Nouvelles d'Arménie
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Russie


GÉOPOLITIQUE
Nikol Pachinian prévoit de renforcer ses liens avec la Russie

Mercredi, le Premier Ministre Nikol Pachinian, a exprimé sa confiance dans la poursuite des relations entre l’Arménie et la Russie, lors d’une rencontre avec le Président russe Vladimir Poutine à Moscou.

« Bien sûr, les relations entre l’Arménie et la Russie sont spéciales », a-t-il déclaré au début de la rencontre au Kremlin. « Je suis sûr que ces relations resteront spéciales, et deviendront même plus spéciales encore. »

Pachinian s’est rendu à Moscou non seulement pour rencontrer Poutine, mais également pour assister à la cérémonie d’ouverture de la Coupe du Monde de Football 2018 organisée par la Russie. Il figure parmi les leaders étrangers invités par Poutine à la cérémonie, ainsi qu’au premier match du tournoi au stade Luzhniki, à Moscou.

Les deux hommes se sont rencontrés pour la première fois à Sotchi le 14 mai, six jours après l’élection du Premier Ministre Pachinian par le Parlement arménien. Poutine a été le premier dirigeant étranger à le féliciter suite à son élection. Pachinian a assuré que l’Arménie restera alliée à la Russie pendant son mandat.

Poutine a de nouveau souligné mercredi « le caractère stratégique » des relations russo-arméniennes et a rappelé que la Russie est le principal partenaire commercial de l’Etat du Caucase du Sud. « L’année dernière, notre commerce a augmenté de plus de 30% et sa croissance a continué cette année », a-t-il dit, expliquant qu’il s’agit principalement de la hausse des exportations agricoles arméniennes vers la Russie.

Poutine a attribué cette hausse à l’adhésion de l’Arménie à l’Union Économique Eurasienne (UEE), un bloc commercial dirigé par la Russie comprenant cinq républiques ex-soviétiques.

En novembre dernier, Pachinian critiquait encore l’adhésion de l’Arménie à l’UEE et appelait même à son retrait du bloc. Cependant, il a précisé après la chute du précédent gouvernement qu’il ne sortira pas son pays de l’UEE ni de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC).

Le Premier Ministre de 43 ans a réitéré à Moscou qu’il était déterminé à approfondir davantage les relations bilatérales. « Tout le monde en Arménie et en Russie espère que ces relations se développeront plus efficacement ... sur la base du respect des intérêts et de la souveraineté de nos pays », a-t-il déclaré. Il a salué le « dialogue positif et constructif » entre Moscou et Erevan.

Dans une déclaration suite à la rencontre, le bureau de presse de Pachinian a déclaré que les deux dirigeants ont discuté des moyens d’élargir la coopération bilatérale dans les domaines « politique, économique, militaire et technique ». « Des enjeux régionaux d’intérêts mutuels » étaient également à l’ordre du jour, faisant probablement référence au conflit du Haut-Karabagh.

Incidemment, le Président azéri Ilham Aliyev, qui est également à Moscou, a rencontré Poutine plus tôt dans la journée. Des responsables d’Erevan ont déclaré qu’il n’est pas prévu d’organiser une première réunion entre Aliyev et Pachinian lors de leur séjour dans la capitale russe.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



COOPERATION
Le ministre arménien de la Défense rencontre des dirigeants de l’industrie russe

Le ministre arménien de la Défense, Davit Tonoyan, a rencontré lundi à Moscou deux dirigeants de l’industrie russe de la défense.

Le ministère a rapporté peu de détails sur les discussions qui ont eu lieu entre Tonoyan et Sergey Chemezov, directeur général du conglomérat industriel de Rostec, et Aleksandr Mikheyev, directeur général de l’exportateur d’armes de Rosoboronexport.

Dans un court communiqué, le ministère a seulement révélé qu’ils ont discuté des moyens d’élargir la « coopération militaro-technique » russo-arménienne, un euphémisme officiel pour l’approvisionnement en armes.

Rostec comprend 15 holdings dont la plupart possèdent des actifs importants dans le vaste complexe militaro-industriel de la Russie.

M. Tonoyan a rencontré le chargé d’affaires et l’attaché militaire de la Russie à Erevan le 16 mai, quelques jours après avoir été nommé ministre de la Défense. Il s’est entretenu une semaine plus tard avec le ministre russe de la Défense, Sergey Shoygu, au Kazakhstan. Les deux hommes auraient accepté d’approfondir les liens militaires déjà étroits entre leurs nations.

La Russie a longtemps été le principal fournisseur d’armes et d’autres équipements militaires à l’Arménie. En octobre dernier, Moscou a accepté de fournir au gouvernement arménien un nouveau prêt de 100 millions de dollars qui sera dépensé pour acheter plus d’armes russes à des prix bien inférieurs aux niveaux du marché international. La Russie a déjà prêté à Erevan 200 millions de dollars pour le même objectif en 2015.

Un haut responsable du ministère arménien de la Défense a déclaré le 19 mai que l’armée arménienne recevrait des systèmes de défense anti-aérienne Tor-M2 de fabrication russe plus tard cette année.

Les systèmes à courte portée modernisés sont conçus pour intercepter les aéronefs, les missiles de croisière, les autres fusées et les véhicules aériens sans pilote. Ils ont été déployés pour la première fois par l’armée russe l’année dernière.

M. Tonoyan est arrivé à Moscou au début d’une visite en Russie au cours de laquelle il participera à une réunion des ministres de la Défense des États de l’ex-Union soviétique. Elle se tiendra dans la ville russe de Kyzyl.

posté le 6 juin 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
L’Arménie préservera ses relations privilégiées avec la Russie

Le nouveau gouvernement arménien maintiendra des “liens très serrés” avec la Russie tout en les “complétant” avec une .coopération plus étroite avec l’Union européenne et d’autres puissances mondiales, a indiqué le ministre arménien des affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian en développant les grandes lignes d’une politique étrangère qui ne devrait donc théoriquement pas remettre en cause les termes de la « diplomatie de complémentarité » suivie par les gouvernements précédents. Dans un entretien accordé le 3 juin au service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am), Z.Mnatsakanian a en effet exclu des changements majeurs dans la diplomatie de l’Arménie, en rappelant que la crise politique qui a secoué le pays était “un processus arménien relevant de la seule réalité politique arménienne”. “Notre politique étrangère sera inchangée”, a précisé Z. Mnatsakanian, en réponse aux analyses de certains spécialistes russes exprimant la crainte selon laquelle l’Arménie pourrait s’éloigner de la Russie sous l’autorité du premier ministre Nikol Pashinian.

“Nous avons des liens très étroits et importants avec la Russie et ces relations se poursuivront”, a souligné le ministre nouvellement nommé en ajoutant : “Notre coopération stratégique, nos relations stratégiques avec la Russie ont des fondations très fortes, logiques et cohérentes”. Mais l’Arménie continuera dans le même temps à se rapprocher de l’Union européenne, y compris dans le care de l’accord de partenariat renforcé et intégré (CEPA) que le précédent gouvernement avait signé en novembre 2017, a poursuivi Z.Mnatsakanian. “Cet accord n’a pas été signé pour être mis en œuvre au détriment d’autres orientations [de la politique étrangère arménienne]” a indiqué le chef de la diplomatie arménienne en ajoutant : “Il tend plutôt à compléter les efforts que nous déployons en vue de nos intérêts nationaux. Et s’il nous faut donner plus d’explications, alors nous le ferons”.

Quoique très attentive durant tout le déroulement de la Révolution de velours, la Russie avait pris soin de ne pas prendre position, affichant une neutralité manifeste et plutôt inédite face aux bouleversements survenus dans un pays allié, qu’elle considère comme faisant partie de son « étranger proche », sinon son pré carré. Durant toute l’épreuve de force qu’il avait menée contre Serge Sarkissian, le poussant à la démission le 23 avril et jusqu’à ce qu’il le remplace le 8 mai au poste de premier ministre, N. Pachinian n’avait eu de cesse de rappeler les liens privilégiés unissant l’Arménie à la Russie, rassurant cette dernière en affirmant que s’il exerçait le pouvoir, il ne sortirait pas l’Arménie de l’Union eurasienne ou de l’Organisation du Traité de sécurité collective, deux alliances dirigées par le Kremlin, au risque de surprendre voire de décevoir certains de ses partisans, qu’il avait mobilisés quelques mois avant contre l’adhésion de l’Arménie à ces organisations. Une fois élu premier ministre le 8 mai, il n’avait pas tardé à prodiguer personnellement et directement de telles assurances à Vladimir Poutine, qu’il rencontrait le 14 mai à Sotchi en marge d’un sommet de l’Union eurasienne.

N. Pachinian avait alors déclaré que l’Arménie resterait l’alliée de la Russie aussi longtemps qu’il en serait le premier ministre. Pourtant, la composition de son gouvernement, dont certains des membres sont des partisans déclarés d’un rapprochement avec l’Occident, et singulièrement avec les Etats-Unis, nourrit un certain scepticisme en Russie concernant les bonnes intentions affichées à son égard par le nouveau pouvoir arménien. Le vice-ministre russe des affaires étrangères Aleksandre Pankine a néanmoins indiqué en mai dernier que le changement de régime en Arménie n’avait pas eu un impact négatif sur les relations russo-arméniennes. « Le vecteur et la dynamique [de nos relations bilatérales] restent les mêmes” avait ajouté le responsable russe cité par l’agence TASS. Ces relations avaient été au cœur des discussions entre Z. Mnatsakanian et le nouvel ambassadeur de Russie à Erevan, Sergey Kopirkin, lors d’une rencontre le lundi 4 juin. Selon le ministère arménien des affaires étrangères, le ministre avait exprimé l’espoir que les relations russo-arméniennes pourraient même se renforcer. Z.Mnatsakanian devrait effectuer une visite à Moscou et y rencontrer son homologue russe Sergey Lavrov à la fin de la semaine

posté le 5 juin 2018 par Gari/armenews


TENNIS
Après avoir sorti L. Pouille, Karen Khachanov perd face à A. Zverev

Hier, la tête de série numéro 2 de Roland Garros a battu Karen Khachanov en 3h29 minutes et cinq sets (4-6, 7-6, 2-6, 6-3, 6-3). Une bataille âpre entre les deux joueurs.

Le Russo-Arménien n’ira pas plus loin que les 8e de finale, comme l’année dernière. Contre le Français Lucas Pouille, Karen Khachanov avait surclassé le match (6-3, 7-5, 6-3 en 2h24). A 22 ans, il allait ainsi disputer son deuxième huitième de finale en Grand Chelem, et le deuxième de suite... à Roland-Garros ! L’an dernier, il avait été stoppé net par Andy Murray. Fort de cette expérience, le Moscovite pouvait espérer poser davantage de problèmes à Alexander Zverev, pas impérial depuis le début de la quinzaine...

Et des problèmes, il en a sévèrement posé à son adversaire, mais il n’a pas réussi à être présent dans les moments clés. Si ses puissances gifles en coup droit étaient diablement efficaces, il a sombré quand la pression était trop forte : dans le tie-break du deuxième set, où il n’a pu tenir sa mise en jeu (7-4) ; au début et à la fin du quatrième, quand il a manqué ses quatre balles de break ; au début du cinquième, quand le 3e joueur mondial, surchauffé par le public du Suzanne Lenglen, a d’entrée pris son service pour ne plus jamais regarder dans le rétro. Karen Khachanov, qui jouait son deuxième huitième de finale consécutif à Roland (en autant de participations), a pourtant fait jeu égal avec le jeune prodige dans quasiment tous les secteurs du jeu - le service, le retour, les points gagnants. Mais il n’aura pas saisi les opportunités qui se sont présentées à lui (5 balles de break converties sur 17) pour prendre l’ascendant... Rendez-vous l’année prochaine pour, pourquoi pas, enfin atteindre les quarts de finale.

posté le 4 juin 2018 par Claire/armenews


ENERGIE
Le gouvernement résilie un contrat avec Tashir concernant le réseau d’électricité

Le nouveau gouvernement arménien a décidé de résilier un accord avec Samvel Karapetian, un milliardaire russo-arménien, qui devait permettre à l’une de ses entreprises de gérer le réseau national de transport d’électricité, a déclaré hier le ministre de l’Energie, Artur Grigorian.

Le gouvernement précédent avait annoncé l’an dernier que Tashir Kapital de Karapetian gèrerait les Réseaux électriques à haute tension (BET) appartenant à l’État pour les 25 prochaines années. Les responsables gouvernementaux ont expliqué à l’époque que le nouvel opérateur réduira les coûts en « synchronisant » les réseaux de transport et de distribution d’électricité de l’Arménie. Ils ont ajouté que Tashir Kapital obtiendrait également des prêts à grande échelle qui seront utilisés pour la rénovation des lignes de transport d’électricité et des sous-stations, ainsi que la construction de nouvelles installations de BET.

Le contrat de gestion a souligné la présence croissante de Karapetian dans le secteur énergétique arménien. Le magnat arménien est propriétaire de l’unique centrale électrique et de la plus grande centrale thermique du pays.

“Le contrat a été résilié“, a annoncé Grigorian aux journalistes. Il a affirmé que certaines de ses dispositions ne sont “pas bénéfiques pour l’Etat“, sans préciser lesquelles.

Le nouveau ministre, qui représente le parti de l’homme d’affaires Gagik Tsarukian allié au Premier ministre Nikol Pashinian, ne dira pas non plus comment le gouvernement cherchera à rationaliser les BET et à attirer les investissements qui en ont cruellement besoin. Il a rejeté la spéculation selon laquelle Tsarukian a jeté son dévolu sur le réseau de transmission.

Avec des actifs totaux estimés par le magazine « Forbes » à 3,5 milliards de dollars, Karapetian est probablement l’Arménien le plus riche du monde. Son conglomérat du groupe Tashir basé en Russie comprend plus d’une centaine d’entreprises engagées dans la construction, la fabrication, le commerce de détail et d’autres services.

Le magnat de 52 ans a fortement soutenu l’ancien Premier ministre Karen Karapetian (aucun lien familial) tout au long de son mandat qui a pris fin lorsque l’ancien président Serge Sarkissian est devenu Premier ministre le 17 avril dans ce qui s’est avéré être une tentative échouée de prolonger son règne à la tête du pouvoir. Karapetian a pris la relève en tant que Premier ministre par intérim après la démission de Sarkissian le 23 avril, au milieu des protestations de masse menées par Pachinian.

En 2015, Tashir a racheté à Inter RAO, une société d’énergie russe dirigée par l’État, l’entreprise d’électricité ENA et une grande centrale électrique dans la ville arménienne de Hrazdan. Le nouveau propriétaire semble avoir considérablement réduit les pertes depuis lors.

Samvel Karapetian possédait une autre société ainsi qu’un fonds d’investissement que lui et d’autres riches hommes d’affaires russo-arméniens avaient créé en 2017 pour construire une centrale hydroélectrique de 76 mégawatts dans la province du Lori, au nord de l’Arménie. Le fonds, appelé le Club des investisseurs d’Arménie (ICA), prévoyait également de financer au moins en partie la construction d’une centrale hydroélectrique de 100 mégawatts à la frontière entre l’Arménie et l’Iran.

Karapetian n’a pas encore dit s’il ira de l’avant avec ces projets d’investissement après le récent changement du gouvernement de l’Arménie.

posté le 31 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



TENNIS
Premier match solide à Roland Garros pour Karen Khachanov

Hier, le Russo-Arménien jouait son premier match du tournoi de Roland Garros 2018. Si ses résultats ces derniers mois étaient irréguliers, il a rassuré en s’imposant en trois sets face à l’Autrichien Andreas Haider-Maurer, en seulement 1h56.

7-6 (7-0) / 6-3 / 6-3 : Karen Khachanov n’a eu besoin que d’une balle de match pour venir à bout de son adversaire. Il a pu s’appuyer tout au long de la partie sur son solide service (17 aces et 67% de premier service).

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Surprise : au prochain tour, il n’affrontera pas Stan Wawrinka, mais l’Espagnol Garcia-Lopez, qui a éliminé le Suisse en 5 sets. Un match qui semble à la portée de Karen Khachanov, avant d’affronter pourquoi pas le Français Lucas Pouille au tour suivant (tête de série numéro 15).

Mais avant ce second tour de Roland Garros, on pourra retrouver le Russe aujourd’hui sur le court numéro 16 pour un double avec Ilya Ivashka, contre les redoutables australien John Peers et finlandais Henri Kontinen (tête de série numéro 3).

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posté le 29 mai 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti



DIPLOMATIE
Les liens russo-arméniens ne sont pas affectés par le changement de régime

Le récent changement de gouvernement arménien à la suite des manifestations de masse n’a pas eu d’impact négatif sur les relations étroites de la Russie avec l’Etat du Caucase du Sud, a déclaré vendredi un haut diplomate russe.

“Nous n’avons pas arrêté ou ralenti la coopération avec l’Arménie“, a assuré le vice-ministre des Affaires étrangères Aleksandr Pankin à l’agence de presse TASS. “Quand [le président russe] Vladimir Poutine a rencontré le nouveau Premier ministre d’Arménie [Nikol Pachinian], il a été confirmé que tout serait préservé. Le vecteur et la dynamique [des relations bilatérales] restent les mêmes. “

“Tous les projets relatifs à l’interaction financière, commerciale, d’investissement et humanitaire restent sur la table“, a-t-il confié. “Donc, il n’y a pas de déviation ou de réduction.“

Poutine et Pachinian se sont rencontrés dans la ville russe de Sotchi le 14 mai près d’une semaine après que ce dernier a été élu Premier ministre suite à des semaines de manifestations qui ont entraîné la démission du Premier ministre précédent, Serge Sarkissian.

Pachinian a assuré à Poutine que l’Arménie restera alliée à la Russie pendant son mandat. “Personne n’a jeté le doute et, je pense, jettera le doute sur l’importance stratégique des relations russo-arméniennes“, a-t-il souligné.

Le nouveau Premier ministre a également salué les réactions “équilibrées“ et “très constructives“ de Moscou au mouvement de protestation mené par lui.

Moscou a observé de près les événements en Arménie, déclenchés par la tentative de Sarkissian de poursuivre son pouvoir en Arménie. Dans leurs déclarations publiques, les responsables russes ont évité de prendre parti.

Pashinian a depuis déclaré à plusieurs reprises qu’il ne sortira pas l’Arménie de l’Union économique eurasienne et de l’Organisation du Traité de sécurité collective. L’ancien chef de l’opposition âgé de 42 ans avait critiqué par le passé l’appartenance de l’Arménie aux deux blocs dirigés par la Russie.

posté le 28 mai 2018 par Claire/armenews


ECONOMIE
Erevan salue les progrès vers de nouvelles routes commerciales russo-géorgiennes

Le gouvernement arménien a félicité la Géorgie et la Russie vendredi pour s’être rapproché de l’ouverture de nouveaux corridors de transport russo-géorgiens qui faciliteraient les expéditions de marchandises à destination et en provenance de l’Arménie.

Les négociateurs russes et géorgiens ont fait état de nouveaux progrès dans la mise en œuvre de l’accord de 2011 après une nouvelle série de pourparlers qui ont eu lieu à Prague jeudi.

L’accord appelle à la réouverture de deux routes reliant la Géorgie à la Russie via les régions sécessionnistes géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie. Les deux parties ont engagé une société suisse, SGS, pour mettre en place des points de contrôle douaniers spéciaux sur les limites administratives des deux territoires.

Le négociateur en chef russe, le vice-ministre des Affaires étrangères, Grigory Karasin, a déclaré qu’ils étaient d’accord pour mettre en place un groupe de travail conjoint qui essaiera de mettre au point des modalités pratiques d’exploitation des nouvelles routes commerciales. Ceux-ci incluent des questions telles que « où et comment les points de contrôle douaniers fonctionneront », a expliqué Karasin en direct de Prague.

“C’est un travail sérieux qui prendra probablement plusieurs mois“, a-t-il ajouté.

“Nous entrons maintenant dans la phase de mise en œuvre de l’accord“, a déclaré pour sa part Zurab Abashidze, homologue géorgien de Karasin. Il a précisé que le gouvernement géorgien soutient le lancement des nouveaux corridors.

Le commerce entre l’Arménie enclavée et la Russie, son principal partenaire commercial, est principalement assuré par le seul passage frontalier russo-géorgien à Upper Lars. La circulation le long de cette route montagneuse est périodiquement bloquée par le mauvais temps, surtout en hiver. Par conséquent, Erevan a fort intérêt à avoir des routes commerciales alternatives.

Le vice-Premier ministre arménien Tigran Avinian a salué le “mouvement positif“ dans les pourparlers russo-géorgiens de longue date. “Nous apprécions hautement la préparation des parties et les efforts pour mettre en œuvre cet accord extrêmement important pour nous“, a-t-il écrit sur Facebook.

Avinian a également déclaré que le Premier ministre Nikol Pachinian a discuté de la question avec le président russe Vladimir Poutine lors de leur réunion du 14 mai à Sotchi.

Par ailleurs, Pachinian doit se rendre à Tbilissi et rencontrer les dirigeants de la Géorgie d’ici une semaine.

posté le 28 mai 2018 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



TENNIS
Un tirage compliqué pour Karen Khachanov à Roland Garros

Le site officiel de Roland Garros l’avait classé dans les “8 non-têtes de série à éviter au tirage“ : il faut dire que Karen Khachanov, s’il n’a pas fait de grosses performances ces derniers mois, a marqué le tournoi de terre battue parisienne l’année dernière en atteignant les 8e de finale.

Cette année, le tirage au sort qui a eu lieu hier ne lui a pas été très favorable : si le premier tour contre l’Autrichien Haider-Maurer semble largement à la portée du Russo-Arménien, celui qui est classé 39e aujourd’hui pourrait dès le second tour rencontrer le Suisse Stan Wawrinka. Et même s’il réalisait l’exploit de battre cet ancien gagnant de Roland Garros, il pourrait se retrouver au tour suivant contre Lucas Pouille, tête de série numéro 15, celui sur qui misent tous les espoirs des Français...

Mais rien ne fait peur au colosse de 22 ans : près de deux mètres sous la toise, service qui claque, coup droit mortier... Le tennis surpuissant de Karen Khachanov peut faire de gros dégâts et créer des surprises !

posté le 25 mai 2018 par Claire/armenews

Claire Barbuti