Nouvelles d'Arménie
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Opposition


ARMENIE
Un juge prolonge la peine de prison d’un militant de l’opposition

Un militant arménien de l’opposition restera derrière les barreaux après avoir purgé sa peine de deux ans de prison le 1er janvier, a jugé vendredi un tribunal d’Erevan.

L’activiste Gevorg Safarian, faisait partie des membres du mouvement d’opposition radical du Parlement fondateur qui se sont battus avec la police anti-émeute alors qu’ils tentaient de célébrer la nouvelle année sur la place de la Liberté à Erevan le 1er janvier 2016.

Safarian a été arrêté et accusé d’avoir agressé un des officiers, une accusation que lui et le Parlement fondateur ont désignée comme étant politiquement motivée. Un tribunal d’Erevan a condamné l’activiste à deux ans de prison en janvier de cette année.

Safarian, Zhirayr Sefilian, et plusieurs autres hommes ont été jugés séparément en mai, accusés de comploter une révolte armée et des “troubles de masse“. Ils nient également ces accusations.

Le procureur de ce procès a déclaré vendredi que, bien qu’il ait passé presque deux ans en prison, Safarian doit rester emprisonné en attendant un verdict sur l’affaire Sefilian.

Safarian a réagi avec colère à cette décision, affirmant que c’est l’administration du président Serge Sarkissian qui avait décidé de prolonger son emprisonnement. “Il est clair que le juge a reçu un ordre“, a t-il accusé avant de quitter la salle d’audience.

L’un des avocats de la défense, Tigran Yegorian, est également sorti en signe de protestation. Deux autres avocats, Tigran Hayrapetian et Arayik Papikian, ont tenté sans succès de faire retarder l’examen de la requête du procureur par le juge, Tatevik Grigorian. Ils ont dit qu’ils avaient besoin de temps pour trouver leurs contre-arguments.

Grigorian a jugé 20 minutes plus tard que Safarian ne sera pas libéré le 1er janvier.

“Il est clair que Gevorg Safarian est victime de persécution politique“, a mis en avant Papikian par la suite.

La mère de Safarian présente dans la salle d’audience a également condamné la décision du juge. “En punissant Gevorg, ils veulent garder les gens dans la peur afin qu’ils ne se révoltent pas contre les autorités“, a-t-elle commenté.

Dans un communiqué de janvier 2016, Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé l’arrestation de Safarian comme étant « totalement injustifiée ». Le chien de garde basé à New York a déclaré qu’il était poursuivi pour ses opinions politiques et devrait être libéré.

posté le 11 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



CONCURRENCE
Karen Karapetian nie l’existence de monopole économique en Arménie

Le Premier ministre Karen Karapetian a insisté hier sur le fait que son gouvernement libéralisait avec succès des secteurs lucratifs de l’économie arménienne qui ont longtemps été dominés par une poignée d’entrepreneurs fortunés.

“Nous n’avons pas de monopoles classiques en tant que tels. Nous avons des marchés avec des acteurs dominants“, a-t-il assuré face à un député de l’opposition lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale.

Karapetian a déclaré que le Comité des revenus d’Etat (SRC) peut certifier que sur ces marchés “le nombre d’acteurs et les volumes“ de leurs opérations commerciales ont augmenté au cours de l’année écoulée. “Travailler dans cette direction est fermement sur la bonne voie“, a-t-il ajouté.

“L’acteur dominant sur un marché a de meilleures conditions de départ et leur part, disons, de 70% du marché ne peut pas reculer à 20% en un an. Mais nous voyons déjà une dynamique positive “, a souligné Karapetian.

Le député en question, Sergey Bagratian du bloc Tsarukian, n’a pas été convaincu par cette réponse, parlant de “structures étatiques soutenant ceux qui ont des positions dominantes“. “Nous avons des jeunes qui anéantiraient ces positions dominantes d’ici un an s’il y avait une libre concurrence“. .

« Connaissez-vous un seul cas où nous avons empêché quelqu’un d’entrer dans un marché ? », a répliqué le Premier ministre. “Si c’est le cas, dites-le nous. Personne n’est arrêté à la frontière pour qu’on lui dise ’vous pouvez importer ceci mais pas cela.’ “

Karapetian s’est engagé à améliorer l’environnement des affaires domestiques et à ouvrir tous les secteurs à une concurrence accrue peu de temps après avoir été nommé Premier ministre en septembre 2016. Les politiciens de l’opposition restent sceptiques quant aux réformes promises.

L’absence de concurrence a été particulièrement flagrante dans les importations lucratives de certains produits essentiels en Arménie. Samvel Aleksanian, un magnat lié au gouvernement, jouit depuis longtemps d’un monopole de facto sur les importations de sucre, de blé, d’autres denrées alimentaires de base ainsi que de certains médicaments.

Les critiques ont accusé Aleksanian d’utiliser ses relations avec le gouvernement pour écarter la concurrence et échapper aux taxes. Il a toujours nié cela.

Le SRC a presque doublé le montant total des taxes collectées auprès des sociétés d’Aleksanian au premier semestre de cette année.

Karapetian a également déclaré hier avoir nettement amélioré la situation macroéconomique en Arménie, qu’il a qualifiée de « gérable » désormais. Il a fait valoir que la croissance économique dans le pays est sur le point de dépasser cette année un taux de 3,2 % prévu par son cabinet à la fin de 2016.

Un autre député du Bloc Tsarukian, Gevorg Petrosian, a rappelé une déclaration faite en 2013 par le président Serge Sarkissian selon laquelle un gouvernement arménien ne parvenant pas à atteindre un taux de croissance d’au moins 7% doit démissionner. Il se demande si le cabinet de Karapetian “remplira“ cette directive.

Répondant à la question, le vice-Premier ministre Vache Gabrielian a déclaré que le gouvernement actuel est guidé par son programme politique quinquennal qui a été approuvé par le Parlement en juin. Le document de 120 pages engage le gouvernement à veiller à ce que l’économie arménienne augmente d’environ 5% par an.

“Merci de ne pas avoir répondu à ma question“, a conclu Petrosian.

posté le 7 décembre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
La majorité parlementaire bloque le débat sur l’UEE voulu par Yelk

Le Parlement arménien a, hier, refusé massivement de débattre des appels d’une alliance de l’opposition pro-occidentale au retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Une déclaration parlementaire rédigée par l’alliance Yelk indique que l’adhésion à l’UEE, effective depuis le janvier 2015, a nui à l’économie et à la sécurité du pays. Les députés représentant la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale se sont prononcés contre le document lors de sa première lecture en septembre.

Néanmoins, Yelk a continué à faire pression pour un débat parlementaire à part entière sur la question. Le comité du Parlement sur les relations étrangères a discuté et a donné une évaluation négative de la motion de Yelk le 29 novembre.

Seuls six députés, tous issus de Yelk, ont voté en faveur de l’inscription de la question à l’ordre du jour au Parlement. 76 autres ont voté contre. Ces derniers représentent non seulement le parti républicain au pouvoir (HHK) mais aussi son partenaire de coalition junior, la Fédération révolutionnaire arménienne, et l’alliance de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian.

Juste avant le vote, Samvel Farmanian du parti HHK s’est adressé à ses collègues députés et a défendu la politique étrangère des dirigeants arméniens qui vise à compléter l’alliance de l’Arménie avec la Russie par des liens plus étroits avec l’Occident. Il s’est référé implicitement à l’Accord de partenariat global et renforcé signé par l’Arménie et l’Union européenne le 24 novembre.

“Une concurrence artificielle de l’UEE et de l’UE n’est pas dans l’intérêt de l’Arménie, et je suis sûr que la faction assise à notre gauche [Yelk] est tout à fait consciente de cela“, a commentéé Farmanian.

Edmon Marukian de Yelk a réfuté cette réclamation. Il a insisté sur le fait que l’UEE est responsable de la hausse des prix à la consommation et d’autres problèmes économiques auxquels l’Arménie est confrontée.

Selon les statistiques officielles arméniennes, la Russie et d’autres États membres de l’UEE représentaient environ 28% du commerce extérieur de l’Arménie entre janvier et octobre 2017. La part de l’UE dans le total s’élevait à un peu plus de 24%.

Immédiatement après avoir refusé de discuter de l’initiative de Yelk, le Parlement a commencé à débattre d’un nouveau code douanier uniforme qui devrait être adopté par les États membres de l’UEE. Le projet prévoit, entre autres, le dépôt électronique des déclarations en douane et autres documents à partir de 2020. Vakhtang Mirumian, vice-président du Comité des impôts de l’Arménie, a assuré que cela faciliterait l’importation et l’exportation des entreprises arméniennes.

posté le 6 décembre 2017 par Claire/armenews


JUSTICE
Samvel Babayan condamné à 6 ans de prison

Samvel Babayan, ancien commandant militaire du Nagorno-Karabakh, lié à un groupe d’opposition, a été condamné à six ans de prison pour acquisition illégale d’armes et blanchiment d’argent, deux accusations qu’il nie catégoriquement.

Un tribunal d’Erevan a également condamné deux autres hommes, qui avaient été jugés avec Babayan en juillet, à trois et deux ans d’emprisonnement. Les quatre autres accusés du procès ont reçu des peines d’emprisonnement de deux à deux ans et demi de prison.

Babayan a été arrêté en mars dernier après que le Service national de sécurité de l’Arménie (SNS) a prétendu avoir confisqué un système de fusée sol-air introduit clandestinement dans le pays. L’arrestation a eu lieu environ deux semaines avant les dernières élections législatives en Arménie. Babayan était officieusement affiliée à l’alliance ORO dirigée par l’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian et deux autres politiciens de l’opposition. ORO a condamné l’affaire criminelle comme politiquement motivée.

Babayan a également invoqué des motifs politiques derrière son accusation dans ses conclusions lors du procès lundi dernier. Il a affirmé que peu de temps après son arrestation, certains fonctionnaires avaient « parlé de politique » avec lui et « expliqué pourquoi ils m’avaient attrapé ». Il a refusé de les nommer, tout en disant qu’il savait d’où venait l’ordre de l’emprisonner.

De plus, le général, autrefois puissant, a de nouveau nié les accusations seulement lesquelles il avait promis de payer 50 000 $ à d’autres accusés, notamment son associé de longue date Sanasar Gabrielian, pour la livraison de la fusée Igla.

Gabrielian, qui a été condamné à trois ans de prison, a déclaré au cours du procès que c’était lui qui avait pris la fusée Igla. Il a affirmé qu’il voulait donner le lanceur avec ses fusées à l’épaule à l’armée du Nagorno-Karabakh.

Gabrielian a insisté sur le fait qu’il a seulement montré à Babayan une photographie du système Igla parce que ce dernier “sait tout“ sur les armes. Babayan, lui aurait-t-il dit, lui a conseillé de cacher l’arme dans un village éloigné du Karabagh, puis d’en informer anonymement l’armée du Karabakh.

Babayan a fait écho à cette version des événements lundi. “En ce qui concerne l’Igla, cela n’a rien à voir avec moi, il n’y a aucune preuve“, a t-il revendiqué.

Le 13 novembre, un procureur a affirmé que les forces de l’ordre avaient présenté des preuves suffisantes de la culpabilité de Babayan. L’accusation n’a toutefois jamais précisé pourquoi l’ancien chef de l’armée du Karabagh a cherché à se procurer la fusée russe pour abattre des avions et des hélicoptères.

“Ils ont dûment exécuté l’ordre“, a déclaré sèchement Babayan lorsque le président du tribunal, Arshak Zakarian, a donné lecture du verdict de culpabilité.

Interrogé par les journalistes dans la salle d’audience sur la question de savoir si l’ordre était émis par le président Serge Sarkissian, Babayan a répondu : “C’est vous qui le dites...“. Il a également refusé de préciser s’il se considérait comme un prisonnier politique.

Pendant ce temps, l’avocat de Babayan, Avetis Kalashian, a assuré que son client ferait appel contre le verdict “extrêmement sévère“.

Babayan, 52 ans, a dirigé l’armée arménienne soutenue par le Karabagh de 1993 à 1999 et était largement considérée comme l’homme le plus puissant de la République non reconnue à cette époque. Il a été arrêté en 2000 et par la suite condamné à 14 ans de prison pour avoir orchestré une tentative ratée d’assassinat sur la vie du président d’alors du Karabagh, Arkady Ghukasian.

Immédiatement après avoir été libéré en 2004, Babayan s’est installé à Erevan où il a créé un parti d’opposition, qui a fait peu de scores lors des élections parlementaires arméniennes en 2007. Il a émigré en Russie en 2011 pour des raisons encore peu claires.

Le général à la retraite est retourné en Arménie en mai 2016, évoquant le risque accru d’une nouvelle guerre avec l’Azerbaïdjan. Il a critiqué à plusieurs reprises les gouvernements actuels de l’Arménie et du Karabagh depuis lors.

posté le 29 novembre 2017 par Claire/armenews


VANADZOR
Accord de partage de pouvoir : un opposant devient premier adjoint

Un représentant d’un parti d’opposition a été élu premier adjoint du maire de Vanadzor après que sa faction ait conclu un accord controversé avec le Parti républicain(HHK) pour mettre fin à l’impasse dans laquelle était le conseil municipal local, boycotté par ses groupes d’opposition majoritaires.

Suite à une offre du maire de Vanadzor, Mamikon Aslanian, représentant le HHK, le chef de la faction de cinq membres du parti de la Renaissance arménienne Arkady Peleshian a accepté de signer un accord de coopération pour partager la responsabilité du travail de la ville.

Le mouvement a ainsi changé l’équilibre des forces au sein du conseil municipal de 33 sièges de la troisième plus grande ville d’Arménie en faveur du HHK et son partenaire de coalition, Dashnaktsutyun : avec Renaissance arménienne, ils ont pu élire à l’unanimité le premier maire adjoint, Peleshian, qui a ainsi obtenu 20 voix.

À la suite des élections d’octobre 2016 à Vanadzor, le HHK et Dashnaktsutyun étaient une minorité, mais ils ont réussi à installer leur candidat Aslanian comme maire de Vanadzor malgré l’accord entre trois partis d’opposition, Lumineuse Arménie, l’Arménie Prospère et la Renaissance arménienne.

Aslanian a obtenu 19 votes du conseil au scrutin secret, ce qui signifie que quatre conseillers de l’opposition ont secrètement cassé les rangs. Il y a eu des allégations de pressions exercées sur les partis d’opposition.

Depuis ce scrutin, les 18 conseillers de l’opposition ont boycotté les sessions du Conseil municipal de Vanadzor. Mais malgré l’absence de quorum, les 15 autres conseillers pro-gouvernementaux ont tenu des sessions du conseil et adopté des décisions en son nom depuis mars. Ils ont insisté sur le fait que ces décisions étaient valables, citant un article de la loi sur l’administration locale de l’Arménie.

Cependant, par sa décision du 10 novembre, la Cour constitutionnelle d’Arménie a soutenu l’argument de l’opposition selon lequel l’article est inconstitutionnel et a donné jusqu’au 31 mars 2018 pour redresser la situation.

Edmon Marukian, un député de l’opposition et leader du parti Lumineuse Arménie, a déclaré que la seule façon de se conformer à la décision de la Cour était de tenir de nouvelles élections dans la ville, puisque la Cour a effectivement reconnu que le conseil municipal n’avait pas fonctionné depuis plusieurs mois.

L’alliance d’opposition Yelk au Parlement arménien, dont Marukian es membre, a appelé lundi le gouvernement central à mettre fin aux pouvoirs du conseil municipal de Vanadzor et à organiser des élections anticipées. “Ainsi, le gouvernement montrerait jusqu’à quel point il respecte la décision de la Cour constitutionnelle“, a-t-il dit.

Par ailleurs, le chef de la faction parlementaire du HHK, Vahram Baghdasarian, a déclaré lundi qu’il n’était pas nécessaire de se tourner vers le gouvernement à propos de la situation à Vanadzor. Il a exprimé l’opinion que les sessions du conseil municipal de la ville se sont déroulées conformément à la loi. “C’est une autre question que [la décision de la Cour constitutionnelle] mentionne une contradiction entre la loi sur le gouvernement local et la Constitution. D’ici au 31 mars, cette loi devrait être mise en conformité avec la Constitution “, a-t-il commenté, soulignant le fait qu’il ne voit aucune raison de tenir des élections anticipées à Vanadzor.

posté le 22 novembre 2017 par Claire/armenews


PROCHE DE GAGIK TSARUKIAN
Naira Zohrabian s’interroge sur la sincérité du gouvernement vis-à-vis de l’accord avec l’UE

Un membre éminent de la deuxième force parlementaire arménienne conduite par l’homme d’affaires Gagik Tsarukian a mis en doute hier l’engagement déclaré du gouvernement de mettre en œuvre les réformes politiques envisagées par l’accord à venir avec l’Union européenne.

Le projet d’accord de partenariat global et renforcé appelle, entre autres, au « renforcement de la démocratie et de la stabilité politique, économique et institutionnelle » en Arménie. Il engage Erevan à mettre en œuvre des réformes importantes des systèmes judiciaires et répressifs du pays.

Naira Zohrabian, députée du Bloc Tsarukian, a déclaré que les autorités n’ont pas nécessairement la volonté politique d’honorer ces engagements. “Ma préoccupation est que les réformes imposées par de nombreuses dispositions importantes du document pourraient ralentir ou rester sur le papier“, a-t-elle craint.

Zohrabian, qui préside le comité de l’intégration européenne du Parlement arménien, a affirmé que les autorités avaient déjà promulgué diverses lois anti-corruption qui n’ont pas eu d’impact significatif sur l’état de droit.

“Regardez les déclarations de revenus de nos hauts fonctionnaires et comparez leurs modes de vie et leurs actifs de facto à leurs déclarations de jure“, a-t-elle pris en exemple. “Est-ce que l’un d’entre eux a été tenu responsable de la production de fausses déclarations de revenus ? Non.“

Eduard Sharmazanov, vice-président du Parlement et porte-parole du Parti républicain au pouvoir (HHK), a insisté plus tôt cette semaine sur le fait que les autorités sont déterminées à la mise en œuvre des réformes spécifiées par la projet d’accord de partenariat global et renforcé. Il a dépeint l’évaluation largement positive de l’UE sur les élections législatives d’avril 2017 en Arménie comme preuve de leur engagement en faveur du changement démocratique.

Zohrabian a rejeté les remarques de Sharmazanov, parlant de ses “très sérieuses réserves“ sur la liberté et l’équité des élections.

Le Bloc Tsarukian, qui se dit dans l’oppostion au président Serge Sarkissian, n’a pas allégué de fraude grave dans sa réaction officielle à la conduite des élections d’avril. Le bloc a terminé deuxième, remportant 31 sièges sur 105 au Parlement.

posté le 19 octobre 2017 par Claire/armenews

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JUSTICE
Un tribunal d’Erevan refuse de libérer Jirayr Sefilian

Un tribunal d’Erevan a refusé vendredi de libérer Jirayr Sefilian, un opposant radical accusé d’avoir comploté une révolte armée contre le gouvernement.

Le procès de Sefilian et de six autres hommes a commencé en mai dernier, près d’un an après leur arrestation. Ils sont accusés d’avoir former un groupe armé pour s’emparer de bâtiments gouvernementaux et d’installations militaires.

Sefilian a également été accusé d’avoir provoqué des “troubles de masse“ à Erevan en 2015. Lui et son groupe d’opposition, le Parlement fondateur, ont démenti les accusations, qui d’après eux sont motivées politiquement.

Le procès très médiatisé a été régulièrement interrompu à cause de différends entre le juge, Tatevik Grigorian, et les défendeurs ainsi que leurs avocats alléguant de graves violations de la procédure. Sefilian a été à plusieurs reprises exclu de la salle d’audience pour outrage au tribunal.

L’avocat de Sefilian, Tigran Hayrapetian, a exigé à la dernière audience que son client soit libéré au moins jusqu’au verdict. Grigorian a rejeté cette demande.

Il a également rejeté la demande d’Hayrapetian de quitter le procès pour laisser un autre juge reprendre l’affaire. L’avocat a insisté sur le fait qu’il n’était pas impartiale et favorisait les poursuites.

L’arrestation de Sefilian en juin 2016 a eu lieu moins d’un mois avant qu’une trentaine d’hommes armés, pour la plupart affiliés au Parlement fondateur, ne s’emparent d’un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur chef et démissionne. Ils se sont rendus aux autorités policières après une impasse de deux semaines qui a fait trois morts parmi les policiers.

posté le 16 octobre 2017 par Claire/armenews

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COOPERATION
Yelk insiste sur la nécessité de sortir de l’UEE

L’alliance de l’opposition Yelk a obligé hier le Parlement arménien à débattre de ses demandes pour que l’Arménie quitte l’Union économique eurasienne (UEE). Une demande qui s’oppose toujours aux désirs de trois autres groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale.

Le débat de 90 minutes s’est déroulé quelques jours seulement après que le comité du Parlement sur les relations étrangères a rejeté une proposition de Yelk visant à créer une commission ad hoc qui examinerait les conséquences de l’adhésion du pays au bloc dirigé par la Russie.

Plus tôt en septembre, Yelk a rédigé une déclaration parlementaire indiquant que les autorités arméniennes devaient se lancer dans un “processus“ d’invalidation de leur traité d’adhésion avec l’UEE. Il a déclaré que cette adhésion, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour l’instant et se concentrent plutôt sur l’idée de la commission spéciale.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a déclaré lors du débat d’hier que l’enquête parlementaire proposée visait à « protéger la souveraineté de l’Arménie » qui a reçu des « coups très graves » par l’UEE. L’Arménie doit non seulement quitter l’UEE, mais également demander un accord d’association avec l’Union européenne, a-t-il ajouté.

Les dirigeants parlementaires du parti républicain de l’Arménie (HHK) ont à nouveau rejeté l’initiative. L’un d’entre eux, le vice-président Eduard Sharmazanov, a insisté sur le fait que la plupart des partis arméniens et des citoyens s’opposaient à une sortie de l’UEE.

“C’est l’un des rares problèmes sur lesquels les autorités et la majorité de l’opposition sont d’accord“, a commenté Sharmazanov face à d’autres députés. “Deuxièmement, ce dont nous devrions discuter tout d’abord n’est pas la question de savoir ce que l’UEE nous a donné, mais ce que cela nous coûtera en cas de sortie“.

Un autre membre de HHK, Armen Ashotian, a affirmé que c’est le gouvernement arménien, et non l’UEE, qui est principalement responsable des malheurs économiques du pays. “Pourquoi ne demandez-vous pas la démission du gouvernement et préférez-vous demander la sortie de l’UEE“, a-t-il questionné.

Les représentants de la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsutyun), le partenaire de coalition junior de HHK, et le groupe de l’homme d’affaire Gagik Tsarukian, qui prétend s’opposer au gouvernement, ont également précisé qu’ils voteraient contre la motion proposée par Yelk.

Yelk détient 9 sièges dans le Parlement qui en compte 105.

posté le 4 octobre 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Le comité permanent du Parlement rejete l’idée d’enquêter sur l’adhésion à l’UEE

Un comité permanent du Parlement arménien a rejeté hier la demande faite par l’alliance Yelk pour une enquête parlementaire sur les conséquences de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Les représentants du bloc pro-occidental ont proposé plus tôt ce mois-ci la création de la commission ad hoc, juste après que la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale s’est opposée à son projet exigeant que les autorités arméniennes se lancent dans un “processus“ d’invalidation de leur adhésion à l’UEE.

Le projet proposé indique que l’adhésion à l’UEE, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour se concentrer plutôt sur l’idée de créer la commission.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a demandé une enquête relative à l’UEE lors d’une réunion du comité parlementaire sur les relations extérieures. Tous les membres du comité, sauf un, ont voté contre la proposition de Yelk après un débat animé avec Pashinian. Ils sont affiliés au parti républicain (HHK), à son partenaire de coalition (FRA) et au groupe de Gaguik Tsaroukian, qui assure s’opposer au gouvernement.

“Nous devrions être prudent face à cette question“, a déclaré Ararat Zurabian, député du bloc Tsarukian.

Le chef parlementaire de la FRA, Armen Rustamian, s’est opposé à la fois à la proposition, et au moment choisi par Yelk pour le présenter. Il a prétendu qu’il pourrait mettre en danger la prochaine signature d’un accord historique entre l’Arménie et l’Union européenne.

Artashes Geghamian, député pro-russe du HHK, a affirmé que l’Arménie aurait enduré le genre de conflits armés et les turbulences qui se poursuivent en Ukraine si le président Serge Sarkissian n’avait pas décidé de rejoindre l’UEE en septembre 2013. La décision de Sarkissian a annulé un accord d’association négocié par des responsables arméniens et européens au début de 2013.

Pashinian a saisi les remarques de Geghamian comme preuve supplémentaire que l’adhésion de l’Arménie à l’UEE est le résultat d’un “chantage“ de la Russie.

Malgré le verdict négatif du comité, Yelk est autorisé par les statuts de l’Assemblée nationale à lancer un débat de 90 minutes sur la question au Parlement. Edmon Marukian, autre leader de Yelk, a affirmé que le bloc forcerait la tenue d’un tel débat.

Yelk détient 9 sièges sur 105 dans le Parlement. Les trois autres groupes politiques représentés dans la Chambre s’opposent à la sortie de l’UEE par l’Arménie.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

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