Nouvelles d'Arménie
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Russie


ELECTRICITE
L’Arménie importe le gaz de Russie car il est moins cher que celui d’Iran

L’Arménie importe la majeure partie de son gaz naturel en provenance de Russie parce qu’il est moins cher que le gaz fourni par l’Iran voisin, a insisté vendredi le ministre des Infrastructures énergétiques, Ashot Manukian.

Le gaz russe, qui coûte actuellement 150 dollars pour l’Arménie par millier de mètres cubes, répond à plus de 80% de la demande annuelle du pays. Les importations de gaz restantes proviennent d’Iran dans le cadre d’un accord d’échange impliquant des livraisons d’électricité arménienne à la République islamique.

“Si un prix inférieur nous est offert, nous achèterons certainement plus de gaz iranien“, a souligné Manukian lors d’une conférence de presse.

M. Manukian a déclaré que le Premier ministre, Karen Karapetian, l’avait clairement assuré lors d’une visite officielle à Téhéran la semaine dernière. Selon lui, Karapetian a affirmé au ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh : “Si vous pouvez nous donner du gaz à un prix inférieur, nous sommes prêts à vous acheter directement du gaz et à abandonner en partie l’accord actuel“.

L’échange gaz-électricité devrait être considérablement étendu après la construction en cours d’une troisième ligne de transport d’électricité reliant l’Arménie à l’Iran.

Un haut dirigeant de la Compagnie de gaz nationale d’Iran (CNGI) a affirmé en août que l’Arménie souhaitait doubler, voire même plus, les importations de gaz iranien avant même que la ligne à haute tension ne soit mise en service en 2019. Il a précisé que la partie arménienne devrait payer pour des fournitures supplémentaires en espèces et que cela coûterait plus cher à Erevan que le gaz russe.

Les médias iraniens ont cité la semaine dernière le vice-ministre du Pétrole, Amir-Hossein Zamaninia, affirmant que Karapetian avait également discuté à Téhéran de la possibilité d’importer du gaz arménien du Turkménistan via l’Iran. Erevan s’intéresse au gaz turkmène car il serait probablement moins cher que pour le gaz iranien.

Karapetian, qui a géré Gasprom de 2001 à 2010, a refusé d’en dire plus concernant les discussions sur le gaz avec les dirigeants iraniens lorsqu’il s’est entretenu avec des journalistes à Gumri mercredi. Il a seulement lâché qu’il revenait d’Iran avec “des projets très bons et très prometteurs“.

posté le 23 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Coopération  Economie  Energie  Image 450  Iran  Russie 


COOPERATION
Le Premier ministre Karen Karapetian en visite en Iran

Le Premier ministre Karen Karapetian a rencontré hier le président iranien Hassan Rohani à l’issue d’une visite officielle à Téhéran, centrée sur les efforts en cours pour développer les relations commerciales entre les deux pays.

Il aurait discuté avec Rohani et d’autres dirigeants iraniens de la mise en œuvre de projets énergétiques conjoints et des moyens pour éliminer les obstacles au commerce bilatéral.

“L’Arménie attache une grande importance à ses relations chaleureuses et amicales avec l’Iran, qui ont de solides liens historiques et sont fondées sur des intérêts mutuels“, a commenté M. Karapetian.

Le président iranien a réaffirmé son engagement à resserrer ses liens avec l’Arménie. “L’expansion des relations avec l’Arménie, un pays ami et voisin, a été importante pour l’Iran“, a-t-il commenté, selon l’agence de presse IRNA. Il a précisé qu’il fallait faire plus pour exploiter le potentiel économique des relations bilatérales.

Rohani a donné les mêmes assurances au président Serge Sarkissian lors de leur rencontre à Téhéran le lendemain de son prise de fonction pour un second mandat début août.

“Nous n’avons aucune limite à la coopération avec l’Arménie dans les domaines politique, économique et culturel“, a assuré le premier vice-président de l’Iran, Eshaq Jahagiri, à l’issue d’un entretien avec Karapetian lundi.

“Nous avons tous les deux affirmé que nous étions prêts à renforcer le volume des relations arméno-iraniennes et sommes déterminés à lever tous les obstacles“, a dit Karapetian pour sa part.

Un communiqué du gouvernement arménien indique que les deux hommes ont examiné la construction en cours d’une nouvelle ligne de transport d’électricité qui devrait augmenter de manière significative les exportations d’électricité arménienne vers l’Iran. Les livraisons de gaz naturel iranien à l’Arménie vont également monter en flèche. Karapetian a aussi discuté de ce projet lors d’une réunion séparée avec le ministre du Pétrole, Bijan Zanganeh, et le ministre de l’Energie, Sattar Mahmoudi.

Trois autres ministres iraniens ont eu des réunions séparées avec leur homologue arménien accompagnant Karapetian.

A l’ordre du jour des pourparlers de Karapetian figurait également la création prochaine d’une “zone économique libre“ près de Meghri, une ville arménienne à la frontière iranienne. Karapetian a exhorté les entreprises iraniennes à s’installer là-bas et à obtenir un accès libre de droits aux marchés en Russie et aux autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie. Selon lui, ils pourraient également profiter du régime commercial préférentiel de l’Arménie avec l’Union européenne.

L’Iran négocie avec l’UEE sur un accord de libre-échange fortement soutenu par l’Arménie. Karapetian aurait déclaré à Jahangiri qu’Erevan était “prêt à fournir le soutien nécessaire“ pour une conclusion rapide de ces pourparlers.

Selon les statistiques officielles arméniennes, le commerce arméno-iranien atteint un montant relativement modeste de 173,5 millions de dollars au cours des huit premiers mois de cette année. L’Iran représente moins de 5% du commerce extérieur global de l’Arménie.

posté le 11 octobre 2017 par Claire/armenews

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EREVAN
Les médiateurs de l’OSCE discutent avec Sarkissian d’une réunion arméno-azérie

Des médiateurs américain, russe et français du Groupe de Minsk ont rencontré vendredi le président Serge Sarkissian à Erevan pour discuter des préparatifs de prochaines négociations avec son homologue azerbaïdjanais, Ilham Aliev, qui, selon eux, relanceront le processus de paix au Haut-Karabagh.

Le bureau de presse de Sarkissian a révélé que la rencontre avec les trois coprésidents du Groupe Minsk de l’OSCE portait sur « les possibilités de faire avancer le processus de règlement pacifique du conflit du Karabagh, y compris les questions liées à l’organisation d’une réunion des présidents de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan ».

Selon le ministère des Affaires étrangères, les médiateurs ont discuté de la tenue du sommet arméno-azerbaïdjanais lors de leurs entretiens distincts avec le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian, tenus plus tôt dans la journée.

Le Russe Igor Popov, le Français Stephane Visconti et l’Américain Andrew Schofer se sont rendus à Bakou samedi. Aliev et le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, avaient déclaré jeudi qu’ils discuteraient également des détails du sommet prévu avec les trois diplomates. “Il nous semble que l’Arménie revient au processus de négociation et c’est une question très importante“, a souligné Aliev face à des fonctionnaires de l’Union européenne.

Les coprésidents ont déjà rencontré Nalbandian et Mammadyarov à New York le mois dernier. Dans une déclaration conjointe, ils ont exprimé l’espoir que la rencontre d’Aliev-Sarkisian aidera les parties en conflit à « trouver éventuellement des solutions de compromis aux problèmes restants ».

Les entretiens de New York ont eu lieu quelques jours seulement après qu’Aliev et Sarkissian ont échangé de nouvelles accusations en s’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies. Le leader azerbaïdjanais a fortement critiqué la communauté internationale pour ne pas aider Bakou à reprendre le contrôle du Karabagh. Il a également tweeté jeudi que le groupe de Minsk “doit exercer plus de pression sur le régime occupant de l’Arménie“.

Pour sa part, Sarkissian a de nouveau exprimé son soutien aux efforts de paix des médiateurs lorsqu’il a rencontré Schofer jeudi. Le diplomate, qui a assumé la coprésidence américaine du groupe de Minsk en août, s’est rendu au Karabagh en début de semaine dernière.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews


COOPERATION
Selon un proche de Poutine, l’adhésion à l’UEE est une bonne chose pour l’Arménie

L’adhésion à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie est “très bénéfique“ pour l’Arménie et son économie en difficulté, a assuré vendredi un conseiller du président russe Vladimir Poutine.

En parlant au service arménien de RFE/RL à Erevan, le fonctionnaire Sergey Glazyev a également prétendu que l’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc commercial faciliterait une résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh.

Glazyev a soutenu qu’en faisant partie de l’UEE, l’Arménie est en mesure d’attirer les investisseurs étrangers intéressés par l’accès sans droits de douane au vaste marché russe. “L’Arménie a des relations uniques dans le monde“, a-t-il expliqué. “Nous connaissons l’influence omniprésente de la diaspora arménienne. Nous connaissons les avantages concurrentiels dont bénéficient les milieux commerciaux arméniens dans divers pays du monde, y compris aux Etats-Unis, pays qui brandit la menace d’une guerre économique contre nous “.

“Donc, pour les investisseurs internationaux, l’Arménie est un point d’entrée très intéressant dans le marché eurasien“, a préicsé Glazyev, faisant écho aux déclarations de dirigeants arméniens.

Les critiques pro-occidentaux du gouvernement pensent, eux, que l’adhésion à l’UEE entrave au contraire le développement économique du pays. Ils soutiennent que la croissance économique ne s’est pas accélérée après l’adhésion de l’Arménie au bloc en janvier 2015. Certains de ses indicateurs macroéconomiques se sont réellement aggravés depuis, disent-ils.

“Si l’Arménie n’avait pas fait partie de l’UEE, la situation aurait été pire“, a répondu Glazyev. Il a affirmé que la politique monétaire restrictive de la Banque centrale russe est principalement responsable du ralentissement économique des dernières années en Russie, qui a affecté l’Arménie et d’autres États membres de l’UEE.

Le conseiller du Kremlin, qui traite de l’intégration économique post-soviétique défendue par Moscou, préconise depuis longtemps une intervention gouvernementale plus forte dans l’économie.

S’exprimant en marge d’un forum intergouvernemental russo-arménien à Erevan, Glazyev a également plaidé en faveur de l’adhésion d’autres ex-Républiques soviétiques dans l’EEU.

« L’élargissement de l’UEE est un processus naturel parce que tous les pays de l’espace post-soviétique existent depuis des siècles, se connaissent bien, savent comment s’entendre, utilisent le russe comme langue de communication et partagent l’ancienne culture de l’activité commune et la construction commune d’immenses empires. Nous avons construit ensemble l’Empire russe, l’Union soviétique, et nous pouvons construire notre avenir pour les 100 prochaines années “, a-t-il déclaré.

Glazyev a en même temps rejeté comme étant des “absurdités“ les propos qui sous-tendent que la volonté de Poutine vise à restaurer l’Union soviétique. Il a insisté sur le fait que l’UEE restera une « union économique » de nations souveraines.

Glazyev a ajouté : “Si nous voulons avoir la paix, une assistance mutuelle et une coopération bénéfique qui contribuerait également à mettre fin aux problèmes politiques, nous devrions intégrer tout le Caucase dans l’UEE“.

“Je crois que si nous formons un espace économique commun, si des relations de coopération à long terme apparaissent entre les entreprises et les gens, si nos entrepreneurs font des affaires ensemble, nous renforcerons la confiance mutuelle, l’économie va commencer à aller de l’avant“, a-t-il commenté. L’adhésion de l’Azerbaïdjan au bloc créerait donc des “possibilités supplémentaires“ de résoudre le conflit du Karabagh.

Le leadership de l’Azerbaïdjan a montré peu d’intérêt à l’idée de rejoindre l’UEE jusqu’à présent.

posté le 9 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARMENIE
Le Parlement arménien ratifie un nouvel accord de défense arméno-russe

L’Assemblée nationale d’Arménie a ratifié lors d’un vote le jeudi 5 octobre par une très large majorité de ses membres un accord arméno-russe officialisant une force militaire commune qui avait été mise sur pieds en Arménie il y a plus d’une décennie. En vertu de l’accord signé à la fin 2016, “le contingent uni de troupes” a pour mission d’“assurer la sécurité militaire dans la région” et de repousser d’éventuelles agressions de pays tiers contre l’Arménie ou la Russie. Le contingent arméno-russe est constitué d’éléments déployés dans la base militaire russe déjà existante en Arménie et de soldats de l’armée arménienne. Il est commandé par des généraux de l’armée nationale arménienne depuis sa création en 2001.

Le Parlement arménien a approuvé le texte, qui avait été ratifié par le Parlement de Russie cet été, par 87 voix contre 7. Les 7 voix hostiles au traité arméno-russe émanaient toutes du banc du bloc d’opposition Yelk, l’unique formation du Parlement arménien affichant une opposition résolue au gouvernement arménien. Les représentants de Yelk avaient déclaré, lors des débats parlementaires à la veille du vote, que l’accord allait limiter plus encore la souveraineté de l’Arménie et placer ses forces armées sous le contrôle plus étroit encore de l’armée russe. Les représentants de la majorité parlementaire ont balayé du revers de la main ces objections, mises sur le compte des positions résolument hostiles à la Russie du bloc Yelk. Ce dernier avait également tenté en vain de soulever le débat sur le retrait de l’Arménie de l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie. Eduard Sharmazanov, le vice-président du Parlement arménien et porte-parole du Parti républicain d’Arménie (HHK) au pouvoir, a fait valoir jeudi 5 octobre que la force militaire russo-arménienne avait surtout vocation à renforcer la sécurité de l’Arménie, dont elle contribuerait à la défense en cas d’une attaque militaire de la Turquie ou de l’Azerbaïdjan.

posté le 6 octobre 2017 par Gari/armenews


COOPERATION MILITAIRE
Le Parlement arménien débat de nouveau d’un accord de défense avec la Russie

Le Parlement d’Arménie a débattu hier de la ratification d’un nouvel accord avec la Russie qui vise à renforcer une force militaire russo-arménienne qui a été créée il y a plus d’une décennie.

L’accord sur « le groupe des troupes unies » des deux pays a été signé par les ministres de la Défense russe et arménien à Moscou en novembre dernier. Il spécifie la mission de la force conjointe comprenant des troupes de la base militaire russe en Arménie et du cinquième corps de l’armée arménienne. Leur objectif principal sera de « garantir la sécurité militaire dans la région » et déjouer ou repousser les éventuelles agressions étrangères contre l’Arménie et la Russie.

L’accord, déjà ratifié par le Parlement russe, stipule que le contingent russo-arménien sera dirigé par un général nommé par le commandant en chef de l’armée arménienne. Il sera subordonné au chef de l’armée arménienne en temps de paix. Mais il pourrait se présenter à la tête du district militaire sud de la Russie en cas de guerre ou d’agression imminente contre l’un ou l’autre Etat.

S’adressant aux députés, le ministre adjoint de la Défense, Artak Zakarian, a déclaré que l’accord constituerait un nouveau cadre juridique pour une force militaire qui existe depuis plus de 15 ans.

“Ce contingent existe de facto. Le président de la République l’a revendiqué clairement l’année dernière “, a expliqué Eduard Sharmazanov, député, lors du débat. Il a ajouté que l’accord était « logique » étant donné l’alliance militaire de l’Arménie avec la Russie.

Koryun Nahapetian, président progouvernemental du comité du Parlement sur la défense et la sécurité, a également exhorté les autres parlementaires à le ratifier. “Dans le cadre de ce traité, nous augmenterons nos capacités“, a vanté Nahapetian. L’Arménie sera spécifiquement capable d’utiliser davantage l’armement russe sophistiqué, a t-il ajouté.

Les députés de Yelk, une alliance d’opposition pro-occidentale, ont rejeté ces explications en disant que l’Arménie céderait davantage sa souveraineté à la Russie.

L’un d’eux, Aram Sarkisian, a commenté : “Notre secteur de l’énergie est sous le contrôle total de la Russie. Nous avons des accords militaires dans le cadre de l’Organisation du Traité de sécurité collective. Nous avons fourni notre espace aérien, nos communications aux Russes ... Pourquoi avons-nous besoin de cela encore ? “

Un autre député de Yelk, Gevorg Gorgisian, s’est dit préoccupé par une clause de l’accord qui parle des « menaces militaires internes » pour lesquelles les forces russo-arméniennes pourraient intervenir. Il a affirmé que Moscou pourrait l’utiliser pour intervenir dans les processus politiques en Arménie.

Zakarian a exclu un tel scénario. “Nous ne parlons pas d’actions politiques ou de la vie politique et sociale de l’un ou l’autre pays“, a répliqué le vice-ministre. “Étant donné que le Moyen-Orient montre maintenant quels dangers internes peuvent surgir dans un Etat ou un autre, le traité prévoit également des mesures appropriées contre les menaces militaires internes. À condition, bien sûr, que les parties s’entendent sur cette question.

Le Parlement votera et ratifiera très probablement l’accord aujourd’hui. Yelk est la seule force parlementaire qui s’oppose à cette ratification. Il détient 9 sièges sur les 105 du Parlement.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews

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SYRIE
Poutine et Erdogan veulent renforcer leur coopération

Ankara, (AFP) - La Turquie et la Russie vont renforcer leur coopération pour mettre un terme au conflit en Syrie et travailler à mettre en place une “zone de désescalade“ dans la province rebelle d’Idleb (nord-ouest), ont affirmé jeudi les présidents des deux pays.

“Nous avons décidé d’intensifier les efforts (...) pour rendre opérationnelle la zone de désescalade à Idleb“, a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan au cours d’une conférence de presse à Ankara avec son homologue russe Vladimir Poutine.

La province d’Idleb a été désignée comme devant être l’une des quatre “zones de désescalade“ en Syrie pendant des négociations mi-septembre à Astana (Kazakhstan) entre la Russie et l’Iran, des pays alliés du président syrien Bachar al-Assad, et la Turquie, qui soutient la rébellion.

Mais depuis, le régime de Damas et ses alliés ont procédé à des bombardements meurtriers dans cette province, contrôlée en grande partie par des jihadistes de l’ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, des bombardements des forces du régime et russes en réaction à une offensive jihadiste ont fait des morts dans la province d’Idleb depuis le 19 septembre.

Vladimir Poutine a affirmé au cours de la conférence de presse à Ankara que la Turquie et la Russie allaient “approfondir leur coordination“ en vue de mettre un terme au conflit syrien qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts depuis mars 2011.

“De fait, les conditions nécessaires ont été créées pour mettre un terme à la guerre fratricide en Syrie, (infliger) une défaite finale aux terroristes et permettre aux Syriens de retourner à une vie paisible“, a déclaré M.  Poutine.

Le chef de l’Etat russe a toutefois reconnu que l’application des décisions prises à Astana n’avait “pas été facile“, mais a estimé que les différentes parties avaient déjà “réussi à obtenir un résultat positif“.

La Turquie et la Russie, qui soutiennent des camps opposés en Syrie, ont mis leurs divergences de côté ces derniers mois pour tenter de parvenir à un règlement du conflit syrien.

Leur rapprochement, après une grave crise diplomatique en 2015, a suscité l’inquiétude de plusieurs partenaires occidentaux de la Turquie.

posté le 29 septembre 2017 par Ara/armenews


ARMENIE
Le comité permanent du Parlement rejete l’idée d’enquêter sur l’adhésion à l’UEE

Un comité permanent du Parlement arménien a rejeté hier la demande faite par l’alliance Yelk pour une enquête parlementaire sur les conséquences de l’adhésion de l’Arménie à l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie.

Les représentants du bloc pro-occidental ont proposé plus tôt ce mois-ci la création de la commission ad hoc, juste après que la majorité pro-gouvernementale à l’Assemblée nationale s’est opposée à son projet exigeant que les autorités arméniennes se lancent dans un “processus“ d’invalidation de leur adhésion à l’UEE.

Le projet proposé indique que l’adhésion à l’UEE, à compter de janvier 2015, a nuit à l’économie et à la sécurité du pays. Les dirigeants de Yelk ont ​​décidé de reporter les discussions parlementaires sur le document pour se concentrer plutôt sur l’idée de créer la commission.

L’un d’entre eux, Nikol Pashinian, a demandé une enquête relative à l’UEE lors d’une réunion du comité parlementaire sur les relations extérieures. Tous les membres du comité, sauf un, ont voté contre la proposition de Yelk après un débat animé avec Pashinian. Ils sont affiliés au parti républicain (HHK), à son partenaire de coalition (FRA) et au groupe de Gaguik Tsaroukian, qui assure s’opposer au gouvernement.

“Nous devrions être prudent face à cette question“, a déclaré Ararat Zurabian, député du bloc Tsarukian.

Le chef parlementaire de la FRA, Armen Rustamian, s’est opposé à la fois à la proposition, et au moment choisi par Yelk pour le présenter. Il a prétendu qu’il pourrait mettre en danger la prochaine signature d’un accord historique entre l’Arménie et l’Union européenne.

Artashes Geghamian, député pro-russe du HHK, a affirmé que l’Arménie aurait enduré le genre de conflits armés et les turbulences qui se poursuivent en Ukraine si le président Serge Sarkissian n’avait pas décidé de rejoindre l’UEE en septembre 2013. La décision de Sarkissian a annulé un accord d’association négocié par des responsables arméniens et européens au début de 2013.

Pashinian a saisi les remarques de Geghamian comme preuve supplémentaire que l’adhésion de l’Arménie à l’UEE est le résultat d’un “chantage“ de la Russie.

Malgré le verdict négatif du comité, Yelk est autorisé par les statuts de l’Assemblée nationale à lancer un débat de 90 minutes sur la question au Parlement. Edmon Marukian, autre leader de Yelk, a affirmé que le bloc forcerait la tenue d’un tel débat.

Yelk détient 9 sièges sur 105 dans le Parlement. Les trois autres groupes politiques représentés dans la Chambre s’opposent à la sortie de l’UEE par l’Arménie.

posté le 28 septembre 2017 par Claire/armenews

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RENDEZ-VOUS DES NAM
Andreï Gratchev : « La Russie se porte garante du maintien du Haut-Karabakh dans l’espace arménien »

La sagesse légendaire d’Andreï Gratchev a permis d’en savoir plus sur la politique de la Russie dans le Caucase du Sud. Cet ancien porte-parole de Mikhaïl Gorbatchev était vendredi 22 septembre l’invité de la 7e édition des Rendez-Vous des NAM, à Paris, devant un public à la fois curieux d’en savoir plus sur les intérêts de Moscou dans la région mais aussi inquiet par les importantes ventes d’équipements militaires de la Russie à l’Azerbaïdjan, hostile aux Arméniens. Diplomate et universitaire de formation, Andreï Gratchev a d’emblée rappelé pourquoi Mikhaïl Gorbatchev n’a pas eu l’occasion de régler le problème sensible du Haut-Karabakh, considéré comme le premier signe de la décomposition de l’URSS. En dépit d’un entourage constitué de Soviétiques d’origine arménienne, le premier et dernier président de l’URSS n’a pas réussi à régler ce problème des nationalités en raison du poids des musulmans dans l’Union et de la sensibilité des Républiques concernées. Mais si aujourd’hui, le problème reste insoluble, Andreï Gratchev a tenu à indiquer que la Russie s’est imposée une ligne rouge dans ce conflit : la Russie se porte garante du maintien du Haut-Karabakh dans l’espace de l’Arménie. Reste à savoir comment l’Azerbaïdjan réagira à cette affirmation, quand on sait que les diplomates azerbaïdjanais sont à l’affût de la moindre déclaration d’un leader ou universitaire russe à propos des Arméniens.

L’ancien porte-parole a replacé le conflit du Haut-Karabakh dans un contexte international de tensions entre la Russie et les Occidentaux. Pour lui, la Russie se sent agressée par les Américains et notamment cette volonté américaine d’élargir l’OTAN, contre les intérêts des Russes. Mais quand on lui répond que les nouvelles Républiques ont des droits en tant qu’Etats souverains, Andrey Gorbatchev répond par d’abord le respect des engagements pris par les Occidentaux lors de la chute de l’URSS et la réunification de l’Allemagne. Sauf, que les grandes puissances n’ont pas à décider sur le dos des Etats post-communistes... Andrey Gratchev a fait preuve d’une grande clairvoyance quant à l’avenir des relations internationales. Préoccupé par la politique de Trump, il a également considéré que les temps sont durs pour la paix, que les voyants sont en train de passer à l’orange et que le risque d’une nouvelle guerre froide est grand. Et quand on lui demande si nous sommes avant 1914 ou dans les années 1930, il répond nous sommes en “17“. Mais s’agit-il de “1917“ ou de “2017“, il sourit : “nous sommes en 17“.

Enfin, il a reconnu que la Russie avait une responsabilité importante dans la paix en Europe et au Proche-Orient. Si la Russie renonçait à ses ingrédients post ou pré-impériaux et envisageait d’adopter des méthodes plus douces ajustées aux valeurs européennes, nous en serions peut-être pas là aujourd’hui dans les relations entre la Russie et ses voisins. Une proposition qui ne ferait que le bonheur de tout le monde, mais personne n’est naïf, tant que la Russie utilisera des méthodes coercitives sur ses voisins, elle gardera cette image d’une puissance revancharde et prédatrice.

Le prochain rendez-vous des NAM aura lieu exceptionnellement le MARDI 5 décembre à 20h, rue de Courcelles à l’UGAB et aura pour thème : “Quand la société civile s’empare de la politique ?“. Et les intervenants sont au nombre de 4 : il s’agit des 4 députés français d’origine ou d’affiliation arménienne, Danièle Cazarian, Jacques Marilossian, Guillaume Kasparian et Nadia Essayan

La Rédaction des NAM

posté le 26 septembre 2017 par Ara/armenews