Nouvelles d'Arménie
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Karapetian


INTERNATIONAL
Erevan s’inquiète : la Russie n’accepte plus les permis de conduire étrangers

Le Premier ministre Karen Karapetian a émis des objections suite à la décision controversée de la Russie de cesser de reconnaître la validité des permis de conduire délivrés par l’Arménie lors d’une réunion avec ses homologues d’autres Etats membres de l’Union économique eurasienne (UEE).

Une loi russe qui a pris effet le 1er juin interdit aux ressortissants étrangers de se servir de permis de conduire délivrés par leur pays d’origine pour conduire en Russie. Le Parlement a ensuite annulé cette restriction pour les citoyens de certains pays, dont quelques membres de l’UEE - en l’occurrence le Kirghizistan et la Biélorussie car la langue russe y a un statut juridique officiel.

L’Arménie ne fait pas partie de ces pays, ce qui signifie qu’un grand nombre de ses travailleurs migrants conduisant des camions, des taxis et d’autres véhicules en Russie risquent maintenant de perdre leur emploi.

Le président du Parlement arménien, Ara Babloyan, a discuté de la question avec son homologue russe, Vyacheslav Volodin, lors de leur rencontre à Moscou en juillet.

Volodin a suggéré que l’Arménie adopte la langue Russe comme deuxième langue officielle afin de contourner l’interdiction. La remarque de Volodin a causé une forte critique à Erevan. Les membres de l’opposition, des journalistes et des intellectuels ont accusé Moscou de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Arménie.

Selon le Premier ministre du Kazakhstan Bakitzhan Sagintayev, Karapetian a soulevé le problème lors de la réunion de lundi à Astana entre les Premiers ministres des cinq Etats membres de l’UEE, y compris le Russe Dmitri Medvedev.

Une déclaration publiée par le gouvernement arménien énumère la « reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux et internationaux » parmi les points à l’ordre du jour de la réunion d’Astana.

Medvedev a également tenu des entretiens séparés avec Karapetian dans la capitale kazakhe. Le Premier ministre arménien a déclaré lors de la réunion que Medvedev se rendra à Erevan plus tard cette année.

posté le 16 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Augmentation des recettes fiscales au premier semestre 2017

Le gouvernement arménien a enregistré une augmentation de plus de 7% de ses recettes fiscales au premier semestre de cette année, ce qui pourrait faciliter les dépenses supplémentaires consacrées aux projets qu’il a promis.

Le Comité du Revenu de l’État (SRC) a recueilli près de 550 milliards de drams (1,15 milliard de dollars) grâce à diverses taxes au cours de cette période, en hausse de 37,6 milliards de drams par rapport à l’année précédente.

Les données fiscales publiées par le SRC montrent que trois grandes sociétés minières arméniennes, ainsi qu’un des hommes les plus riches du pays liés au gouvernement, ont généré la majeure partie de ce gain.

Les entreprises contrôlées par le magnat Samvel Aleksanian ont presque doublé leurs paiements d’impôts entre janvier et juin. La plupart d’entre elles sont dans le secteur des importations lucratives de sucre, d’autres produits alimentaires de base et de certains médicaments. Aleksanian jouit depuis longtemps d’un monopole de facto sur ces importations.

Les critiques lui ont longtemps reproché d’utiliser les liens avec des membres du gouvernement pour écarter la concurrence et échapper aux impôts. Ce que le magnat a toujours nié.

Les chiffres de la SRC montrent une augmentation encore plus marquée des impôts perçus auprès de trois entreprises minières fabriquant principalement du cuivre, du molybdène et de l’or.

Vahagn Khachatrian, économiste et membre principal du Congrès national d’opposition, a suggéré que cette disparité résulte de paiements d’impôts que ces entreprises et d’autres entreprises arméniennes ont été forcé par la SRC de payer en avance. Il a critiqué cette pratique, expliquant qu’elle étouffait l’activité économique dans le pays.

“C’est un instrument clé utilisé par les autorités fiscales“, a déclaré Khachatrian. Il a ajouté que l’augmentation des revenus fiscaux au premier semestre n’indique pas une amélioration de l’administration fiscale.

Le chef actuel de la SRC, Vartan Harutiunian, est proche du Premier ministre Karen Karapetian. Harutiunian s’est engagé à plusieurs reprises à réprimer l’évasion fiscale généralisée et la corruption depuis qu’il a été nommé pour gérer l’agence de recouvrement des impôts à l’automne dernier.

Les recettes fiscales du gouvernement ont progressé de plus de 10 % au premier trimestre de 2017. Cela a amené Karapetian à affirmer en avril que la SRC peut recueillir environ 50 milliards de drams (105 millions de dollars) de plus que prévu au cours de l’année. Le gouvernement prévoit donc une augmentation correspondante de ses dépenses de capitalisation en 2017, a-t-il précisé.

Les dépenses supplémentaires prévues équivalent à environ 4 % des dépenses globales prévues par le budget de l’Arménie. Le gouvernement a décidé de réduire les dépenses publiques cette année pour freiner un déficit budgétaire croissant. Son budget de 2017 prévoit également des recettes fiscales plus élevées.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le gouvernement perçoit une amélioration du climat d’investissements

La Banque mondiale reconnaîtra qu’il y a une amélioration de l’environnement commercial en Arménie dans un rapport qui sera publié plus tard cette année, selon des responsables gouvernementaux à Erevan.

Le sondage Doing Business évalue les climats d’investissement dans le monde entier grâce à une gamme d’indicateurs spécifiques. L’Arménie était classée 38e sur 190 pays dans le classement le plus récent publié par la Banque mondiale l’automne dernier.

La Banque a trouvé des améliorations dans deux de ses dix catégories utilisées pour évaluer la facilité de s’engager dans l’activité entrepreneuriale : « Obtenir un crédit » et « Faire respecter les contrats ». Mais l’Arménie a continué à être mal notée dans quatre autres catégories : « Payer des impôts », « Résoudre l’insolvabilité , “Traiter les permis de construction“ et “Obtenir l’électricité“.

Le gouvernement s’est engagé à maintes reprises à résoudre les problèmes persistants dans ces domaines dans le cadre de ses efforts déclarés visant à améliorer l’environnement commercial. Le premier ministre Karen Karapetian a rencontré jeudi une vingtaine de ministres et d’autres hauts fonctionnaires pour discuter des progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures pertinentes promises par son cabinet.

Une déclaration du gouvernement a cité certains de ces responsables assurant que 20 des 49 mesures politiques prévues pour cette année ont déjà été prises. Ceux-ci incluent un soutien gouvernemental plus fort pour les petites et moyennes entreprises, une meilleure protection des investisseurs, un accès plus facile au crédit et des procédures plus simples pour l’enregistrement des biens et l’obtention de permis de construction.

Cela devrait aider l’Arménie à passer à la 26ème place dans le prochain sondage Doing Business qui sera publié d’ici la fin de cette année, ont indiqué les responsables, selon le communiqué.

“Nous devons déjà commencer à travailler sur le plan d’action 2018 pour améliorer l’environnement commercial de l’Arménie“, a précisé Karapetian.

Dans son programme de politique approuvé par le Parlement en juin, le gouvernement de Karapetian s’est engagé à ce que l’Arménie soit parmi les 20 premiers pays dans le classement de Doing Business, “à la suite de réformes ces quatre ou cinq prochaines années“. Il a promis non seulement de rationaliser les règles commerciales mais aussi de réformer l’administration fiscale et de lutter contre la corruption généralisée.

Les députés de l’opposition ont rejeté le programme quinquennal : pour eux, les autorités ne s’intéressent toujours pas aux véritables réformes économiques et politiques.

Certains analystes sont également sceptiques quant à l’impact pratique du classement de la Banque mondiale. “La position de l’Arménie dans le classement a toujours été élevée, mais cela n’a pas affecté la qualité de notre économie d’aucune façon“, a commenté Hayk Gevorgian, analyste économique du quotidien Haykakan Zhamanak. Il a souligné le déclin régulier de l’investissement direct étranger en Arménie ces dernières années.

Gevorgian a affirmé que le pays est confronté à des défis économiques plus graves tels que l’existence de monopoles d’entreprises liés au gouvernement, la corruption et le manque d’indépendance judiciaire. Un sondage de la Banque mondiale publié en 2013 a déclaré que les « oligopoles » contrôlent 68% de l’activité économique en Arménie, ce qui en fait l’économie la plus monopolisée de l’ex-Union soviétique.

Vahagn Khachatrian, un économiste affilié à l’opposition du Congrès national arménien (HAK), a expliqué que le gouvernement est concentré sur les enquêtes Doing Business uniquement à des fins de propagande. “C’est leur dernière étape pour satisfaire les structures internationales“, a-t-il dit.

posté le 7 août 2017 par Claire/armenews

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ÉCONOMIE
La croissance du secteur arménien des technologies de l’information atteint un niveau record

La croissance du secteur des technologies de l’information arménien - qui emploi des milliers d’ingénieurs - s’est accélérée à 38,2 %, d’après les données gouvernementales.

L’industrie de la technologie avait déjà progressé en moyenne de plus de 20 % par an au cours de la dernière décennie, ce qui en fait le secteur arménien qui connaît la croissance la plus rapide. Selon les estimations du gouvernement, les 500 entreprises des technologies de l’information du pays, pour la plupart des petites et moyennes entreprises, ont gagné plus de 550 millions de dollars en revenus combinés en 2015.

Le secteur est dominé par les branches arméniennes des géants américains comme Synopsys, National Instruments, Mentor Graphics et VMware. Mais son expansion régulière est de plus en plus menée par des entreprises arméniennes locales.

La plus prospère de ces startups est PicsArt, l’une des plus importantes applications de retouche et de partage de photos mobiles au monde. La société compte aujourd’hui plus de 350 employés en Arménie et compte 90 millions d’utilisateurs mensuels actifs dans le monde entier.

Une autre startup plus petite, a attiré au début de l’année 5 millions de dollars, provenant de deux fonds d’investissements américains. La société, appelée Teamable développe un logiciel utilisé par les entreprises pour embaucher des travailleurs qualifiés. Comme PicsArt, Teamable possède des bureaux non seulement à Erevan mais aussi à San Francisco.

Une autre firme arménienne, SoloLearn, a remporté ce mois-ci le Grand Prix de l’événement « App de l’Année » de Facebook, qui a attiré 900 candidatures de 87 pays. SoloLearn offre une application en ligne gratuite pour les personnes intéressées par l’apprentissage de la programmation informatique.

Karen Vartanian, président de l’Union Arménienne des Entreprises de Technologie de l’Information, a souligné l’importance croissante de ces startups. « Nos produits locaux émergent de plus en plus et se révèlent porteurs sur le marché international », a-t-il déclaré.

Vahan Shakarian, directeur exécutif de la société Technology and Science Dynamics de Erevan, qui fabrique des smartphones et des tablettes, a déclaré que le secteur s’est rapidement développé car il est orienté vers l’exportation. Il a également mis en garde : « Les booms sont possibles en économie. Le principal est de rester au même niveau à la fin du boom. C’est un vrai challenge ».

Pour Vartanian, le principal défi est le manque de personnel qualifié en informatique en Arménie. « Notre croissance est maintenant retardée par une grave pénurie de personnel », a-t-il ajouté. « Le système éducatif est en lambeaux ».

Les dirigeants de l’industrie se plaignent depuis longtemps du niveau professionnel insuffisant de nombreux diplômés d’informatique des universités arméniennes. Selon leurs estimations, il y a maintenant entre 2 000 et 4 000 postes vacants dans le secteur, qui emploie environ 15 000 personnes.

Les gouvernements successifs se sont engagés à s’attaquer à ce problème. Vartanian a toutefois insisté sur le fait qu’il n’existe toujours pas de « coopération globale et stratégique » en la matière entre les autorités et les entreprises informatiques.

En janvier, le premier ministre Karen Karapetian a rencontré une équipe de responsables gouvernementaux et de cadres du secteur qui ont proposé une vaste réforme de l’enseignement de l’ingénierie en Arménie. L’un de ces dirigeants a déclaré que seulement la moitié des 1 300 étudiants en technologies de l’information diplômés des universités arméniennes chaque année, sont suffisamment qualifiés pour travailler dans le secteur sans suivre de formation complémentaire.

posté le 24 juillet 2017 par Claire/armenews

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ÉCONOMIE
Financement de projets par des investisseurs russes-arméniens

Un membre du gouvernement a annoncé mardi que le fond d’investissement mis en place par une trentaine de riches entrepreneurs russes d’origine arménienne, commencera à financer des projets arméniens dès cet automne.

Le fond, appelé Club Arménien d’Investisseurs (CAI) a été officiellement créé en mars lors d’une cérémonie à Erevan, en présence du Premier Ministre Karen Karapetian. Ce dernier affiche des liens chaleureux avec les principaux fondateurs du Club, notamment le milliardaire arménien Samvel Karapetian (aucun lien de parenté).

Le gouvernement arménien a signé une note d’accord avec le CAI en avril. Le ministre du Développement Économique, Suren Karayan, avait déclaré à l’époque que les investissements du fond dans l’économie arménienne devraient atteindre environ 300 millions de dollars cette année.

Selon l’un des députés de Karayan, Hovannes Azizian, le CAI va probablement lancer ses premiers projets d’investissement en octobre ou novembre. « Les projets à mettre en œuvre par le Club viseront principalement les domaines de l’énergie et des énergies renouvelables », a-t-il annoncé lors d’une conférence de presse. « Des discussions sont en cours sur la possibilité de l’implication du Club dans certains secteurs industriels ».

Azizian a déclaré que les investisseurs russes-arméniens s’intéressaient particulièrement à l’énergie hydroélectrique et à l’énergie solaire. Le gouvernement, a-t-il précisé, s’attend à ce qu’ils financent, entre autres, la construction de centrales hydroélectriques de taille moyenne.

L’une de ces centrales serait construite dans la province natale de Samvel Karapetian. Le Ministère de l’Énergie estime que les travaux d’installation coûteront environ 150 millions de dollars.

Azizian n’a pas communiqué le montant du financement prévu par le CAI pour ces premiers projets. « Lorsque les projets seront finalisés, nous donnerons des informations sur les investissements », a-t-il déclaré.

L’investissement étranger direct dans l’économie arménienne a sensiblement diminué ces dernières années. Les données gouvernementales montrent qu’il s’élevait modestement à 130 millions de dollars en 2016.

Le Premier Ministre Karapetian a promis à plusieurs reprises d’attirer plus de 3 milliards de dollars d’investissements dans les prochaines années. L’ancien dirigeant d’entreprise, qui a vécu et travaillé en Russie de 2011 à 2016, a déclaré qu’environ 830 millions de dollars seront investis en 2017.

Les hommes d’affaires russe-arméniens ont exprimé leur ferme soutien à l’ambitieux programme de réforme du premier ministre lorsqu’il a effectué une visite officielle à Moscou en janvier. Samvel Karapetian a réaffirmé ce soutien lors du lancement officiel du CAI en mars.

En plus de ses intérêts commerciaux étendus en Russie, le magnat possède l’opérateur électrique arménien, la plus grande centrale thermique ainsi qu’un centre commercial à Erevan. Son groupe Tashir devrait ouvrir un autre centre commercial dans la capitale en septembre.

Selon les estimations du magazine « Forbes », la fortune personnelle de Samvel Karapetian s’élève actuellement 3,5 billions de dollars, ce qui signifie qu’il est probablement la personne d’origine arménienne la plus riche au monde.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews

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POLITIQUE
La Fédération Révolutionnaire Arménienne discutera du gouvernement de 2018 avec Sarkissian

La Fédération Révolutionnaire Arménienne (Dashnaktsutyun) a déclaré mardi qu’elle organisera bientôt des discussions avec le président Serge Sarkissian, pressenti pour être le prochain Premier Ministre arménien à la fin de son mandat présidentiel, en avril prochain.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne est un parti du gouvernement de coalition de Sarkissian, en charge de trois postes ministériels depuis plus d’un an. Le parti a prolongé son accord avec Sarkissian et le Parti Républicain (HHK) suite aux élections législatives.

« Naturellement, l’identité du prochain Premier Ministre est importante pour la Fédération, mais il reste du temps [avant avril 2018] », a annoncé Aghvan Vartanian, un dirigeant du parti.

« À mon avis, les défis auxquels le pays est confronté ont deux composantes principales », a-t-il déclaré. « L’un d’entre eux est la sécurité, à Artsakh (Haut-Karabagh) notamment, tandis que l’autre est l’économie ... Je pense qu’il y a assez de place ici pour toute personne souhaitant servir le pays ».

« De plus, notre accord de coalition précise que le Parti Républicain a le droit exclusif de désigner la candidature du Premier Ministre. Ce problème sera discuté au moment venu », a ajouté Vartanian.

Dans des remarques télévisées diffusées au cours du week-end, Sarkissian a de nouveau refusé de préciser s’il envisage de devenir Premier Ministre ou de remplacer le Premier Ministre actuel, Karen Karapetian par quelqu’un d’autre après son mandat. Mais il a salué les politiques économiques poursuivies par le cabinet de Karapetian.

Vartanian a déclaré que la Fédération Révolutionnaire Arménienne est également « satisfaite » du bilan actuel du gouvernement. « Beaucoup de choses ont déjà été faites en termes de sécurité et de problèmes socioéconomiques », a-t-il déclaré.

Ce discours a eu lieu au lendemain d’une réunion conjointe tenue à Erevan, entre le bureau de la Fédération Révolutionnaire Arménienne et une équipe gouvernementale. Une déclaration - qui devrait être publiée mercredi - a été adoptée lors de cette réunion.

La Fédération Révolutionnaire Arménienne a obtenu 7 sièges au parlement arménien, face aux 58 détenus par la HHK, sur un total de 105 sièges.

posté le 19 juillet 2017 par Claire/armenews


ÉCONOMIE
Le FMI salue les efforts de la réforme arménienne

Le Fonds Monétaire International a salué les efforts du gouvernement arménien pour améliorer l’environnement économique du pays, réformer l’administration fiscale et attirer davantage d’investissements étrangers, ce qui est essentiel pour accélérer la croissance économique.

Jeudi, le FMI a communiqué les détails d’une réunion tenue le 23 juin par son Conseil d’Administration, qui a examiné la situation macroéconomique arménienne ainsi que les réformes annoncées par le cabinet du Premier Ministre Karen Karapetian.

« Les administrateurs [du FMI] ont demandé des efforts continus pour faire progresser les réformes structurelles afin de favoriser une croissance durable et globale », a déclaré le communiqué. « Ils ont souligné la nécessité de promouvoir le développement du secteur privé et de diversifier l’économie en attirant [les investissements étrangers directs] ».

Le conseil d’administration du FMI a également salué les efforts déployés par le gouvernement pour lutter contre l’évasion fiscale et améliorer les services administratifs, affirmant qu’ils se sont déjà traduits par une augmentation importante des recettes fiscales.

Son évaluation globale des politiques gouvernementales est en phase avec les déclarations faites par une équipe du FMI en visite à Erevan pour une mission de deux semaines en avril. Le chef de la mission, Hossein Samiei, a déclaré aux journalistes que le cabinet de Karapetian est « réformiste et déterminé à améliorer l’environnement structurel ».

Karapetian s’est engagé à plusieurs reprises à créer des « conditions équitables » pour toutes les entreprises, depuis qu’il a été nommé Premier Ministre en septembre. Cependant, les membres de l’opposition rejettent l’ambitieux programme de réforme du Premier Ministre. Ils lui reprochent, en particulier, que les riches hommes d’affaires proches du gouvernement continuent à bénéficier d’un monopole sur les importations lucratives.

Le Conseil d’Administration du FMI prévoit des taux de croissance économique plus élevés pour l’Arménie que ceux initialement annoncés. « Avec l’amélioration des perspectives des principaux partenariats commerciaux et une reprise de l’activité du secteur privé, le PIB réel devrait croître d’environ 3 % en 2017, alors que l’inflation atteindrait environ 2 % d’ici la fin de l’année 2017 », a-t-il déclaré. « La croissance à moyen terme est prévue de 3,5 à 4% ».

« Néanmoins, il existe des risques : la reprise récente des envois de fonds et des prix du cuivre peut ne pas durer et la croissance des principaux partenaires commerciaux pourrait être plus faible que prévu », a-t-il averti.

Le gouvernement s’attend à ce que l’économie arménienne se développe d’au moins 3,2 % cette année. Il s’est engagé à faire en sorte que la croissance annuelle atteigne environ 5 % au cours des années suivantes.

posté le 17 juillet 2017 par Claire/armenews

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GÉOPOLITIQUE
Erevan espère la finalisation de l’accord de transport russo-géorgien

Mercredi, le Ministre des Transports, Vahan Martirosian, a exprimé son espoir que la Russie et la Géorgie ouvrent de nouveaux axes de transport qui faciliteraient le commerce extérieur de l’Arménie.

Des diplomates russes et géorgiens ont discuté de la possibilité de relancer un accord de 2011 visant à permettre aux deux pays de maintenir des liens commerciaux en l’absence de relations diplomatiques. Ils ont spécifiquement examiné les modalités de la réouverture de deux autoroutes qui relient la Géorgie à la Russie via les régions géorgiennes séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.

Les deux parties engageraient ainsi une société suisse pour la gestion des points de contrôle douaniers mis en place sur les limites administratives des deux territoires, reconnus par la Russie comme des États indépendants. Le quotidien moscovite « Kommersant » a rapporté cette semaine que l’accord a été finalisé lors de la dernière série de négociations tenues à Prague. Le gouvernement géorgien n’a pas encore confirmé cela de manière officielle.

Commentant le rapport, Martirosian a déclaré : « Cela dépend avant tout des relations russo-géorgiennes. Nous espérons qu’une solution sera rapidement trouvée ».

Le ministre a déclaré aux journalistes que les nouveaux points de passage russo-géorgiens bénéficieraient à l’Arménie en réduisant les coûts de transport de ses échanges commerciaux avec la Russie - son premier partenaire commercial - mais aussi avec d’autres États.

La plupart des échanges entre la Russie et l’Arménie se déroulent actuellement à travers le seul passage frontalier russo-géorgien à Upper Lars. Le trafic le long de cette route montagneuse est fréquemment bloqué par les tempêtes de neige durant l’hiver. Ce qui explique l’intérêt d’Erevan pour le lancement de nouvelles routes commerciales vers la Russie.

Le premier ministre arménien Karen Karapetian a discuté de la question avec son homologue géorgien Giorgi Kvirikashvili lorsqu’il a visité Tbilisi en février.

posté le 13 juillet 2017 par Claire/armenews

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POLITIQUE
Karapetian a discuté des réformes prévues avec les envoyés européens

Vendredi, le premier ministre Karen Karapetian a rencontré des diplomates européens à Erevan pour discuter du dernier programme politique de son gouvernement, qui appelle à des réformes majeures visant à améliorer la situation socioéconomique de l’Arménie.

Le plan quinquennal approuvé par le parlement arménien à la fin du mois dernier engage le gouvernement à faire en sorte que l’économie arménienne augmente à un rythme annuel moyen d’environ 5%. Le cabinet de Karapetian s’est engagé à atteindre ces objectifs en améliorant l’investissement national, en aidant les fabricants orientés vers l’exportation et en luttant contre la corruption. Il a également promis une réforme du système judiciaire arménien.

Karapetian a présenté ce programme de réforme lors d’une réunion avec le chef de la délégation de l’Union Européenne en Arménie et avec les ambassadeurs allemands, français et de plusieurs autres États membres de l’UE.

Une déclaration de cette délégation a annoncé que les diplomates ont assuré au premier ministre que l’UE est prête à « continuer à soutenir l’Arménie sur son chemin de réforme ». Ils ont discuté avec lui des « plans concrets du gouvernement pour l’amélioration de l’économie et du développement des entreprises, de l’augmentation de la lutte contre la corruption, de l’amélioration de la protection des droits de l’homme ainsi que de l’accroissement de l’indépendance et de l’efficacité du système judiciaire ».

Selon une déclaration distincte publiée par le gouvernement, Karapetian a également informé les envoyés de l’UE des mesures anti-corruption et d’autres réformes déjà engagées par son gouvernement. « Se félicitant des mesures prises par le gouvernement arménien dans le cadre de sa politique anti-corruption ... l’UE a souligné qu’elle continuerait à aider l’Arménie dans les domaines clés susmentionnés », a annoncé le communiqué.

Le programme gouvernemental a été rejeté par la minorité d’opposition du parlement arménien. Les législateurs de l’opposition ont déclaré que les autorités ne réfléchissent pas sérieusement aux réformes promises et ne respecteront pas les objectifs socio-économiques ambitieux fixés dans le document de 120 pages. Certains d’entre eux ont également soutenu qu’il n’est toujours pas clair si Karapetian conservera son poste après la fin du mandat du président Serge Sarkissian en avril 2018.

posté le 10 juillet 2017 par Claire/armenews

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