Nouvelles d'Arménie
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Karabagh


KARABAGH
Nikol Pachinian réaffirme un soutien sans faille à Bako Sahakian

Le premier ministre d’Arménie Nikol Pashinian a exprimé sous soutien sans faille au president du Haut-Karabagh, Bako Sahakian, lors d’une nouvelle visite, les 16 et 17 juin, dans la region qui est en proie, depuis plusieurs jours, à une vague d’agitation sans précédent. N. Pachinian, qui s’était rendu dans le Haut-Karabagh au lendemain même de son election au poste de premier ministre, le 8 mai dernier, a jugé utile de s’y rendre une fois encore, dans le but évident d’endiguer un mouvement de protestation qui avait ouvertement pris exemple sur la Révolution de velours qu’il a menée avec succès et qui l’a porté au pouvoir dans l’Arménie voisine. Les manifestations qui se succèdent à Stepanakert, certes de bien moindre ampleur, mais inédites, ont déjà entraîné la démission de plusieurs hauts responsables des services de sécurité et de l’armée, et la direction de l’Artsakh, comme celle de l’Arménie, s’inquiètent des menaces que pourrait faire peser un durcissement du mouvement sur la sécurité de ce territoire.

Les manifestations avaient été provoquées par une violente altercation, le 1er juin, entre plusieurs officiers du Service de sécurité nationale (SSN) du Karabagh et la population. Quelque 200 personnes avaient bloqué l’artère principale de Stepanakert quatre jours durant, demandant la démission des chefs du SSN et de la police. Suite à ces manifestations, trois officiers du SSN avaient été arrêtés et le gouvernement du Karabagh s’était engagé à conduire une enquête impartiale sur ces violences. Mais c’est un appel de N. Pachinian qui avait ramené le calme dans la capitale du Karbagah le 4 juin. Deux jours après, les chefs locaux de la police et du SSN, ainsi que le ministre d’Etat du Karabagh, Arayik Harutiunian, avaient présenté leurs démissions. Le président B.Sahakian, au pouvoir depuis 2007, avait par ailleurs annoncé le 11 juin qu’il ne briguerait pas un autre mandat lors des élections prévues au terme de son mandat, déjà prolongé, en 2020. Cette annonce a été saluée par le parti d’opposition local qui avait pourtant demandé la démission immédiate de B.Sahakian lors de manifestations qui n’avaient certes mobilisé que quelques dizaines de personnes quelques jours avant, d’autant que les forces antiémeutes les avaient empêchés de se rassembler sur la place centrale de Stepanakert.

N. Pachinian était accompagné de son ministre de la défense Davit Tonoyan, avec lequel il a notamment assisté à une messe officiée dans la toute nouvelle église de Chartar, d’où il s’est rendu dans les sections toutes proches de la « ligne de contact » séparant les forces arméniennes du Karabagh et les forces azéries. Les deux responsables d’Arménie ont ensuite rencontré B. Sahakian à Stepanakert, pour des discussions à l’issue desquelles N.Pachinian a notamment salué la disposition du président de l’Artsakh à faire “des changements réels et importants”. “Sur ce point, je veux vous faire part de notre soutien inconditionnel à nos collègues de l’Artsakh et plus personnellement au président Bako Sahakian”, avait notamment déclaré N. Pachinian en ajoutant : “Le gouvernement d’Arménie soutient de manière inconditionnelle le cours de votre politique”. N.Pachinian a illustré ce soutien en faisant un selfie aux côtés du leader du Karabagh dans les rues de Stepanakert plus tard dans la soirée. Une photo que le premier ministre arménien, friand des réseaux sociaux, n’a bien sûr pas manqué de poster sur sa page Facebook, dont il se flatte qu’elle soit suivie par des centaines de milliers d’Arméniens. Moins porté sur les réseaux sociaux, B.Sahakian a remercié de son côté N.Pachinian pour ces marques de soutien de façon plus traditionnelle, par une lettre qu’il lui a adressée lundi 18 juin. Il a notamment indiqué que pour leur part, les autorités du Karabagh soutenaient pleinement les efforts de Pachinian en vue de “renforcer la démocratie et l’Etat de droit dans la Mère Arménie”.

Cette volonté commune d’apaiser les tensions était notamment justifiée par la nécessité de relancer le processus de paix. N. Pachinian et D. Tonoyan, ainsi que le ministre arménien des affaires étrangères Zohrab Mnatsakanyan et le président Armen Sarkissian, avaient rencontré les coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE (le Russe Igor Popov, le Français Stephane Visconti et l’Américain Andrew Schofer) accompagnés par le représentant du président en exercice de l’OSCE Andrzej Kasprzyk, lors de leur visite à Erevan du 12 au 14 juin. Les médiateurs internationaux, qui souhaitaient rencontrer les nouveaux dirigeants de l’Arménie, avaient à cette occasion fait un état des lieux des négociations et évoqué les perspectives en vue de les faire progresser, notamment à la faveur d’une rencontre entre le ministre des affaires étrangères d’Arménie et celui d’Azerbaïdjan, qu’ils avaient rencontré à Paris le 15 mai. Ils ont réaffirmé leur engagement à aider les parties en conflit à trouver une solution pacifique au conflit en accord avec l’acte final d’Helsinki.

Par ailleurs, le president russe Vladimir Poutine avait présenté Nikol Pachinyan au president azerbaïdjanais Ilham Aliyev, réélu le 11 avril pour un 4e mandat, lors d’une réception donnée à la suite du match d’ouverture de la Coupe du monde de football, qu’accueille Moscou depuis le 14 juin. N. Pachinyan en a fait état sur sa page Facebook en direct, en précisant que cette première rencontre n’avait donné lieu à aucune conversation avec I. Aliyev. Il est encore trop tôt pour évoquer une rencontre trilatérale entre les leaders de Russie, d’Arménie et d’Azerbaïdjan, a indiqué pour sa part le porte-parole de V.Poutine, Dmitry Peskov, se contentant qu’il s’agissait d’un premier contact et qu’il fallait attendre la suite. N.Pachinyan a en revanche salué le bon déroulement de sa rencontre avec V. Poutine, qu’il avait déjà rencontré quelques jours après son élection à Sotchi, en affirmant que les relations entre l’Arménie et la Russie ne pouvaient aller qu’en s’améliorant.

posté le 19 juin 2018 par Gari/armenews


ARTSAKH
La beauté de l’Artsakh

La maison musée de Nikol Duman est située dans le village de Tsaghkashat, dans la région d’Askeran,en Artsakh

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posté le 17 juin 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Karabagh 


GÉOPOLITIQUE
Les médiateurs rencontrent le nouveau gouvernement arménien concernant le Haut-Karabagh

Cherchant à relancer le processus de paix au Haut-Karabagh, les médiateurs américains, russes et français ont tenu leurs premiers entretiens avec les nouveaux dirigeants arméniens à Erevan.

Les trois diplomates co-présidant le Groupe de Minsk de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ont rencontré mercredi le Premier Ministre Nikol Pachinian, plus d’un mois après son accession au pouvoir.

Ils ont souligné l’importance de la mise en œuvre des accords de confiance conclus par le Président azéri Ilham Aliev et son ancien homologue arménien, Serge Sarkissian.

Les accords demandaient des mesures spécifiques pour renforcer le fragile régime de cessez-le-feu le long de la « ligne de contact » du Karabagh et de la frontière arméno-azeri. Parmi ces mesures figure le déploiement de davantage de contrôleurs de la trêve par l’OSCE. Bakou s’est montré réticent à appliquer ces garanties contre les combats meurtriers, considérant qu’ils pourraient au contraire prolonger le statu quo.

Le communiqué a cité Pachinian exprimant sa confiance au sujet de d’une « coopération productive » avec la troïka médiatrice. Il n’a donné aucun autre détail de sa rencontre avec l’américain Andrew Schofer, le Russe Igor Popov et le Français Stéphane Visconti. Andrzej Kasprzyk, chef de longue date d’une petite mission de l’OSCE chargée de surveiller le régime de cessez-le-feu dans la zone du conflit du Karabagh, était également présent lors de la réunion.

Les médiateurs ont rencontré mardi le Ministre des Affaires Étrangères arménien, Zohrab Mnatsakanian. Celui-ci a déclaré avoir tenu une discussion détaillée sur la manière de mettre fin au conflit, mais il n’a pas élaboré.

Les co-présidents du groupe de Minsk ont ​​rencontré le Ministre des Affaires Étrangères azeri Elmar Mammadyarov à Paris le 15 mai. Dans une déclaration conjointe, ils ont déclaré que M. Mammadyarov « a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan de reprendre les négociations le plus rapidement possible ».

Pachinian a demandé à plusieurs reprises que les représentants du Karabagh participent directement aux pourparlers de paix. S’exprimant au Parlement arménien la semaine dernière, le Premier Ministre a de nouveau affirmé qu’il n’avait pas l’autorité de « négocier au nom du peuple du Karabagh ». Mais il a déclaré en même temps qu’il était prêt à rencontrer Aliev.

Mammadyarov et d’autres officiels azeris ont clairement indiqué que Bakou ne négociera pas directement avec le « régime séparatiste » au Karabagh. Ils considèrent que le Karabagh est un territoire azeri occupé par l’Arménie.

Pachinian doit encore clarifier publiquement son point de vue sur l’accord-cadre de paix qui a été proposé par les médiateurs américains, russes et français depuis plus d’une décennie. Cet accord appelle à un règlement échelonné, qui commencerait par la libération de presque tous les districts qui étaient occupés totalement ou en partie par les forces arméniennes du Karabagh durant la guerre de 1991-1994 (ces districts sont au nombre de sept). En retour, la population du Karabagh, à prédominance arménienne, déterminerait le statut internationalement reconnu du territoire lors d’un futur référendum.

Le gouvernement de Serge Sarkissian a toujours considéré que ce compromis de paix était largement acceptable pour Erevan.

Sarkissian et Aliev s’étaient engagés à relancer le processus de paix lors de leur dernière réunion en face-à-face à Genève en octobre 2017. Leurs Ministres des Affaires Étrangères respectifs ont tenu des négociations de suivi « positives » en décembre et janvier.

posté le 14 juin 2018 par Claire/armenews

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KARABAGH
Nikol Pachinian réaffirme sa volonté de voir l’Artsakh à la table des négociations

Le premier ministre d’Arménie Nikol Pachinian a réaffirmé qu’il était prêt à s’asseoir avec le president azerbaïdjanais Ilham Aliyev autour de la table des négociations pour discuter des modalités de réglement du conflit du Haut-Karabagh, mais il a rappelé que ces négociations seraient vaines tant que l’une des parties du conflit - la République de l’Artsakh - sera tenue à l’écart de ce processus. N.Pachinyan a réitéré cette position qu’il avait fait connaître au lendemain même de son election le 8 mai dernier, en présentant son programme de gouvernement le jeudi 7 juin devant le Parlement de Erevan, qui l’avait approuvé par 62 voix contre 35. Le premier ministre a indiqué que la presence de l’Artsakh à la table des négociations n’aurait rien de nouveau, mais qu’elle était passée à la trappe et avait été oubliée. Le fait que l’Artsakh est une partie de plein droit des pourparlers a été confirmé lors du sommet de l’OSCE à Budapest en 1994, a rappelé le premier ministre, en précisant que les négociations s’étaient poursuivies sous ce format jusqu’en 1998, après quoi les représentants de l’Arménie avaient repris les négociations a nom du Haut-Karabagh. “Avant de venir en Arménie, Robert Kotcharian était le président élu de la République du Haut-Karabagh, alors que Serge Sarkissian était l’organisateur du mouvement d’auto-défense de l’Artsakh. Aussi, avaient-ils sans doute un mandate pour négocier au nom du Haut Karabagh, quel que soit ce que nous en pensons. Je ne puis en faire autant. Je ne puis me permettre de mener des négociations au nom du peuple de l’Artsakh, car je n’y suis habilité ni légalement, ni politiquement ni moralement”, a déclaré N.Pachinian en se permettant quelques raccourcis historiques et diplomatiques pour présenter un processus de négociations qui aurait été du seul ressort des dirigeants arméniens de l’époque, sans pressions de Bakou ou de la communauté internationale.

R. Kotcharian comme S. Sarkissian, qui ont été considérés par les opposants arméniens comme par Bakou comme les tenants d’un “clan du Karabagh” au pouvoir à Erevan, ont régulièrement et en vain exigé le retour de l’Artsakh à la table des négociations, s’opposant systématiquement au refus de Bakou, qui refuse de reconnaître l’Artsakh comme partie d’un conflit censé opposer l’Arménie à l’Azerbaïdjan.N. Pachinian poursuit néanmoins sur le même ton : “Le peuple de l’Artsakh ne participe pas aux élections en Arménie, il ne participe pas à la formation du pouvoir en Arménie. Il a ses propres autorités, sa propre Assemblée nationale, son gouvernement et son président et le peuple de l’Artsakh ne peut donc être représenté que par un représentant légitime”. Il a souligné qu’à chaque fois que la question de la participation de l’Artsakh aux négociations vient à l’ordre du jour, l’Azerbaïdjan fait valoir que les représentants de la prétendue communauté azérie du Haut-Karabagh devrait participer aussi comme partie de droit. “C’est un faux argument, car le statut politique des Azerbaïdjanais qui vivaient dans le Haut-Karabagh n’a pas changé du fait de conflit. Avant comme après le conflit, ils restent des citoyens de l’Azerbaïdjan, et continuent à participer aux élections organisées en Azerbaïdjan, y compris les élections présidentielles. Cela signifie que le président de l’Azerbaïdjan participe aux négociations sur la base d’un mandate que lui ont confié ces gens, qui sont donc déjà de fait impliqués dans les négociations menées par leur président”, a expliqué N.Pachinian.

Le premier ministre arménien a réitéré la disposition de son gouvernement à négocier avec I. Aliyev sous l’égide de la coprésidence du Groupe de Minsk de l’OSCE, mais se dit tenu de déployer tous ses efforts pour garantir le succès de ces pourparlers,“si toutefois nous négocions pour parvenir à une solution plutôt que pour le seul objectif de négocier”. N.Pachinyan a souligné l’importance d’une mise en oeuvre des accords passés, en faisant valoir qu’il serait vain de négocier de nouveaux accords, quand les précédents n’ont pas été respectés. Toutefois, a-t-il poursuivi, “nous nous en tiendrons à une approche constructive du processus de négociations en vue d’une résolution du conflit du Karabagh, en contribuant ainsi au renforcement de la stabilité et de la sécurité dans la région et dans le monde”. Il a rappelé qu’il n’y avait pas de solution militaire au conflit du Karabagh, tout en soulignant qu’une action militaire de la part de l’Azerbaïdjan quelle qu’elle soit recevrait une réponse “massive” des Forces armées arméniennes et de la nation entière. N. Pachinian faisait cette mise au point sur le processus de négociations du Haut Karabagh alors que le territoire connaît une flambée d’agitations sans précédent, inspirée par la Révolution de velours.

posté le 12 juin 2018 par Gari/armenews


HAUT-KARABAGH
Le ministre d’Etat et des chefs de la sécurité démissionnent après les protestations

Le deuxième plus important responsable de la direction du Nagorno-Karabakh et les chefs des services de police et de sécurité locaux ont démissionné hier à la suite des manifestations anti-gouvernementales qui ont eu lieu à Stepanakert.

Les manifestations sans précédent ont été déclenchées suite au conflit violent le 1er juin entre des agents de sécurité et des résidents locaux. Les hommes en sont venus aux mains devant un lave-auto à Stepanakert, pour des raisons encore peu claires. Plusieurs d’entre eux se sont révélés être des officiers du Service National de Sécurité (SNS) du Karabagh.

La bagarre a déclenché des manifestations violentes contre ce que les protestants considèrent comme l’impunité dont jouissent les forces de l’ordre et leurs proches. Ils ont bloqué l’avenue principale de Stepanakert pendant quatre jours, exigeant la démission des membres du SNS et des chefs de police.

Plusieurs personnes, dont deux officiers du SNS, ont été arrêtées immédiatement après l’incident. Le gouvernement du Karabagh s’est engagé à assurer une enquête criminelle objective. Cependant, ces assurances n’ont pas réussi à satisfaire les manifestants.

Les protestations ont pris fin seulement après un appel du Premier ministre arménien Nikol Pachinian. Ce dernier a exhorté lundi les manifestants à donner à Bako Sahakian, le président du Karabagh, plus de temps pour tirer des « conclusions concrètes » de la violence.

Le chef de la police du Karabagh, Kamo Aghajanian, a justifié hier matin sa démission par le fait que c’était à la “demande publique“.

Le chef du SNS, Arshavir Gharamian, et son adjoint, Gagik Sargsian, ont emboîté le pas plus tard dans la journée. Contrairement à Aghajanian, ils n’ont pas publié de commentaires.

Arayik Harutiunian, le ministre d’État du Karabagh responsable des affaires courantes du gouvernement, a également démissionné. Il a précédemment occupé le poste de Premier ministre, un poste officiellement aboli après que les législateurs locaux ont voté l’année dernière la prolongation du mandat de Sahakian jusqu’en 2020.

Harutiunian a attribué cette démission inattendue, qui n’était pas exigée par les manifestants, aux attentes populaires d’une “nouvelle phase de réformes“ au Karabagh. Il a ajouté que ces attentes ont été renforcées par la récente révolution démocratique en Arménie qui a amené Pachinian au pouvoir.

“Bien sûr, nous avons fait de sérieux progrès en termes de développement démocratique“, a-t-il relevé lors d’une conférence de presse à Stepanakert. “Mais ces événements [en Arménie] ont augmenté la demande populaire [de changement] en Artsakh et les autorités dirigées par le président doivent en tenir compte“.

Il a précisé que Sahakian a décidé de se lancer dans des réformes majeures et que sa démission contribuera à accélérer leur mise en œuvre.

Le ministre a également défendu son bilan. Il a soutenu, en particulier, que l’économie du Karabagh a augmenté de plus de 10% par an au cours de la dernière décennie.

Le parti de la Patrie libre de Harutiunian a la plus grande faction du parlement du Karabagh.

Harutiunian a été remplacé par Grigori Martirosian plus tard dans la journée. Martirosian était ministre des Finances jusqu’à maintenant.

Sahakian a également nommé de nouveaux chefs de la police du Karabagh et du SNS.

posté le 7 juin 2018 par Claire/armenews


EREVAN, LE 13 JUIN
Une première rencontre entre le nouveau gouvernement et le groupe de Minsk

Les médiateurs internationaux qui tentent de trouver une solution au conflit du Haut-Karabagh se rendront à Erevan le 13 juin pour leurs premiers entretiens avec le nouveau gouvernement arménien, a annoncé le gouvernement hier.

Le porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Tigran Balayan, a déclaré que les diplomates américain, russe et français co-présidant le groupe de Minsk de l’OSCE discuteront des moyens de relancer le processus de paix du Karabagh. Après les réunions avec les dirigeants arméniens, ils “traceront d’autres étapes“, a-t-il expliqué aux journalistes.

Balayan a également déclaré qu’il n’y avait pas encore de négociations prévues en face à face entre le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, ni même entre leur ministre respectifs des Affaires étrangères.

Dans une déclaration commune, les coprésidents du Groupe de Minsk ont ​​rencontré le ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais Elmar Mammadyarov. Ils ont annoncé avoir discuté avec lui des “modalités pour faire avancer le processus de paix.“ “Le ministre Mammadyarov a exprimé la volonté de l’Azerbaïdjan, qui aimerait que cela se fasse dès que possible “, peut-on lire ce communiqué.

M. Balayan a indiqué que le conflit du Karabagh sera également à l’ordre du jour des pourparlers du ministre des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui se tiendront à Moscou plus tard dans la semaine.

M. Mnatsakanian a déclaré à la fin du mois dernier que le nouveau gouvernement arménien s’était engagé à trouver une solution de compromis au conflit du Karabagh et espérait qu’il serait réalisé “très bientôt“.

Un jour après son entrée en fonction le 8 mai, Pachinian a appelé à l’implication directe du Karabagh dans le processus de paix. Le ministère arménien des Affaires étrangères a indiqué par la suite que cela n’était pas une condition préalable au renouvellement des contacts d’Erevan avec Bakou.

Plus tard en mai, Mammadyarov a rejeté les appels de Pachinian et exclu toute discussion entre son gouvernement et « le régime séparatiste du Karabagh ».

posté le 6 juin 2018 par Claire/armenews


ARTSAKH
L’appel de Lévon Ter Pétrossian après les protestations à Stepanakert

Ce qui a eu lieu en Arménie, est, c’est le moins qu’on puisse dire, inacceptable au Karabagh. J’entends par là les opérations massives de protestation et les pressions exercées sur les autorités de la RHK. Celles-ci peuvent avoir des conséquences catastrophiques pour un Etat qui se trouve en état de guerre. Je ne veux pas ouvrir les guillemets car les conséquences sont assurément claires pour tout homme sensé. Personne ne doit contester le fait qu’il faut punir très sévèrement les responsables de l’incident qui a fourni l’occasion de la protestation massive. A cet égard, le président de la RHK en a donné de claires assurances. Mais accepter la démission des chefs de la Police et du Service de la sécurité National serait un grave coup porté au régime de la RHK, ce dont ne manqueraient pas de profiter nos adversaires. Après l’armée, le SSN et la Police de la RHK sont les institutions les plus importantes de garantie de la sécurité du Karabagh et il ne faut pas les soumettre à des secousses. Puisque les doléances sont adressées à Bako Sahakian et que sa parole semble ne pas convaincre les protestataires et ne pas avoir d’autorité sur eux, il faut donc qu’il y ait l’intervention active et l’exhortation d’une troisième partie, qui serait neutre, pour rétablir au plus vite la stabilité de l’activité de l’appareil étatique. Cette partie, c’est Nikol Pachinian, le dirigeant de la RA, pays qui depuis 1993 se déclare le garant de la sécurité du Haut-Karabagh. Je rappelle que le Haut-Karabagh a connu une telle situation en 1993. Vazguen Manoukian et moi nous nous sommes alors précipités à Stepanakert par hélicoptère et avons très rapidement résolu le problème du maintien de la stabilité du pays et du renforcement de ses autorités au terme de sérieux entretiens avec les dirigeants de la RHK. Espérons qu’il en sera de même aussi cette fois. Dans cette affaire, on a le devoir d’user aussi de l’influence de Robert Kotcharian, de Serge Sarkissian, d’Arkadi Ghoukassian et de Samvèl Babayan, en remettant ce dernier en liberté au plus vite. Laissant de côté toutes les contradictions, il ne faut pas laisser Bako Sahakian seul.

Lévon Ter Petrossian

Լևոն Տեր-Պետրոսյան. Լավատեսական ահազանգ

Այն, ինչ տեղի ունեցավ Հայաստանում, մեղմ ասած, անթույլատրելի է Ղարաբաղում : Նկատի ունեմ բողոքի զանգվածային գործողությունները և ճնշումները ԼՂՀ իշխանությունների վրա : Պատերազմական վիճակում գտնվող պետության համար դրանք կարող են աղետալի հետևանքներ ունենալ : Փակագծերը չեմ ուզում բացել, հետևանքները, վստահաբար, պարզ են ցանկացած բանական մարդու համար : Որ զանգվածային բողոքի առիթ հանդիսացած միջադեպի մեղավորները խստագույնս պետք է պատժվեն, ոչ ոք չի կարող առարկել. այս կապակցությամբ ԼՂՀ նախագահը ևս հստակ հավաստիացում է տվել : Սակայն ուժային կառույցների` ԱԱԾ և Ոստիկանության ղեկավարների հրաժարականի պահանջի կատարումը ծանր հարված կլինի ԼՂՀ իշխանական համակարգին, ինչից չեն հապաղի օգտվել մեր հակառակորդները : ԼՂՀ ԱԱԾ-ն և Ոստիկանությունը Բանակից հետո Ղարաբաղի անվտանգության ապահովման կարևորագույն հաստատություններն են, որոնց չի կարելի ցնցումների ենթարկել : Քանի որ պահանջները հասցեագրված են Բակո Սահակյանին, նրա խոսքը, որքան էլ հեղինակավոր, համոզիչ չի լինի բողոքավորների համար : Անհրաժեշտ է մի երրորդ, չեզոք կողմի ակտիվ միջամտությունն ու հորդորը` Ղարաբաղի ներքաղաքական կայունությունը վերականգնելու և պետական մեքենայի անխափան գործունեությունն ապահովելու համար : Այդ կողմը դեռևս 1993 թվականից իրեն պաշտոնապես Լեռնային Ղարաբաղի անվտանգության երաշխավոր հայտարարած երկրի` Հայաստանի Հանրապետության ղեկավարն է` Նիկոլ Փաշինյանը : Հիշեցման կարգով նշեմ, որ նման մի իրավիճակ Լեռնային Ղարաբաղում ստեղծվել էր 1993 թվականին, ինչը հարթելու համար ես և Վազգեն Սարգսյանը, ուղղաթիռով փութալով Ստեփանակերտ, ԼՂՀ ղեկավարների հետ լուրջ խորհրդակցությունների միջոցով շատ արագ լուծեցինք իշխանության ամրապնդման և երկրի կայունության ապահովման խնդիրը : Հուսանք, որ այս անգամ էլ նույնը կհաջողվի : Այդ գործում իրենց ազդեցությունը Ղարաբաղում պարտավոր են օգտագործել նաև Ռոբերտ Քոչարյանը, Սերժ Սարգսյանը, Արկադի Ղուկասյանը և Սամվել Բաբայանը, նույնիսկ վերջինիս անհապաղ ազատ արձակման միջոցով : Բոլոր հակասությունները մի կողմ դնելով` Բակո Սահակյանին մենակ չպետք է թողնել

posté le 4 juin 2018 par Ara/armenews

Traduction de Séda Mavian pour NAM



ARTSAKH
La beauté de l’Artsakh
Monastère de Gandzasar
posté le 2 juin 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Karabagh 


ARTSAKH
La beauté de l’Artsakh
Une des attractions touristiques dans le village de Vank est le rocher en forme de lion, région de Martakert, en Artsakh.
posté le 1er juin 2018 par Stéphane/armenews
THEMES ABORDES : Image 450  Karabagh