Nouvelles d'Arménie
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Politique


EREVAN
Appel en faveur du « porteur de pain » des Sasna Tzerer

Pour quel motif Artour Sargsian, le « porteur de pain » des Sasna Tzrèr, qui avait été remis en liberté conditionnelle pour raison de santé dans la nuit du 30 au 31 décembre après cinq mois et demi de détention provisoire, a-t-il à nouveau été incarcéré le 9 février ? L’administration judiciaire prétend que suite à une nouvelle expertise médico-judiciaire, il a été décidé que la maladie d’Artour Sargsian (maladie de Bekhterev), est, tout compte-fait, conciliable avec la détention, d’où la décision de le renvoyer à la case-prison. Pour protester contre l’inadmissible volte-face de la Justice, le « porteur de pain » est en grève de la faim à l’hôpital des prisons depuis le 10 février. Le 13 février, les députés Nikol Pachinian et Edmond Maroukian s’y sont rendus pour le voir (sans succès). Le même jour, ils ont rencontré le procureur général de la République Artour Davtian, auquel ils ont fait part de leur disposition à s’en porter chacun personnellement garants (sans résultat). Le 14 février, un défilé de soutien partant de la place de la Liberté s’est rendu au siège du Procureur général de la République en poursuivant jusqu’à l’hôpital des prisons, porteur de lettres et de miches de pain. Il comptait notamment dans ses rangs Alec Yènicomèchian, Armen Martirossian (vice-président d’Héritage) et Zarouhie Postandjian, tandis que la députée Elinar Vardanyan (parti du Rassemblement) rejoignit le cortège devant l’hôpital des prisons (mais le responsable de la police refusa de le laisser s’approcher à une distance permettant à Artour Sargsian d’entendre ses cris d’encouragement). Et depuis le 15 février, deux Sasna Tzrèr ont entamé une grève de la faim en soutien au « porteur de pain » (Achot Pètrossian et Araïk Khandoyan.

En ce lundi 27 février, nous apprenons que l’état de santé d’Artour Sargsian, qui en est donc à son 17ème jour de grève, s’est subitement détérioré. Un second défilé de soutien est improvisé ce soir à Yèrèvan à 18h à partir de la place de la Liberté (15h, heure française) en direction, une fois encore, du siège du Procureur général de la République puis de l’hôpital des prisons.

Depuis Yèrèvan, tous ceux qui ont de la compassion pour Artour Sargsian en appellent au soutien de la diaspora, notamment française, à travers une intervention de ses divers représentants auprès des instances requises.

Sèda Mavian
Yèrèvan

posté le 27 février 2017 par Ara/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Derniere minute  Politique 


ARMENIE
L’UE espère que les élections législatives seront libres et équitables le 2 avril

L’Union européenne espère que les autorités arméniennes tiendront des élections législatives libres et équitables le 2 avril. Elle a fourni une aide de plus de 7 millions de dollars à cette fin, a déclaré un haut diplomate de l’UE.

“Nous attendons vraiment de bonnes élections en Arménie“, a déclaré Piotr Switalski, le chef de la délégation de l’UE à Erevan.

« L’UE a fait beaucoup pour aider le gouvernement, la Commission électorale centrale et la société civile à rechercher des normes plus strictes. Et nous l’avons fait d’une manière sans précédent “, a t-il affirmé aux journalistes.

Switalski a souligné que 7 millions d’euros (7,4 millions de dollars) de financement de l’UE ont été alloués à la fin de l’année dernière à l’appui de l’accord historique du gouvernement arménien avec l’opposition visant à prévenir les fraudes graves lors des élections de 2017.

La majeure partie de cet argent, soit 4 millions d’euros, doit être consacrée à l’achat de dispositifs électroniques spéciaux qui serviront à vérifier l’identité des électeurs et donc à empêcher le vote multiple. Le vote et le dépouillement seront diffusés en ligne en direct le jour de l’élection.

Switalski a souligné qu’aucun autre voisin de l’UE n’a jamais reçu tant de financement et de “soutien politique“ pour la tenue d’élections démocratiques. « L’Arménie, en quelque sorte, est dans une position privilégiée », a déclaré le diplomate.

En annonçant cette aide dans une déclaration en décembre, la délégation de l’UE a averti que ces mesures antifraude ne suffiraient pas à garantir un vote propre. Elle a expliqué que les autorités à Erevan devraient également avoir la « volonté politique » pour assurer un « processus électoral juste ».

Switalski a exprimé l’espoir plus tôt en 2016 que les élections législatives seront « un tremplin important pour l’avenir démocratique de l’Arménie ».

Avec l’entrée en Arménie du système parlementaire de gouvernement en 2018, les élections détermineront qui gouvernera le pays après que le président Serge Sarkissian termine son dernier mandat. Sarkissian et son Parti républicain (HHK) disent qu’ils sont déterminés à faire en sorte que les élections soient libres et équitables. Leurs opposants politiques sont sceptiques quant à ces promesses.

posté le 27 février 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



INCIDENT DE CAMPAGNE
Clash entre candidats du parti républicain à Massis

Un homme a été blessé et plusieurs autres auraient été interrogés par la police tard jeudi à la suite de ce qui semble avoir été une forte dispute entre deux candidats à l’élection du parti républicain au pouvoir (HHK) en Arménie.

Les deux membres du parlement arménien sortant, Murad Muradian et Arayik Grigorian, font partie des nombreux candidats présentés par le HHK dans une circonscription de la province d’Ararat. Ils ont été élus à l’Assemblée nationale en 2012 dans deux petites circonscriptions électorales qui ont été fusionnées en une seule en conformité avec le nouveau système électoral de l’Arménie.

Dans le cadre de ce système, les Arméniens voteront le 2 avril pour un parti ou un bloc et un des plusieurs candidats au Parlement dans une douzaine de circonscriptions nationales. Dans de nombreux cas, ces concurrents seront en rivalité non seulement avec des représentants d’autres partis, mais aussi entre eux.

La compétition promet d’être particulièrement serrée au sein du HHK, dont de nombreux candidats sont de riches hommes d’affaires possédant des fiefs dans diverses régions du pays. À l’instar de Muradian et de Grigorian.

Le directeur de campagne de Grigorian, Samvel Hakobian, aurait été passé à tabac par un groupe d’hommes à Masis, une petite ville située à environ 20 kilomètres au sud d’Erevan. La presse arménienne affirme qu’il aurait été attaqué en raison de l’ouverture de bureaux campagne de Grigorian dans la périphérie de Massis, que Muradian considère comme sa chasse gardée.

Mouradian a nié vendredi que ses hommes aient agressé Hakobian, tout en reconnaissant que plusieurs d’entre eux ont été emmenés à la police locale pour interrogatoire. « La police établira tout », a-t-il déclaré au service arménien de la RFE / RL (Azatutyun.am).

Muradian s’est également plaint que Grigorian a violé les « accords » électoraux. « Si les choses continuent comme cela, je vais aussi ouvrir des bureaux ailleurs », a-t-il averti, ajoutant que la tension dans la région est en cours.

Grigorian n’a pas pu être contacté pour commenter l’événement. Son frère Aramayis, récemment nommé gouverneur d’Ararat, est également réticent à commenter l’incident.

« Oui, un incident s’est produit hier et les forces de police enquêtent », a déclaré le gouverneur par téléphone. “ Posez-leur à eux la question [pour commentaire.] »

Un porte-parole de la police arménienne a confirmé qu’une enquête est en cours, mais a refusé de donner des détails.

Gagik Melikian, un haut responsable du HHK, a déploré « l’incident grave », et a affirmé que les deux candidats devront rendre des comptes à la direction du parti. « De tels phénomènes sont inacceptables pour nous », a-t-il dit.

« Mais les tempéraments trouvent souvent à s’affronter pendant les campagnes électorales », poursuit Melikian. « Peu importe le parti politique auquel les parlementaires ou candidats aux élections sont affiliés. »

Melikian a insisté pour que la responsabilité de ces violences ne soit pas imputée au nouveau système électoral. Un point de vue non partagé par Armen Rustamian, dirigeant de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), partenaire de la coalition avec le HHK, qui pense que le nouveau système peut favoriser de tels conflits.

Rustamian a dit que le Dashnaktsutyun n’a approuvé ce système que dans le cadre d’un compromis avec Sarkisian qui a conduit à l’abolition de nombre de petites circonscriptions ou le HHK faisait la loi.

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

posté le 25 février 2017 par Ara/armenews


FRANCE
François Rochebloine : « Faire connaître l’Artsakh un peu plus »

Mercredi 22 février, le Cercle d’amitié France-Karabagh a présenté une brochure en 15 questions/réponses sur l’Etat méconnu. Objectif : faire connaître la République du Haut-Karabagh au plus grand nombre.

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En ce jour d’anniversaire du représentant du Haut-Karabagh en France Hovannès Guevorkian, le député Jean Launay a reçu à l’hôtel de la Questure de l’Assemblée nationale le président du Cerce d’amitié France-Karabagh François Rochebloine, des députés, sénateurs (notamment René Rouquet, François Michel Lambert, François Pupponi, Sophie Joissains, Bernard Fournier) et personnalités pour présenter une brochure sur laquelle il est indiqué : “Tout comprendre d’un Etat méconnu en dix minutes“. Une très belle initiative pour favoriser la “diplomatie des sociétés civiles“ indispensable à l’intégration internationale d’un jeune Etat.

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C’est François Rochebloine qui a tout d’abord pris la parole pour expliquer sa démarche - bien qu’il concède être presque en deuil avec sa cravate Saint Etienne - “Qu’on perde, c’est une chose. Mais qu’on perde sur un but de Mkhitaryan... Moi j’aimerai bien qu’il vienne à St Etienne !“, a-t-il plaisanté en se référant au match St Etienne-Manchester United (0-1) qui se jouait le jour-même. François Rochebloine veut que l’Artsakh soit davantage connu, d’où l’édition d’une brochure. Mais il a également tenu à lancer un appel : “J’en appelle à la communauté arménienne de France. Il faut qu’on se batte pour l’Arménie, mais aussi qu’on se batte tous ensemble pour l’Artsakh. Pour faire connaître ce pays un peu plus, ce pays a besoin de nous. C’est un pays merveilleux“, a déclaré celui qui s’est rendu 13 fois en Artsakh. Car oui, comme l’a rappelé François Rochebloine, il faut désormais parler d’“Artsakh“ et non de “Haut-Karabagh“, depuis le référendum du 20 février qui a vu se transformer le régime en système présidentiel. En cohérence avec la nouvelle dénomination du pays, le Cercle d’Amitié France-Karabagh devient donc le Cercle d’Amitié France-Artsakh, a annoncé François Rochebloine.

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Le représentant de l’Artsakh en France, Hovannès Guevorkian, a ensuite pris la parole, remerciant l’engagement des élus français sur la question de l’Artsakh. Avant d’annoncer une initiative qui va être mise en place : désormais auront lieu des “Journées de l’Artsakh“, qui seront une série de manifestations culturelles pour présenter cette République. Avec un but : “Faire parler les muses, pour que nos canons se taisent à jamais“.

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“10 minutes de lecture qui peuvent changer les choses“ : dans un discours plein d’humour, le journaliste David Arthur (rédacteur en chef de Balthazar, mais également chroniqueur dans C’est au programme sur France 2 ou sur France Culture) a présenté ce livret de 24 pages et espéré qu’il soit diffusé au plus grand nombre. “Pour, pourquoi pas, changer le destin d’un pays“.

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Enfin, c’est Viguen Tchitetchian, ambassadeur d’Arménie en France, qui a clôturé les discours de la soirée.

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Plus d’informations : Cercle d’amitié France-Artsakh
Assemblée nationale
126 rue de l’Université - Bureau de François Rochebloine - 75007 Paris
secretariat@france-karabagh.fr
www.france-karabagh.fr

posté le 24 février 2017 par Claire/armenews

Claire Barbuti

THEMES ABORDES : France  Image 450  Karabagh  Paris  Politique 


POLITIQUE
Seyran Ohanian dénonce la « campagne de dénigrement » qu’il subit

L’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, a dénoncé hier ce qu’il a appelé la “campagne de dénigrement“ menée contre lui et d’autres dirigeants d’une nouvelle alliance électorale de l’opposition.

Ohanian a assuré qu’il n’était pas intimidé par les médias qui affirme qu’il pourrait être poursuivi pour corruption.

“Je ne suis généralement pas préoccupé par quoi que ce soit parce que je crois que la façon dont j’ai servi mon pays et ma patrie était juste et que s’il y existait des problèmes, ils auraient émergé plus tôt“, a-t-il déclaré.

“Je n’ai pas peur et je pense que ce ne sont que des spéculations“, a t-il ajouté. “La sphère médiatique est maintenant inondée de diverses revendications dont la cible principale est moi.“

Ohanian a affirmé qu’il était visé parce que le bloc d’opposition dirigé par lui et les anciens ministres des Affaires étrangères Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian est “la seule force hors contrôle“ des autorités arméniennes.

Lorsqu’on lui a demandé si les autorités pouvaient engager des poursuites pénales contre lui, le général de l’armée à la retraite a répondu : « C’est leur problème, laissez-les réfléchir. » Il a également précisé que lui et ses alliés ne quitteraient pas la campagne électorale.

Ohanian a été licencié en octobre après plus de huit ans au gouvernement. Peu de temps après, il a commené à critiquer le gouvernement et a annoncé son intention de participer aux élections du 2 avril. Son alliance avec Oskanian et Hovannisian a été formellement établie la semaine dernière.

Lors d’une rencontre avec les hauts responsables de l’armée arménienne lundi, le président Serge Sarkissian a mis en garde contre les “discussions interpartites“ dans les rangs de l’armée à l’approche des élections. “En outre, je vous avertis tous que de telles tentatives seraient simplement punis“, a t-il prévenu.

Certains observateurs ont suggéré que l’avertissement était adressé aux officiers de l’armée soutenant Ohanian. L’ancien ministre n’a pas souhaité se prononcer, disant seulement : « Demandez à Serge Sarkissian ».

posté le 23 février 2017 par Claire/armenews


ANTI-FRAUDE
L’OSCE lance une mission d’envergure de surveillance des élections arméniennes

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe a officiellement lancé hier la plus grande et la plus importante mission internationale de surveillance des prochaines élections législatives en Arménie.

Le chef norvégien de la mission, Jan Petersen, a déclaré que 14 experts électoraux et 28 observateurs à long terme de divers Etats membres de l’OSCE sont déjà arrivés en Arménie pour suivre les préparatifs des élections du 2 avril. Ils devraient être rejoints par environ 250 observateurs à court terme - principalement occidentaux - à la veille du vote.

La mission déployée par le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE à Varsovie communiquera aux députés représentant l’OSCE et au Conseil de l’Europe ses conclusions préliminaires le 3 avril. Elles seront cruciales pour assurer la légitimité internationale des élections qui auront lieu un an avant que le président Serge Sarkissian ne termine son dernier mandat.

Les surveillances américaines et européennes des précédentes élections parlementaires et présidentielles arméniennes reflètent les rapports publiés par les missions d’observation de l’OSCE/BIDDH. Ce dernier a signalé des irrégularités graves lors de pratiquement toutes ces élections.

“Nous sommes impartiaux“, a assuré Petersen lors d’une conférence de presse à Erevan. Il a souligné que la mission est seulement chargée d’évaluer la conduite des prochaines élections et sa conformité avec les normes internationales.

Petersen, 70 ans, a été ministre norvégien des Affaires étrangères de 2001 à 2005, avant et après avoir siégé au Parlement norvégien. Il a dirigé les missions de suivi des élections de l’OSCE/BIDDH qui ont été déployées en Moldavie en 2014 et en Macédoine et Russie l’année dernière.

Petersen a refusé de commenter la situation préélectorale en Arménie ou de dire dans quelle mesure les autorités arméniennes ont traité les recommandations formulées par les observateurs de l’OSCE dans le passé. Il a précisé que sa mission va publier un rapport intérimaire sur la campagne électorale courant mars.

Cinq partis politiques et quatre blocs se disputeront les 101 sièges du prochain Parlement le 2 avril. Les autorités d’Erevan se sont engagées à maintes reprises à faire en sorte que les élections soient démocratiques.

Dans le cadre d’un accord historique conclu avec l’opposition arménienne, les autorités ont promulgué l’année dernière un ensemble d’amendements au Code électoral visant à prévenir les fraudes graves, notamment le vote multiple des loyalistes du gouvernement. En particulier, ils ont convenu d’introduire une vérification électronique de l’identité des électeurs et des retransmissions en direct des votes.

posté le 22 février 2017 par Claire/armenews

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THEMES ABORDES : Arménie  Elections  fraudes   Image 450  Norvège  OSCE  Politique 


OPPOSITION
De nouvelles révoltes au sein du parti Héritage de Raffi Hovannisian

Une section régionale du parti d’opposition Zharangutyun (Héritage) de Raffi Hovannisian a exigé que les candidats de la coalition ne puissent pas se présenter aux élections législatives suite à la décision controversée de son leader de s’associer à deux anciens ministres du gouvernement.

Le conseil d’administration de Zharangutyun a approuvé plus tôt ce mois-ci les plans de Hovannisian pour conclure une alliance électorale avec l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et l’ancien ministre des Affaires étrangères Vartan Oskanian. Certains membres du conseil d’administration, notamment la députée Zaruhi Postanjian, se sont opposés à cela. Postanjian a quitté lundi le parti en signe de protestation.

Il est apparu hier que les dirigeants et les membres d’une section locale du parti dans la ville du sud-est de Kapan sont également opposés à l’alliance. L’une d’entre elles, Anna Hakobian, a déclaré avoir envoyé une lettre à la Commission électorale centrale (CEC) à Erevan demandant que les candidats du nouveau bloc représentant Zharangutyun ne puissent pas se présenter aux élections législatives du 2 avril.

Hakobian a affirmé que le conseil d’administration de Zharangutyun est « illégitime » parce que Hovannisian et ses alliés n’ont pas tenu un congrès du parti pendant près de trois ans en violation des statuts du parti.

“C’est à la fois mon point de vue et une exigence légale : si aucun congrès ne se tient pendant deux ans, le conseil n’a pas le droit de prendre de décisions“, a-t-elle confié. “Si un congrès avait eu lieu, peut-être nous aurions eu un conseil plus complet.“

Le vice-président de Zharangutyun, Armen Martirosian, a écarté cette demande. “Cela aurait pu être une lettre des partisans de Serge Sarkissian et du Parti républicain en règle parce que, en réalité, elle est dirigée contre une partie combattant Serge Sarkissian“, s’est-il défendu. “Il n’y a pas eu violation des statuts parce que la période de trois ans n’a pas encore expiré. »

Martirosian a affirmé que la décision de rejoindre une coalition avec Oskanian et Ohanian a été faite non seulement par le conseil d’administration de Zharangutyun, mais aussi par un conseil plus grand.

La CCE, quant à elle, a déclaré qu’elle n’avait reçu aucune lettre de la section locale de Kapan du Zharangutyun.

Les dissidents au sein de Zharangutyun pensent que leur parti ne devrait pas coopérer avec les deux ex-ministres parce qu’ils ont été impliqués dans la répression post-électorale de 2008 sur des manifestants d’opposition à Erevan. Oskanian était ministre des Affaires étrangères alors que Ohanian était chef d’état-major à l’époque. Il a été nommé ministre de la Défense peu de temps après.

posté le 22 février 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Vent de fronde au Parti Héritage

Zaruhi Postanjian, une grande figure de l’opposition parlementaire arménienne, a quitté lundi 20 février le Parti Jarankoutiun (Héritage) de Raffi Hovannisian, marquant ainsi son désaccord avec les choix stratégiques électoraux du leader de son parti, qui avait conclu peu avant un accord avec deux autres anciens ministres pour former une alliance et présenter une liste commune aux législatives du 2 avril. R.Hovannisian, qui avait été lui-même le premier ministre des affaires étrangères de l’Arménie indépendante, l’ancien ministre de la défense Seyran Ohanian, qui a rallié les rangs de l’opposition en octobre 2016 faute d’avoir été reconduit dans le nouveau gouvernement et l’ancien ministre des affaires étrangères Vartan Oskanian, dans l’opposition depuis un peu plus longtemps, avaient annoncé la création d’une alliance électorale le 13 février à deux mois du scrutin. Dans une déclaration commune, les trois leaders de l’opposition ont appelé à un changement de régime et à un “nouveau type de gouvernement” dans le pays. Z.Postanjian, qui fut une alliée de la première heure de R. Hovannissian, avait ouvertement dénoncé cette alliance avec MM. Ohanian et Oskanian alors même qu’elle était en discussion. Elle avait tout particulièrement souligné le fait que les deux nouveaux partenaires avaient été membres de l’équipe de l’ancien président Robert Kotcharian, et qu’ils portaient donc la responsabilité de la répression violente qui avait visé à Erevan les manifestants de l’opposition qui avaient refusé de reconnaître la victoire de Serge Sarkissian, alors son poulain, aux élections présidentielles de 2008 ; les violences policières avaient couté la vie à dix personnes, des milliers d’autres ayant été arrêtées et pour nombre d’entre elles emprisonnées.

En annonçant son départ de Jarankoutioun, Z.Postanjian a indiqué que la déclaration commune de R.Hovannissian et des deux ex-ministres allait à l’encontre de la plateforme du parti et de son parcours et credo politique. Elle a aussi souligné que ni M. Ohanian ni M. Oskanian n’étaient “porteurs de l’idéologie de Jarankoutioun” et qu’ils avaient un « système de valeurs » différent. Notre problème ne tient pas tant dans les personnes que dans le programme que porte Jarankoutioun et qu’il est censé mettre en oeuvre”, a déclaré l’opposante sur les ondes du service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am). La direction du parti a dévié de ce programne”, a-t-elle regretté. V.Oskanian, qui dirige une autre formation appelée Hamakhmbum (Rassemblement), depuis qu’il a rompu avec le Parti Arménie prospère (BHK) dont il avait intégré l’équipe dirigeante après avoir pris ses distances avec le pouvoir en place, a été ministre des affaires étrangères de 1998 à 2008, alors que S. Ohanian devenait ministre de la défense peu après la passation de pouvoir entre R. Kotcharian et le président Serge Sarkissian an avril 2008. S.Ohanian a été remercié du gouvernement en octobre 2016 et s’est montré depuis toujours plus critique à l’encontre du pouvoir qu’il a longtemps servi.

posté le 21 février 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
9 mouvances en lice pour les élections législatives d’avril prochain

Cinq partis politiques et quatre blocs seront en lice lors des élections législatives du 2 avril, a annoncé vendredi la Commission électorale centrale (CEC).

Tous ont soumis leurs listes de candidats aux élections et d’autres documents d’inscription à la CEC juste avant l’expiration de la date limite légale, à savoir jeudi soir.

“Tous les documents soumis seront examinés et, par conséquent, un processus d’enregistrement des partis participant aux élections sera achevé d’ici le 26 février“, a déclaré le président de la CCE, Tigran Mukuchian, aux journalistes.

L’Arménie va passer à un système parlementaire. Le vote déterminera qui gouvernera le pays une fois que le président Serge Sarkissian aura fini son deuxième et dernier mandat en avril 2018. Le Parti républicain de Sarkissian a clairement indiqué qu’il s’attend à garder le contrôle du Parlement.

Les quatre autres partis candidats aux législatives sont le partenaire de la coalition de Sarkissian, la Fédération révolutionnaire arménienne, Arménie Nouvelle, le Parti communiste et les démocrates libres pro-occidentaux.

Les quatre alliances électorales ont été formées récemment. Deux d’entre elles sont dirigées par l’homme d’affaires Gagik Tsarukian (à la tête du BHK, deuxième plus grande faction au Parlement actuellement), et l’ancien président Levon Ter-Petrosian. Ce dernier a été en opposition avec Sarkissian tout au long de son règne de neuf ans.

Le HHK sera également mis au défi par l’alliance Yelk qui regroupe le Contrat civil, Arménie Lumineuse et les partis de la République, ainsi qu’un bloc dirigé par l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et les anciens ministres des Affaires étrangères Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian.

En vertu du Code électoral arménien promulgué l’an dernier, la prochaine Assemblée nationale sera élue dans le cadre d’un système complexe de représentation proportionnelle. Les Arméniens voteront non seulement pour les partis et les blocs, mais aussi pour les candidats individuels désignés par eux dans une douzaine de circonscriptions à travers le pays.

Selon la CEC, près de 1 200 candidats ont été sélectionnés dans ces circonscriptions et près de 350 autres se présenteront à l’Assemblée sur la base d’une liste nationale de partis.

Le nouveau Parlement aura au moins 101 sièges. Les partis et les blocs devront gagner au moins 5% et 7% du vote respectivement pour y être représentés.

La campagne pour les élections débutera officiellement le 5 mars.

Presque toutes les élections nationales organisées en Arménie au cours des deux dernières décennies ont été entachées par les allégations de l’opposition de fraude grave et critiquées comme telles par des observateurs occidentaux.

Dans le cadre d’un accord historique conclu avec l’opposition parlementaire, les autorités arméniennes ont promulgué l’année dernière une série d’amendements au Code électoral visant à prévenir les irrégularités graves, notamment le vote multiple. En particulier, ils ont convenu d’introduire une vérification électronique de l’identité des électeurs et des retransmissions en direct des votes en ligne dans la majorité des bureaux de vote.

Les États-Unis et l’Union européenne ont alloué jusqu’à 10 millions de dollars pour l’achat d’équipements appropriés. Tout en se félicitant de l’accord entre le gouvernement et l’opposition, ils ont prévenu que ces mesures antifraude ne sauraient à elles seules garantir la liberté et l’équité du vote.

“Les élections ne seront libres et équitables que si le gouvernement démontre la volonté politique de le faire et si l’opposition politique et la société civile agissent de manière responsable pour préserver le processus“, a déclaré l’ambassadeur américain en Arménie, Richard Mills.

posté le 20 février 2017 par Claire/armenews

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