Nouvelles d'Arménie
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Russie


CONSEIL DE L’EUROPE
Le président de l’APCE s’explique sur son voyage à Damas et accuse les médias russes

Le président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), l’Espagnol Pedro Agramunt, au cœur d’une polémique soulevée par un déplacement en Syrie pour y rencontrer Bachar el-Assad, s’est défendu devant les membres de l’assemblée en accusant les médias russes de l’avoir “manipulé“.

“J’ai été manipulé par les médias russes“, a soutenu M. Agramunt devant les membres de l’assemblée lors d’une “audition“ consacrée à cette question.

Le président de l’APCE soutient avoir effectué ce déplacement en tant que sénateur espagnol et non dans le cadre de ses fonctions au conseil de l’Europe. Il reproche aux médias russes de l’avoir présenté comme le président de l’APCE en déplacement officiel à Damas.

Pedro Agramunt, qui siège au perchoir de l’Assemblée depuis janvier 2016, était accompagné du centriste espagnol Jordi Xucla et du libéral belge Alain Destexhe au cours de ce déplacement.

Plusieurs parlementaires demandent sa démission de la présidence. Mais rien dans le règlement de l’institution ne peut le forcer à partir, a précisé un porte-parole.

M. Agramunt doit accueillir jeudi le roi d’Espagne Felipe VI qui interviendra devant l’Assemblée.

Les trois élus affirment être partis “observer la situation en Syrie“ à Alep à l’invitation du parlement syrien, et assurent avoir été contraints de rencontrer le président syrien à Damas. Ils ont voyagé à bord d’un avion civil affrété par l’Etat russe pour se rendre dans la capitale syrienne le 20 mars.

Les trois élus ont tour à tour reconnu des “erreurs“ au cours de leur audition et évoqué une “manipulation“ des médias russes.

M. Agramunt a expliqué avoir dû “monter dans un jet, pour des raisons de sécurité“. “A ce moment-là j’aurais peut être pu ne pas monter dans l’avion“, a-t-il reconnu. “Il ne s’attendait pas à ce que sa visite soit médiatisée.

Il partait du principe qu’en partant en tant que sénateur cela ferait moins de dégâts“, a souligné une source au sein du Conseil sous couvert de l’anonymat.

“Cette fonction s’exerce de la première minute de l’élection à la dernière minute du mandat“, lui a rappelé la député socialiste suisse Liliane Maury Pasquier, s’interrogeant sur l’absence de communication de M. Agramunt.

Fustigeant une “grave erreur politique“, le chef de file des élus socialistes, l’Italien Michele Nicoletti avait demandé lundi au président de l’assemblée de “faire preuve de sens des responsabilités“ en démissionnant.

Pedro Agramunt a annoncé qu’il fera connaître sa “position“.

L’APCE est une instance qui se réunit quatre fois par an à Strasbourg pour permettre à 324 parlementaires issus de 47 pays d’Europe de débattre des droits de l’homme ou de l’Etat de droit.

posté le 29 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Russie 


RUSSIE
Russie : sauvetage d’une banque liée à l’Eglise orthodoxe

La banque centrale russe a annoncé un plan de sauvetage dépassant deux milliards d’euros pour la banque en difficulté Peresvet, contrôlée par la puissante Eglise orthodoxe, mettant pour la première fois à contribution les créanciers et non seulement l’argent public.

La gestion de ce cas était considéré comme un test pour l’assainissement du secteur financier russe mené par la Banque de Russie, qui a abouti à la fermeture de plusieurs centaines d’établissements ces dernières années et a nécessité l’injection de fonds publics massifs.

Cette fois, si la banque centrale va bien apporter un crédit de 66,7 milliards de roubles (1,1 milliard d’euros au taux de mercredi), “plus de 70 créanciers ont souhaité participer volontairement à l’assainissement financier“, a annoncé la Banque de Russie dans un communiqué.

Leur participation se fera par la conversion de leurs dépôts en titres de dette pour 69,7 milliards de roubles (1,15 milliard d’euros), a-t-elle précisé.

La redressement de Peresvet, mise sous tutelle en octobre dernier au vu de ses difficultés financières, sera géré par la banque VBRR, contrôlée elle-même par le pétrolier semi-public Rosneft.

Le cas était sensible pour plusieurs raisons. D’une part, l’entreprise est détenue à 49% par l’Eglise orthodoxe, institution très influente pour qui elle effectuait certaines transactions. Elle avait pour clients de grosses entreprises comme les producteurs d’électricité Inter-RAO ou RusHydro qui va participer à son renflouement.

D’autre part, les sommes nécessaires compliquaient la résolution du problème. Jusqu’à présent, la banque centrale a choisi soit de sauver les établissements en difficulté en prêtant des fonds à taux préférentiels, soit de les placer simplement en faillite, nécessitant de rembourser les petits déposants.

Depuis l’arrivée à sa tête en 2013 d’Elvira Nabioullina, la Banque de Russie a fermé plus de 300 établissements.

posté le 27 avril 2017 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Russie 


HAUT-KARABAGH
Moscou accueillera demain les ministres des Affaires étrangères arménien et azéri

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, organisera un rassemblement trilatéral avec ses homologues arménien et azerbaïdjanais à Moscou vendredi, dans une nouvelle tentative pour relancer le processus de paix au Haut-Karabagh.

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré hier que Lavrov, Edouard Nalbandian et Elmar Mammadyarov discuteraient des moyens de résoudre le conflit du Karabagh lors de leur réunion.

Le ministère arménien des Affaires étrangères a confirmé l’annonce mais n’a pas donné plus de précisions.

En visite à Erevan à la fin du mois dernier, le coprésident américain du groupe Minsk de l’OSCE, Richard Hoagland, a annoncé que Nalbandian et Mammadyarov se rencontreraient probablement à Moscou pour essayer de “préparer le terrain“ pour un nouveau sommet arméno-azerbaïdjanais.

Lavrov a tenu des entretiens distincts avec Nalbandian et Mammadyarov dans la capitale russe fin de février et début mars. Il a confié après la réunion avec le ministre azerbaïdjanais que les parties en conflit s’accordaient largement sur un accord cadre de paix proposé par la Russie, les États-Unis et la France. Mais il a ajouté qu’ils sont encore très éloignés sur “deux ou trois“ éléments du règlement proposé.

Les principes fondamentaux d’une paix au Karabagh ont d’abord été rédigés par les trois coprésidents du groupe Minsk en 2007. Ils appellent à un retrait progressif des Arméniens dans pratiquement tous les districts autour du Karabagh. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire contesté lors d’un référendum.

Le projet d’accord encore non publié a été modifié à plusieurs reprises au cours de la dernière décennie. Hoagland n’a pas nié les rapports des médias selon lesquels sa version la plus récente a été établie par la Russie suite aux hostilités d’avril 2016 au Karabagh.

“Je ne vais pas commenter cela“, a déclaré le diplomate américain aux journalistes à Erevan le 27 mars. “Mais je dirai que c’est un très bon plan approuvé à l’échelle internationale. L’OSCE l’appuie et les coprésidents et leurs gouvernements le soutiennent. “

posté le 27 avril 2017 par Claire/armenews

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SYRIE
Frappes turques en Syrie : « inacceptable » pour Moscou

Moscou, (AFP) - Le ministère russe des Affaires étrangères a jugé mercredi “inacceptables“ les frappes turques contre les forces kurdes de Syrie, et appelé “toutes les parties à la retenue“.

Ces raids “suscitent la plus grande inquiétude à Moscou“, a souligné le ministère.

Les raids aériens turcs lancés mardi contre les forces kurdes dans le nord-est de la Turquie ont fait 28 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), tandis qu’Ankara a fait état de 70 morts.

Les frappes turques ont visé “les forces kurdes qui en réalité s’opposent aux groupes terroristes sur le terrain et en premier lieu à l’EI“, l’Etat islamique, a ajouté le ministère dans un communiqué.

“Nous considérons de telles actions comme inacceptables et allant à l’encontre des principes fondamentaux des relations internationales“, a souligné le ministère appelant “toutes les parties à la retenue“.

Les Unités de protection du peuple kurde (YPG) avait fait état mardi de 20 combattants kurdes tués et de 18 blessés.

La Syrie, dont la Russie est l’alliée, a condamné ces frappes. Les Etats-Unis, qui conduisent une coalition internationale luttant contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, ont exprimé leur “profonde préoccupation“ après les bombardements turcs. Ils ont reproché à Ankara d’avoir agi sans coordination avec la coalition.

posté le 27 avril 2017 par Ara/armenews
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ARMENIE
Le gouvernement communique ses objectifs ambitieux pour les exportations

Le gouvernement arménien s’est engagé à contribuer à une augmentation constante et rapide des exportations qui éliminerait l’énorme déficit commercial de l’Arménie au cours des cinq prochaines années.

Les hauts fonctionnaires du ministère du Développement économique et des Réformes ont déclaré au Premier ministre Karen Karapetian le week-end dernier que ce sera le moteur principal d’une croissance économique plus rapide envisagée par son gouvernement.

“Vous dites que nos exportations devraient dépasser les importations d’ici 2022“, a déclaré Karapetian lors d’une réunion avec le ministre du Développement économique, Suren Karayan, et d’autres hauts fonctionnaires du ministère. “Vous faites une très bonne affirmation“.

“Mais connaissez-vous les exportations des marchandises que nous allons augmenter et quelles importations nous allons réduire ? “, a-t-il demandé avant de recevoir ce que la déclaration appelle une “ réponse positive “.

Selon le Service national des statistiques, les exportations arméniennes ont augmenté de 20% pour atteindre près de 1,8 milliard de dollars l’année dernière. Mais elles sont toujours loin des importations qui totalisent 3,3 milliards de dollars. L’Arménie a eu encore des déficits commerciaux plus importants dans le passé, même si son économie a progressé à des taux de deux chiffres jusqu’à la crise financière mondiale de 2008-2009.

Karayan et ses cadres supérieurs ont estimé que le déficit serait plus que nullisé si les exportations augmentaient en moyenne de 20 % par année pendant cinq années consécutives. Ils prévoient que les recettes d’exportation de l’Arménie dépasseront la barre symbolique des 2 milliards de dollars cette année et augmenteront d’environ 450 millions de dollars en 2018. Cela se traduira par 15 000 nouveaux emplois.

Les responsables du ministère ont également expliqué que la Russie et d’autres membres de l’Union économique eurasienne (UEE) absorberaient la plupart des exportations supplémentaires prévues. Pour eux, les exportations arméniennes annuelles vers ces ex-pays soviétiques doubleront pour atteindre près de 800 millions de dollars en trois ans.

Les données du Service national des statistiques montrent que l’Arménie a exporté pour 371 millions de dollars de produits vers la Russie l’année dernière, en hausse de plus de 50% par rapport à 2015. Les produits agricoles frais, les denrées alimentaires préparées, les textiles et les boissons alcoolisées représentaient la majeure partie d’entre eux.

Malgré cette forte hausse, l’Union européenne est restée le premier marché d’exportation de l’Arménie en 2016. Elle a acheté pour environ 480 millions de dollars de biens et de produits arméniens. L’Etat du Caucase du Sud lui fournit principalement les concentrés de cuivre, de molybdène et de minerai non ferreux, notamment pour l’Allemagne.

Les ambitieux objectifs d’exportation fixés par le ministère du Développement économique et des Réformes sont probablement liés à des investissements à grande échelle que Karapetian s’est engagé à attirer dans le marché intérieur. Il a promis spécifiquement un financement de 3,2 milliards de dollars pour environ 350 projets d’investissement nationaux à mettre en œuvre dans les années à venir. Plus de 800 millions de dollars de cette somme devraient être investis cette année.

Le Premier ministre et d’autres fonctionnaires du gouvernement n’ont pas encore précisé toutes les sources des investissements promis. Karayan a déclaré le 13 avril qu’un fonds d’investissement mis en place récemment par des hommes d’affaires russes riches d’ascendance arménienne passera 300 millions de dollars à des achats d’actions ou à des prêts à faible taux d’intérêt pour les entreprises locales en 2017.

Karapetian a déclaré aux fonctionnaires du ministère que le gouvernement s’efforcerait également de stimuler les exportations plus importantes en améliorant l’administration fiscale. Il a également discuté avec eux des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer l’environnement commercial élargi du pays.

L’ancien dirigeant d’entreprise s’est engagé à plusieurs reprises à créer des « conditions égales » pour tous les entrepreneurs. Les politiciens de l’opposition rejettent cependant son ambitieux programme de réforme. Ils disent en particulier que les hommes d’affaires riches proches du gouvernement continuent de bénéficier d’un monopole sur les importations lucratives de carburant et de denrées alimentaires de base.

Un haut fonctionnaire du Fonds monétaire international a insisté à Erevan le 12 avril sur le fait que le cabinet de Karapetian s’est engagé à mettre en œuvre les réformes clés nécessaires pour accélérer la croissance économique.

La croissance économique en Arménie a été arrêtée l’année dernière au milieu d’une récession continue en Russie. Le FMI s’attend à ce qu’il s’accélère à environ 3 % en 2017.

posté le 26 avril 2017 par Claire/armenews


GUMRI
Un homme arménien souffrant de troubles mentaux aurait tué un soldat russe

Un homme arménien souffrant de troubles mentaux a été formellement inculpé hier d’avoir frappé à mort un soldat russe à Gumri.

Le soldat de 21 ans, Dmitry Yalpayev, a été retrouvé mort à l’extérieur d’un magasin dans la deuxième plus grande ville d’Arménie samedi. Selon les autorités armées de l’application de la loi, il a subit huit blessures au coups de couteau sur le dos, le cou et la tête.

Peu de temps après, un résident de Stepanavan âgé de 20 ans, une petite ville à 85 kilomètres à l’est de Gumri, a été arrêté et interrogé comme suspect. L’homme, identifié par le Comité d’enquête de l’Arménie comme A. Janjughazian, a été formellement inculpé et placé en détention préventive.

“Le suspect a été interrogé et a avoué un lien avec l’incident“, a déclaré le comité dans un communiqué. “Des actions d’enquête nécessaires sont menées dans le but de vérifier les circonstances indiquées dans le témoignage“.

“Une enquête préliminaire a établi que le suspect avait certains problèmes de santé mentale“, ajoute le communiqué.

L’agence d’application de la loi a également confirmé les rapports des médias selon lesquels Janjughazian a quitté l’armée arménienne le mois dernier après avoir été diagnostiqué pour ces « troubles mentaux ». Elle précise qu’il a subi une évaluation psychiatrique lors de son service obligatoire en raison de plusieurs cas d’auto-mutilation.

Dans une lettre envoyée dimanche au ministre russe de la Défense Sergey Shoygu, le ministre de la Défense arménien, Vigen Sargsian, a exprimé ses condoléances dans le cadre de la mort du soldat russe. Sargsian a assuré Shoygu que les autorités arméniennes mettaient tout en oeuvre pour résoudre le meurtre et “punir le coupable“.

Gumri abrite le siège d’une base militaire russe stationnée en Arménie. On pense que la base compte jusqu’à 4 000 soldats.

posté le 26 avril 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200

THEMES ABORDES : Arménie  Gumri  Image 450  Justice  Police  Russie 


DIPLOMATIE
Erevan reste prudente sur le potentiel poids de Khachaturov à la tête de l’OTSC

L’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) n’assurera pas nécessairement un soutien accru pour l’Arménie dans le cadre du conflit du Haut-Karabagh malgré la nomination de son nouveau secrétaire général arménien, a déclaré vendredi le ministre de la Défense Vigen Sargsian.

Ces dernières années, l’Arménie a critiqué à plusieurs reprises la position d’autres ex-États soviétiques alignés dans l’alliance dirigée par la Russie, car certains n’ont pas ouvertement critiqué l’Azerbaïdjan pour les violations du cessez-le-feu dans la zone de conflit. L’Arménie a également dénoncé certains États membres de l’OTSC pour avoir signé des déclarations pro-azerbaïdjanaises par les pays musulmans ou turcs.

À cet égard, Sargsian a mis en garde contre les attentes excessives qui pèsent sur Yuri Khachaturov, l’ancien général de l’armée arménienne qui assumera le poste de nouveau secrétaire de l’OTSC à partir du mois prochain. Il a expliqué que les déclarations possibles de Khachaturov pourraient porter moins de poids en dehors de l’Arménie que celles faites par son prédécesseur russe, Nikolay Bordyuzha.

“Cela peut même compliquer les choses parce que les déclarations du citoyen russe Nikolay Bordyuzha ont eu énormément de poids et ont été perçues différemment que n’importe quelle déclaration potentielle du secrétaire général arménien“, a expliqué Sargsian lors d’une conférence de presse.

“De toute évidence, beaucoup penseront que Khachaturov est un citoyen arménien et qu’il ne pouvait tout simplement pas agir autrement, même s’il n’agira pas en tant que citoyen arménien, mais en tant que fonctionnaire international contraint par les règlements de l’OTSC“, a-t-il ajouté.

Les Etats membres de l’OTSC ont convenu en 2015 que leur représentant se relayera pour exécuter l’organisation. Un fonctionnaire arménien devait remplacer Bordyuzha peu de temps après. Cependant, ce n’est que la semaine dernière que les présidents de la Russie, de l’Arménie, de la Biélorussie, du Kazakhstan, du Kirghizistan et du Tadjikistan ont approuvé à l’unanimité la candidature de Khachaturov.

On pense que le conflit du Karabagh est la raison principale de ce retard. Certains États de l’OTSC, dont le Kazakhstan et la Biélorussie, auraient été réticents à voir un Arménien occuper le poste en raison de leurs liens chaleureux avec l’Azerbaïdjan.

posté le 24 avril 2017 par Claire/armenews


RUSSIE
Un homme d’affaires arménien assassiné à Moscou

Un homme d’affaires arménien resident en Russie, Alexander Baghiryan, a été assassiné le 19 avril à Moscou, où il est le propriétaire d’un supermarché situé dans la partie sud de la capitale russe. A. Baghiryan a été grièvement blessé sous les yeux de ses gardes du corps et de témoins, alors qu’il se trouvait non loin du siège de son enterprise. Les gardes du corps n’ont pas réagi car l’auteur de ses coups mortels n’était autre qu’un ancien asssocié, dont ils ne s’attendaient pas à ce qu’il fasse usage de son arme contre lui. Alexander Baghiryan, âgé de 61 ans, avait quitté son entreprise en compagnie de ses gardes du corps vers 21h00, heure locale, lorsqu’il a été victime de cette agression. Il ne devait pas réchapper aux quelque cinq balles qui l’ont visé.

Selon certaines informations, l’auteur des coups de feu serait un ancien partenaire d’affaires d’A.Baghiryan, avec lequel il aurait dirigé une petite usine dans la région de Moscou produisant des bouteilles pour boissons alcoolisées et liqueurs. Il aurait réclamé en vain à son ancien associé A. Baghiryan le règlement d’une dette d’un montant de 3 millions de dollars. Peu avant, il avait pourtant rencontré dans son bureau A. Baghiryan avec lequel il aurait eu une discussion manifestement amicale, qui se serait conclue sur une promesse de règlement de la dette. Mais selon son ancien associé, A.Baghiryan se serait aussitôt après ravisé pour lui signifier qu’il ne rendrait pas cet argent ; c’est là que sous le coup de la colère, il aurait tiré sur lui.

A.Baghiryan a été conduit à l’hôpital dans un état critique, et il devait succomber peu après des suites de ses blessures. Le garde du corps de l’homme d’affaires a pu neutraliser l’agresseur et le remettre en les mains de la police locale. Une enquête criminelle est en cours sur les circonstances exactes de ce drame. On a ainsi appris que A. Baghiryan avait rencontré des sévères difficultés dans ses affaires au cours des dernières années et accumulé beaucoup de dettes, et sans doute autant d’ennemis. Peut-être un effet de la crise lancinante que connaît la Russie sous l’effet des sanctions et de la baisse des cours du pétrole. Une crise qui ne semble pas avoir d’effets en tout cas sur les 6 grands hommes d’affaires russes d’origine arménienne, qui comptent selon le dernier classement, parmi les 200 plus grosses fortunes de Russie.

posté le 21 avril 2017 par Gari/armenews


POLITIQUE
Le tout jeune parti de Zaruhi Postanjian nie être financé par un magnat russe

Zaruhi Postanjian, femme politique de l’opposition, a nié hier les affirmations des médias : selon eux, son parti politique nouvellement créé est financé par un riche homme d’affaires d’origine russe et d’ascendance arménienne, connu pour ses positions très critiques vis-à-vis du gouvernement actuel.

Elle a convenu en même temps que le magnat en question, Ruben Grigorian, est un « bon ami » et « l’un des meilleurs représentants du peuple arménien », et qu’il approuve ses activités politiques.

Postanjian a tenu le congrès fondateur du parti Yerkir Tsirani (Pays de l’abricot) le 15 mars dernier, un mois après avoir quitté le parti Zharangutyun (Patrimoine) de Raffi Hovannisian, qu’elle représentait au Parlement depuis dix ans. Le nouveau parti n’a pas présenté de candidats lors des élections législatives du 2 avril. Mais c’est l’un des deux opposants au parti républicain aux prochaines municipales d’Erevan.

Postanjian a déclaré lors du congrès que Yerkir Tsirani s’efforcerait de renverser le gouvernement par une « révolution de velours ». Elle a réaffirmé son soutien aux hommes armés radicaux de l’opposition qui ont saisi un poste de police à Erevan en juillet dernier. Le parti favorise une ligne dure concernant le conflit du Haut-Karabagh et les relations de l’Arménie avec la Turquie.

Postanjian a ajouté que Yerkir Tsirani s’attend à être financé et soutenu par de nombreux Arméniens de la Diaspora. Elle n’a cependant donné aucun nom.

Un journal arménien a assuré hier que Grigorian, qui possède une grande société de construction russe, Rustog Invest, est le sponsor principal du parti.

“Non, nous n’avons pas reçu d’aide financière de sa part, mais il est l’un de mes meilleurs amis“, a répondu Postanjian.

“Il comprend que le système politique doit être changé et il a parlé publiquement de ça“, a affirmé la quadra. “Je pense qu’il va partager mes points de vue idéologiques parce que nous sommes amis et avons parlé de tout cela“, a précisé la mère de quatre enfants.

Dans un appel du 15 mars aux ressortissants arméniens vivant en Russie, Grigorian a vilipendé les leaders actuels de l’Arménie en les traitant de « pillards » qui doivent être évincés à la suite des élections du 2 avril. Il les a exhortés à se rendre en Arménie et à voter pour une “patrie prospère“.

Grigorian a publié une autre déclaration sur Armmuseum.ru le 26 mars, après qu’une trentaine d’autres entrepreneurs russo-arméniens ont créé un fonds d’investissement multimillionnaire qui financera divers projets d’affaires en Arménie. Il les a dénoncés comme étant un « club qui mènera le pays à une catastrophe ».

La force motrice derrière le fonds est Samvel Karapetian, l’homme d’affaires arménien le plus riche de Russie. Le milliardaire est un fort soutien du Premier ministre Karen Karapetian (sans relation familiale).

posté le 20 avril 2017 par Claire/armenews