Nouvelles d'Armenie    
ARMENIE
Le président Sarkissian tend la main aux autres partis politiques


Renvoyant l’écho du discours prononcé par le nouveau président du Parlement, Ara Babloyan, qu’il avait d’ailleurs désigné à ce poste en sa qualité de leader du Parti républicain d’Arménie (HHK), le président Serzh Sarkissian a lui aussi prôné le dialogue et la collaboration avec les autres formations politiques. Dans un discours prononcé devant le nouveau Parlement issu des législatives du 2 avril, lors de sa séance inaugurale du jeudi 18 mai, le président de la République a ainsi fait part de la disposition à collaborer avec tous les partis ou alliances de partis représentés dans le nouveau Parlement arménien. Fort de la majorité constitutionnelle que lui accorde l’accord de coalition conclu avec la FRAD, dont les 7 députés viennent renforcer les rangs du HHK, qui compte 58 députés, le parti au pouvoir peut se permettre de se montrer magnanime avec une opposition qui n’est réellement assumée que par les 9 députés du bloc Yelk de Nikol Pashinian, les 31 députés de l’Alliance Tsarukian affichant une appartenance plus timide à l’opposition.

L’avenir politique du président Sarkissian reste toutefois à définir puisqu’en vertu de la réforme constitutionnelle approuvée par referendum fin 2015, l’Arménie devrait basculer dans un régime parlementaire en avril 2018, au terme normal du 2e mandat présidentiel de S.Sarkissian. Le premier ministre deviendra dès lors le plus haut personnage de l’exécutif ; hors le chef du gouvernement nommé en septembre 2016 a fait savoir qu’il entendait rester à ce poste... pour le moment. “Nous avons mis en place de nouvelles structures et règles constitutionnelles après de vifs débats. Le but de ces changements est d’avoir un pouvoir plus équilibré, plus efficace, plus responsable et fort. Quant à savoir si nous parviendrons à atteindre ces objectifs, cela dépend en très grande part des personnes réunies dans cette assemblée”, a déclaré notamment le président arménien. Le président Sarkissian a aussi souligné le rôle accru des partis politiques dans la vie publique et politique du pays en vertu de la nouvelle Constitution. “Nous avons souligné qu’une idéologie commune sera le moteur des forces politiques. Mais en ma qualité de chef de l’Etat et de leader du plus grand parti politique, j’appelle toutes les forces politiques de cette Assemblée nationale, en choisissant les personnes ou en constituant les instances oeuvrant dans le domaine de la justice et de la sécurité, à être guidées non par le souci de savoir s’’‘il ou elle partage notre idéologie’, mais plutôt par un autre critère : « il ou elle sera-t-il professionnel à ce poste ?’. Cette approche est la seule à même de garantir un système de justice efficace”, a mis en garde le chef de l’Etat.

Dans le même discours prononcé devant les députés, le chef de l’Etat n’a pas manqué d’évoquer le conflit du Karabagh, en évoquant l’éventualité d’un changement de statut, mais « à la seule condition que ce soit dans le cadre d’une solution juste au problème ». Le président Sarkissian a rappelé que l’Arménie n’avait cessé de mettre en avant l’idée de “concessions mutuelles » pour régler le conflit du Karabagh, mais en soulignant qu’elles devaient s’appuyer sur la reconnaissance de l’Artsakh et de son droit à l’autodétermination. IL a souligné que la solution se trouvait dans le compromis, et non des concessions unilatérales, qui ne peuvent que provoquer la guerre, comme l’a rappelé à plusieurs reprises l’Arménie à l’Azerbaïdjan. IL a rappelé que le statu quo actuel n’était certes pas la solution souhaitée par la partie arménienne, qui y renoncerait à l’instant si une solution était acceptée, juste et équitable pour l’Artsakh, et qui éviterait aux générations futures d’avoir à supporter le poids de ce conflit. Mais si « nous sommes désireux de parvenir à une solution pacifique, dans le même temps, nous sommes prêts à defender notre patrie, notre dignité et notre liberté à tout prix”, a poursuivi S. Sarkissian, dont les propos interviennent sur fond de tensions accrues dans la zone du conflit du Karabagh où les forces arméniennes et azéries se sont encore affrontées violemment ces jours derniers. Lundi 15 mai encore, le ministre azéri des affaires étrangères Elmar Mammadyarov déclarait qu’à l’issue de la rencontre de Moscou avec son homologue arménien Edward Nalbandian organisée sous l’égide du chef de la diplomatie russe Sergey Lavrov, il “avait l’impression que la paix en échange du retrait arménien, autrement dit, la formule ‘territoires contre la paix’ était possible. La partie arménienne a aussitôt réagi en indiquant qu’une telle option n’avait pas été évoquée lors de la rencontre de Moscou.

vendredi 19 mai 2017,
Gari ©armenews.com


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