Nouvelles d'Arménie
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Kurdistan


RENDEZ-VOUS DES NAM
Conférence de Gérard Chaliand sur la question kurde, le 9 février à Paris

Qu’est-ce que les Kurdes peuvent espérer de la nouvelle donne au Proche-Orient depuis la chute de Daech en Syrie et Irak ? Les Kurdes, qui ont été les seules forces à tenir tête à Daech pendant deux ans, libérant plusieurs villes et villages des deux Etats, protégeant leur territoire, sont-ils en train d’être à nouveau sacrifiés par la real politik ou leur sort a-t-il vraiment changé.

En Irak, le référendum d’autodétermination du Kurdistan irakien s’est soldé par une large victoire du “oui“. En Syrie, l’avenir passe par une fédéralisation de l’Etat syrien, où une entité kurde semble être incontournable. En Turquie et en Iran, la question kurde se heurte aux autoritarismes nationaux. Mais là aussi, la question kurde ne peut pas être traitée dans la répression comme ce fut le cas jusqu’à maintenant. Comment l’Occident réagira au sort réservé aux Kurdes, quand on voit le rapprochement entre les 4 puissances qui recueillent une population kurde (Turquie, Iran, Irak, Syrie) ? Autrement dit, quel avenir pour les Kurdes dans la région ? Un Grand Kurdistan ? le fédéralisme ? L’effacement politique ? Les Kurdes ont le droit à l’autodétermination ou juste qu’au droit à l’existence ?

Pour le savoir, Gérard Chaliand, géostratège, spécialiste de la question kurdes depuis des décennies et de retour d’Irak, sera l’invité des Rendez-Vous des NAM, organisé en partenariat avec l’UGAB France, le vendredi 9 février à Paris, à 20h, au Centre Alex Manoogian (118 rue de Courcelles, 75017 Paris, Métro Courcelles).

posté le 5 janvier 2018 par Claire/armenews


COMMUNIQUÉ DU CDK-F
Militantes kurdes assassinées : appel à manifester samedi 6 janvier 2018, 11h

Mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, situés au 147 rue La Fayette, à Paris.

L’enquête menée en France a révélé nombre d’indices faisant apparaître que le meurtrier présumé, Ömer Güney, arrêté quelques jours après le crime, avait agi pour le compte des services secrets turcs (MIT), comme le confirme le réquisitoire du Procureur de la République dans cette affaire : « de nombreux éléments de la procédure permettent de suspecter l’implication du MIT dans l’instigation et la préparation des assassinats. »

Cependant, La mort d’Ömer Güney, le 17 décembre 2016, à un mois de son procès qui devait commencer à Paris, le 23 janvier 2017, nous prive d’un procès public qui aurait permis de juger non seulement l’exécutant, mais aussi, et surtout, le commanditaire, l’Etat turc !

Alors que l’instruction avait été bouclée en mai 2015, et alors que l’on avait connaissance des graves problèmes de santé de Güney, cela dès son arrestation, pourquoi le procès a-t-il été fixé à une date aussi lointaine ? En différant la tenue de ce procès, la France a manqué une occasion cruciale de juger, enfin, un crime politique commis sur son territoire ! Depuis les années 60, pas moins de 43 assassinats politiques ont été commis sur le sol français. Ils sont tous restés impunis !

Malgré les promesses faites par le Ministre de l’intérieur de l’époque, Manuel Valls, au lendemain des assassinats, les autorités politiques françaises n’ont jamais cherché à faire la lumière sur ce triple assassinat. Toujours soucieuses de préserver leurs relations avec la Turquie, elles n’ont même pas pris la peine de recevoir les familles des victimes, ni les représentants de la communauté kurde.

Et que dire du refus du gouvernement français de lever le secret-défense sur des renseignements qui auraient pu permettre la progression de l’enquête judiciaire ? Privés de ces renseignements, les juges chargés de l’instruction ont finalement clos le dossier sans avoir pu remonter jusqu’aux commanditaires qui sont pourtant connus.

Jusqu’à quand la France va-t-elle fermer les yeux sur la dérive du régime turc qui, non seulement, viole en permanence les règles d’un Etat de droit et celles de la démocratie locale, mais qui entend aussi sévir en Europe où il déploie ses agents chargés d’espionner et d’éliminer ses opposants ?

La mort du meurtrier présumé n’entame en rien notre détermination à lutter pour la vérité et la justice !

Le ou l’un des exécutants est mort, mais les commanditaires sont toujours vivants et libres !

5 ans après, le silence des autorités françaises est plus assourdissant que jamais. Nous exigeons d’elles toute la lumière sur ces assassinats et, enfin, la justice !


Premiers signataires : Conseil démocratique kurde en France (CDKF), Mouvement des Femmes Kurdes en Europe, Coordination nationale Solidarité Kurdistan (CNSK), Mouvement de la Paix (MdP), Marche Mondiale des Femmes (MMF), Amitiés Kurdes de Bretagne (AKB), Union des Etudiants kurdes en France (UEFK), Femmes Solidaires, Union des Femmes Socialistes (SKB), Association France-Kurdistan, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples (MRAP), Initiative pour un Confédéralisme démocratique, Solidaires, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

posté le 5 janvier 2018 par Ara/armenews


COMMUNIQUÉ DU CCAF
Visite d’Erdogan à Paris : les Français d’origine arménienne attendent de la fermeté de la part du Président Macron

La réception du Président Erdogan, le vendredi 5 janvier (veille du Noël arménien) sème le trouble au sein de la communauté arménienne de France. Les défenseurs de la démocratie, des droits de l’Homme et des minorités craignent que la France ne fasse pas preuve de la fermeté suffisante face au Président turc qui a bien pris soin, depuis plusieurs années, de multiplier insultes et provocations à l’encontre de l’Europe et de ses dirigeants. De surcroit, cette visite en France intervient dans un climat lourd de menaces à l’encontre des représentants des communautés arméniennes et des opposants turcs réfugiés en Europe comme l’a indiqué le 20 décembre dernier un communiqué de Garo Paylan député du HDP.

Le président de la République a promis d’aborder la question des droits de l’homme durant sa rencontre avec son homologue turc. Les Français d’origine arménienne, en butte aux manoeuvres d’Ankara qui a fait de l’exportation du négationnisme du génocide de 1915 une des priorités de sa politique étrangère, n’en attendent pas moins. Ils demandent notamment à Emmanuel Macron de ne pas esquiver la problématique du génocide des Arméniens qui est à la racine des menées criminelles et expansionnistes des régimes successifs turcs depuis cent ans. Une tradition fascisante qui trouve hélas aujourd’hui en M. Erdogan un digne héritier.

Ainsi, 5 ans après, quasiment jour pour jour, l’assassinat de trois militantes kurde à Paris, dans lequel la justice avait pointé l’implication des services secrets turcs, s’apprêterait-on à dérouler le tapis rouge devant le chef de cet Etat génocidaire avant même que de devenir terroriste et liberticide ? Car que l’on ne s’y trompe pas : la terrible répression dont les peuples de Turquie et les démocrates de ce pays font les frais aujourd’hui, s’inscrit dans une longue tradition de persécutions politiques, qui a atteint son apogée avec le génocide des Arméniens, mais qui s’est aussi traduite par des massacres successifs contre les minorités chrétiennes, grecques, assyro-Chaldéennes, contre les Kurdes, les Alévis, les démocrates turcs, sans oublier l’occupation de Chypre, membre de l’Union Européenne. Les grandes puissances ainsi que l’Europe portent une lourde responsabilité dans cette situation. La complaisance internationale envers tous ces crimes nourrit en effet depuis cent ans l’arrogance d’un pouvoir qui n’a de cesse de narguer les démocraties, de fouler au pied leurs valeurs, tout en se réclamant indument de leur camp. Le passif est lourd pour la Turquie.

La violence et la duplicité sont au coeur des agissements de cet État, y compris à l’égard de la France, comme en témoignent aussi, outre l’assassinat des militantes kurdes à Paris, les arrestations en forme de prises d’otage pratiquées contre les journalistes français en 2016 et 2017. De plus - faut-il le rappeler ? - son ultra-nationalisme, mâtiné depuis 20 ans d’islamisme, constitue une menace pour ses voisins, en particulier la République d’Arménie, contre laquelle l’État turc impose un blocus et continue à propager la haine. Cette situation demande également une réponse des plus hauts responsables de la scène politique internationale.

Bureau National du CCAF (Conseil de coordination des organisations arméniennes de France)

posté le 5 janvier 2018 par Ara/armenews


SYRIE/TURQUIE/KURDISTAN
Le porte-parole d’une milice syrienne aux mains d’Ankara

Une figure importante d’une milice arabo-kurde syrien combattant le groupe Etat islamique (EI) avec l’appui de Washington, mais honni d’Ankara, est “aux mains“ des services secrets turcs (MIT), a rapporté vendredi le quotidien turc Hürriyet.

Talal Sello, un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), “s’est rendu“ cette semaine à des rebelles syriens pro-Ankara et a été transféré dans la province de Gaziantep (sud-est de la Turquie) où il est interrogé par le MIT, selon Hürriyet.

M. Sello a disparu il y a plusieurs jours dans des circonstances troubles, et d’intenses spéculations circulaient à son sujet, certains affirmant qu’il s’était livré à la Turquie, d’autres qu’il avait été capturé. Dans un communiqué publié jeudi, les FDS, une alliance essentiellement composée des milices kurdes YPG, ont estimé que la “disparition“ de M. Sello était “le résultat d’une opération spéciale des renseignements turcs, en collusion avec des membres de sa famille“.

Selon ce communiqué, M. Sello “faisait l’objet de beaucoup de pressions et de chantage de la part de l’Etat turc, jusqu’au point où il a reçu des menaces visant ses enfants qui se trouvent en Turquie“. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui s’appuie sur un vaste réseau de sources en Syrie, avait affirmé jeudi que M. Sello se trouvait “aux mains des renseignements turcs“.

“Il semble qu’il ait été attiré en Turquie par la ruse“, a indiqué l’OSDH. Les FDS sont soutenues par les Etats-Unis et ont été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie.

Mais pour Ankara, cette structure n’est autre qu’un paravent visant à légitimer les YPG, considérées par la Turquie comme une “organisation terroriste“.

Le quotidien Hürriyet rapporte vendredi que M. Sello est interrogé par le MIT sur les positions défensives des YPG dans la zone d’Afrine, dans le nord de la Syrie, ainsi que sur ses alliances et son armement.

La Turquie a lancé l’an dernier une offensive dans le nord de la Syrie pour empêcher la jonction des différents territoires contrôlés par les YPG, et répète régulièrement qu’elle a l’intention de lancer ses forces sur Afrine. “Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes“, a ainsi déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan vendredi.

AFP

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


SYRIE
Erdogan veut « nettoyer » Afrine des milices kurdes

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué vendredi qu’il voulait “nettoyer“ Afrine, dans le nord de la Syrie, de la présence de milices kurdes soutenues par les Etats-Unis contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

“Il nous faut nettoyer Afrine des organisations terroristes PYD et YPG“, a dit M. Erdogan lors d’un discours à Ankara retransmis à la télévision, ajoutant qu’il fallait y déployer des troupes turques.

Ankara considère le Parti de l’Union démocratique (PYD) et son bras armé, les Unités de protection du peuple (YPG), qui contrôlent une large part du nord de la Syrie, comme des organisations “terroristes“. Mais les YPG sont aussi la principale composante des Forces démocratique syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue et armée par les Etats-Unis qui a notamment été le fer de lance de la prise de Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie.

Ce désaccord sur les YPG a contribué à tendre davantage les rapports ente Ankara et Washington, deux alliés au sein de l’Otan, et M. Erdogan a une nouvelle fois critiqué vendredi les Etats-Unis. “Que venez-vous faire en Syrie, vous qui vous trouvez à 12.000 km de là ?“, a interrogé le chef de l’Etat turc.

La Turquie a lancé l’an dernier une offensive terrestre dans le nord de la Syrie pour repousser l’EI vers le sud et empêcher les YPG de relier les territoires qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie. M. Erdogan a plusieurs fois menacé de lancer une opération militaire à Afrine, et sa nouvelle mise en garde survient à quelques jours d’un important sommet Russie-Turquie-Iran, mercredi.

La Russie et l’Iran, qui soutiennent le régime syrien, et la Turquie, qui appuie l’opposition, parrainent un accord visant à réduire l’intensité des combats pour préparer le terrain à un accord politique en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plus de 330.000 morts depuis mars 2011. Dans le cadre de cet accord, la Turquie a notamment déployé des troupes ayant une mission d’observation dans la province d’Idleb (nord-ouest), non loin de la zone d’Afrine contrôlée par les YPG.

AFP

posté le 18 novembre 2017 par Ara/armenews


IRAN-KURDISTAN
8 soldats iraniens tués lors d’attaques du groupe armé Kurde, le PJAK en Adrbadagan Occidental (nord-ouest de l’Iran)

L’agence iranienne IRNA annonce que le 3 novembre dans la province d’Adrbadagan Occidental au nord-ouest de l’Iran suite à l’attaque de groupes armées Kurdes, 8 soldats iraniens ont trouvé la mort. Le gouverneur-adjoint de la région iranienne d’Adrbadagan Occidental, a toutefois annoncé que les garde-frontières iraniens, ont tué sur la frontière turco-iranienne un grand nombre d’assaillants armés. Selon des sources fiables, ces attaques sont le fait du PJAK (Partiya Jiyana Azad a Kurdistanê, le Parti de la Vie Libre du Kurdistan).

Le PJAK fut créé en 2003 en Iran serait une organisation kurde dirigée par le PKK. Sa zone d’action se situe dans les provinces d’Adrbadagan Occidental et de Kermanchah. Son objectif est de parvenir à la création d’un Kurdistan.

Krikor Amirzayan

posté le 6 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Iran  Kurdistan 


TURQUIE
La plaque portant le nom du chanteur arménien Aram Dikran à Batman (Sassoun) vandalisée

100 ans après le génocide toujours nié en Turquie, les actes anti-arméniens se multiplient. Le dernier en date est celui qui vient de se produire dans un parc à Batman (anciennement Sassoun l’arménienne) à l’Est de la Turquie. Sur la plaque à l’entrée du « Parc Aram Dikran), le nom du chanteur et musicien arménien Aram Dikran a été effacé -recouvert par une peinture blanche- par des inconnus. Un acte qui n’est pas le premier...un ancien panneau portant le nom d’Aram Dikran avait été vandalisé et suite à la colère des habitants de Batman, une nouvelle plaque avait été placée.

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La plaque portant le nom du chanteur arménien Aram Dikran à Batman (Sassoun) vandalisée

Aram Dikran est un célèbre chanteur arménien, chantait essentiellement en kurde, arabe et arménien. Aram Dikran (né Aram Mélikian) était né en 1934 à Qamishli au nord-est de la Syrie, près de la frontière turque au sein d’une famille arménienne originaire de Tigranakert (Diyarbakir). Il avait enregistré des centaines de chansons dont 230 en kurde, 150 en arabe, 10 en assyro-chaldéen et 8 en grec. Membre du parti kurde PKK il était un ami personnel très proche du leader kurde Abdullah Ocalan. Mort en 2009 à Athènes, Aram Dikran désirait être enterré à Diyarbakir (ex-Tigranakert capitale de l’Arménie, aujourd’hui capitale du Kurdistan turc). Mais les autorités turques n’ont pas autorisé Aram Dikran à être enterré au cimetière arménien de Diyarbakir.

Krikor Amirzayan

posté le 3 novembre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


REVUE DE PRESSE
Comment le PKK a piégé les services secrets turcs

L’affaire passe pour l’un des coups les plus durs portés par la guérilla kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à l’Etat turc, dans le conflit qui les oppose depuis 1984. Durant l’été, le PKK est parvenu à enlever au Kurdistan irakien deux responsables de haut niveau de l’Organisation nationale du renseignement (MIT), les services secrets turcs.

« Durant l’été, le PKK a réussi l’un des plus beaux coups de son histoire », résume un responsable des renseignements kurdes irakiens. L’opération, qui aurait été menée sans que les autorités locales kurdes en aient été avisées, s’est traduite d’après lui par l’enlèvement, au Kurdistan irakien, du chef adjoint des opérations du MIT et du responsable de la lutte contre le PKK au sein des renseignements turcs, alors qu’ils étaient venus superviser la capture d’un leader de l’organisation kurde.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2017/10/26/comment-le-pkk-a-piege-les-services-secrets-turcs_5206183_3218.html#1UJ4EJCGbskKSRwJ.99

posté le 27 octobre 2017 par Stéphane/armenews


TURQUIE/KURDISTAN/IRAK
Irak : le gel du référendum kurde insuffisant

Ankara, 26 oct 2017 (AFP) - La Turquie a estimé jeudi que la proposition du Kurdistan irakien de geler le résultat de son référendum d’indépendance était “insuffisante“, et appelé à “annuler“ ce scrutin qui a suscité l’ire du président Recep Tayyip Erdogan.

“Le recul du (Kurdistan irakien) est un pas important, mais c’est insuffisant. Ce qu’il faut, c’est annuler ce référendum“, a déclaré le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, lors d’une conférence de presse à Ankara.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le Kurdistan irakien avait proposé de “geler les résultats“ de son référendum d’indépendance, à l’origine, depuis sa tenue il y a un mois, d’une crise majeure avec Bagdad. Le Premier ministre irakien Haidar al-Abadi a affirmé jeudi qu’il accepterait “uniquement l’annulation du référendum“.

La tenue du référendum a fortement tendu les rapports autrefois étroits entre la Turquie et le gouvernement régional du Kurdistan irakien (KRG), et réchauffé parallèlement les relations jusque-là glaciales entre Ankara et Bagdad.

Interrogé au sujet de la proposition de gel du référendum kurde, le Premier ministre turc Binali Yildirim a déclaré : “Quelle que soit la décision que le KRG prendra désormais, il est évident qu’elle ne produira pas les résultats permettant de réparer les dégâts causés“.

M. Abadi a effectué mercredi un déplacement en Turquie où il a été reçu par MM. Erdogan et Yildirim. Les dirigeants ont convenu de renforcer la coopération turco-irakienne, notamment sur les plans sécuritaire et économique.

posté le 26 octobre 2017 par Ara/armenews