Nouvelles d'Arménie
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Kurdistan


TURQUIE/IRAN
Rencontre entre le chef d’état-major iranien et le président Erdogan

Ankara, (AFP) - Le chef d’état-major iranien Mohammad Bagheri a rencontré mercredi le président turc Recep Tayyip Erdogan, au cours d’une visite à Ankara pour des discussions au plus haut niveau, notamment sur la crise syrienne et l’Irak.

La rencontre s’est tenue au palais présidentiel en fin d’après-midi, selon la présidence turque, en présence du chef d’état-major turc Hulusi Akar. La rencontre entre MM. Erdogan et Bagheri a duré cinquante minutes, selon l’agence progouvernementale Anadolu.

Les deux parties ont discuté “de leur coordination pour apporter la paix et la sécurité en Syrie“, a déclaré à l’issue de la rencontre le général Bagheri, cité par l’agence officielle iranienne IRNA. “Il a été souligné que le processus de paix en Syrie doit être suivi sur la base du cycle de négociations en cours à Astana et des discussions entre experts et politiques à Téhéran et Ankara “, a-t-il affirmé. “Les responsables turcs ont dit qu’ils étaient en totale harmonie et que le processus continuera“.

Le général Bagheri, arrivé mardi à Ankara, a également rencontré mercredi le ministre turc de la Défense, Nurretin Canikli, selon les médias. Les rencontres à ce niveau sont “sans précédent“, a souligné IRNA. Parmi les sujets abordés au cours de cette visite de trois jours figure la sécurité à la frontière qui sépare les deux pays. “L’insécurité“ causée par des “groupes terroristes“ au niveau de la frontière entre l’Iran et la Turquie, “ont conduit le général Bagheri (...) à se rendre en Turquie pour examiner les moyens disponibles pour lutter contre ces groupes avec la Turquie“, a déclaré le général Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la révolution, selon des propos rapportés par IRNA.

Il n’était pas précisé à quels groupes “terroristes“ il faisait allusion. “Actuellement, du fait de la situation dans la région et parce que nous partageons des frontières (...), nous devons discuter avec ce pays sur différents sujets“, a-t-il poursuivi. La Turquie avait annoncé la semaine dernière la construction d’un “mur de sécurité“ à sa frontière avec l’Iran sur le modèle du mur en construction avec sa frontière syrienne.

Les relations entre la Turquie sunnite et l’Iran chiite sont parfois tendues, M. Erdogan ayant évoqué par le passé le danger du “nationalisme persan“, notamment en Irak. Les deux pays soutiennent des camps adverses en Syrie, puisque l’Iran, comme la Russie, est allié au président Bachar al-Assad, tandis que la Turquie soutient l’opposition.

Mais les trois pays ont été amenés à coopérer à plusieurs reprises sur ce dossier, notamment lors des négociations sur la Syrie à Astana. Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a mentionné mercredi des discussions en cours sur la situation dans la province syrienne d’Idleb actuellement sous le joug des jihadistes, évoquant l’arrivée du chef d’état-major iranien et annonçant une visite à venir du chef d’état-major russe, sans en préciser la date.

Le général Bagheri a confirmé qu’Ankara et Téhéran avaient également discuté du référendum d’indépendance prévu le 25 septembre au Kurdistan irakien, auquel tous deux s’opposent fermement. “Les deux parties ont souligné que si le référendum avait lieu, il conduirait au début d’une série de tensions et de conflits en Irak, dont les conséquences affecteraient les pays voisins“, a-t-il dit. “La tenue du référendum impliquera l’Irak, mais aussi l’Iran et la Turquie, c’est pourquoi les autorités des deux pays soulignent qu’il n’est pas possible et ne devrait pas avoir lieu“.

La Turquie entretient de bonnes relations avec le dirigeant kurde irakien Massoud Barzani, mais elle est farouchement opposée à toute constitution d’un Etat kurde à sa frontière. M. Cavusoglu a notamment estimé mercredi que ce référendum “peut mener jusqu’à une guerre civile“ en Irak.

posté le 17 août 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Iran  Kurdistan  Turquie 


SYRIE-ROJAVA
Mort du commandant Arménien Noubar Ozanian en Syrie dans les combats contre l’Etat Islamique

Le commandant Arménien Noubar Ozanian -de son vrai nom Orhan Bakirdjian- a été tué le 14 août en Syrie lors des combats contre l’Etat Islamique. Noubar Ozanian combattait avec les forces kurdes contre les islamistes. Les sites kurdes en Turquie et en Syrie ont annoncé la nouvelle de sa disparition au combat. « Au Rojava (région kurde au nord de la Syrie) lors des combats héroïques contre les terroristes de l’Etat Islamique le 14 août le fédayi du peuple arménien, le commandant Noubar Ozanian a intégré l’armée des immortels » écrit le site kurde de Syrie du mouvement « Nouvelle jeunesse démocratique ». Le journal arménien d’Istanbul « Nor Zartonk » a également fait écho de la disparition le 14 août de Noubar Ozanian en annonçant la nouvelle « avec une grande tristesse ». Noubar Ozanian était né à Yozgat (Turquie) dans une famille arménienne pauvre. Il a fait ses études à l’école Karageuzian puis au Tbrévank. Il a ensuite rencontré les leaders des mouvements communistes de Turquie tels qu’Armenak Bakr et s’est engagé en tant que militant. A la fin des années 1980 il a rejoint les mouvements armés communistes et participé à nombre d’opérations. Il avait traduit en turc des œuvres du communiste arménien Stépan Chahoumian et de Lénine. Selon certaines informations il avait également participé aux combats de la lutte de libération de l’Artsakh (Haut-Karabagh). En Syrie Noubar Ozanian avait participé aux combats contre Daesh en tant que commandant dans les rangs de groupes armés kurdes marxistes-léninistes.

Krikor Amirzayan

posté le 17 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Image 450  Karabagh  Kurdistan  Syrie 


COMMUNIQUÉ DU CDK
Appel à une journée internationale d’action contre le féminicide

Le 3 août 2017 nous commémorerons le troisième anniversaire de l’attaque génocidaire du soi-disant Etat islamique (Daesh) contre les Kurdes yêzidîs dans la ville irakienne de Sinjar. À partir du 3 août 2014, les attaques et les massacres ont causé une catastrophe humanitaire, mais ont surtout eu l’objectif génocidaire d’éradiquer toute la communauté Yêzidîe. Les femmes ont été systématiquement ciblées dans le cadre de ce génocide et, par conséquent, ces attaques constituent également un féminicide.

Le 3 août 2014, le monde a été témoin d’une attaque génocidaire commise par Daesh, ayant pour but ultime d’éliminer l’une des plus anciennes communautés religieuses du monde, les Yêzidîs. Rendue impuissante et sans défense lorsque les troupes peshmerga du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) se sont retirées de leurs positions dans Sinjar, sans avertissement préalable, la communauté yêzidîe a subi des massacres systématiques, des viols, des tortures, des déplacements forcés, l’esclavage des filles et des femmes et l’enrôlement forcé de garçons comme enfants soldats.

Des rapports non officiels montrent que plus de 5 000 femmes et enfants ont été enlevés et vendus sur des marchés d’esclaves au cours de l’attaque. Les femmes et les filles n’étaient pas seulement vendues dans le nord de l’Irak et la Syrie, mais aussi dans des pays comme l’Arabie saoudite, où elles continuent d’être détenues et exploitées comme esclaves sexuels.

Les Nations Unies ont officiellement appelé l’attaque de Daesh contre les Yêzidîs de « génocide ». Pour la communauté religieuse yêzidîe, ce génocide n’est qu’un des 74 génocides vécus tout au long de leur histoire. Avec ce génocide au 21ème siècle, ils doivent faire face à la réalité amère que leur existence, leur croyance et leur liberté ne peuvent être assurés que par l’autodétermination, l’auto-organisation et l’autoprotection. Les femmes exercent particulièrement un rôle essentiel dans ce processus d’auto-organisation en réponse au génocide et au féminicide. Elles refusent d’endosser seulement le rôle de victimes et prennent le contrôle de leur vie. Elles viennent de s’organiser sous le nom du Mouvement des femmes yêzidîes libres (TAJÊ) à Sinjar et en Europe.

La communauté religieuse yêzidîe est confrontée à un énorme défi dans le maintien de ce niveau d’organisation car d’innombrables femmes, filles et garçons yêzidîs restent captifs de Daesh. Dans ce contexte, le féminicide contre les femmes yêzidîes se poursuit également.

La Conférence internationale des femmes yêzidîes, qui a eu lieu les 11 et 12 mars 2017 à Bielefeld / en Allemagne, a déclaré que, pour libérer les femmes yêzidîes, une lutte efficace au niveau international était nécessaire et a déclarée le 3 août « la Journée internationale d’action contre les féminicides ».

Le féminicide nous concerne toutes. L’homicide systématique de femmes en raison de leur genre constitue un phénomène mondial et comprend des violences physiques, mentales, économiques et structurelles contre les femmes. La violence sexospécifique menace la vie de milliards de femmes à travers le monde alors que les auteurs de ces violences continuent à être impunis, tout comme c’est le cas avec le féminicide de Daesh.

La raison en est que, contrairement au génocide, le féminicide n’est pas considéré comme une catégorie distincte dans le droit national et international. Pourtant, le génocide se produit souvent par le féminicide, comme c’était le cas dans le massacres de Sinjar.

C’est pourquoi nous appelons les femmes du monde à déclarer le 3 août « La Journée internationale d’action contre les féminicides » et à sensibiliser au niveau international au sujet des femmes yêzidîes kidnappées, asservies et assassinées de Sinjar. Le Mouvement des femmes kurdes lancera diverses manifestations en ce jour et fera écho à la liberté des femmes yêzidîes.

Rejoignez-nous et contactez-nous pour planifier ensemble les actions et les diffuser. Organisez vos propres activités dans les villes et les pays. Enregistrez vos activités et envoyez-nous vos photos et vidéos afin que nous puissions les partager sur les réseaux sociaux et ainsi montrer aux femmes yêzidîes que les femmes du monde entier sont solidaires avec elles.

Mouvement des Femmes Kurde en Europe

posté le 3 août 2017 par Ara/armenews


REVUE DE PRESSE
Il faut révéler ou sont les quatre hommes kurdes
Quatre hommes appartenant à la minorité kurde d’Iran sont victimes de disparition forcée depuis leur arrestation les 23 et 24 juin 2017. Les autorités ont refusé de fournir des informations à leurs familles concernant leur sort ou le lieu où ils se trouvent. Les hommes, qui sont tous membres d’une même famille, sont susceptibles d’être victimes d’exécution extrajudiciaire, de torture et d’autres violations des droits humains. Ramin Hossein Panahi, membre de Komala (Organisation révolutionnaire des travailleurs du Kurdistan), un groupe d’opposition armé, a été arrêté le 23 juin 2017 après avoir pris part à des affrontements armés avec les pasdaran (gardiens de la révolution) à Sanandaj, ville de la province du Kurdistan située au nord-ouest de l’Iran. D’après les informations dont dispose Amnesty International, Ramin Hossein Panahi aurait été blessé au cours de ces affrontements. Sa famille n’a pas été informée du sort qui lui a été réservé ni du lieu où il se trouve, mais elle a appris par une source officieuse que, à la suite de son arrestation, il a dans un premier temps été emmené dans un hôpital durant environ une heure, avant d’être transféré vers un lieu inconnu. Sa famille craint qu’on ne lui refuse les soins médicaux d’urgence dont il a besoin pour ses blessures. Les autorités iraniennes privent fréquemment les prisonniers de l’accès à des soins médicaux adaptés ; il s’agit souvent d’un acte de cruauté intentionnel dans le but de les intimider et de les punir, ou de leur arracher des « aveux » forcés. Quelques heures après l’arrestation de Ramin Hossein Panahi, les pasdaran ont pris d’assaut le domicile de ses parents, situé dans le village de Qeruchay, près de Sanandaj, et ont arrêté son frère, Afshin Hossein Panahi. Ils ont fait une nouvelle descente à leur domicile le 24 juin et ont arrêté trois autres membres de sa famille : Ahmad Hossein Panahi (son beau-frère) ; Zobeyr Hossein Panahi (un parent éloigné) ; et Anvar Hossein Panahi (son cousin), qui a été relâché depuis. Les informations recueillies par Amnesty International laissent penser qu’aucun de ces hommes n’était impliqué dans les affrontements armés. Depuis leur arrestation, les autorités ont refusé de fournir la moindre information à leurs familles concernant ce qu’il est advenu des trois hommes toujours en détention, ni le lieu où ils se trouvent. Le 10 juillet, la mère de Ramin Hossein Panahi s’est rendue au bureau du ministère du Renseignement à Sanandaj, où des responsables lui ont dit que les pasdaran étaient responsables de son affaire et donc de son arrestation, et que par conséquent, le ministère du Renseignement n’avait rien à voir avec lui. Pourtant, les pasdaran avaient précédemment déclaré à la famille qu’ils l’avaient transféré dans un centre de détention du ministère du Renseignement et qu’il n’était donc plus sous leur responsabilité. Les quatre hommes maintenus en détention sont victimes de disparition forcée, qui est un crime de droit international, et risquent d’être victime d’actes de torture et d’autres mauvais traitements.
posté le 26 juillet 2017 par Stéphane/armenews


COMMUNIQUÉ DU CDKF
Rassemblement aujourd’hui à Paris pour la Révolution du Rojava

Le Rojava, c’est l’espoir !
Vive la révolution du Rojava !

Célébrons ensemble le 5ème anniversaire de la Révolution du Rojava

Rendez-vous sur la Place de la République
Mercredi 19 juillet, à partir de 17h

Le 19 juillet 2012 marque le début de la révolution du Rojava (Ouest-Kurdistan, Syrie) qui est partie de Kobanê, avant de s’étendre à Efrîn et Cizîr. Dans ces trois régions proclamées cantons autonomes, les Kurdes, ensemble avec les autres communautés ethniques et religieuses de la région (Arabes, Turkmènes, Arméniens, Syriaques), se sont engagés dans la construction d’un système alternatif d’autogestion basé sur l’égalité, la démocratie participative et le respect mutuel entre les différentes communautés.

Malgré l’embargo et les offensives menées de toutes parts, notamment par le régime syrien, la Turquie et l’organisation dite de l’Etat islamique (Daesh) soutenue par l’Etat turc, les cantons de Kobanê, Djizirê et Efrîn ont résisté. A Kobanê, entre septembre 2014 et janvier 2015, les Unités de Protection du Peuple et de Protection des Femmes (YPG/YPJ, forces d’autodéfense du Rojava) ont opposé à Daesh une résistance inouïe et ont réussi, contre toute attente, à chasser l’organisation terroriste de la ville.

Depuis la libération de Kobanê, les Kurdes, alliés à des forces arabes au sein des Forces démocratiques de Syrie (FDS) sont toujours en première ligne dans la lutte contre Daesh. Après avoir libéré une grande partie du nord de la Syrie, les FDS avancent aujourd’hui dans Raqqa considérée comme la capitale de Daesh.

La résistance contre Daesh ne s’est pas limitée au Rojava : en août 2014, alors que les Peshmergas de Barzani se retiraient de Shengal (Sinjar en arabe), peuplée majoritairement de Kurdes yézidis (membres d’une confession non-musulmane particulièrement visée par Daesh), laissant cette population sans défense face à l’invasion imminente de Daesh, les YPG/YPJ ont franchi la frontière avec le Kurdistan d’Irak pour la défendre.

Dans la violence et la guerre pour le pouvoir qui empoisonnent la Syrie depuis huit ans, le Rojava représente un rempart contre tous les intégrismes et un espoir immense pour la paix et la démocratie. Cependant, cet espoir est menacé par les attaques incessantes de la Turquie qui agresse aujourd’hui le canton d’Efrîn.

Pour donner une chance à la paix et la démocratie en Syrie et au Moyen-Orient, nous appelons les peuples, les organisations de la société civile et toutes les personnes attachées à la liberté, à la paix et à la démocratie à :   • Soutenir la reconnaissance des cantons autonomes du Rojava et le développement de l’autogestion démocratique,
• Soutenir la résistance contre Daesh,
• Faire pression sur la communauté internationale pour que la Turquie soit sanctionnée du fait de ses agressions contre le Rojava et de son soutien à Daesh.

posté le 19 juillet 2017 par Ara/armenews


COMMUNIQUÉ DU CDK
Halte à l’invasion turque

L’armée turque et ses gangs alliés visent depuis plusieurs mois des villages situés dans les régions de Şehba et Efrîn. Jusqu’à présent, ces attaques ont tué 6 personnes, blessé des dizaines d’autres et détruit de nombreuses habitations.

Depuis quelques semaines, l’armée turque déploie des soldats et des véhicules militaires en grand nombre le long de la frontière syrienne, ce qui est le signe de la préparation d’une offensive de grande envergure. Afin d’obtenir l’autorisation de déclencher une grande guerre contre les Kurdes de Syrie, le président-dictateur Erdogan multiplie les rencontres avec la Russie, les Etats-Unis et certains Etats européens.

Pourquoi la Turquie attaque Efrîn ? Alors que les Kurdes mènent des combats intenses contre Daesh, avec le soutien de la coalition internationale, la Turquie menace les Kurdes, la région et le monde entier en utilisant Daesh. Pour cette raison, la Turquie n’a aucun intérêt à ce que Daesh soit éradiqué.

Les offensives de l’Etat turc contre Efrîn et, plus généralement, contre le Rojava n’ont aucune justification légale, ni éthique. Elles ont un seul motif : la phobie des kurdes et l’hostilité à l’encontre des Kurdes. La Turquie ne veut pas voir les Kurdes réussir dans la mise en œuvre de leur projet visant à la stabilité de la région. Elle tente au contraire de maintenir la région dans l’instabilité, le chaos et la guerre. Elle prépare le terrain d’une grande guerre régionale, voire internationale. A travers le soutien qu’elle fournit aux forces salafistes et sa politique d’expansion du nationalisme turc, la Turquie aspire à dominer toute la région.

Ce faisant, la Turquie s’oppose aux efforts déployés par les peuples de la région et les puissances internationales pour éradiquer Daesh. Elle tente de saborder le projet de coexistence pacifique des Kurdes, Arabes, Chaldéens, Assyriens, Arméniens, Syriaques, Turkmènes et de tous les autres groupes ethniques et confessionnels de la région, au profit de ses velléités expansionnistes. En agissant ainsi, elle commet un crime de guerre qui risque de provoquer un grand drame humanitaire accompagné de grands déplacements de populations.

Nos appels à la communauté internationale :
Efrîn est depuis cinq ans l’une des régions les plus sûres de Syrie, ce qui explique qu’elle a accueilli au cours des dernières années une migration plus importante que sa population d’origine. Pour cette raison, la sécurité et la stabilité d’Efrîn devraient être garanties par l’ONU et toutes les forces concernées. Efrîn doit être protégée contre les agressions extérieures.

Les offensives menées par l’armée turque contre les Kurdes au Rojava et, plus généralement, au nord de la Syrie servent les intérêts des forces salafistes et de Daesh en particulier. La coalition internationale anti-Daesh doit prendre des mesures pour mettre fin aux attaques turques.

La communauté internationale ne doit pas regarder les bras croisés l’invasion de la Syrie par l’Etat turc ; Elle doit prendre des mesures pour faire sortir l’armée turque du territoire syrien.

Conseil Démocratique Kurde en France

posté le 8 juillet 2017 par Ara/armenews


TURQUIE
Deux responsables du parti au pouvoir tués dans l’est

Istanbul, 2 juil 2017 (AFP) - Deux responsables du parti au pouvoir en Turquie ont été tués dans deux incidents séparés imputés par les autorités locales aux séparatistes kurdes du PKK, a annoncé dimanche l’agence de presse officielle Anadolu.

Aydin Ahi, vice-président du Parti de la Justice et du Développement (AKP) dans le district d’Ozalp, dans la province orientale de Van, a été assassiné dans la nuit de samedi à dimanche à proximité immédiate de son domicile, d’après Anadolu. Le chef local de l’AKP, Zahir Soganda, a mis en cause le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan, interdit) dans ce meurtre, a relevé l’agence, selon laquelle 16 suspects ont d’ores et déjà été arrêtés.

Le prédécesseur de M. Ahi avait été tué dans des circonstances similaires l’année dernière, a-t-elle ajouté.

Le vice-président de l’AKP dans le district de Lice, dans la province de Diyarbakir (sud-est), Orhan Mercan, a quant à lui été assassiné tôt samedi matin en face de sa maison, a poursuivi Anadolu citant des responsables locaux qui soupçonnent là encore le PKK.

Le conflit kurde en Turquie a coûté la vie à plus de 40.000 personnes depuis son déclenchement, en 1984. Les combats ont repris en 2015 après la rupture d’une trêve qui a sonné le glas des pourparlers de paix entre Ankara et le Parti des Travailleurs du Kurdistan.

Le PKK est une organisation classée “terroriste“ par Ankara et ses alliés occidentaux.

posté le 2 juillet 2017 par Ara/armenews


FRANCE
L’inauguration du jardin Yilmaz GUNEY à Paris

Inauguration du nouveau jardin Yılmaz Güney, acteur et réalisateur kurde, combattant pour la justice et la liberté à Paris

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posté le 2 juillet 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Kurdistan 


SYRIE
Les FDS se délectent d’armes américaines dans la bataille de Raqqa

Des combattants d’une alliance arabo-kurde syrienne se délectent devant des caisses d’armes reçues de la coalition conduite par les États-Unis pour asséner un coup fatal au groupe Etat islamique (EI) dans sa “capitale“ de facto en Syrie, Raqqa.

“Nous allons faire pleuvoir sur Daech (acronyme arabe de l’EI) ces armes sophistiquées“, affirme avec enthousiasme, Chorche, un membre des Forces démocratiques syriennes (FDS) positionné dans le village désertique d’al-Chaniné, à sept kilomètres de Raqqa, dans le nord de la Syrie en guerre.

Au milieu des oliviers, des militaires de la coalition internationale antijihadistes conduite par les États-Unis, sont installés, les yeux protégés de lunettes de soleil, dans leurs véhicules blindés recouverts de bâches de camouflage. Sur le toit d’une maison, d’autres regardent à la jumelle les combats.

Sept mois après le début d’une offensive d’envergure qui leur a permis de s’emparer de vastes régions autour de Raqqa, les FDS sont entrées mardi dans le quartier de Mechleb, dans l’est de la ville juste après avoir annoncé le début de la “grande“ bataille pour reprendre à l’EI sa place forte.

Pendant que les combats font rage dans Raqqa, qui fut le théâtre des pires atrocités commises par les jihadistes, des jeunes en treillis avec sur l’épaule le badge jaune et l’étoile rouge des Unité de défense du peuple kurde (YPG), la principale composante des FDS, déchargent des caisses vertes contenant des obus à quelques kilomètres du front.

Ils les remisent dans un dépôt et un combattant chargé de l’équipement constate qu’il manque un obusier. “Nous vérifions minutieusement ce que nous recevons pour nous assurer qu’il ne manque rien“, explique-t-il à l’AFP.

Entraînement difficile

La commandante des FDS Engizek Khalil qui se trouve près d’un camion, inspecte à son tour le chargement. “Nous envoyons nos combattants recevoir une formation auprès de la coalition et une fois terminée ils seront capables d’utiliser pour la bataille de Raqqa les armes que nous avons reçues récemment“, dit-elle. “On nous a livré aussi des armes individuelles et d’autres types d’armements et nous en attendons encore“, ajoute-t-elle sans donner d’autres précisions.

Les États-Unis ont annoncé le 9 mai qu’ils allaient armer les YPG pour les soutenir dans la lutte contre l’EI en Syrie.

La prise de Raqqa s’annonce particulièrement ardue car l’EI s’y trouve depuis 2014 et a eu le temps de se préparer. En outre, une perte de Raqqa, alors qu’ils sont déjà en difficulté dans leur fief irakien de Mossoul, signifierait pour les jihadistes la fin de leur rêve d’un califat à cheval sur l’Irak et la Syrie.

Les FDS connaissent les tactiques de leurs adversaires. “Leurs méthodes sont toujours les mêmes dans chaque bataille. Ils posent des mines, utilisent des drones armés d’explosifs et des tireurs embusqués“, confie Engizek.

Jekdar Kobani, un combattant des FDS, tient fièrement en main un obus de mortier de 60 mm. “C’est une bonne arme. Ce sont les forces américaines qui nous ont entraînés. Nous avons eu un peu de mal durant la formation car ce sont des armes modernes et sophistiquées. Mais maintenant nous savons les utiliser et cela nous est très utiles dans les combats.“

Autre arme très efficace, les massues, dont une pile est posée contre le mur d’une maison. Elle sont utilisées pour ouvrir des passages dans les murs des bâtiments afin de permettre aux combattants d’avancer sans être vus par les tireurs embusqués où les drones de l’EI.

’Pas à pas’

Une maison à deux km de Raqqa sert de point de regroupement pour les combattants qui se rendent au front et de centre de distribution d’armes. Dans une pièce, un membre des FDS, blessé à la jambe par un éclat, est soigné par un de ses camarades.

“Nos camarades avancent pas à pas. La principale difficulté que nous rencontrons ce sont les murs et les barrières érigés par nos adversaires. Ils utilisent aussi des mortiers pour bloquer le mouvement de nos véhicules militaires, mais l’aviation de coalition nous aide, elle les frappe sans répit“, explique Zaghros Qamishlo, une commandante des FDS.

Les FDS ont fait rentrer rapidement mercredi les journalistes à bord d’un pick-up dans le quartier de Mechleb. Un combattant crie aussitôt : “Pénétrez rapidement dans la maison, on entend le départ d’un obus“. Quelques secondes plus tard, le projectile s’abat près de la maison. Depuis le vacarme des combats n’a cessé et une fumée noire s’élève au-dessus de la ville.

posté le 18 juin 2017 par Stéphane/armenews