Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Kurdistan


SYRIE
Les FDS pénètrent dans la province de Deir ez-Zor en Syrie

Les rebelles des Forces démocratiques syriennes (FDS, soutenues par les Etats-Unis) ont pénétré pour la première fois dans la province de Deir ez-Zor, qui est presque totalement sous le contrôle du groupe jihadiste Etat islamique (EI), a-t-on déclaré de source militaire kurde.

Cette progression s’inscrit dans le cadre d’une opération qui vise à encercler et ensuite à prendre la “capitale“ syrienne de l’EI, Raqqa, dans le nord du pays.

Les FDS, qui englobent des miliciens kurdes et des combattants arabes, sont entrés dans la partie nord de la province de Deir ez-Zor et se sont emparés de plusieurs villages, a-t-on ajouté de source militaire kurde.

posté le 25 février 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


FRANCE
Turquie. 15 000 Kurdes à Strasbourg pour la libération d’Öcalan

Comme chaque année depuis 18 ans, les partisans kurdes du chef historique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, se sont rassemblés à Strasbourg pour réclamer sa libération. Ils étaient entre 12 000 et 15 000 personnes selon la police.

Environ 15 000 personnes ont participé samedi à Strasbourg au grand rassemblement annuel organisé par les Kurdes d’Europe pour réclamer un statut pour le Kurdistan, et la libération de leur leader historique Abdullah Öcalan.

Il y avait «  entre 12 000 et 15 000  » manifestants selon un responsable de la police, de 15 000 à 17 000 personnes selon les organisateurs.

Venus d’Allemagne, de France, de Belgique et du Luxembourg par autocar, train ou voiture, les membres de la communauté kurde sont arrivés tôt samedi matin à Strasbourg. Le plus important contingent était allemand.

«  Strasbourg, c’est le centre de l’Europe, la ville du Conseil de l’Europe, du Parlement européen, de la Cour européenne des droits de l’Homme  », a souligné Mirtaza, 60 ans, venu de Nancy, pour justifier le choix de la capitale alsacienne pour ce grand rassemblement.

«  Ils ne pourraient pas manifester en Allemagne, parce que le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) est considéré comme une organisation terroriste dans tous les pays de l’Union européenne  », mais «  la France observe une forme de tolérance pour permettre ce rassemblement  », ont expliqué les autorités françaises.

Le consul général de Turquie à Strasbourg avait toutefois demandé l’annulation du rassemblement, dénoncé comme une manifestation de soutien à une organisation terroriste. Des rassemblements à Strasbourg depuis 18 ans

Chaque année depuis 18 ans, les Kurdes d’Europe se réunissent à Strasbourg pour réclamer un statut pour le Kurdistan, et la libération de leur leader historique Abdullah Öcalan. Capturé le 15 février 1999 à Nairobi, il avait été remis aux autorités turques. Condamné à mort, sa peine a été commuée en 2002 en réclusion à perpétuité sur l’île turque d’Imrali.

La marche des Kurdes a emprunté une série de boulevards à la périphérie de Strasbourg au départ de la gare. La manifestation s’est dispersée vers 13 h 30.

De grands moyens avaient été déployés pour l’encadrer en raison du regain de tension en Turquie entre le pouvoir et le PKK. Toutes les rues débouchant sur le parcours avaient été barrées par des camions-bennes, dispositif mis en place depuis l’attentat du 14 juillet à Nice pour empêcher toute attaque au moyen d’un véhicule.

Plusieurs unités de gendarmes avaient en outre été déployées. La communauté kurde avait organisé un imposant service d’ordre et les bagages étaient fouillés. Un groupe de sympathisants non-kurdes avait pris la tête du cortège portant un portrait d’Abdullah Öcalan.

posté le 12 février 2017 par Stéphane/armenews


FRANCE
France : incidents et violences avant le grand rassemblement des Kurdes d’Europe à Strasbourg

Des incidents et des violences ont opposé jeudi des membres des communautés turque et kurde, en marge des préparatifs du grand rassemblement annuel des Kurdes d’Europe samedi à Strasbourg, dans l’est de la France.

Deux Turcs ont été agressés et frappés à coups de bâton jeudi matin à Saverne (est) par plusieurs membres d’un groupe d’une centaine de militants pro-kurdes partis du Luxembourg le 1er février pour rallier Strasbourg en marchant, a indiqué la gendarmerie française. Les deux Turcs, frappés parce qu’ils filmaient le cortège avec leur téléphone portable, ont été hospitalisés. Deux de leurs agresseurs ont été identifiés et interpellés, ont précisé les gendarmes.

Mardi, le groupe de marcheurs avait été pris à partie par des membres de la communauté turque à Sarre-Union, à 80 km de Saverne. Une vingtaine de gendarmes se sont interposés et ont interdit les accès à la salle où étaient hébergés les marcheurs. Des renforts ont été envoyés pour éviter des affrontements entre les deux communautés. Le maire de droite de Sarre-Union, Marc Séné, a annoncé son intention de porter plainte contre l’association organisatrice de la marche après ces incidents.

Chaque année depuis 18 ans, les Kurdes d’Europe se réunissent à Strasbourg pour réclamer un statut pour le Kurdistan, et la libération de leur leader historique Abdullah Ocalan. Capturé le 15 février 1999 à Nairobi, il a été remis aux autorités turques, condamné à la prison à perpétuité et incarcéré sur l’île d’Imrali.

Plus de 15.000 personnes ont participé au rassemblement de février 2016. Le défilé, encadré par un important service d’ordre assuré par la communauté kurde, sera cette année sous protection policière pour éviter tout affrontement avec la communauté turque, sur fond de regain de tension en Turquie entre le pouvoir et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste en Europe.

Le sud-est de la Turquie est ensanglanté par des combats quotidiens entre le PKK et les forces de sécurité depuis la rupture, à l’été 2015, d’un fragile cessez-le-feu, qui a sonné le glas du processus de paix visant à mettre un terme au conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

Le consul général de Turquie à Strasbourg a demandé l’annulation du rassemblement, dénoncé comme une manifestation de soutien à une organisation terroriste.

posté le 10 février 2017 par Stéphane/armenews


IRAK
Retour amer à Erbil d’une famille irakienne privée d’Amérique

Ils ont quitté leur emploi, vendu leur maison et pris l’avion pour commencer une nouvelle aux Etats-Unis... mais Fouad Charef, sa femme et leur trois enfants n’ont pas pu poursuivre leur voyage jusqu’au bout à cause du nouveau décret pris par Donald Trump.

Encore sous le choc de ce retournement de situation, Fouad Charef, 51 ans, feuillette un à un les passeports irakiens de sa famille, tous flanqués d’un visa d’immigration américain obtenu “après des années d’attente“.

C’est au Caire où il font escale que le périple vers leur nouvelle vie s’est arrêté samedi. Un employé à l’aéroport leur demande leurs cartes d’embarquement puis reviens vers eux pour leur annoncer : “Vous êtes interdits de voyage vers les Etats-Unis“.

Le décret signé vendredi par le nouveau président américain interdit l’entrée des Etats-Unis à tous les réfugiés ainsi qu’aux ressortissants d’Irak et de six autres pays à majorité musulmane afin de stopper selon lui d’éventuels “terroristes islamiques radicaux“.

Dans le salon de l’appartement de son beau-frère où sa famille s’est installée depuis qu’elle a été rapatriée à Erbil, au Kurdistan irakien, la déception de Fouad Charef se mêle à la colère.

“J’ai aidé le gouvernement américain, j’ai travaillé avec eux durant des moments de crise et j’ai mis ma vie en danger“, affirme ce père de famille qui travaillait pour l’ONG américaine RTI International liée par contrat au gouvernement américain.

“Trump et sa nouvelle administration nous ont laissés tomber“, déplore-t-il, soulignant que certains de ses collègues avaient perdu la vie.

Avant de partir “j’ai dû vendre toutes mes possessions, ma femme et moi avons quitté notre emploi et déscolarisé nos enfants“, dit-il avec amertume.

Et après deux années d’attente, les Américains “m’ont donné un visa“ en confirmant “que je ne représentais aucun danger pour les Etats-Unis et le peuple américains“.

Les restrictions de Washington interviennent alors que l’armée irakienne mène depuis octobre une vaste offensive contre le groupe Etat islamique (EI) dans son fief de Mossoul (nord), en soutien avec la coalition internationale antijihadiste sous commandement américain.

Le ministère irakien des Affaires étrangères a estimé lundi “nécessaire que la nouvelle administration américaine reconsidère sa décision erronée“. Fouad Charef indique avoir envoyé une requête à l’ambassade américaine à Bagdad leur demandant des conseils. “Je n’ai jusqu’à présent pas reçu de réponse“.

posté le 4 février 2017 par Stéphane/armenews


PARIS
L’enquête détaillée de Laure Marchand sur le triple assassinat de militantes kurdes

La journaliste Laure Marchand a mené une enquête détaillée et passionnante sur le meurtre des militantes kurdes à Paris, le 9 janvier 2013. Résultat : l’ouvrage Triple assassinat au 147, rue La Fayette qui, écrit comme un polar, restitue à merveille les incohérences de l’affaire.

Dans le 10e arrondissement de Paris, derrière la lourde porte du 147 rue La Fayette, se trouve un crime impuni, protégé par la raison d’Etat. Le 9 janvier 2013, trois femmes kurdes ont été tuées au premier étage de l’immeuble, dans un petit appartement. Elles ont été exécutées de plusieurs balles dans la tête. Sakine Cansiz était une des fondatrices de la guérilla kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et avait créé la branche des femmes de l’organisation ; Fidan Dogan était en charge du lobbying du mouvement en France et Leyla Saylemez était une jeune militante.

Depuis trois ans, les éléments à charge contre les services secrets turcs, suspectés d’avoir commandité leur exécution, se sont accumulés sur le bureau de la juge d’instruction qui a bouclé son enquête. Mais un seul accusé, Ömer Güney, sera jugé lors du procès en assises qui s’ouvrira à Paris en décembre 2016. Malgré des faits accablants, les autorités politiques françaises ne réclament aucun compte à la Turquie. Alors que le courage des combattantes kurdes du PKK contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie est salué dans le monde entier, la mort de leurs camarades en plein Paris est recouverte d’un linceul de silence. Car les autorités françaises ont choisi de renforcer leur alliance stratégique avec Ankara. Faisant fi de leurs engagements à lutter contre le terrorisme. L’instruction a conclu que Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez avaient été victimes d’un « acte terroriste ». Sur le sol français, cyniquement, les victimes du terrorisme n’ont donc, à l’évidence, pas toute la même valeur.

Pendant plusieurs mois, Laure Marchand a enquêté dans plusieurs pays et eu accès à des sources turques et françaises inédites qui lui ont permis d’établir des liens entre le suspect numéro 1 et le MIT, les services secrets turcs. Dans cet ouvrage, Laure Marchand nous mène de l’appartement parisien aux provinces kurdes de la Turquie, ce pays où elle a vécu et travaillé comme correspondante durant une décennie. Passionnant et nécessaire, ce livre capital fait office de témoignage et laisse augurer que la mort de Güney ne met pas un point final à cette affaire d’Etat.

JPEG - 149.9 ko

Laure Marchand, Triple assassinat au 147, rue la Fayette, Actes Sud, 19 €.

posté le 2 février 2017 par Claire/armenews


USA
Un cinéaste kurde annule sa venue aux Etats-Unis pour protester contre Trump

Le cinéaste kurdo-irakien Hussein Hassan a annulé sa venue au festival du film de Miami où il devait assister à la première américaine de son film sur la minorité yazidie, pour protester contre un resserrement attendu de la politique de visas de l’administration Trump.

Jaie Laplante, directeur du festival, où le film “The Dark Wind“ doit être projeté en mars, a indiqué que M. Hassan avait décidé de retirer sa demande de visa pour se rendre aux Etats-Unis afin de protester contre les décisions du président américain qui doivent suspendre le programme de réfugiés et restreindre les visas pour les citoyens de sept pays, dont l’Irak, l’Iran et la Syrie.

“Il est essentiel que des blocages ne soient pas instaurés qui empêcheraient des artistes de venir participer à une discussion libre sur leur travail, et également essentiel que les artistes du monde se sentent bienvenus aux Etats-Unis“, a souligné M. Laplante dans un communiqué.

La décision de M. Hassan survient quelques jours après que la star du film iranien “Le client“, une coproduction française nommée aux Oscars, eut déclaré qu’elle boycotterait la cérémonie du 26 février pour dénoncer ce qu’elle qualifie de politiques racistes de Donald Trump.

Le projet “d’interdiction de visas de Trump pour les Iraniens est raciste. Que cela concerne les événements culturels ou pas je n’assisterai pas à (la cérémonie) pour protester“, a tweeté Taraneh Alidoosti, l’actrice du film, âgée de 33 ans.

“The Dark Wind“ parle d’un jeune couple yazidi qui prépare son mariage quand des combattants de l’Etat islamique attaquent son village.

Le film a été inspiré par le massacre de milliers de Yazidis après que l’Etat islamique eut attaqué la région de Sinjar en Irak en août 2014. Des milliers de femmes Yazidis ont alors été enlevées et utilisées comme esclaves sexuelles.

“Les Etats-Unis sont les alliés les plus importants pour le Kurdistan“, a indiqué le producteur du film Mehmet Aktas dans un communiqué.

“Il semble impossible pour un artiste kurde de rendre visite aux Etats-Unis à présent et d’y présenter son travail. Pour protester pacifiquement, Hussein Hassan a décidé de retirer sa demande de visa“, a-t-il ajouté.

posté le 1er février 2017 par Stéphane/armenews


Turquie-kurdes-procès-politique
Le parquet turc requiert jusqu’à 142 ans de prison pour le leader kurde Demirtas (agence)

Le parquet a requis mardi jusqu’à 142 ans de prison contre Selahattin Demirtas, coprésident du principal parti prokurde, accusé d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un mouvement interdit, ont rapporté les médias.

Le parquet de Diyarbakir (sud-est) a en outre requis jusqu’à 83 ans d’emprisonnement pour Mme Fiden Yüksekdag, qui copréside avec M. Demirtas le Parti démocratique des peuples (HDP), selon l’agence progouvernementale Anadolu.

Ils avaient été arrêtés en novembre avec une dizaine d’autres députés du parti dont l’immunité avait été levée.

Ils sont accusés d’appartenir ou de soutenir le PKK, qui mène depuis trois décennies une lutte armée pour demander plus de droits et d’autonomie pour les Kurdes. L’organisation est classée “terroriste“ par la Turquie, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Le HDP a toujours nié farouchement être une vitrine politique pour le PKK.

M. Demirtas affirme être puni pour s’être opposé au projet de présidentialisation du système voulu par Recep Tayyip Erdogan.

La semaine dernière, le charismatique député HDP avait fait parvenir au Parlement un texte dans lequel il affirmait que le débat et le vote de ce projet en cours à la Chambre étaient faussés par l’absence des députés prokurdes emprisonnés.

Selon Anadolu, M. Demirtas est poursuivi notamment sous les accusations de “diriger une organisation terroriste“, “diffusion de propagande“ favorable à la rébellion kurde, et “incitation à la haine et à l’hostilité“.

Le HDP est également tenu pour responsable d’une série de manifestations en octobre 2014, menées par les militants pro-kurdes opposés à la politique menée par la Turquie en Syrie. Les affrontements qui avaient émaillé ces protestations avaient coûté la vie à 31 personnes.

Ankara a lancé une vague d’arrestations sans précédent après la tentative de putsch du 15 juillet, imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis.

Au-delà des putschistes présumés, les purges ont visé les milieux prokurdes et les médias. Des ONG et des responsables de l’opposition accusent le pouvoir de profiter de l’état d’urgence en vigueur depuis le putsch avorté pour étouffer toute voix critique.

Le parti prokurde affirme ainsi que plus de 50 maires qui lui sont affiliés ont été arrêtés en novembre.

Surnommé par certains le “Obama kurde“, Selahattin Demirtas est devenu un acteur-clé de la scène politique turque et a réussi à transformer le HDP en une formation de gauche moderne, lui permettant de devenir le deuxième parti d’opposition en Turquie.

Les violences entre le PKK et Ankara ont repris à l’été 2015 après l’effondrement d’un fragile cessez-le-feu qui visait à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

posté le 18 janvier 2017 par Stéphane/armenews


TURQUIE
Turquie : cinq soldats arrêtés en lien avec une attaque ayant tué 14 militaires

Cinq soldats turcs ont été arrêtés et placés en garde à vue en lien avec un attentat revendiqué par la rébellion kurde dans lequel 14 de leurs camarades avaient été tués en décembre, rapportent les médias turcs.

Les cinq soldats font partie de 23 personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête sur l’attaque qui avait eu lieu le 17 décembre à Kayseri dans le centre de la Turquie, selon l’agence progouvernementale Anadolu.

Les cinq militaires arrêtés étaient affectés dans la même base que les 14 soldats tués dans l’attaque, a précisé l’agence. Ils sont notamment soupçonnés d’avoir fourni des informations aux auteurs de l’attaque sur les horaires de départ des bus transportant les militaires depuis la base.

L’attentat meurtrier a visé l’un de ces bus, qui transportait des soldats en repos depuis la base vers le centre-ville de Kayseri.

Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe radical kurde proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) avait revendiqué cette attaque, qui avait également fait des dizaines de blessés.

posté le 17 janvier 2017 par Stéphane/armenews


LYON
Réunion-débat - 2ème anniversaire de la libération de Kobanê
JPEG - 99.8 ko
posté le 17 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan