Nouvelles d'Arménie
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Génocide


GENOCIDE DES ARMENIENS
Un site pour recenser les biens spoliés par la Turquie lors du génocide des Arméniens en 1915

Kate Nahapetian la directrice de l’organisation arménienne des Etats-Unis, « l’Armenian Legal Center for Justice and Human Rights » a déclaré la mise en place d’archives afin de recenser les biens spoliés par la Turquie lors du génocide des Arméniens en 1915. Ces archives comprendront les documents attestant les habitations, jardins, terres, biens, comptes bancaires, assurances et autres éléments du patrimoine appartenant aux familles ou organisations arméniennes spoliés par la Turquie lors du génocide. Selon Kate Nahapetian, ces archives seront utiles lors des négociations avec la Turquie pour l’indemnisation des familles des victimes du génocide des Arméniens exécuté sous l’Empire ottoman entre 1915 et 1923.

Le site de l’organisation, https://armenianlegal.org permet aux familles des victimes du génocide, d’inscrire en ligne les éléments du patrimoine spoliés par la Turquie.

Krikor Amirzayan

posté le 19 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450 


Justice
Maxime Gauin où le procès de trop ?

On s’attendait à une attaque virulente de l’accusation, mais tel ne fut pas le cas, contrairement au triomphalisme affiché par Monsieur Gauin sur les réseaux sociaux en d’autres circonstances.

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Après une attente interminable par le fait de quatre affaires précédentes, la séance a débuté à 15h05 dans une salle surchauffée par la présence de plus d’’une centaine de sympathisants à la cause arménienne et soutiens de Sam (Samuel) Tilbian et Jean-Marc (Ara) Toranian, prévenu pour l’un de « présomption d’injures » et pour l’autre de « présomption de diffamation » sur la personne du « chercheur en histoire » Maxime Gauin.

Si la séance s’est déroulée sans anicroche de part et d’autre, la présidente, dont le travail de recherche est à saluer, a bien rappelé que concernant le génocide des Arméniens, « la question a été tranchée », notamment par sa reconnaissance dans plus de 29 pays, ajoutant, en revanche, une notion négative sur sa contestation pénale.

15h35, Sam Tilbian à la barre décline les faits militants sur divers forums « des Dussardiers », alias Maxime Gauin et en vient à conter l’épouvantable histoire de sa famille pendant le génocide.

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16h15, Ara Toranian, l’un des porte-voix de la communauté arménienne, rappelle qu’il n’y a pas de controverse à propos du génocide.« C’est un fait historique », dira-t-il. Et Profitant de la tribune offerte par son accusateur, s’en prendra à ce dernier pour ses propos, à tout crin, désobligeant visant à discréditer les travaux du « grand historien turc » Taner Aksam. Puis, ému, il fera lui-même état du drame vécu par ses grands-parents en terre turque. Visant Maxime Gauin pour ses incitatives provocations à la haine, le rédacteur-en-chef des Nouvelles d’Arménie citera l’une des attaques gratuites du chercheur en histoire visant Kim Kardashian, avec le commentaire suivant : « prostitution », publié sur Twitter. En effet gratuit, haineux et hors sujet.

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S’il avait choisi, dans un premier temps, de ne pas répliquer aux provocations du négationniste, qu’il affublera du qualificatif de « bon petit soldat de l’État turc », Ara Toranian s’est ravisé, ne pouvant laisser impunément sévir ce français établi en Turquie, à passer son temps à dénigrer, attaquer, provoquer et salir la mémoire des victimes du génocide des Arméniens. « Le temps aurait dû apaiser les souffrances », dira-t-il. « ce n’est pas le cas. Nous allons continuer ce combat pour la pénalisation de déni du génocide arménien » a-t-il conclu.

16h45, Maxime Gauin, voix fluette laissant deviner un léger accent ensoleillé, à la rhétorique bien huilée, cite la définition encyclopédique du mot « fascisme, et dira ensuite « Je n’ai rien entendu sur le fond », parlant des chefs d’accusation par lui déclinés. Il tentera par deux fois d’élever le ton, contestant une fois de plus le qualificatif du mot « génocide » accolé à la question arménienne et se défendant de travailler au service de l’état turc.

17H15, l’historien Yves Ternon, cité comme témoin, très à l’aise sur la question, n’en fera pas quinze tonnes tellement les faits génocidaires sont patents et indiscutables. Il sera suivi par son confrère Raymond Kevorkian qui en ajoutera une sacrée couche sur les dérives turques.

A 18h05, après une interruption de séance, Maître Patrick Maisonneuve, pour la partie civile, tout en ne remettant pas en cause l’existence du génocide, dira : « Mais-y-a-t-il une place pour le débat ? ». Et prenant la défense de Maxime Gauin, il ajoute « Ce n’est pas un espèce de militant que vous voulez nous présenter », tout en avançant des arguments techniques sur le fond de l’affaire et des mots « nazi » « Fachisme » et « Faurrisson ».

Son intervention n’aura duré que 10 petites minutes, pour laisser place à une avocate qui a fait ce qu’elle a pu pour se singulariser, en vain, parlant d’un « préjudice moral » subit par l’accusateur.

Après une intervention de l’avocat général, à 18h31, c’est Maître Henri Leclerc qui a pris la parole jusqu’à 19h12 au nom de la défense, martelant à qui voulait l’entendre que « le négationnisme de l’état turc est insupportable. » Sans effet de manches, il élèvera la voix, indiquant que 43 pièces avaient été versées au dossier de l’instruction, tout en prenant comme exemple le cas Faurrisson, qui selon lui pourrait effectivement s’appliquer au cas Maxime Gauin, le négateur du génocide des Arméniens.

A propos du soit-disant antisémitisme d’une certaine frange de la population arménienne, que dénonce à-tout-va, comme un étendard, le diplômé en Histoire sociale, maître Leclerc déclinera la liste des amis et organisations juives qui soutiennent le combat de la cause arménienne, sur un moue réticente de l’accusateur. Il terminera son plaidoyer en affirmant qu’ « on ne peut porter atteinte à la dignité du peuple arménien“.

La séance s’est achevée à 19h15 (tient...). Le délibéré est attendu le 28 novembre prochain.

posté le 18 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Justice  Turquie 


LIVRES-GEOSTRATEGIE
Le livre « Mon dictionnaire géopolitique » de Frédéric Encel sorti début octobre évoque l’Arménie, le génocide et le Haut-Karabagh (Artsakh)

Sortie début octobre du livre « Mon dictionnaire géopolitique » de Frédéric Encel aux éditions PUF (456 pages, 22€). Frédéric Encel un spécialiste de la question géopolitique « considérée comme une discipline froide et complexe » donne à travers 175 entrées variées sa vision humaine et dynamique de la géopolitique. Parmi les chapitres « guerre », « frontières », « pétrole », « religion » ou « armée », notre intérêt fut marqué par le chapitre « Arménie (Cause arménienne) » auquel Frédéric Encel fin connaisseur du monde arménien y a consacré pas moins de quatre pages (58 à 61).

Frédéric Encel écrit « La cause arménienne m’a toujours à la fois beaucoup touché et intéressé. Touché car, jeune enfant déjà, j’entendis de mes parents (quand ? pourquoi ?) que les Arméniens avaient beaucoup souffert. De la part de ces enfants cachés sous l’Occupation, cela faisait sens. De fait j’appris plus tard en me passionnant pour l’Histoire et au cours de mon cursus universitaire que c’était exact. Intéressé par ce peuple trois fois millénaire au moins, au destin rendu précaire à la fois par un statut de minorité religieuse à double titre (chrétienne et monophysite), et par des conquérants éphémères ou des empires pérennes farouches voire excessi-vement répressifs ; cette culture scripturale, architecturale et musicale riche, un niveau de conscience politique élevé, des paysages caucasiens somptueux et une diaspora plurielle et attachante. »

Et Frédéric Encel de continuer « Ce qu’on appelle de façon un peu générale la cause arménienne recouvre au moins deux réalités relativement différentes. D’abord, la reconnaissance du génocide subi par un million et demi d’Arméniens par le gouvernement Jeune-Turc ottoman en 1915-1917 en Anatolien ensuite les questions géopolitiques liées au conflit entre la république d’Arménie et l’Azerbaïdjan -soutenu par la Turquie- autour du territoire contesté du Haut-Karabagh (ou Artsakh). Dès les années 1894-1896, puis en 1904, soit bien avant la Première Guerre mondiale, la population arménienne de la région du Sassoun subissait des massacres de civils sans précédent su la férule du sultan « rouge » Abdul Hamid II. En avril 1915, le triumvirat nationaliste dirigé par Talaat Pacha déclenchait le premier grand génocide du XXe siècle. En dépit de plusieurs procès tenus à Constantinople en 1919 et 1920 par des tribunaux turcs à l’encontre de hauts fonctionnaires administrateurs (mais pas les trois principaux, en fuite à l’étranger) du génocide, un négationnisme d’Etat se met en place dès le milieu des années 1920 sous la férule de Kemal Atatürk. En dépit de quelques ouvertures (feintes ?) au début des années 2000 par le gouvernement islamo-nationaliste de Recep Tayyip Erdogan, jamais la Turquie n’a reconnu à ce jour ce génocide, perpétré pourtant par un régime certes turc mais de nature différente (empire/république). Ce déni d’Etat séculaire exaspère -à juste titre- le peuple arménien, en particulier la diaspora composée pour une bonne part de descendants de rescapés. J’ai toujours considéré que la revendication de la reconnaissance du génocide de 1915 était fondée, que sa négation relevait au mieux de l’ignorance (de faits avérés), au pire du positionnement immoral, et que le ciment national -en république d’Arménie comme en diaspora- que constituait ce trauma mémoriel était légitime. ».

Frédéric Encel va encore plus loin en écrivant « J’ajoute qu’à mon sens, tout comme la contestation des crimes contre l’humanité commis contre les Juifs et les Tziganes par les nazis est sanctionnée (par la Loi Gayssot de 1990), celle visant le génocide des Arméniens doit subir au même titre les mêmes foudres de la justice. »

Frédéric Encel évoque par ailleurs le conflit du Haut-Karabagh, « le second volet de la cause arménienne » en dressant brièvement l’historique du conflit du Haut-Karabagh « région toujours majoritairement peuplée d’Arméniens, mais cédée par Staline à la République soviétique d’Azerbaïdjan en 1921 dans le cadre de sa cynique et efficace politique d’entrelacement de contrôles et de prérogatives des soviets locaux. »

Le livre « Mon dictionnaire géopolitique » de Frédéric Encel est une véritable mine de con-naissances sur le monde, son histoire, sa géostratégie actuelle et une clé pour comprendre les conflits.

A lire absolument.

Krikor Amirzayan

posté le 17 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


CINAMA
Le film négationniste « Kervan 1915 » évoquant le génocide des Arméniens, à peine sorti, retiré de nombreuses salles en Turquie...

A peine sorti sur les grands écrans en Turquie, le film négationniste du génocide des Arméniens, « Kervan 1915 » du réalisateur turc Ismael Gunes semble tourner au flop ! Le film a déjà été écarté de très nombreuses salles de cinéma en Turquie. Le réalisateur de « Kervan 1915 » évoque « certaines pressions » autour de ce film. Selon Cumhuriyet ce film qui évoque l’exode de réfugiés Arméniens lors du génocide de 1915 était programmé dans les salles en Turquie très tôt dans la matinée limitant fortement son public. Ce qui obligea le réalisateur à retirer son film de très nombreuses salles de cinéma. Ismael Gunes a évoqué les nombreuses pressions exercées lors de la réalisation de « Kervan 1915 », des pressions qui continueraient afin que le film soit visionné par un nombre réduit de personnes. Le fait de le programmer le matin avec un public très réduit est également l’un des éléments de cette pression selon Ismael Gunes sans évoquer l’origine de ces pressions.

Krikor Amirzayan

posté le 15 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Cinéma  Génocide  Image 450  Turquie 


GENOCIDE DES ARMENIENS
Venues pour les festivités du 2799ème anniversaire d’Erévan, les délégations étrangères se sont recueillies au mémorial du génocide

Des dizaines de membres des délégations étrangères venues en Arménie à l’occasion des festivités du 2799ème anniversaire d’Erévan se sont rendus samedi 14 octobre au mémorial du génocide des Arméniens à Dzidzernagapert (Erévan). Après le dépôt de gerbes et le recueillement devant la flamme éternelle du mémorial dédiée au 1,5 million d’Arméniens victimes de la barbarie turque dans l’Empire ottoman en 1915, les membres des délégations étrangères se sont dirigés vers le Musée-Institut du génocide des Arménien où ils prirent connaissance de nombreux documents sur le génocide.

Krikor Amirzayan

posté le 15 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Génocide  Image 450 


Terrorisme
Président Tchèque : le terrorisme islamique est lié au génocide des Arméniens

Le niveau croissant de la criminalité internationale est lié au génocide des Arméniens, a déclaré le président de la République tchèque, Milos Zeman.

« Le niveau de la criminalité internationale augmente en raison du terrorisme islamique. Je suis ouvert et franc, et je n’utilise pas l’expression “terrorisme islamique“ à la légère, mais dans la très grande majorité des cas, elle a une origine islamique qui est liée au génocide des Arméniens “, a déclaré M. Zeman lors d’une session de questions et réponses à la suite de son discours devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).

« J’ai été lourdement critiqué quand j’ai déclaré la même chose que la France, par exemple, mais comme l’Assemblée le sait, le Parlement français a même adopté une loi sur ce génocide. D’un autre côté, on m’a reproché d’avoir de bonnes relations économiques avec l’Azerbaïdjan. Je suis probablement Jekyll et Hyde, mais personne ne sait qui est Jekyll et qui est Hyde “, a déclaré Miloš Zeman. Le président a fait cette déclaration en réponse à une question du législateur arménien Arpine Hovhannisyan.

La Chambre des députés de la République tchèque a approuvé le 26 avril 2017 une résolution condamnant le génocide des Arméniens et des autres minorités religieuses et nationales de l’Empire ottoman pendant la Première Guerre mondiale.

posté le 11 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews


États Unis
L’avocat Vartkes Yeghiayan est mort

Vartkes Boghos Yeghiayan, co-auteur des procès contre les compagnies d’assurance française AXA et la New York Life Insurance Co au bénéfice des survivants et des descendants des victimes du génocide arménien, s’est éteint le 30 septembre dernier à Glendale (Californie). La cérémonie de ses funérailles a eu lieu samedi 7 octobre. Il avait 81 ans.

Né le 6 avril 1936 à Addis-Abeba (Ethiopie), Vartkes Yeghiayan était un avocat arménien-américain spécialisé dans le droit international et membre du Comité de défense de la cause arménienne.

Son père, Boghos Yeghiayan, originaire d’Isparta, est le seul de sa famille à survivre au génocide des Arméniens par les Turcs. Il est recueilli par des nomades dans le désert, et parvient à rejoindre l’orphelinat arménien à Alep en Syrie. Il rejoint ensuite Constantinople où il fait ses études secondaires au Robert’s College. Il s’installe en Éthiopie et travaille comme comptable dans la société d’import-export Terzian. Il épouse la fille d’une famille locale, Aroussiag Terzian. Ils ont trois enfants : Tigran, Vartkes et Edi, qui étudient dans des écoles américaines à Chypre, puis émigrent aux États-Unis.

Vartkes Yeghiayan commence des études de médecine à Berkeley, puis se réoriente en histoire, et explore l’aventure de sa famille, puis celle des Arméniens, l’impact du génocide. Il ne prend toute la dimension de la tragédie que lors des funérailles de son père. À Berkeley, il fonde avec des amis l’Association des étudiants arméniens et organise la fondation de la chaire pour les études arméniennes. Il étudie à la faculté de droit de Hastings, puis à la faculté de droit Lincoln.

Grâce à son expérience et à son expertise dans les domaines juridique et politique, le président Nixon le nomme directeur-adjoint du Peace Corps, où il supervise l’action de 7 000 volontaires dans 68 pays. Il conserve le poste sous les administrations Ford et Carter.

Un jour, alors qu’il lit les mémoires d’Henry Morgenthau, ambassadeur américain auprès de la Sublime Porte de 1913 à 1916, un passage retient son attention ; Talaat, l’homme considéré comme le principal responsable du génocide, demande à Morgenthau de lui livrer les noms des assurés arméniens de la New York Life Insurance Company : « Puisqu’ils sont morts, » dit Talaat, « les primes reviennent à l’État turc ». Indigné, Morgenthau refuse et sort.

En 2004, Vartkes Yeghiayan parvient à conclure avec New York Life Insurance Company une indemnisation de 20 millions de dollars pour les héritiers des Arméniens qui avaient souscrit une assurance-vie et qui ont disparu dans le génocide. En 2005, il obtient avec les avocats Mark Geragos et Brian Kabateck d’AXA (qui a racheté l’Union-Vie devenu UAP) 17,5 millions de dollars. Ils conduisent ensuite ensemble une procédure contre la Deutsche Bank.

Le célèbre avocat de Glendale avait été honoré par l’unique médaille papale (Cavaleri) des mains de Mgr Raphaêl Minassian du diocèse d’Erevan.

La médaille avait été décernée par le Pape Benoît XVI en reconnaissance pour le travail et les efforts accomplis par Vartkes Yeghiayan à obtenir une indemnisation pour les descendants des victimes du génocide des arméniens.

Ouvrages :

- Procès des Jeunes Turcs à Constantinople
- Les dossiers du Foreign Office britannique sur les criminels de guerre turcs
- Ils refusèrent de mourir, une chronique du Génocide des Arméniens
- Vahan Cardashian, avocat extraordinaire de la cause arménienne
- Raphael Lemkin et le Génocide des Arméniens
- L’Affaire Soghomon Tehlirian
- L’Affaire Misak Torlakian

Photo : Jean Eckian / En 2005 à Paris, Vartkes Yeghiayan et Brian Kabateck viennent remettre des chèques aux organisations arméniennes.

posté le 8 octobre 2017 par Jean Eckian/armenews


ARMENIE-REPUBLIQUE TCHEQUE
Plus jamais de génocide. Les Arméniens doivent vivre dans la paix a affirmé le président du Sénat de Tchéquie, Milan Stech à Erévan

La délégation de la République tchèque emmenée par le Président du Sénat de Tchéquie, Milan Stech arrivée en Arménie le 4 octobre, s’est dirigée vers le mémorial du génocide des Arméniens à Dzidzernagapert (Erévan) en compagnie de Vartan Bostandjian le président de la Commission des sciences, de l’éducation, de la culture, de la jeunesse et des sports au Parlement arménien. La délégation tchèque a déposé des fleurs près de la flamme éternelle du mémorial du génocide des Arméniens et respecté une minute de silence à la mémoire des 1,5 million d’innocentes victimes arméniennes de la barbarie turque dans l’Empire ottoman en 1915.

Milan Stech et sa délégation se sont ensuite dirigés vers le Musée du génocide pour faire connaissance des documents et archives liés au génocide des Arméniens. Dans le Livre d’or du Musée du génocide, le président du Sénat de Tchéquie a écrit « je désire que l’Arménie ne connaisse plus jamais de tels crimes, d’autres génocides et qu’elle ne soit pas victime de pressions. Les Arméniens sont une nation très sociable et ami et méritent de vivre indépendants et en paix ».

Krikor Amirzayan

posté le 5 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


CINEMA-GENOCIDE DES ARMENIENS
Sortie en Turquie du film négationniste « Kervan 1915 »

Sortie dans les salles de cinéma en Turquie vendredi 6 octobre du film négationniste « Kervan 1915 ». Un film que les réalisateurs veulent le présenter comme une « douleur partagée » sur les « évènements douloureux de 1915 ». Ce que les Turcs nomment avec un certain sens du négationnisme, « évènements » porte le nom de génocide. Un mot trop insupportable pour les oreilles sensibles des petits-enfants des génocideurs...

Le site turc Beyazperde indique que la première du très attendu « Kervan 1915 » se déroulera vendredi 6 octobre en présence du ministre turc de la Culture et du tourisme Nouman Kurtulmuch. Cette présence de ce ministre qui encourage les guides touristiques à supprimer le mont « arménien » et le remplacer par d’autres noms tous les sites archéologiques arméniens en Turquie, n’augure rien de bon...Cette présence donne le ton de ce film négationniste. Le réalisateur de « Karavan 1915 » n’a-t-il pas lui-même déclaré que par ce film il ne désirait pas prouver qu’il y a eu ou nom génocide mais de montrer l’histoire d’une caravane composée de 200 Arméniens en route vers Alep. En donnant le bon rôle aux caravaniers qui défendent les pauvres réfugiés Arméniens des attaques des bandits. Oui ces « sauveurs » Turcs peuvent ressembler aux « Justes ». Seul problème : la Turquie n’a toujours pas reconnu le génocide. Et ces bons et « Justes » caravaniers ne sont là que pour valoriser le courage des Turcs qui ont sauvé des Arméniens. En dehors des 1,5 millions qu’ils ont massacrés bien évidemment... Mais de cela « Kervan 1915 » n’en parle pas. Par discrétion bien sûr. Ou par pudeur...

Krikor Amirzayan

posté le 5 octobre 2017 par Krikor Amirzayan/armenews