déjà procédé à plusieurs interrogatoires et auditions dans le cadre de la lutte contre la corruption que le nouveau gouvernement a décidé de mener avec une détermination sans précédent.

A. Vanetsian avait déjà fait savoir quelques jours avant que des personnes dont les noms n’avaient pas été révélés et qui « s’étaient enrichies au fil des années en profitant des mécanismes de la corruption sur une grande échelle » devraient rendre des comptes très prochainement. Le SSN fera en sorte que ces personnes dédommagent l’Etat pour les fonds publics qu’elles en ont détournés, avait-il ajouté.

A.Vanetsian, qui s’exprimait sur les ondes du service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am) le 23 mai a précisé que ces mesures anti-corruption avaient d’ores et déjà été appliquées, et qu’il “y aura des révélations dans les jours à venir”. “Je puis vous dire que plusieurs individus ont été convoqués [pour être interrogés], qu’il y a des personnes en detention, que des efforts sont déployés et que le peuple sera tenu informé à ce sujet dans les prochains jours”, a ajouté le responsable de la sécurité arménienne en précisant : “Il s’agit d’une opération complexe, difficile, à grande échelle, un effort qui n’en est qu’à son début », et « nous devons nous assurer qu’aucun de ceux qui sont engagés dans cette vaste n’a quelque chose à se reprocher à cet égard”. “C’est pourquoi nous devons agir avec le plus de professionnalisme possible, et pour cela, il nous faut encore un peu de temps”, a-t-il ajouté.

A.Vanetsian a aussi indiqué que les personnes interrogées avaient fourni des “explications” qui confirment “les informations à partir desquelles cette opération a été lancée”. Il s’est toutefois refuse à préciser s’il y avait parmi ces personnes d’actuels ou anciens hauts responsables. Le chef du SSN s’est aussi exprimé sur les rumeurs selon lesquelles la puissante agence de sécurité qui avait été mise en place par l’ancien president Serge Sarkissian et qu’il dirige depuis deux semaines, s’emploierait à faire tomber l’actuel maire de Erevan, Taron Markarian, pour corruption.

Parmi les nombreuses manifestations qui continuent à agiter la capitale, malgré les appels au calme de N.Pachinian, plusieurs exigent le départ du maire lié à l’ancien parti Républicain au pouvoir. “Nous n’avons pas vocation à rassembler expressément des dossiers [à charge] contre quelque officiel” que ce soit, a précisé le responsable du SSN, en ajoutant : “Nous faisons juste notre travail. Si nous trouvons des faits prouvant les activités illégales de telle ou telle personne, alors nous remplirons notre mission conformément aux termes de la loi”.

Mais il n’est un secret pour personne que T. Markarian est dans le collimateur du gouvernement de N. Pachinian, qui exerce des pressions sur le maire de la capitale, de plus en plus impopulaire, pour qu’il quitte son poste. A. Vanetsian, 38 ans, est un officier de carrière au sein du SSN, dont il a été chargé de prendre la direction le 10 mai, soit deux jours après que le Parlement arménien eut élu premier ministre N.Pachinian qui, depuis la tribune de l’hémicycle, avait réaffirmé avec fermeté sa volonté d’ « éradiquer » le mal endémique de la corruption.

posté le 25 mai 2018 par Gari/armenews


Arménie
Le pouvoir arménien sur les pistes de la corruption

Le directeur du Service de Sécurité Nationale (SSN), Artur Vannetsyan, a déclaré lors de la réunion du 19 mai, avec les rédacteurs en chef des médias, que ses services mènent des enquêtes à détecter les crimes commis auparavant dans le pays et pour s’informer sur les chaînes de corruption existantes.

« Les personnes qui ont été illégalement enrôlées dans des programmes de corruption seront bientôt révélées », a-t-il dit, ajoutant que certains de ces programmes ont été volés à l’Etat pendant des années et ce sont illégalement enrichis. « Nous devons trouver des solutions pour le remboursement de l’argent, pas pour les envoyer en prison, car ce n’est pas une solution. Il y a 350 personnes en Arménie qui ne savent pas qu’elles sont engagées dans des affaires à grande échelle et qu’elles doivent payer des impôts. Les passeports ont été saisis et leurs affaires enregistrées. À la fin du mois, nous aurons une physionomie complète. »

Le chef du Service de sécurité nationale a déclaré qu’il lui était interdit de saisir les biens volés des accusés qui doivent revenir au budget de l’Etat.

Vanesian a parlé d’un seul plan de corruption, par lequel l’oligarchie criminelle arménienne se cachait derrière 350 personnes qui volaient l’État de façon formelle, créant des garanties d’irresponsabilité pour elles-mêmes, des allusions à la libération des persécutions criminelles. Sans aucun doute, l’oligarchie criminelle a eu des douzaines de tels systèmes de piratage et le piratage des ressources de l’Etat.

Les conclusions du directeur du Service de sécurité nationale sont très importantes, mais il est particulièrement important de ne pas parler au niveau des relations publiques car l’oligarchie de Kyivo n’a pas encore été captée et nombre de ses représentants conservent des positions de pouvoir même après le changement de ce dernier.

La révolution de velours visait surtout l’oligarchie criminelle. Serge Sarkissian était juste son image collective. Dans ce contexte, “Serge Die“ est un programme beaucoup plus agressif et ne se limite pas à une personne et un parti spécifiques. Les grandes entreprises, y compris le partenaire de la coalition de Pachinian, Gagik Tsarukian, devraient quitter la politique. C’est le but, et le but de la révolution de velours.

Plus de dix milliards de dollars ont été volés hors du pays. Dans ce cas, la responsabilité doit être légalement privatisée et le public doit savoir quand et combien de fonds des oligarques et d’officiels retourneront au budget de l’Etat.

Nous sommes d’accord avec le directeur du Service de sécurité nationale que la prison et la privation de liberté ne sont pas la solution à la question. D’un autre côté, aucun oligarque ne devrait avoir d’illusions ou diriger une entreprise à partir d’une page vierge s’il ne rembourse pas. Dix milliards n’est pas un chiffre abstrait. C’est le prix que l’oligarchie devrait payer pour devenir un sujet de réconciliation publique.

Le problème est également politique. Si les oligarques ne compensent pas l’ État par la loi et n’entravent pas leurs affaires, il y aura toujours une menace de vengeance oligarchique.

La révolution de velours a laissé tomber des « lignes rouges » qu’elles n’a aucun pouvoir à franchir. L’oligarchie criminelle ne devrait avoir aucune réhabilitation politique. Tout gouvernement qui se voit refuser ce principe cessera de s’associer à une révolution de velours avec la nouvelle Arménie.

Sarkis Astruni, politologue

posté le 22 mai 2018 par Jean Eckian/armenews


ARMENIE
Un nouvel organe anti-corruption devrait voir le jour

Le nouveau gouvernement arménien mettra en place un nouvel et puissant organe d’Etat dans le but de remplir ses promesses d’éradiquer la corruption endémique dans le pays, a déclaré vendredi le ministre de la Justice, Artak Zeynalian.

Zeynalian a déclaré que le cabinet du Premier ministre Nikol Pashinian sera plus “résolu“ que les précédents gouvernements dans la lutte contre la corruption.

“Le gouvernement envisage de créer prochainement un organe de lutte contre la corruption doté des garanties juridiques et des instruments nécessaires“, a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. “Cet organe sera habilité à prendre des mesures préventives, opérationnelles, d’investigation et éducatives. Je tiens à souligner que tout sera mis en œuvre pour assurer sa totale indépendance. “

Zeynalian n’a pas donné plus de détails, disant que le ministère de la Justice travaille toujours sur un “concept“ légal pour ce corps anti-corruption. Les organisations civiques arméniennes seront également impliquées dans l’effort, a-t-il ajouté.

Pashinian a promis, entre autres choses, de “déraciner“ la corruption quand il a été élu Premier ministre par le Parlement le 8 mai après des semaines de manifestations de rue massives. Il avait pendant des années accusé le gouvernement précédent de ne pas s’attaquer sérieusement au problème.

L’Arménie a jusqu’à présent deux organes anti-corruption.

Sarkissian a déclaré en novembre que la lutte contre la corruption est devenue « une question de sécurité nationale ». Les efforts anti-corruption de son administration ont été pendant des années écartés comme un stratagème par les politiciens de l’opposition et les membres de la société civile.

L’Arménie se classait, avec la Macédoine, l’Éthiopie et le Vietnam, seulement 107e sur 180 pays et territoires évalués dans l’Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International publié en février.

posté le 21 mai 2018 par Claire/armenews