Nouvelles d'Armenie    
CONCURRENCE
Karen Karapetian nie l’existence de monopole économique en Arménie


Le Premier ministre Karen Karapetian a insisté hier sur le fait que son gouvernement libéralisait avec succès des secteurs lucratifs de l’économie arménienne qui ont longtemps été dominés par une poignée d’entrepreneurs fortunés.

“Nous n’avons pas de monopoles classiques en tant que tels. Nous avons des marchés avec des acteurs dominants“, a-t-il assuré face à un député de l’opposition lors de la séance de questions-réponses à l’Assemblée nationale.

Karapetian a déclaré que le Comité des revenus d’Etat (SRC) peut certifier que sur ces marchés “le nombre d’acteurs et les volumes“ de leurs opérations commerciales ont augmenté au cours de l’année écoulée. “Travailler dans cette direction est fermement sur la bonne voie“, a-t-il ajouté.

“L’acteur dominant sur un marché a de meilleures conditions de départ et leur part, disons, de 70% du marché ne peut pas reculer à 20% en un an. Mais nous voyons déjà une dynamique positive “, a souligné Karapetian.

Le député en question, Sergey Bagratian du bloc Tsarukian, n’a pas été convaincu par cette réponse, parlant de “structures étatiques soutenant ceux qui ont des positions dominantes“. “Nous avons des jeunes qui anéantiraient ces positions dominantes d’ici un an s’il y avait une libre concurrence“. .

« Connaissez-vous un seul cas où nous avons empêché quelqu’un d’entrer dans un marché ? », a répliqué le Premier ministre. “Si c’est le cas, dites-le nous. Personne n’est arrêté à la frontière pour qu’on lui dise ’vous pouvez importer ceci mais pas cela.’ “

Karapetian s’est engagé à améliorer l’environnement des affaires domestiques et à ouvrir tous les secteurs à une concurrence accrue peu de temps après avoir été nommé Premier ministre en septembre 2016. Les politiciens de l’opposition restent sceptiques quant aux réformes promises.

L’absence de concurrence a été particulièrement flagrante dans les importations lucratives de certains produits essentiels en Arménie. Samvel Aleksanian, un magnat lié au gouvernement, jouit depuis longtemps d’un monopole de facto sur les importations de sucre, de blé, d’autres denrées alimentaires de base ainsi que de certains médicaments.

Les critiques ont accusé Aleksanian d’utiliser ses relations avec le gouvernement pour écarter la concurrence et échapper aux taxes. Il a toujours nié cela.

Le SRC a presque doublé le montant total des taxes collectées auprès des sociétés d’Aleksanian au premier semestre de cette année.

Karapetian a également déclaré hier avoir nettement amélioré la situation macroéconomique en Arménie, qu’il a qualifiée de « gérable » désormais. Il a fait valoir que la croissance économique dans le pays est sur le point de dépasser cette année un taux de 3,2 % prévu par son cabinet à la fin de 2016.

Un autre député du Bloc Tsarukian, Gevorg Petrosian, a rappelé une déclaration faite en 2013 par le président Serge Sarkissian selon laquelle un gouvernement arménien ne parvenant pas à atteindre un taux de croissance d’au moins 7% doit démissionner. Il se demande si le cabinet de Karapetian “remplira“ cette directive.

Répondant à la question, le vice-Premier ministre Vache Gabrielian a déclaré que le gouvernement actuel est guidé par son programme politique quinquennal qui a été approuvé par le Parlement en juin. Le document de 120 pages engage le gouvernement à veiller à ce que l’économie arménienne augmente d’environ 5% par an.

“Merci de ne pas avoir répondu à ma question“, a conclu Petrosian.

jeudi 7 décembre 2017,
Claire ©armenews.com

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