Nouvelles d'Arménie
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Politique


CONSEIL MUNICIPAL D’EREVAN
Les dissidents du parti « Pays de l’abricot » ne démissionneront pas

Deux membres de l’assemblée municipale d’Erevan, représentant un parti d’opposition radical, ont clairement indiqué qu’ils ne démissionneraient pas après avoir été accusés de « trahison » par la direction de leur parti .

Le parti Tsirani Yerkir (pays de l’abricot) dirigé par Zarouhi Postanjian, une femme politique de l’opposition, avait remporté 5 sièges sur les 65 élus au conseil municipal d’Erevan le 14 mai dernier. Elle a décidé d’occuper ces sièges malgré ses accusations portées à l’encontre du parti républicain de l’Arménie (HHK) d’avoir manipulé les élections.

Postanjian et deux conseillers municipaux de son parti se sont affrontés avec le maire républicain d’Erevan Taron Markarian et ses alliés lors d’une session le 16 juin. Deux autres conseillers municipaux de son parti, Hayk Petrosian et Mnatsakan Parakshiev, ont gardé pour leur part un profil bas au cours de ce débat animé.

La direction du parti a alors accusé ces deux hommes de « trahison » et exigé qu’ils abandonnent leurs sièges au conseil le lendemain. Dans un communiqué, elle a indiqué que Petrosian et Parakshiev ont « déviés de la ligne du parti, qu’ils n’arrivent pas à s’acquitter de leurs obligations, qu’il sapent le travail d’équipe et trahissent le parti et le peuple d’Erevan ».

Une autre déclaration de Yerkir Tsirani publiée vendredi a condamné leur « passivité » lors de la réunion du 16 juin.

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Hayk Petrosian et Mnatsakan Parakshiev

Les dissidents ont rejeté ces accusations lors d’une conférence de presse tenue plus tôt dans la journée. Ils ont indiqué qu’ils privilégiaient un style politique différent.

« Nous luttons contre les phénomènes vicieux tels que le cynisme, l’arrogance, l’intolérance et l’absence totale de sens du réalisme », a déclaré Petrosian. « Il est très important que nous ne devenions pas ainsi et que nous restions ouverts au pluralisme et à la critique saine ».

« Notre tâche principale aurait dû être la mise en œuvre du programme [de développement] d’Erevan », a-t-il ajouté. « Mais nos collègues cherchent à ajouter des éléments émotionnels à chaque problème, ce qui, selon nous, n’est pas productif ». « À mon avis, le travail dans la municipalité ne doit pas être transformé en spectacle théâtral », a déclaré pour sa part Parakshiev, se référant au comportement de ses collègues lors de la session du conseil.

En conséquence, les deux hommes ont déclaré qu’ils continueront à siéger au conseil municipal en tant que membres indépendants. Ils ont également déclaré qu’ils n’avaient pas l’intention d’adhérer à un autre groupe ou de créer leur propre parti.

Le HHK détient 46 sièges au conseil. Les 15 sièges restants sont contrôlés par l’alliance traditionnelle Yelk de l’opposition.

Postanjian a fustigé Yelk la semaine dernière, accusant les autorités arméniennes de l’avoir créé de toute pièce pour affaiblir les opposants politiques authentiques. Davit Khazhakian, le jeune dirigeant du groupe Yelk au conseil d’Erevan, a réagi à ces allégations en haussant les épaules.

posté le 25 juin 2017 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Politique 


ARMENIE
Le premier ministre arménien Karapetian obtient la confiance du Parlement

Le Parlement arménien a approuvé officiellement le jeudi 22 juin le programme pour une nouvelle politique que lui avait présenté le premier ministre Karen Karapetian, en promettant une croissance économique plus soutenue et un recul de la pauvreté dans un texte de plus de 100 pages. Un vote de confiance donc, pour le gouvernement de K . Karapetian renforcé par la large victoire du Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir aux législatives du 2 avril dernier, qui s’engage à garantir au pays une croissance annuelle de l’ordre de 5 % dans les cinq prochaines années. Cette croissance est censée, toujours selon le texte présenté aux députés par le gouvernement, faire reculer de quelque 12 points la pauvreté, qui frappe actuellement quelque 30 % de la population arménienne. “Pour ce qui concerne le programme, nous y avons beaucoup travaillé ... et savons parfaitement ce que nous avons à faire”, a déclaré le premier ministre en s’adressant aux députés à l’issue du débat qui avait précédé le vote. Il avait insisté sur le fait que son programme, qui s’appuie sur une série de réformes de fond, transformera à terme radicalement l’Arménie. “Ce programme a pu donner lieu à certaines réactions émotionnelles selon lesquelles il serait synonyme de stagnation plutôt que de progrès, mais j’estime qu’elles ne sont pas du tout fondées”, avait commenté le premier ministre, dont le programme a obtenu le soutien de 64 députés, 31 ayant voté contre.

Au nombre des députés ayant voté contre le programme figurant ceux appartenant au bloc de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian, qui constitue la 2e force du Parlement, ainsi que ceux d’un autre groupe d’ opposition, plus modeste et plus radical, l’alliance Yelk. Le vice-président du Parlement Mikael Melkumian, un haut responsable du bloc Tsarukian, a fait valoir que l’administration Sarkissian n’avait pas été en mesure d’atteindre ses objectifs socioéconomiques qui avaient été fixés dans les programmes du gouvernement précédent, dirigé depuis septembre 2016 par K. Karapetian. “Si les précédents programmes ont échoué, quelle garantie avons-nous que celui-ci n’échouera pas non plus ?”, s’est interrogé M.Melkumian.

De son côté, le leader de Yelk, Nikol Pashinian, a indiqué que les 9 députés membres de son alliance étaient décidés à rejeter le plan proposé parce que « c’est le programme de Serge Sarkissian et du Parti républicain ». N. Pashinian a affirmé que le président arménien prévoit d’occuper le poste de premier ministre à l’échéance de son 2e mandate présidentiel en avril 2018 et ce, alors même qu’il est le principal responsable de “tous les échecs de l’Arménie”.

D’autres députés de Yelk ont aussi pointé du doigt le flou entretenu par le HHK sur l’avenir politique du président Sarkissian, qui est à l’initiative de la réforme constitutionnelle approuvée par référendum en novembre 2015 qui transforme l’Arménie en une République parlementaire dans laquelle le premier ministre dirigera l’exécutif, le président ayant un statut plutôt honorifique. Répondant à leurs questions la veille, K. Karapetian avait réitéré sa “disposition” à rester premier ministre après avril 2018.

Le leader du groupe parlementaire du parti au pouvoir, Vahram Baghdasarian, a quant à lui critique en termes vifs les piques lancées par les députés de Yelk, estimant que le bloc d’opposition lui-même ne pourrait dire dans quelle situation politique il se trouverait dans un an. Une mise en garde à peine déguisée aux jeunes députés de Yelk, qui pourraient être l’objet d’agressions physiques de partisans du gouvernement. Cette menace a suscité une réaction irritée de N.Pashinian, donnant lieu à un échange verbal musclé entre les deux hommes. Le leader du parti d’opposition a usé à son tour de la menace, allant jusqu’à “rappeler” à la direction du HHK le sort de l’ancien dictateur communiste roumain Nicolae Ceausescu, qui avait été destitué et exécuté en 1989.

posté le 23 juin 2017 par Gari/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Politique 


ARMENIE
Le nouveau programme politique présenté par Karen Karapetian

Le gouvernement s’est engagé à accélérer la croissance économique et à réduire considérablement la pauvreté du pays dans le nouveau programme politique que le Premier ministre Karen Karapetian a présenté aux députés hier.

L’Assemblée nationale a commencé à débattre du plan quinquennal d’actions, et ce plus de deux mois après les élections législatives gagnées par le parti républicain de l’Arménie (HHK) au pouvoir. L’approbation presque certaine du programme par le Parlement équivaut à un vote de confiance pour le cabinet de Karapetian.

Le document de plus de 100 pages couvre tous les principaux domaines de la politique gouvernementale, et l’économie en particulier. Il engage le gouvernement à faire en sorte que l’économie arménienne se développe à un rythme annuel moyen d’environ 5 % en raison de la flambée des exportations. Il indique que la croissance plus rapide espérée réduira le taux de pauvreté de l’Arménie de 12%, alors qu’il se situe actuellement à environ 30%.

Karapetian a déclaré que le gouvernement s’efforcera d’atteindre ces objectifs en améliorant le climat d’investissement domestique, en aidant les fabricants orientés vers l’exportation et en luttant contre la corruption. Il a souligné l’efficacité d’un certain nombre de mesures anti-corruption qui ont été prises ces derniers mois. Ceux-ci comprennent la création imminente d’un organe gouvernemental spécial qui examinera les revenus personnels des principaux fonctionnaires de l’État et surveillera les éventuels conflits d’intérêts parmi eux.

Le Premier ministre a souligné l’importance d’établir une « atmosphère de justice et de confiance » dans le pays. “Sans cela, il sera impossible d’assurer le développement du pays et le bien-être de nos citoyens“, a t-il déclaré.

À cette fin, Karapetian dit que le gouvernement s’efforcera de rendre le tribunal arménien plus indépendant et impartial. Il proposera des modifications correspondantes au Code judiciaire plus tard cette année.

Karapetian a déjà promis une lutte plus sévère contre la corruption, une meilleure administration fiscale et des “conditions égales“ pour toutes les entreprises en octobre peu après avoir été nommé Premier ministre par le président Serge Sarkissian et former son cabinet.

Le Premier ministre a insisté lundi sur le fait que les réformes entreprises par le gouvernement portent déjà leurs fruits. Citant des statistiques officielles, il a enregistré des hausses à deux chiffres de la production industrielle et des exportations arméniennes enregistrées au cours des cinq premiers mois de cette année.

Malgré la cartographie de ses politiques pour les cinq prochaines années, Karapetian et ses ministres devront démissionner lorsque Sarkissian terminera son dernier mandat présidentiel et que l’Arménie deviendra une république parlementaire en avril 2018. Le président n’a pas encore précisé s’il envisage de devenir Premier ministre.

Répondant aux questions des députés de l’opposition, Karapetian a réitéré le fait qu’il est “prêt“ à rester Premier ministre après avril 2018.

posté le 22 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



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Le parti républicain fixe des objectifs élevés pour la croissance économique

Réagissant à un discours récent du président Serge Sarkissian, la direction du Parti républicain (HHK) a demandé au gouvernement du Premier ministre Karen Karapetian de faire en sorte que l’économie de l’Arménie augmente de 5% par an.

Le conseil d’administration du HHK dirigé par Sarkissian s’est réuni jeudi soir pour discuter du nouveau axe à mener pour la politique du gouvernement, qui sera prochainement débattu par le Parlement. Le document n’a pas encore été rendu public.

Selon le porte-parole du HHK, Eduard Sharmazanov, le conseil “a proposé“ que le gouvernement s’engage à atteindre une croissance plus rapide et à atteindre d’autres objectifs socio-économiques ambitieux fixés par Sarksisian dans son discours du 18 mai devant l’Assemblée nationale nouvellement élue.

“Au cours des années 2016 à 2040, nous devons assurer une croissance annuelle moyenne du PIB d’environ 5 %“, a expliqué le président dans ce long discours. Il a ajouté que cela devrait aboutir à une augmentation de plus de cinq fois du PIB de l’Arménie, qui était à un peu moins de 11 milliards de dollars l’année dernière. Cela nécessite, entre autres, une nouvelle amélioration de l’environnement commercial du pays, a t-il dit.

Le cabinet de Karapetian s’attend à ce que la croissance économique s’accélère d’au moins 3,2 % cette année. Il a prévu des taux de croissance légèrement plus élevés pour 2018 et 2019.

Sharmazanov n’a pas précisé si le gouvernement devra démissionner si la croissance est inférieure à l’objectif de 5 %. “Je ne réponds pas aux questions avec des “si““, a t-il rétorqué aux journalistes. “Je vous dis juste que nous sommes optimistes. Nous pensons que, avec des efforts communs, nous devons veiller à ce que le gouvernement actuel et la majorité politique atteignent dans les cinq ans les objectifs positifs fixés. “

posté le 19 juin 2017 par Claire/armenews

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Zaruhi Postanjian attaque le parti d’opposition Yelk

Zaruhi Postanjian, femme politique de l’opposition, a attaqué vendredi l’alliance Yelk, affirmant que les autorités arméniennes créaient de toute pièce des forces arméniennes pour affaiblir les vrais opposants politiques.

“Il est évident de leurs positions politiques n’est pas dans l’opposition parce que ces positions correspondent aux positions actuelles du régime illégitime“, a justifié Postanjian.

En particulier, elle a souligné l’échec de Yelk à soutenir les hommes armés de l’opposition emprisonnés qui ont saisi un poste de police à Erevan l’année dernière et leur refus de boycotter l’intronisation cette semaine du maire réélu Taron Markarian.

L’un des dirigeants de Yelk, Edmon Marukian, a désapprouvé cette pique de la femme politique et a refusé de décrire les hommes armés en tant que prisonniers politiques à la fin de la semaine dernière, expliquant que leurs actions avaient des « éléments d’un crime ». En revanche, Postanjian appuie fortement l’action des hommes armés.

Yerkir Tsirani, Yelk et le Parti républicain (HHK) sont les seuls groupes politiques qui ont participé aux élections municipales d’Erevan le mois dernier. Le HHK a remporté le vote du 14 mai.

Yelk détient 14 sièges dans le conseil de 65 membres, contre 5 sièges gagnés par Yerkir Tsirani. Postanjian a exclu toute coopération entre les membres du conseil représentant son parti et le bloc co-dirigé par Marukian, Nikol Pashinian et Aram Sarkisian. Elle a rejeté Yelk en tant que “clients“ de Serge Sarkissian.

Davit Khazhakian, jeune chef de la faction Yelk dans le conseil d’Erevan, a rejeté les allégations de Postanjian. “Vous pouvez toujours trouver des clowns politiques dans une société“, a déclaré Khazhakian. Les groupes d’opposition dure tels que Yerkir Tsirani se sortiront inévitablement de l’arène politique.

Yelk a terminé troisième dans les récentes élections législatives de l’Arménie, remportant 9 sièges dans l’Assemblée nationale de 131 membres. Le parti de Postanjian a été créé en mars et ne s’est pas présenté aux élections législatives.

posté le 19 juin 2017 par Claire/armenews

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Le parti de Gaguik Tsaroukian veut faire amender le Code électoral

Un haut responsable de l’alliance politique Gagik Tsarukian, 2e force du Parlement arménien, a fait savoir jeudi 15 juin qu’elle déploierait ses efforts pour faire voter des amendements majeurs du Code électoral en vue de modifier le système en vigueur d’élection du Parlement arménien. Ce système complexe impliquant une part de proportionnelle qui a toujours joué en faveur du Parti républicaind’Arménie (HHK) au pouvoir, aux législatives du 2 avril encore, avait fait l’objet de critiques le même jour du chef de la mission de l’UE P.Switalski. Les détracteurs du système estiment que le HHK est le principal bénéficiaire de ce mécanisme, puisqu’il a investi candidats de nombreux hommes d’affaires fortunés liés au gouvernement.

Ces candidats liés aux milieux d’affaires et au pouvoir sont montrés du doigt pour avoir recouru de façon quasi systématique à la pratique des achats de votes, auxquels le parti au pouvoir devrait sa large victoire au scrutin du 2 avril, selon les partis d’opposition. “Ce système électoral a démontré son caractère absolument apolitique”, a indiqué Naira Zohrabian du Bloc Tsarukian, qui était arrivé deuxième aux élections, en soulignant que c’était un terrain propice aux achats de votes. “Nous allons proposer une révision de la part de la proportionnelle dans le système électoral dans le Code électoral”, avait ajouté Mme Zohrabian sur les ondes de RFE/RL (Azatutyun.am). La députée a laissé entendre que le Bloc Tsarukian pourrait proposer de tels amendements à la session d’automne de l’Assemblée nationale. Elle a ajouté que les leaders de la FRA Dachnaktsoutioun, qui a renouvelé son accord de coalition avec le HHK en vue d’intégrer le gouvernement, a aussi de “sérieuses preoccupations concernant la proportionnelle”.

posté le 16 juin 2017 par Gari/armenews


ARMENIE
La FRA loue le programme politique du cabinet de Karen Karapetian

Un leader de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun) a été très élogieux hier sur le nouveau programme politique élaboré par le cabinet du Premier ministre Karen Karapetian suite aux récentes élections législatives.

Le programme a été soumis à l’Assemblée nationale et sera débattu par les députés plus tard ce mois-ci. Son approbation presque certaine constituerait un vote de confiance vis-à-vis du gouvernement qui n’a été que légèrement remanié suite aux élections du 2 avril gagnées par le parti républicain.

Aghvan Vartanian de la FRA a déclaré que lui et les six autres députés du Parlement représentant le parti pro-gouvernemental ont déjà lu le plan d’action proposé et sont très impressionnés par cela. “Il s’agit d’un programme très méticuleusement écrit avec un calendrier et des délais précis, ainsi qu’avec des objectifs sectoriels clairs“, a-t-il commenté.

Vartanian a ajouté que le programme encore non publié est « plus ambitieux » et établit des « objectifs plus sérieux » que des documents similaires présentés par les gouvernements arméniens par le passé.

Le programme précédent du gouvernement actuel approuvé par le Parlement en octobre promettait une lutte plus sévère contre la corruption, une meilleure administration fiscale et des « conditions égales » pour toutes les entreprises. Il décrivait la corruption comme étant « le plus grand obstacle au développement de l’État ».

Les hommes politiques de l’opposition avaient rejeté ce programme de réformes, qu’ils considéraient comme étant n’étant que de la publicité mensongère.

Vartanian a insisté sur le fait que le pays est entré dans une « période de changements qualitatifs ». « Dans tous les secteurs de l’économie, les fondations sont mises en place pour les changements », a-t-il assuré.

Karapetian exposera les priorités de son cabinet alors que l’incertitude persiste quant à son avenir politique. Le président Serge Sarkissian n’a pas encore précisé s’il envisageait de devenir Premier ministre, de remplacer Karapetian par quelqu’un d’autre ou de le garder à ce poste après la fin de son mandat en avril 2018.

Vartanian a refusé de préciser si son parti, représenté au gouvernement par trois ministres, souhaitait que Karapetian conserve son poste. “La FRA aimerait que les changements qui ont commencé soient complétés“, a-t-il simplement lâché. “Les individus en tant que tels ne sont pas importants. Mais les actions actuelles de Karen Karapetian satisfont totalement la FRA. “

posté le 15 juin 2017 par Claire/armenews


POLITIQUE
Un des principaux dirigeants de l’opposition critique les Sasna Tserer

Les membres armés d’un groupe d’opposition arménien ont violé la loi en occupant un poste de police à Erevan l’été dernier, a déclaré un dirigeant de l’alliance d’opposition Yelk durant le week-end.

Edmon Marukian a clairement refusé de qualifier de prisonniers politiques les hommes armés qui ont été arrêtés après une épreuve de force de deux semaines avec des forces de sécurité, qui a fait trois morts parmi les policiers arméniens.

Les hommes armés avaient pris d’assaut une caserne de la police dans le quartier d’Erebuni au sud d’Erevan et avaient pris plusieurs policiers en otage le 17 juillet 2016. Ils avaient exigé la démission du président Serge Sarkissian et la libération de Jirayr Sefilian, le chef de file du Parlement fondateur, auquel ils appartenaient.

Les autorités ont rejeté ces demandes avant de forcer le groupe armé à déposer ses armes et à se rendre. Les membres les plus importants du groupe ont été présentés devant une cour de justice la semaine dernière, et ils doivent faire face à une série de charges criminelles graves. Deux d’entre eux sont notamment accusés d’avoir tué les policiers. Tous les prévenus rejettent les accusations comme étant motivés politiquement.

Dans une interview au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am), Edmon Marukian a déclaré qu’il ne pouvait pas les qualifier de prisonniers politiques étant donné que leurs actions impliquaient une « circulation illégale des armes » qui a entraîné des pertes. « Si, par exemple, je prends un pistolet et je me promène à RFE / RL pour une entrevue et que je suis arrêté dans la rue, pourrions-nous affirmer qu’Edmon Marukian est un prisonnier politique ? », a-t-il dit.

En conséquence, cet avocat qui a fait ses études aux États-Unis a affirmé que l’attaque contre la caserne de la police d’Erebuni contenait « les éléments d’un crime ». « Si nous disons qu’il n’y avait rien de tel, qu’il n’y rien de mal ... ça serait de l’extrémisme “, a-t-il dit. « Si des personnes armées de fusils d’assaut s’emparent d’une caserne [de la police], puis-je vraiment dire qu’il n’y a pas de problème ni d’éléments de criminalité dans leurs actions ? » Yelk de Marukian a obtenu la troisième place dans les récentes élections législatives de l’Arménie. Nikol Pashinian, un autre dirigeant de ce bloc formé en décembre, a lui aussi critiqué les hommes armés de l’affaire Erebuni.

Ceux-ci, qui se sont baptisé les « Sasna Tsrer » les enragés du Sassoun, ont cependant obtenu le soutien d’autres personnalités de l’opposition, en particulier les anciens ministres des Affaires étrangères, Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian ainsi que Zarouhi Postanjian.

Postanjian, qui a créé un parti d’opposition radical au début de cette année, a estimé que les hommes armés emprisonnés étaient des prisonniers politiques. « En tant qu’avocate, j’insiste pour dire qu’il n’y a pas eu d’éléments de crime dans leurs actions parce qu’ils ont quitté le bâtiment assiégé en se rendant volontairement et ont déposé leurs armes », a-t-elle déclaré.

Les États-Unis et l’Union européenne avaient condamné l’attaque mortelle en juillet dernier. « Nous condamnons évidemment fermement l’utilisation de la violence pour influer sur les changements politiques en Arménie ou ailleurs », avait déclaré un porte-parole du Département d’Etat américain à l’époque. « Nous soulignons que l’utilisation de la force pour parvenir à un changement politique est inacceptable », avait déclaré pour sa part la délégation de l’UE à Erevan.

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posté le 13 juin 2017 par Ara/armenews


ARMENIE
La FRA n’est pas opposée aux réformes anti-corruption

La FRA (Dashnaktsutyun) a insisté vendredi sur le fait qu’un député parlementaire représentant le parti pro-gouvernemental a été mal compris par les médias lorsqu’il s’est opposé à l’introduction d’un cadre juridique pour dénoncer les corruptions en Arménie.

Le député, Andranik Karapetian, a déclaré que les Arméniens ne doivent pas être encouragés à signaler la corruption de leurs supérieurs ou leurs collègues aux autorités chargées de l’application de la loi lors des débats parlementaires sur des projets de loi anti-corruption rédigés par le gouvernement.

“L’institution des dénonciateurs ne nous convient pas, à nous, les Arméniens“, a assuré Karapetian. Il a ajouté que la pratique serait contraire à l’Arménie et répandrait la méfiance entre les collègues du pays.

Ses remarques ont suscité des critiques de la part des médias ainsi que des utilisateurs des réseaux sociaux. Les commentateurs se sont également demandé s’ils reflètaient la position de Dashnaktsutyun.

Armen Rustamian, leader parlementaire du parti, a affirmé que Karapetian avait simplement mis en garde contre le rétablissement de la pratique de la fausse dénonciation par les citoyens qui était particulièrement répandue sous Josef Staline.

Il a soutenu que la faction parlementaire de la FRA a voté pour d’autres mesures anticorruptions adoptées par l’Assemblée nationale la semaine dernière.

Le nouveau mécanisme appelé officiellement un « système de dénonciation » permettra aux citoyens de signaler les cas de corruption qui leur sont connus. Ils pourront déposer des rapports anonymes sur un site Web spécial.

Dashnaktsutyun détient 7 sièges au Parlement qui en compte 105 et est représenté au gouvernement par trois ministres.

posté le 12 juin 2017 par Claire/armenews

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