Nouvelles d'Arménie
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Syrie


TURQUIE/RUSSIE/SYRIE
 Drones : la Turquie « n’a rien à voir » avec l’attaque en Syrie (Poutine)

 Moscou, (AFP) - Le président Vladimir Poutine s’est dit jeudi “convaincu“ qu’Ankara n’avait “rien à voir“ avec l’attaque de drones contre les bases russes en Syrie, alors que ces appareils ont été lancés depuis une zone frontalière de la Turquie selon l’armée russe.  “Je suis convaincu que ni les militaires, ni les autorités turcs n’ont rien à voir avec cela“, a déclaré M. Poutine, lors d’une rencontre avec les rédacteurs en chef des médias russes, en précisant qu’il venait de s’entretenir au téléphone sur ce sujet avec le président turc Recep Tayyip Erdogan.

 Dix “drones chargés d’explosifs“ avaient attaqué dans la nuit du 5 au 6 janvier la base aérienne russe de Hmeimim alors que trois autres avaient attaqué celle de la Flotte russe à Tartous, en Syrie, sans faire de victimes ni de dégâts, selon le ministère de la Défense.  Mercredi, le ministère a affirmé que tous les drones ayant attaqué les bases russes avaient été lancés depuis la région syrienne d’Idleb (nord-ouest), frontalière de la Turquie.

 Dominée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, cette région est la seule à échapper entièrement au contrôle de Damas. L’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a lancé une offensive pour y regagner du terrain, provoquant des tensions avec Ankara.

 Vladimir Poutine a qualifié l’attaque de drones de “provocation visant à saper les accords atteints“ entre Moscou, Ankara et Téhéran, qui parrainent le processus de paix en Syrie, et à “détruire les relations“ de la Russie avec l’Iran et la Turquie.

 “Nous allons continuer de renforcer notre partenariat avec la Turquie“, a-t-il assuré, notamment en vue de l’organisation du Congrès du dialogue national syrien qui doit réunir fin janvier les rebelles et le régime syriens dans la station balnéaire russe de Sotchi.

 Une délégation russe s’est par ailleurs rendue jeudi à Damas pour des pourparlers avec les autorités syriennes dans le cadre des préparatifs de ce Congrès visant à trouver une issue au conflit syrien qui a fait plus de 340.000 morts depuis 2011, a-t-il ajouté.

 Pour leur part, les militaires et les services spéciaux russes et turcs vont “renforcer la coordination de leurs efforts pour une lutte efficace contre les groupes terroristes en Syrie“, selon un communiqué du Kremlin, publié à l’issue de l’entretien téléphonique entre MM. Poutine et Erdogan.

posté le 12 janvier 2018 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Russie  Syrie  Turquie 


SYRIE-ARMENIENS
Le Premier ministre syrien rend visite au représentant de l’Eglise évangélique arménienne de Syrie

Le Premier ministre syrien, Imat Khamis accompagné d’une délégation officielle a rendu visite au pasteur Haroutioun Selimian le responsable de l’Eglise évangélique arménienne en Syrie. Le Premier ministre syrien, au nom du président Bachar Assad a apporté aux membres de l’Eglise évangélique arménienne, un message à l’occasion du Nouvel An et de la Sainte Nativité. A noter dans la délégation officielle la présence du ministre syrien des Sciences et de l’Education ainsi que le gouverneur d’Alep.

De son côté le pasteur Haroutioun Selimian a salué chaleureusement la délégation et a remercié le gouvernement syrien et son chef de l’Etat pour ce geste amical. Il a également affirmé que malgré les conditions rendues difficiles, les membres de l’Eglise évangélique arménienne d’Alep sont restés obstinément attachés et fidèles à leur patrie syrienne et ont lutté pour y rester.

Krikor Amirzayan

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posté le 10 janvier 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Diaspora  Image 450  Syrie 


SYRIE-CANADA
Le Canada aurait reçu 14 000 demandes d’immigration des Arméniens de Syrie depuis le début de la guerre

Depuis la guerre en Syrie en 2011, le Canada aurait reçu 14 000 demandes d’immigration de la part des membres de la communauté arménienne de Syrie. Mais dans l’attente d’une réponse qui n’est pas parvenue, une partie de ces Arméniens de Syrie aurait émigré également vers d’autres pays, dont l’Arménie. En 2017 par l’intermédiaire de l’organisation « Hay doun » (Maison arménienne) de l’Eglise apostolique arménienne du Canada, 592 familles arméniennes de Syrie se seraient installées au Québec. Un chiffre qui ne représente que 5% des demandes d’immigration des Arméniens de Syrie vers cette région selon Narod Odabachian le directeur de l’organisation « Hay doun ». Cette organisation qui est également un lien entre les immigrants Arméniens de Syrie et le gouvernement canadien aide ces réfugiés dans leur installation au Canada.

Krikor Amirzayan

posté le 3 janvier 2018 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Canada  Diaspora  Image 450  Syrie 


DIPLOMATIE
Sommet Turquie-Russie-Iran sur la Syrie à Sotchi le 22 novembre

Ankara, (AFP) - Les présidents turc, russe et iranien se réuniront le 22 novembre dans la station balnéaire russe de Sotchi pour un sommet axé sur la Syrie, où leurs pays jouent un rôle important, ont annoncé jeudi Ankara et Moscou.

Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Poutine et Hassan Rohani “échangeront sur les avancées concernant la réduction de la violence en Syrie permise par les réunions d’Astana, ainsi que sur les activités au sein des +zones de désescalade+“, a déclaré le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, à l’agence de presse étatique Anadolu.

Moscou a confirmé l’organisation d’un sommet tripartite à Sotchi le 22 novembre. “Il réunira les pays garants du processus de règlement syrien. Le sujet sera la Syrie“, a dit le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La Russie, la Turquie et l’Iran parrainent un accord visant à réduire l’intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts et provoqué le déplacement de millions de personnes depuis mars 2011.

Cet accord d’Astana, du nom de la capitale kazakhe où les négociations se déroulent, a permis d’instaurer des “zones de désescalade“ prévoyant l’arrêt des combats. Dans ce cadre, la Turquie a notamment déployé des troupes dans la province rebelle d’Idleb (nord-ouest).

Avant le sommet, les ministre des Affaires étrangères des trois pays parrains de l’accord d’Astana se réuniront “en fin de semaine à Antalya (sud de la Turquie)“, a annoncé le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu au cours d’une conférence de presse.

- Rapprochement russo-turc -

La Russie et l’Iran soutiennent le président syrien Bachar al-Assad, alors que la Turquie appuie les rebelles qui cherchent à le renverser, même si Ankara a mis en sourdine ces derniers mois ses critiques les plus dures à l’endroit du régime de Damas.

Malgré leurs positions contradictoires, la Turquie et la Russie, qui ont traversé une grave crise diplomatique après que l’aviation turque eut détruit en novembre 2015 un avion russe au-dessus de la frontière syrienne, ont mis ces derniers mois leurs différends de côté pour coopérer sur le dossier syrien. Signe de ce réchauffement dans les relations entre ces deux pays, MM.  Poutine et Erdogan se sont rencontrés à cinq reprises cette année et ont eu 13 entretiens téléphoniques depuis janvier, selon Anadolu.

Par ailleurs, depuis un an, la Turquie semble plus soucieuse d’enrayer l’expansion des milices kurdes YPG dans le nord de la Syrie que d’encourager à la chute du régime syrien.

Ankara considère les YPG comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée “terroriste“ par la Turquie et ses alliés occidentaux qui mène depuis trois décennies une sanglante guérilla contre les forces de sécurité turques.

Cette question est à l’origine d’une dégradation des relations entre la Turquie et les Etats-Unis, Ankara reprochant à Washington de soutenir les YPG pour combattre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

posté le 17 novembre 2017 par Ara/armenews


ARMENIENS-SYRIE
La photo de l’église arménienne dévastée de Raqqa (Rakka) en Syrie après l’évacuation de Daesh

La ville de Raqqa (Rakka) en Syrie libéré des Islamistes de Daesh délivre l’étendue des dégâts. Ainsi sur les images du photographe Tony Iskak, la photo de l’église arménienne de Raqqa publiée par le journal Asbarez est saisissante. Une église arménienne complètement saccagée dès 2014 avec l’entrée des troupes de l’Etat Islamique dans cette ville du nord-est de la Syrie.

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La photo de l’église arménienne dévastée de Raqqa (Rakka) en Syrie après l’évacuation de Daesh

Le 14 mars 2016 étaient publiées les premières photos de l’église arménienne de Raqqa en ruine, devenue un centre religieux de l’Etat Islamique et le drapeau de Daesh flottant en lieu et place de la croix arménienne... D’autres églises arméniennes en Syrie furent également saccagées par les troupes de Daesh. L’église arménienne Sourp Rita de Tlel fut également bombardée par les hommes de l’Etat Islamique. En 2014 Daesh avait bombardé et réduit en cendres l’ossuaire de Der-Zor où étaient conservés les ossements des Arméniens victimes du génocide de 1915. L’église arménienne des Saints-Martyrs de Raqqa a également été bombardée par Daesh et la croix fut enlevée. L’église arménienne Sourp Khatch (Sainte-Croix) de Tal Apiat fut également bombardée par les troupes de Daesh en 2012. Tout comme l’église Sourp Karassoun Mangats (40 Enfant) d’Alep en avril 2015. La totalité des églises arméniennes de la ville de Kessab à la frontière syro-turque, furent saccagées lors de l’invasion des terroristes islamistes venues de Turquie...

Krikor Amirzayan

posté le 26 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


SYRIE
Poutine et Erdogan veulent renforcer leur coopération

Ankara, (AFP) - La Turquie et la Russie vont renforcer leur coopération pour mettre un terme au conflit en Syrie et travailler à mettre en place une “zone de désescalade“ dans la province rebelle d’Idleb (nord-ouest), ont affirmé jeudi les présidents des deux pays.

“Nous avons décidé d’intensifier les efforts (...) pour rendre opérationnelle la zone de désescalade à Idleb“, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan au cours d’une conférence de presse à Ankara avec son homologue russe Vladimir Poutine.

La province d’Idleb a été désignée comme devant être l’une des quatre “zones de désescalade“ en Syrie pendant des négociations mi-septembre à Astana (Kazakhstan) entre la Russie et l’Iran, des pays alliés du président syrien Bachar al-Assad, et la Turquie, qui soutient la rébellion.

Mais depuis, le régime de Damas et ses alliés ont procédé à des bombardements meurtriers dans cette province, contrôlée en grande partie par des jihadistes de l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, des bombardements des forces du régime et russes en réaction à une offensive jihadiste ont fait des morts dans la province d’Idleb depuis le 19 septembre.

Vladimir Poutine a affirmé au cours de la conférence de presse à Ankara que la Turquie et la Russie allaient “approfondir leur coordination“ en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts depuis mars 2011.

“De fait, les conditions nécessaires ont été créées pour mettre un terme à la guerre fratricide en Syrie, (infliger) une défaite finale aux terroristes et permettre aux Syriens de retourner à une vie paisible“, a déclaré M.  Poutine.

Le chef de l’Etat russe a toutefois reconnu que l’application des décisions prises à Astana n’avait “pas été facile“, mais a estimé que les différentes parties avaient déjà “réussi à obtenir un résultat positif“.

La Turquie et la Russie, qui soutiennent des camps opposés en Syrie, ont mis leurs divergences de côté ces derniers mois pour tenter de parvenir à un règlement du conflit syrien.

Leur rapprochement, après une grave crise diplomatique en 2015, a suscité l’inquiétude de plusieurs partenaires occidentaux de la Turquie.

posté le 29 septembre 2017 par Ara/armenews


Affaire groupe Lafarge en Syrie : Communiqué
Plainte de la CHREDO pour complicité de crimes contre l’Humanité

COMMUNIQUE DE PATRICK KARAM, président de la CHREDO

Le 25 septembre 2017

La Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO) a pris connaissance, avec consternation, de l’édition du 21 septembre 2017 du quotidien Le Monde révélant que le groupe Lafarge, leader français de la production de ciment implanté en Syrie, a versé « plusieurs centaines de milliers d’euros à divers groupes armés, dont 5 millions de livres syriennes (20.000 euros) par mois à l’organisation Etat islamique », dit DAESH.

Le quotidien indique que ces informations sont fondées sur les aveux de trois hauts dirigeants recueillis lors d’auditions très récentes par les enquêteurs en charge d’une affaire relative au financement d’activités terroristes.

La stratégie du groupe Lafarge était de maintenir son activité en Syrie et conquérir les marchés de reconstruction de l’après-guerre. Ce calcul commercial nécessitait une compromission notamment avec l’organisation Etat islamique afin que celle-ci permette à l’usine située à Jalabiya, à 87 kilomètres de Rakka, de continuer sa production.

Les aveux obtenus par les enquêteurs des hauts dirigeants du groupe Lafarge sont consternants : « Le raquettage de Daech, c’était [l’équivalent de] 500 tonnes... Sachant qu’on a trois silos de 20.000 tonnes... Est-ce qu’on va tout plier pour 500 tonnes ? »

Si, comme l’indiquent les hauts dirigeants du groupe Lafarge, le Ministère des Affaires étrangères a encouragé le groupe français à rester en Syrie dans de telles conditions, il ne pouvait ignorer l’existence de nécessaires relations avec les organisations criminelles avec lesquelles un « accord sécuritaire » illicite devait être passé.

Les exactions commises sur le territoire litigieux par l’organisation Etat islamique ne relèvent pas de simples actes de terrorisme mais de crimes contre l’humanité. En apportant une contribution financière à une organisation criminelle responsable de crimes contre l’humanité, les dirigeants du groupe Lafarge ont apporté sciemment l’aide et l’assistance à la préparation et la consommation d’un crime que vise le code pénal en répression de la complicité.

C’est la raison pour laquelle la Chredo a déposé ce jour une plainte pour complicité de crimes contre l’humanité auprès du Parquet de Paris, par l’intermédiaire de son avocat, Maître Sévag Torossian.

Pour rappel, la Chredo avait déposé une plainte contre Daech devant la Cour Pénale Internationale le 10 septembre 2014 et avait été reçue par les services de la Procureure de La Haye le 27 juin 2016. Une seconde plainte avait été déposée à Paris et fait actuellement l’objet d’une enquête par le Pôle Crimes contre l’humanité du Parquet de Paris.

Patrick Karam, Président-Fondateur

posté le 25 septembre 2017 par Jean Eckian/armenews


CARTE POSTALE
SYRIE - DEIR-EZ-ZOR - Carte-photo de l’Eglise
Carte-photo annotée au dos : “Deir-ez-Zor - 1935“.
posté le 22 septembre 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Syrie 


INTERNATIONAL
L’Arménie va-t-elle envoyer une équipe pour aider au déminage en Syrie ?

La présidence de la République a refusé hier de confirmer ou de nier l’affirmation d’un haut responsable militaire russe selon laquelle il est prêt à envoyer une équipe de déminage en Syrie.

Le major-général Alexander Novikov, de l’état-major de l’armée russe, a déclaré à la fin de la semaine dernière que l’Arménie et la Serbie se sont déclarées disposées à se joindre à une « coalition internationale » menée par la Russie qui espère aider ses troupes à éliminer les mines terrestres dans le pays déchiré par la guerre.

Moscou a appelé à la création d’une telle coalition par l’intermédiaire de son représentant permanent auprès des Nations Unies en avril.

Interrogé par News.am, Vladimir Hakobian, secrétaire au service presse du président Serge Sarkissian, a rétorqué : “Lorsqu’une décision sera prise et que toutes les questions seront clarifiées, le public sera informé de manière appropriée.“ Hakobian n’a souhaité plus commenté.

Un porte-parole du ministère arménien de la Défense a également assuré lundi que la question nécessitait un “examen approfondi“.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov a discuté de l’implication éventuelle des Arméniens dans les opérations de déminage dans la ville historique syrienne de Palmyre lorsqu’il a rencontré son homologue arménien Edouard Nalbandian à Erevan en avril 2016. « J’espère que notre initiative conjointe pourraêtre mise en œuvre », avait expliqué Lavrov après les pourparlers.

On ne sait pas précisément si les présidents Serge Sarkissian et Vladimir Poutine ont parlé du sujet syrien lorsqu’ils se sont rencontrés dans la ville russe de Sotchi le 23 août. Le service de presse présidentielle arménien a précisé seulement qu’ils avaient discuté de « questions internationales et régionales d’actualité ».

L’Arménie est membre de l’Organisation du Traité sur la sécurité collective, une alliance militaire de six États ex-soviétiques dirigée par la Russie.

posté le 30 août 2017 par Claire/armenews