Nouvelles d'Arménie
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Sécurité


SECURITE
Le gouvernement tchèque assure n’avoir pas autorisé la vente d’armes à Bakou

Le gouvernement de la République tchèque n’a pas autorisé la livraison récente à l’Azerbaïdjan de systèmes d’artillerie lourde fabriqués par la République tchèque, a tenu à souligner hier le porte-parole de la Chambre haute du Parlement.

Des photographies publiées par les médias azerbaïdjanais contrôlés par le gouvernement ont montré deux colonnes d’obusiers Dana et des systèmes de roquette à lancements multiples RM-70 utilisés lors d’exercices militaires organisés en Azerbaïdjan le mois dernier.

“La République tchèque n’a accordé aucune licence d’exportation pour vendre des équipements militaires létaux à l’Azerbaïdjan ces dernières années“, peut-on lire dans un communiqué du ministère tchèque des Affaires étrangères publié le 18 septembre.

De plus, selon ce même communiqué, le gouvernement tchèque a refusé en 2017 et en 2016 des demandes azerbaïdjanaises pour l’achat d’obusiers Dana de 152 millimètres et de roquettes RM-70 de 122 millimètres. Il aurait d’ailleurs informé l’Union européenne à ce sujet.

Le ministère a ajouté qu’il ne savait pas exactement comment ces armes ont été livrés à l’Azerbaïdjan et “continueront à creuser cette question“.

Le président du Sénat tchèque, Milan Stech, a fait écho à cette déclaration lors d’une visite à Erevan. “La République tchèque n’a pas vendu d’armes tchèques à l’Azerbaïdjan“, a-t-il expliqué aux journalistes après des pourparlers avec son homologue arménien, Ara Babloyan. “La République tchèque respecte l’embargo imposé à ces pays belliqueux“.

“Je ne peux pas comprendre comment des armes tchèques ont fini en Azerbaïdjan. Mais je peux vous assurer que les autorités tchèques n’ont pas autorisé cela “, a assuré Stech, affilié au parti social-démocrate tchèque.

On ne sait pas si Babloyan a soulevé la question avec Stech lors de leur réunion. Babloyan a seulement déclaré qu’il a informé Stech des efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Karabagh et à la position « non constructive » de l’Azerbaïdjan dans le processus de paix.

Les États-Unis et d’autres États membres clés de l’OTAN ont longtemps maintenu des embargos sur la vente d’armes offensives en Arménie et en Azerbaïdjan. La République tchèque a rejoint l’alliance en 1999.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews


COOPERATION MILITAIRE
Le Parlement arménien débat de nouveau d’un accord de défense avec la Russie

Le Parlement d’Arménie a débattu hier de la ratification d’un nouvel accord avec la Russie qui vise à renforcer une force militaire russo-arménienne qui a été créée il y a plus d’une décennie.

L’accord sur « le groupe des troupes unies » des deux pays a été signé par les ministres de la Défense russe et arménien à Moscou en novembre dernier. Il spécifie la mission de la force conjointe comprenant des troupes de la base militaire russe en Arménie et du cinquième corps de l’armée arménienne. Leur objectif principal sera de « garantir la sécurité militaire dans la région » et déjouer ou repousser les éventuelles agressions étrangères contre l’Arménie et la Russie.

L’accord, déjà ratifié par le Parlement russe, stipule que le contingent russo-arménien sera dirigé par un général nommé par le commandant en chef de l’armée arménienne. Il sera subordonné au chef de l’armée arménienne en temps de paix. Mais il pourrait se présenter à la tête du district militaire sud de la Russie en cas de guerre ou d’agression imminente contre l’un ou l’autre Etat.

S’adressant aux députés, le ministre adjoint de la Défense, Artak Zakarian, a déclaré que l’accord constituerait un nouveau cadre juridique pour une force militaire qui existe depuis plus de 15 ans.

“Ce contingent existe de facto. Le président de la République l’a revendiqué clairement l’année dernière “, a expliqué Eduard Sharmazanov, député, lors du débat. Il a ajouté que l’accord était « logique » étant donné l’alliance militaire de l’Arménie avec la Russie.

Koryun Nahapetian, président progouvernemental du comité du Parlement sur la défense et la sécurité, a également exhorté les autres parlementaires à le ratifier. “Dans le cadre de ce traité, nous augmenterons nos capacités“, a vanté Nahapetian. L’Arménie sera spécifiquement capable d’utiliser davantage l’armement russe sophistiqué, a t-il ajouté.

Les députés de Yelk, une alliance d’opposition pro-occidentale, ont rejeté ces explications en disant que l’Arménie céderait davantage sa souveraineté à la Russie.

L’un d’eux, Aram Sarkisian, a commenté : “Notre secteur de l’énergie est sous le contrôle total de la Russie. Nous avons des accords militaires dans le cadre de l’Organisation du Traité de sécurité collective. Nous avons fourni notre espace aérien, nos communications aux Russes ... Pourquoi avons-nous besoin de cela encore ? “

Un autre député de Yelk, Gevorg Gorgisian, s’est dit préoccupé par une clause de l’accord qui parle des « menaces militaires internes » pour lesquelles les forces russo-arméniennes pourraient intervenir. Il a affirmé que Moscou pourrait l’utiliser pour intervenir dans les processus politiques en Arménie.

Zakarian a exclu un tel scénario. “Nous ne parlons pas d’actions politiques ou de la vie politique et sociale de l’un ou l’autre pays“, a répliqué le vice-ministre. “Étant donné que le Moyen-Orient montre maintenant quels dangers internes peuvent surgir dans un Etat ou un autre, le traité prévoit également des mesures appropriées contre les menaces militaires internes. À condition, bien sûr, que les parties s’entendent sur cette question.

Le Parlement votera et ratifiera très probablement l’accord aujourd’hui. Yelk est la seule force parlementaire qui s’oppose à cette ratification. Il détient 9 sièges sur les 105 du Parlement.

posté le 5 octobre 2017 par Claire/armenews

Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



MILITAIRE
L’Arménie loue la décision d’Israël d’interdire la vente de drones à l’Azerbaïdjan

Un haut responsable militaire arménien a fait l’éloge de la décision signalée par les autorités israéliennes d’arrêter les exportations vers l’Azerbaïdjan de drones « suicides » fabriqués par une société israélienne, accusant le pays de les utiliser contre un poste arménien.

Dans un entretien publié cette semaine, le vice-ministre de la Défense, Davit Pakhchanian, a fait écho à ces accusations, expliquant que les marchands d’armes israéliennes ont frappé à plusieurs reprises des cibles arméniennes à la demande des responsables azerbaïdjanais.

La société en question, Aeronautics Defense Systems (ADS), a déclaré la semaine dernière que l’agence de contrôle des exportations du ministère israélien de la Défense lui avait au moins temporairement interdit de livrer un lot de drones Orbiter 1K à un client étranger clé. Dans un communiqué, ADS a ajouté qu’il devait fournir pour 20 millions de dollars de ces avions sans pilote, capables de porter une charge spéciale explosive, à ce client en 2017-2018.

L’ADS n’a pas précisé qui était précisément l’acheteur. Mais il a attribué l’interdiction à une enquête en cours menée par l’agence israélienne.

Le journal israélien “Maariv“ a rapporté le 13 août qu’une enquête avait débuté après une plainte formelle découlant des relations commerciales d’ADS avec le gouvernement azerbaïdjanais. Il a affirmé que les représentants d’ADS se sont rendus en Azerbaïdjan plus tôt cet été pour finaliser un contrat pour la vente de drones aux militaires azerbaïdjanais.

Le journal a ajouté que deux opérateurs de drones israéliens travaillant pour la société ont rejeté la demande des fonctionnaires azerbaïdjanais pour démontrer l’utilisation du drone mortel, en leur présence, en frappant le poste arménien. Mais d’autres dirigeants supérieurs d’ADS ont convenu qu’ils avaient lancé l’engin mortel sur la cible, selon “Maariv“. ADS a rejeté ces faits.

Selon l’armée de défense du Haut-Karabagh, l’Azerbaïdjan a récemment attaqué ses positions de première ligne avec un drone suicide le 7 juillet. Le commandant d’une unité militaire stationnée dans le nord-est du Karabagh a regretté au début du mois d’août que deux de ses soldats avaient été légèrement blessés dans l’incident.

“Naturellement, je trouve la décision du ministère de la Défense israélienne positive, mais ils doivent être cohérents“, a déclaré Pakhchanian au journal “Hay Zinvor“ de l’armée arménienne. “Cet incident a peut-être été exposé, mais je suis convaincu qu’il y a eu beaucoup plus de cas de ce genre“.

L’armée azerbaïdjanaise a largement utilisé des drones suicides similaires fabriqués par une autre société israélienne, Israël Aerospace Industries, lors de la Guerre des Quatre Jours d’avril 2016 au Karabagh. Bakou avait acheté les drones Harop dans le cadre de contrats de défense multimillionaux signés avec des fabricants d’armes israéliens.

posté le 7 septembre 2017 par Claire/armenews

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SECURITE
L’Arménie blâme de nouveau l’Azerbaïdjan pour l’impasse au Karabagh

L’Azerbaïdjan n’accepte pas les propositions de paix faites par les États-Unis, la Russie et la France, malgré les appels à des négociations « substantielles » pour une résolution du conflit du Haut-Karabagh, a insisté hier le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbandian.

“L’Azerbaïdjan continue de tromper la communauté internationale en assurant être prête à des négociations substantielles“, a-t-il affirmé après des pourparlers à Erevan avec son homologue bosniaque Igor Crnadak.

Nalbandian a mis au défi Bakou de “prouver“ son engagement pour un règlement pacifique en acceptant les principes reconnus internationalement du non-usage de la force, de l’autodétermination des peuples et de l’intégrité territoriale des États.

Les trois principes sont au cœur d’un accord de paix à plusieurs reprises modifié par les coprésidents américain, russe et français du Groupe Minsk de l’OSCE au cours de la dernière décennie. L’accord proposé prévoit le retrait arménien de pratiquement l’ensemble des sept districts autour du Karabagh. En retour, la population majoritairement arménienne du Karabagh déterminerait son statut lors d’un référendum.

“L’Arménie est d’accord avec les coprésidents du Groupe de Minsk“, a affirmé Nalbandian. “En ce qui concerne l’Azerbaïdjan, il rejette ces principes et même refuse de signer des documents internationaux qui se réfèrent simplement à ces principes“.

“L’Azerbaïdjan devrait avant tout affirmer son engagement envers les trois principes proposés par les coprésidents“, a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse.

Le gouvernement azerbaïdjanais condamne régulièrement les Arméniens pour l’impasse persistante dans le processus de négociation, assurant qu’ils évitent les entretiens afin de cimenter le statu quo.

Bakou se montre réticent à mettre en place des accords de confiance qui ont été conclus par les présidents arménien et azerbaïdjanais à Vienne et à Saint-Pétersbourg l’année dernière.

Les deux dirigeants ont expressément accepté de permettre à l’OSCE de déployer davantage d’observateurs sur le terrain dans la zone de conflit et d’enquêter sur les violations du cessez-le-feu qui s’y produisent. Erevan insiste sur le fait que ces garanties sont essentielles pour progresser.

“L’Azerbaïdjan devrait mettre en place les accords conslus à Vienne et Saint-Pétersbourg, plutôt que de s’y opposer“, a déclaré Nalbandian.

Nalbandian et le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Elmar Mammadyarov, se retrouveront fin septembre en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Les médiateurs américain, russe et français espèrent préparer le terrain pour un sommet arménien-azerbaïdjanais plus tard cette année.

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews

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DIPLOMATIE
Deux députés arméniens vont se rendre à Bakou

Le Parlement arménien a annoncé hier que deux de ses membres se rendront à Bakou le mois prochain pour assister à une réunion entre députés de l’Union européenne et d’ex-Républiques soviétiques impliquées dans le programme de partenariat oriental de l’UE.

Un de ces députés, Armen Ashotian, dirige le comité des relations extérieures du Parlement arménien et est également vice-président du parti républicain. L’autre député, Mane Tandilian, est affilié à l’alliance Yelk de l’opposition.

“Les problèmes logistiques liés à la participation de la délégation à la conférence sont en cours d’élaboration“, a précisé le bureau de presse de l’Assemblée nationale dans un communiqué.

La réunion à Bakou est prévue pour le 22 septembre. Elle sera organisée par un comité permanent de l’Assemblée parlementaire Euronest, un organisme du Partenariat oriental. Elle se concentrera sur l’égalité des sexes et la santé des femmes, selon le communiqué.

Les visites mutuelles des autorités arméniennes et azerbaïdjanaises et d’autres citoyens des deux pays belligérants sont extrêmement rares en raison du conflit du Haut-Karabagh. Elles se déroulent généralement dans le cadre d’événements multilatéraux.

L’Azerbaïdjan a minimisé ces contacts depuis le début des années 2000. Il considère la présence de fonctionnaires arméniens et de personnalités publiques sur le sol azerbaïdjanais comme un affront à l’intégrité territoriale du pays.

Le ministre de l’Intérieur, Ramil Usubov, est le plus haut responsable du gouvernement azerbaïdjanais à s’être rendu en Arménie au cours de la dernière décennie. Il a participé à une réunion en 2011 à Erevan du Conseil des ministres de l’Intérieur du Commonwealth of Independent States (SIC).

posté le 31 août 2017 par Claire/armenews

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DEFENSE
Un ministre israëlien aurait stoppé les exportations de drones vers l’Azerbaïdjan

Le ministère israélien de la Défense aurait arrêté les exportations de drones “suicides“ fabriqués par une société israélienne, qui a été accusée plus tôt ce mois-ci de les avoir utilisé contre un poste arménien, à la demande de l’Azerbaïdjan.

Dans un communiqué, la société Aeronautics Defense Systems (ADS) a annoncé que l’agence de contrôle des exportations du ministère avait au moins temporairement interdit la livraison d’un lot de drones Orbiter 1K à un client étranger. La déclaration indique que l’ADS devait fournir pour un équivalant de 20 millions de dollars de ces drones sans pilote, capables de porter une charge spéciale explosive, en 2017-2018.

ADS n’a pas précisé qui était l’acheteur, disant seulement qu’Israël a des liens commerciaux étroits avec ce pays. Il a également attribué l’interdiction à une enquête en cours menée par l’agence de sécurité israélienne.

Le journal israélien “Maariv“ a rapporté le 13 août que l’agence a lancé une enquête après avoir reçu une plainte formelle découlant des relations commerciales d’ADS avec le gouvernement azerbaïdjanais. Il a affirmé que les représentants d’ADS ont voyagé en Azerbaïdjan plus tôt cet été pour finaliser un contrat pour la vente de drones aux militaires azerbaïdjanais.

Le journal assure que deux opérateurs de drones israéliens travaillant pour la société de défense ont rejeté la demande des fonctionnaires azerbaïdjanais de démontrer l’utilisation mortelle du drone en frappant un poste arménien. Mais, d’autres dirigeants d’ADS ont convenu de lancer le drone mortel sur la cible, selon “Maariv“.

ADS a refusé de commenter l’affaire, lâchant seulement : “l’action opérationnelle a été effectuée par l’acheteur seul“.

Selon l’armée de défense du Haut-Karabagh, l’armée azerbaïdjanaise a récemment attaqué ses positions de première ligne avec un drone suicide, le 7 juillet. Le commandant d’une unité militaire stationnée dans le nord-est du Karabagh a déclaré au début du mois d’août que deux de ses soldats avaient été légèrement blessés lors de l’attaque. Aucun matériel militaire arménien n’a été endommagé par le drone, a-t-il précisé.

L’armée azerbaïdjanaise a largement utilisé des drones suicides similaires fabriqués par une autre société israélienne, Israël Aerospace Industries, lors de la Guerre des Quatre jours d’avril 2016. Bakou les avait reçus dans le cadre de contrats de défense de plusieurs millions de dollars signés avec des fabricants d’armes israéliens.

Les armes israéliennes vendues à l’Azerbaïdjan incluent non seulement divers types de drones, mais aussi des systèmes de défense aérienne et des fusées antichar.

L’Arménie a depuis longtemps exprimé sa préoccupation devant les accords d’armes israélo-azerbaïdjanais, déplorant le fait qu’ils sapent les efforts internationaux pour mettre fin au conflit du Karabagh. Pourtant, sa réaction au rapport “Maariv“ a été jusqu’à présent plutôt prudente.

posté le 30 août 2017 par Claire/armenews


MILITAIRE
Un diplomate américain loue la participation de l’Arménie à des entraînements de l’OTAN

Un diplomate des États-Unis a loué vendredi l’armée arménienne pour avoir participé aux derniers exercices militaires dirigés par l’OTAN en Géorgie. Il a assuré qu’il s’agissait là d’un « excellent exemple de la capacité de l’Arménie à équilibrer ses intérêts ».

“L’Arménie devrait être très fière“, a déclaré Richard Mills, ambassadeur américain à Erevan. “C’était le seul membre [de l’Organisation du Traité de sécurité collective] lors de cet exercice“.

“Et il a été un élément très important à cet exercice militaire avec les unités médicales qui ont soutenu tous les autres pays qui ont participé“, a-t-il ajouté. “Cela a aidé l’armée arménienne, et, je pense, cela a aidé la sécurité en Europe dans son ensemble“.

Les exercices qui ont duré deux semaines, en débutant fin juillet, ont impliqué environ 2 800 soldats des États-Unis, de la Géorgie, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la Turquie, de l’Ukraine, de la Slovénie et de l’Arménie. Le vice-président américain Mike Pence a visité les troupes participantes lors d’un voyage du 1er août en Géorgie.

La participation d’une trentaine de soldats arméniens dans les forêts nommés « Noble Partner » a souligné la politique de l’Arménie consistant à compléter l’alliance militaire avec la Russie par des liens de sécurité plus étroits avec l’Occident.

“L’Arménie fait un bon travail en équilibrant ses relations avec tous ses voisins“, a affirmé Mills. “Cela comprend aussi bien la Russie, que l’Iran, mais aussi les États-Unis et l’Union européenne“.

“Le but de nos amis arméniens est de veiller à ce que l’Arménie puisse prendre ses propres décisions souveraines, qu’elle puisse choisir son modèle économique et politique“, a précisé Mills. “Et nous voulons aider l’Arménie à continuer de faire des choix souverains et à veiller à ce qu’elle ne soit pas excessivement influencée ou forcée par d’autres à suivre certains chemins que l’Arménie ne veut pas suivre“.

L’Arménie a approfondi la coopération en matière de défense avec les États-Unis et d’autres États membres de l’OTAN depuis le début des années 2000. Elle envoie actuellement plus de 100 soldats pour des missions dirigées par l’OTAN au Kosovo et en Afghanistan et participe régulièrement à des exercices multinationaux organisés par les militaires américains.

Ces troupes font partie de la Brigade de maintien de la paix de l’armée arménienne qui a reçu une aide considérable des États-Unis. Une rénovation financée par les États-Unis du centre de formation principal de la brigade a débuté en mars. Selon Mills, les États-Unis ont également fourni près de 50 millions de dollars de matériel militaire et ont formé plus de 200 militaires arméniens depuis 2002.

“Après les combats tragiques en avril 2016, nous nous sommes approchés de nos amis du ministère de la Défense arménien pour leur parler des enseignements à tirer en termes de structure militaire, de commandement de mission, de communication“, a également révélé le diplomate.

Mills a ajouté que le commandant de l’armée américaine de l’Europe, le lieutenant-général Ben Hodges, a discuté personnellement du problème avec les meilleurs militaires de l’Arménie lorsqu’il s’est rendu à Erevan en mai 2016.

Le diplomate a également précisé que, si Washington est engagé dans la sécurité de l’Arménie, il continuera à éviter de vendre des armes offensives à l’une des parties prenant part au conflit du Karabagh. “C’est un domaine où nous différons de la Russie“, a-t-il convenu.

Les États-Unis, la Russie et la France ont longtemps mené conjointement les efforts internationaux visant à mettre fin au conflit du Karabagh.

posté le 28 août 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
Tirs lors d’une fête yézidie : le présumé coupable arrêté

La police a retrouvé et arrêté vendredi un homme accusé d’avoir tué quatre personnes et blessé sept autres dans un village arménien il y a presque un mois.

Le suspect de 50 ans, Telman Kalashian, aurait ouvert le feu le 1er août alors que plusieurs centaines d’hommes étaient rassemblés à Shamiram, un village à environ 50 kilomètres à l’ouest d’Erevan, pour célébrer une fête religieuse Yézidiz. Les autorités chargées de l’application de la loi expliquent qu’il a fui la scène avec l’aide de son oncle. Ce dernier a été arrêté le 2 août.

Kalashian, qui vivait dans un autre village principalement peuplé par des Yézidis, est resté en cavale pendant plus de trois semaines. Un porte-parole de la police arménienne a révélé qu’il avait été arrêté dans sa province natale, Armavir, mais n’a donné aucun détail sur cette arrestation.

Un autre organe chargé de l’application de la loi, le Comité d’enquête, a officiellement mis en examen Kalashian avec plusieurs chefs d’accusation dont meurtre plus tard dans la journée. On ne sait pas s’il a avoué.

Dans un communiqué, le Comité d’enquête confie que la cause du tir était l’argent : Kalashian avait prêté en 2013 75 000 $ à cinq frères arméniens, qui vivaient et travaillaient en Russie. Il ajoute que les frères Khudoyan n’avaient remboursé que 45 000 $, amenant les frères de Kalashian à faire pression sur leurs proches et leurs amis en Arménie pour l’aider à retrouver le reste de la somme.

Le suspect aurait eu des échanges virulents avec un ami allemand des Khudoyan, par téléphone, quelques heures seulement avant de se diriger vers Shamiram et d’ouvrir le feu.

Aziz Tamoyan, chef de file de la communauté Yézidie en Arménie, a également attribué l’incident à Kalashian lorsqu’il a parlé aux journalistes à Erevan le 2 août.

posté le 28 août 2017 par Claire/armenews

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ARMENIE
L’incendie des forêts en grande partie maîtrisé

Aidés par un avion bombardier russe, les pompiers arméniens ont quasiment maîtrisé l’ensemble de l’incendie de forêt de grande ampleur qui ravageait la réserve naturelle au sud-est d’Erevan depuis la fin de semaine dernière.

Le bombardier Ilyushin-72, qui a rejoint les efforts de lutte contre les incendies mardi, a transporté cinq autres vols d’un aérodrome d’Erevan vers la réserve forestière de Khosrov tout au long de la journée d’hier, déposant 200 tonnes d’eau supplémentaires sur la zone montagneuse.

Le ministère arménien des Situations d’urgence a déclaré que ce bombardier envoyé par le gouvernement russe “a créé des zones de sécurité et un environnement humide afin d’éviter une éruption répétée d’autres incendies“. Les flammes ont été contenues dans la journée de mardi, et ont été presque totalement éteintes hier, selon les déclarations du ministère.

“Le feu est contenu et sous contrôle“, a assuré le ministre des Situations d’urgence, Davit Tonoyan.

Tonoyan a déclaré que les pompiers et d’autres travailleurs des services d’urgence sont engagés dans des « travaux d’extinction » visant à prévenir de nouvelles éclosions. Ils ont été rejoints par plus d’une centaine d’hommes de l’armée arménienne.

Les prévisions de fortes pluies devraient donner une nouvelle impulsion aux efforts en cours dans la réserve de Khosrov. Selon Tonoyan, l’avion russe volera de nouveau sur la région ce jeudi matin, avant que les autorités d’Erevan ne déterminent si cela est encore nécessaire.

Le feu a éclaté samedi et s’est répandu rapidement en raison des températures élevées et des vents violents. Selon les estimations préliminaires du gouvernement, il a brûlé environ 400 hectares de bois dans les quatre jours qui ont suivi.

La réserve de Khosrov occupe environ 25 000 hectares de terres, dont 9 000 sont couverts de forêts.

Un autre incendie de forêt majeur a éclaté près d’un village dans la province de Vayots Dzor, au sud-est, le 10 août et aurait été ravagé 650 hectares de terres partiellement couverts d’arbres. Les autorités ont mis quatre jours pour l’éteindre.

Certains ont blâmé le Service de secours et d’autres divisions du ministère de Tonoyan pour l’ampleur des dégâts, expliquant que les autorités ne s’étaient pas assez préparé à une telle catastrophe. Les responsables du ministère ont rejeté la critique. Ils ont fait valoir que, sur un tel terrain montagneux, il est pratiquement impossible pour les pompiers de faire leur travail.

Le ministère de la protection de l’environnement, qui supervise les forêts et les réserves naturelles du pays, est également critiqué. Le ministre Artsvik Minasian a rejeté hier l’idée que son bureau n’a pas pris les précautions nécessaires malgré des semaines de temps exceptionnellement chaud.

“Il y a des informations stupides qui circulent“, a-t-il commenté. “En particulier, on prétend que des zones protégées ont été surveillées seulement après l’éruption de ces incendies. Ce n’est pas le cas.“

Minasian a cité des avertissements d’incendie qu’il a émis aux responsables forestiers le 17 juillet. “Toutes nos installations ont été mises en alerte“, a-t-il assuré.

Les autorités chargées de l’application de la loi soupçonnent que les deux incendies de forêt ont été causés par une négligence humaine. Ils ont lancé des enquêtes mais n’ont pas encore trouvé la cause exacte.

posté le 17 août 2017 par Claire/armenews

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