Nouvelles d'Arménie
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Kurdistan


Turquie-kurdes-procès-politique
Le parquet turc requiert jusqu’à 142 ans de prison pour le leader kurde Demirtas (agence)

Le parquet a requis mardi jusqu’à 142 ans de prison contre Selahattin Demirtas, coprésident du principal parti prokurde, accusé d’appartenir au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un mouvement interdit, ont rapporté les médias.

Le parquet de Diyarbakir (sud-est) a en outre requis jusqu’à 83 ans d’emprisonnement pour Mme Fiden Yüksekdag, qui copréside avec M. Demirtas le Parti démocratique des peuples (HDP), selon l’agence progouvernementale Anadolu.

Ils avaient été arrêtés en novembre avec une dizaine d’autres députés du parti dont l’immunité avait été levée.

Ils sont accusés d’appartenir ou de soutenir le PKK, qui mène depuis trois décennies une lutte armée pour demander plus de droits et d’autonomie pour les Kurdes. L’organisation est classée “terroriste“ par la Turquie, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Le HDP a toujours nié farouchement être une vitrine politique pour le PKK.

M. Demirtas affirme être puni pour s’être opposé au projet de présidentialisation du système voulu par Recep Tayyip Erdogan.

La semaine dernière, le charismatique député HDP avait fait parvenir au Parlement un texte dans lequel il affirmait que le débat et le vote de ce projet en cours à la Chambre étaient faussés par l’absence des députés prokurdes emprisonnés.

Selon Anadolu, M. Demirtas est poursuivi notamment sous les accusations de “diriger une organisation terroriste“, “diffusion de propagande“ favorable à la rébellion kurde, et “incitation à la haine et à l’hostilité“.

Le HDP est également tenu pour responsable d’une série de manifestations en octobre 2014, menées par les militants pro-kurdes opposés à la politique menée par la Turquie en Syrie. Les affrontements qui avaient émaillé ces protestations avaient coûté la vie à 31 personnes.

Ankara a lancé une vague d’arrestations sans précédent après la tentative de putsch du 15 juillet, imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis.

Au-delà des putschistes présumés, les purges ont visé les milieux prokurdes et les médias. Des ONG et des responsables de l’opposition accusent le pouvoir de profiter de l’état d’urgence en vigueur depuis le putsch avorté pour étouffer toute voix critique.

Le parti prokurde affirme ainsi que plus de 50 maires qui lui sont affiliés ont été arrêtés en novembre.

Surnommé par certains le “Obama kurde“, Selahattin Demirtas est devenu un acteur-clé de la scène politique turque et a réussi à transformer le HDP en une formation de gauche moderne, lui permettant de devenir le deuxième parti d’opposition en Turquie.

Les violences entre le PKK et Ankara ont repris à l’été 2015 après l’effondrement d’un fragile cessez-le-feu qui visait à mettre fin à un conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.

posté le 18 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


TURQUIE
Turquie : cinq soldats arrêtés en lien avec une attaque ayant tué 14 militaires

Cinq soldats turcs ont été arrêtés et placés en garde à vue en lien avec un attentat revendiqué par la rébellion kurde dans lequel 14 de leurs camarades avaient été tués en décembre, rapportent les médias turcs.

Les cinq soldats font partie de 23 personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête sur l’attaque qui avait eu lieu le 17 décembre à Kayseri dans le centre de la Turquie, selon l’agence progouvernementale Anadolu.

Les cinq militaires arrêtés étaient affectés dans la même base que les 14 soldats tués dans l’attaque, a précisé l’agence. Ils sont notamment soupçonnés d’avoir fourni des informations aux auteurs de l’attaque sur les horaires de départ des bus transportant les militaires depuis la base.

L’attentat meurtrier a visé l’un de ces bus, qui transportait des soldats en repos depuis la base vers le centre-ville de Kayseri.

Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupe radical kurde proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) avait revendiqué cette attaque, qui avait également fait des dizaines de blessés.

posté le 17 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan  Turquie 


LYON
Réunion-débat - 2ème anniversaire de la libération de Kobanê
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posté le 17 janvier 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


TURQUIE
Turquie : le parti prokurde boycottera le vote sur la Constitution

Le parti d’opposition prokurde en Turquie, dont de nombreux députés sont emprisonnés, a annoncé qu’il boycotterait le vote sur le projet de réforme constitutionnelle renforçant les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan.

“Nous n’utiliserons pas notre droit de vote pour ce projet illégitime dans un environnement où nos députés ont été injustement arrêtés et empêchés d’exercer leurs fonctions“, a tweeté Ayhan Bilgen, porte-parole du Parti démocratique des peuples (HDP).

Onze des 59 députés du HDP sont actuellement emprisonnés, soupçonnés de soutenir le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation classée “terroriste“ par la Turquie, les Etats-Unis et l’Union européenne.

Le Parlement turc a entamé lundi l’examen d’une réforme constitutionnelle qui prévoit le transfert au président du pouvoir exécutif du Premier ministre. Le projet doit recueillir l’aval d’au moins 330 des 550 députés pour pouvoir être soumis à un référendum. Le parti islamo-conservateur au pouvoir, l’AKP, et la formation de droite nationaliste MHP, qui soutient le texte, disposent ensemble d’un total de 355 voix.

Lundi, le chef de file du HDP, Selahattin Demirtas, lui-même emprisonné, avait fait parvenir au Parlement une pétition réclamant le droit de voter pour les députés emprisonnés. “Lorsque onze membres du Parlement sont politiquement pris en otages de façon illégale et que nos droits à exprimer nos points de vue au Parlement et à voter nous ont été retirés de force, cela rend le débat et le vote controversés dès le départ“, avait écrit M. Demirtas.

posté le 14 janvier 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Syrie : succès d’une opération commando de la coalition contre des dirigeants de l’EI (Pentagone)

La coalition contre le groupe Etat islamique (EI) a mené dimanche une rare opération commando au sol contre des chefs de l’organisation jihadistes dans l’est de la Syrie près de Deir ez-Zor, qualifiée de “succès“ par le Pentagone.

Celui-ci a toutefois refusé de donner des détails sur l’opération, se bornant à juger “très exagéré“ le bilan de 25 tués chez les jihadistes avancé plus tôt par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une ONG syrienne qui dispose de nombreux relais dans la Syrie en guerre.

Le bilan est “d’un ordre de grandeur inférieur“, a indiqué le capitaine Jeff Davis, porte-parole du Pentagone.

Celui-ci a précisé que l’opération avait été conduite par l’unité américaine de forces spéciales chargées de traquer les chefs jihadistes (ETF, expeditionary targetting force).

Le but de ce genre de raid n’était pas seulement d’éliminer des jihadistes, il est aussi de recueillir du renseignement pour mener ensuite de futures opérations, a-t-il ajouté.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme et les Forces démocratiques syriennes, une coalition arabo-kurde alliée de la coalition, l’opération a mis en oeuvre notamment au moins quatre hélicoptères, dont des hélicoptères d’attaque Apache.

Selon la même source, l’opération qui a donné lieu à “de violents combats“ s’est déroulée dans le village d’al-Koubar, à 40 kilomètres à l’ouest de Deir ez-Zor. Les forces spéciales américaines ont notamment attaqué une station d’épuration contrôlée par l’EI.

Les FDS ont affirmé que les forces américaines avaient fait des prisonniers dans l’opération, mais le porte-parole du Pentagone a démenti.

“Il n’y pas de mise en détention suite à cette opération“, a dit le capitaine de vaisseau Jeff Davis, qui a aussi démenti certaines rumeurs affirmant qu’il s’agissait de libérer des otages de l’EI.

Une source militaire syrienne a affirmé à l’AFP que “les radars de l’armée ont repéré l’opération“.

Deir ez-Zor est la seule province syrienne quasi-totalement aux mains de l’EI. La ville éponyme est contrôlée en majorité par le groupe ultraradical, à l’exception d’une partie qui est aux mains de l’armée syrienne.

Selon l’OSDH, le commando américain a tué au total 25 membres de l’EI : 14 jihadistes à bord d’une voiture visée par la force spéciale et 11 autres dans l’attaque.

posté le 14 janvier 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Les Kurdes syriens pas invités aux négociations d’Astana

Les Kurdes syriens ne sont pas invités aux négociations politiques qui doivent se tenir fin janvier au Kazakhstan sous l’égide de la Russie et de la Turquie, a déploré le responsable du “bureau de représentation du Rojava“ (nom donné au Kurdistan syrien) à Paris, Khaled Issa.

“Nous ne sommes pas invités à Astana. Il semble qu’il y ait un veto contre notre présence“, a déclaré à l’AFP M. Issa, qui est aussi membre du PYD (parti de l’Union démocratique). Le PYD est honni par la Turquie, qui le considère comme un groupe terroriste lié au PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), en guerre contre l’Etat turc depuis trente ans.

Des négociations sur la Syrie doivent se tenir fin janvier à Astana sous l’égide de Moscou et d’Ankara, parrains d’un cessez-le-feu général entré en vigueur le 30 décembre sur le territoire syrien, même si de violents combats se poursuivent, notamment près de Damas.

Pour le moment, le flou subsiste sur la date et la liste des invités à ces négociations de paix, censées servir de base à un nouveau processus politique à Genève sous l’égide de l’ONU, prévu en février. “Il semble que seuls des représentants des groupes armés (de l’insurrection), et pas des représentants politiques (de l’opposition), seront invités à venir négocier avec le régime syrien à Astana“, a ajouté M. Issa. Cette opposition politique, représentée dans le Haut comité pour les négociations (HCN), se réunit pour sa part vendredi à Ryad pour évoquer le processus d’Astana, selon des sources diplomatiques et de l’opposition. “S’il y a une volonté de solution pacifique en Syrie, on ne peut pas ne pas tenir compte des Kurdes“, a insisté M. Issa. “J’espère que nous ne serons pas absents d’une solution internationale“, a-t-il ajouté.

En mars, les Kurdes syriens ont proclamé unilatéralement la constitution d’une région fédérale regroupant les territoires qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie. Toutefois, l’intervention terrestre turque “Bouclier de l’Euphrate“ en août en Syrie, le long de sa frontière, a mis un terme à la volonté kurde de relier les territoires qu’elle contrôle dans le nord du pays.

“Nous avons un projet politique : le fédéralisme démocratique pour toute la Syrie. Nous sommes prêts à négocier avec le régime (de Damas), avec des garanties internationales“, a ajouté le représentant du PYD.

posté le 14 janvier 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Syrie : opération commando dirigée par Washington contre l’EI

La coalition dirigée par les Etats-Unis a tué dimanche 25 jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) lors d’une rare opération commando au sol dans l’est de la Syrie, selon une ONG et un responsable d’une alliance arabo-kurde luttant contre l’EI.

La coalition internationale antijihadistes a affirmé dans un courrier électronique à l’AFP qu’une “opération a été menée dans cette zone“, sans donner aucune autre précision. “Quatre hélicoptères de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ont mené dimanche midi une opération commando au sol pendant deux heures dans le village d’al-Koubar dans la province de Deir ez-Zor (est)“, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG disposant d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.

D’après l’OSDH, le commando a tué au total 25 membres de l’EI : 14 jihadistes à bord d’une voiture visée par la force spéciale et 11 autres dans une attaque contre une station d’épuration contrôlée par l’EI dans ce village où de violents combats se sont déroulés.

La coalition internationale, qui comprend entre autres les Etats-Unis et la France, mène depuis l’été 2014 des frappes aériennes contre l’EI en Irak et en Syrie mais dirige rarement des opérations au sol. “Quatre hélicoptères Apache, en plus de deux hélicoptères chargés de leur sécurité, ont atterri dans le village d’al-Koubar“, situé à 40 km à l’ouest de la ville de Deir ez-Zor, a précisé de son côté à l’AFP un responsable au sein des Forces démocratiques syrienne (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par Washington et qui lutte contre l’EI.

“Le commando a visé des véhicules de l’EI en provenance de la ville de Raqqa“ (nord), principal fief de l’EI en Syrie, a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat. “Il y a eu des combats, des jihadistes ont été tués et d’autres ont été faits prisonniers“, a-t-elle précisé. Toujours d’après cette source, “le commando visait des responsables importants“ de l’organisation jihadiste la plus redoutée au monde.

Une source militaire syrienne a affirmé à l’AFP que “les radars de l’armée ont repéré l’opération“, sans être en mesure de préciser l’identité des hélicoptères. Deir ez-Zor est la seule province syrienne quasi-totalement aux mains de l’EI. La ville éponyme est contrôlée en majorité par le groupe ultraradical, à l’exception d’une partie qui est aux mains de l’armée syrienne.

posté le 13 janvier 2017 par Stéphane/armenews


IRAK
Irak : une ONG yézidie accuse les forces kurdes d’avoir fermé ses bureaux

Les forces de sécurité du Kurdistan irakien ont fermé les bureaux d’une ONG qui vient en aide à la minorité yézidie dans le nord de l’Irak, a dénoncé l’organisation.

Les Yézidis, minorité kurdophone adepte d’une religion monothéiste pré-islamique, ont été violemment persécutés par les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) lors de leur offensive de 2014 en Irak. En mars 2015, l’ONU avait qualifié l’assaut de l’EI contre les Yézidis de “tentative de génocide“ et réclamé la saisie de la Cour pénale internationale (CPI).

La fermeture des bureaux de Yazda dans la ville septentrionale de Dohouk a été critiquée par l’ONG Human Rights Watch (HRW) ainsi que par Nadia Murad, jeune yézidie enlevée et forcée à l’esclavage sexuel par l’EI. “Les Assayech (forces des services de sécurité kurdes, ndlr) ont mené un raid contre les principaux bureaux de Yazda à Dohouk lundi (...) et ordonné leur fermeture ainsi que l’arrêt de tous les projets“ de l’organisation dans les camps de déplacés yézidis, a indiqué Yazda dans un communiqué.

Selon un bilan dressé en août 2015 par le gouvernement du Kurdistan irakien, sur les 550.000 Yézidis d’Irak, 400.000 ont été déplacés par les combats. Environ 1.500 sont morts et près de 4.000 sont en captivité.

L’organisation Yazda affirme que le gouvernement kurde l’accuse d’agir illégalement, d’être engagée dans des activités politiques et de travailler sans permis. Nous ne sommes pas “une entité politique mais une organisation qui défend partout les droits des Yézidis“, a-t-elle-réagi. Les autorités kurdes “doivent bien réfléchir aux conséquences de la fermeture de Yazda et revenir sur leur décision conformément à leurs obligations internationales de faciliter, et non d’entraver, l’assistance humanitaire“, a affirmé Belkis Wille, spécialiste de l’Irak pour HRW.

Ces autorités n’étaient pas joignables dans l’immédiat pour tout commentaire.

La décision des forces kurdes pourrait être liée au projet de Yazda de venir en aide à au moins 3.000 familles de Sinjar, la ville où est concentrée la minorité yézidie, a indiqué Mme Wille citant une source proche de l’ONG.

Ce plan, qui s’inscrit dans un projet plus large du Programme des Nations unies pour le développement, va, selon la spécialiste, à l’encontre de la politique des autorités kurdes de restreindre la circulation de marchandises vers Sinjar, de peur qu’elles ne tombent entre les mains du Parti des travailleurs kurdes (PKK).

Le PKK est classé organisation “terroriste“ par Ankara, qui est le plus proche allié du gouvernement kurde irakien. Ce groupe séparatiste rebelle, également implanté en Turquie voisine, possède depuis longtemps des bases dans le nord de l’Irak mais y a renforcé sa présence depuis les conquêtes fulgurantes de l’EI dans la région en 2014.

En décembre, HRW jugeaient déjà “disproportionnées“ les restrictions imposées par les autorités kurdes irakiennes sur la circulation des biens vers la région de Sinjar. La militante yézidie Nadia Murad, qui s’est vue décerner par le Parlement européen le prix Sakharov, a également appelé le gouvernement kurde à revenir sur sa décision. C’est “une honte de fermer (l’organisation) qui soutient ma campagne“, a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.

posté le 12 janvier 2017 par Stéphane/armenews


SYRIE
Les Kurdes syriens pas invités aux négociations d’Astana

Paris, 10 jan 2017 (AFP) - Les Kurdes syriens ne sont pas invités aux négociations politiques qui doivent se tenir fin janvier au Kazakhstan sous l’égide de la Russie et de la Turquie, a déploré mardi le responsable du “bureau de représentation du Rojava“ (nom donné au Kurdistan syrien) à Paris, Khaled Issa. “Nous ne sommes pas invités à Astana. Il semble qu’il y ait un veto contre notre présence“, a déclaré à l’AFP M. Issa, qui est aussi membre du PYD (parti de l’Union démocratique). Le PYD est honni par la Turquie, qui le considère comme un groupe terroriste lié au PKK (parti des travailleurs du Kurdistan), en guerre contre l’Etat turc depuis trente ans.

Des négociations sur la Syrie doivent se tenir fin janvier à Astana sous l’égide de Moscou et d’Ankara, parrains d’un cessez-le-feu général entré en vigueur le 30 décembre sur le territoire syrien, même si de violents combats se poursuivent, notamment près de Damas. Pour le moment, le flou subsiste sur la date et la liste des invités à ces négociations de paix, censées servir de base à un nouveau processus politique à Genève sous l’égide de l’ONU, prévu en février. “Il semble que seuls des représentants des groupes armés (de l’insurrection), et pas des représentants politiques (de l’opposition), seront invités à venir négocier avec le régime syrien à Astana“, a ajouté M. Issa.

Cette opposition politique, représentée dans le Haut comité pour les négociations (HCN), se réunit pour sa part vendredi à Ryad pour évoquer le processus d’Astana, selon des sources diplomatiques et de l’opposition. “S’il y a une volonté de solution pacifique en Syrie, on ne peut pas ne pas tenir compte des Kurdes“, a insisté M. Issa. “J’espère que nous ne serons pas absents d’une solution internationale“, a-t-il ajouté.

En mars, les Kurdes syriens ont proclamé unilatéralement la constitution d’une région fédérale regroupant les territoires qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie. Toutefois, l’intervention terrestre turque “Bouclier de l’Euphrate“ en août en Syrie, le long de sa frontière, a mis un terme à la volonté kurde de relier les territoires qu’elle contrôle dans le nord du pays. “Nous avons un projet politique : le fédéralisme démocratique pour toute la Syrie. Nous sommes prêts à négocier avec le régime (de Damas), avec des garanties internationales“, a ajouté le représentant du PYD.

posté le 10 janvier 2017 par Ara/armenews