Nouvelles d'Arménie
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Opposition


JUSTICE
Les charges contre Samvel Babayan revues à la baisse

Les autorités chargées de l’application de la loi ont un peu réduit les accusations criminelles portées contre Samvel Babayan, un général de l’armée à la retraite proche d’une alliance d’opposition.

L’avocat de Babayan, Avetis Kalashian, a révélé hier qu’il n’était plus accusé d’avoir transbordé des armes en Arménie. Il ne doit que faire face à des accusations de « circulation » illégale et de blanchiment d’argent, a précisé Kalashian.

Babayan risque jusqu’à 11 ans de prison s’il est reconnu coupable des accusations révisées. L’affaire pénale initiale pouvait l’entraîner derrière les barreaux pendant 13 ans.

Babayan a été arrêté le 21 mars, après que le Service de sécurité nationale (SSN) ait prétendu avoir confisqué un système de roquette sol-air fabriqué en Russie. Le SSN a allégué par la suite que le général, le plus important commandant militaire du Nagorno-Karabakh de 1993 à 1993, a payé deux autres hommes pour faire passer en contrebande les systèmes Igla de la Géorgie.

L’arrestation a eu lieu deux semaines avant les élections législatives. Babayan était officieusement affilié à l’alliance de l’opposition ORO dirigée par l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et deux autres politiciens de l’opposition. ORO a condamné l’affaire criminelle comme ayant une motivation politique.

Kalashian a déclaré que son client continue de claler son innocence. L’avocat a également déclaré que l’enquête criminelle est bouclés, ce qui signifie que Babayan sera prochainement jugé.

Le seul autre suspect arrêté dans l’affaire est Sanasar Gabrielian, un ami de longue date de Babayan qui a également participé activement à la guerre du Karabagh. Il est également accusé de possession d’armes illégales, une charge en partie qu’il avoue en partie.

“Il voulait acquérir des armes pour l’armée par des moyens légaux“, a déclaré Karapet Aghajanian, l’avocat de Gabrielian. Il a ajouté que le seul fait illicite de son client était de « s’occuper d’autres personnes qui ne respectaient pas ses espoirs ».

Plus tard en mars, la police en Géorgie a arrêté un citoyen arménien recherché par les autorités chargées de l’application de la loi à Erevan dans le cadre du même cas de contrebande. Il est apparu hier que l’homme identifié comme Robert A. n’a pas encore été extradé vers l’Arménie. Le Bureau du Procureur général a affirmé que les autorités géorgiennes n’ont toujours pas répondu à une demande d’extradition arménienne.

posté le 21 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Zaruhi Postanjian attaque le parti d’opposition Yelk

Zaruhi Postanjian, femme politique de l’opposition, a attaqué vendredi l’alliance Yelk, affirmant que les autorités arméniennes créaient de toute pièce des forces arméniennes pour affaiblir les vrais opposants politiques.

“Il est évident de leurs positions politiques n’est pas dans l’opposition parce que ces positions correspondent aux positions actuelles du régime illégitime“, a justifié Postanjian.

En particulier, elle a souligné l’échec de Yelk à soutenir les hommes armés de l’opposition emprisonnés qui ont saisi un poste de police à Erevan l’année dernière et leur refus de boycotter l’intronisation cette semaine du maire réélu Taron Markarian.

L’un des dirigeants de Yelk, Edmon Marukian, a désapprouvé cette pique de la femme politique et a refusé de décrire les hommes armés en tant que prisonniers politiques à la fin de la semaine dernière, expliquant que leurs actions avaient des « éléments d’un crime ». En revanche, Postanjian appuie fortement l’action des hommes armés.

Yerkir Tsirani, Yelk et le Parti républicain (HHK) sont les seuls groupes politiques qui ont participé aux élections municipales d’Erevan le mois dernier. Le HHK a remporté le vote du 14 mai.

Yelk détient 14 sièges dans le conseil de 65 membres, contre 5 sièges gagnés par Yerkir Tsirani. Postanjian a exclu toute coopération entre les membres du conseil représentant son parti et le bloc co-dirigé par Marukian, Nikol Pashinian et Aram Sarkisian. Elle a rejeté Yelk en tant que “clients“ de Serge Sarkissian.

Davit Khazhakian, jeune chef de la faction Yelk dans le conseil d’Erevan, a rejeté les allégations de Postanjian. “Vous pouvez toujours trouver des clowns politiques dans une société“, a déclaré Khazhakian. Les groupes d’opposition dure tels que Yerkir Tsirani se sortiront inévitablement de l’arène politique.

Yelk a terminé troisième dans les récentes élections législatives de l’Arménie, remportant 9 sièges dans l’Assemblée nationale de 131 membres. Le parti de Postanjian a été créé en mars et ne s’est pas présenté aux élections législatives.

posté le 19 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le parti républicain met en garde Seyran Ohanian

Le parti républicain de l’Arménie (HHK) a mis en garde hier l’ancien ministre de la Défense, Seyran Ohanian, et ses alliés de l’opposition contre toute tentative de renversement violent du gouvernement.

Ohanian a déclaré mardi que son alliance ORO et d’autres groupes d’opposition doivent être préparés à « des développements en dehors du Parlement qui pourraient conduire à une situation de force majeure ». Il semblait faire allusion à la possibilité de futures manifestations anti-gouvernementales à Erevan.

En ce qui concerne ces remarques, Vahram Baghdasarian, leader parlementaire du HHK, a rétorqué : « Nous sommes prêts à coopérer avec une opposition saine, parlementaire ou extraparlementaire, si elle propose des solutions pour le développement de l’État. Mais si elle a des objectifs différents, pour réaliser quelque chose à travers une rébellion ou une révolution, alors rien n’est possible“.

“Aucun Etat, en particulier celui confronté à une telle situation politique extérieure, permettra des bouleversements politiques internes“, a confié Baghdasarian.

“Franchement, si je n’avais aucun respect pour cette personne, je ne ferais pas de commentaire [sur ses déclarations]“, a-t-il ajouté. “Mais nous avons travaillé ensemble et poursuivi les mêmes objectifs pendant de nombreuses années. Par conséquent, je vais simplement dire : attendons les développements politiques. “

Selon la Commission centrale des élections (CEC), le bloc de l’ORO co-dirigé par Ohanian, Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian a obtenu seulement 2 % des voix et n’a par conséquent pas réussi à obtenir des sièges dans le nouveau Parlement de l’Arménie. Le bloc a rejeté les résultats des votes officiels comme étant frauduleux. Ohanian a insisté mardi sur le fait que, selon lui, les élections ont été truquées.

Baghdasarian a rejeté cette affirmation comme étant une excuse pour justifier le mauvais score électoral d’ORO. Il a déclaré que le fait qu’ORO er d’autres groupes d’opposition s’abstiennent de mettre en place des manifestations post-électorales signifie que “tout le monde est d’accord avec les résultats des élections“.

Les États-Unis et l’Union européenne ont donné des évaluations largement positives de la conduite des sondages législatifs, tout en se déclarant préoccupés par « des informations crédibles sur l’achat de vote et la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées » rapportées par les observateurs occidentaux. Le chef de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a déclaré par un porte-parole le 4 avril que les résultats officiels du vote “reflètent la volonté globale du peuple arménien“.

posté le 8 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Des villageois bloquent une route pour protester contre la fusion de communes

Les résidents d’une vingtaine de petits villages dans la province de Gegharkunik, dans l’est de l’Arménie, ont bloqué une route locale hier pour protester contre les plans du gouvernement qui veut les fusionner pour faire des communautés plus vastes.

Le gouvernement arménien a entrepris des fusions il y a plus d’un an, affirmant que cela améliorerait la gouvernance et que les dépenses budgétaires seraient plus efficaces. Il a également promis que des donateurs occidentaux soutenant le processus leur fournirait une aide financière.

Le gouvernement a rencontré une forte résistance de certains des 140 premiers villages qui ont été incorporés dans 18 unités administratives plus tard en 2016. Leurs habitants pensent que les gouvernements locaux consolidés seront moins responsables et réactifs envers eux.

Malgré la controverse, le gouvernement a continué le processus cette année. Un projet de loi accepté par le Parlement ce mois-ci transformera 328 autres villages en 34 communautés.

“Nous sommes contre une telle fusion“, a commenté l’un des plusieurs centaines de résidents de villages de Gegharkunik affectés et qui ont occupé une partie de l’autoroute qui traverse la ville de Vartenis, à proximité. Lui et d’autres manifestants ont déclaré que cela rendrait fragile les communautés montagneuses, dont beaucoup étaient peuplées par d’anciens réfugiés arméniens d’Azerbaïdjan.

Les villageois manifestants se sont également plaints que le gouvernement ne les avait pas consultés avant d’aller de l’avant avec cette mesure. Le vice-gouverneur de Gegharkunik, Andranik Hakobian, a répondu que le responsable du gouvernement local, Davit Lokian, a rencontré récemment les maires de leurs villages et a discuté du problème avec eux. “Les chefs de village auraient dû organiser des discussions avec les villageois“, a-t-il assuré.

Hakobian était également convaincu que la restructuration administrative se traduirait par des améliorations d’infrastructure et de meilleurs services publics. Les villageois sont restés cependant peu convaincus.

“Nous voulons que notre message atteigne le président“, a revendiqué l’un d’entre eux, le chef adjoint du département de police régional, Tigran Petrosian.

Les manifestants ont accepté de débloquer la route deux heures plus tard, après que les représentants du gouvernement leur aient demandé par l’entremise de Petrosian d’envoyer une délégation de leurs représentants à Erevan. La délégation a rencontré des adjoints à Lokian et le Premier ministre Karen Karapetian plus tard dans la journée.

Les pourparlers se sont révélés infructueux, les représentants des villageois confiant que les représentants du gouvernement ont rejeté leurs demandes. Ils ont dit qu’ils fermeront de nouveau l’autoroute Vartenis jeudi.

posté le 8 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Ohanian continue à militer pour le changement de régime

L’ancien ministre de la Défense Seyran Ohanian a clairement indiqué hier qu’il ne quitterait pas la politique en dépit du mauvais score de son alliance d’opposition lors des récentes élections législatives de l’Arménie.

“Les faux rapports médiatiques affirmant que j’ai quitté l’Arménie, et que j’ai trouvé un travail à l’étranger [en Russie] sont faux et inacceptables“, a déclaré Ohanian. “J’ai servi ma patrie pendant 38 ans, j’ai passé toute ma vie ici, et je continuerai à la servir“.

“Tout le monde est en politique aujourd’hui“, a ajouté Ohanian. “Aujourd’hui, aucune force capable et intelligente ne pensant à l’avenir, à la sécurité et au développement de l’Arménie ne peut rester loin des processus qui se déroulent en Arménie et autour de l’Arménie“.

Général de l’armée à la retraite, Ohanian a été licencié en octobre de l’année dernière après avoir travaillé comme ministre de la Défense dans l’administration du président Serge Sarkissian pendant plus de huit ans. Il a commencé à critiquer le gouvernement arménien peu de temps après. En janvier, il s’est associé avec des partis d’opposition dirigés par les anciens ministres des Affaires étrangères, Vartan Oskanian et Raffi Hovannisian, pour se présenter aux élections législatives du 2 avril.

Selon la Commission centrale des élections (CEC), leur alliance ORO a obtenu seulement 2 % des voix, loin du seuil des 7 % nécessaire pour avoir des sièges au Parlement de l’Arménie. Le bloc a rejeté les résultats officiels des votes comme étant frauduleux mais s’est abstenu de mettre en place des manifestations de rue post-électorales. Ses leaders ont peu parlé depuis.

Ohanian a insisté sur le fait que la nouvelle Assemblée nationale contrôlée par le Parti républicain de Sarkissian (HHK) “ne reflétait pas la volonté du peuple“. Selon lui, les groupes d’opposition qui ne sont pas représentés dans la législature doivent donc s’efforcer de « faire entendre la voix de nos gens » aux autorités.

“À cet égard, je n’exclus pas les développements en dehors du Parlement qui pourraient conduire à une situation de force majeure“, a déclaré M. Ohanian, faisant allusion à la possibilité de futures manifestations anti-gouvernementales. “Je crois que les gens doivent faire entendre leur voix aux autorités“, a-t-il précisé.

posté le 7 juin 2017 par Claire/armenews


ARMENIE
Toujours aucune personne mise en examen dans le cadre du scandale électoral

Les autorités chargées de l’application de la loi n’ont mis en examen personne pour le moment, plus d’un mois après avoir lancé une enquête sur un enregistrement clandestin suggérant que des employés d’un homme d’affaires pro-gouvernemental ont été obligé de l’aider à être réélu au Parlement sous peine de perdre leur emploi.

L’enregistrement publié sur Hayastan24.com présente la voix d’un homme menaçant de licencier les employés de la chaîne de supermarchés SAS d’Artak Sargsian à Erevan qui n’ont pas réussi à garantir par écrit que leurs amis et leurs proches voteront pour leur patron. L’homme promet également des avantages somptueux à ceux qui « apporteront des votes » au candidat du parti républicain (HHK) au pouvoir.

Le site de presse a déclaré que la réunion du personnel de SAS a eu lieu à la veille des élections parlementaires du 2 avril, remportées par la HHK. Sargsian, qui a été réélu à l’Assemblée nationale, a depuis refusé de commenter cet enregistrement audio et le scandale politique qui en résulte.

Les politiciens de l’opposition et d’autres critiques du gouvernement ont saisi cette révélation comme preuve supplémentaire que les employés des secteurs public et privé à travers le pays ont été illégalement mis sous pression pour voter pour le HHK. Dans une déclaration du 3 avril, les observateurs des élections européennes ont également signalé “la pression sur les fonctionnaires et les employés des entreprises privées“.

En réponse à ce tollé, le Service spécial d’enquête de l’Arménie (SIS) a déclaré le 19 avril qu’il avait ouvert une affaire pénale.

Un porte-parole du SIS a déclaré vendredi que l’agence chargée de l’application de la loi questionne toujours les personnes concernées et n’a pas imposé de poursuites pénales contre quiconque jusqu’à présent. Le fonctionnaire a refusé de donner des précisions sur l’enquête.

Les militants civiques ont rejeté cette explication. Heriknaz Tigranian, expert juridique de la filiale arménienne de Transparency International, a insisté sur le fait que le SIS avait eu suffisamment de temps pour identifier les individus qui ont été enregistrés en secret. “Ils savent comment mener des tests médico-légaux pour identifier les voix des gens“, a-t-il assuré.

Tigranian a déclaré soupçonner le fait que les autorités voulait faire traîner l’enquête dans le but de conclure finalement l’affaire par un manque supposé de preuve.

“Si les autorités avaient la volonté politique de résoudre de tels crimes organisés, Artak Sargsian ne serait pas candidat au Parlement en premier lieu“, a confié Artur Sakunts, militant des droits de l’homme.

Selon Hetq.am, l’homme qui aurait menacé de licencier des employés de SAS est le frère aîné de Sargsian, Aram.

posté le 5 juin 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



JUSTICE
Début du procès du chef d’opposition emprisonné

Le procès de Zhirayr Sefilian a débuté à Erevan vendredi, presque un an après que l’opposant politique a été arrêté pour avoir comploté une révolte armée contre le gouvernement arménien.

Sefilian, qui dirige le mouvement d’opposition du Parlement Fondateur, est accusé d’avoir acquis des armes et d’avoir formé un groupe armé à la fin de l’année 2015, afin de prendre le contrôle de bâtiments gouvernementaux à Erevan. Plusieurs autres suspects dans l’affaire sont également en détention.

Le juge Tatevik Grigorian, a rendu le 26 mai une décision d’ajournement de l’audience, car l’avocat de l’un des accusés était absent. La prochaine audience de la Cour est prévue pour le 30 mai.

L’avocat de Sefilian, Tigran Hayrapetian a affirmé après l’audience que les enquêteurs n’ont pas prouvé que son client avait effectivement commis les actes dont il était accusé.

Les procureurs de l’État affirment que le coup armé présumé a été déjoué lorsque les armes prétendument acquises par Sefilian ont été découvertes par la police. Selon l’acte d’accusation soumis à la cour, certains membres du groupe armé aurait refusé de participer à ce que le procureur décrit comme « le plan d’attaque de Sefilian », qui aurait menacé la vie de soldats arméniens. Les enquêteurs n’ont pas encore expliqué cette allégation.

Sefilian et d’autres membres seniors du Parlement Fondateur nient les accusations, qu’ils considèrent politiquement motivées.

Sefilian a été arrêté en juin 2016, moins d’un mois avant que trois douzaines d’hommes armés affiliés au Parlement Fondateur ne prennent le contrôle d’un poste de police à Erevan. Les hommes armés ont exigé que le président Serge Sarkissian libère leur chef ainsi que d’autres « prisonniers politiques » et démissionne. Ils ne se sont rendus aux autorités qu’après une prise d’otages de deux semaines qui a fait trois victimes parmi les policiers.

posté le 29 mai 2017 par Claire/armenews


EREVAN
Zaruhi Postanjian a déposé plainte auprès du tribunal pour fraudes électorales

Zaruhi Postanjian, chef de l’opposition du parti Yerkir Tsirani, a déposé hier une plainte auprès du tribunal administratif pour annuler les résultats des élections municipales du 14 mai à Erevan.

Yerkir Tsirani a terminé troisième dans la course qui opposait trois forces politiques. Il a obtenu 8 % des voix, et aura donc cinq membres dans le Conseil municipal qui compte 65 sièges. Le vainqueur est le parti républicain (HHK).

La semaine dernière, le parti de l’opposition a fait appel des résultats du vote auprès de la Commission électorale centrale (CEC), demandant l’annulation du résultat officiel des élections en raison de la “fraude à grande échelle mise en œuvre par le HHK avec l’aide des policiers“ qui, selon le parti d’opposition, comprenait achats de vote, orientations des électeurs, ainsi violence contre Postanjian et son mandataire.

La CEC a refusé cette requête, en faisant valoir qu’aucune preuve n’a été fournie pour justifier la réclamation de Yerkir Tsirani.

Après avoir soumis sa demande au tribunal administratif, Postanjian a de nouveau insisté sur le fait que le HHK a remporté les élections en raison de fraudes et de pressions sur les électeurs.

“Les citoyens n’ont pas eu la possibilité d’exercer leur droit de vote, et certains, intimidés, n’ont même pas participé aux élections“, s’est plainte Postanjian. “Parce que pour eux, il était clair que si, un candidat à la mairie et son mandataire pouvaient être soumis à la violence, alors, comment cela pouvait-il être une vraie élection ?“

Postanjian est allée personnellement dans l’un des bureaux de campagne du HHK, le jour du scrutin, pour exposer au grand jour ces achats de vote. Avec sa fille, Lilit Drampian, elle a été expulsée des locaux du HHK par des policiers appelés par des militants du parti au pouvoir.

Dans un communiqué publié peu de temps après l’incident, Postanjian, alors membre de l’Assemblée nationale, a affirmé que la violence a été utilisée contre elle et sa fille qui a eu une commotion cérébrale. Elle a également déploré l’absence de réponse des organes compétents en matière d’application de la loi. Le Service spécial d’enquête d’Arménie a ensuite lancé deux enquêtes en rapport avec l’incident.

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
L’alliance Yelk assure avoir les preuves d’une fraude généralisée aux municipales

Une alliance de l’opposition a demandé aux autorités de se pencher sur certaines preuves présumées suggérant que les achats de vote par le parti au pouvoir de l’Arménie lors des élections municipales d’Erevan au début de ce mois ont été d’une nature “systématisée et centralisée“.

Le chef de la faction parlementaire d’opposition Yelk, Nikol Pashinian, a inclus avec sa demande hier adressée au procureur général certains documents qui ont été trouvés dans la poubelle près d’un des bureaux de campagne du Parti républicain (HHK). Ces documents en Arménie sont désormais connus sous le nom de “ZibiLeaks“.

Les documents en question, selon Yelk, mentionnent les sommes d’argent et les services rendus en donnant des coordonnées concrètes ainsi que des instructions à l’adresse des militants pour l’organisation du processus de distribution de l’argent aux citoyens.

Selon le bloc d’opposition, la police a également participé à ce processus, car l’un des documents a été envoyé par faxe à partir d’un numéro de téléphone appartenant à la police.

Un député de l’alliance Yelk, Edmon Marukian, a déclaré qu’ils seraient cohérents pour s’assurer que les procureurs ouvrent des procédures dans l’affaire et punissent les responsables.

“Nous avons recueilli cette preuve et avons promis d’être cohérent“, a-t-il déclaré.

Yelk a obtenu 21 % des voix lors des élections municipales du 14 mai et formera la deuxième plus grande faction du Conseil municipal d’Erevan. Le HHK a remporté les élections avec plus de 71 % des voix et son candidat, Taron Markarian, a conservé son poste de maire.

Le HHK a indiqué avoir toujours refusé de dédommager en argent ou par des services les électeurs.

posté le 25 mai 2017 par Claire/armenews