Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Génocide


CAUSE ARMENIENNE
Après le boycott des Arméniens, le centre commercial Americana de Glendale (Californie) revient sur sa décision d’interdire des affiches sur un documentaire sur le génocide des Arméniens

Il y a quelques jours à Glendale (Californie) -dont près de la moitié de ses 180 000 habitants sont Arméniens- la direction du grand centre commercial Americana at Brand n’avait pas autorisés le placement d’affiches publicitaires du film documentaire sur le génocide des Arméniens « Architect of Denial ». L’affaire avait provoqué un grand tollé au sein de la communauté arménienne. L’Armenian National Committee of America (ANCA) avait alors lancé le mot d’ordre du boycott de ce centre commercial par la population arménienne de Glendale. Centre commercial appartenant à Rik Caruzo. Au bout de quelques jours, face à cette action qui menaçait les affaires du centre commercial, sa direction décidait de revenir sur sa décision et d’autoriser finalement le placement des affiches publicitaires en faveur du documentaire sur le génocide des Arméniens...

Krikor Amirzayan

posté le 19 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


GENOCIDE DES ARMENIENS
« The Promise » est sorti hier dans les grandes salles en Autriche, avant-première mercredi à Vienne

Mercredi 16 octobre s’est déroulée à Vienne (Autriche) la première de film « The Promise » de Terry George en version allemande. La soirée de projection était organisée par le Parti social-démocrate majoritaire au pouvoir, l’Ambassade d’Arménie en Autriche ainsi que la section locale de Hay Tad (Cause arménienne). Le thème principal du film « The Promise » étant le génocide des Arméniens dans l’Empire ottoman au début du XXe siècle.

JPEG - 21.4 ko
Première du film "The Promise" à Vienne (Autriche)

De nombreuses personnalités du monde politique, économique, associative, culturelle étaient présentes à cette première, ainsi que nombre de médias autrichiens. Dans son discours d’ouverture, la députée du Parlement autrichien, Berivan Aslan a évoqué le génocide des Arméniens et la nécessité de tels films pour atténuer les souffrances du peuple arménien victime de ces atrocités. Oliver Shtauber, le responsable politique du Parti Social-Démocrate de Vienne a également évoqué dans son discours, l’union avec les autres partis autrichiens pour la reconnaissance du génocide des Arméniens. II a rappelé la reconnaissance du génocide par le Parlement autrichien en avril 2015 et la coresponsabilité de l’Autriche. Hier 17 août le film « The Promise » sortait sur les plus grands écrans dans toute l’Autriche.

Krikor Amirzayan

posté le 18 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450 


GENOCIDE DES ARMENIENS
Jean-Louis Debré met « génocide arménien » entre guillemets...il est bien reçu en Turquie et remercié pour la censure de la Loi de pénalisation du négationnisme du génocide des Arméniens

Jean-Louis Debré dans son livre « Ce que je ne pouvais pas dire » publié aux Editions Robert Laffont en 2016 se vantait d’avoir été à la présidence du Conseil constitutionnel l’un des acteurs de censure en 2012 de la Loi de pénalisation du négationnisme du génocide des Arméniens, appelée « Loi Boyer ».

Dans le même livre, quelques pages plus loin, tout devient clair. Jean-Louis Debré affiche pleinement son parti-pris pour la Turquie. Un de ses meilleurs agents de propagande en France....

Lisons le chapitre de son agenda du 12 février 2014.

« génocide arménien » entre guillemets...

« La Cour suprême turque a souhaité renouer avec notre Conseil des relations suivies et j’ai toutes les raisons de m’en réjouir, partageant ce vœu de longue date. Je m’étais rendu en 2009 à Ankara pour assister au quarante-septième anniversaire de la Cour et participer à un colloque sur « la saisine par le citoyen des cours constitutionnelles ». Mais depuis lors, à l’instar des relations diplomatiques entre les deux pays, nos rapports étaient devenus inexistants, troublés par la question récurrente du « génocide arménien » et celle, non résolue, de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. »

« Les dirigeants français ont tout fait pour apparaître antipathiques aux Turcs »

Jean-Louis Debré qui place le terme « génocide arménien » entre guillemets continue « A l’exception de Jacques Chirac, les dirigeants français ont tout fait pour apparaître antipathiques aux Turcs, pour abîmer notre image, détériorer notre influence économique. Nous avons laissé les Allemands, les Italiens, les Anglais s’installer à notre place dans ce pays de soixante-quatorze millions d’habitants aux portes de l’Asie. Aujourd’hui la France n’est plus que le huitième fournisseur de la Turquie. »

Les Turcs le « reçoivent particulièrement bien » et on comprend pourquoi...

Jean-Louis Debré continue « Je suis particulièrement bien reçu »...et on les comprend les Turcs ! « Le président de la République et celui de la « Grande Assemblée », que je rencontre longuement, me remercient avec chaleur de la décision du Conseil déclarant non conformes à la Constitution les dispositions législatives concernant le « génocide arménien » dont nous n’avons pas pour autant nié la réalité. Ils se souviennent de ce que j’ai dit, à l’occasion d’un premier voyage en Turquie, en tant que président de l’Assemblée, lors du débat sur cette loi « mémorielle » qui me paraissait inopportune dans son principe même. »

Les Turcs ont de bonnes raisons d’apprécier Jean-Louis Debré un allié de choix et qui met encore entre guillemets le « génocide arménien »...

Après réflexion, comment un ami fidèle de la Turquie qui était à la tête du Conseil constitutionnel aurait pu ne pas censurer la Loi de pénalisation du négationnisme du génocide et vexer ses amis Turcs ? La censure était déjà programmée...Avec Laurent Fabius, autre ami de la Turquie qui le remplaça, n’était-ce pas la même histoire du rejet de la Loi de pénalisation ?

Krikor Amirzayan

posté le 13 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


CINEMA
400 personnes à Kessab (Syrie) pour la projection du film « The Promise »

Au village arménien de Kessab en Syrie -à la frontière avec la Turquie- plus de 400 personnes ont assisté dimanche 6 août à la projection du film « The Promise » de Terry George dont le thème est une histoire d’amour sous fond du génocide des Arméniens. La projection du film « The Promise » à Kessab était organisée par plusieurs associations arméniennes -dont le Hamazkaïne- en association avec l’Eglise catholique Saint Mikaël. Prenant la parole avant la projection, le père Nareg Louizian a dans un court discours expliqué l’objectif de ce film et a donné des informations. Il a également remercié toutes les associations qui se sont investies pour la réussite de cette soirée-projection.

Krikor Amirzayan

posté le 8 août 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Cinéma  Diaspora  Génocide  Image 450  Syrie 


GENOCIDE DES ARMENIENS
Une ceinture ancienne réalisée par des Arméniens mise en vente en Turquie sur un site de vente en ligne

Encore un bien spolié aux Arméniens lors du génocide de 1915 qui apparait ? L’un des sites de vente en ligne les plus importants de Turquie, fut mis en vente par son propriétaire une ceinture arménienne en argent très ancienne. Sa mise en vente est au prix de 120 000 dollars. Le propriétaire qui indique que cette ceinture a été réalisée par les Arméniens ne précise pas comment elle est devenue sa propriété. Fait-elle partie des biens spoliés aux Arméniens ? Nous n’avons aucune indication, mais les doute sont permis. Une nouvelle fois.

JPEG - 46.1 ko

Des millions d’objets spoliés ou volés aux Arméniens par les Turcs lors du génocide de 1915 sont devenus propriété illégale des Turcs. Sans acte d’achat bien évidemment. Leurs véritables propriétaires Arméniens étant tués ou morts sur la route de l’exil ou dans des camps réalisés par le gouvernement Jeune-Turc. Nombre de ces objets spoliés aux Arméniens commencent à paraître sur des sites de vente en ligne.

Krikor Amirzayan

posté le 26 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Génocide  Image 450  Turquie 


MODE-PEOPLE
Les parents de Giorgio Armani, survivants du génocide des Arméniens selon Forbes Woman

Le mensuel Forbes Woman affirme que les parents du célèbre couturier italien Georgio Armani sont des survivants du génocide des Arméniens. Pourtant, il y a quelques années, interrogé sur ses origines arméniennes Georgio Armani avait affirmé qu’il appréciait les Arméniens...mais n’était pas Arménien pour autant... « Giorgio Armani, 83 ans, donne rarement des interviews. Giorgio est né en Italie. Ses parents qui ont fui la Turquie sont des survivants du Génocide Arménien » écrit Forbes Women. En 2002, Forbes avait désigné comme le plus grand styliste de la planète. Forbes Women continue « Giorgio a grandi en compagnie de sa sœur et de son frère. Jeune, il désirait devenir médecin, mais il avait laissé ses études pour aller à l’armée. A un certain moment il avait travaillé en tant que photographe et c’est ainsi qu’il est entré dans le monde de la mode. En 1975, en compagnie de son ami Sergio Galeotti il avait créé la société Giorgio Armani S.p.A. ».

Krikor Amirzayan (Գրիգոր Ամիրզայեան)

posté le 25 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


GENOCIDE DES ARMENIENS
Un journaliste turc publie un document sur le génocide des Arméniens, une lettre de 1919 émise par le Patriarcat arménien de Constantinople

Sedar Korocu, le journaliste turc et présentateur de la chaîne de télévision CNN Turk, vient de présenter un document d’archive exceptionnel sur le génocide des Arméniens. Une preuve de plus de la réalité du Premier génocide du 20ème siècle, crime réalisé sous l’Empire ottoman par le gouvernement Jeune-Turc. Le document d’archive est mis en ligne sur le site Bianet.org. Ce document exceptionnel écrit en français, trouvé dans les archives turques, est une lettre du Patriarcat arménien de Constantinople datée de 1919 et portant le sceau du Patriarcat et la signature l’Archevêque arménien Zaven Ter-Yeghanyan responsable du Patriarcat arménien.

JPEG - 31.4 ko

Mgr Zaven Ter-Yeghanyan annonce dans la lettre la mort suite à la déportation à Mossoul (Irak) d’un Arménien originaire d’Erzeroum, Karapet Zarmanyan en mars 1916, victime des Jeune-Turcs. Il précise les prénoms de son épouse et de ses deux enfants qui seraient peut-être vivants... Sedar Korocu précise que Mgr Zaven Ter-Yeghanyan qui était né à Bagdad fut également exilé dans sa ville de naissance après la fermeture du Patriarcat arménien en 1916. Toutefois, trois ans après, avec la chute du gouvernement Jeune-Turc, Mgr Zaven Ter-Yeghanyan revenait à Constantinople. Au Patriarcat l’une des tâches les plus importantes était d’écrire aux familles pour informer de la disparition des membres de ces familles sur la route de l’exil.

Le journaliste turc espère que les membres de cette famille de Karapet Zarmanyan, s’ils sont vivants, puissent témoigner de leur parcours.

Krikor Amirzayan

posté le 24 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews


GENOCIDE DES ARMENIENS-BIENS SPOLIES
Un tapis arménien datant d’avant le génocide vendu par un turc à 50 000 dollars. Bien spolié aux Arméniens ?

Alors que les Arméniens ont disparu de l’Empire ottoman par le génocide de 1915, les biens appartenant aux Arméniens, saisis ou volés par les Turcs se retrouvent par millions dans les foyers turcs ou kurdes.

JPEG - 56 ko
Un tapis arménien datant d’avant le génocide de 1915 vendu en Turquie. Bien spolié aux Arméniens ?

Sur un site en Turquie, un tapis arménien réalisé il y a 110 ans est mis en vente. Son propriétaire un certain Kokhan Sezer de la province de Kodjaleyi-qui n’évoque pas comment ce tapis lui a appartenu- indique que ce tapis arménien « entièrement fait-main » a gardé toutes ses couleurs. Mise à prix à 50 000 dollars...

Krikor Amirzayan

posté le 18 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews
THEMES ABORDES : Arménie  Génocide  Turquie 


LIVRES -HISTOIRE
Roger Kouyoumdjian avec son livre « Le cahier de Sarkis » il évoque le génocide des Arméniens et celui de Kharpert

Le livre « Le cahier de Sarkis » de Roger Kouyoumdjian sous-titré « Un trésor pour la mémoire du génocide des Arméniens » publié aux éditions « miléna K. » est un témoignage poignant sur le génocide, à travers le cahier de son grand-père Sarkis, originaire de Mezré dans la province de Kharpert. A travers ses 160 pages, Roger Kouyoumdjian nous restitue outre le témoignage des massacres à Kharpert, une somme d’informations que l’ensemble du génocide des Arméniens dans les provinces d’Arménie ainsi que l’arrivée des réfugiés Arméniens à Marseille. Un livre qui se lit facilement et se met ainsi à la portée de tout lecteur. Dans la postface du livre, Roger Kouyoumdjian qui a fait une œuvre majeure de restitution de témoignage en première main d’une victime du génocide, il écrit « Chaque enfant de rescapé porte en lui un livre à imprimer, une histoire à composer à partir de bribes de récits entendus, de photos écornées aux dates approximatives et aux bourgades parfois introuvables sur les cartes géographiques. Pour ma part, le manuscrit de mon grand-père fut le point de départ, la boîte de Pandore d’où surgirent au moins autant de questions que d’images à jamais imprimées dans mon esprit. »

JPEG - 197.3 ko

Roger Kouyoumdjian continue « Le résultat de mes recherches m’a permis d’étancher partiellement ma soif de réponses afin de recomposer une partie de la vie des nôtres. Puisse ce travail profiter à mes enfants, mes petits-enfants, mes amis et tous ceux qui, comme moi, sont habités par le besoin d’animer des us et coutumes qui, malgré l’acharnement de leurs exterminateurs, ont miraculeusement traversé l’histoire, les mers, les montagnes et les plaines. »

Roger Kouyoumdjian a réalisé un véritable travail de mémoire en nous offrant un livre-témoignage de première main sur le génocide des Arméniens. Un ouvrage qui viendra enrichir les centaines d’autres documents attestant la réalité et l’atrocité du génocide dont furent victimes nos parents ou grands-parents au début du 20ème siècle dans l’Empire ottoman et ses provinces d’Arménie. Que le travail lent mais nécessaire de Roger Kouyoumdjian au service des siens puisse enclencher d’autres initiatives au sein de la communauté arménienne de France, née du génocide de 1915.

-« Le cahier de Sarkis » (160 pages) publié aux éditions « mélina K. », 18 € + frais de port. Pour toute commande s’adresser à : Roger Kouyoumdjian, 34 av. Talabot 13007 Marseille. Tél.06 13 68 25 59. E-mail : kys7@wanadoo.fr.

Krikor Amirzayan

posté le 7 juillet 2017 par Krikor Amirzayan/armenews