Nouvelles d'Arménie
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Politique


GUMRI
Le parti d’opposition GALA arrête de boycotter les sessions du conseil municipal

Un autre parti d’opposition a annoncé hier qu’il arrêterait de boycotter les séances de l’assemblée municipale de Gumri en signe de protestation contre les résultats officiels des élections locales organisées dans la deuxième plus grande ville en Arménie en octobre dernier.

Le maire de Gumri, Samvel Balasanian, a été réélu à la suite d’une répartition controversée des sièges dans la nouvelle assemblée effectuée par l’autorité électorale locale.

Un bloc pro-gouvernemental dirigé par Balasanian a recueilli environ 35 % des voix lors des élections. Le BHK a terminé deuxième avec 21,6 %, suivi de deux autres partis d’opposition, Renaissance arménienne et GALA, qui ont dépassé 10 % chacun.

La commission électorale locale a statué que ces résultats se traduisaient par 17 sièges pour le parti de Balasanian dans le conseil municipal de 33 membres, ce qui a suffit pour réélire le maire sortant. En citant une clause du Code électoral qui permet aux gagnants des élections d’obtenir des votes bonus supplémentaires, la commission a donné au bloc majoritaire deux sièges au conseil qui revenaient normalement au BHK et à Renaissance arménienne.

Les trois partis d’opposition ont protesté avec colère, boycottant la première session du conseil qui a vu Balasanian prêter serment pour son second mandat. Ils ont prolongé le boycott après que les tribunaux arméniens ont rejeté leurs recours.

La Renaissance arménienne, dirigé par l’ancien porte-parole du Parlement Artur Baghdasarian, a été le premier à mettre fin au boycott. Les quatre membres du conseil de Gumri qui représente ce parti ont assisté à la dernière session tenue au début de l’été.

Une porte-parole de GALA, Armenuhi Vartanian, a déclaré aux journalistes que son parti, qui a obtenu également quatre sièges au conseil de Gumri, a décidé de faire de même. Elle a ajouté que la décision a été prise après des discussions animées entre les membres du parti.

Vartanian a admis que les quatre conseillers de GALA auront du mal à imposer des décisions à travers le conseil étroitement contrôlée par le maire de Gumri.

Pendant ce temps, le BHK n’a pas encore décidé si les huit conseillers qui le représentent participeront ou non aux sessions de l’assemblée municipale. Vartevan Grigorian, candidat à la mairie aux élections d’octobre 2016, a prévenu que la décision sera annoncée prochainement.

Le BHK, qui est dirigé par l’homme d’affaire Gagik Tsarukian, a terminé deuxième lors des dernières élections législatives d’Arménie qui ont eu lieu en avril.

posté le 17 août 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



APRES AVRIL 2018
Selon un membre du HHK, il n’y aura pas de protestation si Sarkissian devient PM

Le président Serge Sarkissian ne déclenchera pas de protestations massives si il décide de rester au pouvoir en tant que Premier ministre après avoir terminé son dernier mandat en avril prochain, a déclaré vendredi un membre du parti républicain de l’Arménie (HHK).

Hovannes Sahakian a précisé qu’il ne savait toujours pas quels étaient les plans de Sarkissian pour après 2018.

“Si notre équipe politique décide que le président Serge Sarkissian doit continuer en devenant Premier ministre, il n’y aura vraisemblablement aucun ressentiment populaire“, a-t-il assuré.

Sahakian, nommé à la tête du service de sécurité sociale cette semaine, a rejeté les menaces de l’opposition qui prétend qu’elle organisera de grandes manifestations si le président Sarkissian décide de devenir Premier ministre. L’opposition arménienne ne réunira pas grand monde, a prédit Sahakian.

“Je ne pense pas que ces affirmations de l’opposition soient basées sur des sondages d’opinion sérieux“, a commenté le loyaliste du président. “Ce ne sont que des déclarations politiques“.

Dans une interview télévisée diffusée le mois dernier, Sarkissian a de nouveau refusé de faire la lumière sur son avenir politique. Il a déclaré que « ce ne serait pas important » pour l’heure de savoir qui sera le Premier ministre arménien après avril 2018.

“Je n’ai jamais pensé à ce que sera mon prochain domaine d’activité“, a confié Sarkissian à la chaîne de télévision nationale d’Arménie. “Je continue à penser de la même manière. Il reste encore beaucoup de temps avant avril 2018.“

La fin de la présidence de Sarkissian coïncidera avec la transition de l’Arménie vers un système parlementaire de gouvernement. Le Premier ministre actuel, Karen Karapetian, a indiqué à maintes reprises son désir de conserver son poste après cette date.

posté le 14 août 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Des membres d’opposition emprisonnés en pleine grève de la faim

Deux membres emprisonnés appartenant au groupe d’opposition armé qui a saisi un poste de police à Erevan l’année dernière sont en pleine grève de la faim depuis plus de deux semaines.

L’un d’eux, Vartan Geravetian, a commencé à refuser de manger le 21 juillet pour exiger que les autorités arméniennes reconnaissent que lui-même, ses camarades et leurs sympathisants, étaient des prisonniers politiques. Il exige également que lui et les autres membres de son groupe écroués dans la prison de Nubarashen d’Erevan soient séparés des autres détenus pour des raisons de sécurité.

Geravetian affirme que les autorités provoquent délibérément des tensions entre deux groupes de prisonniers pour intimider les opposants radicaux.

Un autre homme arrêté, Tigran Manukian, s’est joint à la grève de la faim le 24 juillet, dans un geste de solidarité avec Geravetian.

L’avocat de Geravetian, Davit Gyurjian, a déclaré hier que les deux hommes sont déterminés à poursuivre leur grève de la faim. “Je ne sais pas quand cette grève de la faim finira“, a-t-il lâché.

Gyurjian s’est dit préoccupé par l’état de santé de son client, affirmant que ce dernier était sérieusement affaibli.

La gestion pénitentiaire du ministère de la Justice a clairement indiqué qu’elle ne répondrait à aucune de ces exigences, les qualifiant d’« illégales ». Un responsable du département a également affirmé que les deux hommes sont maintenant détenus dans des cellules spéciales dédiées aux prisonniers qui font une grève de la faim, et qu’ils sont régulièrement auscultés par des médecins.

Gyurjian a insisté sur le fait que les opposants devraient au moins être déplacés vers des cellules séparées. “C’est une demande très légitime et cela doit être rempli par l’Etat“, a plaidé l’avocat. “Ces personnes parlent d’un danger réel que l’État est obligé de neutraliser“.

Ces hommes d’opposition armés ont saisi la base de la police dans le district d’Erebuni d’Erevan en juillet 2016 pour exiger que le président Serge Sarkissian démissionne, et libère le leader de leur mouvement du Parlement fondateur, Zhirayr Sefilian. Ils se sont rendus après une confrontation de deux semaines avec les forces de l’ordre, qui a conduit à la mort de trois policiers.

posté le 9 août 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Un autre procès pour complot armé contre l’Etat

Un arménien extradé de Russie plus tôt cette année a été jugé lundi, pour avoir, selon l’accusation, participé à une révolte armée prétendument fomentée par Jirayr Sefilian, un militant radical de l’opposition.

L’homme, Artur Movsisian, a plaidé non coupable alors qu’il comparaissait devant un tribunal de la ville arménienne de Hrazdan.

Sefilian et six autres hommes font actuellement l’objet d’un procès séparé à Erevan qui a débuté fin mai. Ils ont été arrêtés en juin 2016 pour avoir formé un groupe armé dans le but d’occuper des bâtiments du gouvernement et des installations militaires. Sefilian et son groupe d’opposition du Parlement fondateur ont nié ces accusations qu’ils estiment politiquement motivées.

Movsisian a été interpellé à Moscou consécutivement à un mandat d’arrêt arménien délivré en novembre dernier et remis aux autorités chargées de l’application de la loi à Erevan six mois plus tard. Les autorités affirment qu’il était affilié au prétendu groupe militant de Sefilian et qu’il avait caché des armes et des munitions à son domicile.

La défense a rejeté les accusations, affirmant qu’il ne connait pas personnellement Sefilian et qu’il vivait en Russie lorsque l’opposant a prétendument fomenté ce complot. « Ils me gardent sans fondement [en état d’arrestation] et essayent de me faire témoigner contre Jirayr Sefilian », a-t-il déclaré. « Il ne s’agit de pressions physiques, mais psychologiques ».

L’avocat de Movsisian, Arayik Papikian, a demandé au tribunal que son client soit jugé avec Sefilian et les autres hommes arrêtés. Le juge a rejeté cette demande. Mais il a répondu favorablement à la demande de l’avocat de permettre aux proches de Movsisian de lui rendre visite pendant sa détention provisoire.

L’arrestation de Sefilian est intervenue moins d’un mois avant que trois dizaines d’hommes armés, majoritairement affiliés au Parlement fondateur, aient occupé un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkisian libère leur chef et démissionne. Ils se sont finalement rendus après un bras de fer avec les forces de l’ordre qui a duré plus de deux semaines et fait trois morts dans les rangs de la police.

Deux procès distincts sur ces affaires se déroulent depuis le début de l’été.

posté le 8 août 2017 par Ara/armenews

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ARMENIE
Le gouvernement perçoit une amélioration du climat d’investissements

La Banque mondiale reconnaîtra qu’il y a une amélioration de l’environnement commercial en Arménie dans un rapport qui sera publié plus tard cette année, selon des responsables gouvernementaux à Erevan.

Le sondage Doing Business évalue les climats d’investissement dans le monde entier grâce à une gamme d’indicateurs spécifiques. L’Arménie était classée 38e sur 190 pays dans le classement le plus récent publié par la Banque mondiale l’automne dernier.

La Banque a trouvé des améliorations dans deux de ses dix catégories utilisées pour évaluer la facilité de s’engager dans l’activité entrepreneuriale : « Obtenir un crédit » et « Faire respecter les contrats ». Mais l’Arménie a continué à être mal notée dans quatre autres catégories : « Payer des impôts », « Résoudre l’insolvabilité , “Traiter les permis de construction“ et “Obtenir l’électricité“.

Le gouvernement s’est engagé à maintes reprises à résoudre les problèmes persistants dans ces domaines dans le cadre de ses efforts déclarés visant à améliorer l’environnement commercial. Le premier ministre Karen Karapetian a rencontré jeudi une vingtaine de ministres et d’autres hauts fonctionnaires pour discuter des progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures pertinentes promises par son cabinet.

Une déclaration du gouvernement a cité certains de ces responsables assurant que 20 des 49 mesures politiques prévues pour cette année ont déjà été prises. Ceux-ci incluent un soutien gouvernemental plus fort pour les petites et moyennes entreprises, une meilleure protection des investisseurs, un accès plus facile au crédit et des procédures plus simples pour l’enregistrement des biens et l’obtention de permis de construction.

Cela devrait aider l’Arménie à passer à la 26ème place dans le prochain sondage Doing Business qui sera publié d’ici la fin de cette année, ont indiqué les responsables, selon le communiqué.

“Nous devons déjà commencer à travailler sur le plan d’action 2018 pour améliorer l’environnement commercial de l’Arménie“, a précisé Karapetian.

Dans son programme de politique approuvé par le Parlement en juin, le gouvernement de Karapetian s’est engagé à ce que l’Arménie soit parmi les 20 premiers pays dans le classement de Doing Business, “à la suite de réformes ces quatre ou cinq prochaines années“. Il a promis non seulement de rationaliser les règles commerciales mais aussi de réformer l’administration fiscale et de lutter contre la corruption généralisée.

Les députés de l’opposition ont rejeté le programme quinquennal : pour eux, les autorités ne s’intéressent toujours pas aux véritables réformes économiques et politiques.

Certains analystes sont également sceptiques quant à l’impact pratique du classement de la Banque mondiale. “La position de l’Arménie dans le classement a toujours été élevée, mais cela n’a pas affecté la qualité de notre économie d’aucune façon“, a commenté Hayk Gevorgian, analyste économique du quotidien Haykakan Zhamanak. Il a souligné le déclin régulier de l’investissement direct étranger en Arménie ces dernières années.

Gevorgian a affirmé que le pays est confronté à des défis économiques plus graves tels que l’existence de monopoles d’entreprises liés au gouvernement, la corruption et le manque d’indépendance judiciaire. Un sondage de la Banque mondiale publié en 2013 a déclaré que les « oligopoles » contrôlent 68% de l’activité économique en Arménie, ce qui en fait l’économie la plus monopolisée de l’ex-Union soviétique.

Vahagn Khachatrian, un économiste affilié à l’opposition du Congrès national arménien (HAK), a expliqué que le gouvernement est concentré sur les enquêtes Doing Business uniquement à des fins de propagande. “C’est leur dernière étape pour satisfaire les structures internationales“, a-t-il dit.

posté le 7 août 2017 par Claire/armenews

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POLITIQUE
Accusation de fraudes : le parti au pouvoir blanchi par la police

Le parti républicain au pouvoir en Arménie (HHK) a été innocenté par une enquête criminelle sur les achats de vote et d’autres irrégularités dénoncées par une alliance d’opposition lors des récentes élections municipales d’Erevan.

À la veille des élections du 14 mai, l’alliance Yelk avait affirmé avoir trouvé dans une poubelle à l’extérieur d’un bureau de campagne du HHK des documents exposant des irrégularités prévues ou déjà commises par le HHK. La plupart d’entre eux auraient porté sur des opérations détaillées d’achat de vote par des loyalistes du gouvernement, y compris des sommes d’argent et avec des conseils sur la façon d’acheter des votes.

Selon Yelk, un autre document contenait des noms de policiers qui se sont engagés à faire gagner le HHK et le maire d’Erevan, Taron Markarian, avec un nombre particulier de votes. Le document aurait été envoyé par télécopieur à partir d’un numéro de téléphone appartenant à la police arménienne. Les dirigeants de Yelk avaient rapidement transmis ces prétendus témoignages de fraude aux autorités chargées de l’application de la loi. Le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) s’est engagé à mener une enquête.

Un porte-parole du SIS a déclaré au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) jeudi que l’affaire pénale avait été close faute d’éléments de preuve. Le fonctionnaire a refusé d’en dire plus sur la décision, se contentant d’indiquer que le SIS a présenté des explications écrites à Yelk.

Un membre dirigeant de Yelk, Artak Zeynalian, a toutefois déclaré que le bloc d’opposition n’a reçu aucune lettre de l’organe d’application de la loi. Il a déclaré que Yelk fera appel aux procureurs pour contester la décision du SIS.

« Les procureurs obtiendront évidemment une décision objective et impartiale. Nous allons donc aller au tribunal. Mais puisque le tribunal fera de même, nous allons faire appel à un organe approprié », a ajouté Zeynalian, dans une référence à peine voilée à la Cour européenne des droits de l’homme. « La décision de clôturer l’affaire pénale est illégale, car elle couvre toute une série de crimes », a confié un autre chef de Yelk, Edmon Marukian.

Selon les résultats officiels des élections, le HHK a remporté 71% des voix, ce qui signifie que Markarian a été réélu pour un nouveau mandat de quatre ans. Yelk et son candidat à la mairie, Nikol Pashinian, sont arrivés second, loin derrière, avec 21% des voix.

Yelk, qui a été créé par trois partis d’opposition à la fin de l’année dernière, avait terminé troisième lors des élections législatives d’Arménie qui ont eu lieu en avril. Cette élection a également été entachée par des allégations de l’opposition selon lesquelles la HHK a soudoyé les électeurs et abusé de ses ressources administratives. Ce que le parti dirigé par le président Serzh Sarkisian a nié.

posté le 6 août 2017 par Ara/armenews

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SANTÉ
Le gouvernement arménien souhaite durcir la lutte contre le tabagisme

Le gouvernement a annoncé jeudi qu’il prévoit de restreindre le tabagisme dans les lieux publics et d’augmenter les prix des cigarettes dans le cadre d’une nouvelle stratégie de lutte contre le tabagisme en Arménie.

« Fumez moins », a déclaré le Premier ministre Karen Karapetian après que son cabinet a approuvé le programme visant à réduire le nombre élevé de fumeurs dans le pays d’au moins 1,5 % par an pour les trois prochaines années. Selon le ministère de la Santé, plus d’un quart des Arméniens adultes fument quotidiennement. Le taux de tabagisme est particulièrement élevé chez les hommes : 55 %. Le ministre de la Santé, Levon Altunian, a déclaré aux journalistes que la stratégie antitabac comprendra de vastes mesures destinées à réduire ces chiffres. Il a déclaré que les autorités « renforceront » les règles concernant les interdictions de fumer dans les bureaux, les restaurants, les cafés et les bars, augmenteront les taxes prélevées sur les cigarettes et interdiront toutes les formes de publicité sur le tabac.

Altunian n’a pas dit si ces mesures se solderont par une interdiction générale de fumer dans les zones publiques. Il a déclaré que le gouvernement clarifiera sa position à travers un ensemble de projets de loi qui seront proposés au Parlement arménien cet automne.

Le ministère de la Santé avait recommandé une telle interdiction à la fin du mois de mai. Le ministère avait également appelé à de lourdes amendes pour les entreprises qui ne pourraient pas l’appliquer. « Je n’ai pas changé de position », a déclaré M. Altunian jeudi.

Le ministre a également insisté sur le fait que les entreprises arméniennes fabriquant et important des cigarettes n’ont pas fait pression sur le gouvernement pour réduire les mesures prévues. « Nous n’avons pas non plus demandé leur avis », a-t-il ajouté.

Arsen Torosian, médecin et militant antitabac, a accueilli avec précaution les plans du gouvernement. « J’espère qu’au moins une partie de ce qui a été déclaré sera mise en œuvre : les prix des cigarettes seront augmentés, le tabagisme sera complètement interdit dans les lieux publics et la publicité sur le tabac sera bannie intégralement », a-t-il déclaré au service arménien de RFE / RL (Azatutyun .un m). « Ces méthodes utilisées avec succès partout dans le monde ont contribué à réduire le nombre de fumeurs ».

« La clé ici réside dans la volonté politique », souligne Torosian, soulignant l’échec d’un programme anti-tabac de cinq ans adopté par les autorités en 2010.

Ce programme était censé réduire la consommation de tabac souhaité par les médecins du fait de son incidence élevée dans le cancer du poumon en Arménie. Les données gouvernementales montrent que la proportion de gros fumeurs dans la population a effectivement augmenté de 23 % en 2012 à 26 % en 2016.

Une loi arménienne qui est entrée en vigueur en 2005 interdit de fumer dans les hôpitaux, les établissements culturels et éducatifs et les autobus publics. Des restrictions supplémentaires introduites un an plus tard ont exigé que d’autres entités, y compris les bars et les restaurants, ne permettent de fumer que dans des zones spéciales et isolées. Mais sans sanctions légales prévues contre leur violation, ces mesures se sont avérées largement inefficaces.

posté le 5 août 2017 par Ara/armenews

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ARMENIE
L’Arménie désigne ses partenaires clé dans le domaine économique
Le gouvernement arménien a présenté jeudi 3 août la liste de ses principaux partenaires économiques, avec lesquels il s’est fixé pour priorité de développer ses liens. Au haut de cette liste de 14 pays, figurent la Russie, les Etats-unis, la Chine, et les principaux membres de l’Union européenne. Cette liste, sur laquelle figure aussi les voisins iranien et géorgien, a été établie par le ministère arménien des affaires étrangères et approuvée par le premier ministre Karen Karapetian, lors de la réunion hebdomadaire de son conseil des ministres. Elle engage le gouvernement arménien à déployer tous ses efforts pour dynamiser les exportations arméniennes vers ces pays et à en attirer davantage d’investissements et de touristes. K. Karapetian a appelé les ambassades arméniennes des pays concernés à oeuvre en ce sens. “Une attention toute particulière doit être consacrée [aux pays cités]”, a déclaré pour sa part le vice ministre arménien des affaires étrangères Shavarsh Kocharian lors de la réunion du conseil des ministres, ajoutant que le cercle des partenaires économiques majeurs de l’Arménie était appelé à s’élargir par la suite. Dans son programme politique approuvé par l’Assemblée nationale en juin dernier, le gouvernement de K.Karapetian avait désigné comme ses priorités le développement des exportations et la capacité d’attirer des investissements étrangers. Au début de l’année, le gouvernement s’était engagé à garantir une augmentation à deux chiffres des exportations arméniennes dans les années à venir. Même si la Russie figure en bonne place sur la liste des partenaires de l’Arménie, et pour cause, puisqu’elle reste son principal partenaire économique et commercial, en revanche, n’y trouvent curieusement par leur place les partenaires de l’Arménie au sein de l’Union économique eurasienne (UEE), une union d’ex-Républiques soviétiques dirigées par la Russie que l’Arménie avait intégré, sans grand enthousiasme, en janvier 2015. La liste comprend en revanche six Etats membres de l’UE ; dont la France, l’Allemagne et l’Italie, avec laquelle l’Arménie avait dû limiter son intégration, pour cause de ralliement à l’Union eurasienne de Poutine. Les responsables arméniens ont préféré ne pas s’étendre sur cet aspect.“Le choix des pays n’est pas conditionné par notre appartenance à l’UEE ni à quelque autre union”, a déclaré le vice-ministre en charge du développement économique Garegin Melkonian devant les journalistes en ajoutant lui aussi que “cette liste a vocation à s’allonger à l’avenir”. Selon les chiffres officiels du gouvernement arménien, la Russie concentre à elle seule 97% du volume commercial entre l’Arméne et ses partenaires de l’UEE, soit quelque 760 millions de dollars pour la première moitié de l’année en cours. Même si elle est membre de l’UEE, l’Arménie a des relations commerciales privilégiées avec l’UE et les Etats-Unis, deux marchés énormes auxquels ses exportateurs peuvent accéder bien plus librement en termes de taxes. Pour les six premiers mois de l’année, le volume du commerce de l’Arménie avec l’UE et les Etats-Unis se montait respectivement à 677 millions de dollars et 73 millions de dollars. Au cours de la dernière décennie, la Chine est devenue l’un des principaux partenaires de l’Arménie, et les échanges commerciaux entre les deux pays ont progressé de 35% entre janvier et juin, pour atteindre 243 millions de dollars. L’Iran aussi est appelé à devenir un partenaire majeur de l’Arménie, comme le rappelait le président arménien Serge Sarkissian, à la veille d’une visite officielle à Téhéran.
posté le 4 août 2017 par Gari/armenews


ARMENIE-POLITIQUE
Le Premier ministre arménien Karen Karapetyan a la côte

Selon un sondage de l’institut Gallup effectuée en Arménie auprès de 1 104 personnes entre le 5 et le 15 juillet, le Premier ministre arménien Karen Karapetyan a la côté. Avec plus de 71% des personnes sondées qui approuvent le travail effectué par le chef du gouvernement arménien. Dans ce sondage de Gallup, il ressort que 12,6% « approuvent totalement » le travail de Karen Karapetyan et 59% se déclarent « satisfaits ». Après le départ d’Ara Abrahamian l’ex-Premier ministre démissionné, l’arrivée de Karen Karapetyan a donné une plus grande popularité au gouvernement arménien.

Mais alors qu’en Europe -et notamment en France- chaque semaine des sondages donnent la côte de popularité des hommes politiques ainsi que les présidents, en Arménie les sondages sur le président Serge Sarkissian sont très rares pour ne pas dire inexistants...Pourquoi ?

Krikor Amirzayan

posté le 3 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
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