Nouvelles d'Arménie
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Politique


ARMENIE
Le Parlement adopte le projet de loi contre la violence domestique

Après un débat houleux, le Parlement a adopté vendredi un projet de loi visant à lutter contre la violence domestique dans le pays.

Le gouvernement a proposé le projet de loi à l’Assemblée nationale malgré l’opposition de certains députés représentant le Parti républicain (HHK). Mais il a conquis d’autres personnalités de haut rang du HHK qui critiquaient ouvertement la version initiale de la loi écrite en septembre.

Des conservateurs avaient alors affirmé que certaines des dispositions légales proposées mineraient les « valeurs familiales arméniennes » traditionnelles. Le ministère de la Justice arménien a réagi en modifiant le projet de loi qu’il avait rédigé. En particulier, le ministère a élargi le titre du projet de loi pour souligner qu’il vise non seulement à prévenir la violence domestique et à protéger ses victimes, mais aussi à « rétablir la solidarité au sein des familles ».

Les groupes de femmes ont critiqué cette expression, affirmant que la « solidarité » n’est pas un terme juridique et qu’elle pourrait faire l’objet d’interprétations différentes de la part des autorités compétentes.

La version finale du projet de loi a retenu d’autres dispositions importantes. La police pourra forcer un mari violent à quitter la maison familiale et à rester loin de celle-ci jusqu’à 20 jours. Les tribunaux arméniens seront autorisés à étendre ces interdictions entre 6 et 18 mois.

La loi stipule également que ce type de violence peut être non seulement physique mais aussi sexuelle, psychologique et même économique. Il indique clairement qu’une « présomption fondée » de tels cas de violence constituera un motif suffisant d’intervention policière. Le vice-ministre de la Justice, Vigen Kocharian, a souligné que cela serait fait par une unité spéciale de police formée pour traiter de tels cas.

Hayk Babukhanian, député controversé du HHK au pouvoir, a attaqué cette disposition lors du débat parlementaire de jeudi sur le projet de loi. “Pouvez-vous imaginer à quoi cela pourrait conduire ?“, a-t-il prévenu, avertissant des erreurs de la police.

Gevorg Petrosian du Bloc Tsarukian, la deuxième plus grande force parlementaire, a fait écho à cette préoccupation. “Je considère cela comme une loi visant à détruire la paix et l’harmonie dans les familles“, a-t-il regretté.

Babukhanian, qui publie un journal connu pour ses commentaires anti-occidentaux, a également dénoncé une autre clause qui prévoit l’implication des organisations non gouvernementales dans la protection des victimes de violences domestiques.

Samvel Farmanian, parlementaire du HHK, s’est également prononcé contre le projet de loi. “Malheureusement, cette loi n’aidera pas à réduire les cas de violence dans les familles. Il peut même avoir les effets inverses », s’est-il inquiété.

Néanmoins, l’Assemblée nationale a soutenu la loi par 73 voix contre 12, avec 6 abstentions. Ces 12 députés représentent tous le Bloc Tsarukian, qui prétend être en opposition avec le gouvernement.

Aucun député de HHK n’a voté contre le projet de loi. Babukhanian et plusieurs autres républicains ont choisi de boycotter le vote à la place.

Gagik Melikian, le numéro deux de la faction parlementaire du parti au pouvoir, a défendu la loi, affirmant qu’elle ne représentait aucune menace pour les « familles traditionnelles ».

Les députés du bloc de l’opposition Yelk ont ​​également voté pour la mesure. L’une d’eux, Mane Tandilian, a insisté sur le fait que la violence domestique est un problème plus sérieux en Arménie qu’il n’y paraît.

“Les gens n’en parlent pas parce que cela arrive dans leur famille“, a expliqué Tandilian. “Et pour nous, la famille est un tabou, un environnement sacré au sujet duquel nous n’aimons pas dire des choses négatives en public.“

La députée a également déclaré que les nouveaux pouvoirs accordés à la police décourageraient les comportements violents.

Selon le Centre de ressources pour les femmes d’Erevan, plus de 50 femmes arméniennes ont été battues à mort et assassinées par leur mari ou d’autres membres de la famille au cours des cinq dernières années.

posté le 11 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



RENDEZ-VOUS DES NAM
Les quatre députés à la filiation arménienne veulent faire bouger les lignes

Pour un premier contact avec les Français d’origine arménienne, les quatre députés à la filiation arménienne élus en juin 2017 ont répondu présent, mardi 5 décembre, à la 8e édition des Rendez-Vous des NAM, en partenariat avec l’UGAB France.

Face à une salle bien garnie et concentrée, qui comprenait plusieurs personnalités (les deux coprésidents du CCAF, Mourad Papazian et Ara Toranian, Hovaness Guevorkian, représentant de la République d’Artsakh en France, Levon Aghadjanian, numéro 2 de l’ambassade d’Arménie, le pasteur René Léonian et Nadia Gorzounian, présidente de l’UGAB France), les quatre élu(e)s Jacques Marilossian (La République En Marche - LREM), Danièle Cazarian (LREM), Nadia Essayan (Modem), Guillaume Kasbarian (LREM) se sont prêtés facilement au jeu des questions/réponses sur la vie politique française ainsi que sur leur perception des relations France-Arménie.

La France va mieux, disent-ils mais il faut laisser du temps aux réformes entreprises depuis six mois pour voir les premiers résultats. Mais la volonté du président et celle de la nouvelle majorité parlementaire (dont les 4 député(e)s sont membres) sont intactes. Les réformes ne font que commencer et il est important de poursuivre ce rythme effréné des projets de lois pour satisfaire les Français. Après avoir énuméré les caractéristiques de cette nouvelle majorité et le profil des primo-députés qu’ils sont tous les quatre, ces derniers ont insisté sur la fin d’une époque politique, celle des partis où les dirigeants exerçaient leur mandat de député comme un métier. Avec la fin du cumul des mandats, cette époque est révolue et avec la loi de moralisation de la vie publique, le statut de l’homme politique se clarifie.

Tous les quatre sont membres du groupe d’amitié France-Arménie - Jacques Marilossian en est le président - et ont tenu à rappeler la nature de leur engagement en faveur de l’amélioration des liens avec l’Arménie. Les député(e)s veulent faire bouger les lignes, aller de l’avant, dépasser le cap mémoriel et s’engager sur des objectifs concrets et atteignables.

À propos de la question de la pénalisation de la sanction des génocides, les députés se sont montrés prudents après les deux invalidations par le Conseil constitutionnel. Ils veulent étudier de près ce point en prenant toutes les garanties au préalable. La voie est étroite et il en ont conscience mais ils veulent être à l’écoute des citoyens.

Quant au fait de savoir pourquoi Jacques Marilossian avait accepté d’être membre du Groupe d’amitié France-Turquie, il a précisé que ce n’est pas pour y faire de la figuration ou servir la real politik mais pour se mettre du côté des démocrates et des défenseurs turcs des droits de l’homme. Les quatre députés ont tenu à rappeler qu’ils sont des élus de la République, et non d’une communauté même si à l’unisson ils ont tenu à préciser qu’il n’y avait aucun complexe à vivre et exprimer leur double culture et qu’ils seront toujours sensibles aux demandes émanant des Français d’origine arménienne.

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Ils attendent également beaucoup de la prochaine visite du président Macron en Arménie à l’occasion du sommet de la francophonie à Erevan durant l’automne 2018.

Et sur l’Artsakh ? Rien de concret n’a filtré même si Guillaume Kasparian a glissé qu’il faut toujours s’attendre à des surprises avec le chef de l’Etat...

Bilan de la soirée ? Premier contact réussi pour les quatre députés, mais il faudra des actes concrets et forts pour maintenir le degré de fidélité, de confiance et d’exigence qui s’est mis en place depuis quelques mandats entre l’Elysée et les Français d’origine arménienne.

En attendant le prochain Rendez-Vous des NAM aura lieu le vendredi 9 février, avec le géopoliticien Gérard Chaliand sur le thème : Quel avenir pour les Kurdes au Proche-Orient ?

posté le 8 décembre 2017 par Claire/armenews

La rédaction des NAM



ARMENIE
Un groupe parlementaire défend l’adhésion à l’Union eurasienne

Le comité du Parlement arménien sur les relations extérieures s’est opposé formellement hier aux appels de l’alliance Yelk de l’opposition au retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Une déclaration parlementaire rédigée par l’alliance pro-occidentale assure que l’adhésion à l’UEE, effective à partir de janvier 2015, a nui à l’économie et à la sécurité du pays. Le document a été rejeté par le parti républicain au pouvoir (HHK) et les deux autres partis représentés à l’Assemblée nationale lors de sa première diffusion en septembre.

Néanmoins, Yelk a continué à faire pression pour un débat parlementaire à part entière sur la question. Le comité du Parlement, dominé par les députés pro-gouvernementaux, a discuté et a massivement voté pour donner une évaluation négative de la motion proposée par Yelk.

“Cette question ne figurera pas dans l’agenda politique de l’Arménie tant que le Parti républicain (HHK) et son partenaire de coalition (Dashnaktsutyun) seront au pouvoir. A savoir, au moins jusqu’en 2022“, a affirmé Armen Ashotian, président de la commission.

Ashotian a insisté sur le fait que l’appartenance à l’UEE découle des intérêts nationaux de l’Arménie, même si cela n’a pas encore répondu aux attentes économiques du pays. Une sortie du bloc ne ferait que nuire au pays, a-t-il précisé.

Pour leur part, les députés de Yelk ont ​​réitéré leurs arguments contre l’adhésion à l’UEE. L’un d’entre eux, Edmon Marukian, a affirmé que l’économie arménienne non seulement n’en bénéficiait pas, mais qu’elle souffrait également des droits d’importation uniformes plus élevés des États membres de l’UEE.

Marukian a déclaré qu’Erevan devrait non seulement quitter le bloc commercial de cinq ex-États soviétiques, mais aussi rechercher un accord d’association avec l’Union européenne. À cet égard, un autre dirigeant de Yelk, Nikol Pashinian, a minimisé l’importance de l’accord moins ambitieux que l’Arménie a signé avec l’UE la semaine dernière.

Armen Rustamian, dirigeant de Dashnaktsutyun, n’était pas d’accord, affirmant que l’Arménie pouvait tirer parti de l’Accord de partenariat global et renforcé. “Est apparue une nouvelle situation où l’Arménie peut profiter des opportunités et acquérir de nouvelles ressources pour le développement“, s’est-il félicité.

Le président Sarkissian et les membres de son gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises que l’économie de l’Arménie a bénéficié de l’adhésion à l’UEE. En particulier, ils ont cité des augmentations à deux chiffres des exportations arméniennes vers la Russie enregistrées en 2016 et, jusqu’à présent, également cette année.

Yelk détient 9 sièges dans l’Assemblée nationale composée de 105 membres. Marukian a admis que le vote du comité du Parlement signifiait qu’il n’inclurait probablement pas la question à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la semaine prochaine.

posté le 30 novembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Les violences domestiques à l’ordre du jour parlementaire arménien

La vice présidente du Parlement arménien Arpine Hovannisian a annoncé lundi 27 novembre que l’Assemblée nationale d’Arménie avait inscrit à son ordre du jour cette semaine le débat relatif à un texte controversé présenté par le gouvernement visant à lutter contre les violences domestiques. Le texte de loi préparé par le ministère arménien de la justice Ministry prévoit différents types de sanctions et mesures administratives pour des cas précis définis comme des faits de “violence au sein des familles”. Le texte engage aussi l’Etat à protéger les femmes victimes de violences conjugales, en leur proposant notamment des foyers d’accueil spécialement conçus pour ces femmes en détresse. La première version du texte avait obtenu le soutien d’associations engagées dans le combat pour les droits des femmes, qui réclamaient des mesures plus fermes du gouvernement contre ces violences. Mais le gouvernement avait dû reculer, sous la pression de groupes conservateurs et de personnalités publiques nationalistes. De hauts responsables du Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir avaient émis de vives réserves. Le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov, avait demandé le 1er novembre que le ministère de la justice révise plusieurs volets de ce texte qu’il estimait en “contradiction avec les valeurs familiales traditionnelles de l’Arménie”. Le ministère n’avait pas tardé à réagir en ce sens.

A.Hovannisian a précisé qu’un comité du Parlement arménien entamera les discussions le jeudi 30 novembre sur la version amendée du texte qui a déjà été formellement approuvée par le gouvernement du premier ministre Karen Karapetian. Les modifications apportées au projet de loi répondent aux préoccupations exprimées par le HHK, a ajouté la vice-présidente du Parlement elle-même affiliée au parti au pouvoir. L’intitulé du texte proposé a été ainsi lui aussi modifié de telle sorte qu’il indique qu’il vise aussi à “restaurer la solidarité au sein des familles ». Les groupes de femmes luttant pour l’égalité des droits n’ont pas manqué de critiquer cette formulation, en soulignant que le “solidarité” n’est pas un concept reconnu par la législation et qu’il peut ainsi prêter à diverses interprétations de la part des autorités compétentes. A.Hovannisian a insisté sur le fait qu’une telle formulation “ne limite en rien notre determination à lutter contre ces violences”. Les autorités arméniennes, a-t-elle souligné, veulent simplement que le texte ne prévoit pas seulement de sanctionner ceux qui sont responsables de violences domestiques mais aussi par le ‘conseil psychologique », qu’il évite de donner lieu à l’éclatement de la cellule familiale. A.Hovannisian s’exprimait devant les journalistes à l’issue d’une table ronde sur les violences domestiques avec l’ombudsman arménien, Arman Tatoyan, et les ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Union européenne, de France et d’Allemagne en Arménie.

Les gouvernements des pays occidentaux pressent depuis plusieurs années les autorités arméniennes de trouver des solutions à ce problème de société. Garik Hayrapetian, un expert arménien du Fond des Nations unies pour la population, a indiqué après la table ronde que les amendements proposes réduisaient la portée du texte pour ce qui concerne la defense des droits des victimes de violences. La police arménienne a enregistré quelque 3 571 cas de violences domestiques entre 2012 et 2016. Selon le siège arménien de Women’s Resource Center, plus de 50 femmes arméniennes ont été battues à mort ou tuées de quelque autre manière par leurs maris ou d’aures parents au cours des cinq dernières années. Un haut responsable de la police s’est exprimée en faveur du passage de ce texte durant les premières auditions consacrées à ce problème au Parlement en octobre.

posté le 28 novembre 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
Parouyr Hayrikian entame une grève de la faim

L’une des grandes figures de la dissidence arménienne de l’ère soviétique, Parouyr Hayrikian, qui dirige actuellement un parti d’opposition non représenté au Parlement, a entamé une grève de la faim illimitée devant le siège de la Commission électorale centrale (CEC) à Erevan, pour protester contre le comportement jugé “anti-constitutionnel” de cette instance. P.Hayrikian, qui est le fondateur et le leader de l’Union pour l’auto-détermination nationale et a été candidat à la présidence de la République, affirme que la CEC contrevient aux articles de la Constitution récemment amendée en refusant de lui fournir les documents nécessaires pour la campagne de pétition qu’il a lancée en vue d’obtenir des autorités qu’elles engagent une réforme constitutionnelle.

En vertu de l’Article 202 de la nouvelle Consitution de l’Arménie adoptée par référendum fin 2015, une telle campagne en vue de faire adopter une nouvelle Constitution ou des amendements à la Constitution en vigueur serait possible dès lors qu’elle s’appuie sur les signatures de 200 000 citoyens au moins. « Nous avons reçu une réponse pour le moins curieuse, qui montre qu’ils ne reconnaissent pas les termes du referendum constitutionnel de 2015 et donc qu’ils n’acceptent pas la nouvelle Constitution ou qu’on puisse mettre en cause la légitimité de la nouvelle Constitution”, a expliqué P. Hayrikian en annonçant sa grève de la faim. Les chapitres et articles de la Constitution réformée depuis 2015 ne sont pourtant pas tous entrés en vigueur à ce jour. Ainsi, l’article qu’invoque P. Hayrikian ne devrait entrer en vigueur que lorsque le nouveau président arménien sera investi, au printemps 2018. Mais P. Hayrikian insiste sur son droit à commencer la collecte des signatures en vertu de l’article de la Constitution mentionné, même s’il ne dispose pas encore d’un cadre législatif.

Le président de la CEC, Tigran Mukuchian, a pour sa part indiqué sur les ondes de RFE/RL (Azatutyun.am) ce week end que les documents nécessaires n’avaient pas été fournis à P.Hayrikian car la législation actuelle sur les référendums ne prévoit pas une telle procédure. P.Hayrikian, qui a passé 18 ans dans les geôles soviétiques et a été blessé par balles alors qu’il briguait la présidence en 2013, milite depuis des années pour une réforme de fond de la Constitution arménienne, de telle sorte que le pays devienne une “démocratie absolue” dans laquelle “aucune voix d’électeur ne se perdra en raison d’un système électoral frauduleux”. Ce n’est pas la première fois que P.Hayrikian a recours à la grève de la faim pour faire valoir ses revendications politiques. La dernière fois, c’était en 2014, pour protester contre la décision du president arménien de rallier l’Union eurasienne dirigée par la Russie ; P. Hayrikian avait fait une grève de la faim d’une semaine pour demander la démission du président Serge Sarkissian et le renversement de son régime au profit des forces politiques pro-européennes... sans succès !

posté le 21 novembre 2017 par Gari/armenews


POLITIQUE
Vers la fin de l’impasse au sein du conseil municipal de Vanadzor ?

Le parti au pouvoir en Arménie a annoncé avoir conclu un accord avec l’un des partis de l’opposition dans la ville de Vanadzor, espérant mettre fin à l’impasse au sein du conseil municipal local.

Le Parti républicain (HHK) et son partenaire de coalition Dashnaktsutyun ont une minorité dans ce conseil formé à la suite des élections d’octobre 2016.

Le conseil a élu le maire de la troisième plus grande ville du pays, Mamikon Aslanian, candidat au HHK, alors qu’il ne contrôle que 15 des 33 sièges. Les 18 autres sièges ont été remportés par les partis d’opposition Lumineuse Arménie, Arménie prospère et Renaissance arménienne.

Aslanian a reçu 19 votes du conseil au scrutin secret, ce qui signifie que quatre conseillers de l’opposition ont secrètement cassé les rangs. On ne sait toujours pas qui ils sont. Les leaders de l’opposition pensent qu’on les a forcé à voter pour le candidat du HHK.

Depuis ce scrutin, les 18 conseillers de l’opposition ont boycotté les sessions de la législature de Vanadzor. Mais malgré l’absence de quorum, les 15 autres conseillers pro-gouvernementaux ont tenu des sessions du conseil et ont adopté des décisions en son nom depuis mars. La municipalité de Vanadzor a insisté pour dire que ces décisions sont valables, citant un article de la loi sur l’autonomie locale de l’Arménie.

Par sa décision du 10 novembre, la Cour constitutionnelle d’Arménie a toutefois soutenu l’argument de l’opposition selon lequel l’article est inconstitutionnel et a effectivement donné jusqu’au 31 mars 2018 pour redresser la situation.

Edmon Marukian, un député de l’opposition et leader du parti Lumineuse Arménie, a déclaré que la seule façon de se conformer à la décision de la Cour était de tenir de nouvelles élections dans la ville.

Dans un nouveau développement au cours du week-end, les sections de Vanadzor du HHK et su parti Renaissance arménienne ont signé un mémorandum de coopération pour partager la responsabilité du travail de la législature de la ville. Le HHK obtient ainsi une majorité de voix et une occasion d’officialiser son pouvoir.

Le maire de Vanadzor, Aslanian, a déclaré samedi dans un message sur Facebook que le chef de la section locale de Renaissance arménienne Arkady Peleshian, également chef de la faction du parti au conseil municipal, a répondu à son appel pour arrêter le boycott.

Une session spéciale du conseil est prévue pour le 21 novembre. Il devrait envisager d’installer Peleshian en tant que premier adjoint au maire.

Le chef de Lumineuse Arménie, Marukian, a déclaré que le conseil municipal de Vanadzor doit être dissous et que de nouvelles élections doivent avoir lieu parce que l’organe n’a pas fonctionné depuis un an. Aslanian et son équipe ne sont cependant pas d’accord avec ce point de vue.

posté le 20 novembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Les étudiants en grève contre la loi sur le service militaire affirment représenter la majorité des étudiants

Les leaders étudiants qui ont animé le mouvement de grève et de manifestations en vue d’obtenir le retrait d’un texte de loi prévoyant la suppression du sursis dans le service militaire ont protesté contre les declarations de certains officiels arméniens selon lesquels ils seraient minoritaires dans le monde étudiant. Les étudiants, dont le premier ministre Karen Karapétian avait reçu 4 jours avant une délégation à laquelle il avait fait comprendre que le texte de loi controversé serait maintenu, ont poursuivi leur mouvement, en affirmant lundi 13 novembre que la majorité des étudiants approuvaient leur action et était opposée à cette loi qui vise à supprimer le sursis dont bénéficient les étudiants pour effectuer leur service militaire ; dès son entrée en vigueur, ce texte pourrait rappeler sous les drapeaux de nombreux étudiants qui seraient ainsi contraints d’interrompre leurs études pendant les 2 années du service national. Des centaines d’étudiants ont boycotté les cours depuis le 7 novembre, et se rassemblent aux abords du campus de l’Université d’Etat de Erevan, principale et plus ancienne université d’Arménie qui est le foyer le plus actif de ce mouvement de grèves et de manifestations.

Les collectifs d’étudants ont appelé leurs camarades à se joindre à leur mouvement et à participer à des marches en direction du siège du gouvernement arménien pour exprimer leur désaccord avec ce projet d’amendement, qui a été voté en première lecture au Parlement à la fin octobre. Le texte stipule que pour bénéficier d’un sursis, les étudiants de sexe masculin désireux de poursuivre leurs etudes doivent signer des engagements contractuels avec le ministère de la défense et accepter de servir sous les drapeaux trois ans au lieu des deux années de service national, au terme de leurs études, et ce dans les lieux d’affectation choisis par le ministère. Cette clause est destinée aux étudiants déjà à l’université, les autres étant tenus de faire leur service national dès qu’ils ont atteint l’âge de 18 ans. Les étudiants protestataires ainsi que plusieurs partis d’opposition en Arménie ont souligné que cette nouvelle mesure du gouvernement entamait dangereusement le droit au sursis, et aura pour seul effet de contrarier le développement des sciences dans le pays, la plupart des étudiants ne pouvant se lancer dans un long cursus scientifique après avoir servi deux et a fortiori trois ans dans l’armée. Ils font aussi valoir que le système actuel porte certes des risques de corruption, mais ils insistent sur le fait que la situation à cet égard devrait être du ressort du ministère de l’éducation et des sciences, sans ingérence du ministère de la défense.

Après sa rencontre la semaine passée avec le premier ministre Karen Karapetian, le ministre de l’éducation Levon Mkrtchian et celui de la défense Vigen Sargsian, une délégation d’étudiants avait fait savoir qu’elle refusait la proposition du premier ministre, qui avait suggéré sa participation dans un groupe de travail chargé d’étudier les dizaines de décisions gouvernementales qui doivent être mises en œuvre pour appliquer le nouveau texte de loi. Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement arménien et haut responsible du Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir, avait déclaré la semaine dernière que les étudiants protestataires ne représentaient qu’une petite minorité des étudiants d’Arménie, dont le nombre est estimé à 87 000. Il avait ajouté qu’un petit nombre d’étudiants avaient suivi le mot d’ordre de grève et s’était rallié aux manifestations, la plupart étant inscrits à l’Université d’Etat de Erevan. Le 13 novembre, les activistes David Petrosian et Vahan Kostanian ont affirmé que le mouvement de grève des cours était largement suivi, comme pouvaient le montrer les classes vides des différentes facultés représentées à l’Université d’Etat de Erevan. Ils soulignaient que si les manifestations de rue n’avaient quant à elles pas eu beaucoup de succès, cela ne présumait en rien de la position des étudiants, dont beaucoup opposaient une objection ‘passive’ à cette loi. Le vote en deuxième lecture devait avoir lieu le 14 novembre, et le texte devrait passer selon toute probabilité, le HHK disposant d’une confortable majorité au Parlement. Mais les étudiants ne desespèrent de voir le pouvoir retirer ce texte controversé.

posté le 14 novembre 2017 par Gari/armenews

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ARMENIE
Le personnel présidentiel va diminuer de moitié

Le chef du cabinet du président Serge Sarkissian a révélé hier que son cabinet diminuerait de moitié après l’adoption par l’Arménie d’un système parlementaire en avril.

Armen Gevorgian a précisé que les réductions de personnel dans l’administration présidentielle sont déjà en cours.

“Nous avons commencé l’année avec 410 employés, puis nous avons réduit leur nombre à 385 le 1er juin et à 330 le 1er octobre“, a expliqué Gevorgian devant un comité permanent du Parlement arménien. Il est prévu que le prochain président de la République aura seulement 180 à 200 membres du personnel, a t-il ajouté.

Le financement gouvernemental du personnel présidentiel sera réduit en conséquence. Selon Gevorgian, le projet de budget du gouvernement pour l’année prochaine prévoit une dépense de 2,4 milliards de drams (5 milliards de dollars) à cette fin, contre 4,9 milliards de drams prévus pour cette année.

Le second et dernier mandat présidentiel de Sarkissian se termine en avril. Son successeur sera élu par le Parlement, et non par la voix directe des électeurs, et jouira en grande partie de pouvoirs protocolaires.

Conformément à une réforme constitutionnelle controversée promulguée par Sarkissian en 2015, la plupart des pouvoirs présidentiels actuellement en cours seront transférés au Premier ministre et à son cabinet qui doit bénéficier du soutien de la majorité parlementaire.

Le Parti républicain (HHK) de Sarkissian contrôle la majorité des sièges à l’Assemblée nationale élus en avril 2017. Ni le président sortant ni son parti n’ont indiqué jusqu’ici qui pourrait devenir le prochain chef d’Etat de l’Arménie. Il est également difficile de savoir si Sarkissian envisage de devenir Premier ministre ou de prendre un autre poste d’État après la fin de sa présidence de dix ans.

posté le 2 novembre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le gouvernement arménien s’en tient à ses previsions de croissance

Le gouvernement arménien s’en est tenu à ses previsions de croissance économique optimistes alors qu’il présentait aux députés de l’Assemblée nationale arménienne, le lundi 30 octobre, sa proposition de budget, s’appuyant sur une croissance estimée à 4,5 % pour 2018. La proposition de budget approuvée par le gouvernement à la fin septembre prévoit des dépenses de l’ordre d’3,1 milliards de dollars, soit 7,6 % de plus que les dépenses prévues par le gouvernement pour 2017. L’augmentation des dépenses publiques devrait profiter en premier lieu au développement de projets liés aux infrastructures du pays, ainsi qu’à sa défense.

Le budget s’appuie aussi sur une augmentation des recettes fiscales. Le premier ministre Karen Karapetian et son ministre des finances Vartan Aramian ont défendu cette politique budgétaire devant les présidents des différentes commissions parlementaires. K. Karapetian a insisté sur le fait qu’il “jetait les fondations” d’une croissance économique annuelle qui devrait être de l’ordre de 5% “dans le futur”. ‘Nous devons aspirer à une croissance de 5%, non de 3%, car plusieurs analyses montrent qu’une croissance de 3 % ne nous permettrait pas de régler de manière durable nos problèmes économiques”, a déclaré pour sa part M. Aramian, en ajoutant que gouvernement mise toujours sur une croissance de 4,5 % en 2018, plutôt que les 4,3 % prévus pour l’année en cours. Un optimisme que les organismes financiers internationaux, s’ils s’accordent à reconnaître une stabilisation et une croissance de l’économie arménienne, qui s’est libérée de la menace de la récession, ont toutefois voulu nuancer, en prévoyant une croissance de l’ordre de 3,5 % en 2017et 2,9% en 2018.

posté le 31 octobre 2017 par Gari/armenews