Nouvelles d'Arménie
ACCUEIL   ACTUALITE   FORUMS   REDACTEURS   AIDE   VOS ARTICLES    |    Recherche  
 
Karabagh


KARABAGH
Le chef de la diplomatie de l’Artsakh appelle Bakou à prendre acte de l’indépendance du Karabagh

Plus vite l‘Azerbaïdjan réalisera que l’indépendance de l’Artsakh est une donnée intangible, plus vite on sera en mesure de parvenir à un règlement definitive et durable du conflit du Karabakh, a déclaré le ministre des affaires étrangères de l’Artsakh, Masis Mayilyan, dans une interview accordée à tert. am. M.Mayilyan a réaffirmé l’attachement indefectible de l’Artsakh au principe de l’auto-détermination, désigné comme le principe clé du processus de résolution du conflit. “La reconnaissance de l’Artsakh par la communauté international est un processus irréversible, qui ne saurait être soumis aux caprices de l’Azerbaïdjan. Ainsi, nous prenons des mesures concrètes pour intensifier notre coopération internationale et renforcer la dynamique positive d’une reconnaissance internationale de l’Artsakh”, a ajouté M. Mayilyan. Interrogé sur les conséquences de la « guerre des quatre jours » d’avril 2016 sur la politique du Karabagh, le chef de la diplomatie de l’Artsakh a indiqué que son gouvernement en avait tiré les leçons en renforçant les mécanismes visant à parer à de telles hostilités.

“Pour nous, la guerre d’avril a été, avant tout, un signal d’alarme pour engager une modernisation en profondeur de l’Armée de défense et de la sécurité de l’Artsakh. Jamais l’Armée de défense n’a eu un tel niveau d’efficacité”, a poursuivi M.Mayilyan, en précisant que son gouvernement s’était engagé à renforcer son potentiel militaire. “Les changements qualitatifs ne se sont pas limités à l’armée. La guerre d’avril a montré aussi qu’il n’y avait pas d’alternative à notre choix de développer un Etat fort et démocratique, et d’être un sujet de plein droit sur la scène internationale”, a indiqué M.Mayilyan. “Nous estimons que la clé du renforcement de notre sécurité [nationale] tient dans la reconnaissance internationale de l’Artsakh, ainsi que dans le développement de notre coopération internationale. L’établissement d’un dialogue direct et ouvert entre l’Artsakh et d’autres pays encouragera la stabilité et nous permettra de régler les problèmes de notre région. Bien plus, la cooperation internationale fondée sur le principe de l’engagement (plutôt que l’exclusion) donnera un nouvel élan aux pouparlers en vue de la resolution de la conflit du Haut-Karabakh, ouvrant la voie à une paix durable dans la région”, a conclu le ministre des affaires étrangères de l’Artsakh.

posté le 17 avril 2018 par Gari/armenews


« L’espoir » d’Erevan après l’élection d’Ilham Aliev

L’Arménie espère que l’Azerbaïdjan acceptera d’importantes mesures constructives et de confiance dans le conflit du Haut-Karabakh après la victoire du président Ilham Aliev lors d’une élection présidentielle anticipée, a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères.

Selon les résultats officiels de l’élection de mercredi, boycottée par l’opposition azerbaïdjanaise, Aliev a obtenu un quatrième mandat consécutif avec plus de 86 % des voix. Les observateurs occidentaux ont critiqué la conduite du scrutin.

“Les Azerbaïdjanais avaient fait une pause dans les négociations[avec l’Arménie] au motif de la tenue de ces élections “, a déclaré Tigran Balayan, le porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères. “C’était leur dernière excuse pour retarder la mise en œuvre des accords conclus lors des trois derniers sommets [arméniens-azerbaïdjanais].“

“Nous espérons maintenant qu’ils n’essaieront pas de trouver une autre excuse pour éviter la mise en œuvre de ces accords importants“, a-t-il déclaré au service arménien de RFE/RL (Azatutyun.am).

M. Balayan a mis l’accent sur un accord auquel sont parvenus les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais lors de leur réunion dans la ville polonaise de Cracovie le 18 janvier. Selon les coprésidents américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, Edward Nalbandian et Elmar Mammadyarov ont convenu “ en principe “ d’élargir la mission de l’OSCE chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone de conflit du Karabakh.

Nalbandian avait déclaré à la fin du mois dernier que Bakou refusait d’“honorer cet accord“.

Les coprésidents se sont rendus à Bakou, Yerevan et Stepanakert au début du mois de février. Ils ont dit dans une déclaration commune que les parties belligérantes se sont engagées à “poursuivre des négociations intensives, en tenant compte de la période électorale actuelle“.

Aliev a été réélu deux jours après que Serge Sarkissian a terminé son deuxième et dernier mandat présidentiel. On s’attend à ce que le parlement arménien nomme Serge Sarkissian premier ministre le 17 avril. Ce dernier devrait donc rester le plus puissant responsable politique du pays.

Balayan n’a pas pu dire si Erevan et Bakou tiendront bientôt d’autres pourparlers de haut niveau. “Pour autant que je sache, il n’y a pas d’accord de ce genre pour l’instant », a-t-il dit.

Armen Baghdasarian, un analyste politique arménien, a suggéré qu’Aliev et Sarkissian seront maintenant en mesure de reprendre le processus de paix au Karabakh. “ On sait maintenant clairement qui gouvernera l’Arménie et l’Azerbaïdjan durant les cinq prochaines années, et cela contribuera au début d’une nouvelle phase pour les pourparlers de paix “, a-t-il dit.

posté le 13 avril 2018 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



DIPLOMATIE
Le Russe Lavrov optimiste sur la paix au Karabakh

Les efforts conjoints de la Russie et d’autres puissances mondiales pour aider à résoudre le conflit du Haut-Karabakh finiront par aboutir, a déclaré le week-end dernier le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov.

Lors d’un entretien avec un journaliste arménien, M. Lavrov a également félicité l’Arménie d’être restée fermement alliée à la Russie tout en nouant des liens plus étroits avec l’Union européenne.

Commentant les perspectives d’un règlement du conflit du Karabakh, il a déclaré : « La chose la plus importante [pour les parties au conflit] est de prendre du recul par rapport à la méfiance, qui se manifeste encore parfois pendant les négociations, et de se concentrer sur des idées réalistes, pragmatiques qui sont abondantes ».

« Les parties semblent être d’accord sur le plan conceptuel pour avancer, mais quand les choses commencent à se transformer en formulations concrètes ... des complications surviennent. . Mais je pense que nous continuerons à les surmonter et à obtenir un résultat », a déclaré M. Lavrov lors de l’interview télévisée diffusée par le ministère russe des Affaires étrangères.

Les présidents arménien et azerbaïdjanais se sont engagés à essayer de débloquer le processus de paix au Karabakh lors de leur dernière rencontre à Genève en octobre dernier. Leurs ministres des Affaires étrangères ont tenu des négociations de suivi en décembre et janvier. Les diplomates américains, russes et français coprésidant le Groupe de Minsk de l’OSCE ont déclaré en février que les deux parties ont l’intention de “ poursuivre des négociations intensives, en tenant compte de la période électorale en cours “.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev remportera probablement un autre mandat lors d’une élection surprise prévue mercredi. L’homologue arménien d’Aliev, Serge Sarkissian, a purgé son dernier mandat présidentiel lundi. On s’attend à ce que Sarkissian devienne le premier ministre arménien et prolonge ainsi son règne dans les prochains jours.

Aliev et Sarkissian se sont tout récemment rapprochés de la conclusion d’un accord-cadre de paix lors d’une réunion tenue à Kazan, en Russie, en 2011. Puis, les responsables arméniens ont accusé Aliev de saborder l’accord en demandant des concessions supplémentaires de dernière minute.

« Au cours du sommet [de Kazan], d’autres questions et commentaires se sont exprimés » , a déclaré M. Lavrov. « De telles choses arrivent. Nous ne considérons pas cela comme une tragédie. Les efforts se poursuivront. Je suis sûr qu’une grande partie de ce qui est contenu dans le document dit de Kazan est toujours d’actualité ».

« Je pense donc que rien de ce qui a été élaboré à l’époque n’a été perdu, même si de nouvelles idées, que les coprésidents poursuivent maintenant dans leurs contacts avec les parties, ont émergé depuis lors “, a-t-il ajouté sans plus de détails.

Le document de Kazan est considéré comme l’une des versions des Principes de base d’une paix au Karabakh qui ont été proposées pour la première fois par les médiateurs américain, russe et français en 2007. L’accord-cadre prévoit un règlement échelonné qui commencerait par le retrait des Arméniens de pratiquement tous les districts azerbaïdjanais autour du Karabakh. Cela serait suivi d’un référendum sur le statut internationalement reconnu du Karabakh.

M. Lavrov s’est également déclaré satisfait de l’état actuel des relations russo-arméniennes, déclarant qu’elles se sont encore renforcées dans les domaines politique, économique et militaire au cours de la dernière décennie. Il a félicité l’Arménie d’avoir rejoint l’Union économique eurasienne (UEE) dirigée par la Russie aux dépens d’un accord d’association avec l’UE qui devait être finalisé en 2013. Erevan a signé en novembre dernier un accord de partenariat global et renforcé de moindres portée avec l’UE.

« C’est une erreur de laisser les pays de l’espace post-soviétique avec le choix entre l’Occident et la Russie », a déclaré M. Lavrov en s’adressant à l’UE. « C’est une approche absolument idéologique et politisée. Et je pense que le fait que l’Arménie a insisté sur un type de relation avec l’UE qui implique... la reconnaissance des droits et obligations de l’Arménie dans d’autres processus d’intégration est un pas dans la bonne direction ».

posté le 10 avril 2018 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



AZERBAÏDJAN
Selon Aliev, l’Azerbaïdjan a atteint ses objectifs de renforcement militaire

L’Azerbaïdjan a pour l’essentiel achevé l’acquisition à grande échelle d’armes pour ses forces armées, qui a commencé il y a plus d’une décennie, a déclaré vendredi le président Ilham Aliev.

« Nous avons pratiquement terminé le processus de réarmement de notre armée », a-t-il déclaré à l’agence de presse officielle russe TASS. “Aujourd’hui, notre armée est équipée des armes offensives et défensives les plus sophistiquées et les plus précises. « Nous achetons nos armes auprès des meilleurs fabricants du monde. Elles nous rendent sûrs de nous. »

« D’autres achats d’armes auront un caractère plus sélectif et concret et viseront à résoudre l’une ou l’autre question », a ajouté M. Aliyev sans plus de détails. Bakou s’est lancé dans un renforcement militaire massif au début des années 2000 grâce à ses milliards de dollars de recettes pétrolières annuelles. La Russie, Israël et la Turquie ont été ses principaux fournisseurs.

La Russie à elle seule a vendu pour environ 5 milliards de dollars d’armes diverses à l’Azerbaïdjan au cours des dernières années, ce qui a suscité des critiques de la part de l’Arménie, son principal allié régional opposé à Bakou dans le conflit du Haut-Karabakh. Les dirigeants arméniens affirment que ces livraisons d’armes ont contribué aux combats d’avril 2016 dans le Karabakh, qui ont failli dégénérer en une guerre totale.

S’adressant à la TASS, Aliev a de nouveau attribué à l’Arménie l’absence de progrès décisifs dans les pourparlers de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Il a reproché à Erevan de « faire tout ce qu’il faut pour maintenir le statu quo ».

Le président arménien Serge Sarkisian a affirmé le contraire dans une interview publiée dans vendredi. Il impute l’impasse à la position “maximaliste” de Bakou sur le conflit. Aliyev et Sarkisian s’étaient engagés à relancer le processus de paix au Karabakh lors de leur dernière rencontre à Genève en octobre dernier. Leurs ministres des affaires étrangères ont eu des entretiens de suivi en décembre et janvier.

posté le 8 avril 2018 par Ara/armenews

P.S Reprinted with permission from RFE/RL Copyright(c)2007 Radio Free Europe / Radio Liberty, Inc.1201 Connecticut Ave, t N.W. Washington DC 200



ARTSAKH
La commune de Moshatagh va avoir une nouvelle école

L’ONG de charité Hayrenaser opérant aux États-Unis commanditera la reconstruction de l’école secondaire de Moshatagh, dans la région de Kashatagh.

Dans une interview à l’agence Artsakhpress, Stepan Sargsyan, l’un des co-fondateurs de l’organisation Hayrenaser, a déclaré qu’ils prévoyaient de commencer les travaux de construction au printemps 2018. Stepan Sargsyan a ajouté que tout le bâtiment sera reconstruit .

La directrice de l’école, Anahit Hovhannisyan, a déclaré qu’en été 2017 le toit de l’école a été entièrement rénové grâce au financement du gouvernement de l’Artsakh.

“Actuellement, l’école compte 50 élèves. Les 7 classes existantes ne suffisent pas pour mener à bien le processus éducatif “, a déclaré Anahit Hovhannisyan. Elle a exprimé l’espoir que le bâtiment scolaire rénové leur permettra d’organiser correctement les cours.

posté le 7 avril 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Karabagh 


ARTSAKH
Augmentation des crédits et des dépôts en Artsakh

Selon les données opérationnelles présentées par les banques commerciales (succursales) opérant dans la république du Karabagh à la date du 1er décembre 2017, le nombre de prêts accordés a totalisé 137,5 milliards de drams, soit une augmentation de 28,5 pour cent par rapport à la même période de 2016 a rapporté le service national des statistiques de l’Artsakh.

Selon la source, les prêts en devises représentaient 59,3% du total, en hausse de 8,5% par rapport au 1er décembre 2016.

Au 1er décembre 2017, les dépôts obtenus auprès d’organisations et de particuliers comprenaient 97,5 milliards de drams, soit une augmentation de 25,1% par rapport au 1er décembre de 2016.

posté le 1er avril 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Karabagh 


SECURITE
Un officiel arménien se félicite de la coopération militaire productive avec la Russie

L’Arménie continue d’acquérir des armes fabriquées en Russie et d’autres équipements militaires dans le cadre de liens de défense étroits avec la Russie, s’est félicité hier le vice-ministre de la Défense, Davit Pakhchanian.

En particulier, Pakhchanian a annoncé que l’armée arménienne a reçu de tels armements achetés avec un prêt russe de 200 millions de dollars déboursé à Erevan en 2015.

“Ce qui était prévu dans le cadre du premier prêt russe a déjà été livré, et il y a un accord pour poursuivre ce travail“, a t-il révélé lors d’une conférence de presse. “C’est une composante sérieuse de nos acquisitions d’armes. Notre coopération avec la Russie se passe plutôt bien. “

Les armes couvertes par ce prêt comprendraient, entre autres, le système de fusées à lancement multiple Smerch, le système de fusée thermobarique TOS-1A et le système antichar Kornet.

Le gouvernement arménien a annoncé en octobre 2017 que Moscou lui fournirait un prêt supplémentaire de 100 millions de dollars qui sera dépensé pour acheter plus d’armes russes à des prix bien inférieurs aux niveaux du marché international. L’Arménie a ces réductions de prix en raison de son appartenance à l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) dirigée par la Russie.

En dépit de ces liens militaires étroits, la Russie a vendu à l’Azerbaïdjan pour au moins 4 milliards de dollars de chars, de systèmes d’artillerie, d’hélicoptères de combat et autres armes ces dernières années. Les dirigeants arméniens ont publiquement critiqué ces accords d’armement, affirmant qu’ils avaient contribué aux combats d’avril 2016 au Karabagh.

Lors d’une visite à Erevan au début du mois, un haut responsable pro-gouvernemental russe a indiqué que Moscou réduirait ses futures transactions d’armements avec Bakou en réponse à la critique arménienne.

“Nous sommes évidemment mécontents des fournitures d’armes russes à l’Azerbaïdjan“, a déclaré M. Pakhchanian. “La partie russe nous assure désormais que l’ampleur de ces fournitures sera considérablement réduit.“

Plus tôt cette année, le gouvernement américain aurait averti qu’Erevan risquerait des sanctions américaines en cas de signature de « contrats substantiels » avec l’industrie de défense russe.

“Bien sûr, les sanctions sont un problème, mais nous devons nous assurer que notre sécurité et nos actions dans ce domaine seront avant tout fondées sur nos intérêts“, a commenté Pakhchanian à ce propos.

L’officiel a précisé que l’Arménie est également désireuse d’intensifier la « coopération militaro-technique » avec d’autres nations étrangères, y compris la Chine, la Serbie et la Pologne membre de l’OTAN. Par ailleurs, des sociétés de défense de ces pays et d’une douzaine d’autres pays, dont l’Allemagne et l’Italie, participeront à une exposition sur les armes qui s’ouvre aujourd’hui à Erevan.

Pakhchanian a ajouté que l’armée arménienne dépend de plus en plus de l’industrie de la défense nationale pour ses acquisitions de matériels militaires. Les entreprises arméniennes fabriquent notamment des véhicules aériens sans pilote, des radars et des équipements électroniques utilisant la technologie laser.

posté le 29 mars 2018 par Claire/armenews


HAUT-KARABAGH
L’Azerbaïdjan accusé de bloquer l’envoi de membres de l’OSCE pour surveiller le cessez-le-feu

L’Arménie a accusé hier l’Azerbaïdjan de refuser d’honorer un récent accord arméno-azerbaïdjanais visant à élargir une mission internationale chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Haut-Karabagh.

Selon les coprésidents russe, américain et français du Groupe de Minsk de l’OSCE, les ministres des Affaires étrangères arménien et azerbaïdjanais ont conclu l’accord “en principe“ lors de leur réunion du 18 janvier à Cracovie, en Pologne.

Le coprésident russe, Igor Popov, a précisé en janvier que l’accord permettrait à l’OSCE d’embaucher sept nouveaux membres pour compléter son équipe de surveillance du respect du cessez-le-feu. Il a déclaré que les parties en conflit et les médiateurs devaient encore définir “certains détails techniques“ de cet arrangement.

“Nous avons accepté la proposition des coprésidents de renforcer les capacités de l’équipe du représentant personnel du président en exercice de l’OSCE, ce qui a été annoncé par les pays coprésidents et l’Arménie, a affirmé hier le ministre des Affaires étrangères, Edouard Nalbandian. L’Azerbaïdjan refuse toujours d’honorer cet accord.“

Les présidents arménien et azerbaïdjanais ont déjà accepté l’élargissement de l’équipe de l’OSCE lors de leur rencontre à Vienne en mai 2016. L’équipe dirigée par Andzrej Kasprzyk se compose d’un petit nombre de fonctionnaires qui se rendent régulièrement au Karabagh et à la frontière arméno-azerbaïdjanaise.

L’Azerbaïdjan a officiellement déclaré en mars 2017 qu’il ne permettrait pas à l’OSCE de déployer des observateurs sur la ligne de front du Karabagh « en l’absence du retrait des troupes arméniennes des territoires occupés ». Bakou a été tout aussi réticent à autoriser les enquêtes internationales, qui ont également été convenues en mai 2016.

Les présidents Serge Sarkisian et Ilham Aliev se sont engagés à intensifier le processus de paix et à renforcer le cessez-le-feu lors de leur dernière réunion tenue à Genève en octobre 2017. Leurs ministres des Affaires étrangères ont tenu des négociations de suivi en décembre et janvier.

Les médiateurs américain, russe et français se sont rendus à Bakou, Erevan et Stepanakert début février. Dans une déclaration conjointe, ils assurent que les parties belligérantes se sont engagées à “poursuivre les négociations intensives“.

M. Aliev veut se faire réélire pour un quatrième mandat dans le cadre d’une élection présidentielle anticipée prévue le 11 avril. Le scrutin aura lieu deux jours après que la fin du dernier mandat présidentiel de Serge Sarkissian. Il est pressenti pour devenir Premier ministre immédiatement après la transformation de l’Arménie en une République parlementaire plus tard en avril.

posté le 28 mars 2018 par Claire/armenews


KARABAGH
Des parlementaires australiens solidaires de l’Artsakh
Le groupe d’amitié Arménie-Nouvelle Galle du Sud (NSW) du Parlement du plus grand Etat d’Australie a adopté une résolution multipartisane exprimant la solidarité de la NSW avec la République de l’Artsakh et son droit à l’autodétermination. A l’issue d’une rencontre de plusieurs heures entre les membres du Groupe d’amitié et le ministre d’Etat de l’Artsakh Arayk Harioutiounian en visite dans l’Etat, le représentant de l’Artsakh en Australie Kaylar Maikaelian et des membres de l’Armenian National Committe of Australia, une déclaration a été publiée. Dans ce texte, le Groupe d’amitié rappelle qu’en 2012, le Conseil législatif avait reconnu le droit à l’autodétermination de tous les peuples, dont celui de la République du Haut Karabagh. Il en appelle au gouvernement du Commonwealth pour qu’il reconnaisse officiellement l’indépendance de la République du Haut Karabagh et renforce les relations entre l’Australie et la République du Haut Karabagh et ses citoyens. Le texte réaffirme la solidarité des élus avec la résolution de 2012 du Conseil législatif, y compris pour ce qui concerne la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple de l’Artsakh (anciennement Haut-Karabagh). Les responsables politiques, représentant tous les partis siégeant dans les deux chambres du Parlement de la Nouvelle Galle du Sud (NSW), le plus grand Etat australien, ont adressé un signal fort, en déclarant se tenir aux côtés de la République d’Artsakh et de son peuple. Le Groupe d’amitié parlementaire entre la NSW et l’Arménie est présidé par Jonathan O’Dea et compte un nombre croissant de membres.
posté le 27 mars 2018 par Gari/armenews