Nouvelles d'Arménie
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Coopération


COOPERATION POLITIQUE ET ECONOMIQUE
L’Arménie et l’UE sur le point de conclure un accord

L’Union européenne et l’Arménie sont sur le point de conclure leurs négociations sur un nouvel accord pour approfondir leurs liens politiques et économiques, a révélé hier un haut diplomate de l’UE.

Piotr Switalski, chef de la délégation de l’UE en Arménie, a déclaré que les deux parties tiendront une nouvelle série de négociations à Erevan d’ici la fin de la semaine. “Ce sont les derniers moments des négociations“, a t-il assuré.

L’accord prévu remplacera l’accord d’association négocié par des officiels arméniens et européens à l’été 2013. Le président Serge Sarkissian avait empêché sa signature lors d’une volte-face de dernière minute en septembre 2013, préférant rejoindre l’Union économique eurasienne.

Ce nouveau accord-cadre devrait contenir les principales dispositions politiques et certaines dispositions économiques de l’ancien accord d’association. Mais il n’aura aucun élément lié à la libre circulation commerciale en raison de l’adhésion de l’Arménie à l’UEE.

Switalski n’a pas voulu donner de dates possibles pour la signature officielle de ce nouvel accord. Le diplomate a cependant noté que le ministre des Affaires étrangères arménien « n’était pas loin de la vérité » lorsqu’il a dit récemment que l’accord devrait être signé au premier trimestre de cette année.

Switalski a ajouté que les deux parties avaient encore besoin de s’entendre sur “plusieurs questions“ relatives au cadre de coopération Arménie-UE. Il a refusé de révéler de quelles questions il s’agissait, lâchant seulement que certaines d’entre elles nécessiteraient une « décision politique ».

Alors qu’on lui demandait laquelle des deux parties devait prendre une décision, il a répondu : “C’est un processus mutuel. Personne ne parle de concessions unilatérales.“

Serge Sarkissian a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à approfondir ses relations avec l’UE lors de sa rencontre avec le commissaire européen à la politique européenne de voisinage, Johannes Hahn, à Erevan, en novembre dernier.

Selon les données du gouvernement, l’UE représentait près de 24% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et novembre 2016, faisant du bloc des 28 pays le deuxième partenaire commercial du pays après la Russie.

posté le 18 janvier 2017 par Claire/armenews


ENERGIE
Accord entre la Géorgie et Gazprom pour fournir du gaz à l’Arménie

Après près d’un an de négociations, le gouvernement géorgien et le monopole russe Gazprom ont conclu un nouvel accord sur le transit par la Géorgie de gaz naturel russe fourni à l’Arménie.

L’Arménie importe annuellement environ 2 milliards de mètres cubes de gaz russe, ce qui correspond à plus de 80% de sa demande de ressources énergétiques. Les redevances de transit perçues par la Géorgie ont jusqu’à présent pris la forme de gaz russe gratuit équivalant à 10 % de ce volume d’approvisionnement.

L’année dernière, Gazprom a proposé de payer les autorités à Tbilissi en espèces. Les deux parties ont tenu une série de négociations depuis lors. La dernière ronde des pourparlers a eu lieu mardi à Minsk, capitale de la Biélorussie.

Le ministre géorgien de l’Energie, Kakha Kaladze, a annoncé le lendemain que les représentants de Gazprom proposaient de nouvelles conditions financières pour le transit. Le gouvernement géorgien a accepté la proposition, a-t-il révélé après une réunion du cabinet à Tbilissi.

Kaladze n’a pas divulgué le nouveau coût en dollars de l’utilisation par Gazprom d’un pipeline de l’ère soviétique passant par la Géorgie, expliquant seulement qu’il sera “l’un des plus élevés d’Europe.“ Il a ajouté que la Géorgie sera également en mesure d’acheter plus de gaz à la Russie à un prix réduit.

“La consommation de gaz en Géorgie est en hausse et nous pourrons acheter, si nécessaire, du gaz russe pour 185 $, plutôt que 215 $, pour mille mètres cubes“, a déclaré Kaladze aux journalistes.

La Géorgie achète actuellement la majeure partie de son gaz naturel à l’Azerbaïdjan. Au cours de l’année écoulée, le gouvernement géorgien a annoncé son souhait d’assouplir la dépendance du pays à l’égard du gaz azerbaïdjanais, ce qui a suscité de vives critiques de la part des groupes d’opposition en faveur d’une ligne plus dure sur la Russie. Ces derniers pensent que l’augmentation de la fourniture de gaz en provenance de Russie ne pouvait que donner à Moscou un levier supplémentaire contre la Géorgie.

Le prix du gaz russe pour l’Arménie est actuellement de 150 $ par mille mètres cubes. Il n’a pas baissé après que les régulateurs des services publics arméniens ont approuvé en novembre une importante réduction des prix intérieurs du gaz. Les réductions de prix ont été demandées par Gazprom-Arménie, le réseau de distribution de gaz appartenant à la Russie.

Le directeur général de Gazprom-Arménie, Hrant Tadevosian, a déclaré que la société espère compenser une perte anticipée de revenus grâce à des économies de coûts et une consommation accrue attendue à la suite d’un gaz proposé à meilleur marché. Tadevosian a également affirmé que l’opérateur arménien du gaz permettra d’économiser plus d’argent si la Géorgie accepte de réduire ses frais de transit. “Nous nous attendons à ce que ces chiffres soient importants“, a-t-il déclaré.

posté le 12 janvier 2017 par Claire/armenews

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RUSSIE
Soirée pour les 5 ans du journal The Herald of Armenians in Petersburg

Le 24 décembre à Saint-Pétersbourg dans la Bibliothèque des littératures nationales, s’est tenue une soirée culturelle consacrée au 5e anniversaire du journal The Herald of Armenians in Petersburg.

Au début de l’événement, Alexander Nazarov, rédacteur en chef de la publication, a lu les lettres de félicitations de Granush Hakobyan, ministre de la Diaspora de la République d’Arménie, de la directrice du festival « Semaine Internationale du Conservatoire » Lydia Volchek, du président de JSC Eduard Gasparyan, du président de la fondation du patrimoine créatif, du compositeur Mikael Tariverdiev, et de Vera Tariverdieva, publiciste chez Konstantin Voeodskiy.

L’artiste Yura Tumasyan a souligné l’importance du support informationnel pour les représentants des professions créatives.

Yury Grigoryan, membre du comité de rédaction, a exprimé sa satisfaction que le journal parvienne à maintenir une mission créative pour le monde arménien, mais aussi pour la Russie.

À la fin de la soirée, le Conseil « Les Arméniens de Saint-Pétersbourg » a remis une distinction à la figure publique Karina Adamyants, pour la récompenser pour sa participation active dans la vie publique des Arméniens de la ville de Leningrad - Saint-Pétersbourg.

posté le 9 janvier 2017 par Claire/armenews


RENCONTRE SARKISSIAN/ROHANI
Vers un renforcement des liens entre l’Arménie et l’Iran

L’Iran va augmenter les exportations de gaz naturel vers l’Arménie et approfondir ses liens économiques avec son voisin chrétien, a assuré le président iranien Hassan Rohani lors d’une visite officielle à Erevan hier.

Rohani a également appelé à un règlement pacifique du conflit du Haut-Karabagh après des pourparlers avec son homologue arménien Serge Sarkissian. Les deux chefs d’Etat ont à nouveau salué la position “équilibrée“ de Téhéran sur le conflit.

“ Nous considérons la République d’Arménie comme un pays ami et souhaitons que nos relations bilatérales deviennent de plus en plus proches “, a commenté M. Rohani lors de son allocution d’ouverture. “ Nos pays appartiennent à la même culture et à la même civilisation. Les relations entre nos peuples ont toujours été cordiales et amicales “.

Dans une déclaration conjointe qui a suivi, les présidents arménien et iranien ont affirmé avoir “réaffirmé leur détermination à développer davantage leurs relations bilatérales“. Ils ont souligné l’existence de projets énergétiques conjoints planifiés ou déjà mis en œuvre par les deux pays voisins.

“Nous devons tout faire pour utiliser pleinement le potentiel des relations arméno-iraniennes dans les mois et les années à venir“, a déclaré M. Rohani lors d’un point de presse commun avec Sarkissian. “Nous entretenons actuellement de bonnes relations dans le secteur de l’énergie, mais nous avons décidé, au cours de cette visite, de développer encore davantage la coopération dans ce domaine“.

En particulier, a t-il dit, les deux parties ont convenu d’augmenter les approvisionnements de gaz iraniens en Arménie. L’Iran servira également de voie de transit pour les importations de gaz de l’Arménie en provenance du Turkménistan, a ajouté le leader iranien. Il n’a pas précisé le volume des approvisionnements en gaz supplémentaires demandés par Erevan.

L’Arménie importe actuellement jusqu’à 500 millions de mètres cubes de gaz iranien chaque année à travers un pipeline construit en 2008. En comparaison, ses importations de gaz en provenance de Russie totalisent environ 2 milliards de mètres cubes.

Le gouvernement arménien a annoncé des plans pour acheter plus de gaz de l’Iran plus tôt cette année. Une délégation du gouvernement a rencontré à Téhéran, le 31 octobre et le 1er novembre, des représentants de la société nationale iranienne d’exportation de gaz à Téhéran.

Cet accord devrait s’élargir considérablement après la construction d’une troisième ligne de transmission reliant les réseaux électriques arménien et iranien. Il devrait être achevé en 2019.

Sarkissian et Rohani ont souligné l’importance de la nouvelle ligne dans leur communiqué commun. Ils ont aussi réaffirmé le ferme soutien d’Erevan à la signature d’un accord de libre-échange entre l’Iran et l’Union économique eurasienne, un bloc commercial dirigé par la Russie que l’Arménie a rejoint il y a deux ans.

L’un des cinq accords arméno-iraniens signés lors de la visite de Rohani appelle à une « utilisation conjointe » du seul passage frontalier entre les deux pays. Il n’a pas été immédiatement clair si cela a à voir avec une « zone économique libre » qui devrait être créée le long de la frontière arménienne avec l’Iran. Les responsables arméniens ont souligné que les entrepreneurs iraniens pourraient créer des entreprises manufacturières dans la zone exempte d’impôt.

Rohani et Sarkissian ont également discuté de la sécurité régionale - et du conflit du Karabagh en particulier - lors de leur réunion avant que les deux hommes n’ouvrent un forum d’affaires arméno-iranien à Erevan.

“L’Azerbaïdjan et l’Arménie sont nos partenaires et nous espérons qu’il sera possible d’instaurer une paix durable au Karabagh par le biais de négociations“, a déclaré M. Rohani à la presse. “Une telle paix est dans l’intérêt de tous les états régionaux. Il n’y a absolument aucun chemin militaire possible pour parvenir à la paix. “

“Nous apprécions la position équilibrée de l’Iran sur la résolution pacifique du problème du Karabagh basée sur le droit international“, a déclaré M. Sarkissian. “Nous avons réaffirmé qu’il ne pouvait y avoir de solution militaire au conflit du Haut-Karabagh et souligné l’inadmissibilité de toute action visant à étaler la tension et l’instabilité dans la région“.

posté le 22 décembre 2016 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ECONOMIE
Serge Sarkissian attend plus de retombées positives de la part de l’UEE

Le président Serge Sarkissian a défendu vendredi l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE), dirigée par la Russie, tout en reconnaissant qu’elle n’a pas encore répondu à toutes ses attentes.

“En rejoignant l’UEE, nous nous attendions à améliorer considérablement la situation économique en Arménie“, a-t-il déclaré à Tigran Sarkissian, ancien Premier ministre arménien qui dirige maintenant le pôle exécutif de l’UEE, la Commission économique eurasienne.

“Malheureusement, notre adhésion a coïncidé avec des processus économiques mondiaux qui ont eu un impact négatif sur l’économie du pays. Mais je suis sûr, cependant, que les impacts négatifs auraient été beaucoup plus forts si nous n’avions pas rejoint l’UEE“, a ajouté le président.

Le bloc commercial a officiellement vu le jour en janvier 2015 au milieu d’une récession qui se déroulait en Russie, résultant de l’effondrement des prix internationaux du pétrole et des sanctions économiques occidentales contre Moscou. L’économie russe, qui représente la majeure partie du PIB combiné de l’UEE, est en passe de se contracter pour une deuxième année consécutive. Le commerce entre les États membres de l’UEE a chuté de 26% l’an dernier et de 14% au cours des neuf premiers mois de 2016.

Le commerce de l’Arménie avec la Russie a également diminué de façon significative en 2015. Mais il a augmenté de plus de 13 % en janvier-octobre 2016 : la Russie a remplacé l’Union européenne en tant que premier partenaire commercial de l’Arménie, selon les données du gouvernement arménien. Cela s’explique par une augmentation de 53% des exportations arméniennes vers la Russie.

Le gouvernement a également enregistré une forte hausse des exportations de l’Arménie vers deux autres pays de l’UEE, la Biélorussie et le Kazakhstan, au cours de la même période.

Le vice-premier ministre Vache Gabrielian, qui supervise les relations quotidiennes de l’Arménie avec les membres de l’UEE, a refusé de commenter les remarques de Sarkissian lorsqu’il a été approché par un correspondant de RFE / RL.

Le président arménien a décidé de faire en sorte que l’Arménie fasse partie du bloc dirigé par la Russie en septembre 2013, alors que son gouvernement, alors dirigé par Tigran Sarkissian, était sur le point de signer un accord d’association avec l’UE. Ce revirement a été largement attribué à la pression russe.

Vahagn Khachatrian, un économiste affilié au Congrès national arménien (HAK), a déclaré que les remarques de Sarkissian sur les pays de l’UEE montrent qu’il a choisi entre « le mauvais et le pire » à l’époque. Il a commenté : “ Il n’y a pratiquement ou absolument aucune réalisation économique ces 2 dernières années. Et cela vaut non seulement pour l’Arménie, mais aussi pour les autres pays de l’UEE. “

Les députés représentant le HAK ont voté en faveur de la ratification du traité d’adhésion de l’Arménie avec l’UEE fin 2014.

posté le 19 décembre 2016 par Claire/armenews

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COOPERATION
L’Arménie réaffirme son envie de créer une zone économique libre avec l’Iran

L’Arménie a réaffirmé son projet de créer une « zone économique libre » le long de sa frontière avec l’Iran, dans le cadre des efforts continus déployés par les gouvernements des deux pays voisins pour élargir les liens commerciaux bilatéraux.

Le premier vice-président iranien, Eshaq Jahangiri, et le ministre de l’Energie, Hamid Chitchian, ont évoqué le fort intérêt de Téhéran pour une coopération économique plus étroite avec Erevan lors de leur rencontre lundi avec le ministre des Infrastructures énergétiques d’Arménie, Ashot Manukian.

Manukian s’est envolé à Téhéran pour coprésider, avec Chitchian, une session régulière d’une commission intergouvernementale arméno-iranienne.

Chitchian a annoncé que les deux parties avaient signé un « document de coopération exhaustive » à la fin de la réunion de deux jours. “ Le document prévoit une coopération dans les domaines de l’énergie, de l’électricité, du gaz naturel, des banques, des assurances et du commerce “, a révélé l’agence de presse Mehr.

En particulier, l’Iran « établira une zone de libre-échange en territoire arménien », a précisé le ministre iranien. Il a noté que le document a été signé la veille de la visite du président iranien Hassan Rouhani en Arménie.

Chitchian semblait se référer à ce que le ministère arménien des Infrastructures énergétiques et des Ressources naturelles décrit comme un mémorandum d’entente adopté par la commission arméno-iranienne.

Dans une déclaration sur la réunion de la commission, le ministère explique : “ La partie iranienne a manifesté un grand intérêt pour la coopération en vue de la création d’une zone économique libre à la frontière arméno-iranienne “.

Les plans pour une zone exempte d’impôt ont d’abord été révélés officiellement par Erevan fin août. Le Premier ministre Hovik Abrahamian avait alors dit qu’il fonctionnerait dans le district le plus méridional d’Arménie, Meghri, qui est riverain de l’Iran.

Selon Abrahamian, les entrepreneurs iraniens seront en mesure de créer des entreprises manufacturières dans la zone et d’exporter leurs produits en franchise de droits vers la Russie et d’autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE).

Selon les données du gouvernement arménien, le commerce de l’Arménie avec l’Iran s’établirait à 276 millions de dollars en 2015 et devrait se rétrécir cette année.

Jahangiri a déploré ces volumes commerciaux modestes quand il a rencontré Manukian lundi. “ Les obstacles entravant la coopération économique entre Téhéran et Erevan doivent être supprimés “, a-t-il déclaré, selon une autre agence de presse iranienne, Fars.

“ Malheureusement, les liens économiques et le commerce n’ont pas réussi à suivre l’excellent niveau des relations politiques et la bonne volonté des hauts fonctionnaires iraniens et arméniens. La commission mixte devra donc être plus active à cet égard “, a ajouté le premier vice-président iranien.

Le commerce entre l’Arménie et l’Iran devrait augmenter de manière significative après la construction d’une nouvelle ligne de transport d’électricité reliant les deux pays. L’installation de 120 millions de dollars, prévue pour 2019, permettra une forte augmentation des exportations vers l’Iran de l’électricité arménienne produite par le gaz naturel iranien.

Selon le ministère arménien des Infrastructures énergétiques, la commission mixte a discuté de la possibilité d’accélérer la construction de la ligne de transmission.

L’Arménie prévoit d’augmenter les importations de gaz iranien avant même que la construction soit terminée. Une délégation du gouvernement arménien a tenu des pourparlers à cette fin avec des représentants de l’Iranian Gas Export Company à Téhéran le 31 octobre et le 1er novembre.

posté le 7 décembre 2016 par Claire/armenews


DEFENSE
La Russie et l’Arménie s’accordent pour renforcer leur force militaire commune

Soulignant leurs liens étroits dans le domaine sécuritaire, la Russie et l’Arménie ont accepté hier de renforcer la force conjointe entre les deux pays qui a été créée il y a plus de dix ans.

Le ministre russe de la Défense Sergey Shoygu et son homologue arménien Vigen Sargsian ont signé un accord sur « le groupe uni de troupes des deux pays » après des pourparlers qui se sont tenus à Moscou.

Ni l’un ni l’autre n’a fait des déclarations publiques immédiatement après avoir signé l’accord non publié, qui a été officiellement approuvé par le président russe Vladimir Poutine au début du mois.

Le ministère russe de la Défense a cité une déclaration du Kremlin du 14 novembre affirmant que l’accord garantira une “réaction adéquate aux attaques armées et autres menaces à la sécurité des parties“. La force conjointe protégera les frontières de l’Arménie et de la Russie.

Le contingent mis en place en 2000 comprend des troupes de la base militaire russe en Arménie et le cinquième corps de l’armée arménienne. Ils ont organisé des exercices annuels, aussi récemment qu’en octobre octobre, simulant des opérations militaires conjointes contre un ennemi envahissant.

Dans un entretien au journal moscovite “Izvestia“ publié lundi, Sargsian a déclaré que l’accord améliorera le statut de la force commune dirigée par un général de l’armée arménienne. Il a précisé qu’il clarifiera également la mission, la composition, la structure de commandement et de contrôle de l’unité militaire et les détails de ses déploiements possibles.

“La tâche principale du Groupe des troupes unies est d’identifier la préparation de l’agression militaire contre l’Arménie et la Russie en temps opportun et de la repousser conjointement avec les forces armées de l’Arménie et de la Russie“, a ajouté Sargsian.

Le ministre arménien de la Défense est arrivé à Moscou après avoir été dans la ville russe de Rostov, où il a visité lundi le quartier général du district militaire du sud de la Russie, qui surveille les troupes russes en Arménie. Selon le ministère arménien de la Défense, Sargsian a discuté avec les commandants du district d’un « renforcement de l’interaction dans le cadre de la force commune ».

Le président Serge Sarkissian a souligné l’importance de l’accord de défense à venir, mais a refusé de divulguer ses détails quand il a parlé à une agence d’Etat russe, il y a deux semaines.

Certains politiciens arméniens, commentateurs des médias et autres experts ont critiqué l’accord prévu ces dernières semaines, en le qualifiant de menace pour la souveraineté de l’Arménie et même pour sa sécurité. Le gouvernement arménien et ses loyalistes ont rejeté la critique.

Les critiques pro-occidentales du gouvernement ont exprimé des inquiétudes similaires après que le Parlement arménien a ratifié en juin un accord russo-arménien controversé sur la création d’un nouveau système de défense aérienne commune. Le ministère de la Défense d’Erevan a tenté de dissiper ces inquiétudes, affirmant qu’un général arménien commanderait toutes les forces russes et arméniennes de défense aérienne déployées en Arménie. Celles-ci comprennent les chasseurs MiG-29 de la base militaire russe dont le siège est à Gumri.

La base est chargée d’aider l’Arménie à protéger son territoire internationalement reconnu, qui ne comprend pas le Haut-Karabagh. Ses troupes n’ont donc aucune obligation formelle d’intervenir dans une éventuelle guerre arménienne-azérie pour la région en litige.

Néanmoins, certains observateurs azerbaïdjanais et même des législateurs pro-gouvernementaux ont déjà dénoncé le nouvel accord de défense russo-arménien comme une preuve supplémentaire du soutien de la Russie à l’Arménie dans le conflit du Karabagh.

Incidemment, Shoygu a rencontré hier le ministre de la Défense de l’Azerbaïdjan, Zakir Hasanov. Une déclaration du ministère russe de la Défense l’a cité en disant que la Russie et l’Azerbaïdjan intensifieront leur coopération militaire. Le ministre russe de la Défense a souligné leur lutte commune contre le « terrorisme international » et la formation du personnel militaire azerbaïdjanais dans les académies militaires russes.

La déclaration n’a pas précisé si Shoygu et Hasanov ont discuté de l’accord russo-arménien signé juste après leurs entretiens.

posté le 1er décembre 2016 par Claire/armenews

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ECONOMIE
Un prêt français pour financer le déficit budgétaire arménien

Hier, un haut diplomate a parlé de l’engagement croissant de la France en Arménie : l’hexagone va accordé un prêt de 40 millions d’euros qui servira à combler le déficit budgétaire du gouvernement arménien.

L’Agence française de développement (AFD) a formalisé le décaissement avec un accord que Jean-Claude Pires et son ambassadeur en Arménie, Jean-François Charpentier, ont signé avec le ministre des Finances arménien, Vartan Aramian, à Erevan.

Une déclaration de l’ambassade de France indique que le financement appuiera les efforts du gouvernement arménien pour réduire la pauvreté, améliorer l’environnement domestique des affaires et mettre en œuvre d’autres réformes économiques.

“L’accord marque l’engagement croissant de la France en faveur du développement social et économique du pays“, a assuré Charpentier. “Ce financement aidera à stimuler la croissance économique et la création d’emplois.“

Le décaissement a porté à environ 140 millions de dollars le montant total du financement de l’AFD fourni à l’Arménie depuis 2013. Le prêt antérieur de l’agence française de 82 millions de dollars avait été rendu disponible en janvier. Il est utilisé pour la remise à neuf et l’expansion des réseaux d’irrigation arméniens.

Une déclaration distincte du ministère des Finances souligne que le prêt français, remboursable en 20 ans, appuiera la mise en œuvre du « programme de réforme » du gouvernement récemment réorganisé. Il n’a pas précisé si le prêt serait transféré au budget arménien pour l’année prochaine.

On s’attend à ce que le gouvernement ne parvienne pas à atteindre ses objectifs budgétaires pour 2016 en raison d’une insuffisance de ses recettes fiscales prévues. Aramian a averti récemment que le déficit budgétaire pourrait atteindre près de 6 % du produit intérieur brut à cause de cela.

Le cabinet du Premier ministre Karen Karapetian prévoit de réduire le déficit l’année prochaine en baissant les dépenses et en améliorant la perception des impôts, ce qui est prévu dans son projet de budget de 2017. Le Parlement arménien a commencé à débattre le projet de loi sur les dépenses le 17 novembre.

posté le 1er décembre 2016 par Claire/armenews

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ECONOMIE
Les envois de fonds en provenance d’Arméniens vivant à l’étranger sont en baisse

Des envois de fonds de plusieurs millions de dollars provenant d’Arméniens travaillant à l’étranger - et en Russie en particulier - ont continué de baisser significativement cette année, ce qui a entraîné une baisse de la croissance économique en Arménie.

Selon la Banque centrale d’Arménie (BCA), ils ont totalisé environ 1,1 milliard de dollars entre janvier et septembre, soit une baisse d’environ 11% par rapport à l’année précédente.

La baisse avait été encore plus forte l’année dernière, les envois de fonds ayant chuté à 1,63 million de dollars contre 2,12 milliards de dollars en 2014. La récession en Russie était la principale source de ces baisses. L’ensemble du produit intérieur brut de l’Arménie était inférieur à 11 milliards de dollars en 2015.

La Russie a représenté plus de 60 % des envois de fonds dans les neuf premiers mois de 2016. Leur diminution semble expliquer pourquoi les ventes au détail dans le pays ont diminué de 3,4 % au cours de la même période, selon les statistiques officielles.

Cela contrastait avec une augmentation de 20 % des exportations arméniennes enregistrées par le Service national de la statistique (SNS) entre janvier et septembre 2016. Le SNS estime le volume total à 1,3 milliard de dollars. Les exportations vers la Russie ont grimpé de 55 %, atteignant 260 millions de dollars.

L’économie arménienne devrait croître de 2 à 3 % cette année. Le ministre des Finances Vartan Aramian a reconnu le mois dernier que, pour un pays comme l’Arménie, un tel taux de croissance est trop modeste pour avoir un impact majeur sur les niveaux de vie.

Le gouvernement de l’Arménie a récemment remanié son gouvernement et s’attend à ce que la croissance s’accélère à 3,2% en 2017. Le Premier ministre Karen Karapetian a déclaré qu’un environnement économique extérieur défavorable et une “passivité économique“ résultant des élections législatives arméniennes pourraient mettre cet objectif en danger. “Nous ferons tout pour assurer ce taux“, a t-il cependant assuré au Parlement.

Mais Vahagn Khachatrian, économiste et haut fonctionnaire membre du Congrès national de l’opposition (HAK), a remis en question l’objectif de croissance fixé par le gouvernement, soulignant la chute des transferts de fonds. Il a également offert une perspective sombre pour la situation économique en Russie et les prix internationaux des métaux non ferreux, un élément clé des exportations arméniennes.

Dans ses dernières perspectives de l’économie mondiale publiées en octobre, le Fonds monétaire international a déclaré que l’économie russe devrait revenir à la croissance l’année prochaine. Il prévoit un taux de croissance de 1 % pour la Russie et de 3,4 % pour l’Arménie.

L’économie russe s’est contractée de 3,7 % en 2015 en raison de la baisse des prix du pétrole et des sanctions internationales qui ont limité l’accès de la Russie aux marchés financiers internationaux. Le FMI s’attend à ce qu’il diminue d’environ 1 % cette année.

posté le 14 novembre 2016 par Claire/armenews

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