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ARTSAKH
Le leader de l’Artsakh annonce qu’il ne se représentera pas en 2020

Publié sur http://armenews.com le 12 juin 2018 par Ara/armenews



Bako Sahakian, président de la République d’Artsakh, a annoncé lundi qu’il ne chercherait pas à se faire réélire après la fin de son mandat actuel en 2020.

Sahakian a prolongé de manière controversée la règle de dix ans après que le Karabakh ait promulgué une nouvelle constitution lors d’un référendum qui a eu lieu en février 2017. La nouvelle constitution prévoit le passage de la région d’ici 2020 vers un régime présidentiel.

Les autorités de Stepanakert estiment que ce changement mettrait l’Artsakh dans une meilleure position pour faire face au conflit non résolu avec l’Azerbaïdjan. Pour leur opposant il s’agit d’un stratagème permettant à Sahakian de conserver le pouvoir.

En juillet, le parlement du Karabagh a voté la possibilité pour Sahakian de rester au pouvoir pendant une « période de transition » de trois ans. Le chef du Karabakh n’avait pas dit jusqu’à présent s’il se présenterait aux prochaines élections présidentielles prévues en 2020.

« Je veux déclarer officiellement que je ne participerai pas à ces élections en tant que candidat pour la présidentielle », a déclaré Sahakian aux télévisions publiques d’Arménie et du Karabakh. Il s’est en revanche porté garant d’un vote libre et équitable.

Cette annonce fait suite à la démission de plusieurs hauts responsables du Karabakh à la suite d’un conflit violent survenu le 1er juin à Stepanakert entre plusieurs officiers du Service de la Sécurité nationale (NSS) du Karabakh et des résidents locaux.

La bagarre a déclenché des manifestations de colère contre ce que les participants considèrent comme l’impunité dont jouissent les responsables de l’administration et leurs proches. Environ 200 personnes ont bloqué l’avenue principale de Stepanakert pendant quatre jours, exigeant la démission du NSS et des chefs de la police.

Plusieurs individus, dont trois officiers de la SSN, ont été arrêtés et le gouvernement du Karabakh s’est engagé à assurer une enquête criminelle objective. Ces assurances n’ont pas satisfait les protestataires. Les manifestations n’ont pris fin qu’après un appel lancé le 4 juin par le Premier ministre arménien Nikol Pashinian.

Deux jours plus tard, les chefs de la police locale et de la NSS ainsi que le ministre d’Etat du Karabakh, Arayik Harutiunian, ont présenté leur démission.

Sahakian a insisté lundi sur le fait que les manifestations n’ont pas provoqué de crise politique au Karabakh. Il a admis, cependant, qu’elles ont exprimé un certain mécontentement contre son administration et particulièrement certains de ses fonctionnaires. Il a déclaré que les autorités de Stepanakert tireront les « conclusions » nécessaires de ces troubles. En particulier, a-t-il dit, en nommant des personnes plus compétentes bénéficiant de « la confiance du peuple » aux postes clés.

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