Nouvelles d'Arménie
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Opposition


POLITIQUE
Le parti républicain n’est pas troublé par le retour de Tsaroukian

Le retour de l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian à la politique ne rendra pas plus difficile la victoire du parti républicain lors des prochaines élections législatives, a assuré le porte-parole du parti au pouvoir.

Eduard Sharmazanov a insisté jeudi sur le fait que le parti dirigé par le président Serge Sarkissian restera la force politique la plus influente du pays.

“Quelle est la différence pour nous entre lutter contre un groupe ou contre 50 groupes ? Ils critiquent tous les républicains de toute façon “, a déclaré Sharmazanov à la presse après une réunion hebdomadaire de l’organe directeur du HHK.

Tsaroukian a annoncé son retour politique lundi dernier, près de deux ans après avoir démissionné de son poste de chef du parti Arménie prospère (BHK), deuxième plus important parti représenté au Parlement, et ce après une forte pression gouvernementale. L’homme d’affaires a été forcé de se retirer de la politique après avoir publiquement défié Sarkisian. Les relations entre les deux hommes semblent s’être nettement améliorées depuis.

Armen Ashotian, vice-président du HHK, a salué lundi la décision de Tsaroukian de former une nouvelle alliance et de participer aux élections du 2 avril, affirmant que cela ne « pourrait que bénéficier à la concurrence politique ». A rappeler qu’Ashotian était parmi les hauts responsables de HHK qui ont lancé des attaques personnelles cinglantes contre le leader du BHK en février 2015.

Certains opposants et commentateurs des médias pensent que le retour de Tsaroukian fait partie d’un accord secret avec Sarkissian visant à détourner de nombreux votes des véritables partis d’opposition. Les représentants du BHK ont nié ces allégations, affirmant que leur parti restera en opposition à Sarkissian.

Tsaroukian a catégoriquement refusé de critiquer le gouvernement dans ses déclarations publiques faites ces derniers mois.

M. Edmon Marukian, député de l’opposition et un des dirigeants du bloc d’opposition nouvellement formé Yelk (Way Out), a critiqué vendredi Zakarian, affirmant que ce dernier est légalement tenu de maintenir la neutralité politique. « En tant que membre de l’Assemblée nationale, je considère que ce nouveau rôle est absurde », a déclaré Marukian.

Marukian a également précisé que Yelk ne coopérera pas avec Tsaroukian. “Je ne pense pas que notre bloc pourrait prendre une telle décision“, a t-il dit.

posté le 23 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



POLITIQUE
L’ancien ministre Seyran Ohanian rejoint un bloc d’opposition

L’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian se joindra à une nouvelle alliance formée par l’opposition pour participer aux prochaines élections législatives en Arménie, a déclaré vendredi l’un des dirigeants de l’opposition, Vartan Oskanian.

“Je peux déjà confirmer qu’il sera certainement impliqué dans l’alliance“, a déclaré Oskanian au service arménien de RFE / RL (Azatutyun.am) lors d’une interview.

Hamakhmbum (Consolidation) d’Oskanian et deux autres groupes d’opposition ont annoncé la création de leur bloc mardi. Ils ont expliqué qu’ils chercheront conjointement à former un « nouveau type de gouvernement » à la suite des élections prévus pour le 2 avril. Le bloc est ouvert à de nouveaux membres, ont-ils précisé dans un communiqué.

La déclaration a suivi une nouvelle réunion entre Oskanian et Ohanian. Ce dernier a déclaré peu de temps avant cette réunion qu’il continuait à tenir des consultations avec divers partis et individus dans le but de créer un bloc électoral.

Ohanian a été congédié du poste de ministre de la Défense en octobre dans le cadre d’un remaniement gouvernemental initié par le président Serge Sarkissian. Il a dit en décembre qu’il « participera activement » aux élections parlementaires pour tenter de provoquer des changements politiques et économiques en Arménie.

“La présence conjointe de moi et Seyran Ohanian dans l’arène politique devrait offrir aux gens le genre d’alternative qu’ils veulent voir à la veille des élections“, a déclaré Oskanian.

Le leader du parti Hamakhmbum, qui a été ministre des Affaires étrangères de 1998 à 2008, a également admis qu’Ohanian pourrait figurer en tête de la liste des candidats à l’élection du bloc. “Je n’exclus pas cela, dit-il. C’est possible. Mais cette question n’a pas encore été discutée. “

Le bloc d’Oskanian pourrait également être rejoint par le parti Zharangutyun (héritage), une force d’opposition plus radicale. Le leader de Zharangutyun, Raffi Hovannisian, n’a pas exclu cette possibilité lundi dernier malgré de fortes objections exprimées par certains hauts responsables de son parti.

Ils pensent que Zharangutyun ne doit pas faire équipe avec Oskanian et Ohanian parce que les deux anciens ministres ont été impliqués dans la répression meurtrière contre les manifestants fidèles à l’ancien président Robert Kotcharian en 2008.

posté le 23 janvier 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Les élections législatives seront-elles diffusées en direct ?

Les autorités arméniennes pourraient ne pas garantir la diffusion en direct des élections législatives pour des raisons financières, a annoncé hier un haut fonctionnaire.

Les autorités ont accepté d’installer des caméras dans l’ensemble des 2 000 bureaux de vote d’Arménie dans le cadre d’un accord avec l’opposition en septembre 2016, et ce afin de prévenir les fraudes graves lors des élections prévues pour le 2 avril. L’accord historique prévoyait également une vérification électronique de l’identité des électeurs et la publication post-électorale des listes électorales signées.

Le Parlement arménien a adopté une série d’amendements correspondants au Code électoral en octobre. Ces amendements sont principalement conçus pour empêcher le vote multiple par des loyalistes du gouvernement.

Conformément à cet accord, une commission spéciale composée de représentants du gouvernement et de l’opposition a récemment lancé un appel d’offres pour trouver une entreprise qui fournirait les caméras et organiserait la retransmission en direct le jour des élections.

Davit Harutiunian, chef du personnel du gouvernement, a déclaré que la commission n’a reçu qu’une seule offre. “La proposition faite par ce soutraitant unique implique un prix beaucoup plus élevé que nous pouvons nous le permettre pour l’heure“, a t-il commenté.

“Le processus est géré par cette commission, et attendons de voir quelles seront ses conclusions“, a ajouté Harutiunian. Il n’a pas exclu que les caméras ne puissent finalement pas être placées.

Le fonctionnaire, qui a aidé à négocier l’accord en septembre avec trois partis d’opposition, a également souligné : “La question des caméras n’a jamais été consacrée dans le Code électoral comme une exigence obligatoire. Il s’agit d’une disposition optionnelle supplémentaire, conditionnée par le prix que les entreprises seraient prêtes à nous proposer pour la mettre en œuvre.“

Avetis Avagian, membre de l’opposition dans la commission, a déclaré que lui et ses collègues rencontreront le sous traitant privé pour discuter de la possibilité d’abaisser son prix demandé. “Nous essaierons d’atteindre un dénominateur commun“, a t-il dit. “Peut-être que nous devrions alléger un peu nos exigences et voir s’il y a des possibilités d’économie.“

Avagian, qui représente le Congrès national arménien (HAK), a également suggéré que le gouvernement envisage d’exempter le matériel de radiodiffusion des droits d’importation.

Pour sa part, Naira Zohrabian, présidente du Parti Arménie prospère (BHK), a accusé le gouvernement d’entraver la diffusion en direct prévue dans le but de « saboter un des mécanismes importants de prévention de la fraude ».

Selon Zohrabian, le fournisseur de caméras a exigé environ 4 millions de dollars dans son offre. Le gouvernement ne disposerait que de la moitié de cette somme, a-t-elle ajouté.

Harutiunian a tenu à préciser que les autorités achèteront et installeront des machines électroniques pour l’identification des électeurs dans tous les cas.

La Commission électorale centrale (CEC) a déclaré la semaine dernière qu’elle allait embaucher 4 000 informaticiens pour faire fonctionner ces équipements. Le président de la CCE, Tigran Mukuchian, a insisté sur le fait qu’il disposait de suffisamment de temps pour organiser le processus de sélection.

L’Union européenne et les États-Unis ont promis des millions de dollars de financement pour l’achat de l’équipement.

posté le 19 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



OPPOSITION
Selon un membre du parti, Tsaroukian redeviendra leader du BHK au prochain Congrès

Après avoir annoncé sa décision de retourner à la politique active, Gagik Tsaraukian dirigera de nouveau le parti Arménie prospère (BHK), qu’il a fondé, a déclaré hier un haut responsable de la deuxième force parlementaire du pays.

“Je pense que Gagik Tsarukian sera réélu président du parti au prochain congrès du BHK“, a déclaré Lyova Khachatrian, peu de temps après une entrevue avec d’autres membres importants du BHK et le riche homme d’affaires.

La réunion est intervenue au lendemain de l’annonce de Tsarukian de son retour à la politique dans un discours télévisé. Il a expliqué qu’il formera une alliance pour participer aux élections législatives du 2 avril, mais n’a nommé aucun de ses alliés politiques.

Khachatrian n’a pas non plus révélé quels seraient les membres n’appartenant pas au BHK qui feront partie d’une alliance avec Tsarukian, disant qu’il y aura plus de clarté sur la question “dans les jours à venir.“

Tsarukian avait démissionné de son poste de leader du BHK et pris sa retraite politique début 2015, après une confrontation amère avec le président Serge Sarkissian. Mais dans ses déclarations publiques faites ces derniers mois, il s’est abstenu de critiquer les autorités arméniennes.

Les représentants du BHK ont rejeté la spéculation médiatique selon laquelle Tsaroukian collaborerait maintenant en secret avec Sarkissian. Ils insistent sur le fait que leur parti demeure dans l’opposition au gouvernement.

Alors qu’on lui demandait si le BHK et Tsaroukian voulaient un changement de régime, Khachatrian a répondu : “Nous croyons que nous ferions mieux de gérer l’économie du pays. Si les gens nous font confiance, nous le prouverons. Peu m’importe si vous l’appelez changement de régime ou utilisez un autre terme.“

posté le 19 janvier 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
L’ombusman garde le silence suite à la condamnation d’un militant d’opposition

L’ombudsman des droits de l’homme d’Arménie, Arman Tatoyan, a refusé hier de commenter la décision controversée d’un tribunal d’Erevan de condamner un militant de l’opposition à deux ans de prison.

L’activiste, Gevorg Safarian, a été arrêté il y a un an, alors que lui et d’autres membres d’un groupe d’opposition radical se battaient contre la police anti-émeute place de la Liberté d’Erevan.

Safarian a été reconnu coupable d’agression d’un des policiers à la fin de son procès lundi. Il a nié l’accusation, qui pour lui est politiquement motivée.

“Le verdict n’est pas encore entré en vigueur. Je ne peux pas l’évaluer d’aucune façon “, a commenté Tatoyan face aux journalistes quand on lui a demandé de commenter la décision condamnée par les défenseurs des droits de l’homme arméniens et les leaders de l’opposition.

“La loi interdit au défenseur des droits de l’homme d’intervenir dans les affaires judiciaires en cours (...) Je violerais la loi si je donnais mon opinion“, s’est-il justifié.

La détention préventive de Safarian a été critiquée par Human Rights Watch l’an dernier. Le chien de garde basé à New York s’était insurgé contre le fait qu’il était poursuivi pour ses opinions politiques.

Safarian est affilié au mouvement d’opposition du Parlement fondateur. Il a été jugé en mai deux mois avant qu’une trentaine d’autres hommes affiliés au groupe radical s’emparent d’un poste de police à Erevan pour exiger la démission du président Serge Sarkissian et la libération de Zhirayr Sefilian, dirigeant emprisonné du Parlement fondateur. Les hommes armés se sont rendus aux forces de sécurité arméniennes après un affrontement de deux semaines qui fait trois morts du côté des policiers.

posté le 19 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Gagik Tsaroukian annonce son retour en politique et sa participation aux législatives

Après des mois de spéculation, l’homme d’affaires Gagik Tsaroukian a annoncé hier son retour à la politique active. Cela devrait avoir un impact majeur sur les résultats des prochaines élections législatives arméniennes.

“Considérant les défis internes et externes auxquels notre pays doit faire face et la demande des citoyens pour mon retour à la politique, je déclare que j’ouvre une nouvelle page à mes activités politiques et que le participerai aux élections législatives de 2017 en formant une alliance large“, a déclaré Tsaroukian dans un discours diffusé sur sa station de télévision Kentron.

Le fondateur du Parti Arménie prospère (BHK), deuxième force parlementaire du pays, a parlé de la situation socioéconomique en Arménie comme étant la principale raison de son retour en politique. “J’aurais évité de participer à des processus politiques si j’étais sûr que le pays était sur la bonne voie, que son économie se développait, et que le bien-être de ses habitants augmentait“, a-t-il commenté.

Tout en déplorant “l’augmentation constante de la pauvreté’, le magnat n’a pas critiqué ouvertement les politiques économiques du gouvernement.

Tsaroukian a été contraint de démissionner de son poste de président du BHK et de se retirer de la vie politique début 2015, après avoir vainement tenté de déjouer la réforme constitutionnelle controversée du président Serge Sarkissian conjointement avec d’autres groupes d’opposition.

Sarkissian et Tsaroukian, après s’être critiqués publiquement, ont apparemment fait la paix après le retrait de Tsaroukian. Sarkissian a assisté à plusieurs reprises à l’inauguration de nouvelles entreprises mises en place par le magnat.

Les dirigeants actuels du BHK ont commencé à faire campagne en octobre pour son retour à l’arène politique. Tsaroukian a déclaré alors qu’il envisageait de mettre en scène son retour politique.

“Aucune force politique ou figure n’a réussi à combler le vide politique créé par ma décision en 2015“, a assuré hier Tsaroukian.

Tsaroukian, qui est devenu l’un des hommes les plus riches du pays sous la présidence de Robert Kotcharian, a refusé de nommer des groupes politiques avec qui il pourrait s’allier.

Il a également arrêté de promettre de renverser le gouvernement actuel à la suite des élections législatives prévues le 2 avril. Il a seulement convenu que le vote sera « fatal pour l’avenir de l’Arménie ».

Certains opposants affirment que le retour de Tsaroukian fait partie d’un accord secret avec Sarkissian visant à détourner de nombreux votes des véritables partis d’opposition. Les représentants de la BHK ont nié ces affirmations, assurant que leur parti resterait dans l’opposition même s’il de nouveau dirigé par Tsaroukian.

Le BHK a terminé deuxième lors des deux dernières élections législatives en Arménie. Le parti a rejoint le gouvernement de coalition de Sarkissian formé en 2008, mais s’est retiré en 2012.

posté le 18 janvier 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



OPPOSITION
Le parti Zharangutyun n’exclut pas la possibilité de s’allier avec deux ex ministres

Un membre du parti Zharangutyun (Heritage) de Raffi Hovannisian n’a pas exclu la possibilité de former une alliance électorale avec l’ancien ministre des Affaires étrangères, Vartan Oskanian, et l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian.

Armen Martirosian, vice-président de Zharangutyun, a déclaré que lui-même et Hovannisian croient que leur parti aura une meilleure chance de parvenir à un changement de régime s’il s’associe avec d’autres groupes d’opposition avant les élections législatives du 2 avril. Il a précisé avoir déjà tenu des consultations avec des alliés potentiels.

Martirosian n’a pas exclu que le parti Zharangutyun s’associera avec Oskanian et Ohanian. Oskanian a affirmé le mois dernier qu’il avait rencontré Hovannisian et Ohanian récemment.

Selon Martirosian, le conseil d’administration du parti Zharangutyun prendra une décision définitive sur cette alliance électorale possible dans les prochains jours.

Au moins un membre du conseil d’administration, Zaruhi Postanjian, s’est exprimée publiquement contre un rapprochement avec Oskanian et Ohanian.

Mercredi, Postanjian a déclaré que les deux hommes étaient impliqués dans la répression mortelle post-électorale de 2008. Elle a précisé que Zharangutyun devrait coopérer avec eux seulement s’ils admettent leur responsabilité et acceptent de « comparaître devant une cour après les élections ».

Oskanian était ministre des Affaires étrangères, tandis qu’Ohianian était le chef de l’état-major de l’armée arménienne à l’époque. Ohanian a été chargé de faire respecter un état d’urgence qui a été décrété à Erevan suite à des affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants de l’opposition.

Oskanian a fait une déclaration télévisée spéciale en direct du palais présidentiel à Erevan le 1 mars 2008, quelques heures seulement avant que huit partisans du leader de l’opposition Levon Ter-Petrosian et deux policiers aient été tués dans les violences. Il a averti Ter-Petrosian qu’il devait mettre fin aux manifestations.

Martirosian a soutenu qu’Oskanian n’a pas personnellement ordonné l’utilisation de forces létales contre les milliers de manifestants qui se sont barricadés dans le centre-ville d’Erevan. Il a également défendu Ohanian en rappelant que l’ancien ministre de la Défense est un vétéran décoré de la guerre du Haut-Karabagh. Ce fait lui fait espérer le fait que “Ohanian soit préoccupé par la situation dans le pays.“

Ohanian a été licencié en octobre dans le cadre d’un remaniement gouvernemental initié par le président Serge Sarkissian. Il a annoncé en décembre qu’il « participera » activement aux prochaines élections dans le but de provoquer des changements politiques et économiques en Arménie.

posté le 16 janvier 2017 par Claire/armenews


ELECTIONS LEGISLATIVES
La Commission électorale centrale va embaucher 4000 informaticiens pour le 2 avril

La Commission électorale centrale (CEC) a déclaré hier qu’elle allait embaucher 4 000 informaticiens pour faire fonctionner l’équipement électronique anti-fraude dans tous les bureaux de vote lors des élections législatives du 2 avril.

Les autorités arméniennes ont accepté d’installer de telles machines destinées à vérifier l’identité des électeurs dans le cadre d’un accord récent avec l’opposition parlementaire visant à assurer le bon déroulement du vote. Cette action est censée neutraliser ce que les groupes d’opposition désignent comme la source principale de fraude électorale : le vote multiple par les loyalistes du gouvernement.

L’accord historique prévoit également la diffusion en direct des votes dans les quelque 2 000 bureaux de vote du pays. L’Union européenne et les États-Unis se sont félicités de l’accord, promettant des millions de dollars de financement pour l’achat des équipements envisagés.

« Conformément au Code électoral, les commissions électorales des circonscriptions inscriront les électeurs avec l’aide d’équipements spéciaux », a déclaré Tigran Mukuchian, président de la CCE, aux journalistes. Il a précisé que chacune de ces commissions aura deux fonctionnaires supplémentaires chargés de prendre les empreintes digitales des électeurs et de les vérifier à l’aide d’ordinateurs spéciaux.

Selon Mukuchian, les 4 000 fonctionnaires seront choisis sur une base concurrentielle dans les prochaines semaines. Il a insisté pour que la CEC dispose de suffisamment de temps pour organiser le processus de sélection. “ Ces personnes doivent suivre une formation spéciale de deux jours “, a t-il rappelé.

Mukuchian a également révélé que la CEC a déjà lancé un appel d’offres pour une entreprise qui sera responsable de filmer et diffuser les bureaux de vote.

Les déclarations de dirigeants de l’opposition arménienne, des États-Unis et de l’UE ont mis en garde sur le fait que les mesures anti-fraude prévues ne suffiront pas à garantir la liberté et l’équité des prochaines élections. « C’est une question de volonté politique », a assuré l’ambassade des États-Unis à Erevan dans une déclaration en novembre.

posté le 12 janvier 2017 par Claire/armenews


ELECTIONS LEGISLATIVES
Le parti d’Oskanian intensifie ses efforts en vue d’un bloc de l’opposition

Le parti Hamakhamm (Consolidation) de Vartan Oskanian, ancien ministre des Affaires étrangères, intensifie ses efforts dans le but de former une alliance avec d’autres forces de l’opposition en vue des prochaines élections législatives en Arménie.

“ Il ne reste plus beaucoup de temps. Je pense que nous aurons bientôt un résultat d’une manière ou d’une autre “, a déclaré hier Stepan Markarian, vice-président du parti.

Markarian est l’un des trois membres de l’« équipe de négociations » qui a été formée par le conseil d’administration du parti Hamakhmbum lundi. Selon une déclaration publiée par ce CA, l’équipe intensifiera des « discussions préliminaires » avec d’autres groupes et individus non spécifiés opposés au gouvernement arménien. Il a qualifié de “satisfaisantes“ les discussions qui ont eu lieu jusqu’à présent.

“La formation d’alliances a toujours été un processus difficile en Arménie, et pas seulement à cause des ambitions partisanes“, a commenté Markarian. « Notre tâche est de déterminer la limite des concessions que peuvent faire les différentes forces politiques ».

Le processus entre maintenant dans une « phase beaucoup plus concrète », a ajouté Markarian. Il a confirmé que le parti Zharangutyun (Patrimoine) de Raffi Hovannisian et l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian sont parmi les alliés potentiels de Hamakhmbum.

“Nous avons un accord mutuel de ne rien divulguer jusqu’à ce qu’un accord définitif avec toutes les forces possibles soit trouvé“, a précisé Markarian.

Le vice-président de Zharangutyun, Armen Martirosian, a déclaré que son parti est prêt, en principe, à se joindre à Oskanian, qui a été ministre des Affaires étrangères de l’ancien président Robert Kocharian de 1998 à 2008. Le rôle présumé d’Oskanian dans la répression post-électorale de 2008 n’est pas un obstacle insurmontable à une telle coopération, a t-il dit.

Martirosian a soutenu que les partis d’opposition ne peuvent pas désassembler le gouvernement actuel par eux-mêmes et doivent donc conclure des alliances.

Oskanian a révélé le mois dernier qu’il avait rencontré Hovannisian, le dirigeant de Zharangutyun, ainsi qu’Ohanian peu après que ce dernier a été remercié du gouvernement en octobre. Il a exprimé l’espoir que l’ancien ministre de la Défense fera équipe avec son parti et d’autres groupes d’opposition.

Ohanian a annoncé sa décision de participer activement aux prochaines élections en décembre. Mais il n’a pas encore précisé pour quel parti.

Oskanian et ses alliés politiques ont créé Hamakhmbum en juin après avoir quitté le parti Arménie prospère (BHK), deuxième plus grande force dans l’actuel Parlement arménien.

posté le 11 janvier 2017 par Claire/armenews

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